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Full text of "Histoire de la campagne de 1794 en Italie"

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nom 






HISTOIRE 



^E Li 



C\MP\GNEDEnM 

EN ITALIE 



PtIBLtfc Sous UA DIRECTION 

uam DisToiuorE n rmi-nAJOR de vsnn 



HISTOIRE 



ne I.A 



CAMPAGNE DE 1794 

EN ITALIE 



É'UI 

G. FABHY 



TKXTK 




PARIS 

LIBRAIRIE MILITAIRK R. CIIAPELOT & C'« 

iMrniUKi ■■•-KiiirKi fi'' 
80, Rue «1 Pa«iBg« Dsophlae. 30 

IdÛS 

Tua* 'IriMlt (4xirv0> 



PREFACE 



Tout travail <riiJMoirc est toujoiiia forcément incomplet, puisqu'il 
(Upcnii •le» ft(iuri:cK i|ut: l'iiulotir k eue» A an diiipostliim ; clinquâ 
jour lies «locumtrnti' inuonnuK vicnoriit renouveler des qurslions 
ijuc l'on crovail éfiuisévs, les àclaîrci'il'DD jour nouveau (i). A plus 
Torle raison en <»t-il de même pour \a pi-ésiuitc t^tude, et nous nous 
(MirinettonH 4f. itelniner bcnucoup d'iiidulgeRC« d<- reux dv uos 
camarudr^ miliUli^l^« qui voudront Itica jcIlt un £0up d'ŒÎI sur oe 
volume. Ea le lisjint, qu'ils su rH|>pt'llenl que les reçislrt^s d'ordres 
cl rircliiv«s de T^lAUmajor fnMii,-9iis 0»t ilé pcnluM, et qu'il ne 
sutntxb; rien tic rcux de l>tJil-innjor pif moiifni» ; il était donc diffi- 
rilc ili* «uivrv de prrs les aeles du conimuiidcmeDl. 

Nous avons aiSfliST^ les mémoires de vertains auteurs qui ae 
ntppnrU'ot A cette p<^riode, purct- que le» faits y .«ont absolument 
dèuiilurf-s et tiwi-nlAs. C'citt iiln»! que Roeuel uouk donne le tvxlc 
iPuD snt-disaiil •liscouf de Ikinaparlc au içouvorncur de Sjiorgr lo 
ag «vril {2). Or, le aS au soir. la place était d*jiV i'vacu<^i- par M. de 
Saint-Amour (3), qni fut fuxîllë p'>ur cd abjindon, et nous dilmcs 
^ entrer shus aucune rtbisttuciv 

A eu i-roirC lu mAmc auteur, Boiinpartv a aiiruil Olaldi, avec 



(•I Oa me p«rinillra ilc Ktter un rjctnpie ptttonati : an moiDenl où m tra- 
vail ^uil Uni. U, ae Coula m'ri FoBlii«ini>iii^ une ItUri <crH'- \>Br SaK^nt 
(IiMlB lr|»t^ iBiiflcIIcinrnl i l'alTairF ilc )■ Sac>-B relia. BIk rd Hr In |>1a^l»ul« 
impoTlaiiM. en ce ffu'flle «iptïqur couiiiicnl Itt l'if'niaulaiii oui ni le Icinpf 
rie ftamtr vr poste : « iJaciinieBl «inane d'un I^Bioin ornlairr. il n ^t' frril 
car l'heiire el lana prel«nl>iin, i) r^^ indivculablt. Or il apimail. i\v'nrrivit 
■ |iitn«(F dr fuaîl ilu |>ua(e, 1» Franfai» (la Fiuralia ht «oni arriUi, * boln cl 
à Maiif^cr. Voir AiUtada. 

lt\ R<i|turl| .Vti«ji'tt, lamr I, pap* m, 

(Sj^Juuriial iI'mu otllner (lu riKiintnl du farde i, i^O. 



Il PRIÎFACIÎ 

auUiiil de lact que (l'inlcIliiruiiM, (li<« rapiiorUt fréquenU vl proaqua 
îaliin<-s nu|ii'As (!■' Iniiit Ir-s ailjiiilnuls-rniijoi'ii lU^^t itrmi-briçnilot «l 
de» i-IicTr ttts plu» ra|>nl]Ip«. Ce ({u'il coDK«iltai( »! hicn, il pouvait 
lo Tairr exécuter 1res racïlcineni. Il avait dans fu^ mains loa princi- , 
(taux ag«DU deH cotys et i-(inii«ix«ait Ii- fort H k faible <le chft- 
CUD • (t). 

Pour «pprécJor la valeur ic ce tcmaiiifna^o, il suffit de s'en rap- 
porliT-i la iHlro du > jiiîu où Mnssi'na §0 plaint de ce que Itonaparto 
ail fait op^i'cr un iiKiuvt^meut de qiirlquM canounici-s ^ Oui-illo 
sauK l'i-a »i-«rtir, à celle dit ao juin où il exprime son étoniiemenl è 
Dumi-rliiou de ce qu'il ait confît le comtoandomeut de In cAte h 
Vilttrmntpts sans t'en provenir. 

l^H Kéni'ruux de la KAvulutînn qui arnieut içiijrni- leur grade sur 
IcK rltampN de iMiInîlte par le libre sulTrjijte de leur» fi+rc" d'annisi, 
en présence de l'ennemi, avaient une trop haut« id^c de leur tw- 
ponsabititi5 pour tolérer qu'aucune aulurilt' iniorotMiaire s'iolcr- 
posât enli-o eux et Uurv NulMrdoiini^. r>'ailieur!i il existe uu docu- 
ment indiiu'a lubie, c'eut In lettre du in juin où Ma^fi^ua st- rèvAte 
tuul enlier. Cmil-ciu qu'un ^oéral de division qui, menacé du tri- 
bunal révolutionnaire, rcpoodail eu pkinc terrvur A son général 
en cbcT: ■ lleurcnsement notre corrr»pDad«nc« existe... Je Dfl| 
crains poitil d'élM' Jnmais IrHiluil <levnnl l<- Iriliunnl rfrululinimaire 
pour ti^^li^nce ou l'ouiili de mes devoirs * : croil-on, dis-jc, que 
ce divisionnaire aurait suppiutè l'ingérence d'un ç^iiAral de bri-| 
pado, el surtout d'artillerie? Les tréiiérnux de rettc grande- époque 
vraiment n'publicoine et militaire iKnoraient T>Tt«ine< compromis- 
sioDK; leurs sctcs parlaient oshcz. 

Cette campagne iu>uléve une autri' question : quelle a été l'in-' 
fluencede IIona[Mirlef l.,es plnnx du lu mai et du vo juin iiwnl do 
lui, ceci est hors di- doute, mai» n-l îl traduit l«*s idée» do» repré- 
sentant* ou foul-il V voir l'expression de ses propres eonc^plionsfi 
Les documents ne |u-rRu-lten( pa^ d'i>lucider ne point ; toutefois il ' 
est remarquable d>' irmistalur qu<-, dé» l'inHluiil où il aura iti 
cJiargé du commandement, rien ne subsiMera plus de ui-s prujetA 
compliqua OÙ l'on prétendait déterminer ft l'avaace le rdle de 
chaque colonne, alors qu*À U guerre tout dépend uniqticmeul des 
circonstanei-s du mument, de.t miiuvemt'Ul-* de l'ennemi. 

Dans cts plaoK. il est un autre point sur lequel noitx altirrroua 
riiltcntiiiri; dans le premier on vent fair>' tomber IVmontet Clijllenu- 
iJaiipliin ; dans )e sectmd, ou l'utivvoîl le i^iége de t-^oni apK-iî l'enlé- 



<t| floguei, .Vtmmm. laaw t, p*ir ni. 



PRRPACE m 

vi'iDiTDt <tc cm iloi» pinces. Au caDtreire, Mass^oA avait uoo autr« 
itl^G lavande el TZ-cnade i|U(> Biinapartu n^liscra i-ii 17^6, i^'iViuit 
(i'viilever Cevu ul Muinlovi pn-nquc ]>rïv6$ <lc (Uft'Jivi'im, ojiririitidii 
qui s£|>Brtiit les deux arnit^n alliées; daas toutes m-s lettres, Jl 
réclame un^ offensive èner^iqae, et e^uls les ordres précis de 
Dnmeriiioii am^terout dos troii|>es qui, h la vue den plaines <la 
Piérnoiil, g'nfpiuîonl d'vIlex-mAnitw du terriiin ea nviiDt. 

Qgrllp pnrt convicnl-il d'altrilnicr dans «* projeU nux ouli-iirA 
atit^rii-iirs, ot l'ètiit-inajor de l'armée d'Ilalie pofsiSilait-ii ii critc 
«époque les ouvrais Ae Saiot-Simon, de Mailleboiselc. " Pourcetlo 
périuile, aucuD dacumeul ne douh fournit de riiDHeitrniuni'iiU A ce 
ikUJH, mnis il c«t i.'ertai() que i^-urt, (citvri^ ^taieol i*aiiniic-« bien uvuut 
l'airiv^o de Boiiaparle 00 179K: car le 3o octobre 179^ Gauthier 
écrivait k Bcrlliier ; 

u Je vouH prie, muii cher gi^ii6ral. de me renvover par la poHle, 
un toulr nuire roit-, l'utla-t de In nirle di' Iturii'oj^nio <|a'nn 11 mix 
par erreur dans le» cnrtcs du gt^nt^ral Kcllennan, et qui m'est 
absolument iodisponsnlile; il m'a été prClé par UD particulier h 
Ni»*. 

■ Je vuun renverrai eu Adutogn l'allax des caries relatives nux 
mémoires de Maillefaois (|ui apparlicnl. je crois, k votre gt^oéral. 
et qu'on m'a laissé en place de celui de Uorgo^oio ; j« vous réitère 
ma prière A cot égaiil •■ (1). 

De l'élude di^a docnmnntx publiés dnii:i ce volume, il rvssort, 
piinr lout Irclr-ur nuo prévenu, que loule In rcsponsabîlilé a pMé 
aurMa&^nii ; c'esl à lui i|u'c<il uniqueoiool <li] rcDlévemeol du col 
Anieuli* et de Kiiarffe. 

L'aaun- Kuivanle. alunc que le cabinet litposTiiphiqiie N'c>ccM|wm 
de rilracer l'iiistoire de cw aimpaiÇDes el lui demandera de Toumir 
UDr relation de ce g^torieux fail d'armes, di^laiii'ueux de su G^loïre, 
il rx>inettm k ad momeut plua favorable le soîu d'v lulisrain.' (1) ; 
pour l'tustanl, il avait mieux k faire;, l'ennemî étiiit prM li iilluquer 
el il fallait le lialtre. Ausni leur adrossail-il, en répoase, lu lettre 
imivaiile : 

AtaoKiia aiut membres componanl le cabinet lopngraphitfue. 
19 juin i7jâ (A(î). 

M J'ai reçu hier, cttoyens, votre Icllrc m date du i3 prairial der- 
nifr; eu mnK^uciien je m'occuperai le plus promplemeot possible 
llu travail 4|ue vous me demandez. Je vous préviens topeadanl ijue, 
eommandanl on clicf Itu trois dtvi>iioit!> de l'aili.- dtuile de l'arnièe. 



M ifâalliier * Kclterman, lo oeUibre iTyb <A 4i). 



[■KÉFACE 



M l'ennemi [MmiiMint fnire depuis up mois de sémnsM diaposi- 
tiaitK pour unus îilUqafr, Je kuÏn coiitiiiuelkment k cheval pour 
nous mcltrc eii mesure de le bien ix-ccvoîr et m4)mi! de te prévcoir 
dans ses attaques. D'un autre cAtA, une partis dvn rriixci^neinrab 
les pluH ulile« pDur n'^iffor iid recueil exact des principaux fnïlA 
elév^-ueineiilN militAÎrc» rjai ont eu Itm dniis la dernière campa- 
gne, cl parti eu lièrem eut pour la coiiquttc des pOKlcs de Saor|fo o1 
d'Ormea. sont coosÎK-Rés dans ma corrospoodancc, dont je no huïa 
pas dans 11- mumi-cil miisi. ne )Kiuvaiil porter dans les moiitatt"''^ 
toiu mes pnpiert prècirux. Au rente je «e perdrai pas de vur ocl 
oitjul important, et je Trrai eu sorte de n-pondrff i'i l« cooGaaccqiie 
le cabinet historî<|iie et topoff[aphi(|(u- a rn moi. 

P. S,— Je vaiit, pour mi' procurer loua les matériaux ii6«'S»nlre-s, 
inviter le chef de bngadr Clnusade A me donner touH leit iviisoigne- 
meiils qui sont de son ressort s. 

I.cs documents qui, au point do vue Trançais, rormcut la baM d« 
notre rècil, sont actuellemt-Ql la propriété du princ« d'EssIio^, qui 
a bien voulu noux U» communiquer et nouii auturiMjr h les repro- 
duirai nous lui en exprimons ici noire vive rccounaisMnce. D'.iu- 
1res volumes exposeront la lin de la campa^rne Ac i^(|,'i et c<-IIg 
de 1795, tt la |mblicatiun intèffrale de la correct poiulanc» de M«S' 
3taii mettra tout officier à m^mo de se former une idée nériUilile 
de ce grand liurame dt- c^uerre. 

Dans Cl- travail, comme danx les pn'«(deuLi, j'ai ti-uu k repro- 
duire louH li|x documents que j'ni pu rencontrer, de manière it 
mettre tout lecteur à m<^me de conlrtller tes conrlusions que j'ai 
essavt d'eu tirer. Je me suis soix-neuacraent abstenu de toute hvpo> 
ihèac, el m'en suis tenu lillémlcmenl aux textex. 

[>■« archives de Rn-il ont proiMiré «ne jiurtii- des documents 
n-lalifs k l'armée piêmontaise. malheureusement beaucoup de 
pièces no sont qu'analvsé«3 (1). Nous avons pu complfrler cette 
source do reaseii^nemeuls par la correspoudame du t;^llrr«l Del> 
lera. et par le jourmil du» offiricr nu régiment dru ^rdcs, oon- 
«erv^ h la bihlinlh'-que de Sa Majesl6 le roi d'Italie iV Turin. 

I.M bibliothèque de S. A. R. te duc de Géoes possède nu manus- 
crit iniporlaol jmut notre sujet : le journal du m* bataillon du r^ui- 
meal de Mundovi. Il a ri>'- publiiV nvcc le pr^èdenl dans les 
Mémoints sur la campagne de ij^ en IttUU (a). 

(1) y^ (wloBrI Knilt ei M. Morit oui hU Im pr*ni!en 1 l<« «itliior ilsix 
leur uuiiigr l'.iimpagnt lin Alpft •7g4'>7i/' 'I'» ">'■ ""' <''* f '"^ |raii<i |'iv>ni. 
(ij t>arU, Chapdot, ipei. 



PHÊFACR * 

L* communication <tes papii^rstle M. ilt> llevel aiimit jcti- tiiic vive 
lumiérv -^ur (uuli- cèHt: p^HmIp. j> va jiigor pnr 1rs cxtraïl^ cités dans 
le» iD^moirr* dp Thnon de Rcvi;! ; mais les <)éinarcbesqii« nous 
•vuDs rnil«8 pour nous lef procurer ont ét^ înfractiii-iiiti'x. 

Nous avoaa encore utilisé U corresiionJance de M. d'Hnuteviltc 
avec Ici iimbussadcurK cl lenrs riip|>urt3i, iiin-%t que les rvjfistros d« 
la cuur on sool rpcopi*'» les d<^p<.VcheK du roi. Cm ducameota se 
trouvent aux Ai-chivi-s d'Etat k Turin. 

Celles du mtni.ttâre deH alTaîrea ùtraiig^rcs d'Aulrtcbi- iioiim ont 
coniinuniquA la irorTespotidiince de M. il<: Oherardini ft de M. de 
Girola ainsi que de l'archiduc Pordioand ul les instructions de l'em- 
perearà l'arctiiduc 

Le» Arriiivi-K de la guerre d'Aulrielie ont ea l'extrême amabilité 
di> iKins envoyer le mémoire de de Vins. 

Im corrcspoDdaacf de Tillv so Iraavv aux Archives du ministère 
de* ulTaires éiraiif(iTi'M de France. 

Le» Arcliives untionaln ul celles du ^^nic nous ont procura plu- 
■icunt donimenU 

A tous es diiCorcnts d^pdts, ooas nvona tronvi^ aupn^ de chacun 
l'accueil le pins HÎmaUe. et les dispositions les plus libérales pour 
mi-ltrc U outre ilixpn-tilion b-a dtKumciaU (|ui y sont eunservés ; iiuu» 
leur ui) exprimons toute notre KTatiluilc. 

Toutefois cet ensemble de documents est encore bien loin d'être 
compli't. et anus accueillerions avec la plus ^Tvnde retonnaiMancc 
toulo indiciitinn ijui nous mettrait k nif mi- de le coiA[>léter. 



Abu de permettre de suivre lea opératioos, nous avons reproduit 
sept feuilles de la carte sarde an i '5o.o4>o que le gouvernement 
italien a bien voulu nous autoriser k publier. Il a m^mc eu 
l'extrême ubli^eaocu de nou>i adresser la photographie de la carte 
de Viundio d'npnVi l'origiiitil d^'[H>si'' â Florence. 

Les qDalr«> croqais, où sont dcnninfe les ouvragn» pi*montai« eon- 
Hlruits sur la ligne de l'AulhioD & Saorge en I7<f4i »onl lir^Ji d'un 
mÉmoin- ite Wagner iiut apj'nrtienl au Coinilé du ifènie. 

Le plan de Ceva et celui de Rocrjtviini se iruuvcDl aux Arcliived 
des cartes du Ministère de la guerre. 



F*ioiy. 



EXPLICATION DES ABRÉVIATIONS 



|A G) signiH» Archives de la ç^iiern' i Paris. 

(A ad) — Archives ailminietratives au ministère de la uraetrr. 

(A E) — Archives du ministère des lETaires étranç^r^s i Paris. 

(AN) — Archives nationales à Paris. 

(A M) — Archives Alasséna chez Ip prince d'EssIino;. 

(A Gén.) — Archives dn génie à Paris. . 

f A B) — Archives de Breil k Oreil. 

(A ET) — Archives d'élal à Turin, 

(P D) — Papiers Déliera. Bibliolhèqne de )ja Majesté le roi d'Ilalie : 

Turin. 

(K K A E) — Archives du ministère des affaires ttrançèrcs t Vienne, 

|K K AJ — Archives de la «ncrM à Vienne. 



;HIST0IRE de la campagne de 1794 en ITALIE 



CHAPITHK PREMIER 

I. l'rroiltrcii rcMoliilton* ilr U coiir ilr Tiirix Jigiri'i lu [•»«' du Toalun. — 
IL Ki'enclalhioi ttftHut aviti! U« .ikceiU traii{)iik. — III. t'rrini^rts mv 
latiiiBi àr VEmjK-rrat tn cr qui coarrrnc U Aiftntt rtf ninll(r. — IV. H»p* 
tiortsdi; l'.VnglïIctreBïM le l'iïmoal. — V. (juidailc iUidIIU* rnïcrilWne*. 
— VI. Niçi'i'iatioDK avec rKni|iereiir. — Vil. iittualioa tiiUrinuic du |i»j«. 



I 



I.a noiivelk (le In reprise de Toulon par l'armi^e francaÏK- s'était 
vrynuAn^k Turin liaas les «lerniers joui^ «lo 1793. appariée par des 
Ii'tln?» i'-criliit h <U» tit^^uciiiiiU ; elle i^latl roiifîi'mre li- 1"' jimvici' |vir 
DU ra|i|iort de Revel ^1), crliii-cî venail de dèbatijiier à Oiieille 
avec \c t!oi-pa pii^montaîa qui avait pris part au ai^e. Sans entrer 
lUiis iiueiiti liélati, il -■w iHirnitit A dii-e o qu'avant dV-viiciitr Tou- 
l>>u le* Ati^Uîn avaient incendié riir«i-iiiil et nii^ le feu i'i la Ootti- 
frantaise. «I que les troupes avaient soutenu dans retlc ruui'oulre 
h rt^palation de bi-avouiv qu'elles avaient acquise dans les aclîoii» 
[l^rcnltnt(;^ • (a). 

Diverses vonionH eîivulaical sur les causes qui avnîenl arocni^ 
rotêrJti'e; les uns l'attribuaient aux mauvaises mesures iidiipI^i'N, et 
i la mi^iiilelliçfciicr qui rég^niiit <-iilt'e li's idlîè»: elle était tclie <|uc, 
lor^ de l'évacuation, onaurailoubli(^Ie« Napiditaiiis qui, de ce fait, 
auraient subi tl<-s (tartes considérables. l<os Anglais iv|m>ehaiGnt 
liHiitemint aux E-^fintïnoU de s'être iqiposés aux dispo.iJtîons qui 
aniiraienipu tendre le |Hirt de Toulon ji jamais inutile à la l-'iancet. 
Iflest corlaiu qu'une telle di-stnietion aurait laissé la puissaui-c 
navale hritaonique sans cantrepuids dnnx la Métliterrunée.etque. la 
marinif frantaiiie détruite, ceJle de l'Espaiinc aurait eu hou tour. 

(11 Cosunandani du corf t piéiitanlait il«t»eli^ i TohIub. 
(M Le rot à de Pranl, 1" jinvirr. 



a 



C&MPAGNS DE L'AllUËt*: D'ITALIE ES 1791 



D'nuirrs «u conlnin' »ccti)uii>:itt Iph \afc\»i>i rl'nvuir ii^i avM 
promi^<liiation puur »<■ |uis rt-iiiji'v ixltc vllli' à l.aiiîs XVII miim 
avoir pnHt UDCOUp mortel i\ notre grnnd porl militaire (i). Oommi) 
un le verra pluit loin, celle ilt-niière o|>inîon ir-iicoDlri-ra une ^^oJo 
crÉniic*' rlaiin loiix le» j>:i,Ts f' indiie co Ang^li'tcrre . 

Deux (lAptohe* (le Si. de CoKsilu, cbai^ «rnffuin's île Piémont A 
O^Mcs, CD (idl/- (lu 18, veiinicril r.ompt^lrr les pri-niicri rciisili;nc- ■ 
menls: elles reDilnienl coin plu de la soiisRlioii que celle >lrfaile avait 
piiwtiiite àOi>aeii, elIcN eu pr^vojraîfQl lessoileseteDvîsageJiîoiillei^ 
ini>T4>iis il'v rera^'ilicr ; à *i>a hvin lu n'pulilii)uc ne s'np poserait [ws^ 
au pa.vsiij]f<' (les Praiii;aî:t mir son leiTitairc, Ces Irllrrs n'oill pfl9 
éti rotrouvèoH, mai» il est Tncilc dVn «ppr^irr le cniifonu pat la 
rApoose <lu mioiBlrc dca airaires étrangères pîémontai», M. it'fJau- 
tevillc, 

■ Il eut ptiraiiM lie iliWluire île voire nip|>»rt, ([Oo la pnrlinlil^ iln 
Oénes ]M>ur Im Kran^iis, le parti pr^|K>n4l6rnnt (](ii s'csl formé duos < 
le ^uvt-rnemeiit en leur rinreiir. In faiblesse ml^me et I» lenteur de 
ee dernier à mettre on œuvre îles muvea» de défeiiw doivent nous 
faire tenir j)Mur certain i|ui- celle ville m- fera aucune oppiixitiou, 
lorMj'JC le» KriiDçai> voudroni m- frujer ua panMi^i; vcns le Piémont 
et l'IUlie It Imver» son t.-rrit»iie, el ce projet des Franfaîs imagfîné 
de lun^e haleine, approuva pur la (Jonvonlion et préparé pour 
l'enifcalioft gmi Tilljr (>)|Murrnilnvoir lieu plu* nipidimeat enooraj 
qu'on ne II- ]ieii«e, étant dniin^c la nécessité dans laigNelle se j 
trouvcniil l'armée <lc l'roveoea de se cberclieren llalte un upptiij 
(]ui V» lui manquer 1 (3^. 

Le consul d'Autriche it Koano partaiTMiil les m^mcs craintes que 
lu diar^è d'alFaires de Piémont A Uéues; son opinion méritait 
d'autant plus d'^trr^ écoutée qu'il ne pouvailélre soupçonna d'cxa-d 
j{ic''rcr le pi^ril «En d'entraîner suu gouveriiemcal à faire un ^raiid | 
cfTorl dans In péninauic. 

ApriH nvoir eX|irinié l.'i craintr que le manque de reKM:)urce)ï ac ' 
déienniiiAl les Français à aKir do suite, il ajoutait en ce qui coa- J 
cernait Gènes. 

« Pendant que nous sommesespii-iiVi d'un cAté A riiivasion de la 
mai^e ilevsin^ri'e îles brîiçaiids, nous a ppix-lic niions de )'nuli-c qtio: 
In piipulnre dit In Hivièn> dv U4aes, en qui consiste toute la for 
militaire de la république, no reçoive dan» se» iJtata l'enaemi sanjl 



(1) tîbenrdiiii t Tbagul, f Jnnvkr. j^gr t. 

(1} MinitUT de Vnotr i tàfon. 

(11 IKllautCTille A CoMila, i" jauiier. 



CAMPAUSE OK 1,'AHMKB UITAUB EN t7M 



III 



résîsuace pour doux raisoas : la prcmièro, parce que la plus g:r»ii<l« 
parlîp étant ilcs uUi'rrabli-K Mitis resaiturci- dèNÎivnl |K.'uMlrv en <rc 
niiinii'iil crili- iuvii.sirtn pur rttiiifurniitr ili^ li-iits si;iiti(nrnU A ci-ux 
dos MiiiK-GulolliM, et U wcondf piin-e ijue )p rcsiA des liahitanls, qui 
oui Due mcdiurre furtune à mcBagrr, par la craialo dos dommages 
et de luut piu-dru. r^cevrout Icd vuiiemi» miuh bostilit^ puur le» 
avoir aiuHi plu» iwciËquesdans leurs i-Uls » (i). 

[tcndui-ï libres di- leur» tniiuvimniU Ii-k iirm^rK Av* AIjk-s cl 
d'Italie allaieul dv idem me al poMiT k VaBvtniyr et U-nlcr l'iuvaaiuD 
de la pt^ninnulc. Dés \e i" jaiiviii-, Till; in parlait « ouvi-rlfiiti-itl » 
i. tiiav» ; il fainail iuuiiUt k âu.ouu liutitiii<-n W IrouiHK dmlin^r» k 
l'ifltfH.'tlitioii L-l prviiail di-N mi-su ix-» qui «tmouvaicnl u qu'il In regar- 
dait roninie*tlr«- b (a). 

L<--ï.'H:to\ m^mL-Mdi-s Krau^'Aii ximljlaieuldouiiiTt^oiuislailceàa* 
paroli». 

A ro croin; di-s a»i» r<i;u« di- Viiilitnill.-, Oo Mildoln i-nndiiils psr 
au officirr y «ivnicnl d^jà fait leur a|ipiirition ; il u'avail runsi-uli 4 
I Be telirer qu'an-r beaucoup de pirinr, rt en dÏMiut i|u'il rcvicui Irait 
ea Fun-es jiuur faire nmle vei-s le Piémuat. 

ti'aiitn'ji liftii^iiTH friiiiçiiis 1 (itaïnil veaux dcpuÎKexamiuGr lopn»- 
safT de Viutioiilb- t-t la dihposiliou des lieux (uni le lon^ de ta 
livMic vers le marquisat de lAilcvxcqiiB *. Ces reconimiKKniicnH 
piiuviiii'iit Hrv cotiKiilérei-v comme i* pr^panlinn iminédiali' d'uu 
■nuBVfmciil \>ni Indiruichv; *a»»i l'amboMadi-ur élait-il invité Â 
ï'aiMurvi- de leur véracité avec le plus j^raiid suiu (3). 

Touii-s ces mauvais'.'» nouvelles pi-uduisaieiil uae espéi»^ de pan»* 
i|ue4Turiu , cIIl- l'tait ifUiroiT aut;(tieiiliV jmr le» mauteuvrc» do» 
■Ipolcunt ; ceux-«i taÎKaieut répandra par leurs Émissaires de* bmiU 
dlntslti-s : le cul de Ruuh était drjit pri.t, Su.oouFranfaÎM marchaicut 
Hur SMVonf il le» Cîi'-num avnii-ut ifcroiAf: aux l-'rancais le passa^- 
par leur lerriloirc pour attaquer le Piémonl el la Lumlrardie. Ces 
iDantnuvrva réuAsÎMsaieol. La ptstale d'or moolail de a4 ^ 3o livre», 
l'ar^nil m' eaidiait (4) et lu.i liilli-l.t de ctèilil lamlMtrtil dano uu l«l 
iIÎM^rnlil, qu'un ui' Iriiuvail plus il !<-:« elmngi-r qu'avec perle, tatmi' 
wtiln'de la petite' monnaie (&}. Uv» mouvemcnls populaires se pro- 
diisaieol dans la ville ; quelques jutin» plus lard l'hiltel de la mon- 



(It l)<i Titfri i lihcranjinl, ■tnbsiiuilrur il< Virnna k TuTia, *u iltnKbw. 
|*t HiuIktIIIc à de tlrimc, ainbauN^cnr ils flcmual t Viniina, i" janvier. — 
Lu ml k lie Kranl. i" janvier. 
(S) Uaulerill* A T/ncila, iniiactkia, ■•■ jiarkr. 
Iti lihïrurilïui tt Ihuftiil. 4 joDf i«r, jm)^ i. 
|fi) Uaulfrillc i d> trnni, amb**»*!! ur di- l'I^aiiMil t Lawlrc», 4 janvier. 



\MPAGNE DE L'ARMEE DITALIK EN 

nnîc 4't diiTi'-rrati-N maiM>nN de huiiijitïvr' rUÏcill mman'-s iritM-i'iidic 
cl U- iroiivcnicnicnl ''[nil oliliift' iK- ])1tiii)i-c un ôdil ruiiln- Ira ntfio- 
k'urs(i). 

Aviint ij'i'uviihii- li" Piémont li-s nrmiV_s rr)iiii,-«i »!'_■< pt-iuontrati'iit le 
li'rriloin- ili- (i^tica. Iji rmir ilc Turin, c.vitclcinniil iTiiKi-îfrix'c, OC 
consi-n-nît iiuruiic illusion sur la valeur de rt'l obslocle, sur l'im- 
piji'liimv <]up les n'prèse4itanU (irêlcraîenl A In ficlion de U noulra- 
lîtc df I-I.-1 <-Uil. 

( On iiir ridil pniitln'iillcnilrcri-nvail d'Hnul<:villr,(|iK- le» finnois 
prvnnciil Ip.s moyons de faire ivs|)ei-UT r«Uo iioiilmlili' : cette Dou- 
vcllc 11 rom|il('l<- le lri(im|il)C du |tiirti J:icol>in, et il chI i-^rtaîii (|uc 
les FruQçiii.i s«niiit l>ti-n rt^un k'îU >v. |in^ciileDl nii jtnwuigr dn Vin- 
(iiiullc. MiiiK [irru>xtc (|ue la itèpnbliquc n'est |ins ea étAt de leur 
n.'xl'iicr i» (a). 

Le \ janvier, il iHaît t-acore |diiK affirniatif : • Il ntt comme 
îiiipus^iitde <|iie les Gi^ti<>i!i [iiviineiil aiicuni- iiiewiire [loiir faiiv ivh» 
[wtlfrlcur iicutridilé ; ilsiuinl bien ^Inii^n^s A'flTf dans celte inlen- 
tion a (3). 

Les renseijg^cnu-iil!i (\nt: Ton ivcuvail de hiii» eAW» o au^mcrtr- 
laiertl de plus m plus Ii-h emiDli-x d'tiite itivftxioii frniivJiiKi' <• ; ils la 
ffiisnienl m^mt-siippMsrr plus pi'orhaine qu'elle n'Hail en n^alil^; A 
Ii7s en <:ruîiir. le tSjnnvier, â.ooo patrioU-s de l'anni^e de Toulon 
élaieiit déjA rutrfK à Nirc cl un en altciitiail encore i3.ooo(4)> 

(.u Pii'moiit ^liiil doue menaci' dire.-lcraenl, mnis le dantfer qu'il 
courait s'i^leiidait « toute l'Italie; une fois la (lan-itiv des moiita- 
gat^ foRX^e, au^uu obstacle naluiyil sérieux ne i4'op|MMiiiit plus h 
no* prnjriV's. 

Pour jiiucr r« rAle proleclour, de quelle force disposait ee 
ruvaume? 

D'api'i^s ile^ fUiU ri'niis (5) juir M. irAlbiin-v sV l'iUTliiilui- Ferdi- 
nand. Ii'i l'i>''m'>nl aurait entretenu 60.000 hommes, chilfee qui se 
serait r^uil A 35. 000, défaleatiou faite des non-valeufs(6)>et encore 
les Autrirliirus don (aient -ils que res 35. 000 bommes e\i<itas.seol 
nVlli-men!. L'elfei'tif (b- mio armèi- ne permettait cli>uc piis iiu PU' 
moni <lp Mc chanrer à lui s«ul de défendre la lontfue rrdte do» 



(I) Gfcmniini Ji Tlitijiul. loJsnTlw. inik«io. 
(>) lltlllerlllc h if Kr^iii*. f* jiuviri'. 

{3) Haiilfrlllc 1 dr Drfoir. it jinTicr. 
il) lliiiiEiilIc A àt tli^mt, 8 janTitr. 

(II) Dto* llmpoiiibiliit àr %r procurer la tituaiioa At* iroapM piimoalai- 

K* au I" janTÎrr. lui «■ «I r«dai( t cette iadîCBlïiMi. 
ifi) Ûlt'ulrville à il'.^lbiirr;, S avril ri d'Allmrrj t il'llaal«(>llr,4 airil. 



CAMPAGNB DE L-AHMÉK UITALIK EN Iffti 



V 



A]|>cs du Sainl Ih-niftrd à Ormpa conlrc loo.ooo Fran(ais libres 
de dioisir Ifiir |toînI de- ruptun.'. On vn ^tiiït i-dnv.'iiiiru A Turin. 
Mais dini.H ni IuKc ruuirt' l-i Priiiiou, !<■ riii dv Surduij^ni^ n'clitit 

Il'iiii câtt', uiio roDVCDiion, conclue avec rAiitricht. n!i.siir;*it iiu 
roi l'iippuî d'ua coqts auxiliaire duut la fui-cc montait h 7. non liuin- 
me» {t). 

D'antrr- pni-t, le 3? nvril 17<|3, îl nvnil nîgnô un Iniilé d'iillinrici> 
DWC l' Aiijflctcnv |Mi'l<?<)ucl il sViiifnj^eail à ci iliv tenir ôo.ouo hom- 
mes SODH les armeti • jh-iiiUiii luul le <;oufH <\v la présente grricrre ■>. 
Par Euiitr<r l'Atit;l'^li'i'r<' lui ticcurilnit uii snhsidr ili- lua.ODO livn's 
HirrIitiK' par ni), pnvaldt^ di' (rois inoiN cit Iroix mois d'dvsnt'c ; cite 
|irutnel(ait a d'cnvovi-r dauH la moi- MMilcrmnéc une Qottc rcspec- 
laiilp de vais^teaux de giiiTiv pour i^tri? ejiiployéi.' Mt-loti que ii-s cii-- 
ru II «ton !'■■!« Il- pri'iix-IlniiiMil conlrc l<!x foivcs unvtdcxiiuf rt-nui'iiit 
pgumiil avoir dans cctl<- partie, a 

A la p«ix, «Ik* garantisMail au Fii^mont rintt^gritii de son Icrri- 
luirc (3). 

l'iir 11-;* Icnni-s m^mo» dw tmitc, l'An^lotcrw «« d^sintivi'ssilil 
doitr abMilumfnt dc^ opératioii!i sur tfri'f. 

Du rcMc. la ruine pnrtîclU' du {lorl de Toulon avait ninpli pi'c§- 
'[Hf i-omplflcmcnt le Lut i)«c pmiiNiiivsit l'Ang-lcliTrc; rri iW^-nt- 
jttfPl pouvait amener les couséiiiieiieis les jilus /finvcs pour le 
Pi^monl. Il ikait h craindre qu'au pHrlcmenl anglais, l'opposilioa 
n'en lîrAl aviiiiliiv>' {xiur r^'iivrrser le mbiiict; kI Pilt i-t-tiNsî^Hiiil A 
Iriamplicr de ses iittaigues, on nvait i milauti-v <\w rAiigleleiTr, 
• u'èUnt plm ffl [Wàsesaionde Toulon cl reaoDçant «nli^ivmenl 
aux prnji-tK di- oiiit[|u^l« tgirt-lle Nvuit i-us eu PruvcQce, ne prtt moiDB 
dinu'rit h ce <)ui rcgflnhiit l'itnliu n (3). 

1^- Pii-mont trouvait daus l'Aiit^tclerre un allin uiiturel uoiitn^ l>-s 
prêl'-nttoiis d<! rAulriclie au cas où celte deraidre voudrait Tiiirc 
puvcr «on appui pnr de li-ogi Krand.s sacrifices ; ou s'en rendait par- 
faitemeut compte i Milan, et le a8 janvier riirctiiduc 1-Vnliniiiid 
écriru à hou neveu : • Mulgr*' l'aliisnce. l'Atig'lcIerre liiivaillcrn too- 
j«urs sous itiain à em)>écl)cr l'agnindiiMcmeol dr la maÎNon d'Aii> 
Imlif eu Italie • [W 

Ws lo 1" janvier, le roi cliaigrail M. de Front do rèelamcr l'as- 



fi) JoiiriMl milittiirt aalritliùn, année 1834, piiçr 11. 
(it Solnr, Traitft patlitt lit ta nMtûon ruf/ale itt Sitintit, (oiiif III, &3C, 
l.ti Lf riM à ilr Fruiil, i" jamifr. D'il nulf vil !■• il il» K™«t, m j«nvlrr. 
M) Arcliïitiic Fmliiisiiil.çouirriKiur lit Liiintinritir, Â rKnii>rrriir. iS janiier, 
Siipplrniriil, ptft II. 




Vi 



CAMPAON'K DR 1,'ARMltK n'ITAUE RX 1794 



•iiitKt- lui rdinniHriiliiil dr ne p&% l(iiiiKerécMD«r tf ri*-nif>nt, « puis- 
<|u<> If.v KraiigniN n'innnl plus i)i_- miirint.- danx la Môditorroitôo. nlln 
iilhiil m Iroavor dans le cas île puuvoir KVmpxnir <lr tout l« cofn- 
in<-rci^ (lu LfVftnl n l' i ). 

L'Aiijçletern', «vt^ sn floUp maltrcsNO de la nii>p. «vah ioule faci- 
liléde çCiK-rli-s npprtfvisiouncmcDlD do l'armée TmiiçHiso, rii bli>- 
<|UHnt Iv [M)rt «lu 0l>i>ps. co ^nind miirahé où le« Kraiiçaîs w pniru* 
rnteni li-iirs nubsistanf^o^i mai» [nnir leur t^nir lélf, l'appui d'iiii» 
grandir pui&aaot^- rrnnlimtnUilo (taîl n(c«>iMNire. 

Pour robteiiir, M. de Front devait tvclnmor V» bniw «fficM de 
rAntflelerri' .'■ Vienne; & c«t effet ses inslruclioa» lui prewrîvnii'nt 
de filin- valoir que les inli'rèU da Pi^mnnl se liaient étroitemrnt A 
ceux de rBmpereui-. 

■ Il n'eat plus i|u''Nliiin mnintetinnt d'un renfort de troupes pour 
faire dm roii<|u6lf!«, mai» îl :>'ai{il di* In di'fcnw r^ipntqin- d<i états 
rMiirctif". imr i]uoii|ue eeux du roi xoienl Idh plus exposi'-s. la cour 
do Vienne ne saurait m- dissimuler (|uc, ai une fois les Prariçnis 
élaii-iil en Pii^inrtiil, il m- lui îti-rnit tturn> piHxihle il'eiitp^rlier qu'ils 
ni- jv'n/'tra.'twnl diin* le Milnuai*!. En coopérant dimr A la d^fi-nw 
des étalA du roi, elle défend les aï«ns •. D'après cettt^- cousidémtion, 
M. «rHftulevillf ifp^rait nui- l'Kinp'-ri'ur of iTriisi-rail pa"* de four- 
nir un renfort ilr tniujifs m foinnnl aliKlrnclioii pour Ir mumcnl dca 
condiliani • auxquelles il te serait prêté dans un auln- l<-mps. put»- 
qui' ce n'élaîl plus le intSme ras* (a), 

ii'Aiitrielieciitn'teu.iil lii<-u utt rorps de tmupeH dans le Milanais; 
mais ciinM-ntînilxdlc A le reofom-r et 6 le joîndn' A l'iirm^ pii^ 
moutnÎNe? Lrs chefs deiidiffi^rentcsarm^s serarent-îtit indépendants 
l'un de l'autre ou soumis A une autorili^ supérieure? 

Si le j^iWral de Vins coaw!r\'ait le commandement de l'armée 
piélDonlaisc. ce dont o» pouvait douter aprÈx liw (événements de la 
campagne [uiwu'e, l'cmpen-ur lui nccordrmil-il Indniit de dispoiHT 
lil>rcm<-iil du rorp* d>- Lombnrdie ? En cas d'affirmalire, quo 
di'vi''ndn<il M de StainfS), doul l'iuimitid arec de VinK et avec 
l'archidur était conDui* ? 

D'un nutti- nMî-, la KiluMlimi f^iirrul'' dcx ofTnïres Uf. pi^rmetlail 
(;uêreA l'Auiriehedi- df*plojer de grands efforts sur "■ IliélVtre de 
guerre. A l'ouest, Wnrmaer venait d'être battu A VVissembourg; 
son armfie avait éléforct^ de repasaer le Rhin. Gel échec était d4)jà 



(O L« rul * de l'roni, l" Janvier, 

(s) U'KiuievilIr t de Frool, t jaavirr. 

(S) CoiniDtBd«at Ir corpa auirlrliieo 4e Lombardle. 



CAMPAGXE DE LARMIÎK DlTAtlE £.%' UW VII 

connu A Turin lir i3 ji«nvîcr(i) ; Il Mail donc douteux i^uv l'ompo- 
rcur Tilt i-a è(nl «le r<-iilorr?/-r Hon arm^c il'llalic. I/Hiiulevillr Ir- pnV 
vovuit. * Il pM for! A izraiudrc. èfrivail-il le ift, «(tie l'oiuprreiir, (lour 
rt|>nrvr Im pi^rlox <|ili' ji<i)i arméo a fuili» (U' <'i> cAt^i, i*! n^iruttr 
le Ifrrnii) <[uVII'- n p'-nlu, m- 10 Irouvr pas i-n t-lat ilcnvovcr dfitw 
lo Mit«nnis \ir renforl <]<■ Irimpes f\w les i')r<.-on<ilanci>so.vig>;nl • (a). 
L'wpair d'Mn- erGrâCi'ineut !tijiiici)H par l'Aulrichc ^tait <\aac 
liîéii rniltii-, {Miuriniil îl i^tail <|l> |ii p1n< hniiti' inipori/iiii'C! ilr provo- 
quer U-s cx|ilirQlioiis ili! (■■•Ile cniir. ilV'lrr BU rnwriiiil ik M-K itiliîti- 
tioos ; juHigii'iiu momctit ou l'on serait fi.vê sur W secours qu*oa 
avait h ••-Il nlleiiilrc, îl i^Uiit impossihle il'arrAler di^linîtin>mr'nl un 
|iUu lie iltVrcii»-. 

Le 6 jauvicr, Ip roi Vicior Ann'dt^e i^ani^nit un cotigrf"* ]><>ur 
tklibi^rorsur la situalton : L'iaionl pnfs^nts : le prince de E'ii^inout, 
MSI. di> Cninfri, d'IUMU^villc, di> Cravnnntnu cl (k- Sidmour. 

» I.™ num'Rii di- l'ocitilitT !<■» pti-knlionn dr Mirr li- doc de (liia- 
Mais rt lia diiu ■l'Aoslo. A t[tii son ran^ di- ropiuiiie j^tnt'nil, si 
S. A. n. l'esiKuiit. duniiiiit le droit dv commander iad6pcnd«m- 
mi'Ol l'urm>''t'. In rnnduili' A (cMir vi«-;'«-viï df t'AulricJie. la nt'ccs- 

' «lé ou l'inulilit^di' rcridn- A M, de Viti's mi pkui'' ntitorili' ■ fnrr*!)! 
l'objet de SCS (lélib(^nitioD!> . 

M, de firnurri wtolinl iivcr fono ijii'on di-viiil nV-iik'nilri-' avt-c la 
Fmn»-»'. Avec une riir.- rlnrt^. il prfvojait le sort Tnlur dniK>n piiys, 
f Qu'avans-noDs, diaait-îl, & espérer ou A craindre de lu maison 

I J'Aulrîi-hD* rien A eipi'Mvr et luul A craiiidrf. Il esl prouvii, quo 

^ui «c» riin'e*. ni iv-IIo.-' île tt>nte rEijri>|K!, pournuiL dompter la 
PrHiu:r t|uî oppose l'e«prit, l'union el In viçut^ir A la discorde et ft 

' U mollfssr. t<a France sera Képublique, et an moment où elle lou. 

[ckera A C» but. toutes W puiasaocen vaîacues ou ratiguecs sVm- 
prvtBU-nmt de U recuna*ttrc. Li Friincu vundra garder les con- 

I (|uAte» nii delà ties moDi.t cl, s'il esl «ni que la maison d'Autriche 
pvusc A Dooe dékndre efficacement, elle pn-lcmir* d'fltn- récom- 
pensée dr.i secoum i[u'elk< uuun a dannto aux df{M.'n« ■)•' tio» pru- 

Iviuco. Notre destiui^ sera donc dans ses mains, et nous aurons 
autant A uroidd» l'amt (|ue IVauemî de notre existence' politique ■. 
Le roi refusait m'^me de disciiti'r cH avit ; juir deun fois il rap- 
pclail que l'on éuiil ri^uoi uniquement pour « tnmvi-r les niojcas 

f ik hire la guerre «t de ta faire le mieux possible ». 

La question de «.-ummandcmenl n'i^tail pas on plus résolue; 



(1) misulcvilla à de rr*Mm iSJantler. 
Ul mUnicTlIle t de Brîme, lAJsavicr. 



CAMPAGM! 



\R EX noi 



d^îrvux da ini<aaji^r & la fois rt les priticn» de s« maison cl 
fféniniux n Ulrich if (iH, le toi priiposail i]g pai-la^orsùii ^tays <• 
i\utitvc iIi5parlcmciiU dont Ir» comtiiaiidi-nii-aU si-raiciit iHiiilicN h 
ftlgrlc ducd'Aosto, BU ducdo Cliul>liiisi|ui atir.'iil «dus «-■ oitlrrs 
M. di- Siiiul-Aiulre-. ou g^m'i-al de Vins, cl Si .Mf^r lu duc de Moiit- 
frrrnl ; le mi fr Ki'rait ivudu »ur !•' point le [ilitn menacé. 

Cfl pnrlî était évidi-minml Ii- pin- de toits ; [wr iivatx-c, 011 pou- 
vail iirivuit les rivalik-N ijui ne lurdcraicnl ps A x'i'-Icrcr rntrc eca 
<)uatr>- juiuvoir» èganx. A en croire M. de GWrnrdirii, le projet du 
roi l'tnci'rilniil iiiir viv ap|t<»iliott. Le princt" roval de Piémoul 
recommaiidoil lui-m^mo Ip clioix du jfénèral de Vins comme ffiiak- , 
niliMimc. 

M. lie Salmour .tuuteiiail ■ mimk mi^iiagcment o qu'on perdait le 
pavM cil le conii.-inl nux pritic4-s i-t « ipi'il ti<- fjilliiit |mi.s se dép.irlir 
des conseih de M. do Vinsrt des g^iiériiux allemand» n. 

M. (le Cravanzana se nu^ail k sou avis. 

Au coulraiix', ti'conile lirani-ri ripii-siiilail uv«c éner«fie le parti 
Gootraire. • Il disait «gue li>s prinrcs de la maisoti de Savoie ne 
«levaient pas être n^iRUJellit) k des ^tnmg^rrs <{uî les traitaient avec 
haut<-ur, el i|Uf eViait împolitique de livrer le Piémont aux ^taé' 
raux de l'emin-n-ur », 

Le roi se itéclamit prêt k rendre son commoudcmcnl au général 
àv Vin.t ; touleftiis les mêua^menls à garder «nwrs In duc d'Aoste 
el l« duc de Chal>lni« l'vnipiVliaioiit de pmndrc un parti définilir. 
« Quant k moi, disait-il, je m'arran^A tout, mais Aoate et Cb^ 
blain suut iltirit k plier ». 

I-e prince dr l'iéniunl lui-même iic parvenait pjis ili v«incr« l'in- 
décision du roi et * à le déterminer k écrire un billet lï M. de Vian 
dans lequel il lui aurait rendu explicitement et sans aucune reslrio* 
tion ou dépendance son ancien emploi et .sou influence dans l'ar- 
mée ». Le roi oi-itonnuil Mrulemcut à iM. de Cravauinna d'inviter 
< le général de Vins aux congrès militaires qui ae tiendraient k 
l'avenir » (i). 

Tout l'inl^rél de ce conseil se serait dune limité à discuter In 
ehnis d'un fanerai. Telle est du moins la version de M. de Gherar- 
dini ; mais l'on n de puissants motiTs de croire qu'il était mal ren* 
oei^nè ; les ijuestions traili^is avaient une aulix.' imporlaue<-, et celle 
(lu commandement, s'il en fut que^stion. comme il éttiit vraisem- 
blable, ne fut qu'accessoire et n'a pu avoir l'ampleur que lui prête 
l'ambassadeur autnchien. 



fi) liharanllRi à Tliui(<ti, ») iaaricr, Vinaut ^fuetltn, IV. 17. 



CAMPÀONB im f:\m\Eiri ditalir e:n iim 

mil A Vinnne h- plan d'ri|i<-rations qu'on aumil tru utile i\c pro\>»- 
"iir. «t Ip dîwutcraiL 

Ce mi'inuire avaîl te rnn; tnérîlc de conHul^nT In qurslioi) dans 
taule Huit flnipli-ur ; un n'v «nvÎMgoHit qUL> Ik f(ni'rre , îl CmI ilvnc 
Itivu tliiuti-uii i]iic. contrai ivmi-ot au but do la rituoiOD, un minintn 
<iil frilivprib dV parler do piiinfi). 

Toulerois, on o'uoaii si' rniiiçcr au (mrti rîgoiin>iix d« se saisir 
Afs d^btiurhi-M sut le icrriloirc di* Gi^iios : il «Ht vrnî que Icn Turoe» 
du Pii-inoiil iiï'Uiipiil peut-t^lre pa^ Ntil1i!>aiit«fl [lour Ipiilcr seul une 
Idllv mcsun- ; l'on snftardonnait mi propre ntiidnite aux di«posi- 
lioos de l'Autrii-iie. 

Le m janvier, Am^éi- III VadrcsHaîl directemi-nl il l'empereur 
pour lui i-xposer la Biluatioii |M^nlleu-->(- où il se trouvait- De (oun 
cùln on annonçait ■ la Irè-t (mH'haiiieefri:i.-lualiuu d'uue eiilropri»« 
il« celle arini'« fda Tallinn] contre l'Italie >. Colle »fFunKive élail 
surtout diri(^'-i'o)nln- le l'i'''fnont cl le Milaiiait. Lcti 0>'iioi« iiiou- 
Iniiciil d<'p«i» la rcpriM^ de Tuulou « un»- paritalilé ouverte » pour 
les l''nu)^îs et, va se pr^seiilaai en grandes forces, ces demiors 
j Iruuvei-aienl * aide ■■( fiivi-ur •. « I.l* |iarli jacobin dominait dans 
If wxiM'il 1^1 parmi le pcuplt- nu point i{u*uiie rcvohiliuii diiu.-t «un 
fonrcTiicnieRl iSUiit très à cmiudK* uux premières apprwclie» d'an* 
araiiV fraoçnise >. 

Les fiinrys du Picniunt, èpui^'-c* par les campagnes prfc<Klenh», 
n'ètiiieut pas capubles dv lui n^sister ; A ce sujet, le roi prenait 
occasion de rappeler que, si le» clforls luutès pnWdcmment 
n'avaient pa^ i*l^ couniniifo de !(u<'cë-«, ils avaient na miniii* eu [M>nr 
rè^tnltal ■ de cnnlcnir le^ Français au delà i\vs Alp4-s > Eu d'autres 
lermt-s, c'Mnil dire A l'Aulriclic qu'en i7!}i cl t-jqS on avait, ^lant 
presque isoli', couvert u-'s poHwwiiiias du Milanais. 

Pour salisfaire A relte tlnlie cii i^y^, le rui n'clauiait le concours 
d'un rorp» aulridiii-ii ; il demandait, en outre, que l'an-biduc re^dt 
iiu pluK tdi i Milan l'ordre do se con«erlor avec lai « sur les dispo- 
silious à donner dv bon accord pour pr>'pat«r, et au b<'soin d'exil 
cutcr d'al«*pd Ica muuvrneiiU di-s Innipes qui sout ili-slioAes di" part 
et d'antre A concourir A la dèfeoMi romniiinc des lïUils resjx-difK •• 

Au eitH iiû IcK rotce* de l'anncc nlliècT MuflirHienl. il indiquait 
t'omme mesure pn^paraloire d'occu|>fr le passade de Vinlimille, 
opt'ralioa qui interdirait aux Français dr se prolou^T le lon^ de la 
ri VI en' de (lèucs. 

La cauM du l'i^moot était commune A l'Autriche, et lo roi faÎMit ; 



||J Mémoire lu p«r M. irHaultvIlk, pscc 3. 



CAMPAGNE DE L'ARSlftB D-ITAUE EN lT9t 



XI 



valoir Kvpc force rrtto considération puinsiiatc ; du «nrl dr mu 
royaume di'pendiiit nitn «>u1i-moul celui do l'iHat de Milnn, mais Ae 
Uialc l'Itnlii- ; iinr (fin In nitulrntiti'-gnniMM- rioli-c cl l'année frnn- 
çniïx' ittiliff dnnx le cixur de son [>ii_v», il lurnil Ihi-ii diffiriln ■ <|ii*un 
yM VnnHcT ilaoE si-s proJcU d'invnïion ulMrieurc ditii* Im ètaU 
TOÎKIDS ■ (i). 

M. de Brame Miiit chars:^ do remettra i%-1te lettre A l'enipeivur et 
di- |M-nNrer Irjt iiilcntioiis ■li^fînilivii' du t'nliîni-t iiulridirnn ; comme 
mnvrn d'ncliun pour convHinrrcM. do Tliui^iit n (|iu' ce nV-laicul 
pas leH «culs rapporta du miaistra piitmontais i Oénos qui iiupi* 
raient ces crninte.s, main qm? de tuii» côt6» «n regardait cctie inva- 
sian cummr Milrr: et immiiieiilci •>, nii lui expi^dtait en mt^me temps 
dirrr» mpfwrtA, entre niilrcs ceux dn con«u1 britaimiittiir & I»uno, 
ItepluHon lui Taisait savoir que le roi avait ordonna In réunion 
d'un couMÎl de ifuerre nu serait arrêt* un plan de liéfï'Dse (a). 

Par suite dr h rivalité cxiKUdl entre le M)nilede Saint-André 1 3) 
el lu g/Miéral de Vin», celui-ci s'était plaint A plusieurs reprises 
■l'être mis A Técjirl et de voir ms avis sans effet. Du moment oii I'ar 
désirait l'appid des Autrichiens. îl importait d'inspirer coiifinnf« A 
l'empereur, de l'ascurcr que m-.* iuti'céLs nu seruienl jma sacrifias ; 
& art ulîol, M . de Hrémo était provenu que M. de Vins < ialer\-ien> 
diait 1 et • que akii avis -teniil i-erlainenient le plus prépondérant a. 

Le II. M. d'ilauteville prcH-tait eiieurtrM. de (Iréme d'otilenir 
l'urdre do miita en mnrclie in corps nulricliie» ; il se ilnltaif ménie 
de IV<poir que l'ii-norancv où l'on était A Vienne de la pi-rlc de 
Toulon était la seule can^ du retard apporté iV le donner. 

Après l'uvair inFurmé que le gouvernement de Milan n'avait 
cneorc aucune în^truclidn, ît Int disait : ■ Il parait que le ininisiérc 
autrirhieit H'eniIiiH ou qu'il croit d'Plre en étal de défendre le 
Milunais quand ni#nie le i*iémont serait envahi, mais j'attrihue cet 
t>ii^ourdiM«ment & ce qu'il ienorail encore la reprise de Toulon qn! 
rend le danger i>eaneoitp plus urKcnl ■>. Du teste, lea i^vénRmeuts 
sMr le Rhin dévêtent .«rrvïr de Ii-çnn nu cahiuri autrichien, le 
décider A s'eiiiendre avec le Piémont ; l'échec dcn campai^ncs précé- 
dentes a*avait-il pas été causé ■• par le peu d'accord qui avait régné 
jusqu'ici dans le concert dc-t ptii.Hiii)ii<^e.i coalistk-<i tî {!,). 

Il uuus est ti>és didicile irapprécier ce qu'il v avilît de fondé dans 

I l.r riit à l'iiDiimiir, i» jniitirr. |U|[r H. 
I I < lijiilrTillr h de Itttmr., m janirlcr. 

(3i «tcncnil {litiDiiirUiii i|iii aijiil commAnitè l'irinfe plimonuiM 4 \» in 
ir 179^. Voir an cliapiirr tl I» raiinci de ei^ttn inimllli. 
(4) llaalnrUI* I it Br^mc. ii juirlcr. 




r 



XII 



CAMPAGNE DE rARMIÎB D'ITALIE EN l7iM 



CD ^ricF et ai vraiment lo l'iémoal avait lémoî^aé pt^u do coaGâoce 
su ^^ni^ral «le Vins ; \t- 5 mars, M. irHiiuteville rei-onaaiira !ui- 
m^mr r|u<: le» propo.i qui • nVtnicul U'ilU:t iliiiis le U'Ripf A In euur 
Cl duos la ville au sujet des niauvaîa aucoès des opérations <lu 
général do Vins n'avaient efleelivomenl pn â moinit que de ppo- 
diiirt! <|iii'li(iii: ikii,'ruur (i) » eulri: Ivn deux uiiirs. Li-> rajifiorbi 
Miiicnt ti-llunii>iil ti^ndos, quVn Rccrcl, le génénil iivail drni;iiMM 
i plusieurs reprises do i(uitlcr !o commaDdemeitt du curps auxi- 
liaire (3). 

Les meflureâprUf!.'! pur le rui de Piëmuiit nlUieul faire di»pa- 
riillre r«s giii-fn. IJe Vins refusait de consentir nu projet du (lai^ 
(ager le Piémont en quatre grands cornmandemenis sans l'cxo- 
miner: il repctsentail «que le rui avilit eu la lioiité de l'appeler 
au comniuiideiiieiit onclicf de se.-E arm^x ; <|u'cd celte iiualiti^-, et 
loalex lex fuis qac S. M. aumil doniiè de nouve.au ncs ordres quâ 
tous les ^Derniix dussent dépendre de lui, il ^lail pr^t tt le servir 
avec tout le z<>le poxnilile d. Dans le (:u« ootilriiire, ii demanderait. 
JtoH rappel ; jun|u'à ce moment il se tiendrait pr^t il faire mar- 
cher le corpK autrichien où besoin serait (3). 

Le roi rasscroblait alors un nuuvcsu coii^rèa ; la relation dt^ 
l'ambassAdeuraulricliien eitl notre seule source d'information pour 
connaître ce qui s'y passa. 

Le prince do Piùmunt ajraat luterrogi^ (oas ceux qui élaicnl pré- 
sents sur la «[ucfttiun principale de «avoir ■ hi les priocea Étaient en 
l'état de commander l'armée », M. de (îraucri se pranani,-a pourj 
l'aflirmiitivc. Mais M . de Sulmour, leur ancien préeepleur, ■ assura 
sur toa hooncur qu'iU u*nvaicnt point les qualités mV^easairos poui 
Atre chargés d'une tltctie si imporlanlcet que I.I.. A A. RR. avaSeal 
encore besoin d'apprendre et de se fonnrr ■ . 

M. de St-André a^yant jv.inci' que le duc de (ibabtais ^tnil en et 
lie rommnnder le corps cliai^'è de la dl^fense du lomlé do NïceJ 
M. de Salmour rappela sa mauvaise santé qui a l'avait ublii^è de 
quitter l'armée l'année passée dans 1rs moments le plu» iuti'ti 
sants », et il fui d'avis « de se confier culii^remeot au général Colll 
qui avait, avec tant de Mio^ès, défendu celle province jusqu'au 
momeot présent s. 

Le prino! de Piémont avant alors démontré les ol>stncles quîd 
empi^cliaienl • de confier la direction dc« aflaJrcs nu K^néml d< 



(i) IbaleTlItp I 4e PronI, Ti man. 

[si LVoipcrr >ir ■ l'arch'idiK-, 7 tr> ri«r, Si>|i|ilrHirnt. fittfr ih. 

|tt ribcraritiiii A Tliucul. 11 jxntirr. Viioiui. f)a/ll*n, li>tnt tV. itl. 



CAMPAliNK DE L ARMÉE D'ITALIK EN !7»i 



xrii 



Vîas », M . (le (îronori appuya sur cette impossibilîlè avec U dcr- 
oUrv vigaevret il (LTmina v» Huulnuiint < i]ur Irrai n'aurait j'itmaiit 
tli) cl an ilvvuît pas conlicr M.-M jnlrrfl.t, ni (luniit-r plein pouvoir n 
an générât tic l'empereur • . 

Ijp prince de Piénionl le nTiiU. Au «lire do l'ambassadeur aulri- 
cliîou. il lit Henlir a (|u'il Talbil ne ciiuvamerr (|iie Tautc d'i'-duca- 
linu Ir [niy ii'oirrail pa» des suJrlH ciipalilc pour m- pii.tKcr des 
èlTangcm ; que lorvgu'on « besoin de leur direclion el de leurs ser- 
vices, il no fallait pas les maltraiter, et se v«nçer sur eux des reverst 
i|ue la pT^omplion iieule iivail ciiusiVs; igiit! le rui devait cciliAreme»! 
M! repiiNcrKiir l'cx]wri<'ncu cl le» liimiitrcx du géni'riil di- Vins, le 
iwulvDir BVee loiilc son aalorïl^. . . ; qa*il connaissait trop la sagesse 
de HiiD ouclc et de ses fr^n» pour douter un instant qu'ils d« 
ri-('i>Mi misse ni i'tix>mi'nieA qu'ils n'uni pa^ l'i-Kpi-riciiiiH uêcennxire 
pour diriger les nffairr» de In guerre ni commander gne nrm^c..., 
qu'il falloil entin sans cesse recourir à l'amitié cl A la bont^ de 
l'inipereur donl l'appuî seul pouvait Muver le pâ^^'s dos dèsordos 
qui le menaçiiicnt >, 

Diiranl Inule U .v^nnce le roi ^loit rcKté « tout A fait passif «. Il 
décidait alors t que les princes serviraient comme volontaires sous 
les iirdti-.i du gi^n^ral de Vins qui serait le romniandant en dief 
de rurmèt^; il ne devait dépendre que desor(Ia>« et des iostrurlious 
immédiates » qu'il lui adresserait (■). Cetl<T résolution était pri»o 
srant la réception du t-uurrier apportant la letln' de remperi-iir(3). 

Le |ij février le iféufral de Vins recevait donc le cumniandi-ment 
lie loolcs Ifs forcei picmunliiises (3). 

L'ambassadeur avance que OoUe nomination produisit beaucoup 
Je sntiii l'action dans l'armée ; ceci semble p«u probable. L'opinion 
des nfBeteKi pîèmnHtftÎK était certainement contre de Vînn : M. de 
Cosin le traite de n lonjourm lent cl dédiiiendux » {\) ; M. de 
MaUussenn lui reproclie, après avoir supporté rnlTroiit dVlrc privé 
du commandement gifm'ral à ta lin de i7<)3. « de s'être rabaissé aux 
Iiii\si-.isi's di- l'tntriçite ]"<>ur le recouvrer • ; puis, l'aviiiit obtenu 
'l'aviir pnHexli5 *■ les tntirmil^ji, l<i mnlaÎMrs pour di'sceiidri; du 
nlle dec^mmandanl é celui de conseiller > (5). Si le géiiérn] 



I ■} (ilivrjnllni i Tliu^ul, 3 fcrrirr. Vtvenut. Çaetirn. IV, 67. 
(i) Lf S téiù't M. d'Hall irvi tin dinrirt W. ilt Rotny d« !« t»irr reiiitrqurr h 
Tkuisl. — HaiiletiM* i Rouiy, !■ f/tricr. 

1Z) X^ roi k Ar. Vini. 19 tiviitt. pi)r« 37. 
4> U^moim tur la fampaynt lit ij^i. piire >3I. 

'i' t'iKucr d'où bmiiillim de M. iIl- MnlnitiKni cili pnr Rrcblis el Morri*. 
':.i,:'pti-jnf JaiLi Irt Alpri <U iJ'ji-IJ'^. IMiîP iio. 




LARMKK DITAUE EN !7M 



lie Vins avail pu commandrr ntellemenl, on xurnit utiUn» ainxï 
l'unité lie t^omninodenieDi; loaU, cominc aoas le vcrroas [>luii 
Uirit, sit uiauvuUe saulù le mil iIhiis la nèceuilé de quitter Turin 
au (léliul (l<^ ojii'rrrftiitnx. L<! w-iil avnnlai^ <|ui résultait de cvtti* 
rnuuro était à^ t^moi^ocr do l« couliaiicc à l'cmptrutir, el, comme 
1« puerait île Vins était aulrichifQ, de faciliter la réaaiun de* corps 
autricliivH i-t {liéiiiuntaU sûun un mCme chef. 

A Milan, le discours un l'Iiirriliur |>rÛM>ni]ilif de la couronne 
« avait tt'inoi^ni su i-oiifiatice dans un (général natricliirn ■ avait 
cauaé une vive satisfaction ; le 4 février, l'arcliiduc Keidiniind le 
signalera k son ii<!Vi-u, i-t |iar la même nccasitin il cuusidértra dM 
Ipre a as iwtil malrnlen'lu b entre lus deux cour» cumuie aplani et j 
la nominAtioii du ^«itérai de Vins, en <|unlil^ do gi'néruliiiHimc-,! 
comme c<.'ittiine(i). 



Il 



Onns le discours que fihorardini prête A M. (iraneri, celui-ci 
ovnit oxpriini^ lii crainte <[ue tou pav» uc ftU alMindoiiné parlait griin- 
d(-8 puissana-s cl r^Juil à pajcr Ira frais de la ifucm'. Crtic «pprfr* 
IienNÎon «'itnit d'aulant plus jnstiliée que des Itruils de itéifociatioa 
mvc<-- la fli'-|iul>liqu« française circninirni dans toute l'Europe. 
Ithaque puiiunnrj-, soupçonnant son nlliM-, un tenait pr^le b agir 
de memcAla première occasion favorable. Le aajauvier, M. d'Unu- 
tevillv en foisail meolion A .M . de Kroul. 

• Un pr<^lend qu'eu attimluiil c<-lle époque jruuverluri.- des déhnis 
du par^vmrnlj le cabinet de Londres Hurait cnlnmé quHqueii ouvcr>^^^ 
turcs a wc des ft^VDta socreta do la (>>nvenlion Nationale, «l c«la^^| 
sérail d'autant moinn imprabable que l'on nous assure que les ^^ 
cour» de Vienne et de Uerlin ejj avaient fuit aulaui de leur 
eùtè (3t) ». 

Danjt loutea tes cours, on doutait que la Prusse, n' avant pins rim 
é gabier à la ituertY. consentit à us«r sesTni-ce^ pour un ubjeclif qui 
ne lui rapporterait uucnu avantagu matériel inim^ial. Toulefois, 
M.O'lIauteville ruMsidi-mitt-.es soupçons comme olrrit vngu>'j(>,maia 
1» riiikun qu'il en donnait mérite d'Hte rapportée, a La l-'riinie, 
icriruit-il, n'a pas encore une forui* de Kuuvernemout stable ou & sa 
tèto du personne ou de niaçtstral i|ttî soit capable d'inapirer coa- 



|l| L'arr-litiliM: à r>iii|.crriir, ( f'ini'r, Svpplomral p*$' •■. 
{») Hauioilla à lit l'iuoi, DjanTicr. 



CAMPAG-NB DE LARHIÎfi L'ITALIE EN )!« 

Sancc aux cours Jtrani^rcs ol luî nÎI uiteautorilA JHirfimDU pour 
hraîler (i) ■■ be ministre cQli-fvoyaît donc In possibilité <lc \u piiii 
JAa que la Fraoï-o aurnil iio i;i>uveniem«at rùffuli^r ; lorsqu'un ni 
ïidUlv ahslucle suppose muI A l'ouvcrturv îles Dëgruciadons, il est 
Imco pri's trcirc Icv^. 
Eii réjililè, lu i'iémool en «vail siscx di- In ifucrrc; dv son «AlA, 
ae iletiinndiiil jmls mieux <)iie Je mellrc un terme itux hostilités. 
Le {Mirli i(ui Jouirait l'eDleiite uvi-c la Hèpui>liquc devait m^Die 
tvoir Héjji uue cdrtiiiiii- iiillticiioi! |)iiiiii|ue M. do (^iraneri osait dire 
paldiqurmrril devant rnmtHi:s<indeur d'Arti^h-t'i-ri;. .M. de Tntvor, 
,* que, s'il l'iait à lu iiu- des afTairrs ^Ir^iugêrrs. il trouverait 
itcure Ivs niovcDS d« s'arrnnffor avi-c la France et de faire les ufl'ai-' 

I ilf son malin! n (i). 

l)v» pourparlers ont c«r1a incarne ni «-zisté nu cammciKcniiiill (l« 
ivier entre Tillv i-l M. de Cossîla ; iDalbrureasemeot on v»l M» 

mal rcuseieiié 8ur les prupuNÎiiuiis qui y furent détiattues. Les 

kiin:lti%'C!( fniuïJiiscK ue cttiilicn lient qu'utie si'ute lelln^ du Tillv ml»' 

|4tw A i-o sujet. A rail croire, ,M . do Cossiln luî nurnit fait proposer 

|ti»e cniravnc » nTam à lai communiquer k l'insu des alli^ de son 

Diaitre de» cliosn de la plu» t^mndt.- importance > . 

Tillv aurail d'ahurd ■:xi^éqiiecellcdemnudclui fill fntd- pur (.'crit, 
naisM.dcOtssilnaranlfaitohsorvrrlracoiiu-qucDCcsfdL-hruscsqui, 
fucas d'6chrL-,puuii-uienl eu r^ulter pour sa cour, sî la Frauce révé- 
lait ct^ite drmui'clie. ïl *a mnteotitit d'uxit^er que la rriinimi eût lieu 
diu lui. Le sujet eii l'Util fcravc puisque, suivant rintcimrdiaire, ïl 
èlall question d'accorder aux Français le passa^^e A travere le I*i6- 
noni pour venir tomber sur les AutrieKieus. tandis que l'armée 
lu roi • ue ferait qu'une fausse drfense p ; ceux-ci u'élaîent-ils 
•iiapçounès, sous prétexte de di-fcndnr ce \yny*, de vouloir 
nmquemiuit s'empai-or du Tortimnis et de l'Alevandriu (3). 
Aue.uu délAil sur ce qui «.■ pa-is» dans cette li-uuiou ri'e»l parvenu 
puqu'i uiiUB. Connue du cAlc ilnlieu.les dépCobiM de 31. de Cowtilu 
'pour celle |H-rii<de sont osraleniciit perdues, vu co ost réduit A en 
cLereber les liaccs dans lus répunscn de M. d'Ilauteville. 

II CD résulte que, d'apren M. de Oiuiita, l'initiative lierait venue 
' TilljF'i eelui-ci ajranl inanifeNtArinlenlinn d'avoir une conférence 

1(1 itiinistre piémunljiis le 8, .M. d lliiutcvilic l'autorise k 
l'accepter. 



(i) UsHlcvUlat Cotsit*. ■■ janvier Oradarlion). 
|it l'îtu^rtfTdnn * Htufrtn, inJBUTÎer, p^içr lu. 
|3) Tillj aui TC|itfMniaiiiti, jasTisr, page 0, 



xvt 



CAMPAGNE DH L'AHMIÎE DITALiE EN 1794 



« Quoique je ne snclir â quoi atlribuer son ili'sir île vqdh pittrlcrj 
lui Riiiade-t-il, je ne Honii piu uioîhh i-urieux d*ii[i prendre co qu'il 
flura eu k vouk ■lin*, daiM le i-ns uii vpus nurie/. ■:ru vous |ir<Mer, 
conimc homme privé, l'i c« dt-NÎr de- sa piirl, conrèivnce donl il ne 
peul native d'entraç^emcnt ni d'un cAl6 oi de l'nutro et qni, si ollc 
at! peu! pfoduirt* rien de l>un. ne peul du niuinit Heu faii-e craindre 
de miin\iiis(t) ». 

M. dp Cossila parlerait donc en son nom et non comme ropré- 
.nentant du Piémont, cVtail là une simple ftetîun ; il ^lail bien 
i-videiit i^n'il lie SI' Htrail jmik porli A une telle di^nmrche muih l'np* 
proliHlion de sa t'our. 

Le Tait ^-taît d aulimt plus si^ailic^lif, qu'il ne s'a^îssail plus, 
rnmm>' entiv ItiTiiNiorlT et Orouvt'Ile, de iii-çaeiiilinim c^iuduiteti par 
l'iiiti-nviition d'un lirrs, tii.-iis qur tc« •ig^eiiU des driix puiSManceM 
en guerre nltaienl se trouver en contACt (a). 

M. d'Ilauteville alUidiait «rlaiucnient i^ cette euliwue uno^mnde 
importance, enr i-u iipjiri-iiiiiil le 1 1 janvier <{u'<'lle ne it'rid |ui9i 
encore pntduitc il invite formellement Al. <lo Coa^iiln à In prov(H 
quer. * Il me semble voir que, d'après lelte màniv lelti-c, le motif 
pour li-<fuel celte e<nif^rei)i'e u'nurail \ut* ou lieu, ext celui de la 
miiliidie de Tilly, ce qui vous aurait oldifrc A vous rendre ehe» lui. 
La cause avant éli' Iclle, je veux croirr que lorsqu'elle cessera vou» 
trouverez moven do vous prêter A «a dcmiinde, Nnux que crtlc 
entrevue soit Imp publique et si^riifieitlive. Je suis vraiment anxieux 
de savoir quel est l'objet de cet empressement de sa part, quel est 
son lanffai^' .tur loi alFainst dont il veut parler et <[uell<-ji sont ses 
otireiiurcN dan» l'i^il iicluvl dm choses • (3). 

Entre temps les deux ministres sVlfiicnt dfjk ivneoDtrés ; d'Hau- 
teville croyait que Tilly aurait prés^nl^ de» propositions Ferme» ; il 
semble au eonlraire qu'il aurait deminidt- <|uelli-s étaient lot inten* 
tioDS du mi ; or A Turin on «- rerusnit aSsolumeut à entrer ilaax 
celte voie ; le iS, d'Ilautevillo en expMiait l'ordre formel, n Vérita- 
blement, ji- m'imasinais ipie d'après les ava»e>-« faites par <*elli, lo 
ctiiu'ir<'- d'afTairct de Printc^c iivaîl igueliiue eliuM! d'important à vous 
communiquer cl qu'il avait fait tig-ne it cv dernier [>our l'umcner à 
des d^marebcs auprte de vous en rue de propositions, non de votre 
|Mrl, Sa Majesif n'en ayant aucune à faire à la France qui, sans 
provocation ou autre motif iiufliiianl, a oecupéstni ti'rrituire, mais 



<i) llaulfvjllc t CoiiiU (iriiluclioD]. S jaaikr. 

(ï| Voir Sofrl. L'Europe tt la Rivoiadan fraacaîtt, lontc 11), pnç'i 3i et 
■uivaiiles. 
(3| HanleTille à CmiIU. iradaclMO, i ■ janvier. 



CAMPAGNE \>Ë L'ARXIt^h: D'ITALIE m 17» 



XVII 



rbiei) àv la part <le Till^. Au n'sic, il ne (innl |iltiit <^lrv t|iK-stion 
tl'ane uouvello cuiifércnce avi-o Tillj et vous [wuvce rcslcr traii- 
qitille ; il vouK imjtDrd- ja-ii d'éicouter co§ <l4clamation!>. Li^ langaiçc 
l'ili» Jocubins (le l'aria noum vtani di^jàronnu, vou.i fercis liinn ilii 
reste d« ne rii-o Ibinst iraoRpircr <te r«(te visite i-l de c«;Uc cuafè» 
ivoceavoc Tillv. Voiisliiihi'rez de savoir s'il s'un vnnto et <.-e qu'on 
eu dira » (i) 

Au »« oii If liriiit il>' ri'itr rencontre serait parvenu aux oi«il1os 

' des minïMrcs d'Auzlctt-rro et d'Aulriclif il y nvaîl Ifi pour «s pui»- 

aancp» un prétexte de n^fusor ce& accours qu'cile-s accordaient avec 

tant de p«iiic ; on compiviid donc que d'Haulevîlle ait étà inquiet au 

I Kujet de !ia dtvulffiilion et qu'il uît li-iiu h y couper court auNAitAt. 

Pourtniil mnlif ré fi;t nnlic « alixcilu de tout rompre, il est certain 

[que l'on n'avait pas perdu tout espoir d'aboutir. 

Les pourparlers eouliaudrent scerètetnent ; au lieu d'avoir lieu 
avec Tdly li-s i-iitrevues .l'elTeinuAreut «vi-e (iarnt, dont b' rararli^re 
in»nidel leur doiniiiit moin» d'iVliit. Le 5 février, une longue io»- 
Inictiofi ^loil expédiée A M. de Cossila. Il semble que le Piémont 
aurait alors eoniienll h ouvrir dei potiriiarters : mai§ avinit tout il 
avnit de ^mtidfi prt'rcautiona^ prciitli'e uiin que le «ecret vu TtUcon- 
] aerv*. Pi-ul-^trx' .'-tait-ccun pîiïge du gouvernement franv»!» uni- 
quement destiné à le compramottre uvac les alliés ou ù ralentir les 
mesures de dt^feiiM-. M. d'Iluulfvîllu allactiait donc la plit» i;riiiide 
imp<irlnDC<! à ce que M. de Connila cunservit toujour» n ces entre- 
tien» un cnracli^rc privé ; ïl devait déclarer ronncllemcnt qu'il is;ao- 
rail b-s intenlionsde sa cour <> dont il n'avait jamais eu et ne pou- 
vait avoii In moindre instruction & ce sujet ■ et qu'il parlait 
4 d'après ses pfx>pre!i vues en simple particulier >. Ce premier point 
acquis, il licberail de faire Navotr que jnmnis le roî ne ferait de 
jimpiisitinoK de paix à un ennemi qui l'avait nssailli i injustement 
I sauf^ déclaration de guerre h : pourtant t désirant contribuer eu pnr» 
^tîculierau liien de rbumauitét. il connentirait ik écouler les propo- 
sitious qui lui seraient fiiite-t pour L'oiiclure un traité de paix. 

O.inn une uégoeiiitioii secrète, In personne de l'intermédiaire 
I acquiert un grand poids; aassj M. de Cossila s'efTorcerait-il de 
connaître la valeur morale de Garât, l'imporlanci- que Von pou- 
Tait altaeber à se» [lârciles. et xurtout cle qui il tennil Kes pouvoirs, 
car la France étant diviiée en deux partis « qui se dUpulaieiit vir- 
tueltemenl la supériorité exclusive », n celui qui promettait aujour- 
d'hui n'était pas silr d'atteindre le lendemain "(a). 



40 IVllaiileTille a CoMila (Indactian), i&Janviet. 

(») D'HsnUville i Cossila llraduclioa) s février, pa^ i6. 



.wtn 



CAMPAG»K DE L'ARMI>K U'ITAMB ËK Itgl 



A detix reprises, H est encore quc^ioo âes n^octatîons mvor la 
Fn»(lti>. Lu 11 fi^vrier. M. irilHiKcvitle renvoie M. de ComIIb ft 
rinslrudiitn du 5(1) ; l« ig, il »■• n'-scrve i le moment You\a » 
de lui donner des iD«1ruclîona : jusquolA « il ne fiiul pat «junnt A 
prèf<«iil répondre h à ]*in(ermèi)iaire t nu tenter iini^ d^iDarclieiguel- 
ouM(|ue, «t lurlout il m- coovtKul [Mh âe faire quoi que co sait 
par terit dual lo» Fraii^iis ptiiiMrul fntilemeitt abuxur pour trotl' 
bler rharmonie qui doit esister «nlre l«s nl)i^« • {*). 



m 



Contrai reoic-dl A l'opinion do M. d'Hautevilto un connaissait A 
Vienne, dés lu C jaiivirr, \a priso de Toulon ; cllt- y iivail souleva 
uni^ l'niotiiiii coii»idi5r(iblodoniriioibn!i!isdrur sornisail Ifrlio. o On 
porlo diiï^rf ntâ ju^ments sur la cause de c«t événement qui sera- ' 
bk- A liien du niuniio éitu lt> rénullat d*nn plan calcula ilc la pari des 
An^lni.i t^l d<n Exjin^iiots, plutAl qu'* ci-ltii de lu j>rV'|>ondÎT«nre des > 
rutv^rnincJii.se^. ED'-fTcl, si l'on ohiwrvr d'une part que li» uUKs 
avaient plus do ao.ooo homm» dauH Toulon, et que l'on Tasm 
attention do l'autre A la aullil^ des lentntive» faites contre cette 
pifict- piir pluiiieur» itni(td« ^i^ncroux ilc l'Euroiic, on doit Atn- Fort 
surpris qu'il y ail ttiiMi aux patriotes de s'en emparer de vive force 
dans deux fois vingt-quatre heures. 

I l>'S Aoifbis aiirnient dit, et c'est l'avis d<- bien du monde ici, que 
d^s qu'iU ue pouvaient pjis occuper lu Province par défaut de 
forcM fltiniMutes A cela, la possession de Toulon leur devenait A 
plusieurs èi^urds onéreuse, vu auHûuI le peu Ac disjwsitiou d" l'in» 
t(-rieur |>uur se Mounii'ltn- A leur <lomirii>liun. hiqurllu leur mirait i 
tià, sans cela, conleslfe pur l'^ïpic ; que d'ailleurs, en conservant i 
cette plan! puur In rendre A la paix A la monarchie rraaçaisc, ïU 
manquaient, aux termes des ougaecments pris, leur principal objet, 
celni de diMruire les vaiss«aui Tninvais, leur arsenal et les uulri:* 
attirails de ce départemeul de la miirinc rojralo. Ouc le seul moyen 
de réussir i^tait |iar conséquent celui de si- d6çat;er de leur pro- 
niCMc, biissiinl derechef occuper Toulon par les patriotes. 

II II fallait auMÏ il est vrai pour cela oublier lotutenicnt lex inlAcMs 
de riUlio etsurlont du Pi<^monlel de. la Lombanlie autricliienoe, 
puisqu'il jtailt'videnl qu'en i-vacuunl Toulon l'armée patriote qui > 

(•) tTEiaulcville k CoMila. ii UvHer. 

t*) DUaoleiilka Costil*. ly ftiHar tlnduclion). 



CAMfAGNK [)K I.'AHMRIi D'ITALIE E?l 1T9t 



H^H 



l'aMEi^aimil, nc'iu^ruil In liiici-lè île m itorbr vers l'Ilalit e-1 (l'au^- 
uiter par Ift rcnncini que non» nT»ii« en tacf, d'une fnçuil b lui 
'diiiini^r un» siiptl-iuriti^ tl^-idcc ; mnis cp riHC|iic no poiiviiit pjiit rOii^ 
lrr<l*itlniii-i'r les NVi\ntngeft que li> parti susdit li'ur |)ri^<-nl'ii( • (i). 
4ic juiri'i>ii.'tit <l<' M >l<: Bi^ittei'-lait cL'rluiiicmrnt pax^ioanè. miûa 
il i*laîl liion ifviitnnl pour liiul li^ m>iii(l(; igiii'. I<i morinc TrHntaisv 
U^lrtiitti. les AntrlaU Kvniuiit rempli li*ur Util : rucciipaliou de Tou- 
lon ii'iivail [iluii irioli^r^l [tuuroux. et lo iniiiulieii d'une ffiiniiitiin 
.(Uns elle place u'nurnti «u d'aulre lùauIUil que il<^ luser fea A peu 
M de Ifur rauspr tien fraÎK ci)H«îd<^nildc!t. 

Dans touU' la lunt:ui.' période qui )iVti-iiil dr i ^i)2-i8i5. ci* sura le 

iWhI ubjwlif di- l'Aiiiiltilcrrc. Hu Tcxid.à Copeiitid^ite, .^ Li.sboiiDC, à 

^fltvrs, paiWut. dôtruii-e le* flullcs, sans Jamat» ri!U[nnr si'5 contin- 

igvnls, cl IniviT, ;ipri'*slrj( nvuîr lancê^-'iivititii-lii France;, l>-« puissaii- 

Ict'a rouliiieiilatei â sn miTci. A Ifi vtril»' l'Aniflclorre a'rns'fl<f»"i'a i-n 

|E!t|>aiïQe;(«t appui i!«il(era A e<rtte pui&-<iniice ses i-olonics. Et met* 

IflUt ^n avant In «Il iMi di- la lil^ertA de l'Ruropi!, (ttlr poursuivra 

unique- mciH «ou n^vc dp di)iiiiii;iliiiri mnriltm'- iiiiircrMlle, tandis 

iqui- sur lu coDlinoiit etlc mninlictidrn h peu pr^-s li- xlatti ifuo. 

M. df nreinr jus^eaît avec une pcrspicacili- ix'niai4[ualde la |wli- 

[lique iiuirluiNii dau!) rt-lle iifTaire ; lits Neuliineiit.% qu'il prAïc iiti cho 

fvalii'r Edr^u, atnij.issadnur d'An^l^'Ierrc À Viotiuc, agnt pu nfalilé 

n'ux duut M. lie Froul muuircni la prifdomiuaiice à Londres. « Il 

euviiuisv pluiAltes deux autres ôv^Demeutsque je viens de mouliao» 

ner |i) •oniitii' iiiir- di.-!t vues du ralitnf^l tiHliiiitiiqUr', dnitt i-n elTct 

te principal objil dans crtir ii^nenv ajant toujours t-lc de ruiner (a 

mariw rrsncaîsc et de tenir eu altoudanl ses escadres de l'Oo^an et 

Jf Iji Mi-ilitiTraiii!'"' CQ ^rhi-e. pour que le (tavillun l)ritailiilT|Ue rvii- 

MulrAl moin* d'ul'Ktiicle daux mi-s eipi^tilioiis aux liidrs urii-iiUiIes 

H tM-ci dentale*, on neii'e«l jamiiis unvupA à Lundres du projet d« 

diminuer lu puissance lerriturioli- di- In Frartc» en Europe que 

l'iiinmt d'une vue se<undi(ifr k laquelle on a renonce sans r^pu- 

I imance du rdtc du midi, (nul au moins, d^s que le ministère s't-Jtt 

' DMITainra de l'imponsiliilitède niMiTTiLler assez de mojr«ns |H>ur y 

réussir, i 

M. de Flt^tne n'avaii p.is attendu les înHlruclions de sa cour pout 
l'iufurmiT «lu miMures que le mbinct aulHcliien comptait adoptvr 
k la suite dv In reprise di* Totitnii : l'iimbassadeur d'Ausleterre, 

(i) De Rr^me A iI'IIbiiIctIII<. janvier. 

,4i) Le *i^R' A* liiiBhcn|ue, la dcitinalioa d'un rarp» et \m\t\ir* pour !■ 
' Vi!n4èe • tt >[ui ne pouvait tin \\at ir^i unircui >u iilmi J( i.'«iii)iii(pie |>irii- 
«liitr des iroupei iniptrlal«> >. 




x\ 



CAMPAGNE DE L'AUJIKl-: l/lTAUfi ICN 111»* 



Itl. Rilrii. iluiil rinflucnce r-lart furt g^raado à VieDDC. en ayant parU 
i M. lie Tliiiiful. nvnit (il>li>nii l'nx-iiiriiiK'n ijiie It^it ô.uoii hommes 
destinas pour Toulon allniont recevoir l'oriliT d'«rci'lérer ktir ttiar^ 
cho a poar f)c rendre â la port6c do renforcer les troupes de Piémont i 
fli le besoio l'exigeait n, 

EniH-ri'i' couvrir l'entrée de l'Italie en ujoulant un ai petit Corp« i ' 
celui ipii tCy Iruiivnït, c'^luil «vouer que l'on a« crovait |Mft à un 
p^ril sérieux ou que l'on fiait hors (l'6tal do s'y opposer. 

L'ambassadeur concluait de ce ffliblc eFTortqno l'Aulricho ^tatt 
résolue à ttf(ir seule el ù n'a&socter le Piémont •■ â ses mesures que ' 
pour autant que la défense des pasnat^es le.t plus vuisius pourrait I 
l'exiger i (i). 

I^s premiers rcnseifcnements reçus de Milan furent loin de con-j 
trihuer à calmer les appréhensions ; il semblait m^me que l'on 
n'eill pas obtenu A Toulon le faible résultat de détruire la llolle fr&D-] 
^îsc ; h ce sujet lc« rapportai «■: r-tmlredisaienl. relui de rilii-ranlini. 
en date du 4 janvier, portoil qu'A l'cxccptioit des bois de con^lruo 
lion qui étaient suus l'eau, de cinq vaisscaus et do quelques fré'| 
gales tout était détruit (n) : au contraire, l'archiduc mandait le 
intime jour < que les nouvelles arrivées de Nicv à (îénes disaient 
presque tout sauvfr * (3), Toutefois il prenait soin d'ajouter que ce] 
n'était vraisemblablement quo des liAbloiies de Tilly destinées A] 
donner plus de puissance au parti français. 

t^n effet le to, (îUeranlini pouvait expédier un rtnt qui conlir- ' 
mail sa dé|>fche du ^ ; il en n^sullait que cinq vaisseaux seulement 
«laienl restés en bon élal; les autres étaient ou brilles ou mis hors 
de service (:Vl. 

(Je rnnscîgneroenl «e confirmait pra npré». 

bans le mois de fiivrier. onappronailavec certitude [>ar des char* 
penliers revenue de Toulon, on ils avaient été cmplovês n la rëfee- 
tiun des navires. • quo seuls quatre vaisseaux de ligne, cinq frégates 
et quatre petits t>Jttiments avaient pu être réparés • «t que le bois.1 
manquait (5). 

Ainsi donc, la vuîe de mer était fcnnée pour lon^cmps aux con-| 
vois français. Mais si l'on était délivré do toute inquiétude A cet é^rd. 
il nVn était pas de m/'nie au sujet du concours éventuel do l'Autriche. 

A la réception desordn-s de .son roi,. M. de llrémese rendait auprès , 



Ut Dm IMuir k •l'II*ul(ril)«, C jauvjcr. 
(«) lîtiirsiiliiii à Ttiu|;ai. l jaiivicr. liage ■. 
(3) L'kri'tiJdiic a ['inipcreur, 1 jaaviir. SapplenenI, p^ge t, 
ft) Gkrrardiai i Tlivgul. lO jau'irr. p>fo lO, et«l expédie a*W it rap^ft j 
dn lo. 

<5) Arckidur k l*eiB|wrpur. n rérrler, Sii|>pl(:nirnl pa^ 17. 



CAMPAGSK DE I.ARMÉE n'ITALlK EN I7ai 



de Tliugul |>our lui exposer l> miitxiuii ilunt il èlMÎt chargé et lui 
proposer des* tnctlrc d'notrd iMnirndoptrr wn*" miin-Iic communia; 
il If (rttuvail Ir^ mal dispoAi.^. • Il cimincnÇ'^il pHr me l^moîeocr 
av«c ltouuc<jup de vivacité sa surpriHe de ce qu'on vunliU *■■ rnnci'r- 
ter avci: l'einpi^riïur pendant i|ii'ua ln«ilii)l h Turin M, dr Vins de lu 
fa^OD In plus ^Iritn^i.', qu'on lui iivail 4l(' In rnininiindcmonl de l'ar- 
tuév. el qu'uti pous§ait la mtOliaacc envcr» cet le cour ici jusqu'il siip- 
puMr qui! le ausdil ^^néml eiU ti'^^ii des instructioiis .lecrèleH eon- 
ttaïrKt à ao* yroixriH, et que son iiiaeltoii peadnul l'^itè e( xuii 
i-titrepriRe sucentsivesur Gillrtti^ uViiS-ietil étc ([tie tiiKuiled'unct^iMi- 
duîlP malicieuse et ru»^e do sa part, et il finit par me lémoi^'iieriju'il 
n'y itVMl guin lieu, apn^ de tels préalables, de m concerter eoiiem- 
iilc ; i|u'<iii nouK liiiïtviil pur i:(>nN^ii]iieRl l'uHaçc «t l<- libre emploi 
'de 8.00U Aulrirliiriis que l'cmpi-reur 4iv*il iiecurdi^nii roi, «pie iioo« 
«nanoos à |K-»ser«vcc cela A nous dérondre, et que d'ici l'on conlî- 
Huerait à s'uccupcr, comnin on le rainait, Ju «nlut de la Lombardie. 
l'emjMTi^ur aviiui mfno- déjà rasseiutili' Si oi-l elFel toutes les trou- 
pes qui l'v (rouvnieul <)an.s le voisïitnjT" <le [*nvir pour £tre plus l'i 
portée des débouelic't qu'il _v aurait ù çtunler, «î les Krançais fai- 
«aient mine de vouloir passer soit par Vinliotille soit par Novî' » 

Celte i^puQs^ était nette ; elle représonlail le point de vue autri- 
chien : M limiltT à l.-i di'-fense de la l^mbardie. 

Les instrnctions de M. de Dn^mc te metlnicnt à même de repoua» 
ser les i-eprocfies de Tlinir^ul. La réunion r)u ccinscil de guerre où 
M. lie Vins Mtait appelé avec voix prépuudérunte était la meilleure 
preuve de la confiauce dont JouîSMiit ec i^-iiéral auprès du roi. 
b'niDeiirs le* qucstious personnelle» devaieni céder devJiiit la ijrH- 
rité des virronslanccs. Il montrait aussi facilement, même en adoi>< 
tant le rdle sépur^que l'Aulriche voulait attribuer aux deux armées, 
l'impérieuse nèc4-ssilé dn s'entendre, puisqu'il étuît impossible de 
défendre IVnlrêe de la I.umliardie au\ Fntuçiûs, u siin» s'oecuper 
des défilés soit du cAté de Vintimille, que de Novi, qui se IronvHienl 
dans les élaU du roi. et que {Mtir cela faire il fallait donc se cnn- 
cericr ensemble ». 

TliliffUl refusait de se rendre à la justesse de celte remarque; • il 
TepK'-nail sur-le-cliamp qu'il ne cio^ait pas que noun fussions dans 
l'intention de nous opposer A ce qu'on vfnt sur noire territoire nous 
rendre le serviee de prévenir l'irruption d'un ennemi qui nous 
nieDni;ail des plus j;rundx malbeur» o. 

Eo tésamé, le rAlc du Picmonl se serait Iwrné ■ â la défense dea 
passnçvs qti'r cjoduisaienl en Piémont depuis le col de Tende jus- 
qu'au Saiut-BurnanI n. Ce projet avait l'uvainlage de •> rétrécir d« 




XXII 



r^MI'AGXB Oli U'AltUlit: D'ITALII-: ES 



bnucuup* In Vitfne d? défcnn- et d'Atra ■ moin» roillciix t. MaÎK 
pour l'Ri)oplt>r, il fallait Atre aosuré que In gauche (te U ligne suniit 
suniaammpDt di^roailue «( que k Tronl est iI«h Al[>efl ne serait p«8 
luiirnA pur le HUiI-«-st ; A inoîii* d'avair cclli' xilri-lf lit conr de 
Turin ne. pouvait conuotir â se limiter A la dfft^DM de ui droit» en 
d^arDi&sant complèliMiienl sa o^auehe. virlueltemenl di^lioéi' A Hn 
tourna. 

San» viEprimcr ci*lto crniiilr, M. de Rrjmit te «onti'nUiit de dire 
que • l'int^rtl commun ne lui paraissait pas comlnnô en (OiU 
p<iintH l'frnIemcDl • avec le projt'l atitricliieii. Il demandiiil iilom et 
M. ili' Thu^ul si i-'AUiil s«i» dcrntci' umt < njiiul onlrc liacci-k-rcr le 
plus t Al |w>iuiible \t rrlourdp kop «ourrirr >, Ttiu^l l'inviiail k 
«lli-»dr<- In réponse do IVinport'Ur A la lc(tn>du roi f'r). 

Le laoïrai^ du miniHite pri^AA^iMil jwéi- avance ce qHVIIfnlUit 
^Ire. Les n^-nl» uulriirliicno avaient cxpi»^ avec forc^ dnas tnux 
lB«r« rapporU l'importance de In cluilo de Toulon et de» coosé- 
qni-ncn qui en iV-ku Itéra ii-nt ; auHïilAl l'iirehidue avait insista sur 
In ni^ssilé de ne pas periliv un inslaDl pour y remMier. I^iiis^ 
sana iDstiurlionK. il seifunliiit migncuHimenl d'euvmj'i'r la dèctuitin 
inipi'riiilc mais il ne pr^pnrnil à njrir d^s qu'elle lui parviendrait. A 
ccl elFel il ruvovail iV Turin lo coluiii^l Simbscheii « utin de bien 
s'iiifurmcr de IVL-tt di- d<^ri-Q«« i-l doM moyeu» A t-mploycr >. Cet 
officier, qui juuiosail de IVnlid» contiitnc*- imprrîalr, lui avait éuf 
ndn-MK^ afin dp rcnilre compli- de la situalion des forces inilrt- 
chieunes en Lomltardie el de» diN])i>Nitiou!4 A ndopler |K>ar U ^j 
d^fenite de eolti* priivioco. ApiVt* avoir vu, par lui-nidnie, l'Alal drt ^M 
cbuseit A Turin, ïl xrrnit parfaitement fu ^tiil de mettre son sou- ^i 
vi-riiin A mfme de se d^cjder en pleine cunnniuwnee de cause. Do ii 
l'avis do l'archiduc une résolution s'imposait: l'entente avec h tpi^^ 
de Hnnlai^ne. 4 Je ne puis «(ui- dire et i^pii^lcr sur ce point. iVri-^l 
vittl-il, qu'un plan eM nAcc&uiin' cl qu'il iloil Atn- rouveim d'avance 
avec le roi de Snrdaignc Il n'y a pas de temps A pcrdiv > (s). 

En outre du p^ril français, il fallait tenir compte dn pnrll 
qu'adopterait la répulilique de tif^ne» ; comme l'exposait très juste- \ 
ment l'iireliiduc, Ir fianc de la li^rue dn défense alliée appuyé A eel 
fui n'élnil plus iiKNuré : •< on avait un cAii do plus A défendre vej« , 
le fîi*nois », et cotte situation méritait que l'on y portât une •• atten- 
tion plus parliculiy^n.' •>. 

I.e danger s'iinnuni;ail commet prochain (3). D'après cerlAinsi 

(l| De Brétns • iTtlaatfvtlk tt J*nvltr. 

1*1 Arrhiiliir \ |>m|iFrr<ir. ^ jjBTîcr. SuppUincnt paft 1. 
S) tihenrdiai k TliiiituI, 8 jmiTkr. page 7, 



I 



CAMPAGNE DE L'ARMfiE D'ITAI-tE EN ITOt 



XXIll 



«lires « Tilly arait tuéron notifia mînisli^riellf-m^ol l'onlnV do 5o.ooo 
Fnmvnii' pir l'^L'iI iln Ctéiit-a ea Pi^muiit <■! en l»tnl)ardio k. L'nr- 
cbiiJuf- D'njoutiiit poini foi A m rajipnrt, tnaU il était convMim-u 
qu'au cas ou celle invasion w i^uliM>raîl f Ira ti^nois ri Ih Ri'pu- 
liliquc III- fi-nii«-nt qu'unt- Taible résistance. {Mur Iks fonm-s, h L-iir 
pnsuiiKi-i il Irn {iJtrtii;iiliiTâ et In iKipiiIntion Ri'tiniu- iii> joindrRiunl 
• cm et Irur foiiniirnk-nt li' ni<<-.<-x»tiiv ». Aussi, pour tire prêt A 
loul Avèuami^ul. l'an'Itiduc r6clamait-ii immi^'Iiatrnii'Dt a.ooa 
Crnalea l-d dciiora des quaUwbaiuîllons de rcnfaKili'jâ annonce* (i). 

Les riip]>iirl> de riiiiihiiKs.'iilcur iiutrîrliû'ii i Turin ii'(!liiii<nt [mk 
plus rassurants ; il r<-]irrsriiiail In siiuntion comme plus mauvutso 
([u'ellc- o'tilait r^IlcmvDl. et. faisant a b«tra et ion d« l'annfo pii^mon- 
(aUî-. il ^riviiil ■ que le .huiiI okiljnle riel (]uc Ich Pranï.iis wnrun- 
Intrairnl iit llalîu ^rniîl O'iiii '{ui- les IroujirrK di- Milnn It'ur nppo- 
•rrnittil * (a). 

LVm|u>ri-ur Mail pii-paré A ci?h di'niandc-tt de sncuur^ ; M. de tilio- 
rurdiin l'uvuit uxueti-uii'ikt ti-nu au muniut den riipjinnK de 
M, il'IIiiiiti'villti avec M. Ar Trnvtir ; il savait qtio l'Aniili-litrri! 
Hppuiorail rotli-mirnt loL«d6marrlirx faites A V'i«anc |Mir lo l'ii'inont 
p*ur que l'AutHi^ho vint lo soutenir av*c des forces siriouse» (3). 

Dut» lo Ital de diminuer Ils chai-^'« qui allaient lui incomber, il 
{irojelAÎl ■)'¥ riiin-rontriliUurli-sputsMMOi;» de lit ]>ènin>iulil.Oi)f!X|M>* 
sera dans un chapitre séparé la conduila que tint le li^ouvornenirnt 
liBju^HuI envem la llppuldique de tifiiiea i.-l \es l'frKtt.i qu'il fil pnur 
qu'alli' di'-r>-ndft *a nt^utndil'^, DîsouxKi'uli-'mcnl ii*) qur It^ i5 janvier 
M. de Thuipil r«-(ncl(ail à M. dn Bnlbî (4) une- note nn il sommait la 
Iti^piihliqut- dn se d^clnrrr. A peu pr^s h In m**mi> ^|ioi|ue, l'rmp(<- 
F«ur donnait à connaître ses pri-mières intentions concernant la 
ili)fi>ii«i.* dr l'Italie. AiD»i que Tbu^ut on avdit averti M. de DtAme. 
il iMinpInil fuirn lappcl aux |iui-N>iitic<'K de l'Ilnlifi. «ans ifrund e)i|iiiir 
ilo suixèn, cl riinfir^r à tle Vins le rnmmaiidemenl de toutes les 
troufies atitrîchieunc» ; de cotte manière on mettrait lia aux tirail- 
t^ment» qui t^xistaieiit eoiro lui et la çt^n>!ral Stain. Bien qu'averti 
de la inanvi(i«c vidnnté d« ce dernier, l'umpisraui, en louvenir des 
terficos r«ndns, se conlcittait i de le faire enifagrr soaa main à 
diinianiler son ebangemcnt e. 

I.'urcbiduc .ippnvait vivrmi-nl lo clioil de de Vins comme gtoi^ 
mlisKitoe, jugeant sa Domination t très ess«nliplle * pour le bien 



fl) ArrliUur h Vnaprrtar. it jnniler. Su|>plé«tnl p«Kc 4. 

.1. 10 jaiii Itr. pMft II. 
il - (if ne* t Virnn*. 



XXIV 



CAMPA6M-: DR L'AHMÉK DITALIK KN HUl 



du scrricc impérial. * Sans oe(a, imlii' la çiiern- »\er les Fmti(4tÎ!t, 
on en aurait uno eoolinue min m»in.'< ijtvitriirlivi!... ciiliv le* doux 
eominiiiKliinlit ■. L'minm' ]>r<'rièdcnlr', StRtu avait rxcivé le. cini* 
miindi-tncTil du corp^ do Lombnrdic et dp Vins «lui du corps 
aotrichiffl joint à Varmée de Piémonl ; îl on élnil résulta une aiii- 
RiostilÀ ouverte entre eux. Stain n'avnil ret»!: de hliliner loul ce que 
fniiuiit de Vin»; il iivait niénu- rli' jiivjti'A refuser d'onvovi-r des 
< rc<rnie« drensée* u aux biUnillons deifuerrr ; ou leurav^it expédia 
toutes le» nouvelIcN recruen qui n'avaient raîl qu'embafrasner les 
régiment*. MAme au point iIc vue nior:il. le» charges Ir» plus 
(rr«vc> jjesaî.-ul sur lui; il t^tJiit li-llctni'ul iliVrit' que ■ ton i''lui> 
gnenii-nt re]i^vei'ait d'nl>nrd l'iipiiiioi) publique eu faveur îles 
tnoycuii d<- il^ft-nHC de la mRisoii U'Auliiclie on Italie «, 

l.'archiduc était ehiirjîô dis a^sjrnoiiitiifns ^ mener a»-oc les prin- 
ces d'Italie; ouiume il vu pr^vnvuil r*N:her.<.'etlec<>niitiissii>u lui l^tait 
peu nf rénble et il jn^iil absolumonl inutile de s'ndrcKser k rux : 
GCncM rt Venise probablement no voudraient ni joindre leurs 
troupes ni donner d'argent; Parme, Mixl^ne et Lucquos n'avaient 
pus de lrAupi-?( ; la Tosiiinc cl le» ^-Ut» de l'Egliso avaient à peJoe 
île quoi subvenir en troupes cl eu Argent A leur» propre» besoins (i). 

Cette dernifrc d^p^cho parvenait trop lard pour cxeroi-r de l'in- 
fluence sur la ri^ponse oflicielle do l'empereur à la lettre du roî| 
mais auparavant le rolumd Sinibscben, de retour de Milan À ViennS) 
l'avait mis nu murant de l'élnl des choses dans lu p^ninxnle (a). 

Lo 37 janvier M. do Itrt^me recevait sou audience de di^|Mif1. 
L'empereur se d^larail convaincu du dautrer que couraient l'Italie 
et le Pit'mont. et il piirliii! d'v n^nuir une armn- de 5o.nao à Ro.ooo 
hommes sous le i-unmiaHiIenieni du g^t'nf'ral de Vînt. En réalité, 
pour le moment, on dirigeait en Lombardic quatre bataillons, deux 
mille Croates et quelque cavalerie. Sur la question décisive ilo la 
réunion des deu.t armées, rempereur se cuntcntail de répondre 
qu*il < avait aulorist' l'ai^bidue dr Milan à s'ik'ciijht d<-tlnitivi'Uieal 
de a: qu'il cruimit tiéeessaîren lobjet de la défense de l'Ilidic t. 
Toutefois celle assarunct- n'était pas répétée d^tns sa lettre au roi, 

Le Piémont avait parlé de mettre en ligne 5o.ooo bommes ; en 
faisant appel aux autres puissance d'Italie, ou arriverait 1 100.000. 

Une telle armé« était évidemment, non seulement en étal do 
tenir tête aux Français, maïs même do les tMllre. En fuît, elle 
n'exislait p«s ; l'ambassadeur piëmonlais reconnaissait lui-méoto 

(() AfchUue i l'an)|<4rrur, it jnavirr. SspplJmenl, pan ^. 
(■) C* rapport n'rJtikit pISN. Vii<aul. ^alUa, psfe li. 



rAMPAfiNE DI-; I.AIIMI-K [»rnuK bx itm 



XXV 



iju'il fnudrail liicil du temps puor atloindi-c [c coiitn'p'iit fixé put 
sa cour : '[Uiinl A l'upiiui des auliys |.niissaiic>-s d'Itidii.% |r Pïi^mont 
sVn M>uciait peu, Naidcs paraissaul ilisjiiiM- it fournir un corps 

[ naxiliiiirc, d'HiiiiIrvilIt^^i-ira Ir 3* jiinvicr <({u'il ne si^rviriiit guif 

[qu'A faîn' uiimlin-, à m yi^vr pur In i-oiit''Ciîintv (pip li-s «"Idiils 
nniHililniiiH nvoinit (■do ilt'v/iul IViinemi i) Touloo > (1). Ct-tlc opi- 

I nioD ne lui étail pas partie» liiVn-. l'archiduc lui-mCmi* De se mua- 
troni [las dt-strrux d'avoir i)p« troupes îlnlii-iinrs « diiu^crouses A 
ciupiujrer dcvaiil ('l'iiuviiiî li<irmi:( diiiix i[tii'li|iii' aiirtii^vn • u1 aurait 

I [iriférê rcrvvuîr de» ittcours «a ari(*nl (ï). 

l'.v\ élut dr chuses no pouvait avoir i^chap(ié nu muuvcrfirin<-iit 

[ ■ulri«hien. Opciidanl il t-tail n-Milu A se limili:r h [11 di^fense il<- 
la Loml'Hiilîk- ; |irét<)viinl m'nir !>• fun où Ii'k Fi'Hii^'itÎN ilrSuiichow 
nlfuli'D Italif, il con>iik-niil Manlaoc •'oinnir snil puial lui ulFraiit 
iiiiv liiinnc position pour se concoatrer t «t conri-ir rn mt^nte temps 
!<■ MrMicnilis cl la Tosciiiic, (juîtt'' à rv4-i)iii|ui-ni- aptVs cela la Loin* 
linrilif (|uaitd ou .«l'niil a.vwx <■■) (oTct- pour alliii|uiT l'ciiiK^ini en 
plaine >. ABu d'éviter de fniiv di^lurer ]» rt'puldiiiuc de (i^iie.s en 
Faveur di-s Prnuçiiis, on n'avait ponr le momt'iil aucune iuleiitinn 
de vioIi'i-Kou Icrriloire \3). 

l<r Piémont était donc averti ; dans la crise qui menaçait son 
cjtistencc, il n aviiit ù compti-r <\vr ^ur lui ;u-u\, M. di- Bi-Omi- iifsu- 
niail i-ii ccK Icrnit-h les iulontions de la rour de Vienne telles 'ju'il 
les comprenait à la suite de l'audience: « Ou vaudrai!, pour la 
moment au moins, qu*ui> eiiacuo agisse île son cAU; ronllaul au.V 
Au tri cil ion s b ilt-ft^nsc des jui.uii^-h de ViniiKiilte et de G^nea el 
tux irtiupo de Votre Miijesté celle di- la ligne ijui s étend ilepiiÎ!» la 
cij\ tir Tende jUM^u'au delà du Saint-Uernard » . Bn arriére s« tien- 
drait un cnrpa formé par les Autrichiens et le eontiofr><nl des princes 
d'Italie, le loulM>usles onlr>-s d'ungi-Rtnil aulrirliicn.M. deHi*iiie, 
A InivctH 11- v«gue liiiliiluel el la forme des piindi-s ili|diiniiiti<jui-!i, 
arail parfaibmeNl reconnu les întentioas du cabinet autrti-liîen el 
ri-it»eifrnif sa eour. L'on eomiirend donc ijui' l'areiiiduc ait vu rein- 
plster avec joie ce diplomnlcr avisé jMir .M. de CusCelalfer (»), 

Le DiCtnc jour, l'empen-ur verivait nu roi ; sa (dire élail In euii- 
Bnnaiinn du rapport de M. de Jtr^me : sans rien préciser, il s'en 
Irnait (ides termes arinéraus suc les secoui-squ'il pttuvail lui fournir. 
Touieâ les traupesautrichiennr^dispouildexdiuei le Milanais avaient 



{i^ l>Kaiii«riltr è de Br^ntï, ti jiBtier. 

(jj AreliKliir i t'rmpmiir, »8 janvier. Su|iplcnitDl. p*fr 7. 

I3| D« Brtei* au rot, rj Janvirr, ptft iS. 



XXVI 



CAMPAGNE DE I.'ARMÉE DITALIB EN ITW 



onlro ilr M ToioMmi'hT Mtriint frinilièn'i ilii duché p«ur^ formûrun 
corps (l'orniiV. Na Uchc prini'ipalv ««rait i d'obscrn-r li-« iléhuu' 
cMs ft pHK&aitva <tii iorrilDii«ilc OiSi)i>3, alln rlc* m- transporltr sans 
ilàlni lA DÛ les divorixliinccH cl li> ilt^vi-Inppcmi-Dt ileH vue* ilc l'ea- 
ucmi {«(urruiciit l'cxiifiir, supjiOM' <[(ii; Ivn Friinçiiisviiis«i-nt fi pén^ 
Irrr ilaiii In RîvJAiv «tu Poiipiit ». 

L'cmporvii r prumettail l>icii d'augmi-nt^'r ce corps « aulaiit qu'il 
lui «crait |K>HHiIile > iniiiit II ai* fuÎMiil piiN coiitiatlfv à cumbieu lî'cl^ 
virraîenl t» n>iifurls tirés <lc »r» EUiU ; «n nuire. Il ferait appel nui 
nulf.'* prinri;-* iritslie pPiirrniiffiurir ii In défense rninniuric. 

Kn miïmi- tempH, il oxpriiniiît la forint' i-^nvidioa quo l'iirini'c 
pii^munlaisi^ appuj^e jiar lo rorptt iiii(iliairc atitrithim Hiifliraità 
la déri-DKo lies IvlnU pirmoiitais ■ ilii cAiv de Niin^ et dr la Savoie », 
burloul d^iiis ce moment oi'i tes neti^eiiciiiivrBieiil en partie ei'froii((l)> 

L'impuibsnoco des prince» d'lt<dii>i^t8Ît trop conoue (w>ur «|U'i>n 
pût M li'tirriT à Tgrin «le IWiioir dVii recevoir le moindre acrroîS' 
*em<rnt de forer-.*; fnfmc ^'iUs'T pi-<^t.-iienl, liti^n du lemp* s'fcoiilo- 
rait nvunt ipie leurs enntimreats cuHuot rejoint ; eumitie nous 
l'avont» vu, l'arrhiduc iib coiu|il«tl Nullement nur celte resNOuree. 

Sur 1» (juiHlion <lo_s niiiforU aulriirliienit. IVmpereur s'était 
ri^ncrvé ; •iiirloul il nvnil omis de réponiliY- »ur IVnleiile ^ établir 
riilro le» deux iirinècs ; d'tiprOâ Icm termes emplojréa, il ne pouvait 
V avoir doute, l'année nulnehicnile ne eouleut^rail unîc|uemei)t dfl 
rouvrir le Milnnnis contre une invasion lif'dwurhaiil du tiTritoiro 
de iiflor». 

Lfl réfmnse iIb Tompereur était atlcoiluo avec une vive inipn- 
lienl^e A Turin, vu l'unçenee de» eîre»nstaiie<-fl; dfs le a^ janvier, 
M. d'Hauluville s'tm{Mlieiiluil ili: ne l'avoir pas re^-iie [t), Vo,vant 
les Iroupi!» aulriehirnnes demotiror immobiles eu l^imltarilic. îl 
■luulail qu'dic fill favorable. « Je crains be^iucoup. écrîvnil-il, que 
par une suite dta prineipex <|u'elli> l'Aulrichei a adopliïs à notre 
éjcnrd elle nu ne litirne naiqtiemenl a pi-enitre îles mi-sures pour U 
seule dé^'DSC tl» Milanais, n moins i|u'on ne se UiMe n-nllriser at 
subir la loi qu'elle voudrait ilicler <• (3). Il avait deviné juste, car 
trois jours plus iJii-d l'areliidue cuuscitlera A l'empereur do faire 
]Miver i^an appui par bi rétriH'e^uîou d'uue partie ilu Miluuais (4)- 

Enn-ccvanllRdt'-|MV])>'du >i où M. dellr'^mereiidnil rompir do son 
entrvTiie avec ThuguU M. d'Ilautovillc, remarquait aussilAl que le 



{0 LVinp^fur an roi, tj JiBTter. p^ne l^. 

|i| D'II'iilr'VtlI'' A fir l)rf«B, V| jautiar, 

m muiilrvlll* t, (Il rmnl, i&JaBilcr. 

(4) Archiduc 1 IVmiiertur, iH jauvitr. ti«pplilaie»l, ^am m. 



flWlPAGSIv DE t/ARMÉE filTALlE EN IÎ9< XXVII 



' miitiftln anirtcliien it'avail |>iirli^ i que des mi-^urcN A prendre 
|H)iir ta d^Tiiisi- ili> \m L<irnli.inlii' atilni^lùrniie ■. ■■ JVii lira la rtinx^' 
i)iiiiicn, ri^[iiini|iiil-il, qu>' l'on nv iloil guéie s'atlendrc qu^ la cour 
d« Vii'nne soit disposÀ^ i pi^ndru dot i^oiiomIs «vm oatiapour 
nui- diTnnse fonihiu^' p1 miilup1)« > ( i). 

Le mf iiii- juur il Tnisnit piirl ilc »m noirs pre«*«ntimciils A M. dfi 
!FroD(,c'«iail le l'itimonl qui allait rcâsentîr n le contre-coup h do tm 
KpriAo de Touloo (a). 

La tl^citiîoQ (le ta cour de Vienne, qaoîqur pn^vui,-, n'en eicilait 
jias moiiiH un vif in^ronlenlcment A Turin ; iinf not*- pp*p«r*i' par 
U. d'HtiiiIrvilIc fi) vue d'un coni^r^ti tenu aprè» l'avoir reçue k*1 
un t^nii(ii{iisi{e drs inquii^ludfs qu'elle provoquait. A partir de ce 
niumeiit on _v *lail fine sur les iVftululious dr. IVtnpeixui"- I-e» fareoa 
l aiilricliieiiiii-Tt agiratenl en Ittdic. • Miiviint un Mole volotilc, Nnns œ 
«mu-rler lA-de-KsuK ni «vct le roi ni avei- nueutie autre puiRsnnco 
inléri'Ks^ I [-1 indi^penilaniment des disponition» iido|itèes par le 
roi * pour la défen&e |>ai-ti(ruliùi« de m-» pirqinM RliiU *. D<' celle 
façon l'Autriche «rrentliiit « l'Hrbilit-dn iHirldo l'Ilnlir •■ 

Ut rrtln du Piémont ru- n'-duirair à défendre les AI|ms du Sninl- 
RiTiiaril A Tuddp « sanH aucune îa^renci» ni ilani* la défense de» 
d^huuchfe de lu rivi^n- de (jéiie.i ni ilu reste de l'Italie ■ (9). 

Si tel éiflii vi'riUiliIrmenl ]e< projet de l'Autriche et qu'il Ml 
mi» Â exécution, le l'icninnt ttait mmeni' au r4le de puisHance non 
alliée Riais subordonna. 

Tout<-fi>i<i 11- ifonvcrnemeni du Turin ne laiiuiiil rien |inratlre de 
*e« t^ritnt>l<-s sentiment», mi>me n *e% nmba«ffadeur« ; 1« Tt fi'vrier, 
M. tri(aul<>villei<crivatt à M. de Front; « La rfpansA que l'empi- 
mir a faite au roi n« développe point le plan qu'il peul avoir 
sdtipl^ pour la di^FeniM' de l'halie, mai* |>ar les pmpoH qui- M. le 
litnm de Thui^ul a tenu* au maiY|uiK de [tnVni<', nn r^l eonimc 
. amitré que la oour de Vienne song^ M-Hcusemenl A coucerlvr les 
niMurc» les plus propres k prévenir l'invasion dont on e«l menncA 
df Ih gtandes Priini;ai.< > lill. 

A M. de Oticnirdini. le mi dt'iclaraîl qu'il avait < toujount élâ 
|i»n>uadA dcssenlimentAKinc^n'act de la géuèrosîté de la maîiwn 
•l'Auiriehe ■ e(, en le eoni^édiaul, lui prenant li>s mainK, il lui 
■lisait ■ aver les lummaux v>u\. qu'il alleudait de hi ma^nanï- 
niilA d« S. M. l'ËmiK-reur la consolation de m's vieux jours cl la 

miaulEville i d« Orfinv, f février. 
i>l DIlaiitcTttif A d( fponi, I" «Trier. 
(S) \otr de •l'Dmtrvillr, S (ériirr, niicr ai . 
i(t inUalrvitl* jt di rr»ul, 5 r«>ncr. 




ÎAMPAONE DE l.AHMKr-; ICtTAl.tE Rîf 11 

repoH de mi fiimilb, (jhÎ ne !('6Ui( jamiiiit tix>uvc« dan* uq ^Ul ù 
cruel cl 4|itî ii'avuil d'autre espoir que dnns la {irotection cl tr 
ficcoui'sde la maison d'Autridic A U<|iici]o il cnntinit son cvistenre 
et lous ses intrr^U ; <[u'il ne iravail pas même de conimcllnr une 
baHNe%Kc eci piirlatit (le II) liorli' ji Vulrt' .MiijtrMi' dniit il irmi unissait 
la (grandeur et la i{éiii'roKil^ de siMilimenl >. 

L'ambassadeur a-l-il vraiment ajuulè Toi à cck Mtarqocii do rnii- 
Banee. cru A la niiitérilè de Ih sBlisrai-tînii du roi ? Pourtant la 
dét'InnitioH de l'empereur était bien Iniii de «atisfairu A ce que 
Victor Améxl^e le cliargc^it d'exposer à sa cour. Avec une nrmrw 
réduite d'un lier», des (ioances A peine en tut * de fournir aux 
besoins de la i-ampu(^nc ■, le Piémont t'était incapable de défendre 
MVtt: set seules forrits In liarriére de» Alpes • de Niop ati Saint' 
Mernard • ; dos renforts autrichiens lui claiont înili^priisalilus. 1^ 
courd'Autrîche, «joutait-il. • ne Hauraita&sez se convaincre de retlii 
vérilé, ijue ^i l'un »'rnip<Vhuil pi» A l'eiiiicmi le |)a!v.<iiij(re des Alpca, 
ou ne .letnil plus A in^me de l'iu-rAlfr an Ti.-rx%in,i'<>nitiie un voudrait 
peut-<^tte faire croire, et qu'il faudrait aloi-s aSandonner tout le 
Piémont, la Lombardie et se retirer derrière le Pii et u Mantone 
pourdéfeudre le TvruI >. En terminant, te roi assurail qu'il avai< 
toujours la même runltancc dans le u^t'tn^ral de Vins cl « qu'il ne 
dépendrait désitrniais que de «es conseils » \i). 

En coosetidiiit i s'en remettre à un gémirai antricliiea du SlIiii de 
défendre non {uns. il semldaïl que le roi eiK aplani la jirincipalc 
difticttlié qui cmpCcliait de réunir toutes les forces atrissaiilcs sous 
UD m^me cbef. H 

A juste titre ce cnmmandcmenl uniqm- tennit fortAc^ursH roi. 
Le 13 février. M. d'ilniilrvillr r<-sumait daus nm- noie lousle* motifs 
qui devaient v déterminer la cour iI'Aulriclie. Si le» tîénvis livraient 
In foilvressc de Suvune, il était inutile de laisser un corps kc iniii^ 
fondre aux pieds di- l'Apennin ; il devenait libre et on pouvait Icm- 
plojrer contre les déboucltés drJi Alpes lors de la fonte des neiifes. 
Au contraire, si les Génois appelaient tes Français, il était indis> . 
jicnsable qu'une partie de ce corps vint s'r of poser par Ormen. 

linlîn si la République fainail n-spectersa neutralité, un corps de 
Iroujirs plaoi- dans la vallé« de Dolcea'jua ou seuli-mrnt à Ormca, 
Suflirail < pour se répondre que les l'nrnçais tenteraient inutilement 
d'avancer le lonir de la rivière u. Le reste de l'armée aalrichienne 
concourrait alor» A la défense des vallées ou formerait uu corps de 



(■I Cheranliiii i Tba^ul, 5 révricr. Viveaol, 1Jaell<n. tome IV, 73. 



CAWAOXË DEVAHMEE DTTAUE EV |T9l 
Otto»» 



XXIX 



i»aa*«int!iits se pouvaient s'nMOier qm« p«r 
l'or' I ' mmuidanl ks forces do Pif raoal. 

t., iUitevitlerwesait rarrimpartaBoe dr rmnrr 

le Inntoire de G4oes anx Praoçaûs d'nar iciani^n on dr raolrr, rs 
qui anrail l'amoU^ dr nminrvir 1» Uitar tle d^fcnsp cl d*M)l«wr 
k l'fiiitrmi WD ccnliv île rap|>ruviMOQiit>iDcnt(i}. 



Miî* avant de rappiirter le« n^çiviatinns l»B|[ncs cl Ubor!vu>e5 
qai voot «>offntnr reUtivcmml à ccUe question du otmmanilr- 
mi-nl du corps autrichien et de soq emploi, il no»!) faut euaaaflre 
ra{>pui que l'Aael('ti>rre éuil prMc à fuuniîr au Piécnoiit noo 
scnleroeni par ses pnipru mu^renx mais par ceux qu'elle otitieo- 
Irait dw l'empeTTyr. 

SeH suhsiites lui <liinn«iienl occanion de h'irv entendre sa la'ix 

dan?< 1rs cdDseiU du cjiiiinel aulricliit^u ; iuai« il ne M'initie juut que 

soti inOnenec fdl alun préiMudérante. * Elle est récipenqur, ^rri- 

[wil le janvier M. de Ilr^me, en raixon de rinlér^t que l'un et 

I l'antro oui de ce mênairi-r |>uur sVutr'aitlor dAiis U'urs int^r^ts fun- 

[dftB *. Va pcn plus loin, il njuutail nif'me : « Il est vrai de dire 

<pMMli-{iniiçqni-li{Hc temjwe'i-^t li-caliinclde Vi''nHci|Hi purutt avoir 

arquis l'ahi-x-iidaiil prcpundèrnnl sur ces négociai ions ■ (s). 

Ekaiia pr-'sque toutes ses dè|>Crlies, M. d'Ilauleville rrvienl sur 

rimporlatin- qu'il altaclie à riiitervenlîuii de l'Aii^Ietcrn' pnurvain- 

Im U prétendue mauvaisii vulonk^du cjiliiiiel de Vienne. l.or!>(|ue 

[I* repris* de Toulon pouvait faire cmindn' que I A iiirlelrrre se 

[iléjliul^.FeHaâl des ^v^nements de la |H'nîa<>ule, M. de Stariiomlwrg 

u'nvail-il paoéti- junqn'à se plaindre & lortUirviiville. du peu d'uti- 

lili* dunt le l'ii^mont ii%'ait ëli- ju^ql^lt ce moment, pour diniÎDuer 

riutérét que l'Angleterre lui porljiil(3}. 

Le I*' février, il rappelait encore It l'ambassadeur que le moment 

' rinît diVtsif el que l'Angleterre devait •< aeir puianammeDl t aiir lo 

, rahinet autrirliii-n i/i). 

Le Pit^mont pouvait eompter sur l'appnî le plu» d^-tdé de 
l'Angloterre auprès de rcni|w-i«ur, puisque dans ce ea« ei-lle pnJ»- 
viiirc n>- riM}itiiii rien et laiï.sjiil ni>n allii!' supporter tnut le fanleau 
' tir U (pHTre. 

Ot ■MfdKiirc de d'itiiilerillr. i» fètrkr, page tl. 
()l be Br/mv h iftlaiilcvilln, 6 janvitr. 
fl) Ullaulcville ■ J» froBl. ï5 jioïior. 
[41 D'OauietiUiià de (rvnt, i" trvritt. 



iipaoke: db l-ahmëb D'ITALIE bn itm 



Eli ce qui la rrViirilniidirfrtrmrnl. rllc iirMinbiiul[Mi-^ nusMÏdâù- 
rciiso lie HVnga^iT. Sa llolti- la mellnit & mAntr (If <)oinîner com- 
|)U^lemi-iil la OH-r. MH le moi» ilc- janvier. M. H'Haulovilli- (entait 
ii'tililÎ!>i'rc«!l(eciri'<>niittii>iv fiivorahlc. Apr^H ttvuir Tait pntl Jl l'aitii- 
r;il Houd Ji-n maiivaiKcs dis|Mi«Uioiis Ar* tiénoiit A IV)fnnl da Pi<^- 
moDl cl de la .situation jçvnéralo des nfTairvs il lui rcprff'ntaît 
les avuDtagi-â ijue l'on i-ctîn'rail de la poHseesioa des llrs SaJali— 
Miirufuvriti'. < Lf jm-u du !>unl<> des fortilîi-Jitions rctidrail l'outro- 
|)ri«i' facile rt la giiitlo en M>niil nJsôc <*-Uint iiiulliv di- In mor * . De 
ec )M>iiit, fftrilcH furtifiiri-, * oiiromniaiiitfiil |irrst|tti' U ^(niiidr mule 
de Nice • <'t le clieuiîn dao« la riviùre dt- (iC-ut-s ctiiil si près quo. par 
un tentpH favuralilo, den billimfiuLi de guerre l'inteivepteniieril sa»B 
peine, cl l'on »iidrittl reitiiiiictiieiit impralicthle au^i Fm^^aiiile 
Imn^pcM-ldelouriiriilteriv |Kir mrr. Il lui d<;niniiili«il vurloul d'arrf* 
t«r les convois duifrninsqui allsieDi de OCnes A Niro (l). • Sons | 
Hcs secours, ajoutaîl-il. loin deliy>uMer la Di'puMiqiieel île menacer 
rilulie. la Taïuioe eilt ehaW It » l-'murAÎ.i de Nirc. el le porl de Ville- 
frittirhe ulTrirnil un ahri rutiimude à la Holtu niiglnÎM- a . Bti uulre, 
il lui Kitçiialuit Ir-v Dumtirrux convois d'opprovinionncmenl i\v tuuts | 
i-spSce qui ne cessaient de se rendre lilircmcnt à Nice. M. d'Ifaute- 
villeallacliail pou(-^-tre trop il'impurljiaci- nus teutouni-A linv-a da j 
(iCne?> 1^11 cr»«ant ijue leur prîtiiliot) nuu» aurait empfth^s de vvMKf \ 
i Nice ; pourlant, eonime on le verra plus luiii, le Midi de la Franco ; 
fut. pi'iid'iiil l'hiver de 179^. nourri jiar dvn achala venant de ce porl, 
et il cal certain que rinierruplion de re commeree nuu-t aurait éaot- ' 
raéruenl Bi*ui<a. Il exl doiio diflicile de di^-couvrir le* m»ùh qui ont I 
décidé i'An*[leteitv à hii<Kcr (Xinlinuer i-r traHe. Nous igoorotis la ' 
réponse d<- l'amiml, mat» il e»t iadiscuUble que los arrivAgi.-s de 1 
blê venant de (j'^nes ne eeasArent pas. 

Lu (lotie anglaise u« n-uMil jamniii à inlerdin; le« citmmunica* 
tiutio \mv mer avec la FrHnce. I.e -ib janvier, M. d'Haulevilli- pnî- 
lendra que le» envois de munitions expédiés de G^oes ont ètéj 
poussés k un tel point que l'arsenal manque des approviaioODc 
nienU nécessaire» li la défende de i,i ville {-i). 

En désespoir de imumc l'arrliiduc «on^rera Ji établir à Onnille um 
erutitière île itin clinloupcn canonnières napolitaines, rar les iinvirea 
aufflais A caune de leur tirant d'eail ne (WUvaient appi-uclier de l«j 
66te (3) : l'empereur c<>ci!>«nlira trop lard à eelte mexuri- jmur qu'elle 
ail pu £lre eftîcacu. Aucun uhslacle on fui mis A la hardiesse ilc noa 

m ClUalfvîllf i, rsoiiral Itoixl. pi«c« JaitlBcâtlTe, V9lr p«|^ 13. 

(i| l/Hiiilcrille i d< lirJmi, l'd janricr. 

(3J Arcliidac i {'tnificrtur, 4 ann. 8ap{il4ui(nl, iiaer »o. 



CaMPAUNE de L'ARMfiE O'fTALiE V.H ItS; 



xxxt 



Fmarins : le 37 mars. M. <le (lirnla signalera la tnultittitle dos eor- 
Fmitm i|uI iitrwlr-iit la mer i-l iiioli-ali-nt le roniini^iTU ' l) ; k en croire! 
Il'archiiliir, lH-n(ia>up ili- cm iinvii-cN «■Inicnl iiiCrnc gf^noi* ktcc dcJ 
[]iahiulefiilvTillT(3). 

A la veille d'ouvrir ant^ iiouvollc camiwtgiie, (n siinaiîon (tnan- 
Ithn tUttX trt^H t)ink-ik> (31 ; en oulre, la i-^colli- avait éU>. Ih^k a mtV- 
lilïurn: l't mOitii' iiullatlans ]>lu!(ii-ur> |iruviRn-!i ■>. L'avuiin' surloiit 
ifatsntlilL-fauli aasMi, ni jaiirirr, Iv mi |ircJicriviiil-i1 1]'- iliininiiiT In 

mtîoD lie celte diarée aux chevaux ot d'auK(Dciitt.'r o-IIg dv Tourraifc ; 

In (i^iiune éiuil teU<- que le 1^ junvier M, d'HaultvilIc dciunndail H 
ll'arcltidtic dVLiItttr le* sliili liraguHK en (gtiurtidril d'Iiivvr vu Loin* 

haixlie jusqu'au reRouvcllomcnt dc« ho«lilil69(4J. 

Seule rAu|;letcrrepuuTH!laidcrlcPicinoii( A sortir de cHIc crise. 
Ii3iutiil lur les i-xein|)leg de f]36 elde l^!^t, M.d'llaulovillc invi- 
liait te ^jnitvii'i M. de l-'r»tit à «underlonl tirniville etA (Acherd'ob- 
jlaair par anticipation deux quarliera tic* Nuluidc-K (jm- l'AiiirletL-rra 
FparaOD trailéavait accordés an l'iémotit. aCetti' i-iiln'tedc TnrnUpra* 
Iduirait iiiiiiiédtnlemcnt une baisse dao^ le chaniçe cl mienlirait les 
llrisli's cfTvU (le l'u^'Ii liage r. 

Ed ra^meU-mps ramliaK««idcur luetlrail ix- iiiioi.sln- au cuuraut 
l'de Itt (iémaretii- leoti-e i Vieuiie pour olileair un corps de retifoM «1 
I lai il'-iimitderntl de luppiiver. La correspuodance de ,M. de Tr6vor 
llicstnil que l'uH uc ^'émouvait pas îiicmiiitdrri^meiit. 

Lo l3, M. d'Ilauleville avouait l'épuisement de Rou pnjs, a L<'« 

liiirames maiii|iiMiciit iV muins de fair<- des levées rorc^'s, et prinoi- 

palemeiil l'arçt^ul ■. Pourtniil il truNail preMerire à M. de l-'roul 

lili' réelafncrpuailivemi'nt un T^uhside addiliniinel de rAitglelcrrt* 

1 ■ vu les circoDiitaiices Inrp rrili<|ucs ou les mauvais r^rsulliils des 

I iipitmliouH " avaient min cette piiîiHance elle-miîme. cl il réservait 

Ma k Inire aprAji l'iMUe dus dtliiiU du parleineiil d'Aiifçleterrt (5). 

A Turiu, on ollcndnil l'ouvertun.- de» Cliamlirc» avt-c 1» plus vivfl 

I iiBpatieu«>, Il ^lail évident que roppasiiion pieudrait uceasioti de 

■rëctiuc dtM upt-nitiiiu!) de l'aouée i-]g3 pour alUijui-r le niinislér« 

Fct Icnt^r de le reiin-rser ; eu cas île n-'u.ssile r'6Uiil la ruplure du 

Iraih- d'alliajioc uvce le Piémout. 



Jl) (îïruli â Fbui^iti. 17 niant. 

(if ArrhUar i lVin|wrriir. ah iiurs. SupplInDCul, pa|tc 3}, 

Pi [Unlrvilli- 1 ilr ('roiil, 4 Jnnvltf. 

1(1 H«iii*vlltc a rBn-'bhtluc, I ï Jsavicr. pittt JnstlAcjIlTe, voir f»ft ti. 
Â^UaBteillIe ft de Froat, 1 3 Janvier. 



XXXII 



CAMPAGNE DE L'ARMKE D'ITALIE 



D'aprts Iro bruits i^paDclus. lu 



ncipalo criti([tic scnit d\ 
Câolra la noQ-4>x^L-utt<ii] <ieaconilitionB du tr«il£: • cDtr'nutri 
Kcco^ait \e Piéinoot di* n'avoir pus rempli 1h slipulatioii dp IVRlrr*- 
licn il«?> ûu.ooo bi»min«H u (i). 

tfii lutlc id-Niit vive, cl malRTi- lu :tup6ri<>rîti bien coniiuv ilu 
miniM^rc, M. de Front ne pouvait en prévoir le ré^ull«l. Soit SHec^« 
était une ([Ucslioa vitale pour le l'i^mont car à l'cxîstiincr dit 1 
iDruiNlrc anglais (tait attachée <• la conliouatioa <le la guerre » (a). 

Ijrm (l<']>CckM lie ramhnnsjiilfiir étaient uMi'z inijuièlante*. Il ' 
n'étnil piiH ni*t de rcmli-c u luNenxiitinn nque In pniHT «le TouUni avait 
produite «loDs la nation. l'ourlant comme l'avait déjà supposi^ M. do ^J 
Brtme, cet ëclitv «tait loin d'être ressi^oli bien vîvemcat par tout 1«^| 
mniidc. • Il V a des personnes, l'-crivait M. rie Front, i|ui eon»id^ " 
rani ijur. surlniit apri-K la inoiim I>»niie rt-uKxitc de non nfTnilx pour i 
la d^livmnee de Nice, ïl aurait tib imposMible aux Anglais de 8oa-^| 
tenir Toulon, D(i rei^arderaienl pas comme un très çrand malheur j 
la perle de celte plaee, ni elle a êliV ptAci^-di>e de la ptirle, de la 
deslnirlioii totale Av l'nrwennl ot des vaisseaux rrun^ais et par 
COD>séquent de In marine fran^nisa dan» le sud, • D'nprÉ» m» 
renscienemenlfi, cette opinion était partai;ée par une partie du 
niinÏHtére (3). 

RicntiM le Itniit w Ti>pnndaîl dan» le public «|uc celle de:^truc(ion 
était loin d'Ctre aussi complète qu'on t'avait espiSrée. « Une partie 
coiiHidérabledes vaisseaux, entre autres un de l'ia cations, aurait 
éti' Hnuvé de l'ineeudii- ninst que le-t arsenaux et une partir di-a pru 
vitionK navalesqu'ilHcoiiteiiaicnl t. I.'.\nirleterrc avait doncéelioiiA 
dons son plan de ruiner pour toujours la marine française et < le 
seul motif de consolation qu'elle put avoir dans le dêsaslra de Tou- 
lon r lut échappait ; en même temps un apprenait l'éclicc desarmées 
alliées sur le Hlitn, Toutes ut-.s ■ noiivellrs aftlÎKi'aiites <• iivaient 
fait l'onceviiir • K-n plus irrandes iiliinni-s n parmi 1rs pnrtisa'us du i 
ministère, Lord lirarion, dicf de l'opposition, sans aller Jusqn'à^^ 
proposer de conclure la paix avec la France, t annonçait rinteution ^1 
dvfaîeeune niution [hiui- enui'a^r le roi de la (>riiii<li>nn ta^ne ji 
retirer toulefi x-s forces du cinilîuetit et A He borner A n'avoir, jus- 
qu'au n-tablis.-<«inenl d'un çonvcniemeni i|uelconque en Kraoce..j 
aucune communication avec elle s {^i. 



I 
I 



!. 



l| 0( Front à il'JlaiiIïvillF, aS jinvier. 
•) De Fronl » il'Hanlcville. & Uvrltr. 
l3| E>r Front A d'tTaul«vtlle, i j^uvier. 
i{) De l-'roat ■ ii1l*iiieTill<', ; jini-i<f. 



CAMPAUMi DE l.AHMËIÎ D'ITALIE EN 1794 



XXXIII 



Il ruil bieu (lifBct)e d'ailmeltra qu'une grrandc {luisatanec se ili^ju- 
g«ll au»«i rapïdnnttiit, stirliiul iipn'-s uik* défaiU' cotaaw In pvrtc de 
Toulon qui, lo^mr si cllr n't^it pas voulue. In touchait plus dans 
n unnicil que tiana sts int^r<>ls vitaux. Ccltç commuaicaliou ins- 
pirait ci-[irmlnnt dr gruiitli-» crainte» à M. d'Hauteville c]iii>l()ue peu 
prolMililc qu'i-ii fiU l'ndiiptian ( i). 
Eolre temps, des lettres reçues par de» ninrcliands viareat dimt- 
^Haufr SL-s iaquii'tudps ; bien loin de pnrlrr dr paix, elW téiuoi- 
^B^OiiicDt • <[U<- If <fieu di< la oalion on ir^n^ral était que l'on dépluvili 
^Bi'* plu» rraud:c mo^!n< pour pouMUT ta ^crre * (>). 
^B tHn l'ouverlun- dr lii s>c«si<jn, il fu) évidetit que !<■ parti ministé- 
^Frî«I obtiendrait une majorité ôcrasantr ; apivs di' (r^s lon|grs débats, 
l'adiv-KW au roi ^tait votèi^ à la Ctiambn- des lonU par S7 voi:f enn> 
In- 1 3 ; aux conimum-v par a^o t^ontn.- 5g. 

Le mini^lrrc rcpouMUiît facilement le» altaqur.s dirigées contre 

lui par Sbèridau et Fox. Suivant l'haliitudt de« orateurs, Shérî- 

^u avail aceusi^ Ifs ifi'uf^raux d'^tiv cau»e de la Talale issue de la 

mjuii^Uf. Il n'r iivail o aucun sarciuini- ni ;;etirt- de ridimle qu'il 

l'cdl jeté xur le mÎTitsl^rei sur Krx •ijfenl.s dans li-s cnum étranj^rcs, 

*ur l*"» géafrattK, sur les amiroux, les rendant tous n^'sponaables 

des derniers revers de la campagne, et entre autres lord llood qu'il « 

l'Jil mériti-r autant de fni.i nue punition l'.ipiLili' qu'il avait lais«i^ de 

isseflux diiUK te port de Toulon > Le ai, Fok s'était exprimé 

«vec violence au sujet du traité conclu svec le Piémont ; il l'avait 

i(iialîKé •■ de plus absurde, ridicule, uxlravaganl, impolitiqtte et 

uu% exemple que l'Angleterre ait jamais eouclu ». et il co a^'ait 

itmandè une seconde eominunicalioD. Piti lui avait répondu qne 

traîU' errait produit lore de la discussion des subsides. 

M- de l'roDl n'élevait pas le moindre doute sur l'ïssue favorable 

ces débats: pourtanl.s'attendanl 1 A la plus sévérecenNurei.iten 

irAvovail les eunséquence» fitcUeu.-M^M pour son piiv*> " Je n'eu crois 

paa moins, écrivail-i), que l'inquisition sévère que l'oppositian va 

foire à cd éf^rd. ne mellc le minîsière britannique dans te cas 

d'exiger désormais une plus stricte exécution de tous les arUclcs de 

trailè. et je crains aussi l'impression que le» mauvais discours de 

l'uppositioR it cette occasion peuvent faire sur la nation dont l'opi- 

uioa inlluo toujours sur les déterminations du ministère > (3). 

Les deux cent mille livres sterling furent accordées, mais avec de 
gtaodes difllcultés; fpU caractéristique, les opposants se roncon- 



fi) D'UaiitcTilU t ir t-'roiil, i ttyrin. 
t*J D'IUuIcTJIIe t it Fraul, •& jsnvkr. 
(1] De Pnial k dHaalevIIIc, M janvier. 



■U 



^2l 



XXX [V 



CAMPAGNE Dîî I.'AHMIÎB yTTAUK ES 1791 



Irëreol dans le parli minUléricl môme. Un des d^put^s de cv cA' 
avilit «\]irtm^ le iloulc iju«U Pïéiiuiiit (tiUciilrcliiuii Sn.ono humm 
sous Ir-H ni'ini^t. i-l Pill tlut ce bp rendra jf«nin( ifi; In fidélité du roi 
& remplir 8CS cu^a^cmcnls (i). Uno partie des amis du ininistère 
avait justilîé soa refus ca s« ba^niil sur le |i«u d*utililé duiit lu PiA- 
luimt iiviiilt:(6jus(|u'à ce muinuut pour l'Aiibcluli^rra Deux membres 
^uvcrncmcnliiux s cLiiiMit 6l<:vi.'s cDDtrc Induptiun du bill ; se ran- 
^eantà une opiniou itoutcuuc par Fox. ils avaiviil convenu i que 1 
Chambre avait le droit de refuser les subsides, tnëme d'un traiU Hti 
puié, et uvaii-nt proposé de chantier In dcsliuali(>D de ce suttsid' 
dans IVotrcticn de it.uoo marins dr plus » ^3). 

Pitt faisait rejeter cette motion ; mais, pour obteuirces crédits, l« 
ministère a'iHaii en^g^ k Food. 

Ln questtiun de l'alliance rAsolue trn principe et nfHrmativement. 
il s*a^issnit pour le Piimont dr coniuilire l'appui miliuttre qa^ 
(tait eu droil d'aitcndrc de l'Ani^letcrre. Comme on l'a vu préc^ 
demmcnl, M. li'llauleville avait vivement redouté que la prise de. 
Toulon ne filt pour elle un mullfde retirer une partie ilo aa Oolle d 
la Méditerranée; mais, dè.i le 3H jiinvier, rnmtiawHideurnverlîiuiiit qui; 
l'escnilrc de rnmlral llood r demeurerait en entier (3i. Ce prv'mier 
point résolu, les iiistructioua adressées à M. de Front lui prescri- 
vaient de tmit«rnveo le cabinet brilanntqutf deux objets prindpuux. 
Il était clinri;è de lécliiincrscK bons ofliccs auprès du obinet autri- 
chien, et d'obtenir sait une antidpaiion sur le pajerneat dos aubsî 
des, soit même des sultaîdes supplémentaires. 

Sur le premier point, son :>uri:és élaîl complet. Le ministère 
anglais, auquel il n'en codait rieu, était tout disposa à appuver de 
toute son iuQuunco la demande d'un corps de renfort aulrichien, ei 
& recommander au ^ouvornemeat impérial de s'enlendre avec I 
Piémont pour établir un plan commun d'opi' rai ions. Du r^-ittd on a 
le prenail pas à l'improvisle. 

Mfiinc avant que l 'ambassadeur piémontais l'oill entretenu d 
ordres de sa roiir, lui-d (ireuville était informé par .M. Kden de 
l'inquiétude qui régnai) à Turin et ile l'intention où l'on était à 
Vienne n que chacun des Ëlats d'iulie songeât seul à sa propre 
sdret^ >. 

Le /i février, le ministre anglais prinitM.de Sliirliembcrtf de re| 
seoleràsacourles danffvndcce plan cl l'ublit^ation où était l'armée 



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(il D« FrOat i d'ilauietillc, S liimr. 
<s) Do Froni ■ d'fldilrvillc. 7 t^rrirr. 
|1) Df Fraal * d'ilaulttillt, )S janvier. 



CAUPAGNI-: I^E L-AHMÊE D'ITALIE EN l"94 



XXXV 



iapémle de Fonuer i le auvati ]miictpal et dirif^uaiil de toutra ces 
peliletianiiècsdnDt InTsililcsNo ïinpiitKKAiitcn'^lîiiliiui? tropconouo a. 

Il exprimnit en m^mc temps lcd««ir qac le aiioUlfc autrîcliivii à 
Géaca appiivAt de (ouïes «es forées et de loulu suit autorilt • la 
dimxrciie faite pour sommer ce goiivcnii'nu'nl « de se déclarer cd 
ilenrier rewtori, la NÙrclê i^nôralc csigeAot saos cootredit que les 
amifca combinées entront d'abord sur sonlerrtloire ea amies o» «n 
oDoemieiH a (i). 

Uuc ra^HexiuQ s'inipoNcïnim/idialcmciilù l'esprit : puisque la cour 

I Londres ëUît ai dtcîd^ A faire violer la ncutnililé génoise par 
IWht, pourquoi n'ox^-u tait-elle p>a!> ellf^meine cette meniire en 
il dans le port de (ii.'aeii?Sa flotte, mattreme de la mer, lui eu 
lunukit tuu» les roojenit. D'^iutrc {Mrl, puisqu'elle porliiil si ^rand 
inlérél an Pièmoul, que n'cmplovail-elle h le secourir le corps de 
Ironpvs revcnnnt de Toulon dont la force, avec l*si rcafort» de 
btfilirsltar. se serait élevtc A S.ooo. homme». L'ucciijtation d'Oneille 
par test Aa«:lat!( aurait pruduil « les efFels les plus heureux non 
ciilemnul dans l'armfe, mois encore dans tous les Etats du roi ». 
L'Angleterre aurai! ainsi prouvî- A (ous qu'elle «olidarisjiit complè- 
lemonl sa cause avec celle du Piémoul, et cette mesure d'une haute 
portée piditiqne avait mfinic étt réclamée par d'Ilauteville (a). 

Mais le ministère anirlais tétait si éloi^u^ d<' prêter la moindre 
nide sur terre qu'on o'nflail m'^me lui en faire la propoKÏlion. Le 
i3 fi'vrier M. de Roskv avant mïs la conversation « avce beaucoup 
deeirc-imtpeclion «surl'cmplui de ce corgts el avant demaiidë 1 
M. Rden m s'il ne lui paraissait pas utile à la cause commune 
H'emplovor ces troupe» en llalic, puisque le hasard les y avait 
mises >. l'amba&sadeur an^ais r^|iondait « que, c'était )A un 1res 
Ion si-cours sanii douln. mais que quant A lui, il n'osait pas parler 
de cela et qu'il ne savait pas ce qu'il en sri'ivcrait • (3). 

Au lieu de celte opération naturelle, l'Angleterre dirij^il tous 
Ms elToria contre la Cors*-. tiil^Ie à sou plan de (oui rapporter A la 
qiestion navale, la seule qui l'intt-res^t. 

Le 3 février, M. de Front mettait lord Grenville au couranl de la 
situation critique de son pavs: puisapréslui avoir fait sentir qu's in- 
dépendamment des liens qui devaient exister entre l'Ani^leterre et 
le rot, il ^-tail essentiel, pour le maintien de son commerce d'Italie 
M du Levant, de veiller A la conservation du Piémont qui eu lenail 



(Il SUrhcmberi; k ThiiKoL { téirUt ; Vivvnol, Çudleo. tome IV, pipe 71, 
(■I DILaulcvillf à l'ninlra) HdimI. jiiivirr, tair p4(^ tt. 
(1) lloujr a d 'H lia te vil l(, |3 Nvrtcr. 



xxxvi 



CAMPAGNE DB L'ARMËK D'ITAIJR £N I7U 



la cïtS », il lui ileroandait d'appuyer A Vienne les propositions piè> 
inoDtaÏMit. Rn touclinril à In c(ui.-xtii>u ilii commerce, rnmbn!<.t4ileur 
se servait d'un areumcnl d^jA cmployc it lu Chjimbrcdes commuocs 
où on l'avait estime à un million de livres sterling, 

A celle mise en ilnnieure. lonl (îrenviMo observait qu'il n'avait 
pas iitleiiilu cette invitation pi>ur a^ir sur lii cour de Vienne ; tonte 
foi«, il semblait redouter que 1e;i srconnt nutrichtcns nu fusxcnt 
aussi lardifsquc ceux envovèn A Toulon. 

M. de Ffuut aaisisnaîl aitssitilt n Tuccasion de cet épancbementdâ 
loni (îrcnville »; il luî représentait <• (|ue si l'empereur leur aval 
cnvoïè, la canipiiirni'- paxH^r, de» renforts, Nice aurait rt* repriitR e(' 
Toulon sauvé, et l'Ilfliie préservée o. A quoi le iniiiisirc rvvpondiii 
4 que cela ôluit probable, mais qu'il fallait ensevelir tout sujet d 
récrimination et iii;ir tuii.s de couwrt pour la cause commune t (t). 

Sur In question dt^s subsides, rambiissmieur éprouvait un échec 
complet. A la vérilé, l'Anificterre cntrelctiiiit 360.000 liommrs, c 
elle était forcée, pour couvrir s«s dépenses, de contracter un emprunt 
de 1 1 .000. uon de livi-ea, mais l'empereur que l'on prétendait en^- 
frcren Italie n'iivail-il pus d'aussi (.'raud» liesoin.tt en outre, la nie 
ne le protégeait pH» contre une invasion fraiiçaiitc. 

Ayant été b^moin des obstacles que le ministère avait eu h au 
monter pour faire passer te bill roncenninl les aulisides, M d(>. 
Front ne coiiw^r\«il pas le moiudrr espoir soit d'nnr niiliripntioii 
do subsides, soil dr crédits supplémentaire-». 

En recevant la dépêche du 1 5 Janvier où M. d'ilaulcvillc l'invitait 
il sonder loni tirtnvillc sur c<-«deux poitiLs, Il pr>-venait son miuit 
trr de rimp»«iibilit<'- de rren irnlcr en ce aenit. Bien dea motifii 
devaient en dissuader. 

« Vous sentez mieux que moi, écrivait-il, si dans C« moment uù 
il [le minisléie liritannîquej a AU fniri' tous ihus efTurt» pour faire 
voti-r ces sul)»idir« nnxquels l'oppcisitinii et uni- p^irtie même de ses 
adliérrols s'cxt opposa- ymr le peu d'utilité dont ils ont allégui^ que 
nous sommi-E ii l'Ani^lelcrre, il serait passible au ministre d'Anifle- 
terrc de demander pour nous de nouveaux sub.tides et, si apn^s 
l'examen minutieux que l'on a fait dans la chambre des pIuHpelitciï 
dépenses du ministère, il oserait ri^uer de nous accorder ce 
secours sans l'approbation de la Chambre. 

•> Le ministère ne le pouvant pas. quand même il le voudrait, œ 
que j'ai même peine A croirt; d'après lu manière |iéremploire dont 
lord Grcnville s'est expliqué du traité, toute démarche n'al>ouli- 



1 



I 



|it De Fr«nl à d'HauUville. 5 révricr. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE DITALIE EN lîfll XXXVII 

ija'à ali^arr If mioislrc tl'Ançtotcrre, qu'il >>tait d'aulaot pins 
caseDiict tic mênaj^er qoe, prenant toujours à dou.i lit- l'ipt^n'l, 
cummi! A III] <Ii-9 mcmbri'» de In coiilîtion ut m^riir it une piii»- 
noace qui lui exl ilHoucc. il d'or « r«pcaclaiil plus ua aussi vif 
depuis que sces projeta sur lo sud de la France sont échouas, 

• lDdép<.n dam ment d« celle co u s id ^ration générale, il }^ en a une 
qui réunie O'ite mOmo alTairc, h Kiivoir : qu'un irfus, qu'il ne 
piiurr:ii( A moins de nous donner, d*un srcours liddilionnol daas 
ce moment, nous fermerait la voie de pouvoir Taire k une autre 
époque dfs dëinarcheH moinfl infniAtueiisi'w, quoique je vous avoua 
que je m' vois {Mi.t enrjin.' eetli^ probahïliti'. d 

Comme M. de Front t<-ntait de fairv expliquer lord Grenvillc sur 
«9 dpux points celui-ci t rompait le discours • dès les premiers 
mots d'une i aiani^re si di^id^e • qui- l'amhaxsadeur n'u.sait 
iitsÎAter. ^>uanl iiii't promc-fute:', le ministre nntfliiiK en ^tatt prodi- 
gur. ■ Lord Givnvillc m'a confié, ajoutait M. de Front, que ta 
ooiir «le Vienne était fort aiçrie contre nous, que l'Anglelorre, 
en bonae el Bdi\c nlliÀ-, fui^nit tous ses f Iforift |M>ur dissiper tous 
(^■9 mé^onlcnli-mcnls, cl surtout pour eiii^^r l'i-mpt-n-or A nous 
««courir promptemcnt dans c«tt« crise, qu'il était n<5(-ivssQir<- que le 
nouveau ministre que le roi y enverrait mette tout le soin à conci- 
lier les choM» irl A éviter toutt- espace de froideur " (i). 

Li' 1 1 février, A la rtWplion de ladùpét-he un us janvier où d'ilan- 
torillc lui avait exprimé «es craintes sur les suites fdcheuscsquc U 
diulx du niinîxtén' au^lnix entralm-rait pour le Piémont. M. de 
FrnnI lui r<<poudait : • Vous pouveï juç<-r, Monsieur, de ce qui 
aumit pu arriver si l'opposition cdtprisie dessus, par les effort» que 
M. Fo\ a faits pour faire improuver par la chambre des communes 
ntitn- tmiti'' d nlliancc avec l'A tigl d'erré, et |>our nous faire 4ter les 
tubsides, surtout avant établi la mnxim<', doiil niPme les membres 
ministi^nels ont convenu, que ta cbambre descommiini's a li- di-oît 
du n-fuser Ïp» substdi-s stipulés par un traité. La consi-rvalion du 
traité H'nlltaiice et di-s siibnid'-s i-ontri' !>-s efforts de l'opposition rt 
mjme contre le srnliment de quelques mcmbifa miuistériels n'est 
pas cependant la seule preuve du véritable intérêt que le ministre 
d'Angle t.- m- nous H donné dan» et- moment ■> : et il riqipelntt les 
démairlirs du rnbiiu'l britannique auprès île celui de Vienne (3). 

Ce» df^rtiièfcs dépdcbrs exposaient clairement la situation ; «llea 
m on Iraient que toute tentative ayant pour objet d'obtenir le moin- 

(1) D* Frani i d'HAiii«vlllc,7 ftvTÎrr. 
jl> 0« l'roni t d'IliuUvltlc. Il ftvri«r. 



XXXVni CAMPAGNE DE L'AriMÈIÎ DTTAUR Bîî 1794 



(Ire wcoura pécuniaire était vouév d'avance k ua échec Boni 
mnlhcurr-usciiK-iit, inCmi* tlhu* *» dAji^rhit du 5 f/-vri(>r, M. de Front 
ii'Rvuit piLs êli- nussi affîrmalif, i-t il n'avnit menti un m- la rt-HistAnn' 
do p«rtî mînistÂriel que le 7, alors que les ordres de sa rour le 
mettaient dans l'obligation de pi^senler une demande d'aide pècu* 
niaire. 

Kn nppivRiinl In victoire rv)nporl<5i' par Ir minisli^r*: diiiis le vote 
de l'adresse rt connaissant ses bonnes intentions h l'rijunl du 
Piémont, M. d'HaiitevUIe enil que toute difticultf- i?lnit aplanie. 

L'opjKMition iivail .lurtout fait porter Itrs dèhal» tiur le cliitTro de 
5o.ooo hommes que le Pr^-mont di^vait l'ntnrtenir ; aux»i. par deux 
Fois, affirmait-il à l'ambassadeur, qu'il avait été non «culcinciit 
atlrint mais dépassé (1 ) ; le 31 il ajotitait : k- roi a a Fait tous ses 
efTorts pour reconi|u<^rir le comté de Niée et ne mettre ensuite en 
^UI de Mtisfoin: A ce qui est porl^ dans l'article secret. Si le* elTett 
n'^ odI pas nSpondu, ee n'est pas sa Faute 1. 

Jui^i^nt <l^ lors avoir rempli toutes tes conditions du traita, 
pressé par le besoin d'ariçenl, le rai urdonuait, le 26 février, A 
M. de Front, <!<• t voir s'il y «nrail mojcn d'engager le ministère 
britannique à faire l'avapee de deux quartiers de subsides ou ce qui 
aurait ét^ encore mieux • de fournir des secours additionnels la), 

Iji df^pV^clie ilu 7 février, de SI. de Front, montrait ferifinr oà 
l'on i^tait tombé. 

Mieux flairé, M. d'ilauteville révoquait, le 5 mars, les ordres 
pn^detumeut doniH's e( approuvait U r.nndnile prudente de l'am- 
baxsadrur (3) ; mai» ce contre-ordre arrivait trop tonl pour 
empêcher cette fausse démarche. Le 8, il lui écrivait encore ; 
• IJuant i l'avance des deux quartiers de sub^ideii. je n'ai rien à 
répliquer i\ ce que vous me mandez sur l'im possibilité où le 
minis(m-Kl de vous l'accorder, espérant toujours que vous sJiurex 
saisir les occasions qui se présenteront de mettre aujourladéircsu 
de nos lioancoa(4) <•■ 

Les évi-nenii-uLt qui !t'^tiiirril )>ins«-N A Londres étaient bien loin de 
faciliter l.-s demandes de M. de l-'i-ont, Le i5 février, A la chambre 
des eommuues lord Lans<lowne avait fait « une violente sortie > 
contre le Piémont et les subsides qu'on lui ncconbiit 1 comme Fox k la 
chambre des commun», il avait soutenu que le Piémont ■ n'élaîl 
d'iucune utilité > pour l'Angleterre. Lord Urenville l'avait 



01 iriUatGTilff à ■!« fraiH, ig <l t» téiritr H te roi * de Proal. «ft 
(«) L< roi i de Front. lA Utntr. 
|3)D'lUiitr>îlli> i de Fronl, G ai*n. 
(i> imsaUtillo t de Kraal. 8 laan. 



" Il winii I 

t rAfutA fl 
ï février. ^M 



CAMPAGNE DE l.AHMfiE OlT.Al.rE ES Hftt XXXlX 

' dnns UD dtMoiim tl« trois k<>urns t où il iivnit clëmontn^ Vimponsibi- 
lit/' de fnirc U paix dvrc un ^uvcrnrmrnt qui avait jur^ lu (lo§lruc- 
tioR des cours el di's trtDc* de l'Kurojte •. Ku cv qui re^i-dait le 
Pi^mout, il «vait répondu i<|ticli- rui de Saitliii^m^f'-lititiin homme 
rempli d'IitiniK-iirt-l lir pmlitlA, qu'il nr duutnil pns qu'il rc-pondtt 
pU'inct&cnl h rinlcrCl que l'Auglclcrrv lui portait >. 

En uDtrfi, le mioislère anglais avait ri'aouvclé ses iiislacicfft 
auprès (lu çouveriii^iiie.ht iiiqi^rinl afin de cr/'i'r « nui' aniiAe roni» 
iiitiéc en Italie pour r-u di'-fi-ndrc IViHm- Htix Prnnçnisn. A ci- 
sujot. M. dr Front informait sa cour • quVo siiil« di<s vive» insi- 
nuatioQS de milonl Grenville. M. dt- Starlumbi-rR- avait l>c»uci>up 
appuya aiipriV» du sa ouur pour i» pruiiiplf or^inii.iMtion dit r>'lt«i 
nrm^nf ■) ». 

Quoiqiir convaincu dci l'échec auquel il n'exposait, M. de Front 
at pouvait plu« rtcoler upW-* In réctptioii di> ili'péchf.-i di- Turin du 
i8 el du Kj H'-vrier qui conieiiaii'nt a des ordre» posîtifit n. Comme, 
d ''y nUeJulnit, il éprouvai! un refus net sur la question des crédits 
«applcmentairea;clni^ recevait que des paroles pour celle de l'anti- 
cipation : « Je mo iiurncrai h vous rendni coniptt- eu nulitttancc! 
qu'âpre nne longue di»cuitHion, ce ministre m'a l'épondu définiti- 
vement que quant sn sccourx exiraord inaire, il n'était pas ubsolu- 
rai'nlau pouvoir du ininistpn' d'Auglt-tfrrp d'- imii» rnr<;orili'r ; que 
ptfor oc- qui rugiirde l'iuiticipation des di-ux qiinriicrs de subsides, 
jr n'ignorais pas toutes les dinicultcs qu'il y avait h surmonter A cet 
égfnnl ; que la plus forte était si la tréiorerïc pourrait procurer 
d'avance it-s foudx quï n't-nlivnt qu'à des i-poqui-s Axen ; qui- si la 
f irJaon-ric w trouvait it même de fnîre o^lte avance, il emploit^mît 
»es lions ofâces pour nous obtenir du roi celte avance ; l>ien entendu 
qu'elle ue tirerait pas A consi^queneo et ne servirait pas d'exemple 
pour l'aveoir. mais que m mal lieu reu.-M- meut, comme il i^l^it A crain- 
dre h cau.ie 'ie* dépeuM.-K de l'otiv^Tliiri- de bi rampnt^ne. In Iri-^ore- 
rir ne se trouvait pao \v* fonds nécessaires pour réaliser les honoes 
1 dispositions du ministère de l'Ansfleterre A notre é^ard, cela ne lui 
I serait pa.4 possible Qu'au reste, il me ferait i-éponM .■iim« peu de 
Ijoun). Voilé, moniiienr, tout oe qu'il m'a été possible d'ulitenir par 
Imite» 1rs instnnn-s les plu» fortes cl les plus pr<-ssiintes que je lui 
ni faites k plusieurs reprises dans le cours de mn conférence, à la 
fin lie laquelle roilord firenville m'a dit que l'on espérait d'avoir 
rnfin obtenu de l'empi-rcur qu'il kc déridAt k «■- eonccrtnr avee nous, 
el à nmplover A In défons« de nos états l'armée que l'on rassemble 



(I) De rraoi fc d'IlRaUTilIe, st tirtitr. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN ITM 



i>ii Iuli(!.cl A eoncerler avec oou§ â cet ^fffird ; qu'il ne illsstmul 
]Mi.t (]uc \t! r:\wva\ier Ëilcn A Vû'iini- »t liii-méini- ici nvnii^nt eu 
plu* grande pcïiir A tlissipi-r l'aig-rt-ur i-l U:6 jfriefs ilc In roiir «li: 
Vieuni* À notre ^^ard ; i{uc cVtait uniqucmenl par l'iDlÊn^l quo 
S. M. liritunoique proiid à ec qui itouM i-cg^iinle i{uVllc a si Tort 
iiiMÎKlc pr^H lie l'empeiitiir sur en projet de fnrmntiun d'iiii coneert 
de Ironpes nutrichiriiin's i-t iinpolilaiDcs avec los nJtrcs (i) », 

Le dépari du courrier avait forcé M. de Front A se contenter de 
ci> brerr&sumè; maïs dan» leur convcTsaliun, le niinislro anglais 
et lui nvttîenl ttiiicli^ à diiux luitn-.t sujoU Wf:x ilplicsl», Ri-liilivi-ntcnt 
tt la question du commfinilcm''iit, tord Gn-nvillc nvnit dt-cisré tuut 
niM que a l'empereur exilait que l'on accordât au gëoéral de Vins 
uni' auloriié Wnucoup plus étendue b (]ue c«lle qu'il avait l'année 
pni»^ (a), 

Comme noas Tavods rapporté, l'opposition avait paru douter que 
le Pi<'-mftiit edl 5u.ouo hommes sous les armes; aussi lorsque 
l'amtiAJtMdeur iivaît iixituré qui- ddh piiv» avitil en n'alilé ci: nombre 
d'hommes pnl-sculR. le ministre, lout en se dccinrnnt pcMUiidr de la 
meilleure volonté du roi de Sardai^o. s'était ouvert k lui rt lui 
avait insinué que si le rot les pavait, il était douteux d'après tes raj»- 
[lorlsparvi'nu» A l,(indrc«iledivenii'«souiT('s, que h- nnmbr-? ('fFectif 
dos troupes répondit ii celui dc-a états. Du reste, il iic faisait cette 
oli«crvation confideatiellc que poui être mis * k même de répondre 
l'i celte olijerlioii si un venait A lu lui faire Anns le Pnrlement (3) a . 

I.c ri^fus d'nn suituidc exlniordinain^' ne causait pas d'étoanemenl 
h Turin. D'IUulcvilIc avait bien seotî, en voyant l'achamcmenl 
avoc lequel l'opposition avait combattu le traité d'alliance avec le 
Piémont, « qu'il n'aurait ^uére t-u- possible d'oStenir du ministère 
anglais, rnnlict|>alion dé«irée et cneorc moins un suliside extruor- 
dinftire * 1^). Le q avril, Ic'roi prescrivait h M. de I-'ront de ne pas 
renouveler ceta> tentative • Ce serait, lui écrivait-il, indisposer une 
cour si bien intentionnée que de i-evenir k la charge Nur ce subside 
extraordinaire ; nonii n'avons par conspuent rien d'ultérieur A vuus 
prescrire A cet égard jusqu'A ce (|ue des circonstances plus favora- 
bleaou la suite des événements nous fouruisac un motirde renou- 
veler niM insdanees avei- plus de sucoéii •. Cette dernière phrase 
indiquait donc que l'on n'avait pas perdu loul espoir pour ravenir. 



I 

I 
I 



(0 Dt front t d'Itiuievitlc, il nar«. 
Il) Ur t'ri>iil BU r«i. is «mr». 
(3| Dr F'roiii 1 it'KaulciilIr, id mars. 
(4) Ifllaolriillr t d* Fn>nl. i «irtl. 
m Le roi A de front, g) avril. 



aMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN ITM 

Mieux iostruil dm détails de la réponm; « pércmptoïn;* de lord 
Graivillo, il oeriraît l« ti avril € qu'il serait iautilo et mdmo 
d^plaec de revenir * (i) sur c« ?iuje(. 

Eo ce qui councrnc Ir cnmmandcmrnl do ffèiléral de Vin», 
d'H* Il t« ville donnait ^^nlrmcnl les as-^urances tes pins positive». 
■ Quant au géatral d<- Vins, maodail'il, dont milord Orcuville 
voa& a parlé, «ronimi- arani i'l<'' la raiiM-, pnr la conduite que l'on s 
tenue vis-A vis d<' lui, d'une partir de l'aigreur <|«« U cour de 
Vinnnc avait conçue contre nous, jo puis voos assurer, et voua 
pourrez le r>t^p*ter à c« ministre, que le roi lui a donné toute l'au- 
torité et mémi' pin.i ^punde que c'Ilr dont Jouit un ^nèral en chef, 
H qu'il n'e^l plus <{uc»tion d'ancune trarasserie (s) «. 



IV 



Vers le «ud. le Piémont l-I ta Lombardie étaîtnt couverts par te 
territoire de ta ttépul>tique de C^ne^ ; si eet iHat se rangeait du e4t^ 
deti allifs on même s'il raimiil respecter sa neutralité, il nous înler- 
disaîl In route de In Corniche : il procurait ninsi auK nusiruMnlfs 
le double aranlage do réduire le front de leur liffnc de dëfijnse et 
tte anus contraindre il une attaque de front sur Sanrçc. La détf^rmi- 
nation du trou venir ment de G^nes avait done une grande influence 
|war l'élablisM-ment d'nn pinn de eampat^ne. 

Ce n'était un secret pour personne que la République de Géites 
n'avait pas les moyens de s'uppour k uor vii>lalion de «on terri- 
toîrr. Le roi l'écrivait luI-mAme à de Tiinit : ■ un ne devait point 
s'attendre que lr« Génois Irnlenl de faire respecter leur neutra- 
lité» (3). Aussi, le 6 janvier. M. d'Haulevïlle avatl-il envisage 
dons son mémoire la question de savoir s'it convenait ou non d'aller 
s'emparer les premiers du débouché de Vintîmîlle ((). Un tel 
juirti, au |Hiint de vue miliUiire. pnWntaît évidemmenl de tréa 
Krands avantafre*. mais pnur le n'mlïscr on manquait de fontes .suf- 
fisantes, et In faiblesse de l'artnêe piémontaisc, falieiiée pAr la rude 
cainpag'ne de 1793, ne permctiail pas d'aventurer si en avant un 
faible corps qu'on était incapable de soutenir. D'un autre côté, une 
invMÏoa do territoire de Gènes par tes alliés aurait eu vraisembla- 

(i| 1^ roi a de Pronl, it sTril. 
(■t [>*nial«T<llr » 4t Frool. ti avril. 
(S) I<r nii 1 dr froal, t" j«n»i«r. 
(!) Dllaiilarillr, nèBOir*. psK* 3. 




xut 



CAMPAGNE DE fARMIÏE D'ITALIE lîS 17ÎI4 



blemcDt comme eFTet de provoquer une «Rèusive îmmMintii A 
Fmaçnh, ce que l'nn df-sinitt éviter à loutpns. 

Pour le moment, lu CoDvcntion nationale n'était pas dijsireuae 
de rompre avec Gtnes d*où elle tirait les blés néccsMiras A l'appro- 
viiiionnemeiit du Midi. Elle en doun.-iil «ne pn-uvi- n«i't*ine par 
le drcrvt du 7 JMuvîei' : rlln v diklorait « que le peuple gi^nois. s* 
reposant avn; trop de sécurité et do toiifiance, aur la neulralilA 
qo'ii avait oiwcrvé* » n'avait pu repnii.tser Vuçpession diripèc contre 
la frégate La Modesta, et clli' rcJcUiil loal l'odiitiix de cet acte sur 
loi Aiigl»i)( (1). 

Ce fÇounTO ornent républicain, én«f^ique. profondémcnl con- 
vaincu de la {grandeur et Av la dignité de lu France, n'avait oertea 
pas oublié rin«ultc Tailcà notre pavillon, mais c'était lA un de ces 
jp'iuls qu'il convenait A<t garder soigneusement jusqu'au jour 
oiï l'occasion se présentcrail de l'invoquer pour on tirer vengeance. 

La question ('■tait de savoir si ]*-j( avantages matériels qu^ la 
France tirait do û^nes étaient, par leur nature, assez importante 
pour Tairo renoncer k une marche qui prenait do flanc l«s positions 
de Saorgo. 

(testait rncore une h^polliéif^: le parti populaire n'altail-il pas 
prendre In liante main di Gi>dcs. proclamer la révolatîoa et se jeter 
dans les bras Af. la France ? même si cette extrémité ne se i/alioait 
pas, le parti aristocratique, pour m- proléger contre un nionvemenl 
populaire, n'avait-il pas socr^temeot partie lié« avec cllc?M. d'Iliiu- 
teville semblait le croire ; d'après des avis secrets re^us avant la 
reprise de Toulon, et auxquels il ajoutait foi, la République aurait 
conventi ji admettre ao.oou Fr»ncais, et les di'cn-ts n-ndus par la 
Convention en faveur de Gènes venaient « ronlirmer les soupçons 
de quelque accord secret entre la France et la République » (a). 
Par Hon onlro, M. di^ Front en faisait {>art, Icj janvier, à loni fireit- 
ville: il essayait m#mc de l'cRtnlnur A une action immotlinlc OJi 
lui observant • qu'il v avait k craindre dans ce moment que l'arma 
qui avnit conquis Toulon pilt par ce passage l'nvahir le Piémont 
cl la Lomiiardie ■. Il njoulait « qur qnoiqu<- ces mitions sur {*•% 
dispositions de la République m- fussent pas n)>solumeii( i-crlnines, 
cependant il croyait de la dernière importance', dans l'êlat actuel 
(les ch<)«es. de l'eu informer nu plus (Al. pour qu'il pût pn'odre 
dans H ugc»*c les précautions qu'il aurait cru convenables pour 
provenir des malheurs nlliricurs ». 



( 



(1) Décret du 7 Janvier. 

(>) De ProBi t d'Hauleville. 3 JHTter. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉS D'ITALIE ES 1T9Ï 



XLIII 



Lord tirvovitlcii parai&saitclnaDcr la plds^rAiidvaltculioD A cette 
nuvrriurc coQfideiilii^lli! ■, maU |)uiir lu in»mt-iil il se biiroait A 
nrpoDiIrt) ■)u'il fnllnit atlciidn! lux nip|»urlN dr l'iimiNil IIuihI iivtuit 
d« prendre uu parti (i). 

Cuinme !■■* tappurts di* M. d<^ Cassila foui malheiiscmcnt di-fnul 
puur li> mm* <Il- janvier, duiis igiiumiM l'cfTi:! iniiix'diiil i]u>- pr»- 
duiul In repri»<- *lv Tnidoii à (îI^iick; InuUrrnÎK il »I cvrt«in (|u'il fut 
roDsidôrnblf: ; cl l'infliifiia- dp oc succès procurait uni.- uouvolli- 
Titri!!- au [larti rL-volulio(iuftii« mea^ |tar Tillv. 

I>c4 jauvtiT. InrElûduc Punliiioiid avertit luiii ucvou qu'il H*aug:- 
mciiU' • A vui* d'uil », puix il ajnule : * certnim'ini'iil si W Fnitt^'ni.-t 
na sont rrtpnu* par d autres considcratious, li-s Gcnois, drpnis la 
prise dp Toulon, d<- s'opposeront pas i leur patisagc, au moius cffi- 
cac«mi!at • (a). 

Lf II, >|>riïa avoir répM^. que h- parti jacwbiu à « ti6n«H 
mAmc ■ s'ao-rnH plai-quîcH jounK-IL-mt-ut !<• dcMUs, il i-nvisaKu Ich 
dangers (l'uite rt^voliitiou ; à son aviA •• i-llo ga^ue jouriipllcment 
|iluH de probabiliti'ii * (3). 

Li>t tnulifn iiKpoKr-'t pluH haut ■•ni|i^rlinii-nl la cour de Turin 
d'agir diiviii'mroi ; pour li- niomoul, M. de t'.oKxiU no-viiii 
comme instruction a de dissimuler l>caucoup de cfaofes, afin «le 
ne (Uixaitrrir par trop lu pnrli ndvi*r«i- qui, nujniird'liui plus qui* 
j;<mais, «r iRanifc-ïtail ooutro le Piémont ». .Mais m af^ÎManl ain% 
pnidenre et niotlêralian, il ne devait pas ■ prêter oiville A la 
rraiuli' • et Uf tit-a xai^HfiiT ilaiin *i:k mcU's ilv rv qui nuuvenait t la 
di^tit^ d'un inini^tn- du n>i. 

Fortement inqui*'-!^ par len rjipports <!•' M. de Comita. et ne pou- 
«aalujfir din-ctemeol, II* roi diViilail de smlrMaer aux cours d'Ëspa- 
(me et de Vienne et par leur iutenn^diiiire de Icnlt^r d'obteuîr 
qurlqui! rhiiKC (4|. 

Aoeli-fTcl. M. d llauleville écrivail le {(janvier h M. de ItrAmn de 
Aûre présenter au baroa de Tbugul les observatioua nèceA.taireH 
• pnur dtVouvrir le» iiie^turex qoe m eour rompliiil prendre r<ia1re 
rejiDanii rommuii cl «iirliiut par rapp|>i>rf aux Ijénois ■ (5). Comme 
on le nit, M. de Front, à Londres, avait dé'jk fait part A lord (iren- 
rille des erainte« qui' «'Auutl lu cotiduît<! de lu République. 

A Vîeuue, II» ne perdait pns uu iuntjint. 1^ ib janvier, Tliugut 



lljltafmul i 'IttaBlrTilIr, 7 jiUTicr. 

(i| Ambidiir rmliaibil 1 OnfiTRur. i janvier. Sappl^mcnl. p<*f* i. 

ti) Vcbiiliic prrdinaBdi l'ani|WTrur, it janvier, SuppUneal, pap 3, 

Kl DIUdIciiII* a -U CmsîI*. ("janiicr. 

tut UIUbUtIII* è di Brimt, i janTicr. 



XLIV 



CAMPAGNE DE L'ABMIÎE DfTALIE BN 4791 



rrmrtlait h M. <le Bnlbi une note très énergique où il sommait lai 
ilèpnbliqutr de faire connaître ses intenliixiN, RUiil-t^lle il*cît!i?e. DOn 
Aoulement A n'fuNi.-i' ri'{ilri''e d<- Htm lurriloiri.' nux Krançiiis •' mats A 
CA défepilrc roiiraf^riDiumciit les passages dans Ions les cas poxsî- j 
bics • ot, A cet «tTr), avail-ellc d^jà pris < le* ini-sures les plus lÏDcr- \ 
piques, les plusefGcace.^ eth's plus iiifaillililcx ■ ti) ? 

Le tnéMinlciiti'ini'iii occuttioniK' par In couduitr' do In n^pul>li<|UO ' 
tisil alurt si violent qu'il paraissait convenable à M. de ilaibi de 
justifier les actes de son gouvi-rneiiifiit; le aSjiiuvitr, il remellail à 
tous les membres résiliant A Vieiin'' nnc not« où il di^menlnit les 
bruit» qui ouraicnl n de partinliti.' de G<>nes <i pour la Franre, a do 
neutralité déguisée u (>). Le Piémont a était directement désigné ' 
par les expressions de puissance limitrophe cl par In mi-iitton des 
coritain-s de Lwino et d'Oiicille », cl ccrlainemcnt sa conduite étiiitj 
attaquée, puisque le ministre d'Espagne jugeait nécessaire hooI 
réponse de ta cour de Sardaigoe; au eontrnirc, M. Edcn était d'avis] 
• de ne pas eugagor une guerre de plitme >. Aucun des ministres I 
n'y avait nSpoudu (3). 

Tandis que Tbugut réclamait une explication positive ot catétfo- 
rique, le gouvernemcul gt-iioîs ne pouvait, i-n r^alili^, prendre doi 
|Mirti pour l'un ou l'autre de« belligérants. Seul, !M>n «commerce lai 
louchait : avec la France, it y avait beaucoup à ffagner. de l'aulr 
cAtiJ au L-ontmire, la flotte unglaixe, msiih être en guerre ouverte,^ 
apportait Ick plus grands obstacIr-K A In navigation génoise ; il en 
dtait résulté une haine violente contre eus. Un Tait sur lequel on ix- 
peut élever de doute, puisqu'il est rapporté dans une lettre de l'ar- 
chiduc, nous monlru A quel degré en était arrivée In viuleiui- popu- 
laire. Un uftvire anglais, sous le canon des forts, ayant obligé un 
navire génois à rentrer dans le port, on lui avait fait le signal de : 
retirer ; comme il n'avait pa» obéi, n b- peuple irrité avait ( 
les cnnonnicrs di- tirer A lialltrs d, et qucIqucN incitant» «prés on« 
chaloupe étant venue romottre un pli au consul britannique, Oild 
avait insulté et sifflé les Anglais (4). 

Le 38 janvier, l'archiiluc élJiit encore plus affirmatif. « La multi* 
tuda et tous cil général étiiienl irrités on dernier point contre le 
Anglais et cajolés par les Kraitcaia • (5). M. de Co%<i1u signalait 1 
même ■ la supériorité décidée» où se maintenaient les partisans d« 



(i)ThD(al i Daibi, i5 jinricr. Supplcmenl, pa^e 89, 

(•) D'HaaIetillc à ComîIh, ig fjrncr. 

(3)RoM]rt d'HBiils<iilk,)u jiixier. 

({) Archidai' A l'emperdir, >â j*»Tier, Suppléinfiil. pOK* *>■ 

(S) Archiduek l'rmpcrtur, iH jacifirr. Suppltmrnl, p«K«H. 



CAMPAGNE DK LARMIÎE DTTAl.IE BN I7« 



XLV 



la l'niitee (i). Quelques Jours plus tard, il complétait ces premiers 
rrDSvii^ni-menU: B lUdoiinmt, litî n-puiitlnit il'Haiitevillo, île qou- 
vollcs t't Uis notables prouves sur iii jmrlijilit.- di- TrCiiu» pour lii 
France et de la |>répuad4rai)c« qu',y poRsMt~ k parti jacobin, et vous 
niuDln*nl en <>iit]« ijur In B/^puItlique n'n pas l'intention de rompro 
nstyn l' Ang'lctcrrc, cl p«ratl ou ciiiilriiiri' vi>uluii* cunlruiiidn- ci-llt--ci 
à celte extrvrailé. D'où l'on peut conclure qu'il v a d^jA eu cnlvnle 
avec la Fraoce. du moins de la part du parti jai-obin, pour que des 
mmurcs pnWentiviM de proiecliuu Tuaseut prisfH en cas de 
p^ril • (a). 

Otle disposition de l'cRprit public peu Tuvorablc aux alliés s'op- 
|i4iKHil, quuiid niAmu il rauraîl pu i-l voulu, à w que le ^ouv«rne- 
mriil ^noi!> kc Nounilt A rultimiitmii iguî lui ^laîl it.'ints ; d'ailU'Uts 
la Forer oETcctivc muuquail Ji l'Autriche pour ns.surcr l'eirctdc» 
aol«. la faiblesse du corps autrichien de Lombardie ne pouvait 
di-meunir caclié<- ; nti cuolraire. l'arini^e frua^îse fortf , i ce qu'où 
dirait, de 5u.ooo Itommo», Atait it proximité. La prudence i-xit^eail 
que G^nes gardât une complète neutralité, et supporUtt mAme Ira 
liraviidfs de Tillv. S'il faut itjouler foi aux correspondants de l'ar- 
ctiidui', ««K pri>v(M-»liiirLt uui-aieiil ^t^ «iiii» uuinltre ; il aurait 
voulu célébrer dan» une grande auberge In prise de Toulon par une 
fWr e1 nn ^rand dîner : on se bornait k iuU'rdîie toute manlFesta- 
liun (3) ; un nuire jour il manquait publiquvmi-nt au do^i' : il était 
ilrconltimvpDar Ira minislro) étrangers, lorsque r^slui-ci so rcodoil 
uu lltéAlrc avec los scouteufs, d'illuminer leurs loges et de les U'nir 
ouvertes. Till^r n'y iHail rcfu&iï eu Ui^clanuii < qu'il u'i^tait pas dans 
le OUI de jcicr de l'encen» à de* souverains •> (4). 

Le a8 janvier, dans sa réponse A la not« de Thugut du tS, te 
gouvernenieiil gi-nuis assurait di- su vitl(jul<'' de ne »e lier avec per- 
sonne; dus lieux partis il ntli-iidiiit le nMpoct de son territoire. 
A l'Autiicbe il dirait : « la l\ê{>ubliqur ne saurait craindre la moin - 
dru infraction do la pan de la France qui n'a Jamais violiJ le torri- 
toira génois, et qui vient de donner un nouveau témoignage de son 



11] [llliutEville ft Cnuila, ili Janvier. 

t*> iniaiiIcTilIr i CouiU, Iradiintlon, ly jiiorUr. 

|).> Archiduc A IViclH-nu r. 4 joniicr. Stt|i|>lrin<iil. paift i. 

(4) Arctilduf k l'ciii|jcr«nr, ii Jaiii'icr. Sii|>|ilEmrnt, pNtfc 3, Le fsil en tuj- 
ntmr claîl vrai. Le ii mars. Tilly «iplii^iir » condullr en dlxant : Qu'il a ' 
tfi ainM « ta nîjpaf dts tcntimcalt i\ae jn ilcvai* A nu mas'*lrBl uni, rrprfi- 
Hilanl U «ouTrra>B«l«, aTail re^ii h ton *adlcnr«,1c jour infini: du mntiacrc 
en Friafais, Imr* itiBstiaii [cl Aoglait cl avec les Aniilsii les iraitrct t 
Mcardf litanch* ». Tilly tixx rrprcctatantu. m mur» (A E Ùiact iû8|. 



XLVI 



tyiMPAONE Dg i;armi>e D'itaue fs.fi vm 



adhl^sian k la neulralU^ de (îi^nt-s psr l« décral de la Cuaveolion 
nationale V (i). 

A la Fniiici-, apiV^N lui nroîr donn4' connaissance, par am' notai 
di-K difmarclics tcntéos par la c-our de Vienuv, de sa menace 
d'oci'upcr par srs troufios quelques parties du terriloire nr^noi* pour 
ari'^li'r W pru^rt^s di-it PrHiiçuïs en can d'iiiviixion, il «fKrniNil <|uc 
■ maigri: les vîuloliunK Mnn rxcmpir auxquelles le» vaisseaux 
anjflais ut cspat^nols sV^'Iaicnt portée, et malgré les maux qu'ils 
avaient fait e&suier A lu Répuidîquc d*une maniiVii' au»i Alninj^ a, 
il persi»ti-rail iIhiis sim svNli^mt-; il rappelait \c drcrrt du ^ tiivOxe 
et il Kc flattait qu'il scraitcxi*cutÈ n avec crtie lojaut<^ qui iisl digne 
d'un Kraiid peuple qut a procleroé le droit des nations > . 

Outre la que?itî»Q de {iriucipi^K. le» aviinluçrN que 1<; fçouvcrne* 
meut rr4iicai!( n-tirait •■» ttPtii» devaient lui Taire peser t dans xa 
saffewe s'il «!tait de l'utilito de la Fraiie«, sll Mait de sa justice et de 
sa digniU.' de compi-oineltre la tranquillité et la paix d'une Dation 
amie ■ (3|. 

Telle était la r^ponne ufficicllc, mais dans leur coav«rsalioD aree 
.M. de Girola, le» principaux membres du ifuuvcrnemeut lui avaient 
Tait t-'iimprendre qu'ils verriiienl avec plaisiir l'Autrïdie nccuper la 
priiuiii^rc Ir juivuiu^e d<: Vîutimillo. Ils commençaient par l'dssunr 
que le jçouvârnement De voulait u s'cD^aKcr avec aucune pnîs- 
sanee »; prunufn |>our .lavuir s'il dèA.-iidnii( xa neulralili' pnr I» 
force, ilsajoutairul • que la cuur de Vicniii' connaissait drji «uffi- 
saiDDienl la situation et le» sentiments de cette ilépublique sans 
avoir recours à d'autres inierpellations; que pour repousser un tor- 
reul de il^xivipfrfra. il faudrait uni- norabreu.ie année compoKi'w de 
tionnca troupe» nvc« Ixiaucoiip de millions, oe que n'a pas la Répu- 
blique, le l'iémonl étant aussi sans troupe •. Aux procédés des 
An^l<ii!> [M>u»»t'H parla eourde Turin, ilsuppcis^ieiil la Londuilcde» 
Français • qui juw|u'à prbieiit n'avaient |Mi.t vinli* la neutralité de 
la Hopabliqnc et avaient sacrilîi^ plaMicurx millicrK d'hommes sous 
Saonfu pluliU qu<- de penser sur lo territoire d^ la République ». 
On piiuvnit donc espérer que dans leum opérations fuluivs ils eoa- 
tiuucmient à airir de même « encore que Iun Aurais leur euwwiiit 
montré l'exemple coulrnîre • (S). 



(i) La r^poBu du j8 janner manque. naU Thnsul icril te 3 avril que la 
rfpoiiM du M mar* • ne dlHtrc point poar te tauà », Vlrenot, QttfHfn. 
lOBM! IV, 178. 

(*} Noie rcmUD par Doccardi Ir 11 m%n, GinAfppt Colaei. La RfpttUiea de 
Gtnofa € la rmot^tiout /rtMoat, lom« 1. pagi >i. 

(3) Girola t WÎJcMlt, Iradaetioe. >B jaatier. 



CAMI'AUNI^ DE LAKïlI%I': D'ITAl.lB 

Oi IniiKa^* ^tail luirfaitctnpnt correct, il conoordaîl avec le tou de 
la Dote n.-mi^ lit ii mar^ & ParU, mais il n'en ('tait pns de mCmo 
«i'uu si'runil ciitrelieu. si M. de fîirola l'a rapporté iidéieniï'Dl : 
• Quoi()iii> l'on III- m'ait |>nx i-jiMrli'inciil n'vclv le coaloitu de la 
ti-p-in»-. j'ai OLimpri» qu'elle ne Hcrail {mk^ conrluiitiln. Ru effet, 
dauft ce gouveraitmenl dévou6 A la neutralité, il ne peut y avoir un 
iiûiutirv >uriisaut df .siiffi^ages pour décider uue vaîllaute oppu«)i- 
liaa aux Fruaifais i]uaciil ili tcuivraicul do jia.iaur |iar le territoire 
■te cdto [Upublii|uc pour p^uHrer danii le fiémont, et quand 
mt^fl)i> 11' binHeil aurait la volunté de n'y opposer, il n'v a ni Torccs, 
ni luuvenn de potivuîr le faire. Ces niéineii confidonu m'ont aussi 
Laissa voir que le |>a.-uat;e de Viuliiiiille n«rait bcaiiLuup plu.t difli- 
cile ù suniKiiiter quf^ )«-< forU de Saor{f« et Raiis, si ce |insNa^e 
tlai[ défendu par un fort c«rp« de troupes 1»ku aguerri et bien 
pourvu . Que do rc9te vous avec le droit de vous oppoaer avec la 
force h cette irruption duppo.'vée dans le territoire Je la Ht^publique 
dnjA nijuvcrle p*r In l,oml>iirdie iiulricliïuinc; iju'il serait Irisli' 
piinr les Génois de lion Mtiis que les Français fussent le?^ prcniiera k 
•iC4:u|icr lea lieu\ qui sont la clef du J'iémont t (i). 

En u-aQsuieltantoeapropus.iM.de fîirolacoocluaitque le meilleur 
|iarii i pmidre, .serait a d<: pn'wuir b-.t Franyai.i diinsct-H délili-s* 
CD a'emplo,vaut <|iie des troupi-is autrichiennes 1*1 l'esclusion des 
Pit'muiitaiB bals dan» ee« contrées. 

hla Micrvl, niiilgn; tir» proteslnlio»*, Giues appcluit donc une 
invasion autricliiennr. Lh faibleSMtdc l'arnifc alliée est le seul 
motif qui ail emp^hé de l'eSectuer. En entrant sur le territoire de 
ruHii», In Couve 11 lion n'a duni' fait i[ue prévenir une maitoiuvre l'i 
l«quell<< le goiivcruemenlde In Itépuhliquc invitait son cnnrmi. 

La réponse de tiéoes oe causait pas d'étonnemeot aux puissances 
*llii!v.'> en llalic ; l'archiduc la prévoyait. Le 35 Janvier il t'tciivait à 
son neveu : » je Uf eruis pna ijuc la République actuelle de Gènes 
M? iléclai-e pour leK Françai» et veuille leur donner le passag'o, mais 
je iiraips 1res fort que la llépublique mémo risque d'fltn- change 
par uiir révolution iulinii' dans non adniiui.Mrati<iii cl dans sa 
rfprêsentatioii • (a)- 

!M. irilautevillc pcnsoit de même : " la Uépublique s'appuierait 
piiur répondi-e sur sa neutralité et sur le> prétendus iivanUiges de 
rrllrd n |3;, et l'on devait s'attendre à ce que U note expédiée & 
U. de B«lbi fill • insignifîaiilt- u {!,). 

(1) fltfota k Tbvçai. Iraduelion, So jtcTÎEr. 

tu .Afrlilitne A l'(inprr<nr. ï5 jani-icr. Supplément, page 6. 

Il) Dllautcvillc i ût CiMVJIa, Induction, ig janvier. 
41 inianUviUc i 4c rraat, »» janvier. 




XLVm CAMPAGNE DE fARMÉE D'ITALIE EN <T94 

Quelle allait 6tre la conduite de l'Autricbe en reoevanl la nota 
de Gl^nM •■ l'-vasive auMsi bien (liin.i li: foin) ([uo iIiidk la tour* 
ourc dfs phrtii«u)i et Ji-s <'X|nx's*i(nm $ (i) ? Dr Vnt'in de M, de 
Gîfola < xélé Dt atlBchiS à la maison d'Autriche ■ (a) et par- 
failt^mcnt itu courant âes afîaires de G<^ncB, on ne réussirait 
pus i\ uhtuuir une r^ponsie plus ftivuruhle. Le i"^ février il décon> 
MÎIIait h » r.our toute nouvelle tcnUilive, lil il lui en délnillnit 
les motifs. 

n II cat bien difGcile qu'il }' ail les quatre ciiiqui^mesdes voix des 
conRL'illem pDiir prendre un véritable eiigiu^inifnt pour ninxt dii*)- 
d'hostilité conln* Icn FninçaiN, «i putNMuls cl »i voisins ; en effel, 
se flnltanl d'une part d'obtenir en tous cas de ix-ux-ci de prompts 
et laides secouis, et irrités di- l'autre dt-s procédi^ riffourcux et 
boMtilea dont iiki-mI eitvi-rs ci-ttc nultoii le» Ang-Uîs cl les Pi<-niuu- 
tai», iiit xonl nbsohimeNl ajipoM^M A re que Sa Majt>té nllcnd dot 
Gj:Roi«. lit puis, i^uoiid bii'ti m^me le résultat «lu vote serait pour 
la résistance, il est moral imtnt impossible de trouver les niovena 
d'ag-ir RÎ l'on Interdit aux troiipi'a au.ttni-sardeit l'accé-* de c«t 6<al 
ci pour Mouleittr Ick forix qui y itont diiori Ifs pn.'^mitfeit dillirile» de 
leurs fronliérrs, ce qui aurait pour ctl'el de violer la neutralili' que 
l'on désire conserver à tout prix. 

a ToiitefoÎ!), en l'i^lat d<' ch<><u'!«, j'ai auft'Gréré danx ma dernière 
dépAcItc le parti cvtréme de prévenir l'entra- des Kraoçais dans eel 
étal qu'on suppose devoir m- faire du cAtfr de Vinlimille, mais avec 
des troupes autrichiennes seules, les piëmontaines étant trop 
odieuHi'» dnn-t la rivîérv ilu Ponent, en déduratit ouvertem<-iit 
qu'on n'avait pas l'intention pnr Udu violer la neutralité mais bien 
d'exercer préventivement un droit, celui de la meilleure défende de 
l'étal. Il est vrai que ce passa^ devrait s'effei-tuer rapidement et 
avec un nombre de troupes HuniMnl pour itouli.'nir le chor dcH 
Français désespérés. 11 faudrait en outre donner i leurs commaa- 
daols do» ordres et des moyens d'attirer k eux les |>airauna nom- 
breux e| hardis de la rivière qui pourraient insidîeuNement intro- 
duite |Hir mer l'enurmi de Rauc et sur divers points, rt rendre 
ainsi vain et dangereux le projet que mon zèle m'a auguré en 
désespoir de cause • (3). 

A Turin, on s'attendait bien que l'empcn^or ne se conlent>-rait 
pas de celle réponse, t qui ne ferait qu'enorgueillir davantjigc les 



(i) Dll«Dt«vill«t CiHtiU, 5 Kvritr. pigeiS. 
(i) Artbiilur à r<nper«ur, i8 jinTÎtr. ptgt ts. 
19) airoia à Thugat. tndaclioa. i" ftrricr. 



CAMPAGNE DE I/ARMRH UITAI.IE KN !7ni 



XI.IX 



O^niiis (jui tu: ie vaiilnienl i|U(- trop i)*»vuir rÈ-tiKtA à toutes les 
inftmr.c» dr l'AnglulTr"- > (i). miiis ruminf un iic Rirsutilnil [>»% In 
(uTvv DÉt'eMiairc jvour imptxser sa vo(anl«. M. <)'llaulevill^ _v IroD- 
vn'H un uiiuwnu moliT île pent^rt'rer ilana as condiiUe prudente 
(•uviTA i» Rrpiililti]iin : dissinittli'i' Ick vrMt!i «{■ntiiiii'Tils i|uo l'uii 
éprouvait et - «irir avec lircoiiKpcctioi» cuver» <-Ut: pour ne pn« l'in- 
di^poHiT lAiit que les i'.in'uiiBtanci.'K ne p<-rmclliiii-n( pus nue autre 
attiindi- D. CVtaitso panier un vîiux ^ief qu'on liqutdi-rail opr^ 
Ml) Mirct^t (a). 

Quant iinK nouvclliw rcm<)nlriincr« de rcmpcrciir, elle» ne <mu- 
duiraieiU h l'iaii. i Les (î^uoifi ae otiaiigcrnieilt point de prinripes 
ui de miiduito a ; cV-tnit uiiiquemeut o pcnin- un temps prteîcux » 
qnr dr nêçocter iivim: mx (3). Mi'tni- ;ipriV-i la mile du l'empereur et 
malgré Is vigilance dcx VAi»scitu:( iing-lnis, de» Daviri>« i^-uois t'hais 
Iffe lie vivres oonlinuaient eomme par le passil A se roudrc A Nice. 

Entre lem|iH le [inrti rt-v.iliilioiioaire canlinuail h ^a^er de l'iii- 
lliii.'noe. Lor^ des ti.nl» dn i-iirunviil, le peuple iivaîl pniiitë de l'urca- 
sion pour manifeshT xon «vemion contre Ic-s Anglais ra inlenlî- 
sntit itf donner dea danocs ihii;)rîki-s : on nvait dans^- deux Fois la 
carnia^tiulc li la française. Cet iia-ident, iudîei- do l'es^irit pulitîc, 
parntsMÎt a«ex îm|H>rtHnl pour que Gtroln en i-codlt compte A .itt 
rour. 

• U«pui& le» 0|>énitions faites par les Anglais dans et portet l'at- 
lilude ptiur;iiniti din- hoxiile qu'iU oui eue iliinK In -tnite envers cet 
état, le ^iiuveniemeul N'est eondiiît iivr<t liiviucDiip de prudence; 
mais le |>cuplo, vcomprio ceux qui étaiciil indilT^-rfuls, n manifeste 
une çi'uude aversion pour celle nation et s'est par contre rapprotJit; 
dn parti di-s Jacobins. Meni-i-di soir a eu lieu le premier l>al au 
ihMtn*; liîeii que pni* onire du gonveriiemenl oti dill nitcrner IcJi 
dann-s c^mtne d'haliinide, d^jt qu'on n entendu In musique nll'iqiier 
IcK danser aniflnises, elles ont été ac^U'illics par des voi'tfôrntions 
«I des coupa do siniel. & l'ioiitiçation de certains jeune» f^iw, David 
liivrea, F(-Vt\ Cau-git, Ciimtiiiisi et autroTi; xi liieii ipie le ei)miniiD- 
ilnnl de* iprilei n dil eéiler el toléri-r qiie l'on jouât â U plnr.-, de» 
dnitses gv'uaises qui ont it6 dansfrea nvoc eatbousïasme [tar ua 
ifninil nomlin? de pononoea, toutes sans masques, vu to n»uvcau 
lU-cret. On a également dau*<' di'ux fois lu cinu^^nole A 1» frnti- 
çiû»«, A Inqucllc n«4isti>it le mîiitMiv Tilly, qui n npplnudî. Demaiii 



|ij IHlaiiIrvillL- h ilr ttréai<^, i" trinrr. 

(t| D'IIaiilrvilIr * llntDJIa, !• fèvrîrr, iiax' <tl- 

|3| P'HaulcviIlc k de l'r«iii, & fcvricr. 



IT 



CAMPAGMi DE LAHMÉE OITALIR EV ITM 

doit avoir livu la nnroiidr Kto iiu tliMlra. nlj^ crntns qu*il an H'en- 
Kuivo qorli|uc autiv disordre, A moiitH que tp. jftnivcrn^mfHt, 
in(|uii^t'' do la aurexcitnUoii du gtarli pripoudérant, nv jug*-- pn-ftW 
rable de |i«rini'tlrc (|tie l'on ilnn«« &■ i]u*il plaîr* i (i). 

Lv diinaiH:lK' iiuiviiiil, fiiicoiinttçi- piir i*<- promior siucc^'^. k- parti 
J4icot>iD flllnil encore plus loin ; noun lHi»»>n!< pirli-r M. d<- (îiiola : 

• Ditnnachc soir, if bal a coromi^uc^ opr^s l'opéra ; apr^ diven 
mPDiiota, c^'HaincH portonnes demandèrent au colonel de ^nrdr 
d'sutoriNPr il dansiM' In «irmntrnoliv 0<'lni-ci rrpondil qu'il n'avait 
ifçu du gouvenwmcnt ■(■rt'niMimc aurun onln- ijui lu) pi-rmll d'ac- 
C^r-r A celle demande ; mais un i^rund nombre dr pcri'onn<'!> 
Tarant r*ili*r(''e avw: ioatanw. le bukIK colonel crut devoir 5 coiimtiwJ 
tir, i la c»ndi(!oa i|uc Vua ne clianlvrail guia [t-a paroles dont on a 
prÎN Diabitude d'accompagner itIIo danse, c'ext-ji-dtiv : dansons la 
cjirmagnolc I A peinr fut-elle commencée qu'on lan^a fa l'air un ' 
boiinol de la Dation française (pIirAgien). qui fut recneilli par 
MM, Mar^ Cevawo el Alexandn- Invria el rx-ji'lù de nouveau en l'aîp ^ 
par eux, aux rri» rèjitli'ji de : Vive la liberté! 

• O bonnet Fut priit eiiHuile par un nffirïrr de* rnrpo nationaux ' 
volontaires et ivoiis au «olonel de ^rde, qui le présenta le lende-j 
main au pnlaU avee son rapport. Apria cela, on commença A chan-j 
tiT le Ça irJi ! mais des voix «'/'tant Tait enlendru de tons ciM*'» avc« 
des maii|U('K de dc^snpproliulion cl rérlnnifint le oilence. la chanson 
oestia de suite, pour la plus g^rande roortiticalioD du parti des Jaco- 
biuK et do leur protecteur Tîltv. qui s'alteodaieitt peul-^lre en co 
moment A plus d'exaltation pour faiir une n'-voluliou rompUlc. Le» 
n^nateurs dn (inrli Trançais Iris contrariés de l'alTaire du l>onnet et 
des insolences qui suivirent, quittireni le théâtre, et, le lendemain 
londi, réunis A leui-:» collines sirinisaimesau nombre de -ai, il.t 
décidèrent par so voîx de NU)(p<-ndr« ce {fenrede file jn»qu*A nouvel^ 
nrdre. • 

Toutes les tentatives de l'imprésario du théAln* pour faire révo-J 
qner cil ordre r»n*nl inutiles, le «fouvcnienienl le miiiiilint. Crt»| 
NYmplAme.* pnVuru-urs d'une révoluliort < réveillaient l>eaucoupdo ' 
noble» cl do bourgi-ois de bon naos qui vivaient dans une îndilTé- 
ri'ui-i' cumpléle » (3). Dis lors le Kotivcrnemenl st- montrail plus] 
di>pi>H^ à n'-priiner lei> m<tindri-.i Icnliitivr.s rivululionnaire» ; rliaqua 
M)ir de bal des piqueLi de IroiiprK élaîent trnun pi-Als jiour interdire 
« lualtr cbo^e innolile el tout disordre >. 



(i| (iirola * TfcB|[ul ^Iraditrlion), 8 février. 

(l[ Ointlm à ThiigBt (iraducllun), iS février. 



CAMPAONF. IW. L'AHMiÏK IlITALIK KN I19t 



Ll 



Le ilimancbe tli'» jVuiiRt ^eiiti nviinl voulii (Uii*i-r lu carmapnoli' 
d |ilaiiliT un nrlirii rtr In lîbnrlé ^l«i<'ii( inairc«f*s. M. <l« rîiroln 
sQ raontrnil fort satisfait de evt &cli> <le vjjcueur. ■ Ccln t^tnoi|ïiic, 
écrivait-il, que le ^ouvei nement a pris mainteDant dos mesures 
|ilun (lilic;enl>'s et plus t^fficao-." pum* i-i-prtmcr ilur^navant toute 
intiuvnliaii scainlairu»: dcn |HirtiKnii» drs Jiicoliiii* » (i). 

A disUiirrcca fnits parniKseRl initig-oi fiants, et l'on si-rnil tcDt4Ïilc 
ou leur pTi'lcr sucuno im|iortaDco, do li's ronsiilfii'cr conimo les 
actth di' ([uelijuos j^ens »3talli'-!i. Les cûiit«mpi)nitii!t n'cii Jugi-aienl 
pas ainsi ; du rAtù rrnnçaiti, nn les ni^nnlail avec juin en lea ttxngé- 
rant : HiiNcr pri-lvntlnit (|uc In carinHa:nolc nviiît M dniiKr« Mur le 
tlii-J)trp a mAmr cii l'oiiucl ruui^c il que le mouvooirnl rtnit Irrà 
prononcé » ; le 1 1 février, A l'occaMÎun dos bals, l'areliiduc ^ril que 
« lo mauvais esprit t;utriie loiijaiiR> plu.i et m.- niunln^ dans li>a plus 
graiidi-N liii^lrll«i, jusqu'au liid, au lli^illre » {Z). Ij! i5, A la 
n-Mpliou du ni(ipiirl di- Oiroln ou >lfllc du iS, il ^'alli-nd « iV une 
r^voluliuri momcutaiiéo n (4). Les failA Noinblriil lui donner rnisoii ; 
Irais ireuliUhumiiu's (tauvres ayant parié « avec v^Mmence • nn 
couM-il ii't'iif'mt d<' (î^uo« ctiuin' \v> alitis, pcrxuuun nu leur répond, 
maia nn parie dn constituer uuo commiKsIoo qui proposera « une 
rtrorme do iBctucI tfouvememeol o (5). 

Au ffrautl ciiuM-t], dt-H ili.ii'ours son! tcniiM uti l'un demande « un 
KXiimcu pour la reforme de« lois de la répuldiqur ». fîii enlf^'ndant 
cetlvexpresaiun. lo souvenir des débuts do la révolution et du sort 
<]c Louift X\T *e pré<>enti.- à l'aivhiduo: t uue révolution lui paraît 
tnévitatik- >. » Ite.ticnt A voir, a]oull^•t-il. qu<-l parti vaincra ou pour 
mii'ux dire quelle fornin d<? gouvoriicmenl la révolution produira, 
mais je suis convaincu que les esprits «ont déjA trop montés A 
(iénes pour éviter tout à fait mie révolution » (6). 

Un roatc te parti jacobin est mené par Tîlly <|ui travaille à animer 
lea enprtt* par tous Ira moyens posaibles ; une Irtlre rin^ulait dans 
Génrs où « l'on cilntl et nommait tous les prétendus torta et emp^ 
rtwmt-nls de droit faits par le gouvcrnomont contre les droit» du 
peuple *. TilK la fuit imprimer à Nio«, et lorsque le ^ouvcnienient 
t^énuia veut faire aaiair In ballot <]ui en contient lea exemplaires, 
il réeiami- ce paquet rx>mme son bien propre, et envoie son seiu^ 



|i| lîlrols A Th(it[«l. 30 tr.yrii't. Lttfhiitf ïi|;iu)c éfpilcaieal ces Inrsar*:* de 
NprokIno, )<> r^vritr. SappKmcot, pag' fo. 
(t) Hkllrr, ifl f*rtifr, page o». 

(3) Archidnc h IVnipcrcur. il finicr. SDp]il«in«Dl, page i}. 
(Il Arrhidiir i IVwpcrvur, iTi r«Trïrr. SiippUmcnt. page iR. 
\i) Arrliidur i l'empMrur. Supplrnrcnl. [■■Kr iS. 
|6j Arcliidac i l'caipcrcar, i aian. .'iii|>plf(DCUl, piiç« 3o. 



UI 



CAMPAONB DE L'ARMIÏE D'ITALIE ES ITO* 



lairepoui-v ap)>o8cr son cnr hct ; le u^uvcrni-nx-nt lui ufTre du le 
rnÎTi- ouvrir en »» prvaenco; il §'y r«ftiM) et rt'ponJ qucct' sont des 
impriiii^s a |i(iiirè(;liiirer In naliun ^^nuiae sur avs ilniib el ronlre 
14» fibiisrt dr^poÛNniv (liigouverocn)«nl > (i). 

On nVotrcrti pas dnn« le di^lail de «'t(r «(Tnirc <|til se termi- 
nait Il< i<) avril par la romi^' du paquet (a) ; la seule cliose ijui nous 
importe iei cVnl de t:oitn«fire l'iriipreïsiun (|ue l'archiduc t-n n-çitit. 
A son avis l'aelu de Tillv eut préinédil^ : o tniuvant Ick citprilK déjà 
asM)/ di^poifs dans le peuple rontrc l'iiulnril^ o, il n ordre de son 
guuverncmi'al de rompre avee le gouvernement actui-1, cl sous prû- 
U.-xli- d'élre appeli^e ■ par le peuple »iiuvcr.iin >, l'armée françaiitc 
liura«in« un prrldtled'oiitnriiHr le («rrîtoire de la Rrpublîqne (3). 

U'arcliidne poussait cerlniiirment leM ihofie.s A l'extrême, I.o 
18 mars il revient eiteore sur cette ^vctttualilé d'une invaaiun pm- 
v(t(|uiïe par un appel du parti jacobin t qu'un appellera lii vuloul<i 
souvernine du p>-uple » (ti). 

Les eraiutes de l'archiduc 6(aicul certainement très exagérées 
comme le prouvera l'événement; el. cflci rn<^rile d'*tre remarqué, le 
diiirg^ d'alTaiivs aulriiliiei). i|ni est sur plare, exl loin de le» partn- 
er, de les pruvo(|u<-r par »cb rnjiporls. Il trouve tout naturel «l 
approuve le projet de réforme, x Tous se sont mis à soDgvr sérioute- 
meut à faire diaparaltro les abus inlroduiLs tlaR> le i^ouvcrncmeiit. 
ptiur revenir aux lois dr i5a8 rt ir>^6 va piirtie oulili>'i;s. On dit que 
dans ce hul ou va cou>^tîluer une d^pulation de i3 membres... ils 
aurnol i HahUr le plan des nonvi-llcs lois qui devront jtrt- approu- 
va* jHir tes 4/^ du f^ranil conseil. Si c«la rt^ussîl, u:réco A la divine 
pr>t%'i(lcnr('. A un mnmeul où le dît eonseîl pst dnnx un étill de vïvc 
rornieulalio» cl le jM^iple giité jMir celle nouvelle et dangereuse 
maxime d« lib«f(^ cl d'fjfalité, on obtiendra ici dans le catmo ce 
que la France essaie d'avoir dans le désoi-dre cl dans le sang ■• (&}, 

Le I) marii, il it'ndrs coraplo qui' U-s bain se sont mulliplié* en 
ville h In suite de rinlenliclion de ceux d» ihéAIre, el que lo carna- 
val »'est terminé dans une np^nde alléf^rcMA sans les désordres i|iic 
Ton redouta il (G). 

Les rap|turta de l'ambassadeur pii^muiitniH de^-aicnl Atre moioK ^ 
sali «rntsa lits el timnijfner de moins de cuufinnoe dans l'ôacrg^e du 



(1) Arckidue h {'tmipenar, H aiin. SuppUoienl, page Jo. 

|i) Noli* <lu cliariL^ tl'iHiin? Uoi-r*rdi-~ tiinivjipc Tolucel, pagn TiMi. 

(I) Arrliiilur A l'rinp'X'iir. 8 ninri. Supjiltmriil, poift Si. 

Iti] Aii-biJiii a l'rm|irrr(iT, ■(• lann. Ku|>pltnital, pnfc Sj, 

(t>) lîiroti i Thiii|iii |rr*iliirliau>, n titrirr. 

|C) UirolK \ Tliii|;iil, li iuho. 



CAMPAGNE DE UARMhil-: DITALJR EN lîfl* 



Llli 



■TVfttrmnit gt-noia, car l« tg ft-viiei- M. (l'Ilauleville, comme 
l'archiiluc, l'ovi^m^f la [imliatiiltt^ J'hoc rAvoliittiin A Gdm-s et l'ar- 
rivi'v dti |Mirli jaiTolitii »u pouvoir. 

« Ln crise lUits ln<|uellf s« trouve- actuel i ornent le Grouverncmcnt 
lie Gi!iies esl Ir6s int^ressnute pouf ro pnv-i et jiour m'm votNiHit. Pur 
suit nHultal. uo verra Ht le guuvenieiueiil ii l'iicuvi^ eu iniitti In f<>ii:c 
el li>ciiunge suffÎKiintx pour LriomplKT du |i8rli <{ui voudi'iùl ta 
raille. Jr- (reniiis ijil'il in- wit plus lemps ■!<■ reméiikT enîcfiwmcQl au 
miil, el (|u'il i>e réussisse ^ouli.-meiil ^ ilîlTi''ree aa eliuti- !ii ie^ iifl'airi-'H 
palitifiaeii no prenn«nl une «iitre tuiirnun!. Du ratte, d'H|ir^)i lu 
partialité i|ui- iiiiiiiln- (lAiie» pour ta Pniiiee, d'»|ir^s ^"n îiilèn^t A 
en «oiiM.TïiT l'amitié et i> churi- <Iii parti formidable ijui «>§( formé 
cliea elle eii fan-ur de Is cau^Uliition franvoî^'i je QO sais que dé- 
iluin-, sÎDftii qui-, eotilrainle di- se iléclaicr, elle !e feea en *f jelâill 
eiiitipiftemeul ilutiH Iok braïf de ln Knince kaiis Ktin^^T nux eoiisé- 
iluearcK faUiliitqai en rosulteront pour song'ouvcriieineiitnctuelufr). 

La ri^ponsc de G>^ne8. rvmisi' par M. de Uiilhi * Thuçut, ^laït 
]u^^> peu saliairitiHnnle ; ceiui'et lu ei-ndiiit fin clinr^i'' d'iilTaireH iil 
l'invilnit n e» n'-ctaincr mu- plus précise : en môme teinjw, M. d« 
tlimfn recevait onlre, uous ignorons en queU termes, d'agir sur lo 
ROUTurnemeul de In R('i>uliltr[ue (a). 

!ji eourde Turiii npprenait avec une vive salisfaet ion les procédé» 
du nbinel aulricliicu nvet (iénos : peul-f Ire iwiii tufluciice seiail-clle 
^iirBuDlepourameuer laBépuldiipie A plu-vdV^ardsriiveritleKalItéa. 

« l.c< iiiiiivel|i-i iii^lnncvs de Vieillie, écrivail d'IInulevillc. pi^u- 
Trnl |H-ul-^lrc k ac sujet exeilL-r le zélc de ceux ([ui ont de botiiiex 
inlrutiuus, nu jD^raiid avautac^-de la ll('publi<|ite. et amener une 
oeulrulîli'' plus «Iriete (|ue <:ellB qui n i-té «li^erviV jusqu'à présent. 
Jr .•mis (HTSiiadè que vous jîurvdilleriv, le* inipec-Mioii» produites 
(Mr liis demander de Vienne ainsi que les rapports et tli^positiuiit 
nnxqufls elles donneront naîssanee. En attendant, comme les cîr* 
coosUnee^ nous conseilli-ut de g»i;acr du temps, il est bun que 
Viilre S<*i|Urneiirie, du Inuti';' les rnv'iiiN po«stbli-?t, (l'iebi- de inaiiileilir 
la mi-illeure linnnotiic iiu'il se pourra avec In Kéjiubliqui- eu di.isî- 
pant les motifs apjiarents de plainte qui s'y produisent. Si l'on 
ralculuit bien, et vuuh le siivex voiL-^m^me, on verrait qui a li* pins 
k se jiUiiudre de nous ou de la R('-pulili(|ue (|ui ne peut |>ax nous 
accuser Je travailler il lui fain^ du tort, comme elle s'u«-ape asai* 
dâmrtit de nous en fairo... * (*). 



il) Ollaulrriltc è C<m«I la (irad union], >g Kvrkr. 
(•I D'Danltrïtle • (^onlb llniducilnn), tt ftvrltt. 



uv 



CAMPAGNK DK iTÂRMEH OITALIE KN )T(M 



Quelques jour» pins Innl, il i>xpli(|iinil (!(■ nouveau 1»« moIiFa <[ui 
le fai&aiput fif^ir : 

> Lt-K n'fli'xioiis que me fait Vulre Seigneurie tlaas ses deux let- 
tre* <lu 95 (luriiier H i*' cdunnl *oat Irop justes jKtur que j'aie 
quoique cboKO h y rodim. Il tno paraît y iivoir deux Taita â 
dMuire (le ces It-tlrCA : le premier c>Ht quo le piini jncoliiii iii' 
laisse pas do se forlîHerà (i^nc), el que l'exéciition d*- Sfs pro- 
jetA de i-éfornte cauv« souk la ci-iidru, l'autre c'est qu*il Dir <;on- 
vieiit pax iV la Praiici* de faire violence A In ufiitraliti de <)l>ncs 
pour ne pas «i- priver de» vivres qu'elle roçoil iln In liieuvi>illanfii' de 
Cflle-«i. J'cu HJoulemi un troisii^Die, c'est que s'il ailvinit un clian- 
iremeut dans son Kouvernemenl, il ne peut plus ^Ire question de 
neutralilé pour la Itî-putilit{uu. i|ui pa.i>iera dîn-c(emenl du cAté do 
la Frauc«. C.ix't ]ii>k6, il enl naturel que votre Kéin duîve iMre plus 
grand A i^picr les acle« de« Jiicol>insdont lu plupart xnnl dunK le» 
vues ml^mes de la rranc«, et il convient que, de notre r4té. non* 
continuions il dissinmli-'i'juiqu'à un certain point les offenses quo 
nous recevons de la n6publique el de M» sujets, aUn d'éviter de 
plus ^randu ennuts de sa pari et des ruIiriqueH qui pourraient 
amener une rupture inlcmpeMivc ; cette tenue ite nutci' rAlé est 
ni'c«ss.tire juxqu'A ce que les cours de Vienne et de Londres aîcnt 
pris des mesura* pour imposer ii la République cl parer aux rîs- 
(|ue» d'une telle rupture. J'esp'Sre que ces mesures no vont plus 
bcaueoup tarder, ayant la certitude que ces deux rours sont tontes 
les deux révoltées de la conduite de G^nes. et j'attends la réponse de 
celles:) aux nouvelles demandes d<- Vienne el au manifeste de l'ami- 
ral anglais • (i). 

1^ tout iuùl de gagner du tuni|Mi jusqu'à l'arrivée îles lrou|H-s 
aulricliicnues, alors on empiniomil un laïufii^e plus Terme; ju»- 
que-IA il Fallait éviter « de provotpier par basard un incendie 
inlernpcfilif H et se ciinlt^nler de faim n'mari|uer qu'un n'avait 
jamais • |i«ns^ A furcer lu RépuMique A chaiij^rde sntitme. mais 
que l'on di'-«iruit Meulcmrnl une neulrulità stricte et tejle quelle ddt 
être re»[W!Cl'*-fl uu«ti par le* Français » (a). 

Otte attitude oxpectanle ^tait d'autant plus indiquée que dv 
nombreux incidents do fronti/^rij étaient venus tendre la situation 
onlr« les deux pa_vs. Di» l'irmontiûs ayunl arrêté du cAt^ d'Ourille 
les courrier!* e:énois porteurs de dépêches, le nfouvernemeol de U 
lUputdique avait dê'darc qu'il agirait de mAme, ce qui avait provo- 



)■) tVIbiiIrvilIr k Câuils. i Riari. Tratiuulinn. 
is) l>'ttau(« ville k CoMila, S nart. Tr«<lucll«n. 



CAMPAONS DB L'ARMÉS D ITAlJK EN 1791 



LV 



qu6 QUe ripuDMetrèK riiidc itc M. d'ilaiiteville. < Le sieur A8serelUi(l)i 
é«:riviiil-4l,>i'««t (ilainl k inoî<I'iDsuIt(-<i qu'ont subies le» ti^noift «le In 
part ile§ sujeU du roi. Je lui ui ré|>i.)ii<lu (|UeJp pouvais lui pn'- 
wafa>r tl<-!i plaiiit«)i aujilo^u» co»tiv les GcdoIs vis-A-vts des sujcU 
(lu mi. Pour «vttor nux doux gouveraemeDU le fdcbcux rclourdo 
iH'inMabIcs alfnin», j'ai ajouté de plus qu'il s«mît bou i[uo du c6l& 
dv U Kcpubllc|utr un oixlunuAt aux iniijfîstral.s ilc ju^Tdaii)) de lidie» 
occasioits avec hi plus g^r4iiidv imparlialilc, <lo couleiiir Uw Gëiioîa 
iliiu.t lu drvuîr et que, de notiv cdti^, il serait fait de m^mo t (>). 

[tt-noa^-aul ik obl'^uir Hutisractiou pnr di-s moveD» diplomatiques, 
le ffouvernemoDl ^Qois |iiLss»il «lors ili^s fuimles aux faiUt; il fai- 
sait sortir du |Kirtunr grande quanlitc de corsaires batluut. pavilluu 
rnuv'ais. mais en niaiitc j^^uois. «[ui donnaient la cliassi' aux Mli- 
meals sardc«: coux-ci. moins nombreux et moins liîcn armi^s, 
étaient Torcte <le désarmer. Par celle meiture, il prétendait user 
simplement de reprAsaîlli», les corsain^s sanb-s avant auparavant 
cuusi* «u commerce (fêiiuis une perte de un million (3). 

A ce sDJi-t, M. d'ABseretto recevait ordr« do demander audience 
au roi pour lui pri^stintiT uu m^moin.- où était i-xposée toute cette 
airuirK. Dauscedocunivnl, lu g^ouv-mcmcnt çiVnuis»e plaiginail du 
tribunal des prisra de Bor^ sau Dalmauo dont le ju^meat lui 
paniisKait i suspcel ■ et il demandait au roi de conférer à un autre- 
tribunal U fitenllé de le reviser. Le rxii consentait à faire e.vamincr 
It^ roétui^îre, maî« ri-fusait l'itadience souk prétexte qu'il n'était pas 
il'iisagir qgc le» ministre» élraiiKers, cl surtout les <-liar^és d'uf- 
fnin-x qui n'étaioal jMia accré^lîtés dirv>cli-ment prés la pcraonue du 
BOUveraiu.trailas.vuld'alTairusavec lui(4)-E^n réalité on redoutait, 
si M. d'AKseretto < ue- se mainteuaït pas <lan« les termes voulus », 
i|u'il Ktt r^ultdt quelques mvtifs de dissension plu-t étendue (5). 

Le ta mars, M.d'.Asserplto avant demandé une réponse positive 
sur l'audience, M. d'Hauleville lui faisait snvoir qu'on ne crovait 
pas devoir l'accorder ■ puisqu'il s'açissuit d'affaires sujettes & di>- 
CUMiiius qu'on devait laisser à l'cï.tmeti di-s ma^^Ulrats > ; que du 
re»tc Sa Majesté avait cliar^é des pcrsoitues h impattinles u d'exa- 
miner ce inénioire et de Iiii donner ensuite h confidcnlioUcmeot d 
leur opinion (G). 



(il Chargé d'affaire* de Gtae* h Tarin. 

|il |tllanl«rillc i Contiln. >C> f«vrirr. 

(3) rt)i'riirdinî h Tliiical, » in4iit, )U)[c 3&. 

(11 D1ln"I'TilIf à Cotx'tn, i" nian. dauxitme Itllre. 

!ii Dllaiiim llk à 4:ouila, r inart, prcoiltrc Ittire. 
fl] D'HautcvilU A Cgmitn, i> mars. 



LVI 



C.UtPAGMÎ DR L'ARMRE DITALIB EN I79t 



En i^umé, il v avait à GônM un parti frucifaiti puissant tout 
pn^t A provnqui^r uni) rrviilutiiiD avec l'Appui <[i' iioh bnloiifiRtlc^; 
il lui M'iil, it clJiit iciuijmblc d'nc'iuôrir In supèriorllc, mniit il ■'■luit 
assez Tort pour créer de sérieux embarras au j^uvcrnemeol s'il 
voûtait ct^iln* aux iiiJDiicliuiis ilrjt alliés. 

Oiiiitil aux sailli niciil.t du la pupuUliou, iU ii'étnicul pax <l(iU- 
luux, A ptiiiiicur« reprises t-llr avnït manifesta sa hHÎne contre Icn 
AnErlttî» : envers ie« Pîfrmontais lOle n'était pas mieux <lîapo8^ ot 
li-H iliHTérenlit objets tlf conlt^nlatiou MiirvL-utis il.iiis i-ev tlerniers 
UtmpK ti'nvaivfit fait qu'aigrir b-s rapports fntre les ilrnx cour». 

Pour réussir dans sa mii>«ion. M. do riirola n'avait donc pas A 
compter sur l'aide du ministre de Piémont ; l'Angieterre n'exerçait 
non plu!i aiicuni' influi'nci- : li- au fi^vricr on avait encore lin-' du 
mAlu un coup à« uiiou d'fttvrtiviemrnl » blanc- »ur umi rri'-(^(e 
anj^lnisd qui poursuivait drs liAliniFnlâiiffnois juMfuo duos le pori. 
ncstaii-nt les niîitislres d'Kspairnc et do I\us3ic. Aiatit d*a^ir, M. de 
(iirula su conrvriait avei- t-u\, et le la il informait Thugut qu'il 
allait adreiuur â M. de Kuxxa un mémoire i sur le» deux quesliDnit 
qu'il avait ordn- dr- soulever, «nos omettre les invinualîonK paKicu- 
liires qui pourraient influer sur l'obtention du but iisés (i). 

La i"' ma», déM que les lettres qui l'accréditaient comme cliai^ 
d'nCCBircs eurent ét^ acccplém (2), il rcmetliiil au ffouvcrnemcnt 
jfënois un m^moin' dont les termes étaient Iré» peu mi-suré8|3). 

Tout en se flattant d'avoir ainsi satisfait aux ordres de sa 
cour {V> Cirola rendait compte le 6 mare (gu'oi) rouratl au 
devant d'uu échec. 

• D'après ce qui a transpiré, ècrivatt-il, je crois que la réponse 
i|uo l'on fera nusxi bien à moi qu'au comte llaibi sera, k mon 
|p«ud ennui, A |>eu pré» conforme A celle qui a déjJi été donnée A 
la première interpellai ion, c'cKl-n-dire qu'il le gouvemi?mcnt 
géuui.i n'autorisera jamais le Irogpes élran|E:ércs à pasM-r ou k 
s'arrêter sur le» élats de la Républiqui- ; qu'il avait déjà pria dans | 
re bat b^s dispositions op[H>rlunes, et ipi'il eu aurait pris de plus 
sérieuses si les opération* des coalim^ ne l'arairut pas contraint k 
rappeler ses forcea pour sa propre défense; qu'il n'avait reçu 
jnsigu'.i pnWiit aucun avis que les Français voulussent tranTser ' 
l'étiit ; qu'il fer» tout wa [lossiblc pour que cela ne se produise |hi», 
tnain qu'il ne peut en m^rae temps se dis|>eQscr d'opérer avec < 



10 Uirola h Thufat. » l^rritr. 

(è) (iirnla h Thucul, i" nkan, 

{3) Vrinoif* rriiiii an rp>avrmciBenl, 6 Miar*. itapplàiNfal, pagi-g*. 

U\ Girala i IhuKut, fi oiarv, 



CAMI'AOSE DE L'ARMA blTALIE EN ITOJ 



I.VII 



prtiili'tHTe |>our ne pa» donarr un moliftlc violer m neutralité » (i)l 
Hourtanl, le i3, îl aUribuiitt i son mMioire l'altilude plus ('ncrgi- 
)u« prise par le lïnaveracinriil (^'noi» conln? Iv» |wrlUaiiâ dv» jaco- 
bins (>). 

Il nous rsl iinpiissilili- d'apprécii-r jiisiiu'd ({iicl point M. île 
^Girols avait bien aaîst Ici ordres i)v aa cuur <Juoî qu'il en si>il, 
pcnteiile avec les min Utre« él ruinera ninnî qun k-s termes ilo in£- 
■jiiîrr méciirileulriviit fiirlntn''ti(M.(lvTtitie'()ll3'>. !-<• (fiiuviTiii'ment 
^iiui:c. (le son cAtp, avait i-îf- pruruniltmeal bicssô liii loiicmployi'- 
I son éfnirtl ; pour fairo sentir au i-luir^' il'xfraires de Vienne « un« 
irr^iftiUrit^ qu'il Iniuv.iit n'iivuir pus <'«tnini«ci>.il décidait il^ faim 
jniuiUn- SA rrmiliilion pur M. dr iLaIbi Mnis dès li' l'i, cxnrtemenl 
eaurittii sur ce qui s'était passé au i;raud conseil. M. «le (tinda 
ïUiit ro élnt d'avertir que lu seconde tiolc i^i-nuiM- • st-rail confornu» 
. la prvcédeiiti'K.rl il explii|uait le» motifs qui ctripéchaîcut le ^U- 
Iremunienl çéuoiit >l'*ari(' lulrrmctit. ■ C'est venu tic In ferme coa- 
irictînn où il csl que, s'il chani^cail sa conduitr vis-à-vis <le« Fran- 
lis aussi bien que s'il donnait une réponse >aiisfainnte b Sa 
Maj^-sli' lni|>^rînle, cela aura le m^mo lerrilil-- elTit de porter la 
jerre dans ccl élul *. Dans la discussion qui avait eu lieu k ce 
iajet nu gnntl codiwîI, on avnit esposi avec clarté les difRculléa 
ii'i «r (lél>alt;ii( (lignes, difllcullAs qai rendaient imp<)»siblf uiw 
ftèpaoM- ■ ferme ". Si le gouvernement se dêchir.iil «■u éint df 
di-feiidre ks passages, il scrnil oblige, pourcooN-aincrc rcmprreur. 
Je prendre des ini'sures prëventivi*?! de défense dont le premier 
ésultut sérail d*appeli-r Ich Friiiiv*ïs ; st. au contraire, ■ l'on disait 
thilé s, si l'on avouait « ne pas Ain- en élut de sn défendre », 
femperetir oITrimit di's lroU|>esdout la présence aménerail cerlai- 
ncmeiil les Kraoçais sur le Icrriloire ilc <ï>'iit's qui deviendrait le 
lltédtn- de la guerre. Au routraire, en se mainlcnaul dans le vnirue, 
lin |iouvail »prrer ^ que In France, pugairce tietuelirment dan.t dm 
lITaires de beaucoup plus grande importance, ne voudmîl pas 
perdre, en violant le lerritoir« de Gènes, les nombreux avantages 
]Ue lui procure na nenlratilî- d. 

.4ii puiiit de vue des alliés, le mallieur était pour rnx de as pas 
ivwir .^n.iNKj hommes en Lombardio comme l'avaient obscrw' <x'r>- 
aïns membres de l'assemblée ; avec une telle force, ils auraient 
faîl cesser toute crainte ot tout*- perplexité ■ (4). 



|i] Cirala t Tba^Bt liradaeUiMi). 8 nun. 

r>l Girnla i Thiii^l. i3 na». 

|3) ThiiKul n Wiirxifk. < arrîl, Viveaol, ^rllea, loae IV, pacr ifti. 

If) lllnila à Tbiivar (imlarlion}, iS aar*. 



LVIIl 



CAMPAOMÎ DB t/AKM»^ h'ITAl.lt^ KH 17M 



L'ninlinssadcur £biit bien informé sur Ira sentinii.-DlK qui 
r^i;niti«iir ilmiB li> ij;oiivi*riiom«nl. car M, d'Asw-relo exprimait A 
Al. d<' ((iiuriinltrii le» iiii^nn-* Ï(U«m (i;. 

AvMit de r^itoadrp- A rAulridie. it coiirrimit de Iciiîr compte do 
rc ijni: l'on RVail à itlleodre ou A i-odouter de ht Kritiicc ; or Ick rap- 
|>orU de M. Boccardi (a) ôuiiinl filult^t p(-s<tîintiites: saas rien nflir- 
roer, ils UinuiiMit puu d« doiiti! sur In viulnliun du lerriloii'c de Ia 
n^pui>lii|ue pAr la Kniiirc, Au moment d<^ ^>ii drpnrt [loiir Paris, 
M. iicKxnrdi dvail l't^ trouver Tilk ; orlut-ci lui iiviiil Innii dvs 
dUcoum éimni^iH dans U boiiclio d*(in véritable ri-publicniii ; il lui 
nvoit reprocha i|Ue. lorsque la SÈn-oisainie Kt^publitiue entretenait 
« A VicniU!. l'ii AiiglL-tcrrv' et BtlIiiiirH di-s iiuble.4 revttus du pou- 
voir dt^ miuivlri'. on u'iivail à I*iiri!> (|ii'uii pli'bî'ien rcviïlu de celui 
de eharfiê d afl'aîrrs ■. 

Il lui avait demandé ■ s'il pcusaît i|Ud le» rApulilicain» i|iit 
n'araient pns itublië la iioniinatii)ii dti d<>t;i- et de deux sénAleurn 
pouf npniNcT Louis XIV, bk'Nsê dnn» -tou iimiiitr>pru|ire. devaient 
Un liteu siitisfaiu dv la nomination d'un avoi'al. alun <|ug «dus 
les jeus des frouverpianls «t d<-M Q:ouvom>>s i^énoiii. le Min^ diw 
républicain» de France avait été ver>è par des étrangers dan* lo 
port de tiéitus*. et il avait essavé de le discréditer en l'raocc CD 
l'HOCnsunlile mod^rnalïsme (3). 

F.» tVjinco Itoce^rdi avait été parfailomeDl accueilli ; en pasunot 
A Nice il avait pu se rendre compte qu'aucuu plan d'invasion n'était 
eucorc nrri!té, et A Paris un a^enl du pouvoir exécutif l'aMurait 
■ i|u'ïl a'y avilit rie.u de dûcidé el <iuc du retto rien ne se femit sans 
Hon inlvrvenlion » (/|). 

Le 7 mars au contraire, A la suite d'un eiitretieo ave« un d«M chth 
de bureau du ministère des affaires ètrantpârua, il écrivait: «D'aprii 
ce ijue j'ai pu cunipri-nJn:, je i:ri>i!t cpii: la Prniiri! n:tloute <|ue loi 
courx de Vienne et (1p Turin n'envnliissenl l'Etat de la Sérénissime 
ItépublicguD, et d'un autre cAlA ne ponsnat pas que la République 
pourrait he déTentliv avec s«^ propres forées, le Qiouvoruemcot aurait 
l'ïutiMilion, au m jveu d'une année, d't^inpéclier l'cntréo de se» enno- 
niî» dans l« lerrîtuinï génui» s ((>}. Mais sur le question déciaiva 
d« la neutralité grnoÏMi, il n'obtenait pux d'explication. Le ministre 
dwafl'aircit êtrait^iiéres Ocforf^ues se contentait do lui réclamer la 



it| fibiiranliDi k Tlia;ui, i( inar*. [>i^ SIt. 

<«> Charge d'iiirair^a At Giart i Pari*. 

|3) Tilly ■■ niini>(r«, tO crminnl IA T. Mne* rlUI), 

(Itl niH.*i.'arili, itt frvritT, Culqcci, p*|rr it, 

(&) Uuec«r(li, 7 in«ni, Colnecî, ftge i8. 



CAMPAONE DÇ L'ABilKE D'ITALIE EN ITW 



UIX 



rrmÎM il'anr note où il cx|>ascniil lo poial Je vnr ir^nois. Da rasie 
tunl s rlnil pais*- «or Ir Ion Ir pins courtoic, ri le miniiftrti aviùl éW 
prodigue ii'aifal)iltlèftii l-Defuntuca avant ^(i^ i- m prison d6> !•* rh*r{fé 
(l'allaînîstu! nMcrait |MStl(> iT|kuds« h u noie n-mlw l« 13 mars. Ln 
t6 nvrïf tl revMiaii ii In rluiriiff naprf'V Ar <oii suorfi^ur (Îoujud ; 
n'iui-ci lui airouail DSlv-niirot • l'inigiiiotuilc qur cnusaiml nu li^tu- 
rern«nienl Tnintats l«a ntucinblemeaU de Iroupm qui se fatuieol 
l'U Lumiianlir •iiilricbipDnr rt In criitnli- i]iif ce* prt'gtarâlirs n'airnl 
cunimii piiint dn min- l'f^lnt ilv nolic SnrrniFAinir Et^|itibliq<ip. 
h'Mftèi IvasumMv île son pntretien. j'ai eu la frnno cuavirtiiin iguo 
SI la Francit ivaoDoe i luut projet ijp oaliire à compromctlrr la n>:u- 
inililc (le U Sèréniuiiuc [ti^pulillquc. ni^aniunin». dans sa sallicî- 
luild, elle s'vjvpoiwra à toul nllcnlat de la purt dm cualisf s > (i) . 

Cclti? rlumi^re d^p^che ne (Hiavait exercer d'influmcc snr la 
itiHermiauliiin du içouveriii'mKiit n^anta, il u'en tétait pan de nifme 
■iu celtes (lu 7 el du t^ marx, «unaul (le la première. Son contona 
araïl iranspirA dans lo pnblic. piiiv[ne dAs lo x'i M. de (îirula awr- 
lissait'iuela Kranc« 4 ofFraitd'aiier occuper d'avanre par «es tranpes 
Im hauteorA et le« d^filn dm monlaçiiev frpDoisi-ii pour aider à la 
d^reiiite de la Ilépubliijue de (î^ocs a (3). Criait bien lA le »enK 
gta^ml de la d^fx^dir dn 7. Tillj' an coalraire ^tail mal ioformé 
d'après lui le cli.inr^ d'ftlTa)r*s ei'nois annon^nil ipie In rampn^ne 
rljiîl • lutmtiiu fi-siilue ■ el iju'it toutes se.<i pritti-stnlions f^ur ramiliè 
île (iûae^ piiur b France, le mlDisln! avail r^pnodu ■ p«r le rcpm- 
ehe ilu maïuie.re des Frnoçait, de renlértmedl de letirt frèirales, tic 
leur» TorliinM sou« le^ vcox du ■^ouvirnrnii-nl dunl le nilenu^ 
paraisuil avoir éb^ l'*veu dp tontes ces airooe* révôbition» a (4f. 

A la veille il'uae iiiva.iiim rrançaii>e, le çuuvenietni-nl ifi^oîa nA 
jifiuvail ninijifii^r Min altitude. 1^ tmle r^inî^te [lar riuti-rmèdinirc 
dr M. de Raibi n'hait ■ pns pInK sntisraixanlr ■ que la pré< àdenle ; 
uns en dilTérer pour le Tond, elle parai««ail * pin» «èche et plu<i 
Ia4^aii|ae ■ (5;. 

La H^pabli^uc rappelait ')iio dé« le début des hostilité elle 
avait r<^n de« pai«sanc<-s belllj^Tnnte» raKtnnin<-v - ([u'aueune 
d'elles n'entremit en armes sur son territoire' > ; eii c« qui la eun- 
OamaiL, rlli- iis>nniil qu'elln ne scriiit jamais dans le ca« de mnif 



ariti. ii| Run. Colivcri, pn|te irj. 

irdi. lit arril itruliiriinn) Culuccî, pafe Ij. 
M\ iiir->)a à Thu=iil. it il»n. 

U) Titt* ail miniitre dri uSaîre* «Iraair^rrt (A E (if un if<^. 
|S} Thucvl a Wilciek. 8 arrit, flvrnul, Çuftin, (ooi* IV, ^gt 177. 



vx 



CAMPAGNE DE L'ARMIÎE t>-|TALIK EN CM 



qu«rAla iifuirttlilé, maïs lu coiiduito de l'AnaiIctcrrc l'oblii^riiitl 
a ft (u- ii^iiir |ir/tp l'i se d^fcndri- >■ (i). 

Rll« justifiait /liiisi les (lÎHpoNtliun.i (|uV1l<* tirait onliionèo-i dansi 
IcK premiers juurs du nmrn u puui' fnin* muriir |>roin|ileni«!tit lou» 
le» mur» île In vill« du rilè de Icrrc d'ailillcrie et di- ci- qui finit | 
iirâ-H.viiiv pour fitin.' une solide d^rcQNc n (a). Cet armcDieol nmit i 
m pouMÔ < uroc sollicitude h et on avuit mAiiie nu^enliy leH Irou-j 
pesavec des dèaerteiiis vmuK du Pi^nnint (3). 

Mais uu deniirr inoiiiriil, le ^raod conseil refusait de conKnn* 
lir à un emprunt que te çou verni- ment lui avait praposi' ponr cou- | 
vrir le» fi-ais d'un armement Par ei- toli; un le leuatl t dans l'im- | 
posaibiliti^ mi^nif île »■ mettri: en position de «'upponer au jtuKnng'C 
ilrx n'piililiirnins Tr^reu et amis qui étaient à Menton <i {^). Il iitinûl 
et»' plu* juste Je dire qu'on le tendait incapable de résister au pnrti 
qui vicudrail K- premier ueenjter en force Kun territoire, 

Ouelqiies ji>nrs ]ilu:> tard, lo gonvitminni-nt <lonnait une iiiinvelK' 
pn'ui.-c de -■«1 ferme volonté de persévérer dans sa conduite, de nu 
,rKvoriser en riea les Ao^tais. L'amiral Hood ayant demandé l'oiito-j 
rîsalion de fairt- enlrar dans l>^ purt deii.x vaissenu.v [wior convoyer I 
des Hiivifu.i niarcliandx, r-prouvitil ce refus Iréx tiet : « C'est un priu- 
cipo trop conau qu« l'ou d' admet point dans un porl l>loqu£ le] 
pavilloD de la puissanei- hoMiç<'-i'anic i|ui le bloifue... ]tar codsA- 
quent te s/Trni»simn irouvonienient ni' .<>nurnit 1rs ndnn-ltre h. . 
moiiK que le eommandant n'assure sur sa parole d'honneur le <wpi> 
tainc du port que le blocus .esse et qne le dèviomenl du com- 
merce de la place et du iluniaine ilc Hi^nes n'aurait pus lieu * (ô). 

En ra'^lité, on n'avait rien iditciin di- In Iti-publiqui- ; une fois de < 
plus détail justifii^ l'appréciation de M. d'Ilaulevilli' «ur le compte 
da ce Efouverncment • incertain et ioir^tal en apparenev, maïs ferme 
et tciiaci- puur r- qu'il croit suti iult-rOt, ce qui lui permet de teair^H 
en bridu li^s dc-ut partis conirairi-s ■ (6). ^^ 

Pour faire céder le Kouvcnwmcut ç^éiioix, il n'y avait plu* qu'A 
compter sur les mcsuri's que prendrait l'AnçIeterre une fois l'expo 
dition de Oorw Haie et sur l'arrivé ■ pas tn'-s luinlaiD» • deaj 
troupes »ulricliic»»es (7), 



(t) tlvpoiiic iJT la Kr)iuliliqnp, i> Biari. Sii|>|>ltnicn(, fiafc^il. 

fl) (iiroln i lliuiul, 8 niaro. 

(3| Oirola * Tloxat, iS inan. 

(4) Arrliidar 1 l'EdijiKn-ar, 1 ■rril. Knpplèairal, p*t,r 3y. 

là) ttr|>nnu itu tccritairr dTtai à l'amiral Itood, *S nuei (A R Gèmt* ifi 

|Aj b'HanlrTJIIc i (j^itila. l'i mars. 

(7) lyilauleTMIc à Coslita, >6 man. 



C.AMPAGNR [)R L-ARMliK D'ITALIE EN I79t 



LX[ 



VI 

Dltnot lu secandc niuill'' tl» Jinivinr, Ivh reiiMcij^iicnit'iiU sqf les 
Frnnçaùi (Inicoi n«scx riiK«urnnis. D'^aJIk-uiN 1rs su<ti^ cIcm Espa- 
gnols allaieni Jt-loiirncr l'uru^c pour uo moment. 

Di> Lûtiili-cs, M. de Front cti faisuit ■«•iKurlir t<>uti> rimportniii-i;: 
< Je ii!;;i)filt! daii!' ren circonsliiiicc-i, i^rnviiil-ïl, fct ÉvfDoEnciil 
nimmu iraulunl plus h«urcnx pour nousqu'it Allirvra do ce idlë 
l'arniil-c rfiiiirnUe qui a coi>(|iiis TouloD, cl que nous u'HiiroiiM pns 
à crniudre imc iiTupttuu do sa part, cuRinie il aurait l'-trS prolialilu 
Mos II» pnMTrés des EHiKignoh dont l'arma- «:ni rcnfoixi'e d'ail- 
leur» dt' luulen Ips triiupiit «'spag-uolrs (jiii rinirnt A Toulon ■> (i), 

itiviilili l'on fut <'<iiivnii>cu (|ur, pour l<- mumcnt, l'arméo victo- 
rieuse de Toulon tw sougeail pna & envaliir l'Italie. C'est uinni 
i]ue, lo 1 1 janvier, le lendemain du jour ni'i le rnit'-crivail fi lVmp(- 
reur, d'IIault-villcr eu dDiinnit l'a-SKiiranci* puniltvr i M. dr Cassilu: 
■ N«u« a'avaiK pa», lonlcruis jusqu'à prosenl, lui disait-il, île 
preuve. TTlninc que U- plan projeté d'une invasion en Italie duivc 
Wtb oxècDt<^ si rapidement, i-t îl paraît m^me, d'apn^* de rèecniK 
avis ([uî unufl son) envovés ili- la Rivière, <|ue nouN avons de moin- 
ilre» rîii»otu(dVii craindre raeoomplissrmml " (a). 

Le i5, d'ElautevilIo m montre eucnrc pluti rassura, a Au sujet 
d'une invasion eii Italie, jusqu'à préjteiit lc« nuuvriirs de Nice et de 
la Rivière ne font [>aa mention (|ue l'arniéu de Nir-esesoit reuforcée, 
à part lus It.iioo homim's qui y sont d^j arrivés et les a.ooo iju'on 
attend ch.-ir| De jour ; ils composent le rorp» île .'î.o»» liommcs qui 
6lBit dijà parti ili' Nice pour rcnruri-cr Toulon rt qui, de là, revient 
& préa«Dt A 3a première destioalrnn. On sent ca gtltre, d'^iprè.-* lu« 
lettres lin Comilf^ de S^ilut publie, que ceUn cî &'oeeupe jiluliM de 
faire cvjicni-r le lerritoli-c Trao^îs pjir les ailiéit que de pernwr à des 
exjM^ditioDS lointaines, k celle d'Italie en particulier, lr(s difBcile 
«I de succès inctittiiin ; et c'c-M pourquoi on a donni> l'ordi-e an s;hit- 
ral Duifiiinmierile se porti-r avec sou armée sur les P»n-rièci ». 

Un tel ju^remenl Tait i^rand honnear au minialm; dans eetl« crise 
si ini{uiétantc qui menaçait l'Ktat. il a\-ail su ci>ns<-rvcr tout son 
sang-froid, apprèiier rapidement la siliintion, reconnatti-e <\in: pour 
le moment il u'v avait pat de dang'cr immédiat, et tout en jouant 
ilu pi-ril français aupK^s des puissances ^trangt^re^i dans le but ilc 



IM Dr Froni t ifthulcvUk, la jaorirr. 

Ol U'UiBlriitlr A CoiiîUlIradiirllaiil, il Juaritr. 



LXI) CAMt»AGNEi: DK LAlt.MKi; D'ITAI.tE KK tlU 

\e* Hmi-iiiT A m-cuDrir son piivs, il itvoit eu Hoin <)(• rassiirRr iw» 
«VrnLs. Ti>Dlrriiisilii<-]iclRiK.iail pH.iiilIrrA aiir([uii^tu(letr(ini|i«us«; 
ilniKi In mi^mc icilrc il i-oittiiiiie ni cen tcrmcK : > Ainsi, youn ne I 
maaqu«>rc): pas )Il< fatr« M» aU^n(ioo A tout ce qui se jmiduira (rou- 
ceraaril IVv/iiHitioii il» dit projet et de iioiik iiirorincr ilc iDiilm Ich 
iKiiivi'lIeH n'y inp{iorUni, cl ph piirtirulivr dw riKiuvrmnnts que 
)>i>iirruic:iit faire les troupes do Toulon ver» Niic >•! do Nico vci-* 
Viniîmillc. et autres eliosca s«n)lilal>U-s ijui pourraieut Touruir 
(|tlt'l<|ue!i Viciai rctMrin en l« on un iiidic» ftur te» projeta <le> Français 
sur t:r (-iM^, D« plu-i il s'vjU ri''piindu iri li- hruti <i»c, de Nice A 
Vinlimitli-: et daiiN la direction di- Vinlimille, on u (-onsU-uil une 
voir iv^pulite de supporter de rarlilleric cl une atilre A pru pr^R nem- \ 
blalile dans la rivière du Pûnuni ; il sera lioa de vérifier ce fait et de 
noua en tr>«ns»iettre les résultai» s (i). 

l.'amlNiNuideur, aa roiitraire, avail besoin d'Mre lrarii[uîllia^ ; kcs 
dép'^chi's devaient tt^moii^ner une grande inquiétude. A en juger par 
les réponses du ministre. L'invasion de l'Italie ne pouvait s'iffer- 
tner à l'improvinte ; elle esiijeiiil tout nn eusi-mlde de dispositions 
pri'paraluirrH ; «tissi cl 'Haute ville recommnHile*t-il le sa jaovierà 
M. de r^ossila de dèplover In plui griiudc nctivilé h se tenir au 
courant. 

■ Je i\'man|ae, d'après von lettres, que voun i^lett un peu pliLS 
tran(|uille et r'e«l d'un bon auRun-. Toutefois les ^v^ncmeutjt de cog 
moment e^iiicnt qu'on ne perde [ms de vue un seul instant les 
aHaires. Je me borne à vous dire qu'il est de tonte opportunité t|ue 
von» vous procuriiv, dfjt aujuard'buî, une ruiinaiNsanec spt'rinle 
de* fait» qui peuvent servir de base et de preuve nn projet d'inva- 
sion intliqui^. projet qui demande de& préparatifs, des dîfspuiiilionji 
d'hiiniinrs, de niae;«sin.i, de vivreei, el i)u'il chI iotpowiihle du 
enelier ; il e»! enrlain <|ae :<i on junit surprendre de lidles disposi- 
tion», on pourra |>r>'voir le» cvénf-nienl» igni en d^|>rndront et y 
p«ir«r « (a). 

Le aâ, il r^p^te encore que l'invasion de l'Italie a par suiti- des 
cireonHiances actuelles ne parait pas tn'-s piiMrliaine •, mais il no 
diiuli' (MIS <|He les pi-^iinralifs qui si! font A Géne^ et dont on lui a 
vraiMem Ida blême ni rendu compte ■ tendent A son exi'cution s (3). 

Aucun rapport ite vient raodilier r.ette appréciation jusqu'au 
milieu du r<6vrîer. 



\H DllaaUville UrosMIi. ift jjinvlrr(lnd>irl>on|. 
tu inlAiileiilli- A <^Kiila, 11 janilrT ilmliftinnl. 
(3) U'IIaHlr ville a Coulla, sbjsBTÎcr (InuluiUoia). 



CAMPAGNE DK L*ARMI>: H tTAl.IK Kî( ^^9t 



r-xiit 



L« IX (t-rricr t Il'S ni!uwnntili-ni<!nlii de lroii|i«)i (|in >e font k Nîw 
oi* KOtit piiïitl l'Hcorc a^tau. <,-iiiisi(lrral>li-> pour rnirc rraîiidro i|ue 
Irai |>Hlrioli-» nt^ t?nt4-iil <!>■ »iltU l'invii^ion q^j'ils avaieal eo 
TiH>*(i}, On redouto souloment nue attaque routrc la liçDo des 
poHtM dsDA le coml^ de Kiev. 

LcKri;ii!teiçtii-mi!iit3(.>|U(!llc quVii rdlToriinne, éliiii'nt l>îi'ii précis 
piiiM{uc, àt* le 39 JAnvîiT. on coiioAÏiviHil A Turin U-* grandes 
lini'-K •)« Doliv projet : combiner uiir at1ii(|uc sur Saor^c nvc« un 
mouvement qui, eu violant la neutralité it«iioiNe, prrndruii eette 
place A r*vei-a (a) l^-s alli^^i ''on-ol donc tout le temps n^eessaiiv 
ptinr sVnti-tidrv et adopli-rdr-s im-Miris capiiliK-s de x'y uppuMcr. 

Pur «a iHtre dn 37 janvier, IVmprmir avait pramix la réunion 
d'an corps irohs''rvalton en Lomluinlic (S). 

TiiutcraiH, M. lie Hoimv, ctiar^o de rinlôrim jusqtt 'A l'arrivée da 
M. dr CusK^I Afer. uiimmé ambassiideurik Vienne en rvmplaci^m<!nt 
du M. d(^ llrAme, nepoiivnil réiiKittr A eimuHfln! fi <|uoll(t fori-c em>rpL« 
sVWT'TBit. U- février, «prfs avoir rassun^ d' I In u (•■ville sur lim- 
porIanc« des pvrtes suhic« par l'arniAo de Wurmser dont l'eireclif 
moiititit l'ncore h So.aoo hommes, il l'inriirmail qu'un fai^iailcoii- 
sLitiT l(-i^ renfort!* di-sliii^s à l'nrnK^e d'Iliiltf en 3.000 41roalr!( t!t 
(.DUO hominea. S^^h ronsciiniemr-ntit provennicnl de converMilionK : 
I arrliiduc Joseph anraïl dit à un ui^neur qtie n l'i-mpereur avait 
urdiinitA à une pnriie de »■'« Imnpex de la Lamhunlie di^ passer 
iinmedidlemenl le Pd ■, M. de Ros*y nvnil alors iiili-rroiré un com- 
mis du minitUiv dt-s nITaircs <^tran?èrcs; celui-ci se bornait A une 
r^pouM-tr^H vaKne:H il 6tiîl, h lu vérité, question de l'aire appruclier 
lun dîleH lrun|w-s de la fronliërv ^çénriiM', mais il n'en navnll pn» 
davanla^ ; il imaifinait soukmrut que si les ditex troupes défen- 
daient les ^orçrs du câtè de la Lombaixtîe, oons pourrions plus 
rarilt-mcul, avi-<; lesiiAlri». diTendiv o-lle» du Piémont, si>il vers la 
Savott*, «ail ven le romlt' de Nîcv >. l^irxqnn les renforts, d<int une 
partie ^lait déjà eit marche, auraient rt^joint, il estimait A rio.ooo 
hommes rcfTectir des forcM autrichiennes on Pit^mont dî^. Le 10. 
M. d>' Itossv était i><nseiffné : le tout mooTail à quatre batailloni* 
dnjA arriviV* «n Lumlianlii- et pcul-'!tivenvermit-on «encore G.ooo 
Croates xi l'on |fouvnil sVii p.ixxer ailleurs t. 

Il rendait l'umple en oritie d'une couvennlion du marquis 
Luecliosiuî ; l'aniliaNSiidcur prussien lui avait rapport)! qu'il h avait 



m D'IbaleTille à de Proni. ta février, 
(«) U'IUutrrilIp h de Fruat, v) janvier. 
û) L'cmpTriir tu roi. «7 jnaiirr. 

Il ituujr « d'tljuiivitl», « léitirt. 



txiv 



CAMPAGNK DE LAHMhÎB DiTALIE EN ITM 



■.■nUridu foirn mmliori dr <li;ii\ HrtniVs ijiic VAiitrirlic vnitlnil iiymP 
en Itiilie ; l'iinp [lour n^ii'i rftiilrc simpirmr'iit iroliscnalion « (i). 

M. Kileu <iui. par la atliinlioii de su cour jivm celle di- Vienne, 
avait Rraiidr i-hiiiirii il'Mro tenu tiu cnuriiiil, n'i>t>lviiiii( lui-m^in« 
rii-D de l'oïilif ; M . de Komv i'inlcrrogi-nit le 17 sur Ir» liniils (|iii 
circulaient non seulement sur ta force du corps aulrîcliien ([u« 
(|ui-lqucs-uitH riiisiiii-iit inoiitfr iV aft.ooo lionimi-^ y rumpris ô.ooo 
A G.u»(> tiiinintr.i di.->liiii'-s à ri>rin<'r la (;nii'ni>uii <li-> plari-> ili- lu 
I.<>n)ltnrili4-, mnis oussî sur Irur L-umm«udiint (a). 

I.a igiirsliuii du f^n^riil dv Vins tcitnit |uirl.îi'u)i^ri'in<'iil ii rojur 
A l'Aulrichi'. Dhiis H>-.s roMVi'i:salii>tis iivt'r M. ik* Truiil. lurd <iri'n- 
villi? ni' lui avilit pft.i cjKrtH- iju'un di-s pi'iiii'ipiiux tri'ii'f'* dr rrtie 
|tui*.-uiiiiv (Hait !<■ peu de cnusïdéntlioii dniil cr g^'-nt'-rnl pn-lcmlait 
jniiir à Turin. La 4li5citiion du roi nommonl lu ic>-iii-riil de- Viiix 
« commandant g;éiit-ral di> sr» liiiu|irs » i^luît • une mnrqur de 
oonfiaiii-e (|ui devait di-mt-ntiret ruiiv tomber li-s bruits <|iii n'ètait-nl 
rt'piindu!! igu'on «'-tait mi-cMnlciit d« !ir;( xervin-H • (3). Fuiirlaut nn 
ajoulnit {)cu de foi iiiix nflîi-innlionN ilu nibiiii^l il'' Turin ul pln- 
sirurs p<-i'Konnc,<^ pciisriii'iil encore à VicROo <|U<' le fr^'oénil de Vin» 
fternit chargi^ du commaudemeni du curps de Lomhanlîe. 

M. Edcu senihliiit fiartnçer culle opinion : •> Il entvait. écrivait 
M. de Ito^MV, i|uVfreclivemciil lu <:h[>!(e êt-iit comme <in me l'avail 
du, et je suppose, ajoutait-il, que l'on ne sera pas TAché k Turin, 
car on en .ter» aiuxi <[nitU! de fort buniii' Kritire cl uns 'tn; utilisé 
dVn venir ù îles démarclic* di'-wigrêjddrs, d'iiulant {du» que je i:roi« 
qu'il uc ponrrail plus vous convenir A nul ^-jT^rd. soit parce que, 
comme je vous l'ai déjà martfué, il est trop ferme el trop esii^ant. 
soit parce qu'.tvunl déjilu h beaucoup de monde, il m- pourrait 
pa* flii-c M'condê avi;c In ctialeureL In confiance n<he*sairc« aux opP« 
rations de la campBffuc u. 

Sur la dentinaiion du corps anlricUtcn. l'amba^uidenr anglais 
u'avutt attrun rvoM'ii;nement. m.iis iipivH en avi)ir piirlé nvce le 
Imii'oii de Tliug'ul. il ii»surait h M. dr Ito.'uv n qu'au lien de retirer 
une partie de» troupes d'Aulri^-lio maintenant rénnios aux Pi^moo- 
tais ; on songeait encore lï recruter ee cor|>§ avec la plust^ronde 
aciîviln *. x .M. de Tbuçnl tie Datte, ajoulJiil-il, que île votre cAtê 
voua ferex aussi tout ce que vous pourn-x pour «vroniler \f» 
clforlx de Sa Majeitié impfrinle, soit en auffmeiitant vos troupes. 



{il HoHSjr * il'lUaleTille, m fiÎTTÎrr. Oa cttitm kbiiI nax ifun r^laaull 
rare.blJae, 

11] llnMV n (t'Ilmitriillr. 17 rfiricr. 
jH) UllauiFiillr * Kuiti}. i Fr*ri«f, 



CAMPAa.\e DE LARMÊE D'ITALIE EX 17»! 



LXV 



suit en ioa& mclUnt de Cuiilc manî^rx- en ^Uil tic vous défendre et 
tir vuii!< souCr-nir av>'c avantage da ci)lô du la Savoie ■. 

Au ciinlriiîn:, le i6, le il<-|iutt île Mtlaii pnrlendaît suvi>tr dr sixirrt^ 
ccftatav qac l'Aulricli'' diriiçeail 9.000 hmiime» de renfort snr l'Ita- 
lie : r^iioisaux sa.ooo qui s'y trouvaicDl ilôjà. le tout roriiKrail une 
mrmce de 5».uoi> liommcs ; en outre on frrait passer diins le Tyrol 
un corp» dr rv«ervc de la.ouo â iS-ooo liommcn IcnuK en ««condc 
li|^r pttnr renforrcr 1rs premiers en cas de besoin ( 1 ). 

T-tns re» rapports île l'ambassadeur u'^taienl pas de oalure k 
caluiej- les iui|utélud<-a de la eour de Turin ; en r^ulili'- rU ne conln* 
nait-nl '|nc ilca promesM-s. M^mc !■ i|ue«l)<in du tténêrnl de Vins 
quVIle croTail «voir réM>lue su piirhil ixinlcntemrot do l'cmpercnr 
iU' l'atnit pas »ili<ifait. Dan-« one eanf^rcnce nv^ic M. de Thuçul, 
M. de Rouv faUail lomber U cuaverwilton sur ce sujet : • On 
r-%|>ènit, lui tliuiit-il, lienuconp pour la campai^ne proclininc el, 
surliiul *i r*lal d>- «anl»- de rt: g^t-néial lui permctlnit de donner rnr- 
Tirre 11 Rori arlivilA ■. Le rliari;'/- d'alTaires comptait vmiscmbla- 
lileuieut jiai- uar invîlalioa aussi directe (Ire ffiis au eouraot des 
iut^utiouH de l'eiupert- ur. conuiiitre s'il su-mit plus diNixis"- H venir 
au s<-c>iun> du Pti'monl abirs i|ue .ion iirmrn serait ronimandée 
par un ^néTal anlridiien. TIuik-uI ■ ne mordait pas & cet appdt ; 
it répliquait que pour en assurer le succès, il fallait aasmenter 
ni» lnJU[MU(, Si' pourvoir de bonnes mïlii^'S ea|Mililrjt de unnler 1rs 
çor^rs cl pni^Agcs îles Alpe?^, et songer de Itonoc lieure h fournir 
rnrni^f- îles objets uècessairrs a. l^n simple incideul prouvait è 
i|ue.i point celte <|uestiuo du commandemeal avait mécontenté la 
cour de Vieun>v .M. de Kaunilc ■ st prudent de sa niilute ■ avait 
lolerpclU- brusquemeul le cliar^é d'affairrit devnnt vinirl jwrmnnes 
«11 lai di-iant que le roi avait r^inlét^ré le général île Vins dans sa 
'1 ni'i' d'iÉispi'cIeur ffénétal <•. La s^^^^ne avait dtt ètn! assez vive 
j<iiix|nede llossv la iiuitlilîiiît lui-ni^nii' ■ d'espèei- d'incartade a. 
A cela rnmliassadriir avait répondu « qu'il ne s*iiiri«sait |tas de 
li'io, puiiupril n'avait janiRisa-sw- de l'ftlre ». • Abint il ne 
. )■• do rnii. répliquait le prince, car on ne lui rendait plus 
Maiplv tle^ dian^nie.nla qui se fautaient dan» l'armée cl des cbaii- 
i^'menLs de troupes, el c'nst ce qui lui ai'ait fait prrndn- le parti 
tli' se retirer ». M. «le liossv, sans discuter le fait e» lui-m<!nie, 
ulHcrvnit, poar l'expliquer, que le général étant tombi^ malade, on 
uvail craint « d>- le fatiguer par des rapports qui ne pouvaient 
pas être d'une bien ç^nile utilité, la caiti|M^ie étant finie a (a). 



(i| noMy t J'ttauicTilk, 17 ftvricr. 
|ï) Bmi.; à d 'lia ul «ville, a« février. 



tXVr 



CAMPAGNE DB L'ARMER D'ITALIE EN I7M 



La mois do férrior ac tertnioail et l'on n'avKÏt a)>onli k rien dg 
poiiitif ; l'on coin|)n>i)(l li- llt^3|t|)ot^tl?lml'^t de la tour i\e Turin d<* 
voir it'ÀroiitiT Hii t<!m|i« mî prV-i'irux niiiii' (lu'itui'iiue i|ue.<>tii>ii oiU 
Mil r*)!oIiif, 

Kl) n^4il!l6, rciin|i«reur avuil pri!^ suit pni'ti. IVpuii' rfiiidirnr*] 
iiDpéirial4' du ■*•}. une iitinvrllc Ivtin- de l'arcblduc lui uvail monlr 
lu (itecilsiU de faire nvnnc<T l<^ corjM nulHchiea m eomnic ami uii 
rdiiini'- cniii-mi n b tnven W fiais du roi de Sardnigni:. et de l'i*!»-' 
blirvi>r8 Tortonr ot Ali'xandlii'. L'a Iid mouvomeot n'olTinit 4|Ui- 
dos «vanlflffws ; il tijtp nierait l'cITel de la iiolo rftmiM- au gODver- 
iiomniil gtnoi* (|iit iivail dt'jii produit In nirillt-iir i^lTrt i-l lui inspt- 
rrrail lo rourauro do rcsislor aii.v Français. Aclucllomoiil i) avait 
pou uanfiaocc ■ «{lie le roî de SArdaig^nr ptU défondri* par sen pro* 
prm ftiTcos le jiasKaifC di-a AIjidk • ; li-!t ilètilé^ rtnai-tiia, l'euDcroi. 
k'iiiiîrnil avec Irx l'ïrmniitiiï* pniir mnrchff cniilri' In LnmLardit 
el GAuos, c'i'lviil Ift Ir sryrol molif qui n-ndnit en jir<'inrnl Ir 
(jiiiotB « si peureux ». Une fois li*a Français installés en Piémout^ 
« la masM' d<- la population pi i mon laine Irëa disposée d^jà A U 
r^vtillo ri roti'^i- par la ^uillnlinu n vii-iidmtl i^ntH^ir leurs rang» 
afin dn leur rfitiKUr, i) faudmil aujcineiilrr li^ Fnrir^K autrirtiiennraj 
surtout la covalcriv pour comballn- on plaine, d'où rèaultcmit 
aci^raissenit>nt de dépeiiacH. Ainsi les eoii sidéra lions mililaii 
H'ajiniLii<-nI aux inulifii d'^ronomir pour cuinmniidi'r ta d^fena 
dm piii^isairo» dos Apennins du eAt^ do G^nes. 

Le auccfs di< celle opi^ralion dt^pfndail de la vilosso avec laquollfl 
on l'exèculemil ; les élals de la maison d'Aulrîcliv étant s^jiarés de 
ci-ux de lu lt<'|>ul>1i<|uo pur le l'iênionl, il l'inti indispens.ilite d'i^a* 
blir dans cv pays des magasins d'au lo rorps destina A cotte mission 
tireivil sa subsislancc. Cette mesniv • de la derniiri' imporlance i 
Statn l'avait r^lam^o déa li> 3 dèccuibra 17^3 sans avoir obleot 
do réponse. 

En li-rminanl, l'archiduc revonait rocorr sur rimpossiLililé oii 
i^lail II- mî il<' l'ii^mont de d^'-fendie avec f^« Miules forw-s les pas- 
s«^-n des .Min-a, • vu la faililr^si- di- !Kiti ciiriii^tcn- et la di'soi^ui> 
satiiin tlaiiitsun militain' a. Lrsi Knini,-iiiaannii<-nl louli' furilitr |kiu^ 
r<Vrii»-r, kI nui' ftiiii niNllr>-s du l'ii'mfiiil avrr l'nido • df la jpiilla 
liiir a, » ils saiiraicul bir-ii faiiv servir tontes ces Torres jûAutonlaii 
e^nlri' la Liunlmnlii' a. L'arroiV nulrî<:|ii<*nuo eharif^ dr la d^ft-i 
di" e«'l(t' praviurr, ri'rluili' 11 formur un tmiir rordiin serai! (wrrée 
li>t ou lanl ; IVx'-mplo df Wurmwr l'iait là pour tf prouver. 

L'archiduc faisait di'pcndp' \<- sari de la Lombimlie de la ronser 
valiiin de In bairirn- de» AI|h-s dont 1rs psssagia devaient Ht 



CAMPAGKIÎ DE L'AH.MKH ll'ITALIIi KN im 



LXVU 



• validomml d^rrDclus »; par conséquent il itùl d'avis do soute- 
nir le Piémont, noa on aug'meiilaiit le i!oi-pa HUKÎlifliiv, atain i-ii 
tuslituMut uit irorps indi^i-ndanl placé Vi-i3 Tordiiii.- *-t Ali-xiindni^ ; 
hii cliff S4'r>iil auloriM^ ■ lï diTi-iuin- {iiiMsi le Pi^munl de* l''r«tivaîfl< 
Ir façiiii i|Ui'< pour ainni dirr, li.-i' lrou|irK picmuriliiiscit 'crHiriil 
lusiiléréeH L-^imnit- d<^p(-ndaiiIo§ H jiuuruinsî rlire uiixiliairos ilv 
g^ dcsiiiitf à ili-reiidr» riUlii> «t rentra di-a Kriui{»i» partout 
Inifliit tt>-ra ». 

(î«nlnii( Ui likn- dinpoitition dr ce corjui. l'Aulrich* demeurait vn 
it de dicl«r son «onditions: « k roi a bcsoiu dt« socount di> Votre 
|iij«ïtè, iWivait l'afcliidiic, il d*en ivii-voii- la loi u. L'ooiasian était 
DUC rnvuiîililB pour ulilcnir 1» i«trU(tiHaiuii ■!>'.■> diittrirl.i du Milit- 
lÎH cAJiVh par le Iraili' Av 17/iS ; niais t-ii n^jjoi'iflnt il falluit ac 
irdtT Koittacust-nioiit de toute ing'étvDci' de l'AiigleloiTi- dont 
l'iiil^i^l vtuit t^-i'iJammiol oppoHé à rn^niiidiâïumcnt de l'umix^n'ur 
ilttuii la |>éniosule |i). 

Lr» pmptMitioiiH ilf. l'urchidut- coocordaii^nl avec l«t di^cÎRÎou» do 
BD neveu. 
L« rapport du (x)Iodi-1 Si m if se Ik" 11 >ui- u» misnion nitiiique. Toute- 
fiiitf, d'upràs In dèpfchc di- 1 rinpcn-UT du 7 f^vriiT, il M-mblr ([ii'il 
aumil Atit d'avis de ciuncluiw un<r nouvelle ronventiun kwc ]« roi 
k\iiDt piior oliji-t d au(;nii'iiU-r li' ior[w auxiliiiiiv iiutrieliii>u, ea qui 
lit aluuluriifut Ir l'uiilrairt- de> iiiti^iiliuua île la cour dr VieniH'. 
L'vmprtmir «luooDlJiit jk « s'u<rcu)>erde la défonse de l'Italie « 
m.ti- >>'ri l'irp» de troupe» no ■ se coofondrait pai^ iivcv Ictî truup<.-s 
[iiiiiiuiiUii>i'> " et il t-iiti'iidail gardi'r <■ im<^ l'uti^rc libi-rlé do le 
fairit ni^r et np^rar d» la rugon <|u'il jup'rait lu plus i;oiiv<-iintilc aux 
' lirunslnncm et A ne* inl^rl^l» ■. 

><iu ri>li* heiait d<- nurvoillcr W passades Jusqu'à laUoroiida; le 
roi dr Sanlaîgni' • pourvoirait di- mu cAii- è la (It^fi-aiie di- non paya. 
A i^ii Ranmiir IViitih dauH la jMirtii- dit Nice r-i |i- loa^ ilo la chaîne 
d» Mpt-s ■ avi-c l'anni'a- pirtn'inUiiv mirorr^c du iwrpa auxiliaire 
aoiricbici) Torl do 8.uoo hommca. 

Aiio d'ôier au Piémont tout proteste de pUiale, l'eniperaur 

ordoiiuait de compléter ce corps aaoH dt-lai, ni h cni efTnl il tran»- 

•iit tinil une nutc d» cidiiori Simlm-liitn un rr-l iifKrier pnipntiail «le 

li-HT fti Liiniltnrdïn un liiimmr |iar couiniuaduli'. 

GrilM divisinn de l'arniéo alliéi- ea di-ux |^r«iupca dtrvaîl tire 

i-iîl l'emperour, • ruminr une l>n<t' fixi- tlo lou» I1-* 

■ [^tiuri.i fului-i--.i, Mrt-pli' le i-a» où de» pro|M»silioiiH 

PI -^jrltldai: à l'catiienar, a8 janTnr. ttm^imnl, pifC 7, 




LXVm CAMI'AGSK DE L'ARMÉE DITAI.IK EN HUÏ 

bi<'ii rninrhfs. bien lovnlfs, viMianl do la COUP d« Turin etle-m^Me,\ 
Mins {irov liai lion ulli'riciti'C Ji- nui jijirl, uiivritnioiil la roule à| 
ào^ corn lii DO lions liont il r^Kiilti-iiiil uni: |ilii.- ^i?ihi1c ÎDli-iiMtéj 
pour Ifs intén>ls res|)oclirB >. 

En [in^viMon «le la r.-iin]in{;n(- (|iii Jilbit h'ouvHr. iVmjHTcur ren-J 
forçiiil !U>ii «ii-ntiV pur iriiiN millv CfiiAti-s. <lont ili'iix mille ■■UiîvntJ 
déji im rouli', ainsi qiip par ijuntro bataillons. 

Nous avonK vu plus haut riiiiportiintt- ijm' de lou§ eiilôa on attu-l 
rhail il la i|iit:slii)n dn i;«mmiiiiiK-incnl Ilnii.'' mtu mi-iiiuiii-, SiiiiKs- 
chen uv«il a lotivliû rlairi-mriit l'arlii-lvdrs iitoiinv^nicnlK et încofn* 
jMilitiilil^N ilirs deux camiiiBiidanls île*: forro l'ii Italie « ; il arnîl 
dri:laiv«lM(iliiinrnt uéi-p>»:iîi'i> la nom 1 liai iiiu d'un tht'f uiii<|tieM) 
L'iiivliiitiic avait viviiicii) smuli'Un cft(<- |ir<>[i<Kilïun ; il iivail ralLi 
»i-ntii- ù non neveu l'impusMliilitA 4 d'viigji^r nous miiin • Slniu/ 
A se retirer lurs(|ue le canon allait parler : touteroi», les rapport» snj 
b'uilaii'iit lie [iluN eu |ilus entre Ini il ce ^'Uilral ; une Milutioii 
H'inipoHnît et il cinvail l'aviiir tiouviV i-n lui ufTi-iinl un gt'-uér»! cofit- 
inaiido, n'Iui de Luxcatlitnir^ par f.vempte, i|ui ■ li> niùni-niil »t 
Mlim de miiivehiil i|ne tiitil il umittlionitait » (3). 

Huellc que fiil lurireMce de se d^-ider, l'empereur ne sr pronou-| 
^it pas encora définitivement ; il manifeslail Heulemenl rintcotionl 
de eiinti'-r II- eonini.tndemrnl ru elle F des Torcex iiulriririeiiiiift t-ii' 
llulic à non onelp i|iii i>f unirait ainsi l'autorité rivile et inililnîre, j 
rrttf dernière denumranl loul linnortliiiui'. Jusqu'il re montcntij 
l'iircIiidDc II 'avait en aiu-utic iM-e^i-tion de eoiiduire le-, troupi-ii ; lui- 
ni^iiie iivituait sa romplAtc ïi^iniriinixi i-ii niii<ii^r<! militiiire ^3) ; 
d'ailleurs, sn présrnc« ^tail indispensable à Milan : aussi remjH^j 
rr^ur projelait-il de lui donner comme aide un général sur lequel 
il |>onri-ail < hc rvpuM-r Nan« ini|ui('liidf de la conduite jnunta- 
ti>-rc du corps d'nrin^e el de ses api^raltons > , qui le remptaecmil 
la lèb- des troupes et ■ lui adr<-ssrrait ses rapports •. 

Il ne pouvait ôtre question de Stain pour un tel posle qui eut-' 
geail une mnluetle entente entra les deux autoritrâ ; il srarderail 
Heulemcnl le rt>inmtiiidetnetil du ti-rriloire saiih aucune aettua , 
Kur IcK Irouprs. I>evant cette marque de di^faveur, l'empereur cit]] 
milqur, blessa, Stain dunnerait de Ini-ni^nic sa démission. L'ar* 
cliiduc serait ainsi débarras-si' ■ de s«s cuntrari/ttéA et de l'încon- 
vénït-nt de se» bontadi-» t, .'•ann que l'on va ftlt venu à un éclat. 



(it Ari'hMur t r<in|irr*ur, 11 Janiïrr. Supiilcncnl, pNicr A. 
(a) Arrliïdui' t l'cniprmir. 18 jiaii'^r. Siij>|>1<'iiiriil, |i*^ (). 
p) Areliiilur à l'cmprrriir, m Uttiti. ihippl««««l, p«fe >•. 



CAMPAGNE DE L'ARMh^K D'ITAUe KX i79t 

L'inli'iiliuii pr«fni£-n> de IVinpui-ciir UTnil étr do confier In ini»- 
s'nin i|r- riiiiliiinri- irriisÉn A Statu jiii i^nrrnl tic V rus ; maisciitro 
k-in|>!i, aluns iiuo l'snjliitluc VefTorçjiil de la lui fairti olitunir ( i ). U 
UuniiiicaaiL eu n-n-et In dé^v d'ttn- rii|i|>clv il'lljilio, 

{.'' r. iiriinraiil eitcori- à iv miim>-<i( U iJtriKiuii prise p.tr 

[>■ T" liiT n<li> Viiijila <lii'octit>ii supi-ricurvili' l'ariDÔe pii'nian- 

taiac*. tti prnpûiuul d'y cooM-ntir en râflikliisunnl sur v IVsi-^^t 
■raiiïmiisili- (III lu ililMcnsioli {Mii^iKtiitil nvoîi- fll^ pi>i'li'« rtitn^ lui 
rt In ciiiir <k Turin u, A »•■ pliuv, il Taissit choix liu prinu' tic 
Wnlilerk. 

Touk'Toin rinu n'Mait eitcoi-e arrOl^. c'^laicnt de. xtmploji pivtJ4>U ; 
i Vîenui-, itii m* rii>vnil pus à uni' alliii|iii' imitiMinIc tniil '{uc Jcs 
nr-ii^Nxipposei-iiiciit aux Kranv^iB l-ur tmrri(Ti-«<t, <t'autn.' pari, on 
8nv«)i <]a'unf (uirtie de 1 arni^ de Toulon avait mart-lit' hux l'vrè- 
néw. 

[ti-«tjiît iim- druxièmc question h Imiter. Avnnl de fain- avancer 
le nii'p» nulrii'hi'Mi, on vovlnil flre asisiiri' iju'il troiivoraît à Torloni} 
eii Alt'xaailrie des approviiii»niii>ini-DU ; il t'Iutt fHcilc du les cun.ili* 
lurravrs- de» hir» d «li- I Avuinr tir^s du MilattiiiN ; îl m- resterait 
qu'à acheter du foin sur lo pa^». 

Ia> Pi^maiit coonentirail-il h fuiiniirleHrinpInccmeiiLs ni^ct-sHaîres 
à la cn-nliiin di-« mnun^ins et des hdpitatix ? îi'j vorrolt il pus un 
miireD dèlijurii^ de prendi-c jw^ai-s^iou de ce» plaeex ? 

Les ^ariiÎM>na ivstant pi 6 m un lai ses, l'emjMrroiir rspi-rail i]ue U 
mur di- Turin n\>(i pr>'u<lniit aiieun (iinhrABc: <• mais <i i-onlrc louU'. 
vraiKemliliino- ftrll>- /toit KU^-eptible a d'aussi plaU-s et misi^riitdes 
inquifliidoi) ». on emploirniit aou» main Itiun Ii'm inovens propres A 
Im dixtiper. Du rvsti-, pour le moment, l'empeintr le déclarait, il 
oc nuiirrisnail » niu-une vue liostili; contre le Pit'monI i ; nt s'il 
t'tait jnniaî» dan» le ras d'en avoir, ■ la supi^rixrîlé de ses forer» In 
dis|iL'nM>iaît loujnurs li'einpIoj-iT d'auwti piluvables ruses • {»). 

Celte dépCclie laiimail l'archiilne dans un içrand einliarras ; le 
>t janvier, ri'i)i|icri'ur l'avait chaT^> de K'enteiidre avee les pnni'4;« 
d'Italie sur les mesures u ptvadre pour la silrcté de l'Itulic ; or, 
l'iustnictîun du 7 février ne contenait rien de prt^cis h ce sujet 
• n'étant qiu- pour le prt''\cnir roitlîdentlrllement d'avaniT de »es 
inienliitus pour lui iteul et pour fa proprt^' informnliou u. 

Hlli- Inisoait supposer dest^xpltcatioiu uU^rieur«s. mais aucune 
ne suivit jusqu'au 1"' ftvril ; l'ar<.-liiduc n'uhlenail niânie pas d'af 

ll) ArrJifilae 1 IVm|Kf*iif, 4 Tévricr. tia|»|iUnirnl. pa^c il, 
t«) l.'miper««r k t'arrhidnc, 7 Mvrlcr. Kiip|il'niMI. p>^ i3. 



LXX 



CAlIl'AGSt- ItK 1/AHMlvlî OITAIJE l-iN ITOI 



cu»i (le rAcnpIion iIh an'» li>ltri<« AhmÎ va-l-il m (l<Vballro au milico 
Af» (lifli(^ul^'H (|u<- lui criMit re\ état de chnjit^s. 

1^ chiiix du priiicr de Wnidvck til i|iinltl^ de Cfinimandiinl ilu 
corps tle L imbardii^ lui c-ausail une ^rauilr joii;. Olli' DomiiiHtioti 
spulo lui pcrmcttail d'ucccpli-r le (Toetin)aiiilL-m'>i)l vu e\ir( i\v l'ar-i 
mie. i:ai-!ti>n n^li' >•■ hiirnvniil & cxpfilitr It-it inslriicliunti ilc Milan, 
uû il rusirrnit i comme ceiitrr «le* nfT«ir<'n ». — • Toiili! mon t^lnilf 
Moni du plus parfait aircord avv« lui, i5crÎTait-il, non srali-mfiil 
dans le fait & lui procurer tous les mon'U» i)uî dt^peotlroDt do moi 
à l'exécution <le si titclii-, mats |Mrlii:ulièrt'nivat lUas le public et h \ 
i>n jiertuadcr la Imnpc inAmi' cl tous li'S oftirii-rs Niilinlicrfii-it t. An 
rnnnù ccKc mesure si-rail approuvée, il lui nilri-SHernit une lolln-, 
dont il enTojrnil copîi>, puur l'en atiaurer. Sut- la qm-slion (la main-j 
li(-n lie Stain, il w. mnniniit ialrnitaldc ; il <!xiff«a)l nl>Holumenl ton 
renvoi. Si ce (rJ-iirml oiiKrrvail tn fuiicliou dn rumniiitidaiit de* 
irini^es A Milan, sa seule occupation scrsil de criliijupr lonf les 
actes Ju prînci^, « de i^horcber à jeter de la déliance dans la publie 
conlrt' lui. et de la ditAuntmi [Mir les iiiHolencrs (|u'il «c permi-ltiiit 
Conin> lus allii'-s t. l/iin-hidur. faiinil mèmn duf'on rappel une i|UPJt* 
tiiiii [HirMoiiiintlIe ; sa patience était A Iwul et il ne nfpondiiil pns, 
mis toujours A i nouvelle et rude épreuve ■, de réussir A le snppor- 
ti-r ; fti l'umpnnMir rcriisail du le n'Iirar de l'Ilulie, il pr^'r^n-mil 
reiiuHt<:r A son commandement el aller servir sur le Uhin comme 
Totuntaire k son réj^ment (i). 

L'nrctiiiluc était compli^teineiit a|ipo!ié bu projet de Simbwhen du 
lever un immme par L-unnriuii!)iité ; il rappelait <|ii'uiie telle mesure , 
avait été cause en 1705 ri en 1758 de l'émigration de 10,000 paysan*. ] 
Il pn^Fèrait s'en tenir su svsl^mu du racolai^ qui jusqu'alors avait 
Mtisrnil A tous les besoins. L'année pr^oAdonte, on avait obtenu 
I.37H recruea au muiFC» de volontairoii, de va^bouds et oiailiij 
u qu« la police danft lu villes et l)our^'* ninsitrnait au militaire » ; 
or, Im réffimenls de Caprani et de licli(ioso exigMienI pour 179S 
1.3 Kl hommes, il n'v avait donc pas de motifs d'emplover le niofeu j 
extrême ilo cette levée. En outre la cun^r^uralion île l'état offrait 
luo.uoo Qorinii pi>ur entretenir i.oao hommes: l'areliidne propo- 
sait di- lever avec celte somme 1,000 Croates qui rem placera ient un 
bataillon de IIeli(ii>SD retiré du corps auxiliaire ; colui<i viendrait 
tenir fernisoii dans les placi-s de Lomliardio et fouroirait le complé> 
ment du iMtaillun en ir4m(><i(riie. On obtiendrait ala^i I ■ double 
avantngc d'avoir des ^eos si\v% qui emp^-cberaiml In désertion de 



|l) Aediiilao i rem|iFreiir, ig (ivrier. Sapplcnenl, ptna M-i?. 



CAMPAU.VË I)Ë L'AHMKK niTMJK i:^ 17114 



I.XXt 



B<>l^ïa!M> itt de Capnirn ; l'nrclltduc u'nvnîl nacunc coiiliaoce dans 
CM n5t;rîin(Mils formes d'homnios Bumi «loutrux « qui, xnrhjiiil In 
Uo^uo du pays el poinl militaires eacorc forint, déferlaient A 
peine arrivée eu nimpirne umpDibuit uniforme, fasîl et souv^dI 
«1 vpiiilnnl cliw IViinnni » (i). 

Lus prcivisioiiK de rQni|ierour «t du l'ardiidac sur la nullité de« 
wcouK A alteodre de l'Italie a'£ui«al rialisAs, 

De Idu-s Int prioc-A d'Italie, hi>uI It> duc d>- Muili>De coit.tt'nlnit & 
participer k s.t diTGfi,«i- ; vir l.i fjiilili-s«i> ■!« siiii iVliil, i! lui i-tntt 
iinpos»ililo de Fourair dos lr>>upe«, mais il s'eii^a^ait ■ nu moyen 
de la population des miniaifiiPt Irés attachée A soa souvcraÎD et 
lr^« propre à dùfuiidn: Iv* pixvii,'.'» dafix M>it propre pavn * A 
gantnr Im ilËlilés de e« cAi^ ; «n oiitru, il ulTraîl ditT^n-iiUi .icuour* 
l'B uoture daiil le principal coni^istait t^o 600 Ittsufs (s). 

Ln duc ilt> Farint! M n^rvatijnMrju'au moment oit loutcs Ici 
•ulrus puiNHnnci» d'Italie m: iwntituil miM« d'necord (3). 

Auetin uuli'u élat n'avait répondu : mais un prêtait a Napleit 
riDU>nlioH de diriiç«r 18.000 liommcs vera la Lombardïe. Co sim> 
pi* bniit inspirail le.» plu?> grande» inquiétudes  l'archiduc ; 
aucun niu^.iiu n'èluil proparé pnut les recevoir < et leur arrivéo 
imprËvue me ferait plus peur, à muï, ierivnit<il, «[a'aux Fran- 
çaÎH •. Ij^-iiiii-aiit si rt'elle nient la cour de Napics avait fait pari de 
«1^ n^lulions II Vienne, il prupcinaîl i\ mut neveu de placer deux 
mille Napolitains â Oneille et six mille dan» lea préside* de Ton- 
cane : en s'^pancnant ainsi l'onleetien de dix mille hommrsi, Mapli^a 
rendrait plus de Hervire-t A lu cause commune u <|u'avc« 18.000 
liomntMrn I^mbardiu » (4^ 

Non 84>nlement l'appui de l'Italie dans In lutte contre les Français 
Ml nhluisail A rien, maiii ralliludc de <î0iie» exigeait i|uc l'un prfl 
Ae* pn^uliiiiiH umlre elle. Nous cunnaiAsuna les craintes de l'ar» 
ebidttcà <W xuJM, el la Hilunlion lui itnruissait assez jy-rave. h la 
suite àca faits rapportés dans la di'pi^-i-tic <le Ginila en date du i^, 
pour ri^clamer désordres de conduite en prévision d'une révolu- 
liun (5;. Préi;isi-^me«l h ce moment, les nouvelles de l-'raiice deve- 
naieni îni^uiélnnlcs ; un sii^ualuil l'arrivée A l'armée de llol>p»- 
piene jeune jMirtenr, dtnait-un, du plan di; eanipagite : des fours 
étaienl ixnsiruits A Menton et un avait réuni aa.ooo funits A Nice. 



(l| ilrrhiiliie k lirapfrRUr. i<i ff-vrirr. Sii)ii>li'iniriil, |>iiKe la. 
(») Ar'Iitiluci l'ïŒptrrur. ly ffvri«r 5ii}ij>lriiiiiiol, page iB. 
|3) Pur 4' l'aniii'. ; tittirt. S[iiijili-iJiriii. |<»gc 17. 
(4) Arclililai! a IV'iapirriir. 4 m*r«. Siip|)lvaiciil, piee ig. 
\i) Arcliidue * l'cmpiTcur, lù fùiricr. Su|>|i1i!iii«iJt, |M>f;a 18. 



Lxxir 



CAMPAfiNE DE 1/AHMI-E D-|TALIB EN 1791 



Celle iliTtiiM- nouvelle surtoul inspirait tlt- grnmU-s ini|iiii'lu<le.H ; 
l'nrchidur clii'ix'hnil )a di-nliimlioii f]c ces aroi^s ; i:i' ne jMiavRil Mre 
pour U li'u»|H- |iuiw|(tVllc t'-Uit ariin-i?, ni pour Im a nit;ardâ tt ijiiî 
m Hvaioni eu ^ruml nontlire ; |Mir rrwns/'igufnl cn-n fiisits (Mjiii-iil réset- 
vr* ■ À nrmcr. i)('-n (|ii'' I<'n Frnii^is aiiniioni pén^'liv. une niakse île 
parHiinsgonoisuii pit-moiitiiis >i. La situation pHrai'^snilnKScx «n'ii-iiM 
i<ic- Vins pour rnifora-r U position dv Saargc el envoyn le gi-fH'ral 
Colli faîrt- lu l'ci-oiiiiiiissnnrt' ili- i-i-ltc partio <li.' la frontière . 

L'arcliidiic iiiNi>liiil iluur nvt-r lu plus i^randi' l'iirririi-' Auprès d<! 
Miti gouvernent 'ni pour tju'nn muinx \ex n'iifiirts iiniiuiic^' sf na- 
ilisscKl isniis ilrlui i-n llulii' ; non sculcnienl il ^Uiil nri-cs-sMin! ■(«<■ In 
Iroupi' M fdl réuiiti' et prAto A se muuvt>ir aussitiM. selou lirs circon»- 
lanct^ qui liêpoiidnifril. pour ll^ ui<nn<-ut, plus d'un instant de cris« 
cl (lo ix'-volulioii dattx )i- Gi^miin iiuf dv In MniKuii t (i); mni.-i sortoul 
il importait de dvtruin.' Ie« brnitit qui s'ttttiiont n^pandu* dan» litnte 
la pi^ninsule cl y iiivaii.''nt joto ■ du doute et di- l'inijuiMudr » . Un 
batiiilloii iivonl pa.tKë par liin^bruck, un avait cru (fut- l'einprrvur 
r(-nuit(ail A x'îiiquit'tri' de l'IlAlii^. A toui* \r* points Ae vue, l'eBct 
d<- rrllf uioKUrt- (-lail iTj^i-cMablc au momviil où l'on rnp^^'ait dfH 
iit'irocialiunH uvct lo Pir^mont luuchsiil la qui'StioD des magaxin» 
ta IVuln^p di!9 troujM'K nu(richi<-nu<.i« Kur .■«>□ Icriitoin-. 

Coiili'airemeitt à ee que l'on semblait prévoir, l'Autriche obtenait 
MB deux puint>&ans la moimlre dirticulté. Apn's en avoir conFt.^ 
VtfrbaleuK-jit iivih- M. d'IfauU'viUi', M. de tilierardini lui remot- 
. tait, le a5 février, conformément aux onire* rcvu.t de Thn^ut (a), 
une mite ou il rvqu^rnit le l'iémont de fournir A l'armée aulri- 
ehirone dans les villes > d« Tortone, Aei|ui, Alexandrie et niilivH 
lieux où eela paiallniit convinaWe ■ (3). les emplacements n^es- 
xaïreM i la création des miuj^axins d<^*(tiirà ii nourrir le eurpn autri- 
chien dont il était (|)le«lii>n ctaiiK In lellr>' dcremperi-ur. 

L'aODoiieeile la formation de ce corps faiHnit croire un momnil k 
la Ottur Je Turin que l'empereur • s'occupait sérieusement des 
inoveuH de m- {».■( bnuter pénétrer les Français en Italie > ((t'i. Le 
»», on ii^norail enwre la forve de «• dêtueltemcnl, mai» comme 
M. (le [lussjr avait parl6 daas m «-orreApondancc Ar- ri'iivui il'nn 
renfort de qnntiv bataillons et de a.ooo (Jroates, d'Hauleville no 
cachait jta» conibii-u il juçi'ait re n'nfort in^urtisant : ■ Si la cour 
de Vienne ae fait \u\* défiler des forccK plus considérables ijuc 

|l| Arcblduc i IVapcTcnr, ai fèvrUr. Sap(il««cat, pafe «7. 

|i) Thueul * lilirrardinl. fi Kirler. 

|1) Ulicrariliiii k iriliiiitvillt. >;■ fivrirr, pagt 98, 

(41 U'Ilaultiilk (I lie Prnul, 11 téTricr. 



CAMPAnSE TW. L-AnMfK DTTAI.IK ES nW LXXIII 



crlli-s qU(- vous nio niHr<|0«-z. lui réjtomlnit-il. il me parall qu'cllv* 
m- »ôiit çut-n- snriisiiuli-M à furmi-r uitrarniiH- i-iipaW>' ili- rcsiMoraiiS 
i-fTorLH tlimt III) i':>l itiriiaci- (le l.-i pur! <l<- IViiiirmi * (i). L'r seul 
in>ivi*n irkc-lioH n-stjiil It i-Ri|iluV(*r |wiir tnmliRrr Irs vhi-h 4)1' l'cw 
prrvur : rîiifliiriicr'tlc rAuaftflt'iiv : de nouvcng le roi iV-rlmiitiït soi) 
a|ip»i. Li.- 36. il unluuiitiit l'i M. ili- Froiil ili- iviluuhlcr si-s iu%tBi)- 
us au|irni lir lord tirrciviUi' |>uur olitcttïr i|D~il ajtpuviU \^* ilctuati- 
■Im Jn Hirmnnl k ViriiDi' • Jiistjiriri. lui muni unit- il, Iv mimlirv 
dm lrtiupesi|uî vii'iiuenl vu lulie n'est ccrtAÎucment pns sufR^iinl 
à rnriiii'r mu* armiV «vue d-Hi-k igiii »'v trtMivenl ili'jâ, qui [luissc 
mint(>W«r*oll nnx Génuis. «oil rv^isU-riinx rflVirlsiiui* Ir» Fruitçiais 
se prr|inrviit à faire (Miur jii-iU'Ircr do rc l'Ak-... If rnlnnct de 
Vîi'UDc alloiidra le iiiomenl iiù K' itiiil scrn §uns rrinèilc 1 (s't. 

La uoti- (Iti Ï.1 Rbii(-<-IU l'indicr d'iiti r^-firenK-ol dai» la polilî(|no 
autrïi'liii*tiu« "! nllnil-vllc r^'llemi'iit adopter de» mfsur»' vÏçuih 
rvu.fTK inior 1» rii-ffiÉ**' de l'Ilalit "? M . d Haul<-villr Iruliiit d>- pru- 
ToqiKT sor ce puiut les expliuitioas de .M. de Uhcrardiiii. Gti lui 
binoi ciiutuitlrt! le couseutctnciil de miii .-«Kivenin aox mesures 
]ini|H>^i», d «fTcclait de eousidt-rrr la i{uc<ti>iii du (vint ma ml l' ment 
ul di- l'iiutiiii dt-« deux Hrni«-s cutiiuii' résolue. Le roî (lail |icr> 
«uftdf, dr-clarait-il « que ijoel que fiU l'olijel s|>éi-ial > de l'emploi 
de» Irtiupes nutnchienniH. elles siiaienl diriui-es <l distribuées «de 
maiiii^re à puuxiir cuRilHiirr leurs u|)i^raliuns » «ver le* sienne*. 
Cl 11 se Qaltnit qnViitrniit dans »cs 6lat« * elles déjR'ndniieiil du 
mj>inr ffêni'ntl ea cher. .M. le baron de Vins auquel il amil CunGi 
II' cominHudeiueul de iuin arun'i- n (3|. .M. ilc (ilierardiiiî ne piiiM<^ 
liait \ins les iMiui-flirs ticrcssairrs {H>ur Irailer eelte quc»lion ; mais, 
diuiit une Mvondc noie il demandait: )■ que les emplaccini-nls 
rAdnm^ fuswnt fournis aussîldt : »" que le coï(« fut dis]»enst- des 
frais de douane : 3' qu*un prrmfl d'acheter sur le pavs, )c foin, la 
paild', le Ikiim et uulr.-s alijelh diflicilesJi tnin^iporler; V qu'un ruin- 
misKnin' pit'muntaiN ftlt nomm* pour ré«;ler le» mesures de délai! 1^). 

(*■ 7 mars, le roi accordait te tout, un nffieier spéeial serait 
diiujni^ il «el effet ; onln- l'Iail donut' au.t guuverneoi^ de Tor- 
Inue, d'Alexdndri4< el d'Aequi, de eltoisir un afEcier pour traiter 
nri-c r*ntife nulrirliienne juMju'nu moment où le roi eo unrail 
nomme 8|>éeialement un à ce* fonctions |5). 



01 D1U-irvill< * Itinsv. n r^vHer. 
|i| L* roi A An FrnBl. »fi fntirr. 

^S) Dlliiitenllc i <ihrnir>lini. ij frvri't, pUB*' Jo. 
"\ likrr.iriliai ■ il'HBiitfïillï, e* ninn-, l>.i|:e 3| . 
')&)D'llaiiI<Tilleli tibentrdini, •} laurt. p*cp 3>. 




I.XXIV CSM1M0NE DE I.AHMIÎK UlTAI.IIi KN ITWi 



Du momi-nl i»i un atri» Niiirichion nilriiil diins sr« ttaU. le roi 
«vnil un nouvi-jni motiT J'insisItT pour ()ui' Ici <li-u!C nrtntW fiiMionl 
MitmîsM il un mdiii' rlii-f. L'on cui[i|>n.'ii(l suit iiiipltmec th' nr 
recc^vuir atlcuun n-|ion-si- kur tacite i|iii'KliuM ro(iil>imciilitlf i[iii nrrf~ 
(ait tdii(c« W ilis|iuHili<>nH. I.e i*' iimri. M, ili- Homt 6Uiit «le «ou- 
viMii invilA il ixnIuiiIiIit il'i nslam'ra (tour i|ue le j^oèral de Vin» fd( 
cltui^i fomme i(6i)i-rBli<>siliir. 

1 Jii»|u'À pr^Mnl, lui Arrirnil-il, uit i^nniw p.-in'iiU'nit^nl si \f 
baron (ieViiiN en num lu ci)mmnri<lrmRnl ■■! liii-mAnir-, i\ (vi|ii'il me 
imnifl, uVii cNt pns mifi)\ iiistruil , Il serait rilchcun <|uc IViiifK'ri'iir 
ji^l IcH jvox 8Uf quciqtl'ttutre s-èiif^ral. maiuU-iiaiit siirluul que le 
roi l'uconlirRiô Juuk U' i:umtnnii<l<-mi-rtt iiti«iilii il<- M!S lniit{>i-H »' i). 
tte 5. a|irè-< avilir n|i]in)uv^ U mmiii-rr ilinil M, ilciloïiiv' nvnit rcfutt 
les iiliservn lions dit baron Thugtil cl ilu |i]-inee de Knauilz, ri lui 
■lisait onirorv : * Un c?<( toujours ilitns l'atli^nli! de mi voir si le ^ité- 
rai Hura le rommanili-mi'nldi- loiili'sIrK iriiit{ii-.t i fai. 

Puiwgur Ir Pri*miirit oviiit |iour pinin- !i l'Aiilnchp, rwnonrA A 
iwulier !u-i) irouprs A un i-lii.'f lire de «ce propres rnnipt, cVUttt 
cerlninomt-nt le choix le plussa^. 

Toutes ce* liéiiuiiouH A *e pruitoncvr m- témiiiifaaii'nt pa« d'une 
bien bonne vuloult'- ; peut-<>li-e eiurort- Alitii-itt-i-llrN l'indiri- i|U<- l'Au- 
triche, Fntitii lie reif^iuroTM, ètuît incapable <le «oulenir la gurrrc eu 
llnli<'. Mai<i fii ni^nii- t>'inp>i un finît iiiruriu^ pnr Louilrea de 
l'aijK'reur t^moîn^niV (tar l<* ailiini-t inipf'Hid i:4>nlrc le FiémonI; ri, 
par divers™ nuln'ii ■oiirco, «n apprr-tinit l'npprl fait sus prineett 
d'Iliilii? «ans ipic li> Pi/'mwnt eu cill f\f informA. 

Kn coDxiilèranl tous ces faits, surloul 1<- dernier, M. <l*Mautevillo 
ta arrivait à pr^tt'r iV sua idiiè les pluH noirs dessiriiis ; il le sutiit^ 
(onnail <Ii< vonloir liûit«i'r fcni»i.T le Piémont pour la tenir iV *a 
merci et lui dicter nlur» )m conditions do Min concours. 

■ A en juKi'r par le ni^cantentt'nii'iit (|uo la ruur de Vtoune coii- 
tiaiif A l^moifriier (contre mina, et |Mir led diHpoHÏt ions peu ravornblot 
(|ue *i>U-« me niitii]uex(inV||f>a Tait l'oiuinlln' au mini.Htére anelaiv A 
nciii* M!C(inrir dans dc4cin-onHtnnec»auKsi crilifjue*, on sentît l^nHi 
de cniireiiuc, sûre de pouvoir défendre par eIU'<-m'^Ric le Mil«' 
nais, elle ne serait ps filcb^- que les Français |>(ni^lrassent en Pî^ 
mont pour avdir un niolif enHuile. en volant à notre défensi'. d<* 
pouvoir pliin facilement nous faire la loi et r^-iiliaer M>n projet de 
rdlrocrsKion . SI (elle est son idiV. il me paraît qu'elle so Irumpc 

(i) bHaalcvilIc a Je ItMsy, ■•' m»t%. 
i») DlladtcTille t île Itooa;. b war>. 



CAMPAONK DE LAKMKK D-|TAI.1E W I7W LXKV 

ItnMfti^fcm^al. tri «[n'ellv rAUruL» hîm mal la itilrctf île se* proprvii 
Miitit, r»ril iiV-kI [ins iliiulMiT ijur. rI liiç r-VjinçJiî* èlniciit uiif f(it« 
mAlliTS il'iiiic furlie du f itinnal où iln troiivi-ruicalu tuviiaillccrl A 
nrnitfr Imr «miA- pur Irs mii»<uI»i1*.-9 itu fttjH. il itcrail biva 
ilifBrilc, |"iiir 111* (11* iliiv îmjmssilil.'. di- li-S i'ni|Wi-lii'p ilf [B'iii'lrr'r 
(Uus Ui LniiilMirill'ï milncho'iin'' mnler*' liin« l<-* cfTiTlK (in'on ih-iur- 
mK l«ur oppoM-r ■ (i). 

Li- iniDhttfi- pii^Hii'inliiÎK m- n'n<-»nlrnil iloiii- nvi-r l'airliidiii' l'U 
Mip|uiMiiiit k|ii'iiiiu iiivmninn dr» Kniiirnis i-n l'ièmoril j fcniil ^lulrr 
une Innumrctiiia (a). 

Il niins csl impo<i<iible il'ujijinVicr re ([u'ÎI r avait ili^ jurtifif' Ààm 
uea ii|i|in>lteu«î(iii3 «m- In lornulr lir la i-oiir imprrinlr ; îl Mimlili- 
luulefiiis tprA Turin, trop pr^ct-irpé dv «on propre p*ril. on ne 
tMutil p4» «SSCI rompu- d«H diUit-ulli-a multiples où s* d^l>allail 
l'Autriche, avnntft Wtn- (mat «lu lintn cAiH. Au uoni elle avait h se 
ilétii'r (II* Ia Pni««« il'iiil II' *rai lnil t'Iait >lv «« rHir4> pAver mid cun- 
et>URi In pliiN rhi^r |tussililfi ; it'IliialL-villi- parUil liii-mt^inc « ilu 
Ultii'lifl «Im ilMpnsilioDfl ■ il« CKite puisaauM (3) « lie an il^Tec- 
liiin *i^) cl il sienuLiil uni- i-^i-ppiiim fuhe nux rnmmiMaîr^!! ftaa- 
çiiH vi^uu« à Fratu-fiiri »nii« prrli'tU" d'un ^rlioiijf de pri»iinnipr» . 
A l'ct, la Itus-'sîo nVtail pas |>Iub «dre. d'HanlGviM« la <oupç»n- 
nuit dL> a*eiilen>lrv «vwr In Pru«K*. «On ruiiiniMiLf i\ ciitiHitl<yr<.T, 
■juuuil-il, i|iir ri-li.-<-i (U Kiiwtv liifn liiiii de ruiiniir tl>'% wniur» 
puur b cau*e mmniuiic d)rn*)i(i A proBlardc* riri-aoaliin«!ft puur 
iairt! nnllri- unr n ' . Porte • (5). 

Li- mi «vrIi in < ' ' I j louti'â Ir» propofiitioniqaï 

lui BvaiL-UlOli^ fvin(.oe<KaiiN»t»lL-iitrle moi»dn'(>cUirL-tascinenlsurla 
dsstiiuitiûit (Iti corps nitf ricliirii. Il m i^tjiil n^uit h des ItjrfHilhMcs. 

L'AtaliliMmiciit i|i- aMe'"'^»'> ^ Alc\aii'trJc, Arqni >-l Torlniic lui 
faisuil «up|iv«cr eltet renij><'i«ur le (Kxtjet île ae pits laisKvr «'i^i-ii- 
drr pItLi luîti l'nfuu^ ijui devait a'v rasMtnildt-r et de rendre «m 
■nauveuienLi iiid^pi-tidaiita de crnx de» tr«itpK> pl^inoa taises dofilî- 
uttitk la ■IiTcD'ie du rwl'* des fronli^tr* (Ci. I)nn» iiof lHtr>' il l'ai^ 
diiduc, U- mi lui uiiolnii !'-« incoiivi'-uit'iiUi d'uo Irl pUa ; tiau« ne 
Il pouédtiiL'i lu». mai* d^its Ita pat>î<*r« df M. d'ilauievillr existe l<- 
l>rouî)Kili d'uni- iHtrv A l'i'inprniir uû «oui i-ipuMTi-ft U-a tn^tnes vu'-a. 



(l) [ntaaievtllc i d« Frnal. is aan. 
]itl V„ir (jf I.X'VI. 
it (THiiniiriir:!. i 4* Fn>a>, U Mur*. 
H ■ ' ■ , «9 «ars. 

rif >■• •>■». 



CXXVi CAMPAOÎfK DK I-'AHMtîK triTALIB EX !«* 

Le roi observai) que dans le cas im le» tli'ux Armées aéraient 
ii)di'p«niliidl('ft, l'icii nVliiil plu» fui^ilir A ri'iiiicnii i|iir il<- fnawiiii^r 
l'uiic^ ilt-s iloux iivcc un fFiililc cor|i!i pour nixiiblt-r l'tiuli'e avec la 
mn»»- de* foi-ci^s, puis tlo ivvpuir sur la seconde. Toul vu inaioto- 
DBHt le prnicipi- rondnniRntal. \>nxi^ pur l'cmpiTetir, ilt! In division 
en ilfu\ ariii«'», « rai'iiipi- iintrichii'iiui'- l'Iiinl clmrg'ri' d>- In surveit- 
Inuw H lir la défrnso di'S d/bouchr» il pftShnif.?» ilu Icrritoire <lo 
Génrs ■ H l'arnu'e pî^-ntontaist- couvrnut K' fiuiit dt' iîavoii-, lo roi, 
pour rendre tuipo»sit)li- la runiiii-iivrr pivt^- à rcniieuti t-t cn^er ta 
concorda ri ri.- deA i-fTnrlv, di'niiiiidnil <|iie le» a d<'ux iirin<''<-», rruiiit^s 
tous le l'iiinmandcuii'ul d'un ini'>ini' géiii^rnl i|ui pourra i-n diriger 
lea inoun-int-nts et tes opérations, suiveiit le plan de défense ^i-D^ 
raie l'I i-omiiuini.- cnni^erli- ù l'avutici*. .luiv.-iul (|ue les v^rialiona des 
cîi'CdijHliiiircK ridr-.'s événi-muuls IVxigeiil »(t). 

Le roi de Piémont d^îdait do lenU-r un -dernier effort pour 
c«snyer de faire ri'Oiinrer l'empereur au plan qu'il paraissait «voir 
adopit-, < di- fumier de ces (riiupi's i|ui dtTvaieal pii.vM-r eu llidic une 
arnti^ ind/<pendaiite<-t qui nedirigeroil m-K muu^'cnieuLt (|u'iipriV'< 
4;eux qu'elle verrait faire aux Kranç-nis du cdté de» OtsU de 
Gfne* » (3). Le l^ mars, il arn-tail d'envoyer M. d'AlUarcy en 
miNsiou auprès de l'arctiiduc h Milan. 

A lu veille d'cnçaiçer um* nouvelle n*^i;ocialtoD, M. d'Ilaulcvillo 
en faisait part A l'Angletinv ; li- ly, M. de Front rx-ecvail oiilre 
dVx|KM«rA lord (•tvnvillc i)ue ten dèmarcltcs du caliioet de l^uii- 
drex n'aviiieul eu aucun sucete jusqu'A ce mouicut et « n'avaient 
produit aocnii efaaui;cmeiil dari» te plan dtt cabinet aulricbîen qui, 
en se décidant d'envoyer di-x troupes dans r.V]c<inndrin, n'avait eu 
en vue que d'en former une armée «éiMiréi' r-t indé pendante de toute 
Combiiiaiiion de mesuivs avec le« troupes du roi pour veiller et 
«'opposer éiH'rii;iqiiement à ce qno tes Français ne péuéln'nl en 
LoutiHirdiedu rùli^di- la rivière du Levant o i3). Cette iulcrvention 
ne pouvait xc produire à un plus ninuvais monient ; la situation 
^lait alors des ]dus tendue entre les deux c.iliinetK ; r^r, le 
S ma» (4) l'Augietf-rr* avait menacé de rappi-ler se* troupes du 
roDlineal ; mais l'empet-eur avait pnnkirit de ne pas tenir compte 
de Cf propos, de le laisxer tonilter ; louTrfoi» au cas où * celle 
menace serai! renouvelée *, son amlta^sadeur di'-clarcrait i|ue 



(i> Le mi i l'«mper«nr. pa^ aS. 

j>> D'IliiilFvillf h dr Fronl. i& in«ft, 

(ï; D'Ha<ii"îllr h >tr Fniiil. l'j inuri, 

(41 Slarlicnberir A Tliuanl. i mars Vitcnol, (HtrJIm, IV, iiO, 



CAMPAGNE DE LAHUÈE li'iïALtE EN ITJt I.XXVll 



l'Aulrichc Ml boriiepuit nltn à drfcnjrr »cs ^lat» hérnlîtnirfs (i). 
La mission ilo M- d'AlhnroT cltiil des plus imporlnnlrs : In cour 
(l(>Tui*iD sorUiit "iu miîiii' i]i[ilomaii(|iii- |ii-^seDtait ties |inipuM- 
llai» ("rmelli-*. 

JiiKi*i")t li'S (ii-iiKis iiitiipMbW de s'oppom'r bu\ ciitn'priscs dfs 
FrtuirAis. fl « eu §up|)i>!)anl i)iie orltc ri!-|)ublii](ii.- conltFiuâl de don- 
uer à IViupi^n^ur ilca n!|MiiM-j( diliiluirus >, le roi Aliiit d'avis de cnin- 
l'ioiT tiii inouiivnicnl avaut pour Init daim-ner k-s deux iir(n^---s «ur 
U rÎTc iiaucli-* de la Huya. Colti.' ilociï^ion avaîl l'avanlage <li^ 
IrafKluT la ((iiontiuii de la iteulralid^ di- (iérie» ; (<iivrsa^^i- inililaire> 
niiinl, i-llr rnrrnuivivtiiit lu ti^'uv di' df'fuiinc- de tnttli- In iutij^uctir 
do l'Api-rioiii ; elle iiinenail les troupes nulrirliieniie» en ronUcl 
din'i*! avec les troupes pièmoiilaises el, n'ayant plun à défendit- que 
IWln'-e (If la rivitn-, i-IK' p<'i-im-Uail de former av>r le Hurplus un 
Gorp* dt* rifcryr di^iKiiiiltle pinir Ke poi'lcr où l'on vntidtTiil. 

Aucuue objection sérieuse m- s'oppoKnit ii cette mesure ; les ifwii- 
Tcrnaiits de celle époque n'étskol p* hommes à &c prûuccuper des 
ilniibi d<! la niïulralild ; au coitti-atrc, va violant l« territitirv do 
(tiyitcs jMT terre, Ijindis t\iii- 1» Halte iiri^lai«' M(ii|iiail son |iorl, on 
fardait la Rêpulilii|iie à ne dëctanT. À «■ jeter duris 1rs bras des 
aIUè< : en loul cas, un eu dtail Ira TesM>urces aux Français. La 
seule qiioUion o considérer èlaîl de :>«v(iir si l'on «vnil des forces 
SufHMinli'N pour les y prévenir, 

Commu (Himmatidant en chef à «léfaul du roi, M. d'Albarev pru- 
|M>:>«niit lej^éuériil de Vins. 

EiiGii, ua |H)int de vue politique, il tAch<-rait de savoir ce qu'ëtoît 
er congru des pnîssanecs d'Italie, pravo<[ué par l'Autriche, et dont 
le Pti^muttt^tnit exclu (ai. 

Sauf le macnsins d'Ali-xnudrir el dp Torltinc <|ui' l'on m|iérail 
COtiAtilner trïs faeilemeul et m^me à meilleur marché '|ui- f-iiix de 
Lumbardie (3), le» nK-.tuni.i deatiiiéi-â h prt-panr la eampnjçne pro- 
rliaiiM- tl'avuieut fait aurun pro^i'én faulr a di-n d^cisiona liiialcs » 
de IVmpercur. <jc roinrd fnisHit siuiuul si-iitir ^e» iiicoiivéïiieiilN 
dans In qiicstioa du eommaiidement. hirurmé par des correspon- 
dances de Vicmie de la désig^nation ilu prînee de Waldpck. le ifi^n^ 
rai <!•■ St:iiu rti avait eonçn une vive irritaliiiu, u S<iu humeur, ses 
cliitnurs, se^ propos propi-cs à jeter lu méliiinci- dans le public u 
niiifmentnientchaquc jour(ilj; il allait jusqu'6 tiviuvcr s toute dia- 

1I| Tlinçnl à SlorfaiMobcnr, i5 man, ViTSiuil, patllfi, IV, i8g. 
t) littiriietium it d'Alfcotvjr d iii^iuuirr, ij m«r>^. piR' il'i. 
i3| Ari-bidite A IVinpfrfur, th iimpt. >iii|>|>U^mrtLl, |>iigr ^7^ 
\i\ Arrliiilur» rrii>|H'r«iir. iK m.ir«, (JJffr ïk. 



LXXVIIl 



)Hfi DR L'AIIVIIÏB IvtTAIJË 



poxiliuti pour In tlAfciixa do l'IUlio Hiipfirfluu i ; il «i-r4Iail i-n Ciirin- 
thjp In miirclii> d'uit ilc» hnInillniiK do Croalcjt « impxliumnii'nt 
nUciidu. cl catilocinail l'aulr» à Mauloai- {l). S'il faiil mjouUt dki! 
fui caniplcti- »» rfl|i{>arl di' l'Hrcbidiic. il le |)re)iHit mt^mr direrti— 
oicnl ou itidin-cIfiiiRiil i-uminv rdiji-l de â«-R siiiraHini'n, ojerlantli- 
ndiriiloxurlii commtMioii i|uc l'onifion-ur lui iivNilditiiniv de traîU^r 
nvrc t«s^taUd'llatio o. A 1» Kuito dv l« iniNsimi di- M. d'Alliorcv, il 
ne porinellait dv dire dans une \o^ au Ihi^lrc quo cel ciivové o t-tait 
venu Iriputeravec l'an^liidui', uiaÎji(|UO lui, Slaiii, pramHtail qu'il 
rcrnil ditji'i l'ii sorte qui- M. dr Viim irnil |i«]t un liunimi- de Loin» 
hnrdii; * (a). 

L'arcliiduc a'a csnaioemoul tien exagéré eu coltc occasion, * Le 
Ion tranctiiuil plus quo jamaiH •• dt- M. de Slain frapjui l'eiivuyé pii^ 
muDlais, e\ il lut tint vu pinitiiint' drn |>i-o(i(is i>xtiti(irdiDnirv« Aur \e 
peu d>' dnii^LT qui' riiurruit ['IlJilii*. Il Aluil » Hilr » que Iim inaga» 
siiu de TortoiM-''t d'Alnxiuidrii- su ffî ruioiil pour oontmir ImFriiii- 
t«îs ; d'ailleurs 1rs upémUoiis en llalic « n<- pouvaioul qu'^tn^ 
dépt^ndnnlffi dx-s suc^é» fsvoraldes ou conlrairaa qu'auraioni les 
iirmaW d<- Flandre cl du Hhiu » f3). 

Lji tniKsidit di-M- d'Aibnrcjr melUiil l'archiduc dnii« le plus iiriiud 
i<nilinrni§. Li* as, Triiruyé pivmontais ivix'vail audii-iire ; il rcmot- 
(ail uu (ii'inix' uuu lettre oà le roi a lui fiiiNait complimi^nt buv li-s 
nouvraiiK U-iiiai^nagi-s dr conliaiic» n qu^ r>'mpi-ivui- lui uvmÎI 
socord^-s. A t-ti croire l'airliiddi-, a îl ruupiiil court ii en dii^ours • 
et répondait au ri>i qu'il t'tiiil diui>i r.tlIt'iiU' des dôlormi Nations dv 
l'empvri'urf^^ Au contraire, daprâa le rapport àv M. d'Alban'j", 
îl 6liiit ■iii^uli(':r«nieut plu» i-;kpltcîli-. 

Apri-'t iivoir ni'i>niiii qu'il nnriitl pnx Ii-k pouvoin KuffiKanls pour 
eoncluTi', il ajouUiil : ■> Pour faire du la Itonot^ Iwsofpi», il faut 
avaal tout i\v l'^tofTi', H CL>llt>-U y t'irt, Dîou moi-ci. m»vruuaiil nn-s 
insttuioH réitiîK'i's, i-l, ni l'ou vuut, iinporiuNEs. Pour ■■mjilover 
€rtt>' l^lolTcT, il faut i-i) stixond lirii Icx (Hiuvoirs, «t ceux-ci vira- 
dronl. La purtiau qu'il n plu l'i S. M. l'ICmpcn-ur df m'en départir 
mi! dunui' une raison dv mi' Haltcr qu'il ro'accoiilera le rralc. S'ÏIa 
IM' .iiiiil pu» liiL-ii i^li'udus d'atioiil. ils puurniiil l'fln* i-uNuilv et Irur 
Ati-nduc d<''|ii-nd nbMdunir»! ili- lii liuriai! inlflli^'no.' dia deux raliî- 
uetA *. 

Pour 11* miiment, malgi^ sou Iwu vouloir, il ^taSt compKUi-mMil 



()| Arrhïdnr n IVraprrrilr, i( sBnr». Sii|i|ili'incnt, [dtc* là. 
(>) Arrhidnr li tVinp'ri-iir, >t lunr*. hq^iiiluiBnil. ("{[n 36. 
i3'i Albarrjr k illUiildlllr. ri iniiri. 
(i) A'ïliltlui' A rrii>|>4(riir, i^ nxn. Supfilfnitol. p*g,r 3i, 



O^JIrACiNE t)E LAH.MKK U'ITALIK li.\ IHM I.XXIX 

ciKlistné jusqu'au i-vtour ii*un coun-iiT ex[iéilii^A Vienno le muis 
pasw!. (l'irftt aiiint <|ui- lt< |fi''tiénil (îtilli uyiml maiittr |i(nir qu'uu 
■Itrigisll nn uu tkux )>iilnill»i>» dr Croiili-.i vi-i-n Al'-xuiitlHr, tlo 
mniiifiTi' h m impoKi>r »U\ ûûtid!s Staiii s'v ^iRit upposé • i-t nvsit 
tlil trAUU'iDcnl et A lui-mjrnc qu'il ne lannnenii pas passor uu s>'iil 
linmmK <ii- \i\v* en l'iômoiit *. L'archiduc, prctis^ pnr Culli ilVn 
dnriiHr l'onliT* formi'l, ii'avail piis cru devoir le faire, et il lui avait 
i^puudt) Il i]ui- t>i rVilI éit- atatit If di''|iiirt di- miu eoun-icr, il aurait 
pris n^Uaur lui, main qu'A pitiMCtit il ne \c pouvait plus d (r). 

Crllf Inriifui' fonvcrwilî'iii Inisunil d'All'nn'V ilnii> Ir doulv ; il 
nVn avait oltlcou d'autre résulta) qui' l'aiisurauc'' do la botiDo 
volonté du prince * qui p'iMait pas équivoqnp ■ l't tir son manque 
de pouvoirs. l^j< ^litiendrait-il? I.Vnvojr<' p'ochail pour la itégativo 
«II» rii-u «ffinnrr. < JiiMju'id, l'-rrivail-îl, il in- juiratl avoir îiufiiti 
ploD, i-i tout ce qui lui rsl éi'hap|<^ A ni i-tfarA rsl «km^x èluit^av 
d'uni* roiubinaÏMiu, mn» _v i^lro absolument cniitniir>', puisqu'il 
canusta à dire qu'a^iinl l'auloritv il pourra puurvoir au be- 
*ctiu • (a). 

l)«ua une «ccondc audïcnc*, l'archiduo s'exprimait ptiu cWin- 
tafoL 

Sou AltCHM- Ruvalc '-Ni eoiivruui-, (privait d'Albai-c^, « de la 
mnximr i|ui- \ni\ir le plux ffnidd liîrn de la cliOMi, il xi-rail à prupits 
HBv 1" nommaudi'jnrnt TAI diioué & un seul gémirai. Il r«l oonvrini 
aui&i que rîiitt'-t^l cdiiiuiui), autant que te jFailit'iiliir, s« Imuveiil A 
te. qu'oii pnk'iKe les dis|H>Mli<iii» '|ui n'iiuiiUK'nt à la )du^ taraude 
9Hnié l't'mplDi d'uH corps de troupes moins nonibivux ri, parcon- 
«cqueuce, moins de dépense. Mais on rn^me temps, elle tn'a 
dèclai^ qu'idlv uit se llatic pan d^- reervoir des pouvoirs absolus 
*ur les deux |Miiiilit dt! t<iut Miunictlrr au méim- (jouerai rt de déci- 
der de l'rinploi dt-» forcitï » l3). 

A Milan, personne or rra^iiil qur le prince refiU cvs pouvoirs ; 
cette couviirliun était eiie«iv coiifirn)(''e pur len diseours cl 1rs ordre» 
du (fduèral Slain qui «parlait et a^i^saitcu inattiu* ; elle sentiment 
p^i'i-al rlail < que l'ou avait donné peul-^lif k l'aivhidur qui-Iquv 
l'Kpoir, inaiK que jainaiN on itr lui ilomiernil un plein pnuvnir » (4). 

Lr courrier ultUDdu tardant de plu^ en plus, l'uicliiducperrlait 
«iinpltli'nu'nt Irspoir d'être investi du commaudcmenl ^co^ral. Il 
avait «:uulro lui UQ li'èti Fort parti dan» k- conseil aulique, et M. d'Al* 



In ri'AlUix-i il il il.iiiIrviHe, lï luan. 

^11 D'AlIxirrjin d'Il.-iiiU'ilMe, »> mm. 

{3) n'AlliaïF} i •riliultvtllr, )& iiiirt, i!>-ux1^oif iHIrt. 

(tl D'Aliurry k il'IUulcvltlr, ili uiari, \itemiirr ictlrc, 



CAMPÂONf 



l.'ARMKIÎ DITAIJK EN ItW 



barcy cAiiMÙIi^rsil « romm» un miracle • de le vair|ip-âce à l'appuî 
du Pt<'m«iit r(!iu<iir h viiiiirrp l'opito-Htlidn iliii- ruiii^iitrail aa 
nomination. tVrsuadc dr l'importniio- ■ d'ouïr vitt- », coiivAiiiru 
i|(i'il ii'obtH'ndrait rion à Miltin. IViivoj^ pii^moRtaix proposait i M 
Ciiurdc .M- iviidri* à Vicniie. 

OuIm' Ivh i|U(-K(i()it!( l'i di'lintln' <vali>iiu(-N diin» ms iiiuLriirtiouft, 
UN autre mulif y n-ndait sa i)risoni'(' indispirisahli'. Prinlnnl «ou 
lît'juur â Milan, il «Vlail aperçu qin' plusicui-s onîcicrs étaicitt d'avis 
(le suivix- un plan (|uî, en ■■(■§umi^. oiiisistitît k n« riva faire. 

" IK diw-iil. ■'(■riviiit-il, iju'îl v ii ilfiix fii^'ntiK di- dcffniln- If Pif- 
motit : «tII'-, qu- iiou.v pmposoiis, df poricr Iw force» aux poriit;« 
rapprocht^ df rcunenii, qu'il)) a ppi^ Il put défense ofFpctivc ; ot wllr 
de se moiid-cr wulemfiitavi-« un jfnis coi-ps, qu'ils nppi'll<-ul d'opi- 
tiiuH. jKni'e i|ui- K-x F'rtiitçait, naeliaiil <{ii'il y a une iKiniliri'U.w 
armi'-t! prftli- à le* y n-ccvoir. n'oKcraiic-ol pa» s'«vaui:irr ». 

Ce n'éUiii-iH p(i« SGuIi-mcDl I>-b ennemis du Piémont (|ui parlaient 
ainsi ; rai<chidue, dont le> boiinc<i dinponiliouK ni- fiiisaieut f»n de 
duulp, ne u |i<M)viitt m- piTsumlcr c|U(' le» Fraui;*!» vvuillenl cnfcuin- 
dri> In neultolit^ de»G^'noi*i ». ninlgré les d^péctie« du if^ii^ral de 
Vins cotitirm^i-» pflrc>.> que lui rappariait M. d*All>ar.-'y (il. 

Sur ce puînt. M. d'Altinrry éliiit ccriiiincmcnl lri''s mid informé^ 
cor le t5, l'archiduc Imiismittail A sn cour un ivnscîi^iiemvat. 
Faux à la vi^rité. mais de la plus haule important'. 

M. de (jii-olii pn^U'nilnit uvoir npprix que M. île Biior.-irdi nnnou- 
{ait iMi chiffre» de Piim ■ qu<r lu Comilt- de snlul puldic lui iivail 
fail l'ouverture que Su Majeslit H'Ëmpereurl ave« le roï de Sai^ 
dni(fi)e allait attaquer Iî^'ih-h, cl (|uc la Fninef ofTrnil iFiithrofruper 
tt avance ftar tes lrvup<:s /« hualritn ri /« <ié/iléi îles montagnes 
génoisex poar aider à la di'Jente de la /fêpiiblit/u« m (2). 

Et le jour mi-*me où l'on supputait chez lui luie parfaite qui^liide> 
Appn'itaiit l'tireivt^e de i«nri>rL-i enn^diTaldes i> Nice, rtirrliidui: 
écrivait h Vienne : a Jr doute ImijourN qu'un beau jour ils lenlc- 
rout de nous provenir dati<i les positions des ^l'Rc-s et des dt^GlèM 
«Im eonfiii!> if^uuis ■ (3). 

Si 11"» idf'i'?» prJ^tw's au\ memlirr-s du [iimvecnemenl de Lomhar- 
dic Iriontphaietil h Vienne, c'en |tlnit fuit de Tiippui de l'armée 
uulrichiennr. le Piémnnt était nfuiiulon»^ A luï-mfmr. Outre la 
n^rssitëde montrer lex ineonvènienU d'un tel plan, M. d'Albarey 

(1) U'Albarr/ * d'Ilantciillr, >y mnrv. 

[i| ArrhidiiF > l'*BitHfriir. il> in*r>-, Sii|>|i1'ini-(>l, piiyr 3'], 

\Sf Arriililur h )'rin|irmir, iy mant. SujviiU'infiit, (ukf SI, 



'JAMPAGNE DE LAHMI-i; DITAI.IE EN HM 



LXXXI 



avtiil <>iii:oiv A nipouiiix- aux critiqucK (\av Ira adv^ruiros de l'al- 
liaarf avec le Plèmonl pn'-wnXaK-nt pour ivfusci' (uiit^ (It-maiiile dr 
w-tuorn, Cfs crîti(|ite», nous lu* avons déjA t-iileiKliicx lurs drs 
iIi^ImU iIu l*«rl(-iiiciit itiit^lai» : le roi di: Picmotit (rompait se» 
iilli^ ; ou il HVHil cfTri'lircmi'Rl 60.000 hommes, el bIoi-8 ses foivty» 
i^taii'ul auDisanti-s, puî^iai- l'eïpi;iii'iii:e des gucins avait prouvû 
iu« ijrt.aoa liontmi-s sunisaieul pour ^i^l«r k-s piitasagi-s tanilis ijuc 
iS.oun rrttRrniftit pour lu d<ir<'riM-di-« pluccM ; ou ïl [»■ li'siiviiït |uis, 
i et dans re cas il itc faisait p^s Ica cfTorU qu'il pouvait cl iju'il 
devait faire cl il n'^lait juih jubile que l'impcti^ur sacriliât iu-h trou- 
pes rt son arp'Dl puiir y niippKVr ■. S'il eu {Myait r^i-llcmcnt 
Oo.ooo, et (|«'il n'ru i-Al siiuk 1rs nrmv» qur ilo.ooo, cclnit A lui 
d'j n'mëdicr- o Kniin les f[frnifraux nssurntent, qu'en supposant 
ni^mi- 4|uu \f rut cijt son annéi- lïomme elle parai^AHÎt dauH la tabelle, 
à priiie la rnmjiafrne éltiil-i-lle cummiiiicôo, vile se fondait, et l'on 
n<' p<.<uvait ptns compter que sur lii moiti« >. 

I\»ur til'utt-r la première critique (1). il surBsait <Ie s'en rap- 
parier au plan du {|>.'n<ïi'al de Vins t\»i exigeait une armto de 
35.UUU hummi-s. 

l/rtnl d'elfcctirde l'armée flu 35 février montrait l'incTnctiludc 
de la •iixonde; il priiuvatl queles Cu.ooo homme» ]ia\^s «existaient 
el igu'iU étaient (-mployés nii.s.«i utilement (|no pnssilile pour la 
ilèfeiiKe rommuno, «ins ^In- ^uffisanls n (a). 

L'arrhidur conseillait ]ui-ni«ïme A M. d'AII)are7 de se rendre A 
Vienne. Le ag mars, il convenait * qu'il fallait mouler à lu Hourco 
pour la coni^luMou dus deux |H)tnU [irt>}H)!>£s n 1 3). 

I<e3i, il iivonnil-t l'cnvu^K piémontitis que l'nllentir du ctturrit-r 
n'i'lnil qu'un prèlcxlc et que lr« dèpCche« qu'il Bllcndait n'étaient 
relatives qu'à àc% alTaires personnelles. Il était le premier ft se 
plaindre île la fausse position où un le mctluil faute d'inslructions. 

• t>H ri^puu^es reUirdn^K, disnit-îl, m'exposent h des moments 
bien dèxaffr^bles, car que dire lorsqu'on n« peut rien dire?Ccqai 
me pêsï' le plus toutefois, c'est que ees retards metlent di; In froi<leur 
Gt excitent la métiance. Comment compter »ur un appui qui est si 
lent f Ceftl eumme si un vieillanl caduc m'offrait s»a Itras pour me 
wuUnir. Je ne douterais pat de sn l»)nne volonté, mais dr .-ui forre, 
it lu lenteur de sus pas me ferait craindre evcc raison que sn 
IxHioe volonli ne fill rendue infruetiieu^e. Ainsi notre lenteur vous 



|il U«e BMe conserrte doiu 1m régi M m dv M. Coita prouve ^ne l'en 
(*tt«il orrup^ âf rf|iundrc A relie criliipit. Voir aox Add^nila. 
(it D'Alburr; 1 •HlaulcTilIr. i" avril. 
(i\ IVAIbarry i inUulcvill*. *ti oinra. 



LXXXII CAMPAGNE DE L'ARHVÎE D'ITALtE EN 1794 

doonu un jaxte motif de cninto et <le mèHanM doDt bien mi>' 

fâche f (()■ 

Le Icnileronin ane dép^clie de Vionac aanonçsit que le prini-« du i 
Waldeck rrcevait le commandement du corps dostioA h couvrir U 
Lomhnr'lic; il reVver.iiliiîrei^lenieni<lui<>n»etl»upi^rieurdeg;uerre. 
Ea fnisflDl pari de c<tHc nn-sorc il M, iI'AHwrev, l'archiduc lui glis-j 
Mil a que cela SDnonçnil décidément que Sa Majesté Impériale vou^J 
lail avoir deux armées et deux «^néraux. que sa mission ne pouvait { 
plus avoir nu ooDw'quenre d'autre nhjet que celui du curtihinor les 
mouvcineiils n. 

Comme IVnvo,vé ohservait quo « celle nomination ne changeait 
rien b la cliose », l'archiduc ajoutait que la difT^i'ouce de ^rade 
rendait tout conflit impoxitible. el que la f^rande éteadue du terrain i 
ne permettait pax h un «cul g«nfral d'cxcrrcr le rommandcmenl. 

« Le trait relatif A l'i m possibilité d'un seul commandement rJ 
nVchappiiit pas A M.d'Albai-ov; par cette insinuation, le prince avait! 
« voulu revenir de t-e qu'il avait cunvenu d augiaravaut de ratilitài 
d'no cltof Nupéricur unique ; optait lil un indice qu'on aurait da la.^ 
peine a à emporter u ce point i> Vienne (3). 

La nomination du prince de Waldeok causait une grande joie ilj 
l'nrrliiduc, et il accordait unn ijrrande im[N>rtanr<- au ■ point raMtn-I 
tiol » d'avoir tiré les troupes « des srifTesdcM. de Stain *. « Dens* 
le public, m^nie civil et à plus forte raison dans le militaire *, cettau 
disposition faillit une i^ende sensation, la jnie ( était gfcjifirala •,] 
Toutefois M. de Stain ne n'avouait pns niicore vaincu ; en romelltnl'^ 
au pnni.-« le réécrit du conseil de fcuerre, il lui déclarait « qoe l«. 
prince df Waldclc i^lailsous ses ordres... qu'il devrait dépendra] 
en tout de lui ». et il pri'leudiiil fixer l'cfTectif dcMonrorps, ^rdanfl 
pour la défense de lu Lomliardic cinq des quinxe baloillonn qoij 
drvnïenl le cimstilucr. 

L'archiduc était iwnvainru do Moiraire. mais faote d'însinictioa^ 
déGnilivu de l'empereur, il se contentait de lui répondre que les 
termes du itscHi i^latenl fortiiclH, i|ue Ions t<*it chrfa de coqw étaient j 
itouA liTi ordre» du prinie du Walilecb et que ce général aurait cor-j 
rcspondaiire directe avec le conseil supérieur de jeuerre. 

Pour trani-hor ros diniiullés t'arrliîduc » '11 du ■usait k l'euip-Teur;! 
de nouveau il réclaniuit «-s iirdreN.c-l il prî-venait que M. d'AI-j 
Imii-uv, apré.s s'Mro présenté A lui muni de toutes les inslructions 
Il ércsMircs « pour entrer en discours et détail nur le plan dr 1 



(t) U'AllMrFy t .fUaiiitvilIc, li aura. 
(i) b'Alb*rc7 a 4'IUBteiilk. i* svril. 



CAMPAONt: DI-: L'ARMI^1% D'ITALIE EN lltft LXXXllI 

pA^ne >, n'ajaut ubtenn aucune réponse à Milan, allait se reD<Iro A 
Vi«nnv (i). 

Le i" «TTil l'cmpvrcur Faisait cntin connaître ses inlnnlioiu. Ld 
cuiniilet Ëcbec des oi^cialîoofl avec !<■« princes uo réionnail pas ; 
jamais il n'avuit varié dans son opinion «ur ■ li» reuttourosi i expé- 
TvriU- Utnl de guuvcravmcoDi morr^Iéx el si peu i5Derij;i<|iiiM » ; il 
ne les avait engsfies qu'en provision de l'avenir, «t tout en les con- 
tinuant il prévovaii que les rè'tuIlnlH en seraient peu brillants- - 

Ce pi-emiiT puint résolu, il iins-iait U la conduite ji tenir envei'ii le 
Piémont ; avant de conclure aucun accord avec lui, il cxi^iît que 
le roi souscrivit à l'on des deux enirn^tnrnts suivants : » A l» pain, 
DU l'nn ferait deux parts V-gaIe§ des pa^vs conquis sur la France du 
edl^ï de riialie, et celle de l'Aulricbe serait con)]>ensèe a par la r^tro- 
cession d'une partie pru|>i>r(ionnéo des di.itrirta d6mcmbri<i« du 
.Milanais > ; ou l'on i^xiiTcrnit de la Frann*, avant de lui rendre les 
teTritoires dont on se serait emparé, une somme d'argent considé- 
rable comme indemnité des frais de guerre ; et cette contribution 
serait partagée entre les deux couia. 

La MU'onde pi'oposition, au premier abord, {laraisaail trte m(Ml6> 
rie, et l'empereur en vantait la g^nérosil^, car le Piémont était avec 
aea seules forces < aotoirement bors do mesure, non soulcmenl de 
reprendre les proviiires iju'il avait d^ji pcrduea, mai* m^ie de 
«onacrver crlle* qui lui reataient ». 

Pour apprécier la valeur de cet ultimatum au point do vue pi6- 
inontaiit, noua aanx eu rapporterons A un écrivain sunle (i). 

■ L'alleniativf du pn^niinr article finit illnsuiii! i-t diinçerouMi, 
car si l'on optait pour lo premier membre, on ourrail In voie A lu 
perte d'une des mi^illi>ures parties des ètata du roi ». Or, comme 
récrivait M. ilo Conla avi-c un juste disoeruement du sort rAservé A 
■00 pR_vs, il était initisrulable que l'avenir de la monarchie (Hait 
ver» l'Italie (3). 

« Le choix du second laissait les Autrichiens indifTérents & oc 
i]nr nipn« fMNHion.t. non pan <:onqiiin. luaiit pilUs et dévastés par les 
Francis, du mumi-nl qu'ils n'iivuicnl plu.i la pi'i:*pc«tivu di- recou- 
vrer nnn partie ou la totniili* des |uijs dt'tachén du Milauaia, el 
ancune meution s|H-ciido ne réparait à cet iiu-oiivénif^nt «n stipulant 
La coopération pour recouvivr Us èlaLs perdus |uir li* roi *. 

Ce niîsonuemeni est parfait, mai» aloni pouiv|uut l'Autriche 



|i| Arcliiiloe t rcnprrour. i avril. Su ppUnidiu pan U- 
I*) OioÂrut (irnoii dr Hrvel, Jfi'miNm 4f Thtiaa de Hrivl. iinçr tiA. 
))) Ltttrr lie lUvcl bh (rniDle île FronI, iï> juin. riUv ilaiii Ira M^moirr* de 
Tham Hf KevrJ. t»gt at^. 



1.XXXIV <:aM('.\G.NK DR L ARMfil- DlTAt.lE EN 1791 



«itraïl-cllc Tsil la ({Di-rrc sans en rsp<5rcr Buciin nfsultal? La maison 
de Savoie, i)aii§ lo rotif» du §îèclo. iivuil bssi>2 prinivi^ qun la polîlî- 
t\ar. n'est pas tiue ijue_itiuu de Heii liment. 

Le ri>i nvatil ndoplA l'un des deux mcmbtvs de rallcronlivr, «> 
« <|ui serait constaté sans équivoifue par une d^eliiratioii énonce 
en termes elairs et précis i>, par cxi-mpli- sous funnc d'une lettre 
ailrrsM^e II l'vmp«reur, nioi-s on Ir.iiti'rail de l'union A établir colrf 
lis deux arméi-K. 

Jusqu'à co moment « les deux armées, oi^onnait l'cmperaur, 
<luiv«nt demcun-r eiiti^remeol séparées ; celle ijui est au Piémont 
s'tK'ciipaiil i\e I» dt'-fensi! de> pixipi^t élHtK du ml. et In mienne de 
ci-lle des plissages de If» Rivière de fVnes, snijs n«tie Cfiniiexilé plun 
iulinie, iii mélanine entre elles que celte communication amicalo 
qui |ivut exister entre deux iirmécs qui airi'isent Ji quelque distance 
l'urii- de l'aulri-, mais sont réuniestiu fond dans le ntéme liut, celui 
de rtpouMiT l'inviisioii de» Fninçnis ». 

Il est asscE difficile de compivndre c^iniment deux armées pou- 
vaient dtrc en élal d'agir en vue d'un m#me but sans s'en Icadre, 
surtout nv-G la |itvscripli(>u < învarialili: ■ di- ne dr-tacher ou de 
n'envover aucun corps de Ironpes « nommément des'.'roale.s sous 
Mucun pi-étoxie quelconque > auprès des troupes piémootaiws. 
M. d'Ilauteville avait exprimé l'opinion i]iie le bal de l'Aulrichn 
^tatt di- n*accorder A son pars aueuae influence sur )n défense de 
rilalie, de te réduire k celle des Alpes, l'empereur se rendant l'ai^ 
bitrr de l'Italie. Là encore il avait deviné jnsli'. L'enipen-nr, en vIVet, 
refuMiil de lais.vr le^ Napolilnïns concourir A la défense dOncille, 
comme l'archiduc raurail désiré au cas oïi ils rojotndraiotit. • C'était 
au mi de Sanlai^nc, écrivait-il, h pourvoir A la stirelé * de celle 
ville et A s'i-n tendre avrc l'aniinil llitod sur l'eniplui ilr^ S.ouo Nupi>- 
lilains misa la disposition de rAiifflcIcrre. Tout le corps fourni |Kir 
le roi dea deux Sicile» rejoindrait l'armév autrichienne. 

L'emjiereur laist^it encore mieux voir son intention d'isoler le 
i'i/'moiil, di- le tenir à l'iVart de tnute question itjdiennt.-, par une 
derniéi-e prescription. Sjius prendre encore de d(^:ision, il îiivilnit 
son iniele à faire étudier les parties de la Itiviéro de G*nc8 qu'il coii- 
vicndniit de faiiv occuper pour barrer aux Français lu mule de la 
Corniche, le nomlin- de Innii»-» \ j employer ; et A lui faire suvoir 
■i e«lt« occujMitioD d'une |Mrlie de ta rivière du Ponunt favonMimit 
une u|>êrjtion contre les Frani^ais dans le comté de Nic« € eu cas 
<|u'il jiij^e.ll liM ou IaixI à pr>i|H>s d'v eonlribuer ». Si l'on entrait 
sur le lerritoiiV de la république, a colle enlraprise devrait Mtc 
absolument exécutéf u |>ar les Itpupes aulricliieaucs •• saus aucun 



PAOXE DE L AflMCE P'tTAUE 

m^nffc ni eombiiHÛsoB avec k» Uuapc» «aitles *. La lulnr tjui 
e.i' ■ Ire ka ilnu penpW «emit d« prètcxio appannl pour 

Ju - ilr •tispoMtitra. 

t^ qoTMtina ilr ruminainJcinent ^tûl i^fifi iv«i>ltie. LVm[K-tvar 
âaoBMil à *ua imtAt tnaUintr sttr toalc» \» troupe» aatrîi'liti'iitirs 
deatiiM'câ * agir contre r«ani>ini c-n Ilitlir; i crt f^i-i Ir ern^nl i)r 
Vins lui fiinnitraîl ilr* rajiporU ; l'erapervnr 4il>.ipUit an aalrr 
cbulx panr Ir mm nu ode ment Jn oirps Je LoiulMrJir, il tvnipU- 
{■il U prioo; de W4ldi<k par le çinrral WaJiùt; Slniu rierre™il le 
conowotlcmrai do krnlair^ dma» )■■ MiU»ai«: itfiii df prrv^uir 
laute dbcUisioa, il devrait abéU loreqnr le prinoi- jugrrnil Uta du 
le cutniir pMr nn ardn* écrit. 

Dd frtip m riin«idémlîtin dr taa onde, l'emperi-ur lai pnmi.>1- 
taildfr le dt'barravifr ■ dra rs1rara^nor« • ilv or f^ti^ral H de 
rem|iluver bon Av l'IlaUe (i). 

Mois, avanl inf me que i-etle iaitructinii partml i Miba riiivAsino 
fno^î:^ allait HK-Iln- \cf allie:' t-a iinviici^ du fait acciMiiplî. Diin« 
le» d<-niicr8 jours de mars, en efftt, U situation av»ii wtuilainrmcnt 
pris an caraclt^ti- d* çravitf o\lrai>rd inaire. L* jg. d'HautevilIc 
■rerlivait M. d'Albatvi du plau fn<iivnt«. ■ U fst bien TAcheux, lui 
di>ail-il, ([uc W* inrtrai-tinit* stiïetil tant n-liinlér* cl (|hi- in^me il 
Hait igriîrlûn &i elles seront as.soi ctcndurs pour naloris«r M. \'»t- 
dûdur à v runcertcravrc Sa MaJMt^ «ur lu puîm-i on i)uesti(in. 
La uiVi-!uiir dr ce rnna-rl cl l'urv^nre de faire avan>:<'r ïf-% iniupt'Ji 
AUlrichiciiniw à leur dcMinatioii qui'kj)ii(|uo vers le» rruiilièrcs de 
la Itîriire de (iCoes devioonenl de jour eD jour plus évidentes. l'ar 
les avt* rtçti» eucare iiaj<>ur<l'liui du cMî- de Nice, imuft iipprvnua!! 
que les Frnnrjti.'i k'v renrurcrut îtitiiiiiIK-Ql dcpuî» i|uel<)iiri jiiurset 
ini:nac«nl tiAUlrmcnt plus ijui- jamuiN de prèvcitir loalc jonction 
de nos trun|>c>i iivec celles du Milnnaîs par une nlt;ii|ue Et'nërnie 
sur liius I» puiuU de nos fi-antii-ivs où il est il^jA pttssiiile de pénè- 
Irer- Leur dewiieiu est iiurtoul de fomineuver pnr K'em|iHr«r do 
Vuitiraille pour venir par [>idci-)i<-(|ua lounirr Saor^e avi>c une 
colonne, el aveclnulre t'avanccr par In Hivièrc vers les s.)urre« dn 
Tauara pour entrer en l'iémonl o d). 

Nous it^aorun!^ i|nv]te *lait roriçine de ces renseîifnemenis ; «o 
tatilra.1 il était diffidlr d'eu avoir de plus exacts. M. d'Ilauteville 
n'exprimait pas le moindre doute sur leur véracité ; mais il croyait 



ir) L'emfttrnr ■ l'afrlildDe. i-* airtl. Supiilriarni. pa|^ 3M3 el Truiperfiir 
an P.-U. WalIkE. (- aiiil. Qocllto. IV. t-,6. 
ti^ O'UaBlcTilIc t •r.tlLiircy. 19 mani. 




LXXXVI CVMPGNK DK l.'ARMRK D-ITALIK BN ITItt 



i]ut: l'cxiSculivO ne w-riiît pnit kidlhî prumpln que le* Praii{ins ■ n'i-a 
vantaient n (i). 

I't'ul-i>iie ospérait-il avoir lo lenipA «le recevoir une rApooM dtw 
Autrichiens ; c«iiviiineu rju'il ue l'otiticiKlrail jULt de Miluii, il Fui- 
Mit déifier par le voi d'erivnver M. d'Alharcv ù Viclln^, iiu ra» où 
il serait corloin d'v trouver l'cmpureur, car oc monarque devait ne 
reiHii-eaux Pa*-s-l(aa. La corresponJamc d'Ancfteterre avait fait cod- 
luiltre que cette piiiNsaiiee a avait rurtenieiil traraiiiiV iiuprèx de la 
roiir de Vienne pour la dtViiler à enlri^r avec le Piémont dan» dra 
combinaisons de niesuren » destinées il la défense de l'Italie: l'on 
suppa&oil c«4 ué;iïociation!i M* avaocAe'S el lea bsHes de I arrang'e- 
luetit dèjA ItxêeK. M. d'AlItarcv n'nuraît donc pliiH i|u'A conclure (a). 

Ol envovè iicr*it porteur d'une lettre «dn-sa^ Â l'emperenr con- 
forme aux précédentes. Le roi v rappelait I» promesse faite • de 
rassembler dana le Milanais une armée » dont la tAche principale 
« serait d'observer les déttoucb^ji dr la Itiviérir do fii'-iies {H)ur 
empêcher, de ce cfllè-li'i, le pxxuge des Franç-iis » tiitidi» que 
l'armée piémoolnisc dt'fendmit le front de la Savoie. De nouveau, 
il itisiiilait sur la né«efl«i(é> de combiner les opérations de^ deux 
années el Je les réunirsou» un nn^me dn-f; il |irop»siiit de confier 
celle haute fonction au jçénéml de Vïhm avec pouvoir de rt!'|fler 
> l'emploi et [an mouvements du l'armée impériale de Lombxi^ 
die > (3). 

M d'Ilauteville était bien éloiffné d'avoir une pleine confiance 
dans lu mission de M. tl'Alhnrer. Dans In dépêche adressée à cet 
oflicier, il présentait la situation comme tout arrsn^-e g^rAce aux 
bons soinx de l'Aoçlelorre : «n fait il v crovait peu, comme le 
prouvcsa correspuiidani^ «vec.M.de Pmnl; |uM'lanl A cœur ouvert 
A CAdeniiert il lui écrivait le 3 avril : « En allendanl. il ne paraît 
pu qne les troupe* autrichienaes m' di.sp4H«cul encore d'cnlrcr dnn« 
OOB 6*M» I (4). 

Sur cas entrefaites, la dép^-be de M. d'Albarej en date da 
I*' avril, venait annoncer In nominiiUon du prince de Waldeclt au 
comniandenicnl du curps de l.iimbanlic: en mdmc Iem|iM le géné- 
ral (lulli ne laissait pa* ignorer a tous lea propos qne le gémirai 



(1) D'Hsntcritlc i irAlbArcf, i aTrii: « M. ilrTr«<ror vicnld* bp rem* lire bb 
m>Bii>i rr iiii il iiV«|i1ii|>ir lie iiianiirc t ne fiirir cruin t|iie eri raort (opI d'Jk 
rciiivriiU'H ikHiiiiiiil-iifiiï iloivcnl KfTÎr dr biM tms ■rranseiDCnli qui dtvroni 
tire maibiii^ mtc «mu |"*iir nn concert il* ni(>ur«( ». 

(>r D'IliiiUvilIr à d'Allurrjr. > ■>"■. 

Ul Lp nii t l'iBifirrrur, i'- ■vril. |>afa 4l. 

Itj IVIlauieiUtc k de l'ront, 1 mvril. 



4 



4 



I 
1 



CAMPAIÎNE DE l.'AHMilt-: D'ITALIE EN ITOl LXXXVn 



Staiu UhmiI ■ cotitre le Pitinoal, ses iroapes ot Ik missioa do d'AI- 
barev k Mitfto ; mu témoigaëtfe caulirmait donc le mpitort de l'en» 
voyé itit'maiilais . 

Aiin lie nTuter en» pliiiutfis. iniaultivilir ndrcHMil à d'Albarej 

félal ■.■(TucliF du l'armée piémontiUKi' nu lâ févrirr. t II ne servirait 

du n^sulUil de CVS tabclle« pour fairii vuir di- L'oiubidii ua dî-jKixuiit 

iSa.uoo hommcâ efTedirii et pavés, ai co aiémt Uim|K ddnniilrer 

|u'avec Initl oeln. drâ i]u'uu iio roiiiplu In rorw que par In notnbra 

les fufilit, il cM «dr que l'on oe pouvait ^n compter que So.ooo ou 

i.ooa ■, Il n'y avait dait^ ce fait rien d'ùtoiinanl, il Ne reproduÏMiil 

pwur tuules les arra^os, surtout ai un eu déduirait la curaluriv et 

l'nrtilleria •■ 

D'nccnnI ,tv<v l'arirliiilui:, M d'Mauti-ville rooiiid^rait i comme 

L |H>iul essi-ulii.d ■ la nomiaaiioa du prîuce do Waldeck en qualité 

'. mmmaudaul du carp» imp^îal qui viendrait e.u Piémuut « avec 

di^pitiidnnoi- ilin-cti! du cniinRil dr- ifurrrir de Vieniip sans que 

I. de Stain »'eu mèlil •. Actucllcraout il restait Mulemcnt A faire 

ipliquer la cour d« Vieoae sur les inatioctîunH données k ce 

>l. 

Ko écrimil k M. d'Albarej, M. d'Ilaulcville ac montrait Irte 

tidjût ; citn Irai rem eut aux pai-oles de l'arcbiduc. il sVffurçait de 

pver '|u*il n'y avait ilant ses cumniuuicalioiu, rien de coatTiiire 

fd^ini de la cour de Turin. > Le» Icttrvs de Vienne m'aunan- 

ut à peu prés U mâme chose |qne le rapport de d'Albarej' 

la 1*^ en me dinanl que M. de Waldeck n'aunt rien A démêler 

avec M. de Staio. que «on Corp* m- dr|>eiidra que de lui, mai* qu'il 

^^Brvni «Bcuuder le général do Vins à l'occasioa, ce qui ae combine- 

^Hnit en «ul»tNuce avec ce que nouti dÊsirenit. Comme apré» cela 

^^tim aie mamle que l'iu psrai»ait coiivaïncH à Vienne que c'evl au 

^^Biod dos Alpos qu'il Taut atleodre les Fmn^i», îl y a toute appa- 

^Eeaceqne les troupes impériales, soumiscit nu comtnandcuictit de 

M. de Waldeck. devant se raaai^mMer eta^îr dans nos Hats pour 

dffrj. : Ml»» l'iTfiIréir dm Fmnçaii. et M. de Waldeck éUnt, 

', p ar • '. sulioriliinnr nu k'^uit^' de Viu*. cr sera ce dernier 

^H|aî, datta la direction de leur mnavemetil et de« upénlinns ombi* 

^HfeNts. aura If m ai mandement «upérieur. Quant A ce que vonH a dït 

^Pt'archidnc que l'empcn-ur avait apparemment décidé d'avoir deux 

tnuir* et deux çénfrauv, jf cn>ia mettre pouvoir •uppwH-r que cela 

•evéTÎG««,daa«c«que le corp» d'annte qui viendra dan» oonétatM, 

cuaswiulè par M. de Waldeck, aeia séparé lutalement de celui qui 

I w«U t » dam U LirmlMinlir uiai l*-* 'trdres de M. dr Stain ; et. en ce 

aotn dteir que U. de Waldeck fill aaborduoné punr le* opé- 



LXXXViri CAMPAONP OF L'ARHIÎK D'ITALIK EN ITO* 

ralioDfl aox ordres et direction de notre gén^l de Vins ne conlra- 
ri4>r«il en rivn la itî-lermiiiuliun d« t'fTngicruiir; d'autnnl plu» i|u'il 
n*}' nvnit iiuiriin itironv^nîntil <|iu^ i'^s dr.ux c.nrpK iVnrmi'e, ikUii des 
lixtiipCTt impi^rinli-s dans nos <^UIs l't celui des traiijtrs du roi nvcc 
la poi'tîon de* Autrichiens <\\i\ y hoiU dt'ji'i incoriiorés, euHscnt clia- 
CUD un ri>muiatidpmi>nt Ni-pnn-, mui» c|u'eii ni<>rn<! t<*itip!t le ^(■nt'-ral 
qui i-omniiindu tiotro iirmiV mU \u iliiTCtion i>l cummntidiïmcnl 
supérieur du cnrfx impérial de la mani^Tc que le prin<.-e de Coboui-j{ 
a ctlui de tous les allî^ va Klandru. <|uoique le corps de i'li«<|ae 
puÏMUincc a un corn iriii ode meut >'i piirt du sa nutioii n (i). 

C'^Uil pmiilii: svit désint pour uui' rèiililiS nitiio on comprend 
nalurellcment que M. d'IldUleville ne voulait pas dt^couvnr A «on 
envov^ le foud di' sa pi-iiHéc, lui nxiotrer jiar avance qu'il u'abouii- 
rah h rien ; d'ailleunt It-n rapports d<- M. de Riintiv auxquels il faisail 
nltu!*ion n'6taicut ptis il^ournifeanlK [a). Ruvnrs M. de Pmnt il 
tiVlait pss tenu A In mCme r^;<^rve ; <-l eu lui peii^Daiil In Kituntion 
Buns son vrai jour, dans toute sa Rravil*. on avait plus ile^poir 
d'utili-nir l'appui de In (ïraiidt^Brt^lag-iH'. 

I.c 5 avril, il lui expliquait le motif de l'envoi de M. d'AIbari^v i 
Vienne. • Jusqu'à préscul la cour de Vienne ne nous a encore rien 
fait connaître des arraupeinentH qu'elle peut avoir pris avec l'.An- 
jtlulTre reinliveniviil à la di^fcnse de l'ilalio, comme le ni^motra de 
M. de Trevor dont je vous ai fait mention paraissait l'iiidiquor Lo 
courrier par Impiel rairliiduc de Milan cspi^ix- de recevoir îles pon- 
voim plu« étendu» n'élnil point emroro orrîvi^. Ce retjird, le silence 
do la cour de Vienne cl l'inaclivit^ des IroupeA nolricliicnoes ra»> 
semblées dans le Milanais dans le momeni où l'on rsl menac' 
d'une vive attaque de la pai1 de l'ennemi du cdt^ de S«or^, ont 
dt-terminé le rot à faire cx>ntinner mi route au marqui.t d'Albarey 
jusiju'A Vienne pour t solliciter les arransemcnt» qu'il ^tail alU 
proposer à l'arcbiduc. Il nVsl j^uère A esp4'rer que ses représenta- 
tions fassenl clianger It- plan adopta par le cabinet aiilri- 
cliien » (3). 



(•)P'Haulcvill< « ■lAlbarrr, 3 atril. 

ït) < Je lont. ajoulcriiï Innl uuliRirnl ici iju» li infn>c. t'on ii« diMine pa« 
aa prinre ât Waldeck lo aa.ooo Antrichteat qu'on lai a |irvniii<. il nr *>n 
faudra |»( df l>«aucou|i. U'siltturs je vout eoatlrnie, monurur. cp 1)11» jr> votif 
■) Bande liindt t'tm la fia ilc in* lelirr ; i\ot cf prince cuMiiiKBilrra um Mirju 
ïiuIrpeaiUminrni liv Mai aalrn rhef. naaU qu'il «er* ncnl-'irr rliantr de coin- 
tiinrr *r± miiiiveinf nu aver Ir ç^sfral ■le Vint ri dr ra«tiii(er au brioln poar 
cr qnl n.-);«rdi.- u mitMtidilion au raniiaaailrnirol, ra rat que re dtfnïff ne 
puiitc |>ai. cnniinacr «nn Mfvice >. ItiMir Ji d'itantrtlllr. 11 mm. 

(3) l/IIauUvilIc * <tc FrnnI, & avril. 



CAMPAGKK DR l.-AHMÉR DITALIK EN ITfli LXXXlX 

Puiirlaut, cummc Im iiiitiructions du princ« de W«lttt>ck, com- 
miinilnnl <hi r«rp* dr l^iinlinrdiu. porinieni, à <:c iju'on HMumil, 
f[u'il t ilevrail dan§ l'occasion seconder le tiaruu de Vins *, 
M. il'Hiiuliiviile n'itvait pas cAinpIètcaiCDl pcnlu l'espoir a (|u'il 
ne «-mil pus toiil l'i fuit tii<lrp<!U'Iii[ll de re dl-mîer • . 

Dans Ui joiinuV du '>, tm nippiirl de d'AllMrct r-n iJalc du tt fni- 
sail connaître qu'il s'élsil ncquill^ dans une audîrnoc d'une heure 
pI plus des urdri^s de » <;i>or expcJi^s par les dtp^etu-» de d'Haii- 
li-villu da a ri du 3. Non seul*; m ml l'iirrliiduc avnit nppitiiivi'- le 
yongtt i Vkhoc. mais il jii^rail * indt^pc niable > d'Aller chercher 
Sa Maju&U rKinpereur là où on pourrait le Iruuvor. • de s'expli- 
quer n n a de r4ire renaître sur luul uni- entière eonlianne el 
drtruïre le* nun^cs (|iii s'étiiicut êlcvrs >• ( i). 

Da cAl^ des Alpes, les év^-nemrtlls m- pri^ci pi t nient, les rapports 
m- laissaient plus aactin doute ni sur In proximité, ni Hur la dircc- 
lian de rutiHi[u<-. 

■ Les Irilres ifiie nous venons de n^cevoir de Snorgc et de Vint!. 
mîlli', Privait d'ilautcville. siiouucoai '[uo les Français se renror- 
txal ciinsidi^raldeau'iil du cAu- de Nice ; buil li neuf lialaillmis y 
Mtni 4rriv(-« depuU huit jourt, dont (|ue)(|ae)uuiiM viennent de l'iir- 
mfe qui l'iait «n AIkrcc et bu Rhîu. lU traeeat des camps vers 
Muntun et tool pi>«che du territoire çi-nots qu'iU dirent paliliigiie- 
nienl vouloir fiiinchir au plii> tiU, en roinmençant [uir it'cnijwrer de 
Violimîlle. d'où partie, suivant er qu'ils rvpaadcnt. viendra par 
Doleeacqiin pour tourner Saor^*, cl l'aulri' suivra par In rivière 
pour p<-ii>-tr4^r nilleiirs Ils menacent d'nlliti|uer tou-i iio« postes en 
lo^nte temps; nous avons envo;^- des rcnTorts n Saorff«, oi des 
troupes vont il Ormea et ver» les sources du Tanaro pour se prt- 
cauliitaneren altrudant les AtlemandH >. 

Il n'v nviiil donc plnx un înitlonl À pcrdi-c. ordre ^Uiil expriliri 
M, d'AltNiroy de jiai'lir immédiatcmcjtt sans attendre aucune nou- 
velle invitation de t'arcbidue (a). 

L'insiruetiiin de l'einpi'reur étnil remise le 8 ft l'arrhidnc i Mnn- 
toue, où il s'était rendu pnnr inspecter les troupes nouvellcmcnl 
Birivées ; le m^me jour il apprenait l'invasion des Français par 
Vintîinille ; aîn^i se trouviitt ri^alis^ cet événement qu'il avait si 
souvent prédit ; le Piémont cl Sjiorjfe ftaicnl pri» â revers (3'(. 

Nnmmé nn commandement i^néral dans une circonstance aussi 



tl) ITAibnrcy 1 dlIaiiltrillF, 4 s>rit. 

(i) tl'Haiileiilli>iil'A1t>*r^v,S avril. 

Il| Arrhîilne i l'cmpTrar, 8 airril. Sup|>lèni»nl. po«e W. 



lïÂMPÂCNKDB î/AnMf;K D'ITALIE E« I7« 



critique, soa embarras élait criicl ; pour him mouvoir les troupe*. 
prÉMgue tout lui mnoquait, môme lo^o^'fal ea clief. 

[/nn;)iidiii: invjtiiit nuit.iilAt M. d'Albare^ k «lilKrer son départ 
JuM|u'A suit nrrivi^u à Iklilati «>') il n-i»uru*iil duat, I» nuil ; celui-ci 
^lail sur le point lie partir pour Vienne, muïs le prince a se portnnl 
itnranl ili> et.* iftard » cl nvnnl pn'tveQU qu» les în^lructioas étaieut 
arrivèuH, il rouKealiiilà nlU-Diln-. 

En cti runilaiit compte A ka cour, il profitait ilc Voccén'ioa faut 
exposer les véritabtr« motifs qui, A son avis, fnisaienl tant tarder lu 
niai»ou il'.Vutriclii- A (loan«r conniiÎDsancvdo ses pmjolS' Comme 
M. K(i<-ii, il l<!M trouvRÎt dauH lest imuiensun besoinH auxquels elle 
avait A SAtisfiiire 

■• tVesl singulier, écrivait-il, comme ces Messieurs tournent 
autour <tu pul i-ii parlant de no» iuAiruciions. Lonqu'iU vuieut 
que leur suppoxilion que uohm pui^iions fairv avec le petit corps 
auxiliaire qu'ils noiis ont donm' i-^t insoutenable, ils se retournent 
à c«lle que nous n'avons pas les foroes que nous disons avoir ot 
quF le roi paie ; celle-ci di^truilv, ila u replient sur celleqii'il n'est 
pas nfecsMiire qu'il v ait un mtui ^ni^nil et que rliai-un p<;ut dAfoit* 
drc sa partie : si l'on dêmonti-c la n^essiti^ que cette itifonM; se 
fa&M! en commun, il est naturel, disent-ils, qu'où se sc<coado réci- 
profiueini*»!, mai* il n'eitl pas ni^c<-K<ain> ih former un plan, il 
sufKl de pourvoir aux circonstances. Si par des preuves sans répli- 
ques, on fait connaître que ce plan est indisponible, ils soutien- 
nent qu'il n'en faut point et s'appuient sur ce qu'il sera examina 
ou pir un liumme di^ l'art qui voudra v faire de* (-liangumfntA 
cl II' gitlcru, faute des connnisMiiccs locales, ou [uir un simple 
politique, el ce sera encore pis, parce qu'il u'y comprendra ffoiilte. 
Il ne faut donc eherclior, A leur avis, qu'A leur procurer des pou- 
voir». 

< JciK> peux pas penser coninieeux, et je croiilqu'il faut avoir des 
bases fixes le plus tAt possible, cl lonr obtenir ensuite tous les pou- 
voies. Si, p«r niBlliour. je ne vois p.is juste, je vous prie. Monsieur 
le comte, de reclitier mou jugement, afin qu» je puisst- mieux rera- 
]dîr la miuiuu dont j'ni éli- Iioiior6. Porct'-s dans cette dernière 
retroile, ils en viennent ^ la vmie niiM>n, qui leur fait désirer de 
faire bmucouji avec peu. Dans la ifuerre ,ivec In Turc, ils assurent 
que l'empereur a perdu 190.000 kommus. Il a dans ci^lle-ci prto de 
i(Kt 000 liummen de phis ; auiui voit-on dauH la Hongrie le» fKiii- 
mc< nppliqu^-s au lahonrnij^, ce qui prouvi- combien les hommes 
commen<:«nt à manquer. L'empereur ne peut plus tirer des 
recrues d'Allemagne & cause des 60.000 hommes qui se lèvent pour 



CAMPAttNE DE L'ARMÉK DITALtE E^Vm 

rormef l'arma de )*«mpitx< ; si apris cotl» ctiini>agiii,- l« mnUon 
(l'Aiilrictiu avait liasoïn do iS.ooo recrues soulomeol, elle oc sau- 
railuù Iv.i |>ii!ttdi'C. w 

Il uscicrrUiin igiic il'Alluirvv nvail rcuconli^ jtiKlt! : ciiminc l'Ilalie 
n'^lMÎI |iAS à co moment une question vitale pour rAulrichc, l'on 
cumpreiiil i|ii «tli' ait préféri^ Irniaer le& opérations eu loiiirui'ur sur 
ce ih^lrc sccouilaire, lu «ictoire sur lu Rbiii iIi'vuRt diVîdcr do la 
içtiurri'. AbandoiitiAr juir In Pnissi\ il lui ôliùl impo.isililt! d'être 
furie partoal. 

(^uaot au pr^t'-'Xli; lire du iiiaïujut! d'Iiomnies, s'il est vrai qu'il 
Ul^ jamuLs mis en avant, raiipcloux <|ut^ l'Aulrichc trouvera seule 
II' miivi-n ili' lioutcnir la ffucrre encore pnidnnl Iro!» ans. Un [>ayx 
an innii(|Lic jamais d'huniinoo, mais de volualt^ pour los pmjilovor, 
irar)?ciil jiuurle» inlrulcuir. U'Autnctie puitvail l'-^^lomcat objecter 
la question p&cuDiaire ; lc« troupes autrichiniiicR, o» sVlot^nant 
ilr leurs mnifii.iiii«, oci'-aKiiiiinnieot udo au i;meii talion de d«pcti«e 
no Trésor ; «lin do iviii^Iier k eot inoonv^iiieul. pour éviter inCmc 
qu'il fdtnllt^i^ué, d'AIltiircv pnipoxnît ilv lin-r leur nourriture des 
roaç-iLiin» pii-moulJUK, «nuF A la fniro remplacer par l>'s niaga.xins 
nulrirhii-nfl (l)- 

IJ'npr^ l'arctiidue l'eni'uvi' pirmuuliii:' exprimait lu plus (rrandc 
j<ii«-fa nppreuuul les coodilions niiscs par l'empereur à son coa- 
aiitn: * ma\i^i-i que j^ ii'aii- de» tuslrucliuiis, niiruit-ii dil, je n'aurai 
lie diflicult^ tir r6piitidrc dw conKvnlemeiit plouiArtr («c) et nrec 
ivcttnuaissniice A de si fçénétvusrs propositions dèscf motneal>(3]. 

Il M3 rendait A Turin (3) pour ou fdire part à aon souverain ; le 
lu. In qunslîou devitit lui 4tri! soumise. iMnis, il^x le <), le roi avait 
averti M. du Pmul que tous le-s poster, a tant du cMc de Sauras, 
que (lu Monl^cnis > avaient été vivement attaquas, que le territoire 
i;éui<i< ^Init l'nvahi ; cpendant. les iroup<'s aulrichieuues n'avaient 
pasinrore liougéet l'un i^iuimii toujours le jKirli que la IWpubli- 
que preudraît {4)> L<r lemp> des di-li Itérations i^Uiil donc passé ; 
imeniMiaLoinenl <tu uduplait la si-vondi- proposition de l'cmix'' 
renr (5). ^ueU qu'aïeul clé les «eulimcnls pustérieunt tlos l'iËmun- 



(s) L'archlitiir à t'vinjiTiiur, i6 avril, 7tr«nol, Qaeilfn, Toinr IV, pa^ igl. 

|3l <)« ne irouTv mille |>hti U <lal« ilu jour oii àWtUitrrj nrrirail à Turia, 

maU il Fxitle dnnt If* [Kpitr* dr U. il'HxiiIctillr oiir iint'' uii xurit rxyottfs 

1-1*1 ilrui proi'uiiliaBii tvcr. l» ini'nlion ; .Vote ap/urlnr ili Mitaii par It man/nit 

\ltMltarty, lo arril IVot* D'niilrr |Mr1, •Ihik b* Ifllrc î iln V'k>»\ d<i il, 

'H-iItlunicTilIr f^rril; i Jrtis arrii'rr U. il'Albirt; liil-mfinc hier fl|)r*t-midi •• 

(4l y* fv\ il il* Krunl. •) irriJ . 

VA Vnlr|>acclJC.\XIti. 



:ampagne de l-armre d'itaue en mi 

tais k eti égarii, il est iaJUculahlc quc.sur le momunljcscomli- 
tions impfrink^ |)»rufL-iil très iK-i:L-|ituhli-fl: rnut-il ,t voir uni: flal- 
terïe, on en xlliibniiii In miidcriilinn à V AngluU-m. O- |>assaKO;| 
(l'une Irtirc du roi h M do Krootcii contient Vnvu ronta'l. 

< Nouf ne douions {loinl que ce iic soit priiici))ali-inciit aux liui>3 
oriÏMii de l'Anirli-U-rre ijui- nous ilevun^ le rbaut;emriit qui s'rM 
opi-iv ileputN |iru dans les dispaxilioiisilo In irourdu Vieiini'il notre 
fpinl, qui ('inil l'Iiiign^c de toute» rumbiiioisoits di- iiii>sur«!i avec, 
nouM, .Mnljçrù loii» les soio» que vouh nuu§ mandez que Ir rnltîai' 
lie Londres s'émit iloni)6.s |i«iir i"'!:!!!-!!'!' Ii- lu-ojel d« rétrorcssioB 
qii Vtle Hvuit nii» en avant, voiin Aiiri'K cependiiiil runiiii'qu^ iju'il enl 
u eoe^irr M qacslîoii dans In prcmi^ro de» deux prupusi lions qui 
nous ont (Xt fnilcs : l-I si elto a ajouta la seconde c'est certuinc* 
tatai aux <>II'n-s du dit •-ntiinet qu'on doit l'atlribuer » (l). 

Le II, M. d'AlKirev piirlail pimr Vienne |>or|i-»r d'une Utlra ilul 
roi à l'cmpen-ur ninlonxit In décinrniinn exitç^c et où îl lui déniait' 
dnil de donner u >iens délais les oMres les plus pres^nnls ■ uu) 
troupes de L.oml>ar(tîe do eontribuor à la difeiise du l'iémonl (a). 

Le lendeniHÎi]. l'urchidue prèvcnfiil ([u'il élail revMu drlnutorilt 
supérieure et qu'il altiiîl u itnniédiatemeMl faii'<! défiler » dnns Id 
Piéniixil les norps «utrifliicns les plusavsncés. 

Il M-mblc qu'on nlt alors le retfivt de s'J'tre tant p^c^vs^■ d'avoir' 
renonce ik tout n^randi-tnemenl; luulcroïs on s'en evnxoliiit (lar In 
pens^- i|ue la eour de Vienne verrai) dans cet acte •■ un artfUMi>-nl 
ooulraire aux vues d'agrandissement qu'elle pouvait supposer uu., 
Pii^mout » et une preuve de non empresseniriil à ennroiirir «D) 
mojvnti de ri'tBblir une pnrrnit>- confinnee enttv les deux eours (3)^ 



VII 



Eu résunut', le PiJ^moiit demeurnit dum- seul pour le moment «i 
Faee de l'invasion rmuçaise ; niais outre le p^ril e.ïlèrîeur, le içou- 
vrrnemeiit avait encorp h envisjiprr li- péril înlèrieur. (À'rtea le 
pouvait eomptersur In lidélilê nlisolne du peuple pîi^monlnis 
profoiidiment dévoué A sa mutson ; néanmoins la Itévulution rrarf 
■^ioe avnil pro font lé ment ébranlé les e-prils, et tout le parti r^vo 



(■I Le r»l A ik rroal, i<> «vrll, 

11) Le n>i â IVniprmir. lo avril, pam 4^. 

IS^lrlIaiiteiilIddrrmnl, tinvril. 



CAMPAGNE DE LARMIÎE O'ITALtK KN 17»* 



xaii 



latiounnirr QutlrndHit que l'apparition des troupes étrao^re» pour 
pruvuquer itai- révolution. 

1^ iG mni, Mfillitt ilii Pnii ilfnwuçnil rt péril nvci.' une rare |Knpi- 
nicilf ilnns une nnk-ndrcKMV A riiinl>H«8ii«lriir<l'Anjitleterr<-t;i)' 

• Ci'Iti) jifu<?rre, Acnvail-il. u'a pa> une analoçii- nvcc te« ^iii^rri-ii 
aiilèrieurvs nù l'oo était silr ilf la liUt-liié de* |wu|ilen a «t il <<Dvi- 
MiÇoiit la xiliintiaii df l'arméc!, où n^îifail le xort du pnvs cl de la 
monmirhic, «vaut à faiiv Tare /i l'ciinomi iiu milieu d'un peuple en 
W-vulu1î>iu. L'nc Tais le premier ineendio allumé, il attend iiiit liico- 
W k Inulc l'ItAliedunl les jimplcs étaient •> à un tel puint d'nfT^mi- 
Diiliiia (!l fà rorrjinpu» i|uc I» première inaurrcclion provoiju^' cl 
Ninleuiii.- |>ar l'cnrirmi les dôvorcrnil lou$, i Ci-ltc opinion n'e^l pas 
isid^e ; à tnaintea r>?pri&i-)i i'apprt-bension d'un soulèvement du 
Pii^mniil «ppa rail dans lu rorrcHpoudancfi île l'aivhidurfa); «t .tur le 
peu de rcsistaoi^ ilu j»cuplc ilatien r.-imt>a videur iiuti-icliieu pense 
de même. DAs le 8 janvier 1734 avec une rare clairvoyance, pré- 
vuvnnL ce qui M passera deux aoa plus tard, il i-crîl : u le peuple 
italien («t )fén^ralcmenl alléché A la religion et à »v% prince*'; 
mais il e»l aussi incapable di* résister ni ■!•> se d^^fendre, et au 
milieu de n- désustra il ne Haurait que se livrer au désespoir et k la 
fuite " (3). 

Mf nie -ivanl que rnppri>i')ic des Kr^nriûs eiU fitil t-clatcr le ^raud 
ninipliit de m«i. liioD drs avant-couivurn pcrmeltaiciil de prësagiT 
l'immiucnre du danger. 

Li- 8 mars, l'ambasMidcup aulrichieu sitraaic l'appariliai) de 
Furtes tiaudt'S (-i) estimées A ■ .ooo hommes dans In j>n>vin<~j; d'Asti ; 
OH te» croit soudov^* par TiM_y ; A en jURer |i«r les ineaures 
• promptes et riiçonreusc» > du ^uvernement qui Fnil miinOiur 
cuntre elle» deux rL':;imL-Rtâ avec huit pièces de canon H deux 
rscadroRS, la silualiou ■ éliiit vraimeut crili<|ue > '5). L« 33, lont 
mI terminé: aiilce |)«r les pavsans la tninpe u*a pus de peine h le» 
diaperKer(b).l'our le moment loule inquiétude étuil donrdisparuc; 
tn.iis «M mai. dans un muiucnt de crise décisive pour le pavs, les 
BarisseoKnts de» révolu liounaires |)ii^muat.-iis feront i>ciater un 
grand complot i Turin ; et à peu présA ta ni^me l'puque la Sardaiffne 
elia»s«ni son vice-roi au cpï de : vive le roi, 



|ti Hallcl 4a Pan, ift «ai, p>fc £«7. 

1») .\n^Iiïi)iif h r«in|iFr«ur. iR janvitr. KupplèiDriil, |MgD {), 

(1| (ihcrurilini à lliairul, 8jaiii'i<r. l'ac 7- 

t(l fihrruritîDi à Tlmiriii. 8 mtn. fnar ii. 

(SI ribrraidlni i T)><il''1<. ifinisn, !iii)>i>lFnira(. png^R g3. 

(K) flbrriiriliiii à Tlaii^ut. >* aian. pdi;e Sp. 



xav 



CAMl'AGNK DE I.AHMIÎK D'ITALIE EN I7«4 



Une telle dispositioa des esprits exig^eail (lon« les plun gTnada 
m^Daçemontii ; il élail hieii didicile d'imposer An jMitipl» dniiuii- 
voaux impAti destiné* A pnvcr lus ftain de j^urrrv. Ia: A nvril, un , 
conseil w réiinisMiil pour dfrlib^rrr sur In sitnalioD Raanel^r«.l 
D'npr^A un exposé de M. de Uraocri, où evMil k parer k un di^ficit 
de I9.737.uau livi-es. Il pmpoHnit ; 

I* Une cnpitHilon de (rois livres par iHc répartie p^r le.s villes k 
raison de di'Ux liers sur les nobles, les négociants et les ricJies, ' 
d'un lier» sur les pavsann ; 

a* Une nouvelle taxe sur le* liienn du rlenii^ pour servir d'hvpc 
ll)6ques aux i-mpriiiits ; 

3* L'olii^Dstion de dix millions de biens domaniaux ; 

4* L'uui^L-ntalian de Temprunt de deux millioïkt exigi^ déni 
aégociaDl* du pavs; 

5* Un emprunt de deux millions couvert par les msisons At 
tiaui)uc de la Lombardie. 

Le pn'mii'r inoj'Cii 6lait rejeté sur l'obttiTVtilion du cardinal, sou-j 
tenu |uir lu prince rojali ■)!)<- l<* peuple n ijuî murmuntil déjà de 1b| 
chortt- du blé ne «oulTrirsit pas une nouvelle chsiiçi' toute l^çére 
quelle pourrait être ■ ; on décidait de fntre appi^l aux quatre! 
autre* (t). lU durent peu produire, car le 1^ mai ■ les rvKsourcexi 
en argent sont tout A fail épuisées <'t le eréilil national entièrement 
détruit •. Un nouvel édil prescrit alors a un subside prompt et 
proportionné aux raeullé» de cba(|ue individu u. On espère i)Ua1 
cette e*p«e i\v. r^ipilAlioit prodaim trois millions (ï|. Cette rewiiurce 
était bien faillie et lente A réaliser tandis <{Me tes besoins de lai 
guerre pressaient: pour v satisraire, on émetlail en juin quin» 
millionii de liittelii; le total du papi<*r>-monnaie en circnlatiuui 
s'élevait, À cette iliile, k GS.âoC.oj^ livre» ^3). 



|l) Glicrardini à TltBinii. 4 aTTÎI.|Mp 4>> 
jt| Glmardini h ThiiKUl. i4 Bl«i, ftKr (yi. 
(S) Glirranliiii i TVukhi, fjiiin. paicr tM. 



CIIAriTItK II 



nnîmilio rntrf SaiDlAndrà *I de Vini. diHpatilions adopliu 
pùlif |>«*(*r l'iiïïti-, — II. Di»t>(»iil>c>nt d» 1'»tiii<ï fr»iii;»in*, — III, Rtofga- 
DÉiaitmi lit l'aroii', 4ïn|ioiiiti(>i>i< adiniiiîHiralii'vi, *ui[iiiiriilaiiuii. — tV. Ojiô- 
nlMiii» jii*ii>'>u I avril. 



I 



Peniliiiil l> cnmiuiuruc de I7g3, le comte <Ie Sainl-Andrïï itvnit 
oonininnik- les forces pitïinunliiiscs cl le général 'lu Vins Ivs AutrU 
r.hiiM»; loutcfoU ce dcrnic^r HTait le commuDdcmeol supéritur. Le 
i" oovemlire, en [irêvision dw moment où U coovieDilrait de pren- 
dre Ion i]Hnrti«r!t d'hiver, lo roi leur envoyiiil le fîoldiicl Jarjaie de 
son étal-major aTcc missiou de s'informer des disposîtious qu'ils 
conipUiont prendre k oe momt- Dt : par son «rdn- un devaii partii- 
d«s Iin*i's KuivaDtt!» : 

I I* Y employer le moindre nombre dc« Iroufirs sans nhandon- 
ncr, h*i) étnit possible, les rallÉes de Ttnée et Vésubie ; 

S« Se mettre & portée de proliler des (vénemeuta ht'Ui-eux t|ui 
p(iurr«ienl :irriv<-r aviint le retour de In l>onne sniituu et de repren* 
dre, quand il pourra convenir, les opéiJitioDs leud«nt i procurer ta 
défense do Nice ; 

3" EnBo À rendre la défensive, k \n\xtMe il faut ne restreindre 
maiateonat. plus sdru, mniiis dénsstretixe que poiciiblu aux troupen, 
et moiiM dispendieuse et embarrassante pour les Approvisionne' 
nienls (i) a. 

Les npiaion» des deux fi^néraux furent oonlraires. De Vins aurait 
voulu jurarder li- (erniin euirt- 1* Vésnbie et In Tiuée en u«;upanl lu 
Ufvr ; un i^tinlriirt^ Siiinl-Audré fut d'avis de se replier jusqu'à llcl- 
védére en poui^sant l'cstrémc droite jusqu'à llimplns ; il démon- 
trait que l'occuiMlion du [tr«t; ptéscntorail ceiLiinimenl de grauds 



|i) iliomra <U TiatM Ht Rtvtt. Ullrr 4« 4e Vins i Saitil-An4ré, i" a»- 
mnliM. 



XCVl 



CAMPAGNE DE L'AUMlvIÎ DITALtE EN 1794 



avantagcti |>our la cnmpag'nvi suivante, mais c|u'cllc i^tt'tl impossible 
Hvoclv: UoisiJ^me point dis inHtructioiift(i), 

Sun ptiin iV'mp;irl<it[. Le 9, le ri)i n|>|>riiuviitt il'iippiivcr lu iln>tl(! 
1I0 la liifiic à Itimplas ; ïl chargeait Ssint-AniIrÀ de sViitcmIra avec 
Colli poiir la gnuche ei il'arn^tor la position A occuper (1). 

(!«t (inlre plu^'nit Saint-Aiiilrr iliinx une ponition ilrti ptiis fniiitM-N. 
Iticii <|ur clinrçiV il'une rr^Kpoii.tnbitit/' particulière il u'cn 6lait pnt 
pour cela <jr^ag^ des ri-çlcs de l'obéissance envers de Vïus rcstù 
iospe«teurgéDèrnl cl commandant en dief. U'uo nutr« cAl^ Colliso 
Fondant sur •>» qualitt' d*aulricliien refusait d'olM^ir A tout antre 
qu'à de Vins (3j. 

CcK dissentiments allèrent en s'af(i{mvanl : ils en vinrent A un tel 
point gue le 37 novcmkn-, «n pré<tcnc« ilo l'ennemi, de Vins refosait 
de relarder d'un seul Jour la retraite de» Iroupcs iiiipèriak-s. Ses 
paroles Mini à citer : ■• Dcpuin rindèpeiidaucc » nie« nnlrcx qne sa 
Maje^l^ le roi vmiji u accordée. Monsieur, vous comprendrcit vous* 
même iiue je suis réduit aux seules troupes impériales que jo dois 
l«nir ensemble le plus que je puÏH, hoiI pour suitiiifaire à mon 
devoir, !u>tt pour nvotr uur troupe pour couvrir la nitniilc des 
anttex que l'on pourra prévoir facilement. Apparemment, Mon- 
sieur, que vous éliei déji assuré do votre indépendance, par con- 
sé«|uenl antorisé i ne rien faire de tout ce que j'avais coniieillé. 

■ VouK royvt. Monsieur, que je vous parle avec la frjiuchisc d'un 
homme qui est i-èdoit à vous donner des conseils ; car. si je vous 
commandais, ou que vous ne serîux plus A Belvédère, ou que vous 
y seriez avec la possibilili' de voux y «ontcutr > . 

Par la même Icllr*- il l'informait de sa dèlerminnlion de nelaisaer 
aucune troupe impériale H Belvédère : 

I Quaod vous avei fait le projet h Sa Mnjexlt'- de soutenir le poste 
de BeK-édére |Mtndunl cet hiver, viiu» savieji In quaulité de troupes 
que vous di'vii'x avoir, vou>^ ue ponvicx absolument pas romptcr sur 
les troupes impériales que je ne puis absolument pas vous InUscr, 
vu que dans le eus d'un malheur très apparent m» cour me bldmv- 
rait A double raîiion, en premier lieu d'avoir exposa h«» troupes à 
un ikmIc qae je comprenais n'être pas soHlennble. cl ru second lieu 
d'avoir la)SS:é trois bnlnillonssans un ofticier; je ne puis donc nbso- 
lumenl vous les laisser plus long;lemps » \i). 

Après une dernière conférence avec Colli où celui-ci refusa déli-. 

it) Miii»iit» d« TAiiiin de Hntl, |Mk< ■•>T. 

(91 L« roi 1 SHÏnl-An<lr«. 9 novrmbrir, .Vroim'ivi ér Tiaou rfr tinvi, luff. 

|3j tlitmnrtA 4t Tkaa» df Ittwl, fter 1 ii>. 

(J) Dr Vin* h Saial-Aailré, *^ lUKcmbrr, M4ntoirtt dt Tkvm dr Ntvfl, Il 



CAMPAGNE DE L'AIIMKK DITALIE KN 1794 



XC\1I 



li^fi-nicnl du lu! obéir. SainUAiiiIré «tlrcsMÎI nu duc de Chablni*) 
noe lellrc iloul cous nous coDlentoas de cilcr les jurlies pritici- 
{mIdn ; elle esl vËrîUiblemeul ËuiouvaDle ; eu vovani les s«up{ODS 
(jaVlle cx[)ri(ne, on comprcod mii-iix les Kiicct» des arntfi-K frnn- 
ç4tH^ où l'iiDitè flr direction cl l'^ncrfcie vmînicnt rrvolutîoiiDaire 
rciiiplaçA(f(it au moio» ta sck'dcc de la guonv. 

■ Sa Majesté daigna m*annoDcer il / a viagi jour» qu'elle mo 
cooitail le t-omninndi'menl de la li^ic de difco»- qu'elle voulait 
iju'oD établit d'apri-s les tocs que j'avais eu l'hoDoeur de lui fairo 
{iropuscr. 

Je |i(ils assurer Vutre AllesHe Boiale que fa saison ilail déjà 
trop amnr/c pour faire loui te* erraugcmeiilj. que ecl ol>jel deman- 
dul, et qu'il n'y avait par cous^quent pas un instant  perdre. 

Depuis lor« tout a été dans la plus grande iudécisîon, rtea ne 
s'eal fait et cliamn est resté miiiiuiind.int l'i km piirtte. Il n'est pas 
jtule. Monociirnenr.quo je dt-meure res{>onsBble de l'inactioD volun- 
taire ou irréfléchie des autres. Je pn'uds la liberté de joindre ici 
des rttpîes de» lettres de MM . les ^néraux de Vins el Colli. Je ne 
doute |Mts que Vutre Altesse Rovate «oit frappée <lc l'iticotiséi^ueuce 
du g<^nénil de Vins qui voulait cD^^r le roi à prolonger la lif^no 
jusqu'au Var et qui trouve à préseat que je si-rai forcé de fuit d'ici. 
Jrne piiixl'iniagia>-r, qu'en imnftîno'Uqu'e*' «vnéral vouliltéUblîr 
un cordon si étendu dans la pcisuasion que l'enuL-ini le couperait et 
renléverail en 1res grande partie pendant Tbiver, que les commu* 
[licatiuas avce la vallée de Stum .sont fermées. Le proji-l avant man* 
Pquè, an voudrait nous obliger à nous rclirt-r au dt'là du col de 
Teode pour nous mettre dans l'impossibilité d'agir si les circoiH 

aces nous le pefmellaieni; l'ordfe donné A l'artillerie de passer 

muDtagne le prouverait. 

On travaille, MoDHeigncur, A faire réussir ce pion... 

On dïlTérc les déterminations du roi auquel sans doute on en 
csrhe l'ui^'nce. Votre AllesM- Kovale a élé léinoin desaacrificea et 
de ['iiuLli que j'ai fait de tout ce qui m'était jtersonnel ; je suis prêt 
à les c<mtinurr pour Ir service du roi. mais il m'est impossible de 
le Irabir. et je préfère loi demander la grâce de me retirer plutôt 
que de concourir aux maux qui peuvent résulter d<- lu conduite 
que Dous tenons et >-u étrL> respunsablo aux jeux du public "(i)- 

Celte fuis 11- comte de Suînl-André obtenait Rain de cause; le 
8 décembre. Colli était nippelé, il prenait coosé de ses troupes par 
un urdre du jour oii d leur disait : 

|t) Ssiai-Andr^ an du/' de l^sbt>i«, Uémairt* àt Tttaa» ilt Itntl, f^ im. 

vu 



(CVnr CAMPAGNE DB L'ARMIÎE D'ITALIE EN I7»i 

n J'eap^rc i|u'eu compatissaril A nui ailuiition mallii-uroiiM). ci-ltal 
nrin^A na tvsttouvieadm «l'un ip^oArKl qui ly^un-tU- de D'avoir pu rnir»] 
tout II- liirn <|u'il délirait, et qui u'o n.'Mur^mciQl fait do iiihI A |>t'iv,l 
sonoc de propoK di^lihèr^ * (i). 

LfC comte de Saint-Andrfr arrêtait ntura toalm les diopodittiinl 
puiir l'cii-(;upiili»ii du l'oinlè; ijiinlorzc luiUtillonR y dcinDUr^rcnt :j 
deux il« Nice, deux de ChmiI, denx de Sum, deux d'An^ui, di*U) 
d'Ooeille. trois de (rTifn«dli>r)i. ud du corps Frarir n* s, «ou* le rom- 
maiidcmeni dti s'^n^ral IJellora. Le a3 dècomtire. ci> dcrnirr rcm^t 
tail l<! cuniiiiaiidt-mt-itldt! l'AutlituH »u comt« de Saînt-Vilal et des-l 
cendaîl aux Fonnat^inen Im inOmi! jnurSninl-Aiidrt^remlailComplbJ 
au roi Je •« aclM rt dciiM inlfiilionit ulli-rieurrs. 

» La ligne que je propose dotl avoir sa droite au j^and Capflel, 
puMor Niir In rive u^nuche du Cairus, «on cmnlrc i\ Saor^e et sa f(au-j 
clic «ur 1m hnulfurs i)« Gio cl Puarcoîn. Uni que lc> Priinvai) 
n "enfreindront pji« le territoire do figues. IM" cet instant, elle ilirîl 
80 diriger parla rire droite du valluo do la Itcndola A laTanardv eti 
è col Anlente. Les nrdouimde MjirtJi et de In Roula doivent i^trc e»T 
d^!i dan-t i:^ moment pottr rouvrir le vallon de Cnïrn* et iTiRitileDirl 
notre communiiralion urer Reti* qn'ou oe p«ul avoir dans cetl 
saiiun par tes hauteurs. Oa p^rstes, dont on doit perfectionner lea 
fortifications. sen)n(eons«rrHdana la WIIr Hnixon [M>nr r»'l«nlerli: 
Opérations de l'ennemi et l'oldig^er It «ronduilv de l'itrlillcrie, et 
qu'il ne peut pratiquer que par l'Aulliion et par conspuent paa 
•vanl le mot* de juin. Comme les démonstrations de l'entiemi 
annoncent le projet dentrersnr le lerriloirede n^iics, 1» gauche de 
notre lii;ne depuis Snorge h rul Anlenln doit 'tre pr^pnrAe Mii* 
perle de lempn afin de ne pas ^tre prin nu dépourvu . 

On doit A la droite tenir Itelvéd^re. tant que reouemi no nous en ' 
chasseia pas. pour l'otiliçerA ôlre en Torce dans les vallè«-R de Tinée 
pt V^aubie et lui faine allonger .ton cordon . 

La li^Jrne propuA^ a l'avantage de couvrir le col de Sahion, le coll 
de Tende, le grand chemin et Ions les autres C4)ls jusqu'au Tannrelto,! 
il Vire susouptilde d'itoe liimueiléfense el d'ulilif;er IVnnemi.n'il veul 
«'avancer dans la Rivière de O^uva, & former un eurdiin qui démon- 
dcra d'auliiiil pItH d>' Iniupi-n qu'il eiiitmi^se quatre heurtis au Mli'tll 
d'éleudue, cl de s'affaiblir par fuuséqurnl cunsidéiablemoal * (a). 

Les troupes furr-nt difepoNécit <lc ta ninuiùre suivante : 



(l) Colti urtlrr. X tUr'mhn |A FI U). 

(■) Saiiil-Aoïlrc au ru>, irrniuu-n «le Tlman dt lUorl, pafC !>). 



CAUPAGIfi; De L'ARMt^K U'ITAUB Etf 119$ 



XCtX 



A Balri^dèra : on b«l*illou dv Moiidovi, In moitié du corp* franci 
Its volontaires de Itfldicati ; 

A Catroâ et aox l-'urmuipiies : le 3> dtWmlira, lu r^^iinciil (in 
CtMl: 

A (*Aiitliîiin : la voinpaijntr Cnuviii ; 

A Mftrla : In rè^imont do Sa»e vU le a3 ilAcemUro, la i** de gn- 
iindiure ; 

A Sâoricf : le aa dncemltru, lo t" d'OiietlIc ; lo 33, lo g* de ffro* 
ludicrf et In moiliô du oorp» rmiic; 

A Pi«aa : lo ai), le i» iMiUiilloii de Nice ; 

A tu RuclieUn : lu aa, le a* l>ataillun de tiica ; 

A Foittxit : II' -44- *■■> bataillon (l'Ac>{iii ; 

A .MuriuH : le aG, iiii b<itnill>iii d'Ac<|iii ; 

A Tundr : l« a8. lu 8" l>4il<iillon de irreuadii'rs. 

Cm réj^Jncnta wraieut relevés h leur lotir, nu iiiiiLi <lo r<ÏTrior; M 
[Miur It^H t^Qciiui-Hifcr, le rui ]ifii)n«llail nux HuldiiU et niix ■nuNH>rfi- 
ciiir» di- UM 1 orjic» « un du d<-iiï moi» de plus de qnarlirr d'hiver c( 
plUK Mil'in \v* n^-«v>it>*n du «orvîoo i. 

La failik-ss*' des r^irimnits avnil ubIïifA du laisser en iircmièrv 
ligne les ItniaillonN de grciiadit'i'H iimlçiv lea idi-i-s du leiiipA et les 
inlnntiun» funnclles du |f£n(i»l de Vins, a do les réserver pour coin- 
batlre b chaque (>ccn<ii>iD qm ae pri^'ieDle. m.iin pat A W faire piVrir 
|ieud«nl l'biver h de» pii.Htcn jivnni-i>* *. Comiiie on devait lijujouni 
ICK tenir au complet, le* réif iments qui rouraissntcnt h leur rempla- 
cement, M' niinaiont pour réparer leurs perlvH. 

L'cifeelir total ik* sV^levait pMK à plus <li- r>.âo<> bommefl de lî^ie 
el i.&DO miliciens (i). 



Il 



Pondant an moment, les Pi^moniaiii avaient paru vivement 
redouler une atlatjue îmmédiiili- : mni.^, h pnri i|aelqne<i prnpo» 
atlribu'^ k Tillv rien ne prouve iiuon eu ait niOnie eti linieii- 
liiin (a), fii» lu aft ik-ccmbrv, A la nouvelle îles succi^s rempurliys 
]Mr l<-> RxpnKiiols, DuKommier avait Tait Mrucrmder verH li^ 
PTri'>ii>>(^s-Uriea laies les troupes veuani de Totilimw, el il avait 
poi-1^ é lO.una Itommea le reororl ciivové iiu (téuêral llopprt; en 
mi!mo htmpji ajraiil reçu de Oumcrliioii doa rapporta autvant lc«- 



Ot Arclii<M<k Rrtll, fii^■ft9^,33i.,î•^tl 0*. 
(■) Vi»r ft* Itl. 




CSMPAGSÉDE VARMfîR D1TAL1B EN I7« 

quols* l'enDeini faisait des mouvements inquiétants pour l'urmée 
«l'ItMlif^ n il i'iivuit renr>ircAi> ilu iluiizt- baUiilluns (i). 

Quant (I lui, jugciinl s« lAclm li-riiniiVre, il r/-dnmnit un «uitum- 
s«urà l'armée d'Italie, pI il se disposait « à se rendre incessamment 
à la Coiivuntiuii où U- suffrage dt> ses cou citoyen s l'avait appelé ». 
A lii v/^rité Ivs An^liiin l'-taieiit citoorc aux lle« d'Hj'èrus d'où ils 
menaçaient le littoral, mais Diiffommier ne leur prêtait pas d'ïi»- 
(eolioa hoHtile. • Il n'est pourtant pas k présumer raisonnable- 
ment, <^e:rivait'il, qu'ils aient (|uelques projets sur nos cAt» ajtrés 
avoir abundoiiiir la partit- où il» étaient ni Iticii pratégf^s», et il 
nsdutail le général .Mourct qui lui ov«it témoigné dex crninloK h ce 
sujet (3). 

Ce n*étail pas la fiili(r«eou la crainte de perdre une répulntton si 
justement méi-iléc qiiî décidiiil tv vivu\ (général à itjjiraiuNi, mais le 
déifoûl de voir A chaque instant ks mesures contrariées ; partant h. 
Sun ciimarade Dum<-rl>ion, k un militaire et par suite à cxcu rouvert, 
il lui ili^viiilail le Tond de s» pensif : u J'si vu de liup pi-i-s la leui- 
p6le i>t Us ("icut-ilH ; ilM-rail trop imprudeul il'v rentrer api'M on élre 
écliappé ; le métier de tréiiérui exl nujintrd'hui Irnp nralireux, et 
subordonné It iwp de '^irconstanci.-s qui le mnllrisenl > (3). 

La Convi-nlionrefusait de consentir ft cette demande; le a7déoein- 
bn^, le romili^ pri^p^it un arn^té nnnimant Du(fi>mmiiT ii;(Wmt en 
clieF pur intérim pré* de l'armée des l'vrénées-ljrieiitates juK(|u'au 
rétabli&semeni de Di)pi>et (4). 

Le même jour, un autre arrêté réglait la n^jNirtiliiin de l'armée 
de Toulon : 

• Article I*'. in.ooode« troupes qui ontroncnnru à In reprise de 
la cï-d«vant ville de Toulon, resteront dans vellf ville pour j tenir 
jifarnison. 

Articli- IL 3.t>nu liommes n-rtml envovéx A Mai-wille, 8.0(H> en 
Corse, 5.000 k l'armée dus l'y W^nées- Orienta 1rs ; les l>.oon qui ont 
êti tirés de Toulouse joindront aussi l'armée dca Fyréoées-Orien- 
laies ; le surplus! îles furces .-wni i-nvové A l'armi-r d'Italie. > 

Li' .-uiiu de désigner le» bataillons était laixst^ iiux i<eprésra. 
tants [S). 



(■I Du«annil«ri BouchoiU, it dèMmbrc (A 0\ ; Plneaa. Vi» éf ZfagwaïaiHn 
357. 

(i| Pn^mmUr sa miniaire cl à Uourei. *R dinnhrr lAO); Piixdu, 1S8 
0(354. 

(3) Duçommin k Duin«rbion, 18 il«eciBbr« |-\ G); PIncaii, 3&C. 

(4l Arrête ilu lurailf, 17 dèccnibrr fA N); Autant, louic l.\, {îyf. 

\i) AttiU du comil*. 17 4écembrr |A N>: Anlanl. tuioc L\. CgS. 



CAMPAÛXE DE L'ARUfï DITAUK EN I7M 



Cl 



hm iS jinricr, Monvt éUit âimiçat pour prendre le cuniniaade* 
iil drâ ln>up(u (le Cftnc 'I). 

DA* le >7, Doonminirr avait mis m munT«mcnt <luuEt bauîlloiis 
pour rroForcrr l'aniié« d'italir. 

U*«|n44 a»» lettre ■!« OameriNun îtx fnmit ntuplnc^ par il'au* 
Ire»; le 7}aii(iiT, ila'va d'nrrivrque Ir a' île l'AwTitio et criui drs 
Lande* {y). Ijuiii iju'il ru so il, l'armée d'Italie reçut reiiatnriDi'Bl iJR 
''armpo Jp TouIud le:!» r dw a3*, >8» et 3ô' «If lixo''. le bataillon de 
Bansset, le a* da VaMcluM'-, le i" de Mnrtcill<-. le y <lu V.ir, le 
batailloD dft» Laade*. Ir »• dr l'Averron, le i" de l'Ardwlir, te 
a* de l'Arifig*. k 4« de l'Isèrv. le 5* des i la u te»- Alpes, le ■}' de l'Isêif, 
soit ■juat'irz'' Ifalailluos. 

Ko l'ilaot a l'arinii' il'luilia Min ^^i^ral en ctirf. le comité avait 
négligé de lui «□ donnrr on. 

Pruvisoinsment les repr^^utanU eoiiti^reDl ces funclions A 
Domerbiim (Z\, niul^Tè mi mauvai.ic nuMv ; eu tn^me temps ils 
aiaieul compH» la uèci-K«ilé de le faire itecoudcr par un oflicicr 
g^uùral plu» nriir, et leur cboix lombail sur Ma^si-na i\). 

Ia- comité fut certainement informé de cctie Dominntîoii. pour- 
tant elle ne fut ni ratitié« ni révoquée. Il est curieux d'en l'berclier 
le?t roolif». 

1^ 36 jnnvior. lo ju^e milîlaîre Lafoii «dressait une dénuncia- 
Ittin A ILiitrliulli- Eiinin- le f^nénil en i-Iief «t tout l'i-lal-major 
de l'année Pour qutroti(|ue a lu nue de reH rapMxlicK il ue n'r 
Iruuve rien de nouveau. Dumerblon ■ partageait ses journôcs 
enlr'* Ir lit, la laide et la comédie... \ra Pi^montais eussent depuis 
lonsicnip» envahi le ti-rriluin- ai U- noldiit habile & st pn^aer de 
chef cl vuiu(|ueur toujours pnr »f* proprua dirvclions n'avait jiuinl 
dan.t luuirs les circonstances pèrilleusch pivvu /■ tuul, pniv à tout 
cl rendu vaines les sjièeulatîuns des ofliciers impérieux ■. Il était 
resprmsabic de l'abandon de» Fourches. Le crime de Semirior 
^tail encore plu< pTruve. • Il avait entendu avec c^omptiiiitaiice dans 
KO» c^iinp dr_^<:linnsons on 00 peut plusarislocntliiiue^ ■ (5). 

La situation de Itoucliotle était pariiculi^rcmeol difficile : admet- 
tre nue pareille uvcuHaliou c'était rondamnur les reptile niants du 
peuple A l'armée, entre autre» RotivKpicrrc jeune et Saliceti qu'il 
était difficile de faire passer pour des modérén, ot à ce moment 



0) AftHr dD eoviiè, i;> jnHiicr (A >'| ; .\ulnn], loau X. >S0. 
Il) l>innfrhiMi* IliiriHinnî^r, 7 jinTÏrr. paçr 59. 
13) Antlr il» rcprèvnlmilii. i jdivirf. \it^r S3. 
(4) Arréic dr% rcpreimlanlt, » jnoTitr. (i'hc U. 
jft] Lafoa à Oonrlioile, >A JauTier, |i«tc« '9' 




Cil 



CAMfA'ÎMi PK 1/ARMSE D'ITAUK IîN ITM 



Hobospîcrrr afii£ était loul-puînmit ; iriialru [mpI BnticlioUe n'était , 
pas hammo à tntsscr tumbirccs cl£nuui;iations. 

Il iiuraii ètî' liu devoir du miiiistro d«< la eniTr» de N'assurer 
du lu vitalmIi^ lies niilH iilItt^uirH avant dVo fuîrc [mpI mu comité. 
Itouchtflle s'ro lirait liiibilcniGHl; vu lui Imnitmclbiiit cvtt« pîico, 
il comnicnçait par observer v|uo • \en opinions M les acics dr-s 
rvprfitiMiiniilH èlaieitt un moiir pour croire qu'il exisiatt moins 
do m*l que l^fun It Jiitiitt ; la responHaiittitO dea rcpriMialiinbi 
était doni- diliffBii^«, < mais il* nviii^tnl pu Hn- trompas supi|uelquos 
puiotfl *; et A eu sujet il prenait soin ilo rappeler qu'une aulroil^uon- 
nialion envovèi* par le^ai^nis Urulé et Vavaile « eonlenaît à pou 
prfat ivx nifnii^s fail.t i(uc i»-ux aiiuotict-» ]>iir LaTon v (t). Nuun 
igrnorons co qu'un p^-nsa lo comité ; un kcuI fait est certain, 
rarin^ d'Italie va domourer jusqu'au 37 mai sans ijcco^ral on chef. 
A cette date un arrêta des repn^scntanls aomme DuraerltioD giné- 
nlva ehcf provisoire de l'armée d'IUilîf (a); c-tlv nomination eut 
confinnfe te 3 juin prnvi«nir«mcnt 43). 

Uoucholte ne s'en tenait pas U ; le 7 vcnlAso, les représentants 
prenaient uo arrAlé oà iU réor^aDisaicot pour ainsi diro l'état-major 
de l'arnii^i- d'Iulie un TuiMiiit loule nno M^rio de nominaliouN Parmi 
Im f^uiraus et udjudiiiitH t;rni'r»uv n»mnii'-« pur eiiv se trouraiont 
quatre nobles. Kerviis^uen. DujanI, Mioilîsct Paultricr. Btcnquelnj 
9 avril Ricoi'd eilt fourni dL>.i c^plicalion» l'nmpli'-menlairi.'* >ur 
Miullis • couvrrl do IdexsurcK vl qui. dons i-e niumenl in^mv où il 
n'avait de libre que le bras irauche, avait demandé de marcher 
avec les braves e^renadicn qu'il i^mmandait » (4^ Bonchotte attirait 
le ifi avril raili-nliou du winscil provinoir» exiVultf sur leur cas; 
«elni^ci s'en mfrrant il l'arlit-le 9 dti dteret du 37 (Terminal 
(ifi avril) (d) r<-fusail de suivre le ministre dans cette voie; il 
approuvait l'arr^lé (6). 

.MasH^na lui-m^ine. le vainqueur de Saurçe, n'iflail pas à l'abri 
de pareils soupçons malien' les snrvitret icndus par lui à la 
fmnr):. Vers lo milieu da mois d'avril, an faiseur, comme II ea 
pullulnit alors, dul se vnnler de l'acheter ; car le 16 avril le rot 
auluritailiM doCuMsiUA itiivrueette oITairc (7). Le iig nui, Mas!<^na 
eu était inslrutl, il rejMkuuait dédaigneusement cette accusuiinn 



|i) Bimehoiteau coaillé. la jauviEr. iwgc 70 

(«) nobïi|>)i!rr« jfuBd on romilc. 17 mil. |>aÇF tifto. 

f3i Arr^lr da rumîlV-, li pnirisi |3 juin). lArcli. .V 0.) 

(t) fticuni à llaïu-lKilli'. i avril. 

(S) tVfrfi du 17 cmninal, Aulard, tonte XII, G)i. 

|ft| tAiDwil rxci-nlir pravitoire. iSavrlI. .\ulard. lom< XII, p»g« Cif-Giti. 

17) llsiilaTillp i Cotiaita. lA avril, BappUntal. pa^e 9jl. 



CAUPAOKE DE L'AIIMÉE D'ITALIB EN 1791 



eut 



uns s'atMiSMr & fotirnir d'cxpli entions (i). Tillv i-n avail ta 
|ra>l; le 7 mni, rat ax«al du miaistre des afTaires iVlranffftres, 
IransmKlIiiit «rricu&vniL'Dl L-ulh* inrornialîuQ ; a Le i4 Donnai 
(3 mai), est p»rli il'ici In iinmmi- Finiiil», piRcnuiitaM rrcuiii- 
mauilé ]iar uwt .iiiiin J» Turin, avec iiii pusscp^irt et udc rc«om- 
mandalioii «i^iip de moi. Il m'a dit de It'ur part quo trois joors 
araiit l'nttaqup do Haorcro. IVnnemi i-it .-tvaîc ^l<' av«rti p«r un 
Umbour envoyé par ^hi!<.->Auii nu Rusrii. vouk pouvez In (lucstiou" 
wr. je fais mâi-memc ilrs inrofitintions » (3). O délaK^ur ik-vflJt 
I finir coninii- luux lu* individu» de cctto fsp6co : en aoill, il aflTrin k 
l'arvliiduc de lui vendre tous les piipiiTs dtr l'anitfassftde i'S). 

SiifosloD)! t^jE;alt'inen( de |>i'^(<!uduL>xnfKi>i-iaiioa»aver un aide de 
camp du ^iii<nil Dui{oianiirrt|ut nurait duunô « rnKsuranreqiio 
l^on içéoi^ral nyicrait I™ npi-rstion* ofTriisives contre le Pii'monl 
l d'une Taçon à ne donner aucune inquiétude au roi de Sardaîg;ne» (4j< 
.\ la suite des lempCtes do Qoî^ qui «'tétaient pcoduit*» le aa et 
'le i3 d(cenitii-e. l'armé*- fraii^atHc avait aitandouut- le camp de la 
_ liaine d'Ar^cnl et Itf pu«t« du Tueis; cette rrlmite mal cxéculéc 
lil m caoM de la porte de six pièces de ^ enterrées nu camp 
^de la Kou^rasse (5). 

^lali^ri- li!H onIntM préd* de Dumerlnun il était impotiHtIde d< Ie« 
■Vitrer, rll<« tombaient entre tes mains des l'iémontais siusi quo 
vinitt-deux eapinsrardes et beaucoup d'uatensilt« de ^erre (6). 

Le 3i Jé<Tmlire, A ta suite d'un conseil de guerre, un Arai-uait 
i}fralcmenl ti-camp de Pielni Cava (7). 

rw* le ig septembre, on avait envisagé ri^veDtualit(> Am quartiers 

l'hiver et te chef du ^nio Clausaade avait remis uu mémoire où il 

iaîl la liene à occuper : il \ conseillait d'abandonner les postes 

Iiiulinel et de fircil, et propuitnit d'occu|ii-r uue ligne bordant 

la rive droite du Var, et payant pnr Malnunséiie, Uletle, Luceram, 

lo.ipello. Ce projet ne Tul pas adopté: le 30 jauvicr uns troupes 

-int disposées de la manière suivante <S) : 

Les uri^nes des vallées sont fortetnent occupées. 

A gauche, celte de ta Véjtubie e»l couverte par Ivh trois camps: de 



(l| Itlat*<A* • MRltcio At la Klvniri, ig juin. |MKe 71t. 
(*) Tilljr aux rtpr^MaUal» ila peuple pria l'arinée d'IUlle, i nt«i ((Mnc*. 
lit» A Si. 

()( Archiduc t l'Ewprrpar, 17 auût. Vivrool. QutHw, (omc IV. 4ii. 

(I) (IbriraMiiii i Tlini;'!'. ■* lasm. |iaf^ S3. 

{5) Duaurtiiun aia i-odilL^. 7 jaavirr. pi*çr5^ 

(Oi BullcliB ilnlicn. <( JuBiicr. \t»\(t Su. 

17) Pmctb-Tcflial. lé Ai'C<m\itT., page ht. 

(B) Stloalion au 10 janvier, page 780. 



CIV 



CAMPAGSR DK l.'AHMÉH D'ITALIE EN 1791 



Sainl-Anioux, i.a57 Itommrii; du Brech, 5S81iommfsi il« Pigurel, 
4^3 liomme»; ea Brriirc m trouve UMlle, 558 hommos ot Lovons, 
^03 h 11 m m M. 

A droite, vem l« Ruyn, on rcDCOiitrc Ifis Iroi» cmiujm île llrei), 709 
homtnrs;<le BrouU, 3-71)1 hommes; de Soii|)ollo, i.8a<) liomin«ii. 

1^ conlrc est conMÎlu^ par les trois cain|>s de MouliDel,4iâ hom- 
mos ; lie Luceriiiii. 873 liommes et de l'Escar^ne. 79a hommes. 

Ln i;tirniNOi) irEiilreTiiux, t.tpS tiommus, forme l'exti'fme-i^aa- 
dic; plus inrd Ip* rcpnWiiKints dv* itcux «rmiV« x'uiii en liront pour 
faire passer In place <lc Colmars à l'armôo d'Italie (r). 

Ti)Ule uoe lifrm' 'le pi>«te3 burdo la rive droite du Vur (a). 

Du f.ùti pii'-m<inlats, un ii'nrail ut l'inlenlton ai les forces surG- 
sanim pour troubler nos CMitonnements ; pouTlant nu commcoco 
ment de janvier des renseiçnomeRlH fournis par Tillj prCtaïent A 
l'eoDomi le projet d'occuper Vtatimille el u de qoua disputer les 
ptusatfen (|ui pourniionl non* condiiîn; Hur l'état de GOne» et de 
IV-tat de GAncs sur celui du PiAmoul» (3|. 

DumerbioD accordai! une i-ertaîiie créance â ce rapport, d*RÏIIoun 
il croyait A la prôsence de forrea coasidèrelilea A Saorge, Belvt^d^re 
et daru la ]>ortie de Pîgria (^). Mais en di-liont de leur faiblesse 
num^nquc, les motif» diplon)alii)iics cxpoM-H dans le cluiptlre 
pr^ci^denl interdisaient aux Piémoataiii d'adupler c«lte résolution 
»i iivunlageuiie pour eux ri ijue tout le parti mililaire n-Vlatnail. 
L'on peut dJn- que jusqu'au 1" avril. sauf des combats însiii^nitiDntit 
d'avant-posles. le f^ros do dos forces Jouit du plus entier repos. 

Du calé de la mer on n*^tail pas tout A fait aussi Irauquille. Lca 
Aiifflaîs denieun^K aux Mes d'HvArc« offraîcnl toujours un certain 
danger : partant de ces Ue^. il leur ^Inil facile do s« livrer A l'im- 
provisto A des débarquements sur nos elles. Comme première opé- 
ration d'Iiaiiteville conseillait A l'amiral Hood de H'i^iablir aux De* 
Saiate-MNrtnierile (5); il e.tl cerluîn (|u'au point île vue piémuntaiH 
l'occupation de res fies nuriiît joué un ffrnnd n^le, puisijue de li'i ou 
barrait la toute entra Gènes et Toulon ; mais il D'cntrait pos dans 
tes vues de l'Anitlelcrre d'immobiliser ainsi une partie de ses forces; 
elU- préféi-jil les ilîrie^er sur la Corse dont U poK«cssian aurnJI 
assuré A ses (loties un |>i>iul d'appui solide dans le Méditerranée. 

A en croire Snlicrti, il avait, d'accord avec Bonaparte et Mouret, 



II) Hloord au conil^, ai ftrricr, \i»gt tu. 

(1) Sïliuiion au sa JanvUt. 

(ti Tîlly k Oum^rbion. 4 janvier. p«t[« r>S. 

(il D«Bertiia> à Raofbi>iie, n janvirr, ftge Ht. 

15) EUnlcville * r«niira1 Jlood.pagt I4. 



CAMPAGNE DE L'AIIMIÎK UITAUK EN I7fl« 



CV 



loot pripari pour Inilcr de nuîl un coup du main sur \va Des 
d'IIyèrcs ri v opérer uae doKCDte « avec des mortiers ponr liom- 
banier l'euradre ao^flaise » ( i ). 

Une tellii opérntîon ^tjiil prr«i]ueiiiipti!uil>l«; «inic p.irier du ninii- 
(|Uo (le ItJlimmlf cJipnblci Ar tmiisporler de pareilles pij-ccs, il Tal- 
Uil tenir compte tie.% dirHcuIlês <{u'oiTrirait leur dôbArqucmont ol 
leur mUe en liallerie. On doit dune con^id^rcr comme une €hanc« 
lieoruuKc igiie Us Aiti^Iiiitt su M>ii-iit dn:idi's d'un x -mêmes à m ttm- 
bnn^Qrr. Lv ih janvier, Ir cimmandnnl du fort Bra^nçon en aver- 
tissait la Coaveotîou (a). 

Le {if^èral Mourcl »t> rendait anssitAt dans ces Iles avec un halail- 
Inu ; le grni^ral BonAjinrle l'flrcttmjiiaçnuït et prenait toutes les di.-u 
positigos néc«s«airrs pour réarmer les hattcries dont lu Anglais 
avaient fait crever tous les canons (3). 

Eti-stait l'expédition de Conie. Le comité pressé |>ar le» lettres de 
(.■v.ombe Sninl-Mirhel qui lui dépeignait l'êtnl presque ilése^pérf 
de la l^orNe, iIûKirait viroment y parler secours- Le lo janvier il 
invitait formellement S.iliceii A s'y rendre (4)- 

Mai» le purt dr Tuulnn u« préncntntt ps de ri-s.v)ur(;e« .Hurfisaiilea 
pour Inirv paucr dans celle tic Irx rcnforK qui lai i-taieut destiné-i. 
Le ï5 janvier, on «rrélé des représenlanU interdisait à Moarrt do 
]ais--«er partir aucnni* troupe ■ ju»ja'i c: que Ic-s vaisseaux néces- 
saires au Irnntport et r^jiivois d>-K 6.oua hommr-s pour la Corsu 
MNCul prélx et qu'ordre à ce sujet In! soit donné de leur pari » (5). 

La diaparilîunde la (lutte anglaise modilîail le&projels desrepré- 
seutanl* ; le 38 janvier, ils nvi-rlisseni qu'ils viennent do faire par- 
tir ponr la Corse le 3* bataillon de l'Isère (6). Le A février, Dnmei^ 
bion leur r«nd eompte que dés la réception de leur arrêté il a 
donné ■ le* ordres les plus précis pour faire préparer les bâti- 
ments néo^ssaîres pi>or transporter en Corse le bataillon des Lan- 
des ; mais par la même lettre il informe qne l'Ile de Corse eil 
euliiurée de frrgates et bâtiments ennemis >. Lîn navire Fraafaia 
qui a tente d't atxirdrr n Hé fnrré de se faire sauter (*;). Pour cun- 
dnirv des renforts en Corse, il fallait dour une escadre en étal de 
repouuer la crobière anglaise établie de Calvî i Saint-Florent et que 
Ton disait forle de trois vaisMranx et de plusieurs frégates ; è Tou- 

|l) Salinli an lomïU, t^ Janrin'. j—gr ■ju 

(«1 ^)»r>illt * la Conrral;.>n. ifjtavirr, ptgr Kf. 

|i) HiXirTl BU ruintl* <t HiiBipsri' k l)u|>is, 19 jaaiî». f^ 7S. 

14) Caailf à Rslifrii, lu junrirr, pi<r 63. 

|k) ArrfU dr* ripréHUUnU. sï janiirr, pj^tt. 

M HalwJa Cl Salicfii «a rarail''. «8 janTitr. page 71. 

(71 Dmmwtiitaa aai Kpt«icataaU, t ttmrr. pa^ ••. Cei arfU aan^ac. 




CVI 



CAMPAONK 1>E L'AUMÉE D'ITALIE E.^ ITM 



Ion. tn mnriiii' se d^'clamit iHCii)Mililir ilc Toarnir Hi'iix riiisiteaiix cl 
troifi fr^tfatM ovnnt un moi». D'autre part tout p^ril ïmm'ilinl «ctn- 
bUtt Hvair iliâpani pour la Conc ; uue noiive.||e l«illre dv LacomlM 
portnit m i[ti<! 1.1 Hitualioa ai^tuellu dr te dàpuplcnipnl ne laiMait 
aurunf inquiétudt! pour le mommil ». Snlircli iloriilnil alor* iln ne 
pas exposer les (roupeA A une perle presque certaine, cl luisait 
déltar<|iier le bauillon dvH Landes (ij. 

l.'iinpoï^itiilil/: de lui roiiniir <li'!i nmrorL* a ^li^ évidemment, 
pour la Coriu!. un fnîl filelieiix ; ninis na poinr du vnv g^n^rnl du 
liien dr Tarmi^e et par sutlo du pa^s, il en est N«alli^ l'avaiita^e dfl 
ae pas ilisperser sc^ Tories fiour un bul Mtroudairo. Vaincu sur 
terre on perdait e«rlainemeiit l'Ile- ; v.iiii<|ueiirs. nous devions tout 
nalureilemeiit la faire rentrer Kouit notre poMCKtion . 

l'Ins heureuse que d'autres armiez, celle dltalie a donc pu pro- 
céder sans aucun obslacle à aa réorganisation. 



III 



Pendant ivito p^riwle de repos on org^anisa rinfanirrîe d'aprAs 
les déi:ix!tH de la Q>nvet)liuu. Le K rHmaire (aï novemlire), elle 
avait i51flv^ la force du bataillon d'iofaQlerie de 7^7 ou yo» A 1 .067 
et ttrJ<)nn*' de remplir les cadres existant an mi>vcn des bataillons 
liv n'-iptîsitiun ; Top^nitioii ih-vait i^tre kTinini^'- au lu iiivAse. 
Les Mtua-uflî rient et orfir,ierN fin tiniliH K-i|uisitionnftiivs «étaient 
de mfme inrorpor^s snn» ^-^ard aux emplois qu'ils avaient uccu- 
p6s provisoirement. 

Tout aut<-ur de propits tendant (1 ex>-i(vr du trouble èlail réputé 
comme sUMpAct et min eu état d'arTeKlJition (a). I<c :ii d«vnibn\ 
cette pènaliti^ était ag^rrav^ : lont propos contre l'iiicorpnralion, 
s'il ^lait suivi do quelques troubles ou s'il avait mis obstacle a la 
prompte exùculiou de la loi, était puni de mort (3|. KnGn le 
19 oivdïie, DulxKH Cranc*. malf^n' l'npposition de Carnot et da 
Comité du Snlul puMic. Taiiuiit remlre un déerrt urdonnnnt l'exécu- 
lîaa de la lui du st février f^ur l'amiiliçame (4). 

A l'armée d'Italie l'amalirame avait commenct^ le i5 septem- 
brKl7(^; nu («révrier fji}^ ueuf de mi- brigua des étaient déjà for- 



|il Saiicrli *l Itoltedo «11 rnaiti. 7 litiirr. 
It) I><crcl dr !■ t^nviTQliuii, 1 friinDir*' (11 n»reinhr«|, n* i.giV. 
{3f tVirel >If \û nuDTfnlian. ■•■ nïtAse (ïi di^^nrcnbiv). ■■■ >.Mr>. 
1{) Jiiaç. l)al»i* Cranc^. lome il. ftf. ~ .Vnnilmr anUtrteJ du ii nirAae. 
Sèann do ig, |>a^ Jt>7' 



CAMPACNS DK L'AKUI^K U'ITALIE EN 1794 



CVII 



mh^d), otiaciincGoin|irmiail, suivfliit lt»prescri(ilions(l<- In loi, un 
ImI«îIIud ite liEfiiu et deux de voloiidtires. 

I" h.tiailliiQ ilu II» tiVirimeol ; 
Ui 33* : lîiitiiilliii) ()i< iMiirtÎKiirK ; 
9" (le Marseille 

I" linlnilli)!) <l»i 4»* U) ; 
1^83*: 4<i]i- la ilnlmp; 
a'd.' i'ixin. 

3* hataillon du h^'{i) ; 
U KA* : 3* du Coulai : 

4' lie Kliâueift Loir». 

!«• du 5o» (4) ; 
1^ 99' - 4* des Boi](-Ji>-?(Hlu-RliâDC ; 
ItjiUilluti de LhIktoii. 

l«tiii Au* (5); 
La loo*: i" dr* Bouitlius-tld-Ulidor ; 
BaUilluQ de Tarascon. 

I- du Tu' (6) ; 
Ia lot" : 3* des Iktiithca-du-RbAD*: 
C' des l)uiii:lti->-da-Rli<ltiu. 

a« du 31" (^1 ; 
La im" : 3" du Var ; 
6- du Var. 



M Eut rtiarnî an i Uirur (A (9|. 

Kl |j »• r»! ■nul^iiii'r par HaoquanI Ir. t uovpmhre t7u3 A Htnim, \*ta- 
kuè»-vrrlisl lA Gi. E'Ir ri--;"' **"> ficadrcmnil la •■ rnaiiirr li" <l4<firinbrr|rt 
If sGplutiÔK* ut f'vrirri an tl Rifitlri' matrlrale rfo corpt A. Ail.'. 

|3) Lm Ma* fui ■sinlïAOïA" k Mer Ir iS niTli>>r, «a I) t* J'nvirr 171)4). p«r 
' K«tcç>i«B. l'nx^ét'Trttd lA U. Ktlr rcfiil Mn cncadrtmFat le i.i Dofial 
1(1 nnl) et le tr^ brumniK (g noTembrv) |ltvi:i*trr mairiculc du carpt A. Adj. 

(t) La iiy* hil aaialicaDi^c I* S frinairr \»â buti mim), on II (it«g. »atfioul« 
^u rArpk A. Ad). Kllr tvi^nl ton mcadrrmenl It iS Itorial (i mai) (Re)r nlalri- 
rul« du itoriki A. AU). I>unirr1iû>n nn roinilc. ^ mai, p^K* if 

|M L« iDu* fut ■iiialKniiitr Ir t\ TriBiairr (i4 (l(ttnbr<|. nn il, 1 K!rr. |iar 
Kcmsufn, ("mr^verlial |A Ci). lUIr r«^l aoA cncailrein«itl le i8 flortal 
|7 miï). DuBierbinti an i^noiilr. p«Re 417, 

|KiL.a toi* fui annlgainrc le» bTuinaiM. as II (it novrinbrc i^gS) jHcfiiIre 
malnruls d«s olUciFra A. Ad*. 

{7) li^a lof fnl nmalçnnii-F par Ma<?i)uard, 17 brumaire, an II (17 novembre 
ITvSl ' Bmkl. froïèv-vrrlial |A Ol Kllr r«^-ut ion cDcadrenKnl !>■ i~ prnrrial 
|:ii mal) (Mri;. malnculr dia i-orfia .\. Ad> ri Diiiiirrhion an coiiiilr. 11 mai, 
patte H*. 



CV'III 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'IIALIB EN (7'J4 



Laiiçi* : ■•'ilo lH<irau1t; 
a> (l<- rilériiull. 

l*' ilu gi* (a); 
La i65« : i^fJ'Aix; 

I" du Vnr. 

En outre l'or^nUnliDn tic In >i" «tfaït commi^nriV ; 

i*' bataillon du ii' ; 
i" lie Ha II le- Oar» Il III! : 
a«ilu Vnr. 

Entre temps un nrrét^ avait prescrit A DumerLioD ilo rfclaint>r les 
Com[>au;niea J<- t^iiMjtiilii'nt e\ ilrc^aïKJiiiiirrx ii|ijiiii'li;iiiiul .\ de^ corpa 
de rannt'« crilnlic pi xcrviiiil dnn* irnulr» nrm^eK, pnr conln' il 
k"ur renverrait Icn leurs (31. 

L'opiValiuD De L-ontinua dans le mots de février ; »u ao mars clla 
était leroiiuèe ; !i ee monii'iil, aux dit prr-miére-t itemi~brijK*<lcs 
Èl^ionl venues sVu (nljoiiidrc cinq nutreK. Ou nvail formé, en uulrc, 
unitdcnii-lirif^dc d'infaulcrio légère (4). 

3* <t«ini-brij|^ilc 3* Iwilaillon d'infanterie l^gf^ro (G) ; 
irinfniilerie Itataillon <(•■ cha^seurii révolii(ioonnii-e« ; 

léj^rc (â) : itittaillon di^ chaïueurH des Algtes ; 

i^bnlaillon é5" d'infaiiierie; 
La ajC : 4* àe la Sarlliu ; 

■ 4' bataillon de FMiéréK. 

1' bataillon du aS* rùj^iniienl (7); 
L«4fi*: 4''lcl'l>Am: 
C de l'Uèrc. 



(i| La itg* fat ■malfiiin^e au camp (l« Poii^*m. f ndabrc. an II, par Uâ? 
«èaa. ProrH verbal (A Gi. Le S' balniltoa du Piiv-dr-DdaïF j «il (nradrp 
\t 17 juin. Oanirrbion an caniité, page 70&. 

{t). La ■(>&• Tiil ainati;ami^ nii catnp d« FoDgaue, 1" oolobr* i7p3 par Haa- 
ti»a. Proc^.VFrbnl |A IJI. Elit re^al ion «ncadremcnl cin baiarlloa ât 
Itrivude 1r II juin. Dumrrbi<in su romil^, pngt 7l>. 

(jl) AiWk dr IticiHil. i3 férrïtr. page to3. 

{/H Dumrrbion an ruinilc. 10 mart, \»fv ifi. 

là) Arrfir, 16 naft, p«gr i36. — Arréir, n mart, pane ilfi, 

tr>| l.'amniEaBia «Mt II** !• >& nura. ihimcrbioa au «omlté, *E mira, 
pacc i5>. 

^^} L'anialrainc RuI lieu l« 9 vcntiiM (17 f^vrirr). as II. j> Vencr par 
dllilairc Proctvntbcl |A <it. L'aiDalgaine det Iroîa eoin|>iirni«s de (rtna* 
dier«. le ifi man. Itumerbïoa an conitc, paçc iM- I.>n cadre ment du 3* baLail- 
Ion lui cal fourni le ii mari par le >• bataillun de r^uiailign de RrigoollM. 
DuneHiïon a« roDiiié. *i mar». page i4(. 



CAUPAONE DE L'ARMÊI! D'tTAUB EN I7« 



CIX 



2' bsuillon du 3tt« : 
La SG* : a« iIp l'Arièitt- ; 
a*«!r l'Avuvron. 
n' balaîUoa du 3û* (i); 

i'» de l'Anlf-cJn!. 

2*du<)i*(»); 
U if.6': 0«du Vnr; 
9' du Var. 

Uts ai*, aa», 56» et 83* demi- brigades ^Uiicnt complétées i-t l'on 
travaillait à cti fairtr nulanl poar la li&'. Le 3o mars ce nombre est 
pottb âsix (3). Le travail de rorgaiiisnlion s'effeclua avec dilUculti!; 
au début oit en iivnil rharjfr^ iiti numuii^- Otiitliit, a.tsc^ iriconuu <|tii 
ne pnml pas: au^si. avei- l'uulon.t.itinn des rt-pn^tcnlaiits, Dumur- 
bion le rrtnplaça-t-îl li' "J janvifi- par Ir général l'arra (4). 

D'après la loi, un i-cpréaiiitanl aurait dil i^lre cliai^;6 Apéciale- 
meut il<- Niiivri- l'opi-r.'ition ; iiiicuii n'i-tnal (ll^si|;^t)p, If 3 f/ivrîer un 
arrttr dcti rcpréseDlautït confia icUc miwiioii à Uiimerliioii (5). 

Knfin le 7 février le reprësciilnnl Dumas est cnvojt! pour sur- 
vcilkr l'cmbrii^'itiltiiient tie l'armai' dc-s Alpes et df ei-Hc do l'Italie 
va rr m place m (M II dv du Bropiifij iiomnié le 5 f/'vriiT (7). Il »-mtde 
n'avoir jou^ aucun rAle k celte dernière, pourtant le 1 1 avril le 
iri'D^ruI (îaulliicr lui «dresse Ir tuble.iu dt-sembrigademeals (8). 

Au 5 mar>r<-fruclif de r»rtii<-<j est de 33.ati0 duut ao.ii^ diNpo* 
iiibli^ct iS-i^a daiis les ploreafg). 

Le y mars, Dumcrbioo est autorisé & appeler les ta bataillona 
deslioi's à l'expédittou di- Conte (10), 

Ce sont lew 1" rt a' du 5^", le 3° balaillun di- I» CAt<-<rOr, le 
a* ilu mont Bhim*, le 1" balaillon dr cliii.ssriir.s des Alpi-s, des 
clinsscurs rivolutiounaires. Ir 13' de la Drdmc, te 3" balnillon de 



(1) Elle r«;at dans «on rnemlrcmcnl, le i5 mur», te f de la mi>niaitn« et 
MarwilU. IhiinErbitin au rnmil':, lï mirt. page itii, irl le iS avril, It bslsillon 
■In didrict dr Forcalquicr. riiimcrbiuu nii comili, t^ avril, fa^e *^i. 

(i) L*ania1|^int dt la t6& fui laîl I« ii giliiriâM. an II t»r Krrvceuen à 
rOce I3i> jauviff). Proc^H-rrrbal (A G »i Rtg. ni&irîeule de» oflicitr* A. Adj. 
Rllc rvijiil sou vnrailreiiii^nl le >u tt tr *& juin. 

(3) [>UBi«fbiuu * lioucholle, 3vi nijir*, page i5g, 

(4) Diiiiwrbina A l>u|[»ininlrr. 7 jauvirr, [la^ 5)|> 

(5) Kleoril (aTr'Ic). 3 fei rier. jviikc 79. 

(6) ComlU \tii-ifU). 7 tt-rrriT, pii^r ^. 
n)lletnril Aatitrd, laaie X. i-tet ti3. 

1^ Gaulhiir à Duina*, 11 aiiil. jiagc 1)1. 

(9I .Siiaalion «u & mar*. page 7(^7. 

ilii.i Arr^it drt reprtieatial*, g mar», p«fe 1I4. 



ex 



CAMI^AGNK DE L'AnUlil-: iriTAttE BU 1^ 



l'Isère, le i" hiitiiilloii dr Hjiiiti-Liiire, le. u* ilc la OrAmc. le 
t" halaillon du i«* règimcul i-t le 3* luiluilloii dv» liasses- 

Ïahh IroiM )inl»ill»n.H de li^ne duiiuent DaÎMancc A trois nouvc-llos 
dcmi'brigndcs : 

I*' lialnilloii du 5g° (a) ; 
La 117" : 3« lie la CAtc-d'Or; 
u* de Ih 1 If) u If- Loire. 

3* baUillun d» 5*y ; 
l>a I iS< : X* de la Drdmc ; 
3' de Vlaètv. 

t** batuilloii du 10* réfpnienl(3) ; 
La ig*: >■ du mool Itlnno; 
3* dm B«!iMi(-AltiMi. 

Lr <| mon le comité pn-aurit de délacber G. 000 hommes de 
l'arniiV di-w Alp» <4). 

Les b«lailloo)i Touniis par l'arméo dos Alpes an oombrc de six 
rejoi^iienl : le 5« du Puv-Ji-D<imo. fori de i.o5i» lioiiimes le 
i avril (5); le 1" i)e la Uiin- (i.ijB biimiiu-M) et le >° ih la cum- 
paççop de nainmuii&-Afrrft[icbîe le 5 arril (G); le ■■' de la Vieitiie 
(i.o4o iKimmen) U lO I7) et ((_• balailluo de Forealquior fort tic prén 
dei.iMO liainiD<-xlp i3 avril (8}; le 1" Je la camiiagne du Ilbilne 
fort de i.nSole 17 avril (9). 

Ace moment IVfTcclirde ISrmfe e«( motiK, i-n y comprenant 
TouloTi (^,(>3ij) l't Marfietlle (4.o57l, A C5.i8i comLflllants, doul 
66x officiers et ii.j^l liomiues dans Us placr». 869 arSden, 
3i.4>9 sulduls disponibles, 71.*» nfUriers et aa.373 A l'cxpifdî- 
tioQ d'Oocille (10). 



(i| l>-j)n*rbti>n A Bonrbollt, 17 nsri, pai^i^o. 

I») San tncB^rfinriii lui m fiiarni par le> lo*, 11*, ib' d* la l>r6iu« cl ■* île 
la itaatr'Loîrc tHcKiilrr iiialrit-uli du T«rp* A. Ail|. 

|3' L'' H») ),'■'■■'' (te In ICI* fui lif'i I« 9 germinal, •■ II. BU* rcfoil to ■" arrll 
<onimt «DcailranaBi Ir i3' liilaiMvn ilr la DrAoïe. |DaMFiiit<in ■■ romlU. 
3i mara, naKaifin), tt le *o OanaH^ inaîi un délachcmmi iIf la nouvella levée 
Jii l'cijr dr [Mrnii (Rrf;. aiJlrti^Dlii du ci]r|ii A, Ail|, 

Kl fk>mit> larrfle). g mafK, pa<e i3* ri fhxirlielle i Melajw. tt> nar*. 
ftlle 136. 

(S' Uiinurbion au vomit», 3 avril, pa^c i]S. 

(d) Diimffbiun au rumilé, U atrjl, ptge |83. 

(7) Uuniftbinn as cuuitlé, 3 airil, paf^i 17S. 

{S) Diini'rbiun an cumilè, il avril, |>ag« ifo. 

<g) Dumrrliio» au roolil^. tj arril, page ilID, 

fio) Sitnaiioii, page 7;3. 



Campagne ok LAHSite ottalie tisr 



CXI 



L'ombrifadmacDl > ^i^ Wnnioé l« 4 avril ; il « produit tlîK-huit 
dcmi-bricailira Ji- licuf el um- d'iariinteri* légère. 

Ao 9 avril, il re«le cortn 3i luilaill<HM lia Toloiitainix ilaul 
lâ d'anciens corps l'4 i3 de n^uisilion (i) : 

&* dy PuT-de-LMtDc, 3* du miial Dlsnc, V ilrs Baochra-du- 
niiilue. 5- dif U inuiiU^nn d'Aix, de Mimtrlitn.-irl, a* du Vouriuiie. 
t* dr MatMillv, 6* de llcaaMct, 7* du Var. &* d<- l'Hèraiill, ■■'de 
l'Union, 9* de Lille, bitUillon r^rolutiunnaire de Barjola. t" de la 
Ni**re, a* de Lutwrou, S* du Vauclu«, 1" bauilluii d« Gravilliers. 
l'de Koîr-et-Oicr, 1" du Tarn, t" i\n Njoii» 11' du 1» Dnlme, 
lo* di- la DrOmc ^' du VaunluK, S* du l'U^n-, &• du l« niuiilagi»' 
d'Aîx. bataillon mus-cuIoUcs d'Aix. 5> de la Currèu, tialaillo» 
ri^roliilionaairc de CummuiiuAffrancliie, i" bataillon révolution- 
uairi' lir U Lviri-, .!■ drs Hiiuli^-Al[><-s, 5* de» Hiiuti-s>AI|>cH >a). 

Au Tin avril, huit demi-hrigadca ont reçu leur «ncudre méat (3). 

L'eiK'Ad nemnil des bAlaillous de r^iiisiliou |>roduiHit unn 
^alw>rttoH considérable: aprùa ea avoir écrit plusieuro Toi» uux 
Hiuuict|ialit^-S uns r^xullaU. Ir« rcpr^unliinb sw d6cidaie»t k 
pri-ndn-, le a5 mttnt, nu urrClc d'un^- ■Jucnrio vriiimeul rOvolulion» 
nnirr , Tuu§ les jeunes ^l'us de ig h 30 ans. qui. à dater du sn publi- 
ralioa, sf Irouveraienl sur lo territoire de 1 arrondi aaeni eut do l'ar- 
mtr (4). >!Uit>nt tenu» de rejoindre dans le d/dai d'un jour par ciiui 
liencH, nniif ]>cinc •> d'être réputés lAchcs. et parcoDs«|uciit rovii- 
lUti-s et punis <:uarormin>eut aux lois • ; lea incmlii-eH des muolci- 
palilés ut ciiiniti^s de su^^-uilluucc ^ttuicul chitrgùn île Ioh fairv an-tter 
u coiqnte lni(in-K il la patrie > ; les pan^nU ou anliv« dlovens (gui 
len cnrhirnii-nl un l'inpIoicTaieul k ocraient nri^t^s et poursuivis 
cninmi' ennemis de la n>volulion • (5). Cet arr4l^ parait avoir 
pnitliul la meilleur «ITel (6) pourtant lo 11 avril Oa u Ut ier signal u 
ïfH pertci ijue lu di-srrlinii fait éprouver à j'amiéo (7}. 

Il fut pnrticuliôremenl inl^ressant de coDtialtro la composition 
en oFlicirrs de ces corps ; nialheureuaument nous n'avons les procto* 



(11 lluinrrbio* a» romiti, g avril, pn^ II*. 

l»> Riir In Miiiniîixi da 4 avril. M Irouvcnl eneor* le <• de TArdècliB, le 
h«lalll»n ir llaijttnlrtt. I? (' dv !■ monliEnf d'Ail et le Imtaillon t.ini nom : 
cjiiniur IK Dr IIkuikbI flim mif CnlJc du to, ili onl ild dUparallra du 
i ami «u i). 

(3) biitnrfbion au eomlli, ta arril, pass niS. 

ti) Fiii par un arriU du Coniii le lo vanlOte (lO nsn). Aalard, io«e XI, 
p»ç« &17. 

(Il] \tr*it, ti «an. |iBitc i&i. 

(SI dimn) «u romilé, » avril, page Jij. 

(j) Uauthirr 1 Duuiai, pjço »ï*. 



CXII 



CAMPAGNE DE L'ARMIÏI- D'ITALIE EN lîM 



vtti'titiux iriiiciirparalioii i|ui' [loiir [|ii<tli]ii(-s J(!i)ii»lirigail(-s; noua 
en rlonnons iri [>- iVsultttl : 

/^Ù" (leini-lirî^8*lc : colonel Kiort'lla, capitaine dp fjSt, Iq piflco 
lui L->l (li.«|iiili'^t' |ifij' Lurcht'f. i-agiilaiue de I7f>7. 

CbcfKdtt linUkillon : Ituin ont .survi (Cartrrrl, Ki)(iN-lii-ulcn.iiil dv 
1788) : le qualrifmo ailjttinl n'« pas urvi avaat 89. 

yuaitier-matli-e : 1 n'a pas servi ; 1 adjoînl n'a pas s«rvi. 

AdjuilautH-maJors : a out Hcrvi ; 1 n'a pns MTvi. 

CnpiUiïneii ; i3 ont wrvi ; t& n'ont paK servi, 

Licuten.itits : 1 1 ont srrvi ; iG n'ont pan kitvî. 

Soiia-lîeu tenants ; l'i ool servi ; t'i n'ont pas siTvi. 

8^* di-ini- brigade : riilonel Itriquevillv. capilaiin: de- t-jHù. 

Chefs de iMilJiillon : I II Kcrvi, Lcspiuiissu (iioutcnnni tli; 1766^ 
a n'ont pas servi, 

(juartier-matlre : 1 n'a pas servi. 

AdJHdant4-majnr : » ont Kvrvi ; 1 n*a pa» servi. 

Cupilaines : i5 ont scivi (cinq officiers iivant Hq); 13 n'ont pu 
servi. 

LieuienaatK : lo uni servi; i> n'ont ]iu.<<!>frvi. 

SoHH-ituiilcnanLt ; 11 unlservi; ta n'ont pnx Mfvi. 

loa' dcmi-bri^ailr : col'inr) llnrlhclcm^v a servi. 

Cticfs de bataillon : 3 ont servi (Desolmes, lieulcnnnl l'n sccund 
de 1780). 

Adjud.inl-mnjor : 1 n servi. 

Adjudants sous-licutcnanta : S ont servi. 

Capitaines : i5 ont «ervi ; la n'ont paKU'rvi. 

Lieuleniniu : 17 ont servi; lo n'ont pns servi. 

Sous~lii-ntcnantD : 16 ont servi ; 10 n'ont pas servi. 

118* demi-brigade : colonel tiuedv, premier lieul>>nant de gre» 
nadiersproviuciaax. 

Cliefsdc Imtnillon : les ^ ont servi (Itarlhou, lieutenant d'artil- 
lerie, 33 juin 1771). 

Adjudanl-major : 1 a servi ; a adjoints n'ont yn* .wrvi. 

^uarliefit miiCInts : a n'ont pas Hprvi . 

Adjudant» sous-ofiicicrG : a ont servi ; 1 n'a pas servi. 

Capitaines: 1^ ont servi; i3 n'ont pas servi. 

Lieutenants : iC ont servi ; 11 n'ont passera'). 

SouN-lieuleiinnLs : i3onts«rvi; i5 n'ont pas servi, 

131)* dcmi-bri^de : colonel Saillot, capitaine de 177a. 

Cher» de bataillon : 3 uni servi (Rjicalc lieutenant de 1758). 

<Juurliers matires : 1 a wrvi; deux quarlîeiS'inattres adjoints 
o'ont pas nervi. 



CAMPAGNE DE L'AHMÉt- D'ITALIE l-N ^^V^ 



CXill 



AdjiKlanUmajur : i a Mrvi. 

Capiutincji : ly ual Mrvi {^ oflieicrs «vsat la Il6volutioo) ; 
8 n'ont pu servi : 

Ueutcoaots : lo ont Mrvî ; 17 n'oDl p«s servi. 

Sons-livulenanls : 11 ont servi ; i4 n'ont pas servi. 

■06' ilcmi-tjrifpiilu : <'uluiiul Uèrinsel : auldat ea 1753. ofBcier 
cJi 17S1 . 

Cbers de Uataillon : 3 oui &crvi; (Vicosc, licatunanl «n 1784): 
■ n'a pa» servi. 

Qii«r^«rs-inatUGS : 1 « Mrvi ; 1 S(irniim<-rair« a servi. 

AdjucUot-major ; 1 a s«Tvi ; 1 surniiiiiiVr,-iirc nu pn* Mirvi. 

Capilaioftt ; 16 (trois ufTicieni avant 1781J) uiitsorvi ; la n'ont pas 
«ervi. 

L(ciil«n«oU : Il onl servi ; i(> n'ont pHs «ttrvi. 

Soas-liflulenaDla : i^ont servi; 16 n'ont paK :scrvi. 

■ C6* (lenti-brifradé : rolonel Mcsau^c, capitaine commanilanl 
(3 juin 177!);. 

Cliers (le bAlaillon : 3 out mfvÏ ; (OhcIibjtoii, antiK-licntennnl, 
178!^ ; GemKuairi. lieutenant do canonniers, ff^irclo^rtles de l'ro- 
veu«(i7j.j;i). 

QiioKiurs-muîlrM : 1 n'a |Miji servi ; 1 tttirau mirai re n'a pas 
B*rvi. 

Adjudant -major : 1 a servi ; 3 surauméraîres u'onl pas 
«nri. 

Capitaines: 1^ ont servi; 1 a n'ont pas servi. 

Lieulenanta : 8 ont servi ; 19 n'ont pas servi. 

Sous-lieu tenants : launl servi; it n'ont pas servi. 

Î3" dcmi-lniicnde : colonel l.nissBc, capiintiic de 1778. 

fJhefs de liat^illon : i onl servi {d'OrUans, r«pitaino do 17S1, 
Françob, .sous-lieuii^nant, t^SQ). 

Qiinrt>er<nintlre : 1 n'a pa^ Mrvi. 

Adjudant-major : t ns:rvi. 

Adjoints : 1 a servi, i n"a pas servi. 

f^pilaines : i3 ont servi (4 ofliciers avant la KAvoIulion) ; i5 n'ont 
pH.i servi. 

Lieutenants : i3 ont servi ; t6 n'ont pus servi ; 

Sons-lieutenants: ^ ont servi ; ai n'ant pas servi, 

MaUifureiisemeol il est impossîbli- de se rendre cximpte de l'itfs- 
truction ntiHsi bien g^m'-rule (]ue prufttssiuniielle de f.e» onii:t«rK, 
les iKlttls ae portant pas de notes; niais aï l'on considère celles qui 
y furent inscrite» en 1796, c'csi-ft-dire quatre nus plus tard, elle a 
i\A Un tri^ faible ; pour nommer ecs officiera l'on n'a mdme 

nu 




CXIV 



CAMPAGNE DIÎ L'ARMÉE D'ITALIE EN (78* 



pus teou lïumptt! «le l'article «le la loi du 9i ploviAae (|5 février) (i) 
portanl (|a'ntictin miliUiirc (l« l'nrnK'e ne |»ourniit Hn promu 
sux emplois {|ui viroclroiil à vinjin^r •> <le]>uiK le irniilu du cupural 
jusqu'à celui lie Bi^nérKl en dicF n n'il oo uil lire et écrire, car 
Il Li ivonfniiixalioi) de l'An fV, on trouve plusieurs capilainea avcr 
cellr mrDliQti : « un Nnil iit lîru ni ^rire i. Nouh u'avontt que des , 
indicatioDS (rte vufixir* sur les priudpi'.s qui imt fruidV' It» r«prA-j 
scnlanla dans le choix doa officiera; comme oIRcior lupérieur, on 
distrait aiiliinl que pusttiltle que les sujets prbpo<>^f4 eussent servi 
dans les lroupC!i df li^ne ; Miiaséna. cousull^ au sujet d'un ofii-. 
cicr par Dutnrrliio», lui répond en elTet : i II rai tré» Imve, très 
intelligent, propre à ea faire un offii-ier lupAricur, Hvanl scrvt 
iiKsejt d« temps dans les ci-dcvanl troupes de li^ne » (a). 

NoIoiiK eiiHn que l'on leniiit i\ ce que le» officiers fuMcnl eonnus 
de leur» Iruuprs ; le lï mar« U:» repn-neuUinls rofuseiil de Inisscr 
partir Dalleninffne pour l'armée des l',vrénéea-Orîenlalos cl le- 
ntainlieniicni h l'iirmée d'Italie (3). » Il serl depuis looslenips à 
l'armée d'Italie, écnvenl'iia A Boueliutte, et il e» a la ODnltanc«. lan- 
dia qu'un offic-icr inamnu aux trouprji n'anguiert souvent cet nvan- 
lag^e qu'après un certain ia]H de temps u i^). 

Dans cette périodo où riinmonsilA des besoins, l'urtrence d'y 
satisfaire pn nu plein eut, oe pi^rmelttiii-nl |ins d'en r^fifer l'i Paris, 
la personnalité dos représenta nls acquérait une imporlance capi- 
tale, puisque A chaque instant leur décision devait trancher sans 
appel les questions en lilire. San» entrer dan:t Je t^ninds déljiiU 
il .wmlilt- doiHt iiiiÉreMiml di< Mivoir ce que xoiit devenus tes 
di-puli-^ de In Convention dèlarliés i l'armée de Toulon. 

Une fuis et- pari repris, ils so dimonl. Barras et Préran avaient 
vu leur conduite vivement attaquée ; duus son rapport, liurérc 
avntt piKsi' )i-nr nom houh silenoi ainsi que celui do Moltedo ; cet 
oubli avait pant manquer de ju.ttice à Harras et A Fréron et ils 
avaient vivement prote«tf contre cette omîsiiion. Par la môme 
oceasion ils réclamaient leur rappel et un moi» de ciin^é « aGn 
lia r^taldir leur santé alt^r^ • (£], ptiul-éira bien pour avoir l'oc- 
casion de se défendre. Diïa Ion ils disparaissent de l'armée; Inuc 
lenrs cfTorts se liornenlâ ruiner Marseille et A se déshunorrr par 
IcH excès commis A Tuulou ; le ai janvier, le comité approuve leurs 



(i) Arr^iB fKiHsnl i]u« lu toi mm axècaUr S d*t«r(l> 3 mara, pafsisi. 
{>) Mtialna à Uuinorbioo, i" juin, pagr C17. 
(S) Rcpr^w niants, «rr'iri, » mar*. p<(;e itC 
tf| llrpr^MnunU à llnurhollc. » mm. jinfci ifA. 

{i) Harrai ri Frtran *u enanité, &jNnTi«r. vft M. 



CAMPAflSK DB L'AhMÉ.^ HITAUK KS ITM 



CXV 



morarwi «t loa invile à r^joindn (t i : pourUiQi m n'eai tina le iB 
Avrier qu'il* anponcepl leur nrtimi' muiih peu ili- jinirii (a), et le ig 
riD ttrniirc rni.Mri: i>u coniil^ l'i^pi>i|ue oxsalu lio leur iirrivte (3). 

(Jamat i Hobtispiomi Jeune, il ewil le ceaur lri>ti haut pUci pour 
perJru sun tompu à <lca maiaacrea ; le Zo friinnin*, il i|uiilftit Tuu- 
Ion ; lu i| (livAi*!!, il n-ndaîl compte aux jiiciibin* ilos Av^nemenU du 
niégm {i). \a< 6 plaviAao, A In >iil(e d'un iinuvH ttrrHt, il rctaumailA 
l'arin^i! d'Italie f» pansent par leo d^piirtaiDunls do la tlaiil»>SiiAue, 
du Duuli.i cl du Juni aii il était auturiaV* ^ pntuilre l»ulox tcH moNU* 
rea de anlut (lublie qu il jug^vrail aAueuairi-a (5). Il iiUtiX à .Nice Ir- 
3 man anns c(uv l'on coiinHiKiw> lu date pnVisr de aou arrivt^e (6). 

lînfia le ^ man, iùliceti, quoique désigné pour la (ïurau, ual 
adjuint A ae* tullè^nea pn^a de l'armAe d'Italie (7). 

l'^Hidant (ou) le mou fin jiinviBC »l imn partie de février, H ico ni 
eatdoiic demeura («ul Kpr^si'utatil A l'Htm^-c. 

Le choix df nobe«pierreJeune ^tail pariiutiliAremenl heureux ; A 
In Trille d*i;iilr«r en Italie, îl intpurlaîi d'iivuir dnim la tvprèscnta- 
tiuD natiqiiale un députa doun du tic i^uiM-^ip capable de Tairo r«s> 
pecler les convicliona reli^ieuaca dea llnlien* que l'ou dt^sirail a'at- 
leclinr- nul n'^lail plu:) eapabtu de remplir ce rôle que Itiilimpicrni 
joeoe ri il le revi;nilii|iiiiil hiiut«m(iiil(.8) Il eut MirîriiK de voir aveic 
quel aulii lea roprAaeDianlH dépei^iiool le roepect dea aoldata enveni 
le i^ulle. ■ lU n'allaqu(!iit jvoint les pr^ju^ade vive force : Ir froc et 
la i^uimpo jeiti^t «i ridictili» un Fraucn »t maînienntil anfantia* se 
pr^sealentavoca^urilAdanxleo butnilloUK victorieux (9)*' Celle let- 
tre eut aiga/e de Salieeti el de Uoheapierrc jeune. Eerivanl à aon 
fr^rn îl mI rnc»re plus explidte : • Va dea ffmndi mnjuiiH de eunlrc- 
r^nluliua Hnti Ioh ntilriiiroa et leH violetirrs failo» nu culte, les 
Amifcn^ avaient pereuadè que nous détruixiona la religion s, maîa 
« les d^-fenHeuii de la patrie ae aonl parFaitemeol cunduits, ih D*ont 
tnucliA à auounn ininfiw dans un pava oïl le pino^uu de la Hiiperiiti- 
lioD a rouvert toute* les iinirnillMo (lo). Nu' doute qnc celle con- 



(1) CiNniie i narra» et frKfoii, i3 ianvirr. AuianI, Itiat': X,4ee. 

jij Barrii» ri t'rrmn ■■ eomlû. lO ftvricr. AiiUr4, tnoie XI, tii. 

(3) Gomllê it Uuiirncl. ig Kiritt. Aiiiaid. tumc XI, r;3. 

Hi tlmaiattl. Vu de tlobeipifrr*. tome III. |i.i|a ioi. 

PlOxnitt, airJK'. tS janvier Aulanl. lum- X. 435, 

(B) ArttU dn 3 rnnrt, meiic |>ar Ilii^nl ni llii|ia*|iï*rr>. iiacr <*o. I,e *7 K- 
frltr. Ici arrfir* toni li^n*!! ifr Rinenl ubI, |ui(h ■(!■. 

«7) Coniilt. irr^lc. 9 Inart. |i*i;i! i:t*. 

(81 R<ilM3|ii'Trr Jninn mi Ci.milr <lr ailrrl^ Kinrr*!*, |>afR tU. 
1 td' Robrtpi'cra cl Ktlicclt an iiomiU. iH «vril. pMKe »■)». 

& t*^ n«lM»plrTrc A MB fr*ra, iS ami, pêgt 173. 



CXVl 



CAMPAONS DE L-ARUËE D'ITALIE EN 1794 



duitc prudeolc n'ait concilia A notre iirmK' hefiuroup de svin[ialhie. 
NâUH verroits ffralement .Mas^^aa (It-ploycr Iri; jiIpk KrnniN nfTnrU 
|)our Tnire rcHilr« des ubjfU voU-s aux éi^liscs. 

Au point de vue lie U ilixcipline, iU savent parler A l'armée un 
luDgago vrainiont mililflirp, lui imliiim-r »i;s i]<?voin(. Ci>mmr île» 
ofDciera ou sous-officicra faisaient partie de comités de nurveil- 
Unce, uu arrêta le leur défend et leur rappelle u qu'il est ilfrei- 
sounnMr <]uo Ih fume iirnx^i: délibi^re lorsque In pr^«enc« de 
rcDDcmi (.lemnndc qu'cllr «fisse » (i)- ' 

Un autre arrêta restreint Ica ■ d^putations sauf pour «Ha ire de 
wirvÎM ou d'uti^tl!^^én^^ale i[ui ne puiirrait ne terminer sur tes lîcnx 
OU par voïcr de currcxponduncc • , et rui:ore ellus nu devruut l'Ire <[ue 
d'un bonime. ToutofKcier ou oous ofiicier ijut _v contreviendra sera 
di-Milui= et remplace. Dans les considérants, ils flaijvllont durement, 
dans un lang'ABi- èlrvi'?, la conduite de ceux i|u) s'en cliarifeiit, et<{ai 
< n'ont fréquemment d'autre but <|ue de quitter momenlan^ment 
leur |>09ie et d'e.\loii)uer ainsi des permissions > (a), 

Sigualouii cncurr deux nrrt^léH. l'un défendant d'accorder aucun 
coni^i^ A dcK militaire» pour «lier triivailliT à l'arsenal de Toulon s'il 
n'est requis par les administrateurs de la mai'inc(>t ;, l'autre ordon- 
nant de faîn- emprisonner tout railitairo qui, dans l'espace de dix 
jours, n'aura pa» dépoHi> %a croix do Saint-I^ui», eonfnrmAment 
au décret du s8 brumaire (4). 

En môme temps leur sui'veillance eal ioeesMnte pour tout ce «|ui 
louche au l>ien>^tre des troupe-'' ; de nombreux «rr^tén en font foi. 
Un pain spè<^ial ext fabriqué pour les malades des li>>pitaux(ii) avec 
dn In farine dont il est retiré trente livres de son par quintal. Çuant 
au biscuit il ne doit entrer dans sa fabrication que de la farine de 
fronii-nl < sani v mêler ni or^i> ni seigle a (ti). I.e l) mars, il est 
ouurdé deux pintes de vî» pur déride A chaque soldai cantonné ou 
cani[>6 sur k-s montaif^nes(^}. Afin de permettre aux troujws do ae 
procurer certains objets a que la xuppresHion de la {laie en numé- 
faire, la ran-té et l'extrême clii'relé de Ions Ipk objet> ■ leurinlrr- 
diseiit d'aclii-ler, il irtt créé pour les vivandiers un magasin où 
ils vont s'approvisionner (8). Les objela cédés ooiltant A la 



(ifArrW, SI «an, f»t;e i(S. 
(>>Arr{li, »4 mari, paiçc iÏ3. 
(J) Arr*t*, Bitord, ii février, p»[r* ni3. 
(() Arrêté. »S f*Tri*r, pa^e loS. 

(5) ArrfU, Ilicuril. 3 frvrier, paçv ^t^. 

(6) Arr^lé, Ricor4. 4 man, pif t^- 

(7) ArrfU, tliibrv|>irrrr. Rirvriî, f n»rt, p*f«i»G, 
ijn Arrfl4. Holwitpiffr*, Rl<«r^. 4 marn. ffr iiS, 



CAUPAGNE DE L'ARMÉK DITALIB EN !TM 



CXVIf 



IVpaliliqucr a |« double cl quoIquoFms plus du prix > déterminé 
pur la loi tlu maximum, un arrf-l* du 5 mors i-éaile les Fournitures 
et le» mnti^rcs à diulriltuvr : te vin, l'eau^de-vie, l'Imik-, In clian- 
dnllc, l« fromaiii; anlinair*- ol Iv Inrd sRiont »i'ul« vuiiiIun ;iii prix 
du tnanimuin. les autres dcnr^c.^ avec de^ remises Hur I'^ prix 
d'acbal de six pour ceut )t Niii>, de douite sur les borda de la mer et 
de vîntçl'tpiiilre (laii'i les camp.t et amtonnemi'nts du» inontag'nea ; 
I« chefs de buUiilloits et lis conseil» «rndminist rat ions sont respon- 
saMes du poids et de la qualité de ces acliats. Il est exproHsif'mcat 
défendu nnx vivnndier» de vundra It d'aulros qu'aux soldats de 
leurs lialailliifisi en cas du Jé-soliêinsHnce, ÎU soponr, punis par la 
privnliou de leur place et frappés d'une ameuilc du triple de la 
valeur de l'abjelcèdé ; le tldAoneialeur en recevra la moitié (i). 

Lttcirrenadient a6piirés de leurs dcmi-brig'iidu!> êluient tnqi aiiu- 
wnl iiéfflii^ ; un arrV-ti! mppclie « que ce.^ balnillon.-; *liint destiné» 
p»r la nature de leur service A Aire hors de lijçne et nax ]>okU-« 
avance, on doit Cire exii-âmemcnl alleatif h ne pas leur faire dési- 
rer ce que lu lui leur accinle > (3)- 

LTn l)i>pilal militaire à Avif^nou, contenant /ioo mnlndi^t, a est 
dans un déuilmcnt absolu * . Chauve! eal requis d'v envoyer « KUt^ 
le-cliamp • un commissaire adjoint pour eu vérifier l'état et t pour- 
voir i SCS besoins sans retard •> {3). 

C'est surtout au point de rue admioiittretiF que le râle des repré- 
«entanu a étc i-apiliil. Ils ont surveillé ntlenlivcmcnt les diverses 
ailmini^Iralions (4) et. par nno «érie d'arr^l^s. ils se sont cfTonésde 
pourvoiraux besoins des troupes. Le 6 pluviôse tous les ateliers de 
l'armée sont mût Mtus lu onlreH du citu_v*^n le Thieullier 1 chaque 
décade, cet B^iil fournira aux rcpré«enl«uls un ètnt faisant coii- 
nnttrc toutes les marchandises entras dans les magasins, celles 
qui eu sont sorties et les effets confectionnés ; aucun vétcmcDl no 
peu! être livré que coilfcctionné. et sur la <lL'mande des commîs- 
.-uiirctt des jfuerrc« ou l'ordpe du rcprésciilmit (3). 

Le 16 février, toutes les lanniTÎes des déparlemeals du Var, des 
Boucli«s-du'Hh>)ne et des Alpes-Maritimes sont mises en réquisition, 
avec toultf« le* peauv qui s'v trouveront, sans aucune exception ; 
aKn d 'empêcher qu'aucune ne soit distraite des bcsaiusdcrarmée. 



(l| ArtiU. Robe-ifierre. Htrord, ti mari. piii;e 111, 
(«j AntU, Hahetyir.rrr jeune, tticord. iH man, pag« i&S. 
(3) Atrtie, HïcofJ. HoliMpicrfï. ft mari. p»g« i«S. 

(t.i Arr*ié, Ritord. 7 Ifriitr. pnçe 8J. Le piftor géa^ral fuurnifi i»a» l«s 
di* jour* l'élat de ttt pairuiruU. 
15) Arrêté, fi plariihe, »& janvier, page Câ. 



CXVIir CAMI'AONK DK UARMÉK D'rTAMK EN 1794 

loaa lc« boucburs on «nlrcftnacat* de houclierîu, on même I«a 
particuliers excrfanl la proression do boucher rourniront A la fin 
lie i:tia<|ue mois ua fini iadiquant < (ûu<i les nlMtliH qai auront 
lieu tiita» Ivurs boiidii^ric*, avec d^siini'*'ioii dr» qualiU et ijuai>- 
lilé • tt). 

L« 3 man ks n^pn-MiiLinbt veulunl !te rendre eompt» de ce qiit 
manquodaiiK 1» mni^asias pour une iirinfi; deSo.ono hommes, chif- 
fre auquel on jiense qufl »'él*vcra bicnt4t l'srmf« d'Ilalii-. On l'nppr- 
{0>t quo les mas;aains Je Nice sont videsL citonH au hasani quelques 
chîfffM :ilscoalienneal 44 habit», bien que RobeApierrc se soit plaint 
le 6 janvier qun Jo.ooo rcdin^uli-* iiniionc^es ne siilent pas encoro 
arriva* de Paris (a) : 33a paire» de souliers, 5oa culuUcx (3) Tout 
nu en>cmblc de mesures ptua i^volulionnairea les unes que lea 
autres ont pour objet de rem6di.ir A celle pAouric vraiment 
cfFravanle. 

Le 4 mars, il est ordonné A Ghaurot de faire transporter € sana 
d^lai de TouIod A Nice 30.000 paires de souliers* f^). Ijemfmc jour 
nn autre arri^lè donne A la fabrication des .louliers la plus graoïlo 
ÏDtensilé.A cet effet toux les cordonniers de* trois d^|MrleinenlsM>ul 
mis en réquisition ; bien plus, IcThicullior est maître do leun« per- 
sonnes; il peut leur distribuer le travail soildans leurs proprcsalo- 
liers, soit eu les raKNumbbinl dann un ntelïer commun (S). 

Malfrrf l'énergie de ce^ mesures, la main-d'auvre civile ne peut ] 
couvrir tes besoins, car un am'tè du m mnn met A la disposition 
des tanneurs les soldats cierçiinl celle prufes-iion soos la respunsa- 
biti(6 des municipalités (6). 

Le magasin de Nice manquant de dilTorents objets pourcuiire&-. 
tionner les équipements, leh que du fil de toutes les couleur», dea 
tricota blancs pour culottes, des moules de boulons en bois, des 
boutons en cuivre au type de la République, tous ces objets sont 
mis en réquisition dan» le dt^pailement de* Alpes-Mari limes et Im 
districts de Orjsse et de S«int-Panl ; les municipalités les feront 
saisir chejc les détenteurs (^). 

Afin d'éviter i|ue les dilTi^rentes adminislriilious ne se g^^nent 
matucUemenl dans leurs acliulsavec l'étniui^r, il leur i-sl défendu 



,(t) Arr^l^. *6 février, page m 

tt) nrp dc> ordru tlu inininliw aux diriiion*. jiariFr lA O^. 
(3l Eisi rtmit If 3 nar*. — Voir «lu «iluaiioB*. 
l{| Xirtli, i mar*. paft is3. 
(&) ArrflA. i mm. pn^r ist. 
in}AnfU, lU m*», (laçr iS3. 



CAilPAONK l>K l.'AUWÉE D'ITALIE EN 179» 



CXIX 



d« rira aciwter directement ; A In Qu Au mois elles remettront aux 
repnèsenlantH l'étal île ce qui leur e*t nlmolument nAnm-iiiirit (i). 

Tjuliîfuis à \a veille de se meltro eu muuvemcDt, Ttirnifio 
• éprouve Id pltifl i^raatt beiMin a de Houliem ; une oouv-oIIp r^quî- 
sitioD i)« mille (Miirofl pur iliknde cM TnippAt- tur lu dialt'îi'l de 
tirasse; et. c«>niiiir le» inalièrM premières r'>iil défaut, « l'iiçeiit 
lulionnl de or tlisirict Ml autorisé A requérir des marchanil* iH 
rabricAQts des autres dÎHtricls ilu di^partdmi-nl ilu V'ar, la quantité 
de cuir lie cotte qualité iKWsi.-tini h \u i'nhncat'imi de mille paires 
de soulien a {3). Mnllieurouscmenl aucun ducumml ne nous 
permet de consister quel a élé le résultat obtenu. Pour les son* 
lirrs on n'a cerlaioemeul pua rêusHÎ h couvrir !e» besoios, car le 
■ 4 avril uu iirrêt^ présent iï Huiler d'iiclielnr tuu.t 1rs soulirrs qu'il 
pourra se procurer afin d'eu fournir aux soldats du l'cxpMîtion 
d'OoeiIle(3). 

L'armement oq canons L^t suiTisanl ; au 5 mars, les magasins 
de Nice conliennenl neuf pii'bre.t de lu ; onze de 8; quatre-vingt- 
hoil (le 4 ; neuf de 3 pi^montaisrs ; trois obusiurs de 6 pnacea, e4 
ass» de cdissoiis pour leur service. L'approvisioauemi>nt en muni- 
lions (i'artillerie eal riclm ; celui d'infanlerie faible : $65.5oo car- 
louches ; mais uu a du plomb va aboudanee: 1^3. 160 kilos. Les 
fusiln nu contraire manquent, on n'en a que 865 en état et 66yà 
rêpaier (4), Le iti v^>llt^l^e, Duinerbiou fu réclame iS.ooo ; outre c« 
^qni e>l oèceSMiire & la consommation jonmallére, il faut encore 
pourvoir les bnloillons do réquisition venant Je riirniéi' (Ie« Alpes ; 
le bataillon de l''orcalquier n'a pas un fusil, le bataillon de la Loirs 
n'en a que 400 dont la plupart très n>auvais ou hors de service (5). 

On aurs la plus grande peine ù armer l'encadu-ment ; puur en 
tlouuer un exemple, mir i.ioo hommes reçus pur la ioi* denii-bri- 
, 1,'ade, 300 seulement auront des fusils (6;. 

Afin de metlie en état les fusils abîmés, on rccinmo 1« 20 févrior 
la liste nominative de tous les ouvriers en i^tat du travailler â la fa- 
brication di^i armes 17). I.e 'ji3 mars il est défendu au cor{vi de faire 
exècitlor par les armuriers aucune rcparalioD sî ce n'ext pour « rcm- 
plaoeraeot devis etajostaçe d'autres pièces*; toutes doivent être 



hlAtrél^ »i mara. pag* i^ft. 
(j| Arrlii, 3 avril, f»gt l^^. 

(3) Arrfi^, Rubcipttrrc.Salie^ti, U anjl.p*;» *4ï. 
Ul Silualtun da parc il< r*rin«e A .Nice, 3 iniri. ISilBaUonn Ati|. 
1&) tiuBirrliios ag oomilj. t3 atril. paie lio : UiamerbioD an «avili, 
l& avril. )i. tûi ; Kimrd an vniiiîlf , ii iivfil. {lafr Soi. 
(0) Mbucda t llumrrliiou. i juin, |>ai;r fiio. 
(Â ArrtU. m féTtlrr, pajte »3. 



cxx 



CAMPAGNE DE [.-ARMhÎE D'ITALIE EN IT94 




f«il<-.i par l'iirtillcrii). On veut ainsi einpôi:h«r !•■ IraBc des |>iè«ca 
(l'xrntM par les mauvais ciloj-rnt qui les brisent pour le» wnilrt- en 
détaild]. 



IV 



Tant qnc lus ncign couvraient lea monltii^ncs, elles oou^ inter- 
disaient tout muiivoment offensif; ju!ti|u*aux premiers jours de 
f^^vrîer, cet ub^liicle nvait rsKituré le» Pii^montniit sur la prot>abililè 
d'une Dllai|uo ; mais la saison < étant toujours cMrnordinnimnent 
belle et douce t, les apports commençaient vers le la fÉvricr, A 
devenir Tort alarminit* ; ÎU pnrlainMl < <|u<! les puitsa^s étaient 
preH(|ue i-nliércment débarrassées de nciifc u (a). 

I<cs Français n'allaient~ils pas profiler de celle occaiiiin i on 
siirnnlflit de forb raiMiimblumeuts i\ Itreil c4 on leur prêtait l'intcn- 
lion d'atlaqunr Saorgu xur troÎM colonne». 

Le i5 révrier, M. de Girola mandait do G4nc.H : a On a également 
appris de Nice que le nombre de IroupeM rassemblées 6 Villcfron* 
che, Monaco, Menton avait été porté A So.ooo hommes, que l'on y 
allendail d'un momcul i t'nulre [lob«(picrr« jeune avec le plan des 
upéraiionn que Von devait entreprendre et que trots navires étaient 
arrives à Viilerraoehe eitar^éa du matériel du génie pour faire do 
nouvelles routes h (S). 

Le 31 février, on savait A Gènes « que Robespierre jeune était 
arrivé A Nice avec le plan d'opérations A exécuter par l'armée cxim* 
mandée par un certain géuént André Maxwéna ». L'efFeclif des 
troupes montait à 33.000 hommes, et des ban|nes charges de pou- 
dre et de munilions de ^ros calibres étaient entrées dans le port (4). 

Sur un soûl point ces ropporLt étaient inexai^ia : Robespierre 
jeune n'était p;iii porteur du plan d'opératîonii ; mai» son nom suffi- 
sait pour indiquer que du moment où il se trouvait quelque part 
l'on passerait bientAl A l'action. 

Ces divers renseignements élsient eerlainement venus à U 
connaissance du général Délivra; en prévision d'une attaque qui 
pouvait s'effectuer d'un moment à l'autre, il avait demandé de ren 
forts. 

Afin de lui venir en aide, de le seconder, on lui adjoignait Hevol 
comme ckef d'élat-major et on lui envuraît deux régiments de ren- 

f 1} Arrêté, s3 uur>. page ilfi. 
• »\ (îhtrantini k Tkafrui- 11 février, pie* ^. 
(3|Giroli tThiiKui. li février. Iriduclion. 
(4) Girola à Tfanfui, n février. Traduelioa. 



CAMPAGNE DE t-'ARMÊlï D'ITALIE ES ITW CXXt 



f 



fort. Le 34) février, le r^KinieDl de Turin se nietlrail ea mouveiDont 
pour se porter à Lîmon et i Veniaol ; le la. le ii^^imi-iil iv Moul- 
fcrrat so renilrait à Teuilc. Cck ()iiiitri; tMilailluiix ^taiiMit nii.-t »uu8 
ses ordrcH.alin de luicurvîr de réserve (i). 

Lu dimii;rr qni nioiiaçaît le Piémont d'Atro envahi tirusqncnicnl 
pur Ir» KraQçais n'uvait pas ('-chu p pi- à son gouverDemenl ; en mâmo 
loiDp<i qu'il s'iUfor^nil d'oblciiir lu conp^raiiou des Aalneliieu.H, il 
ïoccupitil lie pr(''parcr un plan de défense. 

Lf< monii-Qt était venu pour lui d'arr(t<-r une ligne déËDilivc de 
conduite; la maladie i!in(H>cliMOt logi'ii^rul de Vins dt- pnrcoii rir les 
muDtas'ues, le ^^ui'-ral Culli était char^'. te i février, de visiter 
toute In liftni; de lUus à l>olceac>|ua, de se rendra compte de l'élnl 
Jrs choses afin de suppléer le j^oiïniUiuime et de lui permettre do 
ie détcrmiacr en louic cotinaiKsnnce de cause. 

• n s'assurerait si les neiges cmp^haîont encore les l-'ranv'*'* ^* 
iea enlrq>rcndrc h ; il déciderait ou non de l'aocapation <lu Tiieis, 
Itl dans ce cas ou y construirait « un ouvrat;c de campagne solide- 
ment enviroDDi- de palissades solid» et de clievaux de frise a ; 
ealîn il rec<>iina(Irait l'éljitdes troupes 

Sa recounaisiiaiice Icrmioée, k il remettrait au général Déliera 

ut ce qui devait ttm chaagk ou fait d'aiiord, lequel devait l'a^^sti- 
rer pJir écrit si le t«ul pouvait ^ti« exécult!- oi^ hi^n s'il crojoit trou- 
v«r des difficultés insurmontables i|ut devaient Hn déduite* avec 
tout le détail nécessaire > (s). Celte inslnictioa était communiquée 

Ii Déliera. 
, Le 14 février, Déliera était prévenu de rarrivé« du frénéral 
fcolli (3| ; le 17, en réponse h une dépêche où il réclamait dt» 
bnlres, il lui était prescrit de s'adrcssor il ce général char^v m de 
putisFaire à ses demandes o (4). 

Lo même jour, Colli, accompagné du général Argentcau, arri- 

IVait è Tende li 1 heure de l'apréa^midi, il partait aussitât p«ur 
I.a mission du )^('-u>'-nil Colli témoîi^nail de peu de confiance en 
DcDera ; apn''.s les ovéncmeuts de l'ann^-o passiVe on pouvait mtfmc 
la considérer comme une revanche obtenue (tar les généraux autri- 
eliîens sur les généraux piémontals ; alors Colli avait dil se retirer 



(1) De Vim A Déliera, li Tivritr, page Kg. 

|>l De Vinii à n->llr. 3 triritr, paçe 81 . L'dc copie *T«ït Ht conMr*é« dan» 
Im fiafiirn de D^llrra k Turin. 
(I| Uk Vint ■ llnllrrii, i^ friTÎrr, pi^ Bg. 
■4', l>t VJBft h tVItrra, 17 Fèvritr, pa^e^, 
(ûi Ball«ija Je roiwigiiraMai», 1; février, pagr pa. 



^Boc 



rxxn 



CAMPAOVE DK I.ARUIÎR D'ITALIE R« tllM 



derxitl SainI André, aclualloment on lo c1uirç;vnit d'examiner 
dispoMlîoiis auxquclli-s il s'elail ci|>p<»:<A. 

Le-t rflp]>iirt!i èlaîcnt pomuéti A un toi dcgr6 d'iDÎmilift entre lui et 
RbvH (|u'oo inumeiit où il prendra lo commandement du corps 
darmiS) de Nic«, ce dernier se ri'lii*ra. Eo oulri! (.'«Ili appartenait, 
Jt en croiro Hevel. nu piirli iiulrirlitpii i|iiï «nn!<)l voulu «Vu n-mullrc 
à une iMiailli: i^^n^rale cl dncUïve pour terminer la t^ucrre. 

Que se piiss.iil-il cnlri- le» di'ux centraux? toujours d'âpre In 
tiinoi^naiife de liovel, o l^Hi aurait l'ttt iriivis de porter le» troupea 
autrichiennes vers Turlune ei Acijui ii. Cette proposition 6tait awws 
naturelli! cliex un gt^ii^ral nulricliten rpiï devait cotinallre le* inicn- 
tinrix de m cour ; nénunioins h. ta suite des observations qui lui 
furent failes, < il convenait que ce n'était paa le véritable point >. 
Mais on p«ul douter de IViiautiUide dew nuln-s idi'eK qu'on lui prMe ; 
ai elles sont ntproduites exnct<'Rii'iit. Colli nuniii rouM'îllt* d'i'va- 
cucr immédialcmrnl totile la liii^ne de rH^tes que tenait le corpK 
pi/montais. tjeci re&sort clairement du pasaa^ (i) où fXcvel, par- 
lant «Il nom de D«lli<rn, n'-p^le lt>N mniiTs que Sainl-AudrA avait 
dëjA exposas pcnir juvlifii-r ws diiposilioni' (al ; Revid s'est rer- 
tainement Iaiss6 emporter par s'm ressentiment, car bien loin 
d'adopter un tel plan, plus lard. tîoUi di^fendra pied A pied le 
ilAtHiiirlii' des nxiiiliiiçniM. Obtrrvnn^t rn ou(n' ipjR M. de (îiuita, 
)[<-nJ^rnleiiien( très bion informa, soutient le contraire i^3). 

Connaissant les lieotimenta de itevel è son t^rd, Colli évitait 
soîeneusi.'irienl de Hiiri- usiii^e du piiiivi>ir iiui lui avait été attribué: 
au lii«u di< donner de« in»iru<~lionH, il iw> h>>riiAit à lats.«er une noie à 
Déliera on it l'invitait & faire préparer des chevaux de frise et des 
palissadem. k rceonnattre le Tueis, A former un plan do défense {5). 

Il ui' pri-flcrivnil donc rim, s'en remettant absolument A D>'llcFa 
ik qui i^lait i-onKée la défense de cett/- partir. I^ cminle d'tHre rendu 
rcspottiuble d'un échec à la suite de dispositions qu'il numil 
prescrites ou lea éffards enVkTA un r-amanido l'avaienl-tts fait 
ag-ir ? En tout cas il avait fait preuve d'une grande modération 
dans l'usage do l'auloriti qui lui avait Mi coufii^(5). 

L'exploration du Toeia fut con6ée A Hevel et A MalnuMenn; 
«elle-ci terminée, Uellera réclamait le >4 de» ordrm prticis, Fallait- 



n 



{■IThaea ie Rvrel. Udm^ft*. (tevel an n><, fft |S3. 
1*1 VuirpicpXCVIII. 

(3i Ménviim tar /<• oaïupafnr 4* 17^. — Jl. dt CMia, p*^ >S>, 
((I Colli * tVUrr*. lu (»rrifr. pa«C 1»>- 
{%) iUci eti lin nuuiaiii mulit de <loul«f At rcxaflîlade dr Revxl *ur < 
pnUl parti ru lier. 



fîAMPAarm r»F; i/armis dttaue es itoi cxxm 



* 

> 



U on uon Acoipemi Fimee TAnlKioa e4 en avant 6t nUe position l« 

po-' l'QUsr i l'ïnvitatiiin r«i(r par Colli d« 

Iqi =-, , ...:.'iise, it préscnuil divers--* oUwrra- 

' liaaa «ar l'rtAcvItun de ertte mcnir* (>Belli- que fdt U r^ontf du 
e^énl ni c-brf. \r mauvais U-m|H cl In iliftiriilt''- da nimnianioi- 
tiiias * oetlr i>piM|urili> l'aDité*. rcsIrrtirujtirDt le n»nilirr il'liommrx 
inaraleiiîrè r.\Wlû(in;liwt>iarfteooBCiiatmiiteiilseulpinrnl IpIkk^ 
«fil filial hutirï Maïtnl îiiliabilaliti's. L*'ft mi^inea 

ni--<< - nt rni'Cu{>uli<.'n «ux ("'rno^ai*; luiii.'' eiichiiUia- 

■*int le momeat, il lenr Hait possible i'r prendre pied «prft» avoir 
chasE*^ leui postes piémunUi*. et Jir> lor» d'y leoir nve* [m'h dv monde, 
le fnct nord Hant plun fadlr â di^femln- na'ii nttn<)urr. 

A *aa «vis. il convenait de ne pas oreiller l'nttention de IVit* 
Demi INI se mnolrant p rè m atu riaient au Tuein ; aupnravanl, on 
JcTsîi s'élaliUr wiliilein''ni ù l'Aalliiuu el _v oiiuMruire 9Ui.-ce.<iaîve- 
meul deji iium^ct, pour Iwltre le« flancs de re puste nvaucA, 
Le rcnforcenioot des difTérents points de l'Authion pnr dcK retrau- 
diements avait en outre l'aviKila^ de auppUer au man<)Uede trou- 
pes, et de leur Aparçner dm fntig^qca en diminiiitnl le nombre des 
poalo. 

Oo 6lèTerail une redoute an tiaracon, on crffirail un poste hor* 
iCinsulle en orniil de l'aitcirn i^nmp iln cnrpn Ttaiir, «n ^(lT1if!<^rail le 
cbAlnau de l'Aulliion et l'on monierail du canon au Tucis ; la ((nu- 
chcMirlout^it pnriiMiièremenI raible; pour t remédier on pla- 
cerai! du miitide r( iIp l'arlillerti- h la VhmIii. Afin d'iHre prM, *an« 
imjaM'iTr de trop ^rrandc* rntitpm buk lrou|ic«, Déliera viiulnît Int 
rappruchar proip«Bsi vente ni de la Beola, d'où il )^tait facilo de Ica 
diriger sur l'Authion. 

Déliera s'en n^mcltail enti^remenl h l'appn'einlion de Colli aur 
ttiuIcK c.fjt prïipiisilioliK ; il lui nlMindonnait même la pliiN pr^ieuM 
prèrugntive de tout chef charge' d'une responsabilitiS le chois du 
commandaut & donner nu poste c^ipitul du Tuein au ras ou il lui 
serait prescrit de riM:euper(0. 

Le rapport ({ue rMIcrn iidrcuKail A de Vins fi In «uile de In noiu 
do Collî Hintilc avoir été bicu autrement diVîdé. il est-vrai (]u'il 
était d<1 à la plume de Revel. Il v rt-clamail 6iieriri<j tic meut le niaîu- 
lion dans le comté, pour Av» moliTs ecrtiiiuemenl très judicieux. 
■ Si Tennenii occupe BelvMi^re, lui disait^il, il Apaiyneni 5,(xk> è 
O.non lininme< qa» r.joo A i.ôoo des nrttres tiendraient en i5chec 
ca rcsUinl 11 iielvêdèie. Si la position de Saorge il i^illa Ardente est 

1i)D«llcra tColll. ai Urricr. page loG. 




CXXIV CAMPAGNE DB L'ABMÉK D'ITALIE EX J-ÎM 



fiH-lifii-e.cuinmc clic peut l'^tra. l'eiiiieini devra oa chercher à nouti 
en (li'lojîur, ou ôUiblir un cordon li-i-s forl; s'il votil aller ft Oimillo 
Qi plus luin, M t-ovAan uaru un» ■■li-iitluc iln ■{lInrtllll■^ tinuri's et 
pluft, tantiiK ((uc IcR deux cxlrémil^ de uolrc liiçoc dc sont pas 
i<loîgii<'-cs dt huit & (lî\ hcurei Ju ci'nln* plac^ A Saorço (i) >. 

(^C rapport, ijiio non» nt- poxti^itunt pu«, i^laît juiiit Si iiae lettre du 
mCmo jour m'i DcUvra iiiKi^tiiU mipr/rK <Iu ^^ni-ral ea clirfsur l'ur- 
gCRco de pn-iidrc uo parti (a) ; U neii^v fotiilait rapidement, Ira 
altord)) di' l'AulhîoR du KÙtè du Moulinet Otaieut d^'oiiverls. cl lea 
palioiiilles fiTani;ai!t«s m! motili-Hiuiit rrè(iuemniGi>t diios celle ilirec- 
tiuu (3). A lu druilc du lu li^iie, Ick ItonoM di^poKitiouii <lu inar> 
4|uis dv Colli, commandant dons In viilli'c de la V6«ubi«, ro avaient 
imposi5 jusi]u'à et- iiiumeut aux Finn^nis ; mais « pour peu qu'il» y 
missent dc vig'ucur ■, «v faiblv curjui ne suniil pan en Hnl dc se 
noHlenir dans un poxilion arluclle, d'oiilant plus i|ue l'oo signalait 
Ix'aucoup do troupes à Ulrlle (Aj- 

I.e a8 février, le çénéral dc Vins upprouvail le projet du ^ni-rel 
Uellcra ; car, écrivnil-îl, « ù l'on voulait s*einparcr du Tueis et j 
faire des rrlranclinnicnls avant 'pie l'un eiUlcs flaiicN i-ili-sdrrrîArus 
Itie» a»iiré«. l'on ne ferait qu'exeilei- l'atlrnlton de l'eniicnii et 
ccrtoioemcnt il viendra co forces supérieures pour nous co ehas- 
Hcr •. AstiurJ^ de lu {losilioii A<f l'Authiun. on con«tniintit i la jrau- 
clie de lu lii^no une l>aUerio u fermée par derrière • dc^itîniV à battre 
)e flanc gauche du Tucia et à le rendre intenable pour 1rs Krau- 
çaïs. Ue Vinit donnerait ntor» ordre ou non d'r êlahlir des troupes. 

En in#me temps, il recommandait è Dcllcni d'apporler la plus 
grande attention h maintenir en bon élal le chemiu du co) de Tende 
qui assurait su ligne dc rciraile ; Ji la moindre plainte, on jr i-iiver- 
niit un uffirier pour Icxaminor «I celui-ci en ferait un rapport cir- 
constancit^ ag ^néralissîme (5). 

(■) Hctfl. Kii)t|)i>rt *u nom <)>' IVlIrm, Mtmaim Jt T^O" 4* Acwf, paLjce i83. 

(i| Noua Ile ttwjDa% iloiir |iii4. i-i>iiiriir*iiiriit à l'o|iln(OB d* Kr*l>i tl Mort*. 
i|i>E It Dolc concrntanl ta tUttnfalùnt d*» Iroaptt M Ir* préfiarat(/t néentairti 
pouroceaitr une «rJuiirf* f/oiiilton lil rl> IsIttcP p«r Colli t ton dCjMrt àe l'ar- 
mce: rmr alorn rciic f>hra(i : tCnt donc srt ordres [de Collî] i|uf j'allrnd* 
pour Ici tx*ealcr > >p>i{r loSldcvicnl ioroaipr^hcatille. L* dcinindr «dressée 
par DrIIira s d< Viui de liiî fiirt ciivayrr par Colli Ica otilrei Ivlatits i 1* 
d(f«a« dn Tarit et de l'Aulhion. ordre* d'nprét lesquels il r^Kicra sa eon> 
doiln, r*% puinla paraisisnt aieaarc* par 1rs Fraiif*i» iiui se raKMmlilenl «n 
crsnd nonlin', pninire t noir* ■•)■ I* n<io-«xiaien«e 4'iatlraclMWi (Toir 
pugr. irf). 

|3) IVape^v ce ntppiirl dans uni> recofinabiMnee picmoalaiic pouiiec vrra l« 
Moiiliael. uu parti rrsn^al* aiirsil per>lu uii bomme : le* thémiHilaii prr- 
tolta*. 

li) Drllera t 4* Vlai, s4 UvrJer, ftg' '"l. 

tS) De Vlas t Dtltrra. M fivrier, |ka«r 119. 

\ 



4 



CAMPAGNE DE L'ARMKK D'ITALIE EN nW 



cxxv 



La reiixe dira Iraùiilloiut ilrmourrs c» prumii^rt! lï^ni' nllnit pro< 
curer aa ir^nèral L>cllcra les Torccs D'^cessaircs pour c\ô«ulcr en 
dilTiûvDla Imvaux el mettre à sa dîspoailioa des hommes rc|Hts<^. 

[Le s4 dnifr, il «Uil tiverii i|Ui' les ■**, S', g« baljiillons de gtvtia- 
dier«, Ip« fï-ifimcnt* dr Cnwil, Ac<{ui M Suso nllnîml Aire reinpioccs 
par les n-g'im^Qts do Turin, Asti, grenadiers royaux, Pever itn llof 

I ei par le 5* balaillon de içrenadicrs. 

1^ i" de t^rvnadii'n piirliniit d'abord punr Cnrtfriiiin ; puis lut 
S* el g* du ^renadter>! pour Turin ; A l'arrivé du 5' de KreiiadirrH, 
Vcqui SG rcniirail ik Micc ; lorsquo lesgfreoadiers roraux aaraicnl 

'^rejuioi. Cuxal initl ea (guarlter dliiver, le ■*' tialaillnn A Coni, le 
ï'i Silinl-Salvador ; Sukr Aitriidrnit Percr ini Hof ei irait A Saînl- 
titavcono (i). 

En exécution de cet untre, le i" balaillon de grrenadiera se met* 
tait en inouvemenl le 38 f<H-rier ; les S' el 9" du çn-niidii-rs le 
1" mars, les autres suivraient dès <|uc le jour d'arrivé de leur rem- 
plaça nt serait eonnu. 

Le réffiment d'OoeilIc, le eorpti fraoc el le lialaillon de Mondovi 
a'étareni pas rclcv^.t ; A rrtle oronsioii. Di-llerii cruvait di- sou dovoir 
d'averlir de Vins « que le 1" de Moudovi était ri-duit à ricu, les 
hommes avant filé en Piémont, el les ordres pour les obliger k join- 
ilrr n'ayant pas leurcfTct ■ 'a). 

Le 4 mars, tout en roconnaissanl l'avanla^ qu'il y aurail eu de 

, procurer quelque repos à ee bataillon, do Vins inrorniail Déliera 
iju'îl lui rtait imp<»»ible d'eiivuyer d'aulrus eorps à nu pliure: < Hi 
l'iiii CDDsiilére rétoiffiiemcnl daii» loquet ee bnlaillnc) se trouvi; 
du Piémont, ajoulait-il, il ue vaut m vérité pas la peine do l« 
faire mareher st loin dans la maison actuelle pour rester peu de 
aeniaiaen en (juarlier d'Iiiviir ■ (3). Alîn de le compléter, te liutailluu 
clrmeurc en Piémont recevait ordre de lut faire juixscr toux le« 
liummcrs disponibles: le 6 mai's, il ne comptait pas cent hommes 
au drapeau (4)- 

Les plaintes des )>at,ttlloas unti n-lev<^ coutiitaêiv'iil à se fntn? 

Lrniciidn- juM|u'ii l'ouvertuiv de la campagne. Vers le 24 mars, le 

Ir^incut d'Oneille réclamera de se reposer en Piémont. * A eettc 
heure, i-t'pond de Vins le »8 mai-s, il m'f*t impos>>iible<l'_v penser... 
je Di- puis damt &• moment faire de* pruji-U de quartier* d'hiver • 

Ici il invite Déliera A le cascrner Jk Saorgc où les hommes a étant pr^-s 



) Ek Vin» h \Mhr», a-S Kvrlr.r, paK" loTh 
|«t IMIcni A (le Vin*, i-j trvT"^r. putit- iiC 
|3) Itt Vln< A tVllf^ra, 4 mur», pagr iti, 
14) [leltcra l> de Viat, It mart, page lag, 



CXXVI CAMPAGNE DE fAHHÉK DITAUIÎ IÎN m^ 

(la leur potrie, ila n'oiil nncimt* niiuiii ilo mi pliiindir *. I.ororpa franc 
n'oiil il'iialiT n-pi"i qun >)e pJisKcr qui-lquv lomp» à T<ra(lc(i)> 

Quatil aux viilonlain-N Paniiiiii, pn-Mjue liiua ttunt luroliés mal»* 
de» : le afl mnm, Dfllera i-hI furcft ■]« ralcviT ci* corjiN t i|uî cnutiaFt 
II- IoimI pnrrnihtm'-iil rt i)iii, rommiiniliï pnr un offifiivr aclif et figi- 
Iniil, coiilribuutl i le tn)iii]uillificr sur l'Aulliifin • (j), 

IJiffémites causes retarJ^roDl U marctiv des Iruupea lir^es tlu 
Piéinoiil : Ira ^n-nailiera niyaiix Iravcntanl MotiniUeri, lit rni a\HÎt 
voulu Ir» pnwiT eu mvur ; iU fli'nviiivRl.tuDlumniil !<■ 1 1 mara, <\ruv 
jours apr^H rép(i(|UB fixéo. Poyvr Im llufquuii|ue avant auunS 4)0- 
« )N)iivijir marcher ton les l»a fois que Sa MoJMti^ In juvitrailA |tro> 
pdH avnil trouva h«iiuC4)Up île (Ullictillra riaiiit l'oxccutiui) ». Li* 
4 mats, ou iguorail encore r^po(|u« où il rejoindrait i3). 

I.Viïi-clif total des troupus de relève, non compiria l't-ycr îm llof, 
motilail à a. Hou hominex ; Iva n^pifnrnti> niilraul eu quarlient 
d'Iiivor uVn comptiiii-iii que i.you liommea; Didlom ahleunit dune 
un renTort di< 900 hommes, df 1.900 eu v ajoutant le r^giinaul do 
Fi'ver im llof ; eu outn* le rJ^i^imenl du Moutrerrat ^'lait • à |iorléu 
da miiri-her à «nu Hit'iiurn d. 

AvM tn furcex de Vins jugeait, lo !i6 février, qao Déliera était on 
état de rèsîsler a aux pelilra tentatives que pouvait rairerennemî a, 
et il lui iIi-raiiHi-ilIiiit ili- rciiFurKcr le miirqu!» (!iilli * puii>queè|;n- 
Inmunl qunnJ un doul>l<Tiut na force, Il ue «i-rail poîtil eu l'tat île 
tenir ai on l'attaquait aAriouiioment n. U'ailleura Ihh escarmouehea 
M panManl entre milicen, c'était uiiu preuvu n que l'enneRii ut- pen» 
■ait k »'y vouir nuenri: ^lidilir d. PreHHi^ iWar, vîifUi'iir Ir miltqui* de 
Colli se retirerait ; son rAle ao nkluisnit donc « obMrver (i(). 

Les év^riemenls n'avaient pas permis A Déliera d'attendre une 
réptmiie h se* dilTérenls rapporlii. Drs le a4, a tous les nvift al 
rapport» des iwniouuex diirn<-a de foi, vnriur^ du Nice, »'acrordaieol 
sur le nombre considéra lili- de recrues qui arrivaient à Nice i 
àtjii il en élail veuu au Mouliuet ol à L'iclle qui n'étaient pa« 
baitillé* s iS). 

Le aft fèvrirr, it te produisait i la droite une iifTaîro d'avant- 
postes : les Krancais eulevaionl lo Piral, poste qui nous était repria 
de Huile ; lions y pvrdiuiiH sept murlji et viuçt blessés; \ta Piômon- 
lais quatri-- IiIissi-k Krulnmrnt. 



<i) D» Vi«iH Ji tVllr-M, »« itiiif«., |i»çn iSS. 
(s) Ovllrra à ir Vieil, il ourt, pacii iM. 
(3) I>« Vin» * tVlIrnt, t miif». fk/tf |*G. 
^^i Or. vin» h [tellrn. if' r.vrif r. |Mf e > 14. 
Hk) Dcllcra * lie Vin*. «4 Hvrlcf, f»gt "•!■ 



CASH»ACXH 1>K L'AHMlie DITALIK EN ITfll CXXVH 

EqGd <]ii)Ure vuloataire« da l^inliardie ajaul diserte areivnt 
luriirint'' lp ct'tTim.-in'Iarit du MiiiiIîiibI ilc lu furcc el de la position 
Jnslruiifit^ do l'Aulliiani iU s'ùtoii.-nt mi^mr uffcrU ' [iiturjr guider 
lu Françaii ■■ 

Nuiu îf^riuruns jusqu'à i)iR-l |K)iDl ce dernier roiiMiKiiomL-nl ÂUiit 

jodé. Ucllera y pr4UU [daine confinoce. Eu ii-uQiflhuul loiis ctta 

faiU, il juifoail In Niiuaiigu iuiii!ZffT«ve|>ùur faire uccupur l'Autliioii 

nus dclui ; In compa^iiir Cniivio y nioiitnU nvec M. de Mulauft- 

aeiw. Le 36, les Français se faiaaîoDl voir du cMi d« la Cnrmctti!, 

qai donnait lieu h une légùi« eiicarmoucbe ; eu ello-m^me elle 

tuit in)ti(p>if>ui>le.M.iIeCttuviu,avvcdfut volunlaireii et de» milices, 

parfiiintl |i<ir nniix Tairu rupliet, taridi* qu'A l'Aulhiun Mu la 11 im^ un 

faisait ikvtciitatiuo • de l'p qnî y clail resl^. Notre ap|Mirilian 

ivaît pour rè«ullAl it'au|cnienter les appi^ht-naiuus de Uollrrn. 

iTuulcuqui était disponililudeHi-t'igimenlfl de Nice.Moailoviel Casai 

caiit.iiin^ <lan!t lit valli'ic di- Cniroti marclini<-iil n l'Aulhion en 

.ill^iiifanl que le 1" d'Asti v vtiit flu!ssil<>t de Tende, Lcn troupe* de 

MarU recevaieol ordre d'aller occujier au premier si|^n«l la rodoulr 

.do la Vaiitii ; aliii d'^lre pluH à puMée, cont bomnieN s'avançaient 

lju»qii'A la n-duiilede la liciilu. 

Le 2^, Déliera, nyiinl eu avia d« l'arriviv d'un batailliin fmuçuia 
à PielTd Cava * el Ivs nci^a dispai^inanl du monlacuea a, m 
drddaîl à rciifoi-cur par le i" tMUiilIoa d'Asli K» forrt* vn po»i- 
lioo k rAalbioi) ot il ilomandail l'auiomatiu» de rapprocher le 
éfimeat de Munircrrat {3). 

D'uprén Ir pniji'l du général Peileia appruurA par de Vinsi un 
détail !>D limiter à U pu«ilii>n nitme do l'Aulbio» ; néanmoins an 
avait foHi(ié> lu TueiH ; aussi, le 3 iiiiirs, Déliera s'oxcusait-îl de en 
i[ne H contre ses intentions rin^6nic-ur qui se trouvait iV l'Aulhiont 
li>i-M|UG l-s Français parurent au Mniileg^as. ait fait un relraucht*- 
, JUtuI au Tuei* *. 

La siliintion à l'Autbion s'6tait a Ion considéra bicmoul améliora ; 
1t« soldats à qui l'on avait promis d'Clro relevés, lorsqu'ils auraient 
'terminé uni' ceitaim- (âi^lie. atuiiut travailln avec ardeur. 

Le 3, Dvllcra mandait que sous |M'U dv jours Its ouvrn^^ de la 
lucbe al ou cbâiwin de l'Authion scriurnl hors d'insulte et les 
lUoQs en batterie (3). En dTel. inalgi'é le terrain de i-ocaille et la 
tgeliïe I on espère le •} que le cbdteau de l'Aulhion et la redoute 
' seront en ètnt de recevoir de:i canons * . 



(>) IMIera k At Vis*, i; triiirr, |>srv iiO. 
(s) Oclliia è de Vin*. 17 ttrrirr. iiS. 
(3) Delltra à de Via*. 3 nan, j>iig« tu. 



CXXVIII CAMPAGNE DE l/ARHÉK D'ITAI.IR I-3I I7« 

QuuDt à la batterie dcNtin^-c<i flnoqucr IvTuvm, IX-lIcrii |>ro|>i»nt|i| 
de lu former et d'y placer (|uatro pièces (i). 

L'a jieu |)tus tard, il dut se produii-e des demandes d'cxplicatioi 
sur le tr«c^ de C4>1 ouvratre ; cnr, le 4 livrll. de Vins 6crit : « U titlj 
difHrilc dsn» IVlois^nomrrit de di^cidcr nu point juste si lu tMlterin' 
est tournée exaclemeut comme elle doit l'I^trc b ; et il rappelle que. 
le but principal de su construction ■ est de battre le Tuets en loui 
seiiN D pour iiitcrdire A l'ennemi de s'v élalilir n (a). 

I.n rapports de Dcllera du 3^ bu 37 février, surtout ce dernier^ 
lémoiçnaicDt de quelque inquiétude ; d'autre part la relève Aproa- 
vaiit, comme on l'a vu, certaines dirficult<''s. de Vins recommar 
dnit Iv 4 mnrs, de a ne lai.-uer pas juirllr tjtiit de troupes sans eftj 
avoir d'nutrcs » (3). 

Les escarmouclies journalières ^'taDt<le simples alFaircs d'avaiit-J 
postes, il envoyait le 4 niiirs, les chasseurs de (^iml A Saorf^> ;I 
le 10 (i) cl le i3, il approuvait tontes les roeHurcK prises pur Del-1 
Icra (&]. 

Dans les premiers jours de mars, tous les reusei^nemeot» reçus < 
Saor^ vinrent confirmer le renfui-cemi^nl de>i avant-postes français.j 
Le 3 mars, on conMalo une nu^menUilinn dans le nombre de 
tentes A l'Af^non et A Drouia n ce qui donnait A pcttser qu'il j eu 
avait aussi dans le» troupes «. \x* prisonniers fuX'niémes t-ontÏT 
roaietil o cette i-onjcclure d'iiillr-urs si sojetlr A tromper jj. 

CependnnI nous ne semblions pas désireux d'attaqner ; seuls dï 
petits corps poussés par les avant-postes battent la camjiagine. Le 
dFMpalniuiUe.ifrdnçai.irKSiMiioiitrentdu ci^ti-dit Moulinet; elles sont] 
FRcilcmciil tenues A dislaoce de manï^ix'ù ne pouvoir ni rernnnnlt 
ni empFcber les travaux. La situation parait si tranquille qu'une] 
centurie de Turin va remplacer le Wtailliin d'Asti à l'Authion (6).j 

Mais le 6 a il revient du Moulinet cl de Lanloni|ue qm- les Kran- 
çat* ont le <lesscin de porter quatre »u cinq balaillons A Pictra Cava^ 
On fait monter à a. 000 hommes le nombre des Kran^ais à Utelle ; 
ît est certain qu'ils sont renTorc^s h Krouîs et au Beoict ». 

D'auti-e pari lus [talrouiUes fran^aUes vers l'Authion s'accrots 
se&l ; le U, celle qui esliMirtie du Ventabrcn est plus forte qu'A l'or- 
dinaire; le 6, un détachement de 3oa hommes s'avance en de(é de 



11^ D«ll«ra 1 ds ViBi.n nijir«. ^ft ii>h 
(1) Dr Viiiit t I]«llcri, { »Tti'. lue* ■!*>■ 
(jl) l>e Vint 1 Dritrra, ^ mara, paiir iïiJ. 
(tl Ile Visa à ttellrra, 10 mar», p*KK tK. 
(b) U« Vint 1 Orllfra. i3 mara, ft^ iM. 
(It) Dellcfa II d« VlnK, 1 ttiam, pa^ m. 



CAUPAGNE DK L'ARUÉE D'ITALIE fJi 17M CXXIX 

c* moni ; k l'approcbe des inilîciiuti' «t des voloaUira» |)iéiii<>iilAiM, tl 
se retire. Le giéa^ral Macquart |)r^x«iilv les fiils d'noc manière 
bien iiiifèr«iil« : les Pi^montaU auraient attaqué te V'eDtabroD 
• nuM-z vivumeul ■ et auraicQt Hé repouss^^t «jusque nous leur 
cnmp 4ive<: jinrlc île t|ueIi]U«9 Iiumnieii tu^s et plu.'tiuiirH l>le«- 
ses > (i). CeU« vorsioa ptiralt plus vraisemliUMc, c«r Dcllcm 
t avant des avis q ne les Kraiiçaîs sout arriMt^s au Vuntabren s m 
àéculo A faire mmoittii' Â t'Aulhion le i'' d'Astî et une centurie 
du 5* de ^rciiutlicrx, tant pour le dt-fendte que pour activer les Ira- 
vaux ; en cas de mauvais tomp» tU ont ordre de rcdeRceadre, 

Sur la droite, le licutciiROl-coloiiel Tp^lori» aj'aul rassemblé 
quelques iiiiUees, rectvail Tordre de se montrer daoA plusieurs 
eudroitM de manidre à faiiv croire i la présence d*UD rurps impar- 
laul dau» la vallt^e dt- lu Tin<>e ut d'éclaii'ei' les mouvement* des 
Prauçais. 

hes mesures prises par Dumerbiou n'onl pas 6té conservées ; 
mais les étals de siiualiou nous donnent l'etToctif au 5 et au 30 mars 
ainsi que If» vmplact-ments ; oo peut donc se faire nue îiléu giab' 
raie dr In dtsjtoKiliou de^i Iroupe.i. A l'ouest dtiii* In vulli^ de lu 
V^obiv, on trouve doux riUMcmblemeuts priocipaux, l'un h Saint- 
ArnouE (i,3i$u), l'autre à Utelle(t.ii3); di-uxcampssont au Fig^aret 
(Si^a) et au Blaquel (369). A l'eâl. quatre rassi-mblenicutK princï-* 
paux: CDMlillon('>U4), So.tpnllu (i.iSgJ, Brouis (.a.o^Sj.lJroil (a.112), 

L'espace intcrmiMiaJrG est k peine surveilla : au Moulioet, oa 
reuiioalre ud camp de 4i> hommes; eu arrière, troi.t aulre» h 
Luceram (063), Colla Bussa (38l>) et Ji l'Escariae ^ t . yl^y) {3). 

Ce dÏNposilif ne meiiiiçiiit donc pux les pimilions di- l'Authion. 

Le ao mars, à I» f^auchc, le cump d'Utclle s reçu un batsilloD (te 
renfort (bataillon des Landes) et compte i.^o» hommes ; Saint- 
Amoux (t. 538). 

A la droite, CaHtillon eut reoforc^ par un batuillon. le a* de In 
Drdmi-, et compte t. 38a liomme.i; Brouis en a 1-997; Breil, a. 385; 
Sospollo, &$5 ; ce c-amp a perdu les 1" ot t* bataillons de la gg* qui 
sont allés au Ueolet (âçiâ). 

Au ceulre, un dètachemeol du 3* bataillon de la aa* (irii do 
l'E-wir^ne vient au .Moulinet ; ce «imp comptt- «lorK 607 liommcs ; 
l'Ëscaiénc qui a de plus perdu le i* bataillon de la ^ti" passa A 
Colla Bassa, est réduit à 819; Luceram en a 70a; Colla Bassa, 
1.164 (3). 



ht HtMcignencatii roiiritic par Maeiiuard, patte Ko. 
(t| Siiiiaiion »a 6 ourt, voir page 767. 
(3) SilaalioD an si nam, voir page 749. 



cxxx 



CAMPAGNE UK L'ARMÉK DITAtlE KN 1194 



En rfcsumé, <biD6 Mite [i^riodv dt qaiazt^ joun, oo corutalc na| 
Iré» léger r^iiform-nivut des avaiiUpoiiIni vers le nord, pl deUKi 
liaLiiltoii» tirfes l'un, d'Anlibc-s (baiailloD des Laodra), l'autre, ilej 
Sjiint-Tro|>e£ (a* bataillon de la Dr6nie), ont Mè parlé» en pre-l 
mière lîfrne. 

Il ne pouvait dune èlre «luralion d'opération* sérieuses entre les 
d«ux nrméos; les Piémontais cui-cdI toute faciliUS pour occuper 
l'Aulhion et le fortîBor : tout se réduisit A des csearmoudies incco-i 
sautes. 

Le h mars, les FrnaçjiiA voulant «tilrvur un Jtnr et drux vaches 
pria de la Giandola, il en résultait une vive fusillnde et plusieurs^ 
coups de canon : aies Français auraient été obtins de Udier. 
prise t avec perle de pluHÎi-ui-s Iik'soii blessés (t). 

Le même jour, le {général Alacqunrd rend romjxc d'uni- v»cor-| 
moucheau col del'Agnon ; l'ennemi aurait eu quutre bommes tu^s ; 
de notre cdlé. on ne sig^oalait pas de perle (a). 

Vers Sospellu, des milices en train de voler des mulets sont sut 
pris dans uu« maison : deux ac sauvent, un e»l tu^, lea nulrea R0nt4 
fusillé* aprfji l'nfTiiirc (i). 

Le 7, l'onnenii attaque à la pointe du jour le poste de la tour de 
Breil ; le feu dure jusqu'à 9 heures. Celte alTaîre aurait été assez 
Marieuse, puiftqu» l'on nrcusnit vin^ morts et six chariotK do, 
blessés. 

Le g mars, une reconnaissance de aS Pîi^montais »c iliri^ vers ' 
les avant-posles Je l'avaucéi- de Breil ; un coup deconua qui Iftnr 
tue un homme surfit pour le» chanscr (3). 

Dans la nuit du 13 au i3. des barlx-ts viennent surprendre nos 
fioslea avancés à la droite du camp de Brouis ; signalés par une sen- 
tinelle qui leur lire un coup de fusil, ils reviennent & ta pointe du 
jour p( s'iuifuient di- Douveau. ■ tout i-lant dispusi^ pour les bieiii 
recevoir a. Cette fauuo alerte n tenu nos troupes $ous les armes une! 
partie de la nuit (4). 

Le la, il recûrtimençaîl A neij^rellemauvals temps arrêtait pour 1 
quelques jours toute futn-prise. Lea travaux exécutés par leaj 
Piémoulai* A l'Aulliion leur permettaient à'y mler san» subir trop : 
de privatioDS. La redoute de la ^auehe, le chAte-au de l'Authion et la 
grande redoute élaii-ul formés ; les baracuiis et les huttes où loa 
Iroapes coudialenl élaieut parquetées ; daiut ces abri» elles a pau-l 



(t) Dcllera 1 4e Via>, A aiar*. ps^ i*g, 

(■) Maoquard, tclaireitiiBiafnU, ptpf 35o. 

(3) IHaierbïon i la Convrntian. g Bimii, ftêgr lU. 

Iili DnaierbioB aa comiU. l^ oi», jufe iM. 



UMPAONE DE L'AHM&E D'ITALIE B.N 11W CXXXi 

vmieDl èprouverde l'incommodité mais dou pas souffrir esseolie lle- 
incut I (i). Nus suldaU, su (.oatraiiv, <]ut bivouaqueut au Mun- 
ngon sont TorcifA âr biiltre m n-tmilu (a). Le 13, les Piémoulaîs 
vculeDi profiter de l'occasion pour 8'ét«blir sur ce mont ; le 
i5, ils s'j installeat à 6 heures du matio, détruisonl les retran- 
dteniL'ats élevés par nous «I desci-iident coura^ use ment sur le 
Beuict. Celte alTain- eM assez itnpurt4iiit(-, pui.v^uo le fçtiièral 
Lebrun t-at obli^ d'cOifaKcr deux compngiiiM de grenadiers de la 
lO* et uuf partie do la 9g* ; clic dure de dix heures à midi ; les 
Ptémoatais se replient alors et nous repreiioos le Maurigun à peine 
tenabit? a |)ar la quantité de. ut-i|^ dont il rtaît couvert H par la 
destruction de l'épaulemeiil ■. Les prrti-« montent du edté fraa- 
(ais à un tué. deux b)cssê« et un prisonnier; les Picmoolais per- 
dent un tué, sept à huit blesses et un prisonnier (3). 

A Belvédère, le marquis Colli avait reçu divers avis portant que 
l'rnni'nii projetait de ra1la([uer; bivn qu'il eu doutât et que le 
naavaib temps ■ diU interrompre ce dessein si les Pr«nc«)s l'avaient 
réeUemcot ■, il prenait des dispositions afin de s'en Bssurer(4):sur 
«a druili-, le Iteuteuant-coliinrl Testons avec ses milices s'acquittait 
batiili-mciil ilr la mission qn'il avait r<%'ue de nous alarmer. On 
ignore les détails de ses opérations; mais il réussissait parfoilu- 
ment à nous donner le change et à faire croire & la présence de 
grandes forci--s dans celte [Mirtie. 

Le 17, des avÎK d'Eiitrcvaux appn'nnent • qu'il i^st sorti parla 
gorge de Saintc-Anuc u.ooo hommes et dn canons; d'autres venus 
de Malaassene. • que les Pîémoolais s'apprêtent à une attaque, 
qu'il ^ a un grand uombiv de dragons piémoutais À Roiisnillou, et 
que des troupes a(imbrcuse.« sont répandues à Clans, A Maria et A 
val de Blore. dans le territoire de Saint-Dalmas, et 4oo à 5oo hom- 
mes à lluDse et à SaÎQl-Salvador >. 

Une lettre du Bruc t-n date du 16 donne les mêmes avis (5). Le 
ig, OD «igaaie un renfort de 600 hommes A UintoM]uo (6) ; le len* 
demain, le posle du Nover en avant de Sainl-Arnoux était nita- 
que (^) : tous ces bruits sont oecasionnés par les mouvements du 
coIoihI Testuris. Mais Dumorbion se laisse tromper, et le ao, il 



(1) I>rll«ra S de VIm, il mars, pt^. iS?. 
{») UvDcrhioo su eoBilli'. 14 mari, pogc iSS. 

(3] Eiplicalion» du gtotrul Msnjiiaid, ti vcnidse, pa|;B 35i. — Dum«rl»iMi 
su coinktc, pafc i4e- 
(4) I>cll<r* t de Vins, i3 mars, psg« iS?. 
(&; Oumtihiou lu comilë. 17 aan, pa^r ijo. 
(B) Dumcrbion au cocniié, 19 nian, piKV i4i. 
(;) DDaictbion au cvniili, »• aisre, i»».'^ i44< 



CXXXn CAMPAONË DE L'ARMÉE D'ITALIE EN 179« 

rënume ainni tous l<-s i«niiet}^riem«'nt« k^us : « pltisicura «vis w 
sont concilti'-!! i^ui! Ic« i-nriitniis oui fnit filer sur K-ur ilniiti! daiiH 
In vaWic de Clunx cl du ciMé d'KnIrcvaux a.QOo hotniiiL-s avec du 
cartOD, qu'ils ont porté à Lanlosqno sur Irur ccalrc 6aa Suisses ic 
In li^^ioa de Baohaam. c-t tjiii! KurH t'iimpH ot leurs [iosl<» r«{oi- 
vviil dopuiit |»!u des rfiiFtirlH considi'-i'.-ilik'.t > (i). 

Uw altn<|ue xéricuxc pnr 1» Votubic étuilpcu probable, pourtiiat 
eu présence de ces avis qui lui paraissent positifs, Dumcrbion rcn* 
force cette valUe un dirig^caiil tiv Vîllcfraiiclio sur le Broc, le 
■ " l>al«illun de la 83* ; le i° va b»rder la riv« dniili- du Var^s). 

Lr 13 inurx, U: postf' avnnc/ dn Liitilostqiio. fort ili' douze liontRies, 
est altnquc' par loo burbets, il so replie sur Pii^nret avpc une perle 
de cinq tui^ et un blessé (3). 

Le >4> li^ poMe de Saiut-Cîolnmbaci est attaqué à 8 heures du 
soir, et l'avaucéi' de Lnuloxque A 1 1 linureu ; les Pitrinonlais aj'aat 
trouvé nus troupes sur leurs gardes se retirent ruptdcnient. Ils 
ptrrdeot cDvirOQ vin^t hommes lues et blessés, nous uo lu^ et six 
blessé» <4)- 

Afiu lie savoir ce i]ue .tiyiiilîeiil ces escarmouches réjK'tées et 
d'obtenir un peu de répit, on se décide, le 3r>, A opérer une furtt' 
reconnaissance sur Laiilosque; quatre compagnies de j^nadier» 
parviennent jusqu'au oouv<'nl de» i^apurinK de Lantosque; U, elles 
sont forcées de réder du terrain, jusqu'au momeut où nppjiraiNsent 
à l'improvistc sur leur flanc ^uche des chasseurs venant du Ula- 
quol qui longent le plateau de la Condamine; renforcés en mtme 
lenif» par deux com|>a^nivA de grenadiers tenue» en rfenerve puur 
protéger leur retraite, les grenadiers se reportent en avnni a plus 
vigoureusement encore que la premiéri' fois. Ils auraient pénétré 
jusqu'à Lautoiufuc M une pluit- survenue dans te moment ne les 
eAt obligés A îxtvenir ». l.'ennemï aurnil eu environ vingt tués ou 
blessés. Telle est du moins lu version française (^). 

Le ^nëral I>ellera considère au contraire cette escarmoacfav 
comme t un e.i.MU mal dirigé > |5) et s'attribue la victoire. 

Sur le reste du front Ici: escarmouches sont bico moins impor* 
tantes. 



Il) Dumrrfcioo «B cooiiU, Il nurii, pag* 'M- — ConpU niulu décadaîrt. 
3o man, ptg* iH. 

(l) [>umcrbi»n, coBpu rendu, ki DUri, page lit. 

(3| Duaicrblon au loinïlé. ai nun. ptge i47- 

<4) UuuK-ryAii au cgnltè, 9& msr*, page iS*. OnuKrlMOii. comple nndu, 
3o mars, page iS8, 

(S) Uclùra t it Vins, sfl nun, p«g« lU- 



CAMPAONB DE L'ARMâË D'ITAUE ES ITBi CXXXIII 

L>' 17, des [lalrouillc-s *.* n-ncoiilrent à Luceram. Lea PiiïmontaiB 
{Mntfjit un tilbsM^ et ileui |>ri.toitniL'r> (■). 

Le 30, OD {KMtlc Avnnct <ln l'irlni Cava, fart dv treize lioinmCM, se 
laissa surprendra l> a hrtircK du mnlin {Mir ipiin;!!; bnrhct»; nu lieu 
dr^ s«! déft^ndrp. t^lle ^nle se sauvait cii at>/iiidonDanl ses armes ; 
e!l« avait un tu<^ e.i deux lilessës (a). Lo comiuandanl était »tévèrc- 
incDt puni de km nA^li^^ence. 

Le -it. (\an\n f^\i\s\s * sortis itnpnidcmtnenl • d» camp de 
llrouU s'éUnt iivancés jusqu'aux arant-po&tes caucmis, y occa- 
xioruii-nt anf idertc. Les Pii^montaîs diri^nt alors deux recon- 
nniAMiiKMrK, riiQ<! vers lu II«otet, l'autre sur la graade tour de 
Brcil -, nous fwrdouH uii tu4 et deux hli-W-* (3). 

L« 28, nouvelle raconnaissanct- A ta tour do Rreil ; nous avons un 
lile<t!iè(4'). 

C«i divrru!« i-Mcarmoiu-lies dO les patrouillei pou-sftaieQl des deux 
cAlés jusqu'aux relraiiclii'incDta, aviiienidd ixrrttioUn: de recoiiuaitre 
Veut d'avancement des travaux à l'Authion. 

Lcï Hilei'ii>çaloire3 dc^ déserteuTs nous avaient procunf de-s rcn- 
«*iiçiieitii-iits prÎTietix sur ci- <iui se caeiiait en arnèi-c. Nuus allons 
les résumer par ordre de dale. 

Lo i5 mars, un déserteur venant di- Marta, rappiirti- iju'il y a 
i.ooa bommfH daus ee oamp ; un autre veoaiil d'Onoille, qu'il s'v 
trouve un bataillon de l'joo liommcA (5). 

Le 16, un déserteur de Snorifc, que la garnison de cette place «d 
faible (C). 

Le 18, un désiTtenr de l'Autliion, qu'il _v a dans ce camp t.5oa 
binnnies, dix pièces de eauun de 8 etde4-<!( qoe l'on attend des 
renforta pour attaquer (7)- 

Le ig. un d^ertour de Maria, qu'il s'y trouve 4o«i liommex ^8) 

Le a^, un diHcrtuur d'OiicilIc, qu'il y a 4oo homoiej. dans cette 
place (9) 

Le s6, ui> déserteur d'On<-ille donm* \e même ronseig'nc nient ; un 
déserteur de In lingue, '{ii'il v n des im|iériAMX et a»ci liummca è 
Stioqte(io). 



(1) Daverbien au «oniiU, 18 nur^ paie iili . 
Ol Dsincrbiu» ■!■ roiait^, it «an. f»et itb. 
|); Uumrrtiion «a i:i>iiiilr, ii mnn, p«EV 1.V7, 
Ht (lairirrliioa. njiBpIr rcoilii. 3a ronrt. pag< liiS. 
)&} t>iiin'rl>ii,tii «Il mmiiir. id mari, pa^r lïS. 
tC) l>nBiirhton aii nomitg. i6 mari, pa^v rJ^. 
if> Uaonirblon au comil^. i8 niafi. ptg* >ji. 
(8) Uanvrbion an cooiiie. ii) mm. psç'' ■(<- 
(g) DvKicrbion as ramiU, >3 iiinn, paK' >4R. 
t^io) Oaoïiirbiua aucumilo. ili mar*. page iSit- 



CXXXIV CAMPAGNE DE L'AnMËE D'ITALIE EN ITH 

Quelqur Houleux qu<- Tuflai^nt ces Kast'u^nemtois. vu leur orti^iue, 
ils s'accordaionl A atlritiiior pitii <le m»Q<li! iiux Pî^monUis, ce <|uî 
était exact. Déliera l'avouait lui-m(mc : « pa* un tMlaillon n'<!Uil 
au Aoinplel, plusieurs iftaîent au licrs «t au-dessous ». Le i* île 
Poycr im Hof n'avaîl que 56 files, et eneore de recrues • qui o'avaieiit 
jamais vu le feu a(i); nous coiuiaissoDS déjA lasilaalion du balail- 
Ion do Mondovi ; celle d'Oneitlc u'iliiil pan plus brillante. 

Dana l'armée pîëmai)iai»o, le service des irnsei^iiemeot!! était 
orçaDi.'ïA il'unc! manière reinar>(uable ; on réunissait tons lea rvna«t- 
^ucm<'i)ls oblenuK ausmi bien [larlctt inlerroçulDires des prisoDuien> 
que pard'niilres sources et oa lr« résumait dauR dex rapport» remis 
& difr^rent^s époques au g^nt^rnl ta chef. A la v6ritA, nous ne lea 
po!t.HédoDs qu'A partir du mois de juin (a), mais il n'y a pas do 
motifs pour croire que c« service n'ait pas fonctionm' auparavnul, 
d'autant plus qu'il rt coulinui.- de la mlVme manière pen<lnnl tonte 
l'aDDèc 17^5, ce qui laisse supposer une oi^sniisation réf^ulière. 

Outre les rapitorls d'eapions, de déserteurs et d'autres geo» 
au.-ui Kujels A caution, il v avait ceux des prisonniers : rechange di^ 
ces derniers, commencé le a3 mim(3) A la suite d'un ariAté pris par 
les ntpréseutants le 8 (il)> rendait A l'armËc pièmontaîse plusieurs 
officiera ; aussi bien A Nice que sur leur roule, ils avaient su se 
rendre compte de l'expédition prochaiue qui m- priiparait ; il est 
étonnant qu'on aiteonaenli i rrttchanj^àun moment aussi impor- 
tant, A la i^ande satisfaction du i^i^néral de Vins (5). Si l'on songe 
en outre que l'armée française campait sur un territoire qui la veille 
encore appartenait au roi de Sardaigne, l'on s'étonnera moiux que 
du cAté ennrmi l'on nil pu lïlre tenu au courant, non seulement de 
nos moindrex mouvomcots, mais même de nos projets l>-s plus 
Be«rcts, 

Le i3, un médi-ctn déserté de Sospellu indiquait a.stw^ exacte- 
ment la Forc^ dr nos troupes de première bg'ne. <• l-if ehirurffien 
dont IcH propos pamistent untun'ls et vrais, écrit Dellem. fait 
monter de ij.ooo à 10.000 hommes le cordon ennemi qui est vis-à- 
vis de nous, non compris tout ce qui est en seconde li^ie A Nice et 
dans la principauté de Monaco... Si les ennemis onl des projets de 
ce càtMà, leur exécution ne saurait être très prochaine. Il continue 



(■) Déliera k Ae Vins. *il nitra, psn i^. 
(1) Marlinel. rapport du ^ Juin. f»tr Mi. 
(S) Oomt'rlMoii ■<■ pontii^, »!i min, pigt ita. 
(41 ArrCU <!«■ r«pr«HnUnli, 8 leirs. page iSo. 
(61 De Viru a Dell«», 1$ but*, page i3g. 



CAMPAGNE DE LaRMI-E DIÏ.U.I!- I%\ Hfll 



cxxxv 



Eârriviïr <lus trnnpi's de ri*qnîsittoD '[ui oo anal |>8n ea iinirorme ; 

imaliArr* pr«iniÈrc§ maiK] ueiil pour 1rs linbillor i (i). 

Le a6 mars, Dcllern nfiprund, on m- na'xt 6r. i\m-ï\f souriyr, qnn le:* 
rcpn^ntants imt i-té informéii d'une soi-disaalG jonction d'un 
corps aiittti-lit''n nvrc le rorpH pi^moataîti, el (]u'ila ea tirent un 
aaavenu molif pour prcntlre l'ofTensire. i M mo n-viciit. mando-l-il, 
■)tie les rommj'iflaires de la Ci)iivnnlinn K'nttcndviil i In jonclioo de 
Iwaitcoiip de Uoiijk'X inilricliïcnncsiiuxiiAtres, ot qu'ils veulent itoax 
attaquer aupianivnut ; il est trop (vidomment do leur intifr^t do 
se conduira' ninxi d'nprAs leur opiniaii pour ot- pan l'appréhco- 
diT • (a). Ces avis élaîcnl exacts (3). ni a^He exactitude nous 
montre il <[UL'l point de perfection i^tnît arriva tv xcrrir^ d<^ rtrnsei- 
^cment» dnn-i l'iirmèc pi^tnonlaisc ; comme on lu verra uo peu 
plus loin itii, verK U m(mc date, B^'mar expi'dîait Ji Salîceli une 
noiu ou il insistait sur lu nécessité df pn-Weiilr les tiet^otirs que 
l'Autriche leurrait fnuroir au Pîèniunl, et c dernier adoptant 
cette opinion «■ décidera à liiltcr l'expédition d'OneïIle. 

Ad quartier ^n^ral de Turin, on i^tait ^K^loment iissex Incn 
reoseiguè sur les dispositions arrêtées par les représentants, mais 
nn n'en croirait pas l'exécution aussi proclic L^ i6 mars, de Vins 
prévient Déliera qu'un lui écrit n réilrremmeot i> de In Rivière de 
Génos que ■ Ip» Français veulent tenter une opération contre 
Snor^ » (5). 

I^ ail. di la suite d'une ilép^rlie où Drllent it dd lui Faire trana- 
mi-llre des avis lowcrnaut une t-xpédilion dewi Français qui aurnit 
pour but de tourner Saor^^e, il répond : « J'ai A peu prés les mêmes 
nouvelles que vous me mandex du cftté de Nice. M. Kobespierro 
débit!' de vouloir entrer dans le territoire de la République u : tou- 
leFoin il ajoute peu de créance !t c«tte uoiivelle. D'une part, ses 
rensoi^icments lui si^nalcnl les troupes rrnuçniiws comme élanl 
dans an dénuement complet : • la moitié des iroupcx TrançaiRea 
doit périr dans les liApitaux, particulièrement les sans-culottes, la 
mauviiisc nourriture et la vie di':réi;lée doivent nécessairement les 
f»in> périr* ; de l'autre, la violation du territoire i^nois les brouil- 
lerait avM- la République «t « Ica priverait par Ht des mojrens de 
vivre lie ce pavii» [6). 



Il) [>(1lrra k <(r Viog, |3 ai*rs, |iatt« iSj. 
|t| Drllrr< t Jr Vint, i6 n»r<, p»ft iS4- 
|3| SntiL-rii au i-ninili, i4 Diam, pilR« l^g. 
(41 Voir piEf <'.Xt.Vtll. 
([•) Oe Vini à Drllf», tC miFf, px^ 1J9. 
tOj De Vint k Dctlfrn. tj miri, ptet iSo. 





CXXXVI C\MPAGXE DE L'ARMEÎE D-ITAUK EN I7M 



Lo aS, il rrfiiïw i)'ajouf«r foi k des rappoNs roiirnU par iIm 
oniciera pk'moaiaia venant de Nice et ir.irisinis pwr l)«llcr.i. 

a N'en dèpUisc A tnasMcurii Ira officiers n^vi-nus i]r la prison ; 
ÎIk k'uh snnl Uiisiié imposer pur les rodomoDtaJes fraoçai&es. Uaiis 
toutes les »rm6os Ton se donne toujours de la peine k eu imposer 
sur ta force aux officjers prisanniera. et cos ino!t!ti<^uni y uni dunrifi A 
c« que je vois eu plt-iii... Ji; pinirrHÎKdin! k ••e» messieurs comment 
W Frauçni» foiil pour m imposer aux officiers prisonniers dieu 
eux. • D'nilIcursU neiffequi «ouvre les monlaf^ues doit empêcher 
toute entreprise Marieuse (■]. 

MaU brusquement celt<? astsurnace dispuratl. Peut>dtn- r^nvienl-il 
de rw^lirrchcr Ir mntif 4r- ce ri-virmicnt subit dans l'ioBuriicc it 
d'ilaulcvillc, A qui He.wl nvail égalcmonl fait part des rensoiga«- 
moots apportrn par les officiers revenus de Nice. 

Le 3û mars, de Vins «vcrtit Dfillfini que • tous Ip» miiuvemeaLn 
de* eauemi!) A Nice cl Menton et dans tous les environs font présu- 
mer une irruption prochaine laul de la part de Vialimillc que du 
cAté de Saor^e ». Ce sont lA lea grandes lignes du plan d'attaqae 
français. 

Vi» le >8, le n'ornent de Montferrot n itt mis A la disposition 
de Déliera : le 3o, il est ordonna A ce régiment, au ré^iroeotde 
l'ignerol et au 5* de chasseum, de passer dans le comté de Nice (3). 
Ces premi^n-s mcsurr-s paraissent A de Vins suffisanti-s pour le 
monir.nt ; du reste les travaux de l'Aulhion sont alors fort avance 
et permettent d'; tenir : bien que le temps ail 61é assez mauvais 
dans les derniers jours de mars, on a relevé li-i ouvrages de la 
cime de la Vauto.la tête desPourclii» a été mi.v i-n i^tnl de défense; 
mais lea neii^s ont mipAché de rïen faïrc n In Piirpolla (3), 

Len renseignements parvenus à Déliera le 3i mars, consinlJiient 
de mjme une concentration des forces françaises vers Menton et 
rétablissement d'un camp de i.Sou bommesA Caatellar; ils avaient 
d'autant plus dr videur qti'ils provenaient d'oIlHcirrN rentrés des 
prisons de Nice. Néanmoins il refusait encore de croire à une opé- 
ration sérieuse tant que les (ténois conserveraient leur neutralité; 
et cela avec d'autaal plus de mutifs que le lieutenant-colonel Testo- 
ns ne nous attribuiiît «u loul qu'un i^lTi-rlif île ifi.ooo liumnies (4). 

lin pi-u plus lard d'antres nvis très précis lui permcUejit de rec- 
tifier ce premier rapport, car il écrit A Cravanxaoa : « Le camp de 

|i> 1>R Vlni IDclIrt*. >ft niJin. |>aK' i^. 
(11 De Visa à Dclkri. 3o mao. puce iRo. 
(3) I>ellcra à de Vini. t6 mani, ^rgt iSj. 
(tJ DclUra kdp VUa, 3i insr*. page (61, 



I 



CAMPAGNE DE L'ARUÉE D'ITAUB EN I79i CXXXVil 

Villars, au-dessus dr Castrllar, est simplement ilrsliii^ !i p4>rter 
l'alarme Ue ce cAtè. Laiidis que le véritable plan coosislc i\ UDvahîr 
le terrilutre çËnnU jiour He porter dans le marquisat do Dolconcqua 
pcnilnnl qu'tir»- colnuiir .'w dirii^irratl ^iur Oiioilli- ». C'e^t A peu 
pr^s le projet français, L'cxcculion ni ^tait prochaiiie, car des Mim- 
missaîres fraui^is étaient venus à Bordi{;bi^re et A Viiiltmille 
n ponr a'v readii' compte de t» cùotenaDce des Foun A cuire le 
pain *, et du !;<''''<■ '"tJiil iimiitu iliiris re dernier endroit pour liï 
roaiple dos Prançais. PnurUint, comme o» «igimlatt des irouhlos à 
Marseille et que des troupes avaient dd s'y porter de Nice, pi-ul-«r« 
en rA.su Itérait* il un retard de l'allaquc (i). 

Dans le* jourm^s suivantes, les rapports des émissaires mon- 
traient la situation comme devenant de plus on plus mcnii^ante ; 
afin de jagvr du véritable état des ehosea. Revcl poussait vers le 
sud : il reconnnissnil In vérité de ces renset;^nemeiits, et constatoit 
par lui-même que le moment do l'vièculion approrliiiit pour les 
Praocais. 

( Toutes les upparcnuf-s iudîquent le projet de passer sur le terri- 
toire d(! )r RépiiMIque. Il serait A souhaiter que le g^^riérâl Déliera 
ndi que](|uc8 instructions à celf^rd. J'ai bien examine le pai^s 
dans une tournée rude «[ue je viens de faire, et j'ai rw;onnu qu'il y 
a de sii[H'r)M's posilinn» A prendre en avant de 5ia<>rif<\ mais qu'elles 
etit[ent Iwaucoup de troupes. Tout ce qui «st possible avec celles 
i]ui sont présentement ici ou de.stinées à v venir, c'est de nt.us ^r- 
derdepuis Bau.t ju.wju'Ji Col Ardente i an delAil faul qu'on ^v-sonifc, 
car uiiu« serions tounit^ et pris A revers. On ne sauriàt douter que 
les FrançAÎs attachent un ^riind prix A la possession de Saorfjo 
sans laquelle ils re^rdent ouinme prtioaiiv colle de tout ce qu'ils 
occupent ilans lecomt* de Nice. I^ hnsard fît que j'arrivai ATriorn 
en mAme temp.s qui- sis Français qui allaient ù fiéiies par un che- 
min qui leur fait éviter la principauté d'OneilIc et Luano et dont la 
connaissance peut donner beaucoup de lumière aux Frunciiis.llsae 
disaient agfeutt de la ounventiou. Je sus du caporal qui les escor- 
tait et par les propos du podestat qu'ils étaient chaudement recom- 
mandas par Je i(ouvcrneur de San Hemo. J'espfre que si nous 
>ommes attaqués, moiia i>aiil>^rons nuire position et que les ennemis 
perdront beaucoup de monde s'ils s'opiniAIrent, <tl que les nAlres 
Eassent médiocrement tiien leur dovoii ; mais ni l'ennemi entre- 
prend de tdunier Soorffc, obligés do ne pan dégarnir ootre position 
sans cesse menacée, l'ennemi pourrait y réussir. Je me (laite que 



0> Délier* t Cnvaauna, 3i in*r«. page iGs. 



ÏXXXVIIl CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALtE EN 119i 

le» Irviipe* ne .-Mirool pas oinives en Pi^'inonl et en l.onitMnlir.Si un 
DOQS laisuit 6crn«rr. on aurait sujcl des'cn repentir. De la mAoi^K 
dool le glanerai île Vian avait accueilli les notions a pporlée» par dm 
ofBtrirra revenue lit- Nico, il n'y Hvaîl pas A s*allen(lra 4|u'il «-fix-etTail 
M tAl dCM renforts. 

« Je me suis applaudi d'avoir eu rbonoetir de vous l«s mander, 
persuada que cela a beaucoup contribui^ k dd« dètfrniiaatioii si 
D^ceuaîre » (i). 

IV («ulc port, les alltis ir-cevaiont des ioformolions ; ro les n!u> 
niHant et en les comparnnl, il i^lait facile de di^couvrir la vérité. 

Le coDAul autrichien de Luano t-erivail te a avril : « L'eunemi a 
dteidède faire UDC utla<|ue ç<''iiArale de Inns oos postes samedi ou 
diinaoche prorhiiin, ou au plux tard nu milieu do la «rmaîne pro- 
chaîne ; il veut tenter k tout prix de s'ouvrir un ftassaçe pour p^ni^ 
trer dans le Piémont ; dan& le cas où cela ne réuHsiniîl pas, il 
entrera dan» l'état de la Ri^patdique deG^nes t. 

Ce rapport mprilnit une ullentiim particulii>ro car il |>rove»nit, 
par une tierce |>cr8onne, d'un aide de camp du i|;iin^rfll en clirf 
fren^is ; M. de Negri en ré|>ondait (3). 

Une seconde dép4clie d^raenljiit le bruit d'nprM Imfuel des trnupas 
auraient été dirige* sur Marseille; nu contraire, on lui en sit^cin- 
luit arrivant A Nie* de celte dernière ville, et l'effcetif total de Tar- 
mic française se serait 6lcv6 U fio.oou hommes. 

K» outrt-, il avertissait que In CouN'entio», en provision d'une 
cntrr'c en Italie, avait fait < parvenir dca ordres rif^oureux aux trou- 
pes fran^aisies do respecter, sous peine de mort, les t^ftlises, les prA- 
Ires, les moines et tes femnie^i ■■ 

Le mj<me jour, l'archiduc t-onnaissail déjA A Milan la proclama» 
tion des représentants au peuple i^nois, oii ils l'assuraient de la 
parfaite discipline de l'armée ot du re8p«cl qa« l'on porterait k se» 
lois (('). 

Des avis aussi priais devaient laisser peu de doute. Pourlaiil. 
<]uel<|ue»-uns croyaient encorv <|nr la Frauci- éviterait de piisjter sur 
le ti-rriluii'w de la Républi<|ni-. I..'! eonsul de GAne« A Nice maitdnit 
A son gouvernement <■ que l'amii^ ennemie va s'aui^mcnter jus- 
qu'au nombre d'environ 60.000 hommes ; que plus Acn deux tiers 
sont A Menton où ils forment deux campa d'un nombre considé- 
rable de troupes ; que les cummisaain-s de la Convention, les g/n£> 



|i| Hv**t t CniKOLta: 3 avril. — Mintoirtt ds Thatm 4e Kntl. p>^ iK. 
|<) (Ip Vt%tt k (IbrraHini llraduclioa), > arril, psgf 177. 
(3i t)r .Vi-|rri * (îhmrdini, » atril, pafe 177, 
(4) Arcliidac * rrntpTTiir, a avril, pag« 43. 



CAMPAGNE DE L'ARHÉH D'ITALIE BN I7M CXXXrX 

raux ei les ('■UL^majon iwal divîsi^ en deux camps : l'un voulant 
ealrc daiiK les éUtU de la l\>5publiqiio pour pouvoir péii^ 
Uvr (laus le Piémont au momeDi m«me ou l'on aura attaqué tous 
les partis austro-sardes du cdt^ de Saor^e ; l'autre pi^teudaal que 
l'on doit respecter la neutralité de GAops par le tioiain <[u« Ton a 
d'aoe telle ville pour tuutcK sorlM d'approvisionnements ; mais on 
milieu d'um- toile diversité d'opinions, on a« pouvait prévoir 
lequel des deux aurait prévalu >. 

M. de Oirola avait rétiHHi A m* procurer rommuninalion de c«t 
avis ; en le trau«niclLinl. il ajmilait que .sur l'ordre d'Ilaller, l'on 
avait créiS A Purt-Mnurice des maerasins, et il concluait • do l'éta- 
iilissemeiit d'un tel dépdt A Porl-Maurice, qui touche Oneîlla, qu« 
les Français se proposent pour première «pénition d'attaquer ledit 
lieu afio d'avoir un libre pnxsiiire pRr la rivière du Ponrnl >. 

Eu uutro.il rendait compte de rarreslation du ii;i;Qéral lloche(i). 

Le même jour, le gouverneur de San Hemo informait encore la 
marquise de Dolceacqua qu'il ne croyait pas A une offensive dex 
P'rançai» par le territoire de Tiénc^. A l'extrême droite, le mar- 
quis Colli était exactement prévenu par ses émissaires (a). 

Le 6, toute erreur était eoGri dissipée, a Suivant les avis du 
comtp de Caslellft, miijor de NÎit, écrit de Rcvel. le» Français 
sont eu pleine miirctic sur le territoire de la République. Je crois 
qu'ils ont Attaqué l'Authion, je n'en suis pas certain. Vous voyez 
que tandis que les puissances alliées délibèrent, les KrancAÏs 
affissent. (Juanl aux forces de l'ennemi, je Iftn crois de So.ooo hom- 
mes à peu prés, iagi'z comme nous serions écrasés, s'ils .«avaient 
Csire. Que des troupes marchcut tout de suite de ce cAté et du cfltrf 
d'Ormca, sans quoi nous riaqueriuos d'être enveloppés ici... Nos 
postes avancés sont fortement cauonnés n (>1). 

Ces divers dwrumi-nts jtoni concinanu : jusqu'au dernier moment, 
de VîiM ne sut se décider ; et les quatre halJiilloDK de renfort qui 
vinrent joindre l'armée furent uniquement dus à l'influenre perw)n- 
nelledeRevel aurCravanuuia. Les reoseitunementa n'ont pas manqué 
A l'étal-roajor piémontais : dans une situation très difficile, avec 
des force» txé» infértruees. Déliera et Rcvel l'ont parfaitement tenu 
au courant des événements, et malgré leur infériorité numérique 
g'ont pas hésité À alarmer chaque jour nos avant-postes. Jusqu'au 



[tj tîirota i Thn^l, !i aTril. pa^ i8g. M. de Cosdla doonc le« mèaiea rea> 
srivaemrali dant ton rapport du 5 avril. 

|i) K«(t|i»rl de Collt, page i^. 

(!) Rcval 1 dUaDterillB, avril, Saorfe, MimtMrr* de naon de Artv/, 
p«fC tti. 





CXL 



CAMPAOXB DE L'ARUÊB D'ITALIR EN 1794 



dernier moment il« ont parfaite m^nt rempli leur rAle, apprécié sai- 
nemeol Ib situation : oo ae peut que louer Tnctivilé ileHevvi oDquî 
«lu reHte de Vin» iivail pl«ini! ciuiBniicc (i). Il dous est donc ïmpns- 
silile (le Miu)tctirc A l'oppri-ciiition suivante : 4 Sa correspontlancci 
[de Ucllera] dêiioto ud caraclère ordinaire, ilîacipliné, d^pour^'u de 
tonte initiative, et (elle qu'en devait avoir un officier vieilli, dans] 
l'observnu^c niiiiiitieuNe ilt-K pi-tllx di^tjiiU du métier militaire de 
cclti^ l'poqiic pi^iidiint (le loni^iies années de paix « (a). Dn rvxle 
la survcillaoce do ces détails dont oo parle souvent avec dédain 
ne coDstitue-t-el)e pn» uni- partie du rAlc d'un hriiradier 1 là oii 
elle manque ne vnil-ou pas bientôt IVii.temMv se lï^Migrè^r t 

Ya' r» avril, bien qur l'on n'eill plus aucun doute sur In certi* 
tude de l'invaision et sur la direction de l'attaque (3), de Vins ne 
se décidai! pa« encore à donner un ordre de mouvement aux trou- 
pes restées en quartiers d'hiver ; il ae cunletitait irinvilcc A i) beures 
du soir le g<^,„tr,] Colli A partir le plus tAt pos.<iib|p pour aller 
prendre lu commandement dos troupes placées dans te comt^ <i% 
Nice ik). 

Dans ces derniers temps, on «vait Hoij^neuscmcut évité dn eAti 
fraiit.-aisde donnerl'éveiliV l'ennemi parla moindn) affaire d'nvant- 
poste». 

Les rapports des déserteurs tenaient le commandement français 
exactement au courant : iU indiquaient que l'ennemi n'avait pa«^| 
nçu de renfort. Le /j avril, on diislingiioit bien dix A dntuc (entes ^ 
au F'our«oin(5), maisaudernier moment, l'interroja^atoire de quatre 
déserteurs venus des diver» camps enuemis procurait une idéoasM 
exacte de la situation du cdté piémoutaiH et prouvait que le» 
cmintes deii repréitent«nlN au sujet de l'arrivée des Autrichiens u 
s'étaient pas réalisées. A les en croire, il nV avait à Turin que des 
milices armées; un seul bataillon était A Saor^. un bataillon de 
Courteo et un de Peyer im Hof A Raiis ; neuf pièce» de canon 
peu de monde »ax Fourche» ; Inute» 1rs nuïts les troupi-^ 
Ivnuient sous les armes de cninte d'être attaquées, deux paysans 
ilanl venus avertir le 3 avril • que sons peu les Français devaient 
attaquer et passer sur lo territoire de (îêneft : enfin tes .Vu tri chiens 
étaient encore en quartiers d'hiver (6). Ces rensci|fnemeuU, quui- 



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U) De Vini t Drilera, id mm. p*gt tU. 

<9| Kr«liit tt .Murfi», psK« 8. 

(3) Voir (Mfic l.XXXl.\. 

(t) Sl-tUrtan à Colli. S avri*. |Wf« 188. 

(fi) [)iimfrliion an cnniM, 4 ■▼rll, pSKV 181. 

■4) DiiiprrbloB su cooallt, 6 avril, p*cc igo. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN 17M CXLI 

qae en partie erroDés, étaient cepuodant précieux, ils fournissaient 
l'assurance que les Français ne rencontreraient pas une résistance 
trop énerg'ïque ; entre les mains d'une direction d'armée sachant 
ce qu'elle voulait, ces avis auraient amené à chercher sans perte 
de temps une action décisive où la supériorité du nombre aurait 
procuré la victoire, sans l'attendre uniquement de manœuvres. 



au PITRE iir 



I. Plan de l'année frai»çt)*«. — II. M«e»i|iii rtKncuidanï l'arme* pUmoaUi» 
nlf U dtttnw d«i Alp<s, projfU de difvnM, — ttl, Ur*rri))linn dr l'Ail- 
tbiiMi et dci roalteforU qnï s'y ntlaclient. 



Lh prise do Toutou nv«it Tnit concevoir Icn plu» brillantes t!»pé- 
ruac^A é l'arnai'e rl'Ilalie : dès lo (4 janvier, iionaparte écrivait que 
l'ou avait de * frauda projets > pour elle (i). 

Lo ^o, (Inu.t !H>n « Sj^stËme i^Ënt^ruI i)ex op^ratiiiriH iniIrUirt^s 
de lacampu^nc procbaino », Carnotiudiigonit les opcratioiis à cxl^ 
cuter par chaque armée. Devant l'amii^ des Alpe«, t'ëtcndait la 
chaîne di-3 Aljn», barrière impossible à franchir, surtout «U hiver. 
Au liou de Vu^^T diiusc«tte partie si fnvorabiu nu défenseur, C«rao> 
proposait d'y Rirder la défrnsivc, « sauf duos ]es gor^os qui 
Oifi^aieul quelques paHsa^es pnticablefl à IVaDemi, cominir le petit 
Saiul-Itrruanl t-t les deux moats Geuis » 1) nV»! pas douteux que 
le pla» primonliiil couitiiilaîl h attirer l'atteuiiun dcx Pi^nionluis 
sur leur droite, cnr h- ta janvier, ud «rrAtè du Comitif avait prescrit 
d'attaquer ces deux cols • avec une telle nupériorilé de forcée qu'il 
ne pdt jr avoir de doule sur le succès a (a). Maîtres de cea deux 
pointa, oQ pourrait Faire refluer une parlie de l'annAe de« Alp«a 
vers cellu d'Italie. 

A cctt« dernière revenait la mission d'envahir lo Piémont. 
Oneî Ile serait son premier objectif ; par la prise d« ce point, on 
coupait les communications du Piémont avec la Sardaigiic et on 
d<!livrait uulre comiiu-rce dt% «otraveH que scn contairea lui eau- 
wicnl ; pcut-^tre mâme, influencée par noire pré«once, la Républi- 
que do Géncs se dË«i détail- elle en notre faveur (3). 



(■} Boniparu a OaiMndt, ij j*nri«r, pifcCi. 

Il) ArrtU 4a eoniiU. >6 Janvier ; AiiUrd. Ion» X, |iacr 45;. 

{Sj C«ni«(, SfUtmt jéittr<it da epéraliom, lo Janiltf, page jB. 



C&UPAQNE DE L'ARMÊl- D'ITALIS BN ITM CXUll 

Ce pnmicr résultai ncquis, oa prendrait Saorgo à revers et l'oo 
dèboucherail en Piémont, sur Coni (i). 

A plusieurs reprises, ce mouveiiiiMtt avait éli: taviangé. Lu 
i8 ftvriur 17!)3, Kellermann Mnît d'nvîs <lc conduire I« jfucrpc avec 
U demi/Tc vîg'urur en Hollande et en Italie, et il montrail l'impor- 
tancedeSaoï^cDUcfts oii l'on voudrait marcher sur le kautTaaaru; 
entre nus niains c«tte plai» couvrait nos conimuiiiatlloos, «Ilo Imr- 
raille <:ul du Tende, principale voin il'acc^H d'un ctinemi opùraiit 
contre le flanc gauche dv nos colonnes ea mouvemenl sur la 
Dochetta 11). Le i4 juillet il proposait de diriger l'armée d'Italie 
ou sur Alexandrie ou dans le Milanais contre k-x Iruupen .-lutri- 
cliienne», « inarclie i^ui nous livri-rail vriii*enililiilil('in('iit le col de 
Tende (|uc 1rs Pi6munlais ne suflîriiieut pas a (i^rciidre contre l'ar- 
ma dn comte de Nice ». Toutefoiii. en considérant l'avancemenl de 
la saison, il conMillait pour cette année de se borner à faire tomber 
U puoiliuii de Saor^e en la liiuctiiiDl par Vintimille et 1» Ncrvïa, et 
de se rendre maître du col de Tende. Mais avant de tenter l'une ou 
l'antre, de ces opéralious. il réclamnil que la flotte Filt maîtresse de 
la mer vu la difliculti^ de faire vivre l'armée sur le littoral (3) . 

Pcut^lre Camol a-l-il eu couDais.'sance de ce» dépt^clios et de bien 
d'nulres écrits relatifs ft ce plan ; mais, même sans cela, celte idée 
élaîl simple et naturelle : il sufH&ait de consulter une carte pour 
l'avoir, et rien n'était plus redouté des alliéa qu'une telle manœu- 
vre («. 

La nécessité de pourvoir eux approvisionncmenls de l'armée et 
des df^partemcots donnait une nonvelle force au projet d'offensive 
expoflé par Caraot dans son mémoire. La situation au point de vue 
des iipprovisioiini-menLt oflrraîl alors une certaine g'ravitt.'. Au 
i4 février, on avait en mnijnsin iJlQ.yoo «[uîtitaux de bl<^ et 17.100 
d'orye, capables de fournir lo.ooo quintaux de farine et d'assurer 
des vivres à 4o -000 hommes pendant trois cents jours; des marchés 
étaient pii.ixés {wur r>o.uoo quintaux et 011 ii.ipèrail purlcrl» produc- 
tion au double, par des iichuls Journaliers auxquels avait n pour- 
voir liai 1er, directeur el r^^:is8eur des vivres de rarmé« d'Italie. Mais, 
qu'était-ce en face des besoins. Un arrêté, en date du t" février, 
l'avait cliai]giï du reinellre aux commune» des Buuclies-du<Rh4ne, 



(t) Ciraot ajouUil m^niE que la pt'ue de ce point oblï^rail lc> AngItU à 
évacuer U Corsr, ce qui semblera ir^ ciBgtré. 

(3) KeltenoBiiB, aote joinle à la dép<ob« de 18 février I7g3 (A O). 

(3) Ktllrnnann, i{ jnillel ijfZ (A G|. 

(tl Viiir tOQl tv prfniirr i-lii|iilrp où t'iil4« que tea Françaii prandronl 
Sxirgti il rETOn m fréquruiuKui cxj>rliii4ir. 



CXLIV 



CAMPAGNE DE l.'ABMÉB D'ITALIE EN 179* 



du Var et de» Alpcx-MBritiiocs, los j^raias dont elles nnrnioDt 
bosoin (i) • cette consommation exiffeiiil p«rjour5.oooquiDlaiix. et 
on s'Bld'ndait à voir les livsoinji <lu Gard et de CNViniult nV^U-ver b 
6.0UO. De Montpellier â Menton, <in ne Falirîqusîl plas dn pain 
qu'xvcr le bU hyri- pnr Hallur ; rn un mol on nc Irouvail en face 
de l'oblitcotioD de nourrir 600. oou Ames jusqu'à la procliaîae 
recolle. Aussi, à la réception d'un arrftè où le Comité de Salut 
public lui prescrivait de puiser dans li-.x dépnrtnmeutsi la nourriture 
de l'drmi'ir, Hallrr dtmonlrail-il l'impiisnibilil^' dVxécutcr cette 
mpflure. Avec Ir port de Gènes qui nous restait ouvert, il se décla- 
rait capable de l'ournir â l'armée, mais, pour sauver le inîdî de la 
fnmine, il fallait N'adresser A tous los ports du Levant, paver romj» 
Mut et m#tii<: avoir rrcourK aux pavillonii ennemis. 

L« blé, aciictéau prix exorbitant de 180 livres la cfaarg-e, l'orge, 
de 90 è 110 livroB le cbar^, était revendu eu prix du maximuoii 
l'un df 35 livres et l'autre de i5 ; l'Ivtat subissait donc iin<- perte 
immeiim*, la eonsommalion juuriialii''re ^Uinl de i.uoo char|i(es Les 
corsaires d'OncïlIc, dont les petits bAlimcnts rasaient racilemeut ii 
cAle. liaient en partie cause de l'élévatioit des prix ; pour s'en 
débarrasser, Huiler ioaislait sur la nécessit<! d'une expédition diri- 
gée contre ce porl. a Si uoui* enlevions Oneilli- e( Lunno, ce qui 
serait assurément chose facile, nous aurions toutes los deunk-s do 
19 A 10 fr. meilleur marché. Les corsaires de ces deux repaires de 
bri^nds troublent la navigation des Génois d'unr manière inefoja- 
blc, et lu République do Géiic« est sur ai point d'une iadiffèrcncc 
bien blâmable » (a). 

Otle invitation A un mouvement sur Oneîlle n'était pas nou- 
velle ; dés le i5 janvier, Haller l'avait proposée, faisant valoir 
qu'outre l'avanlAge |)écuniaire, on obtiendrait celui ■ de donner na 
peu d'occupation i nos troupes qui s'enBQjraiont à 00 rien 
faire » (3). 

La ruine de notre marine A Toulon nous interdisait de proléger 
nos convois. Le iG, en eflTrt. apprenant que cinq naviivs iiian^ltands 
avaient été enlcvéji, llnllcr renouvelait se» observations l^s auto- 
rites 1 n'ont qu'un instant pour nous seuver tous, écrivait-il, s'il y 
a possibilité de sauver les dé|>artemenis. J'avais bien raison de 
me courroucer contre riiidiETérenci^ que l'on met A uuus débar> 



(i) Arr<tè d« RirorcI, !•* lévrict, ftft: ^g. 

t*) Ualler, aoir, ti U\ritr, p>)[c 9j. 

(3) Haller «us rtpr^KaluU. ifi janvier (GCncs, i<8, AE). 



CAMPAGNE DE I/ARMÊK D'ITALIE UN I7W CXLV 

rassM- di- l'enlravB de eo minérable Ooeîllrr. Les bri^ods qui 
y habitent oui fait iin armcmeiil en rfçlu » (i). 

[^ 'i marv, ers TniU l'-laîeul {tMrhVt à la con naissance du comité 
par Bouchottr ; îl ioniuttiûl «ur l'iir^pncc de prendre uo« résolution 
«t de »« décider soit n Taire enlever Oneillo par la division do la 
marinotle Toulon, soit â ,r marcher par (trrLV II ne •te'inlilikil loute- 
fuiii pas pr/voir l'èvenlualilà d'un» violiilion du territoire génotfl. Cl 
il attendait t»iit du bon vouloir de la Ri^publique de G^nes (3). 

Au contraire, nos iigeiits poussaient vivement à ce que l'on se 
rendit maître de l'i^tat de Gènes. L« 16 Kyrier, Lachèze, à la suite 
des inesurr.i priacii par le j^uvernemenl giVnoiit [xiur réprimer Ie« 
dénordrei c^uh^h â l'oecasioD des bals, repri^nlait le Sénat romuic 
Mntplétcmeal ennemi de lu l'ninre ; une (uirtîc avait mf me le pro- 
jet de livrer aux alliés les forts de Savone el do Gavi. Di^s lora, ai 
Ton n'occupait tes premiers le territoire de (îSnea, on fierait pr^- 
Tejlu parl'eaaemî. 

Lacb^xe ponait uiHlemenl la qucHliun : l'iulArâl de noet approvi- 
xiouncmenls exilait qu'il ae se produisit pas * de rivolotion 
qui [wurrait bouleverser tout à coup la plai:e de O^nes et nnèantir 
le commerce el en faire transporter ailleui-^ les capitaux o ; maU 
d'autre part, ■ a'il était réellement impossible dV tîxer lo mue 
de la révolution », ne valait-il pns mieux que < cette révolution 
s'v fff par ta présence des armées ffançaises que par le choc des 
|)a««ions intestines <> ? Les Francis étaient < les alli&s • de Gdics ; 
1«« cMdiitù» KCa a agrc-vieur]! ■>; n'étail-il pa.i pr^riVrable 1 que ce fût 
iiniis qui devenions 1rs premiers occupaiils plutilt que de nous 
laisser prévenir par nos ennemis a (3) ? 

t>e iQ^me jour, le Comité de Salut public avait A trancher une 
antre question. Le 11 février, on avait appris par une d^p^dic 
de CacBult que l'ciicadrc an^UiNe avait op^ré un débarquemcol 
en Corse (â) ; le :i3. Saliccti faisait savoir de Toulon que les Anglais 
concentraient toutes leurs forces contre St-Florent, et il demandait, 
au cas où celte plaire succoinherail. • ïi'it fallait [larlir, ausoîtiM que 
le* vaisseaux seraient arni^, pour entrer dans Calvi avec les 
6.0UO hommes ", ou plulAt s'il ne >> conviendrait pas mieux de s« 
borner k leur envoyer des secours pour ravitailler celle place ■ t 
^uanlA lui, il penehait pour ce dernier parti. 



li 



I) Qallrr, iS février, pffegi. 

(11 Boocliotle lu comili, 3 marv, pafe iii. 

(!) L»rIipM aux r^priMnlanls du p«apl(. 16 fév. (AE, Ctiei, idS). Suppl^ 
mtni, i>'f v"- C«iir •l<p^ch« • dù tin tfanuDiae arec la lettre de Salireii 
da 1$ Tcvrier, tolr |UKe ni. 

(4) Cacauli, 11 KTvter, pafe «t. 



CXLVI CAMPACNg DK l/ABMÉE D'ITALIE CN ITM 



Il proinollnil biRii <l>tre prêt i tnvUrc h In voile pour la fia du 
mois, msis si l'on tciiail complc de U craisiJIre ripour«u»> lenuo 
par la lluttc angluisi.', avoc une tclli.* vigilance (|Uf, sur cinq vni»- 
Beaux chargés de vivi<es envoya en Corse, trois avaifOl été pris ou 
couIfK, il éuil Aviileul qu'un convoi m c«n»i<l^riit)lv ue rt^ussirait 
jamais à vcliappcr aux nnvircK aii^lais. Siiiiccti lui-mf-mc parlait 
des précautions A prendre pour éviter que l'escadre sortant de Ton- 
Ion se tombât entre les mains des Anglais, qui avaient d^jà « aat 
cupériorité décidée » dans la Médili-rrané4:. D'iiilteun rien ne pres- 
sait, la lettre do GcnliK étuil « très rassunuilo ' et la place de Caivi 
« presque inexpugnable a (■)> La réponse ue pouvait être douteuse ; 
le comité arrêtait de ne pas Taire pa&ser immédiatement dans l'Ile 
les 6.000 hommes destinés à rt-iifiirr^;r la (çaruîsun de (lalvî ; îl dna- 
Dait plein pouvoir A Saticeti d'agir m'Iod tm propres vues. Sp»^^ 
paroles sont A citer; elles montrent qu'A crttedale Robespierre jpano^H 
n'avait pas encor* acquis toute l'inQuence qu'il ubtîendra plus lard, ^i 
Une doutait pas, disaiuil, « que les Anglais bnniîltès » ne prépa- 
rasKcnl une descente en Corse, et îl ajoutait : ■ C'est h lui, citojr«o 
collègue, à prendre conseil de ta sagesse ; nous sommes trop loin do 
théâtre de la guerre pour pronnocer sur le parti qu'il convient de 
prendre et les èvéoemeols sont trop mobiles puur nous hasardera 
donner des ordres luivés sur eux... ; fais donc usage de ton t!-fiergi« 
«t réussis. Notre cooflance n'a point d'auties bornes àt'impoaer. 
Le mode est tout èi ton ciiois, use de luus les moyens 4|ui sonl en. 
lu niuins» {-à). 

Celte dépêche du 3 ne trouvait plusSaliceli à Toulon (3). Tris 
vraîsemblablement les représi' niant» pré» l'armée d'Italie ef ceux 
de la Cor>e avuieutdi) s'entendre surleso|>éniliunsde cette armée; 
Saticeti partait pour Paris afin d'exposer leurs idée* (4) el d'obte- 
nir une solution : elle était pressante, car ou redoutait d'être pré 
venu dans l'occupation du territoire de (téiies (5). Toutefois, il 
semble douteux qu'il j fiU déji arrivé le g mars et qu'il ail exercé 
ta moindre inHucnce sur la décision priie; autrement ou nt- com- 
prendrait pas qu'après se« explications l'on ait pu croire A la pos- 
sibilité d'embarquer ao.ooo hommes. 

Le 9 mars, h- comité ordonnait de détacher S.ooo hommes de 
Lvoni d'y adjoindre lun G.ooo hommes destinés A la Corse et de 



(l| Satierli su comité, «S tiTricr lAnlud, X], page Mo. 

{() Cftmili è Salictti. S marii, f»gt >(i- 

|S) MoliMtu. y Bsri, ptft iSi. 

(tl SdiMli gt Moludu au ooosiU J« Hilul |>ublic, i6 fèrriar, ff* 

lu Kebnpkrrc, Ricord, 9 m*n, p^fv iJi. 



• *. 



CAMPAGNB DE l/AftMlÎK DlTAl-IK E,N )TM 

le* riunir hwc (juelque» tmiijifs lirAn rir l'armôc d'Italie de dieh 
nitrc A rormrr uih- mii!')ic il<- 90 noo hommi-K. Le corps d'arméo 
semlMniaerait & Nice et s'cmparerail d'Oneillo. ou o'occupcniit 
du lerriloire ^ifnois qtie tv «jui sérail absolument iadi-tpetiHoblii 
pour l'vkpidition , I.*«rrAt^ esl sli^ité Ciirnot H Prieur (1). 

Aiiui le comité, avrc une rare pniil^'DCi- ])olil)que, avait rofusd do 
se laisser eolralner â utip mesure capable de provoquer une rèvo- 
lutiua ft tîéjies. On avait évit^, mi*me le pri^lexte d'uoe brouille avec 
Ia République, mais il i^lail difficile, au point de vue de l'ex^ution, 
de prendre une délermïnalion plus impoNwilili' l'i remplir ; l'arrtt^ 
CD effet était basé sur rini|>osKibilitê de faire passer ti 000 hommes 
en Cône • It cause des forces supérieures des ennemis dans In Médi- 
Icrrani^e », et Ton pri^tendail eo embarquer ao.ouo [luur Oueille. 

En outre, que penwi-r ilii ehoix du gi^ut'-ral lliichc comme com- 
piaRdaiil de l'expédition ? Une upération A laquelle allait prendre 
pari la majeure partie d'une armer devait naturellement élré diri- 
eéi- jtar sou gi^nériil en chef ; si l'on avait trop peu de eonfiaitce en 
Mvt taieiiLH, opinion i|tii du reste semble avoir iMé partage par k» 
rapTèsentant» présents sur Iok lii^ux, on ponviiit s'en remettre A un 
des nombreux i^^néraux qui se battaient depuis deux ans sur ce 
ihAAIn- de gruerre. Il est vrai, qu'A en jugt-r par les instructions au 
moins é(ran^-s qui fuival adreasécs à Hoelie, on n'avait en vue quu 
de le retirer de *on armée et de le (n'tT*- arr^l^r ou milieu de troupes 
qui. ne le connnîssitnt pas, ne lui porteraient aucun attachement. 
Il n'est pas douteux que tel a été le seul but du comité ; dès le ao sa 
décision eal prise et il prescrit aax représentants à Toulon de le 
faiii" arrêter comme « tr«(tn- (9); ce qui n'empAche pus Rouchotte 
de continuer à le considérer comme le futur commoTclnnl de l'ex- 
pédition et d'écrire le il4 & ces mêmes représentants : « Hoche ne 
peut quitter la Moselle qu'après Tarrivée de son sureiSHcur n (3). 
(lettr considération [Hilitique nr diminue en rien la responsabilité 
du comité qui, nu moment d'nn monvemeot décisif et pressé, enlève 
te chef d'une armée, le l'emplaccpar un autre absolument inconnu, 
a retarde ainai toute action juaqu'A sou arrivèiv Lest n^pr6«entanls 
en mission, «Murt'-M de la eonKanc^ do la Convention, sauront heu- 
rrasement réparer toutes ses fautes. 

Les inalructions, qui suivent, données À lloche. Mot signées de 
Bonchutle, mais le comité les a certainement approuvées. 



|i) Arr^lt du coniilé, q io*r>. page <3i. 

(i| Comili aux rcpr^seaianU de Tualoii, 10 mars- Autard, lente XII, 

[S\ Boachotte à S«IJ«<li, *4 in«n, pa^ i&o. 



CXLVin CAMPAGNE I>K [.'ARMIÎE D'rTALrK ES 1791 

I Au moment <lu débarquement qui se fera mun la protoi-lioa du 
feu de no» biltimonu et ijuc l>- Tru drs hnttcrics ciiiifmi«« commen- 
cera à se ralentir, l'avanl-i^ardc formée sur le riva^o prendra posi- 
tion pour auuleoîr uoe attaque sous la protection du feu des vais- 
seaux. Di' retle première pusition, les ingénieurs et itrlilicîerx 
instruits ptircourroiit lox points h* plu» à port4>c, examineront ceux 
susceptibles d'être lurtifiès trfs prompt''ment. et distribueront les 
ouvriers cl travailleurs qui se mettront aussitAi k la besoçue. L'ar- 
ntiii: prendra de bonnes positions autour do la place qui oc doit |ia)i 
4(re fortifiée, et quï poiirr.-t d'aiiliinl moins résister it une attaque 
brusqui^c et vÏto qu'il ne pourra lui arriver aucun secours des moD- 
laiçoes par la mer (i)v, Saliceti a-t-il eu connaissance de cet ordre 
étrange? le fait i^at probable, puisqu'il eut nu entretien avec Buu- 
cboile où ils convinrent drs rartrx et plans A lui remettre |>our 
l'expédition (3). Im si or les lui exp^iail de Paris; ils consistMont 
eu un croquis de la cAte sur huit à neuf lieues et en deux feuilles de 
i-eleré sur de» mémoires manuscrits de la guerre de 17$^ : â ce 
sujet, tirant un juste protil de l'histoire du passé pour préjuircr 
l'avenir, Uouchottc appelait l'attention sur un mouvement exécuté 
par seix'-' bataillons, qui avait forcé l'eanemi A évacuer sa position 
sans tirer un coup de fusil (3) ; en outre, on Iravaillatt k des calque» 
de la cAte de tiénes : ils 6lAÎeiit lorminés le 3^ l^). le premier envoi 
était parvenu le a5 (5), le second a encore dd arriver à Icmpa. 

Dami le courant de mars, les craintes d'Haller se réalisaient ; le 
Il mare, un an-été de Robespierre et de llicnrd prescrivait au régis- 
seur dejt vivrea de reprendre avec vi^^ueur les opérations pour 
evctratrr de l'élrangcr, tous les i^rains possibles, aiîtt « de sauver les 
départements du Midi ainsi que l'armée de \a famine k laquelle ils 
seraient expoaéa <> si ou ItS suspendait plus longtemps (6). Le 
6 mant, les appruvisionnenicnls étaient en elTcl des<;endus JL 
63.(Ki« qainlaux ; sans de nouvcnax envois de fonds, le senricc 
manquerait au commencement d'avril. La pénurie de numéraire, 
les dispositions de la commission des subsistances, la mauvaise 
volonté de la trésorerie (7) tout concourait k donner les plus vives 
inquiéludcjt pour l'avenir et exigeait qu'on y porlAt un pnimpt 
remàde. 



(1) Doiiohoiic É Hocbi, to mari, fft 1I4. 
|i] Salif^il A lloiieholl*, it mers, page i38. 
{1| RascboUe à Saliccli. 11 mini, )ui|(« itfi. 

(4) Bouehotie il Kalirril, *t m*n, pafc iSo. 

(5) Salreeti k Itouchottc, xi aun, psm *bo. 

(0) Arrfic. Kobeipterri! cl Iticord, 4 miin, ftgt >sl. 
(7) Iticord BU comité, 11 avril, pap 3a3. 



CAMPAONE ÙE LABUËE D'ITALIB ES 1794 CXUX 

Sans alleodr» d« noav«aax ordres <)« Paris. Rot>«spîern< et 
Ricânl preacrivateut i Dtiaifrbioa iJe (oui diapus^r p»nr un mou> 
remiMit Knr Oni-illc (t), et il* l'auloriiuiicnt ii Rp|>clf!r A Nice les 
baUiUnnK iluatia^ |)oar la Corse (>). En indiiF temps ils pavisa- 
Kvaieot tout un svnléine irapéralions où l'armée d'Italie ilébouclii'- 
nildaiu la plaiuc |>ar Ln Lombnnlio tandis (|ui' l'artnée des Alpux 
^inûl 4:ontn l« roî «rd« (3) ; el «n prf vUion de oeit opf ralioiM 
fularc* iU r^damnit^nt • les caries, m«moir«^, campagnes, plans 
d* places forte* de* tIaLt du \yna sardi-, de eeux de Gioea et de 
la maison d'Aalncbe en Italie • (4)- 

Le» iirdrt» Miiit'iil lanc^ le i» mars (A) puur diriipi-r dou» 
ItaL-iillunK i\k Toaloii sur Nica ; A In suite de repri-senlalionK faites 
par le ff^oiral Mourel. commandaul A Toulon, les représentaats 
«sspeDdsîeDi provisoirement le départ de trois de c«s bataillons (K); 
ils rejuJuriiirenl au dernier iiiomeiiL 

Tandis que tout s'ortranisnit à Nice, on _v recevait une noie fort 
importante doonaot divers reDSciKaomenIs sur l'esprit du gouver- 
neotenl ^nois el sur les prétendues iol^-ntions des Piémoulaîs de 
Tio]<-r le lerrttoire de cet étal afin i)r nous devani-er à Vintiinille. 

Un nomm^ Rrmar informait les rcpréseataiitx qnc le ^ourcrm-iir 
de San ilemo. avant obaervJ< des mouvements de troupes pi6moD- 
taiKs et lu création de rlii-mins |>«rmutlanl h celles-^i de conduire 
des canons vers Vintimillc, avait proposa tin plan de défensi- fi sou 
^avernrment, où il réclamait 5. ooo A 6.000 bomines avec ilo pièces 
de canon 

Ce4te propasîlion soumise au petit conseil exdiail les plus vives 
dtacauiuns entre le parti pi<''inonlaix et fnmçnis. ■ Le premier vou- 
lait défendre Tenlp^ de» Francis et s'y upposer ; lu ileuxii^me 
eroyant cette onirée des l-'rançais juste (^ 1 apr^s révénemeni de la 
Modeste, était d'avia de s'opposer uni<iuemeul à tonte entreprise do 
ta part des Piémontais, et de su montrer indifféreal pour les Fran- 
çais ■ |f)). On ne s'était décidé i'i rien, el bien ([uc l'on eAI examiné 
la R<>nduite h tenir au cas on les Piémontaïs violeraient la Rcutra- 
lité. Ir-s passa^e^ restèrent libres. 



iij Arr^U. Kab«Kp(<vrrrv d Ricofil. |ia^ lia. 

|i| ArrJI^. Robe4pkrr( rt Hirnril, \<»tf 1.13. 

tS) HobMpiMrr <1 nkor^ (nnilvacl. v in>r«. pase l3l. 

Ml Robtspitrrre tl Rirord. [1 mo». page i3i. 

(5) DnMirrbiun i II Convention, m man. fXRc lU. 

(CI Hount à Boiii^tiotle. ta mon. y*E* ii3- 

(7] La irciliielioti purle injailt. tr >iui tu êTidemmenl un« ftrtnr. 

(8) !f<)tc, pi*K<- 1^). Aucon *<itrt dovuni'-nl ne tHrnIivaiie U Itnur d* ce con> 
•eil : i) stniblK i|ii« u dp |iarrilli^t (juMiinn» avairul Hr aifiiùc*, M. de GiroU 
en aurait été prévciiii. 



CL 



CAMPAONU DE UARMËf! D'ITALIE EN IT9t 



Or, d'après le« palrioteâ gèauis, tout devait poussor lo roî de Pît- 
monl il wUe iMilrcpriju- qui, en tnctliiiil rulrn *e& maina les djfilb 
étroili' du It-rriloiro de Vintimillu, lut ilonniirnil le uiojrea d« barrer 
CcUq voie d'invasion, la soula qui Tul pniticablo pcndnnt l'hiver, et 
'ui procurerait le temps de recevoir les renforts autrichien*. Ilx 
CoUMiillaii'nt dom: de fuîri' ixxupt'r li^ plus promptt^ment possible 
lou» les pa!isa^<.'a et m'^mi' Viiitimill'* iivfiiill'mirti-tni : ■ l'pour faci- 
liter par ce mo.V^n l'oalrée dans le Pit^mont ; a" pour cpai^uer le« 
troupes qu'il faudrait oéce&sairemejit exposer s'il était question «le 
cJiaNHer lex PiiSriiiintNiK d<'.<i postes qu'tln anraieot occupés ; enfin 
pour intimidiT l'oli)^archicdu ^uvcracmcDt gL'nui.t qui. toujours 
plus mal disposé contre les Français, ost d'intelligence avec le roi 
aanle pour faire uccup«r c«« postes, et qui ne cesse de faire prr»6- 
«uti-rles patriotes n (i). 

Cat avÎH i-onconlnit «vcc len idécK des neprésuiitiinta ; bien que Im 
mouvements de troupe» sif^nal^ fussent faux, Saliccli en lirait un 
aouvol encourai(vment de devancer les Pj^-montais, un prélrxte 
pour violer le premier lu neutralité génoise. Tout relard était fKVo> 
rable aux allii'K puisque l'on snvuit t\H le 1 1 février que le roi et 
l'empereur « voulaiejit absolument remuer l'Italie pour lu défense 
du Piémont, du Milanais > et que la cour de Naplets avait promis 
18000 hommeji<3). As.sur^ de la pleine confiance du comité, SkIÏ- 
ceti l'informait le a^ mars, qu'uprés s'être entendu avec le» aulnes 
représentants, il nvait juçcê ses ordres inex^ulables ; il aurait fallu 
quinze jours pour fréter les navires , au contraire la voie do terre, 
tout en étant plus |>énible. était plu« prompte cl plus Hilrv ; en oon- 
si?<[ueni:e. un avait décidé ilr^ l'ndftpti.T, d'ailleurs les cînronstaiieea 
étaient pn-ssiintvK. < EK- coucerl avec le& autorités de Géoes, les Pii^~ 
montais devaient nous devanc»r eu force dans Oneille ^ de Ift 
menacer do [>énélrer dans le dé|uirtemenl dco Alpe.v-MiirîUmes du 
cdté de Vinlimitle a. Il juj^iil même n'nvnir pas le lempjt d'atten* 
dre le* 6. ooo hommes de l'armée des Alpes. Quant au général 
Hoche, on savait qu'il serait arrêté dés son entrée 6 Nice, et l'on 
i^orait le moment où Arriverait sou .-«ucee.iieHr, nommé parle 
comité et totalement inconnu A l'armée. Pour le mumeni, ne voû- 
tant pna laisser eonuiiltre le srcn>t dn comité, Salireti se bornait à 
écrire que le ^énéml Hoche rejoindrait l'armée (3). 
La décision énen^ique des représentants leur fait le plus grand 

II) Celte pitce a*c*t pas dittir. ; elle e*i cliinjcau li février aux arcliîftada 
la carrre, maU il Mmhle que la leitrt Ae Saliccti dn 14 nart y fall allsatoB. 
|il Cacaull 4eimil|. 1 1 téitin. pave Si. 
|1) iiaiicMr au comité, 14 ■nsn, page lig. 



CAMPAGNB DB L'ARMËLv D'ITAUE EN 179( 



CI.I 



^ 
» 



hnniw'ur ; A mesura qur If-s ol>stn«rlcs rauNrà par \t $fouwrDcmcnt 
vieiment tf'^ner leurs dispositions, ils sav<-nt les snrmoDler rn «.'on* 
sid^raal loujuurs li> but final, mctlrc l'armée en muiivemml. Le 
mérite leur en revient tout i-iilier ; le »4 in:irx, le ministre de la 
gnem; croit wit:oiv ijur U muriiir fer» l'expi^litlun (i), et, le 6 avril, 
lonquc le eumili est arcrti des modifications Taitos à son ârrëlè, il 
no prend auc'iiii> disposition ni pour hldmcM' ui pour approuver (■»). 

La u)uHie aur Oneillc a-t-«lle élè couMillée par le ^tiéral Bona- 
(Ktrle ? Iji» documents ae p<Tmeltcnt piiK dr résoudre celt« ques- 
tion : le «eut r»it a'rtain, c'est qu'il jouissait de la plus entière 
confiance de Salicoli ; « J'ai chari^i'-, écrivait le représentant, le 
I^Déral de l'artillerie Buonaparto de »c rendre & Nice afin qu'à mon 
arrivée je trouve faites toute» len dispusilion.t qut doireiil assurer 
le Iriempb'-dr.s armes de lii Rcpiibliqin- dans l'cxpèulition t{ui nous 
est coafiée h (3j. l'ae contre, l'opinion do [\obc3pi0rn' jeune était 
moÎDs favorable au futur emperc!ur, tout en renitaiit juMice a à soa 
mérite transcendant «: « il n'onVe, ajoutait-il, ipic la içarautic d'ua 
homme de celle nation qui a n^stsl^ aux car<;^es de l'aolî et dont 
les propriéti^s ont été ravai^ées par ce traître •• ((). 11 semble même 
qu'à Paris dans les bureaux de l'arlillerie on nourrissait uoe cer- 
taine métiunce contre lui {!">). 

Dnns n-lte question de l'influence exercée par Bonaparte loni du 
début de la campagne de 179^, Doua De prendrons aucun parti, car 
Irji dDctiiiienta ne nou-t permettent piiK de délimiter la jiart qu'il 
euavieni di- lui allribuer ; un iu<ul point rst r^rtnin : \ri biiscK du 
premier plan d'opérations ne sont pas de lui . 

Le 16 mars, Salicelî se rendait à Nice. Très vraisE-mblablement 
on V avait dèjA reçu une dépt^clie de Tillr. En dalf du 13, il 
iTttotimelbiil divers avis fnurniit par de» patriotes italien» nmiN de 
In (■'rance : il en résultait que les troupe* en t^arntson h Milan 
n'étaient pas auçmenti^s et s'élevaient à 2.000 hommes d'infanterie 
cl i5o de cavalerie ; dans l'armée pt^moiitaise < les rcoruos pour les 
répimenla alb-mands et xuis.i&t nVtant \>ixn iirrivée«, IIa étaient 
daa.-i un Irèx mauvais élal > 1 la i-ourdc Turin man'{aait d'nrgeni, 
le* jiuhsiile* échu« dus par l'Aii^tctcrre n'étaient pas pay^-s ; quant k 
la réparlilioD di.-« troupes, tout ce qui i^lait disponible avait filé 

II' Bour]i»ll« it Sa lift t. %i at>r», )>iit[« i&O. 
(i) Voir D»lr dt U p»fe lia. 

(1) Salicelî nu e-ioilut. if oiari. pxt;t ij^. Voir èçaUncnl t«ltr< d« Maigacl 
■«oomii«. j mHri. — Aulard. loinr.XI, p>e» Hj. 
(J|| Itolieipicrrr n wn fr^m. fi iivrîl, |>açe 186. 
|G) Aniislaliua >ur uun Irllrc de f)au*|iarte, ptfe £7 



CUI 



CAMPAQNE DE L'AMMÉli; D'ITALIE ICN 17U 



viTM Snor^u ut Mitltif<iiiri;lii-«rt < il u'iMail plti« ijitCHtiou du (lamp 
que l'on vouUil former «-iilri- Torlonc uL Alcxnmlrii; ■. Ce» ilnniier.i 
rena^igoemoaU étaient inexacts, mais les rapports des pri.vin nient 
|>einii41aiuut<Ii.- lits omtrAler, et l'on navail que le oarps du i^^n^ral 
Déliera n'uvait pu» iU> rctiforcft ; c|uaD(l in*me le fait aui-ait Hé 
exact, il y avait lA, une chaace hcareusc puisque l'iotcrvalle entre 
les armées autrichienne et pîémonlaise était faiblement surveillé et 
que le flanc droit de nos culouues u'éUit plus menacé par le camp 
dcTorioiie. RndnTîlljr iinnoii(«ît l'arrivé d'un renfort de cavale- 
rie napolilaino et, d'après de« avis venus de Lîvounic, il était quea- 
tion. la Oors« soumise, de faire débarquer à Oneîlfe un corps de 
6.000 hommes, wh i. la dÎHposîtiuu des Anf^laia pai le roi de 
^apleN, de- le réunir avec les An^liiis et les émij^rés de Tunlon a aKn 
d'y former entre Gènes et In France une bnrriért^ insurmonla- 
ble 1 (1). Il s'agtMail donc de saisir ro<:casion de tomber sur IVu- 
nemi avant qu'il edt pris aes dispositions. Ou reste, aous peu de 
joum, l'encadrement allait être terminé ; le 3o, six demi-bn^des 
étaient complMi-n, les dciuu- balailton.i litûi île Toulon rendus à 
leurs postes ; et, bien qu'on nVill encore aucune nouvelle de-x ren- 
forts de l'armée des Alpes, on n'attendait plus que l'ordre de mar* 
cher (a). Le 3o, Hoche arrivait, conformément aux instructions du 
comité (3) il était au.-tsilAt arrêté (4) "^ pwrtjiil pour Paria sous 
l'escorte d'un officier de ^ndarmerie et do deux gendarmes lâ). Le 
so mars, Petit (îuillaume avait été Dommi' pour le remplacer. 
Heui'eu.-irmenl, Icii rrpré-Nenlnutit réparaient encore une foi» les 
fautes fin gouvernement et prenaient, le a avril, l'arrl^té suivant : 

Les repn^ntants du peuple envoyés par la Convention nationale 
prés l'armée d'Italie et dan» lesdépactfmi iits du Midi, délibérant 
sur les moyens de mettre à exécution l'arrêté du Comité de Salut 
public du 19 du mois passé. 

Arrêtent : 

|o Une division de l'armée d'Italie dont la force iteru de iS.ooo 4 
ao.ooo hommt^ase portera par terre en pHïi'uitit |»ir le territoire de la 
République de Gènes sur Oneilb; dont elle s'emparera ; l'armée 
dési);née pouroctlc expédition sera suivie de l'artillerie nécessaire 



(1) Tillf . 31 insn (A E Gtan, pa^e 168). Cette ukéme noie iraatnuluil 
{'■vit *«nii (Ir tirnuriiv ta dslf du iji. 

(1) Dunufblou k Boarliullc, 3o mnrt, |ia;< i58. 

tlJt^iDJU, *o mm. Aalard. 

Il) AsTtu d» rtpKMnuiiiiN. 3« m«r*. p«g« i5<>. 

(SI Oamtrbioa bd comiu, 3i mar*. |m«o itl ; R«l>Mpi«rre à Mn fr^M. 
5 ■rril, fige iH. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN OM 



CLIll 



jiour Faire le aiègv d'Oneillo, ai la résistance de celte place venait il 
iereuilro aAcesMÎre ; à c«l eHet te cumiiiuadenicat de l'nrliMttriv 
ct>1 autorisé à preodlrr, soît pur k-rrc. soit pur mer, les mi-surc« 
(|u*il jugera convenables au transport tant des pièces de campagne 
qu7 de siëvre. 

Le gfaénil dcnliu^ ft commiindur cetl>- expédition, ca faiMiiit uceu* 
per les hauteurs iiéi-«ssaires pour as.'^urer la prised'ODei Ile, profitera 
de ce4le otxasioQ pour touraer Saorge, s'il ea voit la possibilitèi, 
uns uairr h la prise d'OnetlIc qui forme l'objet priucip>)il <le cette 
MCpéditioD. 

L«s iroup«s de la République, ea occupant le territoire de GAnes, 
« qui «eru indisfieiisable à la prise el conservât ton d*Oneillf, trai- 
teront les Génois en amis et nuroni poureux les il^^nnlscumniandi'^s 
par riiilcllif^ence et la boauc harmonie qui rè^niT L'Utrc U-s deux 
oatioaa. Tous les ofSciera et sonN-oflicicrs, ea commençant du 
capural au ^nénil eu clieT, denieun-nl n-spunaabtes des d6.tonlre!i 
auxquels pourniirnl se livr>^r K-« mnlveilluiits qui se scruicut f^iissèx 
dans l'armée. 

Le ^(uéral en chef commandant provisoirement I armée d'Italie 
est charfc^ de tenir la main A l'exécution du pr^^sent décret t {l)■ 
Le mi^nie jour .Mnsséna recevait le commandcmout de l'eipèdi* 
tîva. Le« lraup«.-s devaient ôlre rendues le 5 avril k Sospel, Meo' 
Ion, Casiillon, Cunlollitr, Gorbiu. .Saint-Atfnfs, Roquebrune et 
Monaco ; l'étal lui en ^tail remis ainsi que celui de l'arlilierie ; il 
lui rcsuit i donner ordre aux différenta j^néraux de rejoindre 
leurs troupes (a). 

En prcuiint sur eux de choisir ^fa-^)'l^ntt pi>iir diriirer celte opé- 
ration, en donnant » ce i^rnnd homme de guerre l'oCCiitiion de 
(léplnjcr SOS merveilleuses qualités, son indomptable Icrmeté, les 
représentants ont bien mêrilr- di* In patrie, 

L'arrOti' léiuui^uiiit «u point de vui- [>olïtiqMe d'une grande déci- 
sion ; co dttl, il Innchail r«tte question de la uculralité de GOnes 
devant bqiiellc on biaisait à Paris. 

.Maison m^mu- temps ou prenait taules les mesures possibles pour 
rassurer cet l'tal ci)ntr« les craintes d'une révolution. Une proclamn- 
lion aftinnuilque tout en i^laat forcé de faire passer des troupes sur 
quelques piirlirs deson territoire, on observerait )a plus scrupuleuse 
uentralilf'-, en tout ce qui concernait sa consliimiuo. u Les François 
respectent les droits de tous les pcuple«, leurs lois, leurs usages, 



li^Arr^lc >ln rrprftvnlsBlii, » arriMA lll 
(ij thimcrbioD i llBsk<na, i svril, page t03. 



CAMPAGNE Dl-: L'ARMÉE D'fTALIB EN I7M 

leurs opiaiods ménies ; ils dësireot <)u<.' les pi-uplii» iMicnt lii'uraux, 
mais ils ne comniniitleiit point l« Imnliviir ,. Son UtrnloiiT de Iji 
Prniicfi^ nul In limite Ae sa révolution el <tc l'cKéculioD do m-s 
loi« a (i). 

De soa eùté, Mas-t^na [larlaiit iV .i«s (rf'.rex d'itrmu», leur ra|>p«tail 
qu'ils d«'v«ieiil ri)K|>cc4cr les prrsouoos rt les propriétés, observer la 
plu» exacte dîscipliur et Iraitcr les Génois «a frères ; si <[acic(ue»- 
UQs V maD<[uaiciit « ils semieat rt-gnni^a comme traîtres et concinis 
d« U patrie, cl comme tels puni» stiivnul la rifniuiir âf.» loi> » (i). 

Ppul-ftlri- ftvitnl do s'ébranler l'itmiiV rro-vuit-t-Ilo i-nc^re divers 
reiiw-ijrnemenls. De Tavip, on manduit. en dnl>- du ao mars : ■ Ia- 
général Colli s'e^t arri^té dans cette ville un jour et uoe nuit ; U a 
dit qu'il était quciilioi) d'un toiit^n'-s A Miliiti Je tonte» It^s piiissan- 
c«!t de lllalie oii l'un traiterait de lu fi)rniiilit>u d'une iirmÀ- de 
io«.ooo hommcK. Il a«*iire que l'armée républicaine A Nice et k«n 
f DviroDs n'étant que de 4o.ooo hommes, il ne serait pas possible de 
pénétrer du câté de Saor§^% mai» que le pouvant du calé Jes Alpes 
el jMUt-^lrL' piur le tiTriloirr dr (îéni'it. il était indispensable d'auE^ 
monter les forccsdans le Piémont • (3). Ainsi donc Colli ntt^^ndail 
bieu l'attaque sur le point ou elle allait se produire. La même note 
parlait de la création de mn^ifasius à Torlonc et de la cuneeritratioii 
de» trou|>es répandues en Lombardic. Or un cunnaimail A peu 
prAa exactement la composition el la dislocation de ce corps, dont 
on portail l'efTectif;^ vtn^l Itaiflillon.H (A), lîi) oulre nti autre bulletin, 
en date du 3i man, venu de Turin. mniK trnnsmi» par la même 
occasion, portail qu'on n M'efTurfail de ro^scmblor un corp» de 
milirr-^ pour l'cnvoror k Ooeillc • {3). Si cc« nouvelles sont parve- 
nues avant la mise en in^irclie des colonnes, il semble qu'il y avait 
là de précieuse* indicaltnits et uu nouveau ntuliT de ne |m> laisser & 
l'ennemi le temps de se concentrer. 

L'année possédait alors cx>mmc chef do bataillon dn ^énio un 
médecin originaire île la Brigue, connaissant admirablement le 
pajs. Lorsqu'il fui qni-«liou de l'expèditioti, un n'adivasa à lui ; son 
influence étail 1res grande, et nous verrons Ii^ ifénérnux le nm-'ul- 
ter dans toute-s les circonstances importantes avant de prendre une 
décision (5) ; les Piémoulais oux-méraes étaient infornté& de m pt«- 



(i) l'rof tamslion il«ii fr|irft«atBBtt, 3o mars, f»^ \bg. 
\i\ PnirUmatioii de Uakfitna. 3 «vril. ime i^. 
|1) Bullrtin pariaoïiliirtDwiKiMiiitnia ilf dlffircDlea dalcalA £ Génn», i(8>< 
lit .\oai>tIlci piÀUiqatt, .{ STrll. |>acc 187. 

(&) Maïaèii» i Lilurpe, i3 avril, fiafte i^i ; Maaaéna * Rnaca, so avril, 
pçt '1». 



CAMPAGNE DR L'ARMÉE DTTALIB KN 1194 



CLV 



HOa^aa camp Traoçais et l'appr^aîent commo no (fuido oxccU 
iMt(i) 

Daits »on plan, le mnjor Rum» proposait d'opérer in coarantra- 
tion primordiale des troupes à Menton et à Sospcllo, aEo d'c\-itcr 
de réunir un lroj> grand uumbre do Iruupes »ur un même point ; de 
lii \t corps expi^itioniiuire ko fortnerait en Iro'iH cmIoqucs : 

La première sf diriii'eniitsur rourcoin ; 

La deuxième sur Mon[-<jiova ; 

La Irotfliènie iiur Taaarda. 

Ce projrt amciinit W force» sur un Truat rt-Atreint : il laissait 
toute facilitl^, une fois ce; poiutx atteint», de m r^^lvr sur les mou- 
vements de l'enuemî, de livrer une aRaipe décisiw avec toute* ces 
roTe«a ûu de choisir un autra but. Ou n'eni^ag^ait pas l'aveoir. Ce 
n'était U (ju'une di.tpoxiliou trè« gènt^rale i. laquelle la résistance 
de* Piémiintais pouvait imposer d&s mudiHai lions, aumi Rusca 
insiitait-il sur la ^<S^e8silé d'flro instruit : 

* I* De l'état de la Hova ; 

a* Des forw-H de reiinemi el de .iod L-aiiioDQemeDtdaDS tes difTé- 
niots endroits du marquisat de Dulceac4|uu el i'i^uu ; 

3" De la force à Fourcoin et Uiore ; 

4' Si l'ennemi occxti»! Tauardn el eu qm-l nombre ; 

5" Si il Tiinnrda le» neiiçes sont encore nboiidantes ou fon- 
dum » (a). 

RuM'a faisait donc entrer en lii^ne de compte les dïfficull^s nppo* 
fées par la nature el l'état du terrain, élémenb si importants dans 
la guerre de moutagne, et surtout les dispmdlioiia de l'euuemî. 

Le MTand nvanLi^e de ce pUn résidait principalement dans sa 
simplteiié ; nn ne poursuivait iju'uii seul bul, l'cnUycmeut de 
Saorge; mais, comme nous l'avons vu plus hnut, l'obli^alion d'as- 
surer la subsistance du Midi exigL-ail an.ssi la prise d'Oneille. Le 
projel de Ru«.a ne pouvait donc Atrii iippruiird ; un adoptait un 
se4:ond plan où le mouvement sur Saonfe était combiné uvec une 
marcbc sur Oncille. 

Les troupes étaient réparties eu trois groupes appelés division de 
Saori^, division du Tanitro, division d'OoeilIc; les deux deniii^res 
rnrmnii-»t deux roloniics. 

Le premier jour la division de fiaorge. après avoir franchi la 
Ro_va, se diviserait en deux colonnes qui atteindraient Pourcoîn et 
le monl tiiove. 



ti) HcTct i Hsuievilk.CavrI) ; Èlémoirt*de Thaan rf« Rtvtl, \>*%f tSTi. Dcll«ra 
riTiiua. lo Bïril. ^ft i3i. 
lit KuiCB, pJiia Boa d«(#, page xyt. 



Cl.VI 



CAÏlPAONE DE L'ARMÉE BITALIK W ri»» 



La (livitiion du Tanara auraîl sa premièiy coIodd« à Taoarda ; la 
dvuxii^me vers Monte Ooninle. 

La division d'Oucille ; la premién- oolonne ^ San Uemo, la 
deuxième & Burdî^huière. La rt-'nertc couchïTait h Pîi^na. 

!>' «Iituxiémt* jour, la diviftion do Saorgi- (■nlèvcrait Monte Giovc 
et sctiill appuyôi- wrs la llnt^uv par t . ooo hommes de In pmnif re 
colonne du Tanara , le rcslanl de cette colonne oceupernït Kocca 
Barbona. Ln dt-tixième colonne du Tanaro irait iV (>>aio. 

La divisioa d'OarilIr altciiidruît avec su premiéri- colonne Mon- 
taido, avec la deuiièmo Castcllaro. La réserve porterait i.ooo hom- 
mra A Tanardo; Suai Monte Gordale. 

Le troisième jour, an cas où tVnncmi abandonnerait Saon^, ou «i 
l'on pouvait l'attji<|uer avce avuntaKi*. la division de Saor^e. la pre- 
mière du Tantiro, le ramp de rè.ter»i' se porleraicnl sur le col do 
Cornto ; la diTiixi^mfdu Tanaro rrmonlerail iiu noi^l verH le Tana- 
rello ; la première division d'Oneille h Ror^omaro »e lieudmil 
prête A remplacer k Monte Grande la dcusii^me du Tanaro, 

Le (]Liiitn^mi! jour, toute la gauchi- alta({ui-rail te col de Coroîo, 
la deuxièmr du Tannro marehernil iiir Limon ; la première 
d'Onoille irait au Monte Grande ; la deusi£m<-, iipr^s avoir occupé 
Oneîlle, prendrait position de manière & barrer le« chemins d'Or* 
mea i-l d'AI)>en([a. 

Si les Pi^monlais conservaient Saon^e, le IroUième jour, la divï> 
sion de Saorife reaterail sur la défensive face & ce point, la première 
du Tanai-ello Territl de mêmi' Tace iV Tnnurda ; la deuxième de Moule 
Grande à Tanardo, In première d'Oneille à lior^otaro, la deuxiè 
k Oneille, la fi!»crve A Montnldo. 

Le cinquième jour, la deuxième coKinne du Tanaro se prépare- 
rait A marcher sur Ponte de Nava ; la première la remplacerait dans 
les pontes A sa droite, tu première colonne d'Oneille rMlorait A la 
Piève, la deuxième à Oneilte. In ri^iurvc A Piwo. 

Le sixième jour, la deuxième colonne du Tauaro, la pn'mtère 
d'Oneille et la rèwrve attaqueraient Poule do Nava (i;. 

I^-s dispositions de ce plan provoquant diverses remarques. Pos- 
sédant uni- masse de ao.ooohomm<-«,on la dispersait dèv le premier 
jour sur un front de 4o kilomètres (a); on enjFnftrcnil dea colonnoa 
Htir toutes les directions : le deuxième jour, 6.000 homme» mar- 
chaient Kur Oneille, 3. 000 venaient menacer les derrières de sr 



(1) Diimerbion (inttruciina), 1 avril, pas* lO. 

ft| Crtir diilanc* ut mesurée k nol d'oiieaa de Gio i (lacillo. 



CAMPAGNE DE L'AI 



CLVll 



^«rDisoQ en occupant Mdq1« Grande. Or on coanaiiiaail l'otrectir de 
oetU ^araiAOD.^oo bommea (i), iH sî l'on an ne lÎAil pnx i ce rrnsci- 
^t-meul. i<viilumiiii!ut sujH à ciiulioit, puinqu'il provcoait de pri- 
«oiinicrs, on avait celui dr Tilly. 4|ai écrivait le 39 mars : ■ Li's 
coalisés pi^leodcnt défeodre OiioiUe contre W Praii^i.i nvcc W 
émigrés touloanu» ; un prétvcid <[u'il v en a déjà Ouo rnsscinblôs 
daait c« rcfHiirc de tirigniiil». (U: sura la premi^n- curée de nos sans- 
calottes si nous p^'ncirons en Italie do ce côté * (a). Four ^oli-vcr 
BO corps si Taible, il n'était pas nécessaire de fatiguer g.ooo hum- 
roea par de» marches tontfues cl [>iWiibic!i au niili<-ii il« miintii^iMS. 

La prisi- irOiii-illi- (Huit i'oix'riitînti principale dans l'esprit des 
iRpré-t«at«ntji, puiM]u'ils marchaient avec la colonoe dirigée nur 
cette place : il tlait donc biin difficile d'admt-ltre que ta pn^Ncnce 
de 4-O00 boiunies devant Saur^. appuvin' pur 1 uuo Immmcs A la 
Bri^e, amènerait leK Piénionlai» h évacuer les retranchements 
doal on connaitsait la force ; peut-étro aurait-on pu espérer 
obtenir ce résultat en joid^nant immédiatement K's 5.00» Iiuinmc» 
de la réserve à la première colonne du Tnnaro, iniii.i on uttundait 
pour le f»in^ la n-troite de* Piémontai» ; t-n nn mot on letsrdait, 
apré« le succès, une mesure capable de l'assurer. 

Au cas où l'ennemi tiendrait à Saorçe, la marche sur Ponte do 
Nava av prési-nlail f)iii> de» dé»nranla;;<'-t, elle tonslilutil sur notre 
extrtme droite un groupe du i^.ooo hommes séparé du reste de 
l'armée par 34kilométre.ii(3) Pour défendre cot espace de IcfcuiniA 
la vérité ptol^è en partie par les neige», ou di.tpusnil du 6.000 
hommes «ana aucune réserve en arrière. Que serait-il advenu ai 
CoDi, réunissant toutes ses forces, l'nrméo piémonlaise était tumbée 
sur le corps de Mont Giove, d'autant plusqu'i la suite de fau.tseit 
manosuvrea il fut réduit, un momonl, à deux hutuilltiii.s? D'aîl- 
leuRt, qu'iniportiitt l'on- ti pat ion Je Punti- de Navn ? Tant que les 
Piémontais étaient k Saorti^-, on ne pouvait songer à en déboucher 
surCcvs. En fait, lorsque Masséna aura réuni sur ce jwint une 
jHirlie de son norps, Colli, Hann s'en émouvoir, continuera A garder 
Iran qui Ile ment Sanree ; pour se rendre maître de cette position, il 
fwtdra ramener de la droite A la ffauclie une partie des furcea qu'on 
y aura aceumuléea, et faire opérer nuK forcest di-nieu rées 11 Onnea 
an manvemcut rétrograde. En résumé, ou plan n'était pas bas6 sur 



{l) Vùlf paie c.xxxill. 

(«) Iilly, s^ ((ffinyiiiil (A E Ghtrt i68i. 

|3) CeUc iliiiauïir ri^i iuntiiiri^o A vol il'iilhfuii, [luitqu'oii îguuR Iti itin«- 
raîrei : iS kilom«ti» i!r l'anKr Ji Neva ft Triora ; iS df ce |ii>iat i Manl Gjo { 
VB oulrw, il faut icnir conipti? Jm difficnltit oppot4«» par l<s moatagOM, 



CLVIII 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE BN 179* 



l'uniqu? ôl^ment di^terininantà la guorre, l'eaDenii ; le Mal résnl- 
tal des Tatigut-s énormes ttiduW-t!!! pur ao.ouu hommm wn la prise 
d'un<- tM)ur^d« diVfciiJui! par xix lompagnifs. 

[>«nx cette manière do conduire la guerre, de Taire lamber des 
positions par des manœuvres, n'apparaît pas encore le caractère 
novateur et cn^altur de la giii-i-r>' ri^volutioiitiaîiv i]ui con.tiitte dans 
la rcchercliu de la iMlailb cl que Itonapnrte lui imprimera dé» son 
apparition. 

La composilion des colonnes était la suivante : 

Gauehe, |fénèraux Hammol ol Lehrun : a' biitaillon d'infanterie 
légère (5oo), I*' Iwilailion de grenadiers (7S0), M' detui-briyidu 
(3.5oo), 3* bataillon dcx Hautes-Alpes (680), ■"compagnie franche, 
CorH (»5), fpiîdes (4) ; Total 4.459, deux pîèci's de 3. 

Centre, Laharpi-, Ce rvHni : 1" l>ataillun d'infanterie lè^re (5oo), 
5* bataillon de grenadiers (7S0), 1 18< (1 .^55), 3* bataillon de la 46* 
(goC), 5* iKitâillon des Alpes (55o), ■" bataillon de la &6* (760). 
détachetnvnl de gendarmerie (ao), détachement de chasseurs A 
cheval (xo). guides (4) ; Total ô . 375, deux pitee» de 3 . 

Droiti-, Mouret, Bruit' : 'S* batnillan d'infanterie li^re (5oo), ig* 
dvnii'lirigadi' (3.375), 3* Ixilaillon de In 101" (37&}, i*r hnUiillo» 
de la 101* (4i5). ii7°d<'mi-brig-ade(a.tâl), puidesU).total : ».li5o. 

né»erve, Françoiï : ai' demi-brigade (a.oou). ()q* denii-brigad« 
(g3f0, a' Utaillou de U hC (89a], 3' bataillon de la 100* (3ia). 
total i . i^o : sis pi(c4Ui de 4, quatre pièces de 8, quatre obusiors de 
six pouces (1). 

Train de lu^ge: deux pièren d« a4> quatre pitees de ta, six 
pièces de 16, Irois mortiers de 8, deux mortiers de 10, Chaque 
division avait à sa suite une réserve de munitions d'infanterie ; en 
prévision des besoins. Bonaparte en avait demandé un milUon la 
3 avril (3). 

tionapnrto avait certainement apporté la plus gronde surveillance 
dans la constitution d« cd équipa^. Le H avril, il adressait des 
oluter va lions an directeur du parc sur la manière dont avait été fait 
le cliar^rnrnl des caissons de 16 vl .lur divers déficits existant 
dans les approvisionnements; son stylo bref et cassant tranchait 
déjà avec celui des autres généraux (3), Le 5 avril un s'apercevait 
que le« pierres à fusil manquaient iV certaines caisnes à cartouches 
qui, en arriruat de Toulon, avaient tilé de aaile sur Monaco sans 



(t) Etat cxpMic p«rDatDerliioD aa comité. pages iM-iSS. 
I») Donaparlf * ÛiDcriax. i airil. jiafC 17O. 
J3J BuDijianc t Btriicr, i avrit. f*ge tSa, 



CAMPAGNE DK L'AHMI-'R D'ITALIE EN ITM CLVIX 

avoir ft^ visiWos ; cet oohli éUîl iiussiWI r/'iMi* ; iiien que 3o.ooo 
cosseni été exp^iées par {cire cl lo.ooo par mur, il fo pnrtait 
uucore Jad» la journée &0.000 pour le corps GXpèdilionoHirc(i). 

Pour lrnn${>i>r(f r l™ piAci», «11 sf servit «l'affats-traineaui cl de 
leviers pu rlc- corps dont In motli^lr «voit *l* Imuv^ on i^6(> pour les 
pièces do 4- Mais on ue pcul souscrire Jil'nppr^cialiun exprimée 
ilaus les Mémoire» de !<Iapoléoa : Aux opérations d'Oncillp, d'Or- 
mun, <1l> Saoi^, un train d'arlilUTte de viugt-quatre pièces suivit 
l'arma- dnn» toutes sfs opérulioiisdiins le» moutn^^noii ', vUe» Turcnl 
Tort utiles surtout pour l'elTct moral qu'elles produisirent lur li-s 
troupes et sur l'ennemi h (a). 

Au lieu de cet ^uipoi^e. un empluiera Miuli'Uii'iit deux piùi'es 
de 3 : et, liieii loin de se lourr de wn «rtillerit-, Muiui'-Me iiUri- 
buora A sa nullité- l'écbcc que- subira son inranlciie mnlgri^ im \>ru- 
vonre (3), 

On avait de plus imaginé une Fof^d de campnj^te transporlable 
A dos de muletK. I« matériel d'arlillf:rie de monljigue avuil été pci^ 
Tectioiiné par le lieutenant-colonel d'artillerie Pnultricr, xous-dircc* 
leur du pnrc qui en avaitsoignt' louii le» délail!>(i). 

La ronstituiion du pnrc ne s'est efrectui5c que le ag mam, junr oà 
Saliceli requiert trois cents mulets de Ml, deux eenis mulets de 
trait et quatre britfadea de boiiiie-t vuiturea ^4l < quant auï fuites, le 
direeteurdu parc du génie c*t autorisé le 18 avril jV eu mquérir 
douxe À Nire (K) ; il e«t donc probable que cotte orç^anisatlon tardive 
n'a pas clé aussi parfait*- que les Mémoire» le laissent supposer. 

Peut-on dire de plus que l'année! était Hu(Rsamment liabiitée, 
parfaitement armée et é({ui|>i''e? Il ckI du muitis certain que le» 
cITrls de rjimpemcnt Rrent prc<st]uc partout défaut. Mais & celle 
grande époque vraiment militaire, î] ne serait venu à l'idée de per- 
sonne de trouver dan* un dèfitut d'iirgiinination uu motif de s'ar- 
rêter, nue excuse de la déraîtc. 

Le 3 avril, conformément à ses insti-uclions. Massooa prescrivait 
aux différents généraux de se rendre â leur ctdunue et d'en passer 
■ne inspection 96nérule ; ils avaient purticulièremeut A s'assurer si 
chaque «drUi t'-tnit porteur de quarante cartouches, de trois pierrw 
A feu et avait touché trois Jours de vivres ; des ordres étaient doil- 



U) GiMrndi k Andrmuv, !• avril, (la^ |R6. 

(1) Fr^ii det opéruiioia dt l'armét iftlaltr. Correspond a ave de Ntpolé^a, 

|U Mau4iui i Dumcrbion, ij RTrll, ps^ 33t, 
(fli Saliccii (arr^KI, iq mari. p»Ke tSS. 
|&) Klaini («rHtê). 18 avril. p«pt ïfl;. 




dix 



SAMPAONE l>K l/ARMÈE D'ITALIE 



dAs pour que dans la Duil du 4 ovril louUs les troupes destinées 
k IfxptAiûau fusneni r^ui/ies .'i Mi-nlon ul il Sospcllo (■). CellcN de 
l'arma ans Alpes commcncnirnt nlon A rejoindre: le 5* baUiUlon 
du Puv-doi)dme arrivait à Nice fort de t.i5o hommes, ce qui per- 
mettait <1« faire liler sur Mi-Rtoi) le batailloD de la ai* desiin6 à 
l'exjit^dition . 

Le/|, te rn.-u<-mt)leraent <lc-s 3i ItiitAilloiiK était termina (3); les 
troupes brdlaieot du désir de combattre, tout pr^a^eait uu heu- 
reux succès (3). 

Le fi, liM 1" et i* ilivi^ions ilu Tminr» .10 réoniKsaiciil à 1 1 henn-s 
du noir «ur le clicmiii de Mcnlon A Viiitimille ; le corps de réserve 
A Menton m^me ; la division d'OneilIc sur le chemin de Mcoton A 
Nice (U)- Le G. A deux heures du matin, tout le oorps se mettait 
l'ii mouvemeut. 

Afin de se gaidrr ndromoiit, les cht-fH de colonne avaient reçu des 
instractions oti les ilinfrairc:^ étaient minutieusement traces. Il 
aaffit de les comparer avec le plan do Kusca pour se rendre compte 
qu'elles sont calquf^es sur lui. 

La diviMOH de Saor^* partirait de Sospelio, piiKNerail |Mir OH- 
velta, la route de Straforcc, fntnirhiiiiil lu Itova en Tace du villaf^ 
de la Trinité ; nu cas où l'cnDcmi voudrait v résister, une colonne 
dèhoucherait par la droite en marchant vers la Brunetla. Si ta 
divi.tiun n'était |wx inquiétée, elle oonlînuernit sa marche jusfju'à 
la muisoM appt'Ié<- lialnl ; <te lA au co) d'Orin ; elle se diviserait 
■lors eu deux colonnes. 

Celle de gauche suivrait le chemin deat crêtes par Tramonlina et 
l'Ai>eille ; 1 une demi-lieue de oe point trois cents hommes iraient 
fouiller les bois sur la gauche, trois cents autres oocupcraicnt le 
mont Abellioto puis on marcherait sur la tour d'Abeille ; deux 
chemiuN qui se réunissaient au norti permettaient di- tourner par 
l'est et l'onesl le* troupeu eunemii-s qui iiuraienl voulu y résister. 

De l'AhetlIe, un corps ennemi battant en retraite pouvait, par la 
route de t'onlana, venir déboucher sur nos derrières; afin de parer 
A ai mouvement, les deux sommets restaient occupa ; l'ennemi 
pouvait au.-Lii m- rslMlIre à droite sur le mont Commune et venir 
inquiéter la secoado colonne ; on tJlcherail de lui couper le passagv. 

Maître de l'Abeille on gagnerait Kourooin et TAlpet, toujouni 



|l| Matsciu.OTilrFBda 3avril, p*gs> 1S0-181. 
(1) Diimrrbion la comitr, 1 ■rril, pair |8*. 
(3) I>nai«rt>li>n au romii*. ù avril, pafr i83. 
{kl llanaiMrIf t An4rtouj, G siHI, p«fE iSj. 



CAMPAGNE DF. U'ARM^K D'ITALIE EN 17M 



CLXt 



par les croies ; ce poiat acquis, la commuuicAtîon était établie avec 
la ili'uxîf'mv coloiiiit^ |>ur le mont Commune 

La ■li-uxii*'tRi; t'otoniic jMi.-iMimit jMir Miiln, Doirtïnrifua, le pont «le 
BartMiira.lecol de Morgi et le mont Alto; de liellcs'omparcrailde 
mont Commuoe ; sa ^fauchtr serait couverte par 3oo hammea qui 
marcherniciil ii mi-piMiie ; une fois It- iiiuul Cummiiiic uecupé, el ni 
clic o'nvait pa« éprouvé de réxislanct', le détaclivmenl de gauche 
viendrait à Rocchclla {uir le nord et suneillerait la vallée de la 
Bailiaira, Au cas ou le» Forces des soldats le permoltraieiil, le grrosde 
la colonne poussei-ail jusqu'à (iiove. « Arrivé lu, ilisait l'inKlruc- 
liou, nn laissera utin quiinltté convenable d'Iiomcnt-K pour fiardcr 
le chemin qui, de l'Alpcl, descend à Omcille, le chemin do Giovo 
et c«lui de Murnlon qui vont à Saorire, et le restant fera roule vers 
Pi^a pour aller renforcer la division do Taoaro, On observera 
crpendnnl s'il existe avant le chemin de Oiove et Muratou npréx U 
lieN'x.'Dli* verit Saor^e au delii du ravin dît Beiidoln îles troupes 
eiiu<-miesqui puissent ré^i^ler à notre force dons lu ais qu'on 
puisse leoler la prise de Saor^e de oe cAlé-là . « 

Im diviniut) du Tanaro passerait par Viniimilli-, OimporonMu, 
où i-Ilc (lét»clier«il 5oD hommes sur sa druil<^ Doleeiii'qiin ; do ce 
point, un détachement d« 300 homme» rouriii pur la n5sorve el 
marchant eu léte de la colonne du Tauaro gagnerait le roi d'Orin 
par l'AlbrriU- alîn de faolliier le uiouvemeni de la deuxième 
colonne de Saorifc ; celle-a iiyaiil Mlrinl le col, il rejoindrai! à 
Oolceacqua. Après une hnlte, la divÎKion reprendrait sa marche 
par Isola. Piji^na, où elle enverrait un détachement de 3oo hommes 
faire une proclamation « mena^-ante et rassurante en même temp» b 
sur Uuygioel leTnnanlo. Dans celte dernière partie, on surveille- 
rait h droite le chemin de Triors, A gauche trËs vraisemblablement 
le chemin qui n'joint celui du Toragglo. 

Quant au C(>r[>s de 5oo hommes détaché à Camporosso. il couvri- 
rait la dmile do cette colonne. A cet efTet, il suivrait hi crélc de U 
moninifne de Vallccrossia jusqu'à P<-rinidilo où restf-rnient 100 
hommes, le» (oo autres continueraient leiii' marche par Uajardu, 
IJastelfraoco et Lani^n. A partir de en point, il attendrai! que le 
reate de la colonne fût arrivé à sou uiveau ou l'eût dépassé. 

t'es iusirncliiius ue sont ni siicnées ni datées, mais ji notre avis 
elles sont ccrlflinemeot ofRcti-llcs. Kn cilel, elles dilTércoi sur un 
point Iréa important du plan sifçné par Oumerbiou. I>ans ce der- 
nier la colonne de Saors^a devait attaquer si elle pnWofait une 
cUanee de lueci'-.i ; nu rontrnire dans les injtl rue! ions, après avoir 
wccnpé le mont Giovc,c)le se rabattait Kurla droiU.-; non r6le cunsj» 



u 




^HPAUNB DE L'ARMÉE D'ITALIE RN 17M 

tail iiniqiicmciit ji ret^oimatlru Iim forces pièntoiitaisus sur la Bea- 
do\a. Or il <-st bioD <-vi<lcitl que <Iu moment où l'on réiiniaNnit uni- 
partie lie la colùnnf de Saorirv à cotlc ilii Taiiaro, on rmoiicail |)iir 
II- fait mlïmi- à i-ïfcHter la première hvpothi^ae envîsaiftTe p«r Ip 
plan, iTlIe dr marrhni' aur Limon ; Hummel iViflrrii .sa câDduîtc 
non d'aprto le plan, mais rn se conformanl Mn\ înstructiou.t. .Ma»* 
Ȏna ne lui en fera aucun reproche, il faudrait donc udmcllrc qu'au 
dernier mumeul i) a niudifii^ le gitan d'opération. 

PuurrÈNisU'ri l'BttaquKdfM Français, il n'y urait alor» dna*^ le 
marquisat ilc Dolceocijua que le s" balaillon de Nice nvw^ Aoo mili- 
ces à la Etoehetta et à Fi^rna ; à Oucille. lo a" bataillon de la k^iou 

ligèK. 



Il 



Avant d'indiquer leadisposilions pi'>montaîs68, ÎI a sembli.' inl?^ 
ressanl i!c donner uni; M^iVre eaqntiue île* iil^cx qui régnaient alors 
dnos celle armée, sur la manière d'envi*ap-r la défense de xon pa^S* 
«tsar le« procêdifa qu'on »c proposait d'[<[n|il'jv<'r pour v satisfaire. 

Le faible «ITectif de ses troupes interdisait au Piémont d'ag'ir 
offenâiremi'nt contre la Krantre laal qu'il reslurail réduit k fjn pri>- 
prcM forent ; on «Uecliait donc une importunée capitale au fuît de 
maintenir la guerre au delà des moiita^rncH ; de celle manière on 
retardaii nofl protirréa, t on sauvait lai pl«iD«H féeondca du Piémont 
du (lèau des armiVji ni on tenait l'ennemi d«Hs un pays stérile a (i). 

Tuât nrlard apporté au débouché des Fraotais dans la plaine 
procurait un avaaiaffe décisif pour la di'fense ; t-n effet, on suppo- 
sait que l'armée franf«iKL> ne pourrait prendri' ne» ([uarliers d'biver 
en Piémont k moins d'être matlreSM! <]'anr place ; .-^i elle ne réus- ' 
nisMÎl A In forcer avant In cIuKe des neijjes, elle sérail forcée de 
battre en r«lraite par suite de la diflicutté de Ks communications 
«t d« ses subsistances. 

Ces opérationii prfp.iraloirf!» procureraient le temps de discerner 
lea directions d'iiltaqiie, de se rassembler et auraient l'avantairvi de 
ne pas faire supporter au gros des troupes les fatigues d'un canton- 
nement BU milieu des montaçfnes ; car des avant>posles poussés 
sur Irs prini:i{>aux cols xufli.->air-nl pour être tenu iiu courant. 
Après celle première pénodr, eommeoceraient les véritables opéra- 
lions. 



t>)C«tla df Deanrqpird, TopojmfAie militaire du Àlpn, vtrtant ilùtUn, 



CAMPAGNE DB I/ARMÈE D'ITAUE KN ilU 



CLXm 



Tout iHi pardanl la dérensive, on U voulait active, « le point 
«uMïnii' Au la dvfruMvc éuinl i-oiitiini vilement d<! faim rrniiidre 
l'olTciisivp • (i); mai" on (lifTi-riiil ah^olumciit «ur le dioîx des 
moTciM. (^ui>lques-un9 ivcoramaDdaient de conMilaer de» poai- 
iJoiLs choisies roHcment ti-trancht-cs, « qui serviraient comme de 
pivol à un corgu d'arméi' «utour dui|ui'l il pourrait manœuvrer 
MHS !(e cgnipromettiv • (3). Ce n'ext |iax lA ud« îdl^r isal^' car ulle 
Mt encon- ■■xfirim^ avec plgs de force dan» un autre mt^moire : • La 
itëfcnsiTt- d préférer, j lil-oti, chI c«lle de la science di-tt mouveoients 
de trou|M-N combioés avec quelques |ioinls forts qui servent comme 
lie piviiti autour denqueU ou muiKruvru pour rompre les desiteins 
de l'ennemi ■ [Z). Au lieu <lc suivre a-» principes si sages, ou 
pr^Kra former une lii^ac continue dr postcK barrant tous les p*^ 
UfOft, disposition qui avait le granil inconvcnieiit de disperser lea 
bibles forces pî4monlni.t««. M. del^oHla l'a jag^e avec une pré- 
cision rrmnrqualde t-t l'a traiUH; de • muraille de Oliinv •. 

« On doit eiro prine, ^crivail-il, la lii^ne des points de résistance 
ilans cette partie des Alpes? Uoit-on asseoir cella lîgrne sur l'arAte 
lie» eaux jH-nilaiiles? Dfiil-on d<.-frn<lre le» pa.titaKM Mroils des 
vaille' V'nuuil mieux atleiidre l'ennemi au dclxtuché de c«a 
mêmes vallées pour k combattr« dans la plaine? Ou bien faul-il se 
pincer sur les conln-forLi de« montaiçm^ 0. 

M. de fîosia montrait nlor» les d /-sa van laites de ers quatre aolu* 
tioDH. Il rejetait aliisolumt'nl la première ■ ^luelqu'imposaolc que 
paraisse une ciiatoe de portes di^rcnsifH placés sur les caIs des 
Hautes- AI peii, disait-il, cc:t positions sont niM^meiit forcé«a. soil 
parce qu'elles sont toute* suwcptiWcsd'Mrf tournons, soit piircc que 
l'dpreté du site et du climat objipfe à a y Icnirquedes gardes insuf* 
fisantea. Ces ^rdes Hoiit fwur la plupart du temps sApar^ les 
unes lies autres pur de» obstacles 1 m pénétrai de» ; elles sont d'ail- 
leurs trop ili>-tant''s pour s'entre- Rrco 11 ri r et trop soutTranlea pour 
preodn* au grand intérêt A la conservation de Irura posti-» « . 

L'u autre oThcier qui joua nu rAle brillant dans la guerre des 
Alpes, M. de .Malaiissena, explique ég^alrm^iit la perte des cols par 
rinfluencr de c«s éléments moraux. Rtifermé dans lea baracoDs, le 
suidai é tombe bientAI dans l'alMillenu-ut. . . Vaincre alors est pour 
lui la eonlinuilé » de ses peines, «t tandis que l'assailbint part du 



(t) At>er^ ti>[>«f;raphii)«« tt mililairv. Mémoirr* Mir fa tmri^MSWt itUûtt* et 

|i| Mtm/nrt dr la ril^rtiut d'Onrill*. pagS ||4- 

• t) Aptffu HÙIilair* $ur U* paift comprit rnir* U* rioiiru 4'Elltrv tt <U 
C^rtagtia, psg* 4M. 



CUIV 



CAMl»AGNE DE L'ARMKR n'ITALÎE 



fond cl«s vallées bien reposé, il ne trouve pour lui rëitister c|Uf des < 
soldats o tranDiK de froid, ao('jiblé.s de Tatij^ui- C|ui iie seiitenl plus 1 
d'iniéi'I^I à se dcfcodrc d (i). 

Dèroodrc les valléi^s en occupant un élraiit^Icmeiil nVHaîl pasplua | 
tvaiitn^uiix a cur itn exanten plus atleotif prouvi- presque toujuunt 
que rcs di-fili^s «mt .loiimi.i ii i]u<'liiNm hiiuli-urs vi>ijtiii<-.t et qu'on 
peut les tourner pjir les coiilreforU «. 

Restait lo parti d'attendre l'eiiDcmi on pUioe. D'nprAH tous les 
uuvru^i-s piémoolais, lesK^Déraux autriebicn» eu auraient élé p«r- 
liïuiii:^; iinuK ne pouvons IranL-hirr lu ({uiviliuu faute de document», 
mais il er-\ ccriuia, comme kou projet di' pinn le; prouve, que le 
plierai de Vins y était absolument opposa. Pourlnnt l'aulour d'an 
mémoire sur Outille s'exprime ainM - « Ou dit que les^n^rsux 
jiulriehien.H se tlaltenl de bultre aîséineni lea Fraiiçata en plnine ; 
sans douter de leur scienne, je cniinN pourtant qu'ils ne pnÎMeot 
rester en défnul ». Aprfst nvtiir nitcint l'Apennin, 1rs Kranc^ifi 
acquerraient une hardiesse qui serait encore augmentée eti 
vuynul du «ummet de ees monta la proie immense que présente 
i'IUlic, et ne pourmienl à moins de itvnlîr le» dnn^rs de la 
retraite s'ils étaient vaincu» ; iln ne eonvniticrsieDl de la néecHsité 
de vaincrv ou de périr • et ■■ leur attaque serait des plus terribles 
contre des troupes composée» en (grande partie de réserves ou 
d'Allemnnd.t qui ne [Miuvent .wnlir autiinl d'intérél A se défendre 
que len FrnnçiiiK i les allaquer ■ i^i). 

Tout autre Hurail été le système de M. de Cosl«. Considérant que 
les contreforts des Alpes • convergent entre eux comme des ra_vons 
tcndaiil lie la circouféivnce au eeuli-e a, il pra|)oNHtl d'At«blir « nur 
leur exirémité lu ligne des piiHicM de ri'sistiince >. Tout le passage 
où il explique les avantnf[c« de cette disposition nous semble élre 
un modèle, a Celle liifnc serait plus courte et par conséquent plus 
forte que sur les culs ; cliacun des poster qui la compose aurait de 
plus l'uTautagv d'éire Ji cherul sur Jeux vallées. TuuK devraient être 
mouvants et disposés de manière à se n-nfurcor mutuellement, au 
besoin en marchant par leur droite ou par leur gaucke, et pour 
relu de.'* communications faciles devraient être établies de l'u» j| 
l'autre. Im troupe rvtmncliée -sur des points ni avuutu|^ux n'«u 
serait pas moin» libre de ntAnœuvrer et d'agir au loin, mémeolTcil- 
sivemcnl en remontant par lo^ arêtes vers les irrâudes sommités. 
Elle juuiruit daiu ces puâtes d'un climat tempéré et des chascw 



(!) Mimoirt tar la àé/tni* iCO^eilU. |>«fF« loo-tei. 



CAMPAGNE DE LARMÉE D'ITALIE EN ITW 



CLXV 



nécessaires A sn subsÎKtancc. Enliii, clic n\ serait f»>i Hoigaie des 
r^rves drstiiii'ra â la i-onforccr. ni des maç^asins <|uî doivcnl la 
nourrir. Dans ce .Hjsième, l'encK-Hii civiiiiilnilt av«>c rHison He s'en- 
^{^■r clmiii les vnllnc-K, ou liini, s'il \ [iriii'-lrnil.ct: ni; .si-riiil i]u'iivvc 
m*fi»ocei!t Icntfur. Il m pU mit les sommets de* Alpi-s eiilrt- lui- 
uifimc et SCS eessourcps ; la chalae de He« communications serftit 
saos r«s8e inquiétée par leit liauleunt lutéiale^ dual qous demeure- 
riAnK le-t iiiatlrM ■ (i). 

Dans »>-s propositions au rai, il esl indiscutable iiuc le j^in^nil 
dp Sainl-AudrA n'élaît ran^ ati parti de ceux <|ui élaieut d'avis de 
tenir uac lisfoe de cifleH, M . il« Vins jiarlntpviil «file «piuiim ; daoi* 
un |)lau ivinix li: ifi j«tivivr 17^/1. îl pwsnilenminc pn-niicr principe 

■ (|ac cbaqur ponte devait ttrc muni d'une troupe suftisantc pour 
pouvoir se soutenir, même contre les forées majeure** qui vien- 
dmient 1rs attaquer, ce qui p«r uoqs^uhuI i)<-mauiliiit beaucoup 
d« iroupcjt * . 

En outre Itn moi)tai;nes qui séparaient li'« diffîriMiIs vatloDS 

■ ftant  nu. tr^s liautcs i-l très raiden > lu Iroupi' i^tait coolrainlc de 
ne dirijcrr 1 par des acrpcrilement.1 coiitiniielit * eu qui occasionnait 
une Hrrimdc pcile de Icnips, el u tes poKle.s circonvoiMnic, vu le» 
siuuosîli^ lies «'■nticrs, no pouvnient pas ciriiver ii temps pour se 
HKourir mutuellement •. Les ciri^unNlnnui'H du terrain excluaient 
donc l'emploi de* nVicrvcs. a Chiique poste, écrivait de Vins, doit 
être frardé [utr une troupe nssex forte pour pouvoir kc diTcndre el se 
uiuienir par ellc-mi^me, n'ayant pas de seeoui's ."i espérer, ce qui 
naturellement augm<-Rle conaidérablemenl lu nombre' dos troupes ; 
(«ravaal qufla nouvelle Huit tinnoDcéode i'nttaqae, el nvanl que 
le« Miulicns de rrwrve ou des poules 1rs plus prAs y piii'vïennetit, il 
nrrivcnt toujours do deux choses l'um-, ou que le poste e-st emporté, 
ouqae lea caneniia ont ètit repouiuès, e^r dans plusieurs codroitSi 
qu'il est inutile de tMc.r, il faut ri^ellemenl une juiirni^e pour porter 
la troupe d'une valide dans rnuti'o >, 

he Vins voulait donc £lro fort partout ; en nJmetlant que la 
République de (lénes i«stât neutre, il râclamail 54.i)oo hommes, 
diinl 10.770 |>our In comté di- Nice 

Afin de |>cnnvltrc d'apprécier U manière dont il imlcudail la 
défense des Alpe:«. nous un donnons la répartition pour la partie 
qui uuus intéresse particulièrement. 



fi) Tnpayniphit mitilairt rf«i .Hfm, IMimnin du Coula, p. 11. 




CLXVI CAMPAGNS DE L'ABMÉG DITAJ^IB EN I7M 

Sur IcH UitulciiRidi- Dolceao^ii». . . 600 nilidcRi 

PoiiP gnrdrr les «ODlîcrs et pa.tsagex 
dopuis VÎDtîmille jusqu'A bolcGac<[uii . soouildeligic 

Au Fourcoia 5oo 

Arpi-tlji iIr Giovo 100 

Poste <lc Ztiaine. soo 

Poste d'Oroeîll« iw> fio 

Saorge (o« 

Pont mmpu aoo 

Maria i-ii ^éoéral avec toiil^t («t 
Kdoalcs 1.000 

Beola 90 mîlîoGs 60 

Tét« df Bt'ula 000 

La gaucho de l'Authion 800 

Centre de l'AalhioD i.aoo 

La droite do l'Aulhion 6w> 

Le Vernn &00 

T61e de Hut^icr 3oo 

Poslo ducot de Kaus 1.000 

Capelet de Utc roujg^ (<» 

U«lv^dèr« i.Soo 

Le chiffre géni'rol suffit pour li-s autre* vnlIècH ; dniist ta vttlIéiJ 
de la Stura, 910 mihce^ ei 8.<i7o hiinime" : dr Mairu, lan mtlic<'H,| 
1.75Q hommes ; ilo Udiu», i.35o hommes ; du Vrai ta. 3. 3 10; dol 
PA, aâo ; de Luxerue, t.iio milices; do Saint Marlio, 780 milices;] 
d'Oiilx, t .(nm) )iommc9i de Pragi-la». *.5ou hommes; de Suiiie,] 
1.370; d'Aoste. 3on inilic«K, /j.yon humme:i; nu Moiit^^tuîs. 4.000 ;] 
en arrière de cecordou se ttendruit un corps de la 000 0). 

Le Piémont n'avait pas uno telle masse de troupes sous les armes. J 
auKsi ce plan fut-il sensililiineut muiliii^ A 1/1. ooo Piémonlaia se 
Joiodraicnl ao.oon Autricliieua. ■ Uu ç^n^ral autrichien comman>j 
dcrail toute ci-tte anni^, Lei tniupuN trgi^re» ucrupi'raienl toux lesl 
pBssn^vji den moiitajpicx pour linrct-lcr n occuper l'etiocmi pUc&^ 
de l'autre cdt^. Toutes les fortcresscis. chitteaux de montairnes et 
eamps situ^ le looiç des Tronlii^res piêmomaises seraient piiurvaeti 
de troupes, de caouns et de vivras ; l'on placerait dans lett forteres- 
ses d>-!( rom mil nd unis .tup^ricnrit, et le tien iiu moin.t de loulr gar- 
nison serait nnusiituè pur des troupes impériales. Les garnisouK 
des forter^'iuie» siuu'es dans l'intérieur du pajrs A Turin. Novare.l 

(l) Mmoiixdt df Vini., 14 jaavier i]^ (K K A). 



CAMPAGNE DE LAHMEK h'tTALrE V3i lT9t 



CLXVM 



Vnlence. AloxnnHrïu et Tortone, seraient toujours composées ea 
|Mflip Hclroupi^s impériales, Pt ces villes forlus serviraient à l'armée 
<ir|ilace(i lie dèjxU. Afin île remplir r^ luit, lomme il i-^nvi'iinît, 
I arniéo Alliée serai) eumpoNév drs corps siiivanls : 

I. 1^ corpn nuxiltiiirr de sept bainilloDS et quatre e«cddroas, 
accordé par iio traité particulier A In cour de Turin, serait complété 
jusqu'à S.ooo hommes pour Kanler. de concert mxee. lax PiimoulniA, 
In coU dos moiitaçiiRN et In furlrrrxses, 

II. L'nrmét; iniponalc de Lonibartlii* serrait porli^c à ao.ooo tiom- 
nirjt d'infntilcHc ri Jj.ooo cavaliriB ; ils se plnceraii'nt commA 
réserve entre Casa). .\8ti el Alexandrie et pousJiiiruirni de Iji des 
Cmctioua vers Acquî. All>a vl DKrrH.iai. 

m. l,'iirmJ-i> ]>irmi>iitiiin<!, ■■« dehor» des troupes Ifffères cl de 
crlIcK employt'cs aux (faniisoiis. aurait 2^.000 hommes en eam- 
paffoe ; 5. 000 s'avancfirBieni au delà du col ileTvnde pour nurniil- 
ler Nic« ; ntin de les secourir, lo.oon mi plnreraient à Itors^o 
Sau Dalmaxzo ; U^ 10.000 antrva fonneraicul un camp entre 
Pitçtierol •■! Savigliano. 

IV. KaGa. on rasaemhleraît eai^ore dans la Lonihai-dio aulri- 
chieODe un corps d'cnvirou 13,000 liummnx. Pruvisoirtmicnl il foii^ 
I uîrait seulement de Taibleii (fariiixouK )t la forlercHïie de Muntoue el 
au cliilteau de Milan, mais ces deux places, k partir de ocr moment, 
seraient pourvues de tuuH les appruvisiounements né^csNiiiri'.v 11 uu 
lonji^ sié^. L« re>li-. i-t lu [iUi-% grutulf partie du cnrpx, oi-cupernîl 
de* c«nloiin<'mcDts entru Crcmoiii: et Pavio. Si Ibk Français mcoa- 
faienl Plaisance par la Uocclicla uu la vallée de la Trehbie, le eurpa 
franchirait le PA ut s'èlahlirail entre Str-addla l'i le (;a^t<■l San 
Uiovuuui ; ausstttU i|iic la cavalerie ruipulJInini- alti-nduc .■>erait 
artivée, «lli' oeraît cmploTéc pour la (ujuvrrlurr di' l'aîlc droite de 
«corps entre Vojrhera et Stradcllu. 

Quelle que soit la partie dt-s .\lpi-s ou des Apennins que les Pran- 

(aia franchiront, iU reueonirerout une foi-teresse 4|ui les arrêtera et 

lea fiircera à un sié-i^e ou il uu hlocuK, Pi^udanl ce Icmp.i. \c grux de^ 

Itoupcs alliées placées en Piémont se rassembirm en peu de mnr- 

I ches et attaquera reiioemi airec toutes ses forces réunies. Les Alpes, 

[ dans les premii'rs mois de 179^, étant couvertes de nei^. on ne 

Icntjtait pas ijue l'eaiirmi pmidi'iiit l'ofli-nsive avant juin. Les 

l&.nno linmmcK qui si'rnient plar<^ dariK l<- rnmiA dr .Nio-, appuvt's 

par les to.ooo hommes du camp de Itorj^ Sau Dalmazzo, puurw 

raient commencer «no upératîon oflensive sur la ville de Nice » (i). 



(il Janmal milUairr aalric*ita, i83t. pige li. 



SXViri CAMPAGNE 

Ia'H idi^M expoaèea dans ce Dnuveaii plan diffèront abuiluoient de 
ctdics de Ati Viii.t. L'uiileur. t\uei igii'il uni), ^tai( de n-ux <)ui 
auraient désira «Vn rciiiutlrr à uin- j^randt- bsuillc pour drcidi^r le 
sort do la f;u«rro. l'out-<Hrr ce projet a-l-it élè remis par Simbschcn ; 
fln tout cas il était absolumeoi impraticable puisque l'ompcrcur 
refnMÏl de joindra stes ti-oupes h t'armèt! pirmoiitai^. 

En nttendiiRt iju'iiii plnn g(-nrn<1 FtU rcïolu, ainsi i^ue l'avaient 
demandé Ir roi 1 1 ) et Inn-'liiduc 1.3) dAs le commeDremrnl de jan* 
vier, il était une opération qui s'iDiposait. eouvrir le flanc ffsuche 
de la li^ie occupée dans le eomté de Nii:e. cat pcrNonne ue doutait 
que IcN PrançatH, n-iiouçiint à enleviT Saargv |>ar nue attaque de 
front, alUiciit \r (uurncr (3). Ils pouvaient m^tnc Icntrr np« o|>Ora- 1 
lion plus déeisivc ; o en forçant une marche ou deux, il leur était 
aisé de tomber sur les derriéi*» de Saur/pe ut de se jeter dans le 
bassin de Tende, ne qui aurait eonpé la relniite pnr la i^raado ' 
rouli- de Piémont cl aurait pu forcer une parlti- de l'armieii mt-ure ■ 
bas le-s arme» ». Cr projet n'a pas été imagina' après coup ; la 
plan remisa Massi^ua en contient l'idée, et l'un verra plus loin les 
eauHCS qui i-n «nt (■«ipdrtié l'exécution. Justement prr^ci'upi' de ce 
danger, nn parti dnus IVtat-major piémoutni^i aiiruit Héslré l'necu» 
pation de Dolcearqaa et de Vintiraille par un corps important. M. de 
Costa, contrairement au rapport de Kevi'l, .luulienl que le général 
Cotli, à la suite de sa n-eonHniiiNnn<ie, durait prouvé « qu'il iie FhI- 
lail pas lialancf^r A y prévenir l'ennemi » et il reproche i de Vin» 
de a'nvotr pas approuvé (es propositions qui lui Turent faites. 
< Soit de peur d*accél4rer l'attaque des Frauçais. aoil par crainte da 
donner de l'ombra^- au.v lii<uois, la i-huse n'eut juis d<- suite. El 
api-éa avoir débattu i fond la matière, il tt'i'u fut plus qucsttoti. On 
trouva pluN court do M reposer sur l'inviolabilité du tftrritoire 
j^énoiii » (j). 11 est absolument injuste de vouloir reodrv le général 
de Vins rt'sponsable de cel i^lat de cliusf» puisque, dé-i le iv> janvier, 
un conseil compu-U: abiHjlumeol de PiémonlaiK n'avnît pas uttA 
prendre ceflr déaMun. Quant it In véritable cauîw qui v fîl rx'oon- 
ecr, oudoit In eliercher dans la faiblesse des cfTectifs. Kn réalité, 
on w borna h laisser un bataillon cantonné b la Rocbelta et h Pigua 
« et il fut onlouné de préparrr une secondi- punitio» eu arrié» dal 
la U<'ndola. • 

Une note, ma Die uneu Miment non dat^ ni signée, expose l'idéoj 

(1} Le rai i l'Empereur, mi janvier. lp*f[T 8. 

(!) Arckiduc A l'Kmprfriir, \ Jasiicr, Nu|iplinenl, pÈf^ 1. 

)I) Vuïr luul le chapitre I". 

|1| itémoiirt tar la rampajne lU l^^, M. At CoiU, fagc iJ*. 



CAMPA'}N£ DE L'ARMÉE D'ITALtE EN ITM 



CtJ(IX 



<[ui- l'iMAl-major ptfmoalaiA s» faisait alora cto U âitUBtion. fil 
coalit'iil li^« tDsltui'tîun!) à nuivri! ji.iur Ii-xiliffi^rrnLH cas. 

Il pit^vovail lmUhjjiii|iii''K<v'. L'cntiemi pou voit: i" toiiniorIcFour- 
cuifi tiiVappiivcit In gauche piémontaiso ; 3" forcor Marta ; 3* tniiliT 
U'K dcui opérations^ la fois, «■ i\ni iilliiit en effft **• produire. 

Dans le premier cn.i, le Ihitjiillon ^t) Av lii Rtxrtivlta se rt>plie- 
rail par Ir i:ui de Giov«, celui dv Pijriia par )<■ col de MuraloQ, et 
ils imiuiil cantonner sur les haati'ura de la rive droite de Iti B<-i)< 
ilula, parlic b Casb>. partii- à Saiiilr-Croix. Lr liatailIoD do l'ii^na 
laisserait un dMarbemeni aux ^rsiiiresde lu i)flr?ii;nii, aBii de sur- 
vpjller le col de iMurnlori : ïl ko rrlirnrait au clidtcaii de lu Buraç^na 
dû serait pr^pArr un signal pour donner l'alarme ; crini de Dol- 
CMcqua OD lais^erail un A la l.o^ia qui se replierait par le ponti 
en faisant sauter lest mines pn-par6rs A ravanrr. 

l.nt postes d'OmeilIc et de Zunine viendraient » Saorge. 

Les in-ilnictîons insititRlonl pat'ticu librement sur la n^cessït^ de 
U-nir sur U gauche la créle circulain- <)ui part de la cime de l'eira- 
moDIa. 

Dans la deuxi^mi- hypothèse, on se rdirerait dans le valltiu <le 
Cniro» el l'on s'etToreerail dr di^'fendre les crCtes de la rive f^auelic 
iti tx coara d'eau ; les pustes il« Znainu et d'Orneille teuleraiont de 
fffaer, autant i|ue possible, le Hune droil de celle attaque. 

Dans la Iroisit^mt* livpulh^se, un prendrait les ml^mesdispositions, 

Immëdialvmenl l'on établiniit une batterie de i(tialte pièces pour 
battre la Kraade ruuti-, et l'on pliiivrnil les canons disponibles sur 
Im plateaux à droite et à f^aucho. 

La noie ne détaillait pas les ouvra^«s it exécuter, * M, le major 
, do .Malansseua el le capitaine Maulandi connaissant tous les détails 
Mr ces dis)H>si(i«as k (3). Or il existe dans les papiers de Ureil dd 
mémoiri- uiï tous li-h ouvrniçes i construire M>nt soient' usement 
étudias. Unde ces deux ofliciers en serait donc peul>Mre l'auteur. 
Commv il est impoitsible de dire ai les travaux proposés ont ét6 
rt-ellemcnl ev^utès, on se bonicra Ji dii-e ici «jii'oo attachait la plus 
grniidr imptirliiniv a Suor^ et à In gnurbi- de rv. pointf j>. 

Le 5 avril, le reste àt» troupes piémontaisra, souk les ordn-s du 
' çfenèral IHIers. (tait réparti de la manière suivante ; 

A Belvédère : un bataillon de Moailovi. une centurie d'OneilIc, 
volontaires du comte de In Roque, 70 volontaires d'Asti et milices. 



()) La aoU dil itt ilcui hainillona ; m Mt il n'y en avsït qu'un. 

(tj N'oie coatf rciBJL[ Jn dîitorstïoii il« (r<tiif*rs, y*Ct toi . 

|9) Mémaira mîtilairtt lur la campagne de 17^. pagca Il7*ilt . 



CLXX 



CAMPAGNE DE L'AHMÊC U irALIK EN I7»i 



A l'Aulbion : 5* twUiillondo itreDadien, a° bataillon de Pey«r im 
Hof, i"' bataillon de pionoierii. 

A la Vaula ; a' bataJIIou de MuHtfFrriit . 

A iii llciil» ; i" linUiilliin de Moolferrat. 

A la .Ma^tia ; cbasscurs-caiabiiûerâ el milices. 

A Marta : les t*" balaillonti dex ^rcondit^rs roruux. d'Asti, 
dX)i>eille, une mnturie de Turin. 

A Ontïillc : la campn^itio des chasseurs des ifreaiidiers rovatix, la 
moitié du corps franc et d«s cbaMi-uf !• de Canal. 

A Saorgp : U: t' bataillon des Krrnndii-rs rovnux, de THriii, 
d'Akti, le i" bataillon do» chasseurs, le i" do Pej'cr im Iloffit les 
voloulaircs Pandini. 

A Tende ; le i" bataillon de Nice cl lu moitié ilu <-urj>s rraar(i). 

En outre, le riment Av I'i[(ncrol arrivait Ir 7 À la Brîguo, U 
r^imenl de lt«l)(iosa i LifflOO (»). 



lU 



Au moment oii la ptiricidc actiro va commenoip, il semble ïntC'- 
rasMint do donner une description de la position de l'Authion et 
Avà. conlix'forts qui en dérivent de mnniJIre \ permettre au b^rteur 
de suivre le <létail îles oprrnlinnsfS). 

Deicription délaHl^ des poaitiom de l'Aalhion et de MUle- 
/oarches{k)- — I-e maiiaif de l'Autiitou an sud delà baisse de 
Sl'Vi'rau cAmprend plusieurs soinmels dont bi réiininn dessin^- uu 
«mpliilbéAtrr jiarrnit présentant son ouvi-rHiri- vers l'eJit. l-f- fn«<l 
decci ampbithMtro donne naissance A un petit ruisseau diri^t^ da 
nord au sud el compris entre Avnx eri^tca très rapprochi^. 

L'enseinbl'-drs liniitvurs lîmitres dr toute jMirl juir des pentes 
lr(» raides cl dont les versants intérieurs relativement doux sont 
parTaitctncnt fraïonnës, constitue ce <\a'oa appelle le camp de l'An- 
tbion el de Millefourcbea. 



• i| Cm EDipIftcrmenii on) <lc oblcniii tn comliiiixii U pii'Cf At\ arrliifca 
At fireil gg qui Its donnr m 8 atril cl 1* Irlira de HclUfs * Cravanuna An 
â arrili tair l'açr 1S7. 

lit LVRpcltr lies raluunts rran^aiseï n>sl pM indii|u4; in 4 avril, il y avaJI 
à Silini-Arnoui i.!i>4 tioinmen ; au Bla<|ii<i cl* Klfarcl. S4* : t l-'tell*. t.4e8 
humilie*. 

|3) Oui! d(iirrl[>llon ttt «xlniiU littcraltmcnt d'uD mémoire du coIomI 
W*|;Dcr compote * U kulM (t'iinc rrcaanai»nnfF fait* en 1 SOu. Il «si d'autanl 
plu* tal^rntaol i|u'il tliinalc Ir» itnct^ drt ouvrais de r^|ioi|u«. 

(ti Voir la i^aftc an 1 ,b.iHio, camp rptriiirbê dr rAulhit>n fl A* .MiltcfMr- 
ckr*. Croquia M* I. Agiire 1. 



CAMPAGIiB DE L'AR.MfiB D'tTALIB EN 1794 



CUtXl 



Plilsioun ouvni^'^ ■l^ni on retrouva les tracc« avaient été èluvfs 
par l« Austro-SiinlcM iturlea ilifTi-realM *omnii'ts. 

Sniliiinl lin rnmfi retranché gtir la UHe <i^fAut/iiim. — Lx pla- 
l«au qui fcrnu.' l'amphilhédlrc A l'ouest était oeenpc p»T une itgui; 
conlioue AA' ttoni te s&îltanl \î se trouvait sur la tête: <|i> l'Aulhioo . 
De ce ïoinmt't, xc di-lufiie \» crêlu (l« Provérière en se difit^eant vers 
le Donjiin nt ver» Foognsfn: Ost par \& que dcviiil arriver la prin- 
cipale attaque. Aussi voit-on que les moy«ns de dérciiso avaient 6t6 
accumule!! sur « point. La iiiçoe v ilait renforcée par un petit 
ouvra,^ Bd'nti profil relativuinenl furl ui par plukii^urt coupunt.i 
barrant le chemin aux as.'taillaol» arrivant par In nréte. Partout 
ailleurs le profil du retranchement était très Taiblc : en c«rlaiu8 
poîolA, il a'y avait môme pas ile fos-té. Il semble que l'ennemi ne 
cberebail lA qu'à ae couvrir de* coups, et qu'il ctiuNidèrail avec rai> 
mn la raideur des peutc4 comme un obstacle autrement oéricux que 
1)1 prolil du retranchement. 

En arriére du saillant, u trouvait uuc sorte de retranchement 
inièrieurC renfermant unoeonstraction qui, selon toute apparence, 
devait Atre le mufrasin à poudrv. 

Sûinmet de la l-'orca. — L'extri^mité ^ucbe de la ligne èlait 
appujée A une redoute D de 30 mMrc» de cAté et dont le fo«sé élaît 
emisè dans le roc. Cet ouvra^ plaeé sur la cime de Força est assoz 
bieu coniiervii. Il enfilait d'un ciHi^ !<'!< p<-iitrs au .tud di- la crélc de 
Provèrière Kl contribuait puix.sammeul i dêfi-iKlrc les approrhe-H du 
aailtanl ; d'un nuire oMé il surveillait la baisse de Provérién:' ou col 
de Millefourches. 

Plateau de MilUfourcHes. — Au sml-esl de ce col. se Ironvr le 
plateau du Milleroiirchen où lex >VuKtrii-Sardcs avaient ^Iev6 une 
redoute bastionn^ E dont les escarpes en mafonueries de pierres 
s^lieK sont encorv debout en certains endroits, (j'est cet ouvraQ^e 
qui Qg-nre dans l'histoire sous le nom de i-hiiteau de l'Aulhton et 
qui était çanii de8 canouK. Sur le bord du plateau ou remarque 
encore Uv« traces d'un retranchement VV" dans l'intérieur duquel 
on retrouve un i^rand nombre de ri^ole.i de lentes et de tr;ic<-s de 
baraques. Cette p»sitiMu croisait kc» feux avcic c«dx de I» mloutc; D 
^or défendre le col de Pi-ov^rit^re et baltail de revers les pentes au 
Id diOa lii^nt- ,\. LcK iihords du relranchemcot do Millefourches 
élai<-nt llanqués |»ai- In redoute A laquelle il était relié par un cb«> 
min en lacet passaul par le cul de Provi-riéte 

Plateau de l'AulAion — Ln droite de In ligne A »e trouvait en 
retraite sur le saillant et contribuait par ^a position à en défendre 
les approches. 



> 



CLXXIV CAMPAGNE DR L'ARMI-R D'ITALIE EN 1194 

f)R peol arriver de tout cAU'- au camp ilr.n Fourctiesi t-n snivunt 
Ira nunihrcus ravin* et Ir» rr^U-s qui pionnfrit ii^iiMiinoe à cHto 
pusitioD. 

De Saoïxe on v moulerait par lo vallon de Cairos tt la baîa&e de 
St-Vérao, ou par la eiile hii Hud de ce valluii. On v arrivir de la 
Gi.iiidolii [Mr la Maille ; du col de Itrouis et de Sospel par la cr^tc 
«liant du plan do Caviil vers Ir Vcntabreu. On v vicntdc Kou^ssc 
ri de CaliDctlt- par la cr(lf di- Proii^i-ii^rcet par un Ai-iiliur uiuleliur 
aiioulisiiaut au col entre In Força et le plateau <lr Mill(-fourcli>-«. On 
j |wnl miiriliT 6jiiali^'ni-iil pur [<• vallon de l'Ai^fui-lIr itiiil eu arri- 
vant au cnl de Tueîs et prenant ciiMuit« la cT^le de J'ruv^-rièrf, soit 
PD gravissant dirccteiDent les pi-nteN qui réparent la vaclierîede 
rUnlti^utére de la pente des trutn eumniunes. 

/'«jiVi'on lit liiiut fl '/' Sl'Véran \\). Cime de ftaas ou de 
Sajtt. - Lo col de Hmis est compris mtre doux h<iuteurs sensible- 
inr-Dt au mtmo niveau. Cellu de droite s'oppelle le mont de Kaus 
ou de Saju. L«s Sardes }' avaîont ^levé un relrancbemcat A {Rf. t, 
er(H|uis n* >) dont les pi<ïc4!!t enfilaivnt le ravin de GrauN «t pm- 
nninit de revers lex pentes du Capclot ut de Ru^er. C'est un 
simplo épaulemcnt sans fossé sur le bord d'une plat^ornie ({iii 
paraît faîte de main d'tiommes. 

Eu iivaoldu col de Raus su Iruuvo un petit contreforl ptal dont 
las pentes son) Ir^s raides. C'est lA «t (oui pr^s du col que so trou- 
vait le i>ros des forces de Kaus. De nombreuse» (raceN de iMruijues 
et di' leuleHïte voient sur ce pUte«u. On y retrouve «■-galunienl les 
tracea d'uD ivtrandicmeDt ijui entourait la parUe saillante dn 
camp. 

Cimt dtl Tuor, baùte de Si- Véran. ~ Cette |»iMiitiuD étnii rot- 



■IcvRit donc sToir nu «ffi^ctlf de 5go «oldaU. eomploac 4* «aus-oMrlrrs, 
rj on<itrt, tau) <xi«)prii Mo homoira. 

Au plan de CanI f I mr U cr^ie jonqa'à la l^te dr Vania il y avaïi 171 pcll- 
Ici btrai|un et 34 p'andti c4iriT(|>i>ndanl i an rffeclîf d'tnriron 87» loldala 
et ^ oMeiera et ivui-efilriers. 

t>«rrièrr la balleri< 4r Paf|idla «a voit un rnnifi da Sy peljlca lealeael 
4b craiHlr* devant coalcnir deux cooipa(aie« rormsiii un rlhcitf U>lal 4e 
igo fconiin** ro«lmn. 

Au fond d< l'anipbUhctt» se Irouvaical dcui (iciil* rampa ; l'ua de ■} Rr*n- 
dea IrolM *l une priilr, l'iatn d'nar grmàr et 11 pi'Irlei-. H est probable <( a* 
ce aOBt tca trace* dn i^uanicr f«n<ral et do piqati d'oedaaaanc<. L'affeclif 
IMal de «I dcui camp* devait ^Irr d'enïirou iSo li«nimci- Eu eonplsnt 
Sa honine* poQr l'aceapalion dea onrraçe* atanrJ* aor la tttu dt Peort- 
ritrt, 00 prul dont, d'aprii cr qui pneide, évaluer A ttoo hotnines environ 
lea foreri dont l'cnnenii diipoaait pour dAteadre te camp de l'Aulhion el de 
Millefouclio. 

(t) Voir le croquis », flfvr» 1 H *. 



CAMPAGNE DE LARMIÎK D'ITAUE EN 119i CLXXV 



(BclHÏe A la cime del Tuor par un chemin vers le milieu duquel se 
trouvait un ]telît poste i)'ohM^rvaliou, dnns une «xocllerite posiliuD 
pour Hurvi^iller les ravius en avant de Kaus. 

La cime del Tuor est puinlue el |>réaeDlc plusieurs rochers à pie 
du cMJ du rallon de l'Aigui-itc. Ia:» allivH <'ii ont nivela <|ut:l(|ucs- 
uos et r ont établi de» post<-x parraiU pour iilmervcr en vallon . Un 
sentier muletier reliait directemeut ce poMc à In baisse de St-Vènui, 
col UKM9! uuverlel tf^asonné. Ui> sentier muletier faisaul de nom- 
breux lacclK rrgulicni reliait ce poiul li ta t^le de l'OrthiD^uit^re. 

Chemin rfe Haut à Saorije par la haïsse dr St- Véran . — Uii 
dianiiu lar^e el en jK-iile assez douc« mettait le col de llaiia {a.oo3j 
CD communication directe avec celui de St-V^raii (i.tiâa). Une 
source asseE aboudntitr plac6i! sur le bord d« ■:« chemin donnait de 
l'eau au camp. 

be lu baisse de St-Vërau, on descendait dans le vallon de Cairos 
par un Io'Aii chemin dont on volt encon- quelijui^ triici^. H piissaït 
par Kromagine où rtnil lu ri^rve et lc« iiml>ulftucc5. Ce chemin 
rallmpe la route de Nice à Turin entre Saorgt- el Fontaii. 

La figiin' a du croquis n" a donne une idi^e de cette position. 

C'est ce clicmiuifui ii servi h l'artnetnent <le uuvragTH ilc Khuk el 
deU>llefourche«. Une partie drx troupes, l'-s bagn^^cs et le matériel 
l'ont suivi lors de l'évacuation des camps. 

Chemin allant dv Htiits oerx fa .Vinièiv. — Un «ulre chemin 
partant du col de llaus loDifeail les pelouses situées au Sud de la 
rruoliére. A la baias<> de Canséi^a. il birurque en deux tronçons 
dont l'un M-diri^ vers le passage du déser'euT etduut l'aulrc mène 
lia baisse de l'Esc iif. 

Une partie de l'armée alliée a suivi ces chemins pour g-agner la 
Minière et Tabbaje de Bt-Dalmas. 

Ue Proma^Di-, on pourniil i^Kiier les niAmrs cols rn montant 
direcicmcnl & la buisw d<- C.uuMigu. Ce chemin a également servi 
lots de l'évacnatîon des camps. 

Chemin de Haa* A Beloéitère. — Le chemin qui descend du col 
de Rmu* sur llelvédcre est irA* rcyiilirr sous le retrauchemenl B el 
psrfaitemenl conscrvi< en eerlains endroits. C'cat par lA que les 
AustrO'Sardes ont amené sans doute leurs canons dans la Véstibîe. 

Cime de Ruijger. — En avant de la cimf del Tuor el sur la 
mCmc erfle, les Piémuulni.i oi:cii|Miicnluti poste avancé sur la tftte 
dellu^er. On reconnaît encore quelques traces de l'oocupalion 
sarde. De ce sommet se détache un petit conirefort dunt la ibXe 
domine merveitleuscmeut le vallon de l'Ai^ucIltr. Ce pâlot a i^té 
oocup6 comme l'indique son uom de Custéau ou Castcllo. On ^ 





CLXXVI CAMPAGNE DE LAHMftE IVITAUE EN ITfti 

revoiinatt les Iriici-s ilc pltisîcurs Ifittcs et do doux poitle* d'abiu-tw 
vntioQ. qui B^^ureot sur \k carloau i/at>.ooo (i). 

Ligne de Haus au Capelel. Capetel supérieur (n). — Le Cape' 
lel !tii|>^rii'ui' A s.ùfin ml-lres aii-dL-sau» du niveiiu ik- la mer, tôt' 
mail IVxtr^me droite de lu li^iie di-« AuKlru-SnnVH . Il itc n-lic au 
faite des Alpes par uae cHtIeque sou alliludrctsa naturo rocheuse 
et escarpée meltaieut k l'abri d*uite attaque sérieuse. 

Le Capelel codukIc en un petit pial<siu liniiti^ au iioid-oue*t jwr 
Uti cscArpemcDt presque îi pjr, uu Hud-ouritl par une pente ipizoa- 
n/e. mais très raide ^t roupie de dinlanet-ca distsitce par de grands 
roclicRt suttaiil du tM\. Li-a l'i^-inontais avaient établi ^ur le plateau 
un Fort en piern*» ><)clies bien plié au terrain «t qui, d'apr^a les 
restes, voyaient parfaitement Icn i-xcarpemenlH au nonl-ouoit. I^s 
saillaotH correspondaient aux drux crétvt^ raltacbaol le Capelet 
d'une part A la montagne du Diable, d'autre part au (^pelet infé- 
rieur. [U élaifiul renforef* par deii fpauleineut)! dcatinén à mieux 
battr« les approches par reit rrf li;!t . Quant aux peiitnt (r«ïonnées au 
suil-oueal, les moindres plis eu élaienl vus par quelques petits 
IKWtex inoceesaiblen (|ue les Sard«s avaient dispow^ avec beaucoup 
d'art sur les rwrhcnt sortant du noI . 

l^ garnison du Cupeiet était oblige- de se pourvoir d'eau aux 
lacs des Merveilles, ^uant au bois, elle ne pouvait en trouver qu'à 
six ceat« métrés «uviron au-dessou» du fort. Cet inconvénient u'éluit 
pas ItH Krnvc, vAr un petit nombre d'homme-s cl quclque^obusirrs 
de montagne en pouvaient défendre la punition contre des assail- 
lanLt fort nombreux. 

Terra Hossa. — Un poste avomré %f. trouvait son» le Capelet 
inférieur à Terra Kossa. On remarque cneore un murappujé contre 
deux rochers. 

Créle de. Prampéiast/ae. — Le Capelet est rvlié A Raus par une 
CTétc galonnée connue »ou» le nom de Serre de Prampèiasquc. Sur 
cette crAle on remarque des traces de lignes dont quelques-unes ont 
dil être eonstrniteti en 1793 et dont d'autres sont d'une époque anté- 
ricun'. Cex derniers épauh'meut't »oul tons en terre «t ont encore 
aujourd'hui un aspect tré» ifgiilîcr malgré l'alfaissement que le 



(Il IVa|ir^t Ira iracrt dr iMniqatincal qu'au ■(MT^oil au col iln (1*b», ce 
piaiar* <t(v*tt Itrt défendu pr catimn 800 boninin. i,c moni df Hsiii el It 
roi «u Dard iltvaiEnl ttrt- oceiip«t ptr Soii ^ 3&o Iiooid!)». (ta (moI >viilii«r de 
mfinc l'ocrupalion de la cime dcl Tuor cl de la haiiu de Sl-V£r«n i 40a ou 
(ùo horamcii. En J ajuiilanl loo liommc* ^lablia dant l'araul-iNMilc ilc Ruft 
ftt oa arrîTc à db cffKlif d'environ i.Smi homniei. C' cliiffrc cal conC 
t l'ealiinaiioa du l«moin «oulaire oiic plaa kaai. 

(■} Voir cro^ai* a* *, flg«rc 3. 



CAUPAONK DE L'ARHfK DlTALIE EK HW CI.XXVll 



P 



li-nipH leur a fait syltir (i). IIk kodI rréi]ii«mmeiil Iravcntt» pur 
les Ucvts il'un dieniiii ilonl In construction ri'moiili* n 1793(3). 

Valhn plat de Cianliasf. — Ce vallon rsl plal duos ccltp pur- 
lie ol fomie UD vériuhle plateau qui se prêterait Irès bien A Ta^ 
sicttc d'uQ CAiiip. Il a servi «(Teclivcmciit iliiii.K n* liul . A renJroit 
uû la |wntr iTili'vii'iit riii<l<^on tnjuvo cni:ori;({uel<]ur-» lég<''n-j( Irni:» 
ilr ivlmnclicniruts qui GifuivDt sur la carte 1)0 Uotircet. Un cltemîu 
muletier cniiilaîl <te c« point A la buîaae de Saju ttîtuée entre le mipnl 
il« lUufl et la rr^lv di- Pfiim[ii^iiisi{iie. 

CommnniaitioiK en arriére de la ligne de /inus an Capetel. — 
Va nulri' mêurdircclementau rot de liaiit> d'une part et au col dt^ 
l'Escaf de l'autiv. 

Cr Hifiitierdu pit'tuu.N idéik- du vnlloii de CtiinlÏHM iI!roc(emeal 
dans lu Mioirn-. Il juisse uulrv Iok rîmes du Dînbti- cl de Macruère, 
et aboiilil aux lacs de l'Inferno où la Minii-re prend «on uri^ne. 

De ecs lac», ud auti« si'ulicr de pii^tuD^ permet d'alli-r dan» In 
GordoIaHCn ]i>ni' uu cul ait iiurd de l'Alpelte kitué sur la cr£te ^liuil 
do Clapier n lu monttiHpne du Oialde. 

Li'jne de l'Aiit/tion à Saorge. Plateau rf-" Sèoln et Arscuil l'A). 
— La lifi^iit' qui ivliaîl le camp de rAulliion A Saorgc nèloil gncn- 
moins fonuiilabli? que celle de Rauti an Capek-t. Les pontes de la 
Maille qui couteau sud de cette lii^ne §on( en elTet ^«t^l^memellt 
raideN el se Imisformenl en véritalile» escarpenieuls sur pluoicurs 
]>oint!(. 

En parlant du plan do Caval, la orfle qui «e ilîriire vers Sniu't'e. 
s'abaisse brusquement d'environ 3uo mètres. (îéni^vjtlemenl étroite 
elle sVlargil vers le milieu el forme les plateaux de Uéola et d'Ar- 
(teuil que len Sanle» iivnieiil roiiKiilid^.t par une redoute eu terre A 
qu'un voit eueiire. Klle a rnvirotl /|0 iniHrvK de fAU- el est iilaeêeHUr 
le bord des prnlcs nord (croquis n" 3, fîff. 1). Rlle bnlajrnit niuii 



(it (:roi|ui> n* >, llgiirF j. 

(l'i Sur 11 croupe de Pniinp4îi(i|iie on vajt ili! nombrvui viiligci provcmut 
J'an cnin|i rrtranclic derriètr c«i liçiirt. L* |>lii|i*rl dri liaraiiuti drvaîful 
tUt en |iierrv>. En çtiit»! fllr» n'otil i|ut j intlir" »ur 5. Iroi* dVnlre clins 
Aal 4 >a. ia xiir lu m^lrrti rnvirori ^ r]EirLi(iif4-i>ii«ï qiiI ApM (liiii^nxioEi* îiilrr- 
aUditiien. On rcRi*ri|n( rn onln- iin pnils ii<ir Ir* tulitiilt HVniriil chrrclir' 
A crcUMT. D'aprè* cet tracri IVItK'iit du camp driall i^lri- ilVuvtrr.n 
>ov lion»»». Le CMpclrt en y cnmprennnt tei jielil* (lotlCK q«c le» SorJfi 
ataieni organiit'i sar [«« rocben rirvoii éirc occupé tuinlenirnl pur :ou à 
>90 ItOnHirti. (>nanl au poste arauoc de Terra Iloiia un prui en cdimT le 
aanilwr do ititrntriin de iSo it ra>. I.'rnHmlilr dm pati lions i|ur non* vrnnnt 
d« dJï^if* M <jrir niiiit a]>|<«)l«mnH I* pDMlion dn Caju-lf I deiAÎI l'ire dêfrn- 
doe par (airiroii Ihii) liuiiiiiitt. 

(1| Voir cro>|iiiii ti* 3, li|(ura o* 1. 

XII 



CLXXVIII CAUPAONK DE L'AltMÉK D'ITALIE EN 17u4 

loulu l'Minduc (1(1 pliilitiH. Mulffrir l'afTiiiui-menl <[ur le |iiiriipfl de 
ci-t iiiivrii^e a suhî, uq ifcuiiuaK que le profil en i^Uiil plus impor- 
Uiiil i)u« ceux (les ouvrap>a décHta plus hsut- L>.>s »silliiDl« filaient 
muni" dr Iwriiell&i. La couIrt-st-Arpe du foasié élaîl i-n pierreii 

Dans riab(ri«ur de la ntdootc on voit une pRiidr Ixiraquo qui 
Honrail piirafl-il de iiiairaHÎii. 

A l'oU(»t de ce cjimp, nui uni; àtniucnn- Alroilv, un vuît ItM 
(raoeN d'un |>clil ouvrage li dt-stjiiè i «^clairor lu ntiordii de cette 
jioHiiton. 

Tout U pliilcnu,df m^ini* <|ue In crftle qui la reli*; à t'Aulhion, vnl 
rouvert d'H>>»>-x l>ell'-» prnirii-*. Lr» pviiIrA du pL-iluiu Nont bniMÏK ; 
au nord c'est l'essence r^Kineuoc qui domine, ou sud »• trouvent 
pi'iiiL-ipalem<>Ht des cb^nen. I*a redoutt- osl entourée elli--iiiAin(« d'un 
linuqufl de luipiim. Unv source se trouve A |h-u île diatiiuw de U 
iN-dfitile ^ur le liord du pliilejiu. Dr noinbn-tiKeaiKoan'i» exiitlenl rit 
outre dans le hnutdes pouleti «ud. 

Posilion df ftaoïiré (a). — Apria le plateau d'Arseuîl. le coutriv 
Forl ne iV-lrJx^ît de nauvexa et «'aliiiixMï diiucemenl jumiu'à la cime 
de Unouri-, oil il form<^ une eroupe arromlie. Sur cetti' rr»upe on 
voit un for! assez eoD&id^rablo C. Cet ouvrairo devait rommccelai 
de lUola êtn- armi'' d'artillcri(>. La principale action V'tnil dirige 
vei-K l'oucKt. ïh: ti: rMé en clTet, Ir fort pnW-tilis un front terriuwé 
d'un pnrn(K-l ^pais et construit \rii^ Noif^neu sèment Pjirloul iiillcurs 
l'euccinle consistait en un simple mur eu pierres sèches. On V 
n-couDiiU eurore les traces d'une cunstrurtii>n qui devait être un 
magasin il poudre. 

A l'ouest du fort se trouve une petite lunelle D ^j^nlemeirt revê- 
tue on terre du cAtl- de liéola. Cet ouvrafre roatenait un |H'til niaçra- 
HÎn A [wiudm. Il est cutourr d'un rbemiu de roude reli|i au fort par 
une double cAponnitïn-, le tout en pirrn-» sèches. 

Le principal but de l'ensemltlc de (H-s deux ouvrages devait être 
(Caviun'rlii t^lraite desdt^reasourH de la crfl^- sur Fontau. La forme 
■ri-uodie de re pUilcnu lertniiié |iar di's p<'ntc% raides Ait rAtlS du 
vilhii^-, |>cnne( en effet de se di^mber rapidement à l'action du fort, 
Lev I'l^t». ierras«-s, «'0(11.101 teht bien la eri'te étroite' à l'ouest, rrn- 
(Inient uue attaque pn-si^ur impossible de i*e c'^ll^ pendant que U 



(i> iy»ptt* It* Iran* de liaraqars qu'us reeuaasK biu cnvinm*. la posUion 
dr, El«alii do'iit étrt ArTrn4nr pmt ioa hammt* eaviraa. 
\3t roiroru^aii n- i, ligure n* i. 



CAXIPAONlv DK l.'AKUI% D'ITAI.IË RN 1791 (H.XXIX 

Diurs en pit-rres suftisaii-at |>i>ur oii-ltro Ioh «iAreuaeui-s A l'nlin d'uu 
nvsaiil [inr \fs pciili'» .huiI . 

Chrmin de rAulhion à Saorge. — Un chemin mulclirr, cxi'c^llpitt 
«Ur ks pifltcaux et sauvent fort tnauvnU dans les parties rcs8L'rr(«s. 
mène de rAulhion h llaoui-*. Il longre la crtlo entre ce Jpfnîpr pla- 
U-aM ri celui «rArseuil >■! m: ti\)uv<- nin»i ciim ploiement oulilé par 
le Fort. Ce chemin nitne n Sxorye; mai« il di-vienl Ir^x niiiiivni.i 
dans In partie iofirii-ure. On descend amu$i dircclemcnl our Tonlan 
par UD sentier qui peut à la rJi<uciir t-trc suivi par des mulets. 

Piisitiun de Maria (i). — La i--roiiprt aiiviodîf de Kaoïm' se lii- 
fiingae eu di?ux pelîlist cr^tc^ M'ahaixannl mpidf-inenl. L'une m: 
dirif^e vers Sai<r|;e, l'nulre vers la Ginndida, r^uniun (!<' '|urli:|urj> 
maisons plflt-i^H mr In rouif de Nice & Turin, au conQucnl do la 
Maille el de la Rojra. 

An Hud-une»! de ce deraier coHtrerurI, les penlea mouI reliitive» 
mi'iit dogo-», f^jrilrs ii parcourir rt abontiKsrnl n un col de .loo mtV 
trps au-iIi^ssouK du sommet di' Kaouré. CVst par U quVin aurait pu 
cIioTcher A tourner celte po^ïtioD el de&ceinlrc sur Konta» par Ifl 
valluii de <IaIros. Les Pit-munlat» mil rtlivié h cet turouvi'i lient ea 
Élnlilis.'uinl nu jwltt fort Bsur un sommi*! ri>clii.'ux placé à l'est du 
eol. On voit encore Ipm Iraocs de cet ouvra^. Il pn'-KcnIc une enceinte 
alloni^éeco pierres sèches affectant an tracé à redan. Le rot était 
Ini-ujfmc t>ccuj>( [tar un camp n^scx imporlaul. 

Commitniraliunx. — Un ehemin muletier passant par le roi 
rcliail l'ouvraicc de Marta à celui de Kuouré. Un autre {çai^oo le 
«bemiu de l^aouré A Saari^- im peu au-dessous de la lagune ; uu 
truisijme, main tn^K mauvais, conduit direrlement h lu Ginndolu. 
Dec« |H)int, on peulè^alcmcnt monter au col de Marta par un mcil- 
kur chemin en suivant sur uue certaine étendue celtii qui loa|:e la 
rire droite de la Maille. 

Les défenseurs de cette position trouvaient leur enu aux mCmes 
sources que ceux de Raouré en orriérc du col. Sur lew pentes sud- 
uuMt exi.itirnt As-nlement qui^lques sources dont ils pouvaient tirer 
partie. Les {'fntes Miiit couvertes de broussailles du même cdié. 

finition dv la Lacune entre Haouré et MnlamoHe. — La 
crt^le qui (lesceufl de Raoun^ ver* Saoriçe s'alinisM- mpîdemenl 
comme il u éli^ dît pi uk haut, jusqu'au point nommé la La^uiia. 
Celte position consiste en un plateau assez important, entourant un 
btwsin naturel rempli d'eau en hi^er. Citait un excellent «mplace- 
menl pour la vtmrve des Imupes élaltlic^ à Raouré elA MarLi. 



<t) Voir crai)iil* n* 3, fpiiE 3. 



fcLX\X CAMI'AGXE DK l.'AllMI-li D'ITALIE EN Ï7M 

L'uccujiation (]•■ l'C jimiit cumltluït en ouli'C un vïclc donl les 
Frflix.-MÎsniirnii-iit |>ii |>rofitcr pour |irn:cr )a tigrao ca lournaiil le 
fort ttBouiT Bin-is sVtre i-mpaiN- <tu col Je Maria . 

Lv aenlii-r qui desi^ciid vers FuoUio, t-ii parliiiit i]i> Raciur^, tri- 
verso rrltu |in»illuii . Le cliemin iiiulelicr ilr-ucciiilBiil vci's Saorgv Ifi 
coiitoiiri»; nu su<I. 

(Ihâteau lie Malaniortf{_t'). — Knlrc 1h jiOMition ilwrilt' rî-<lc«>uK 
i-l U roule (le Nice l'i Turin, ne trouve un am-icii rlulli-nu ilu mnrcn 
h^r. C'chI \v. cliiKi-jm ili; Miilii-inortr. Il i-nnflislc en uuc rnccÎDtc 
rccl«ngulaii'c établi)' sur ou pelît coDlrofort rodicus. Ud« lialiiUi- 
lion de forme rarri-c «ii- Irouvaît JnuN ^al)g!l^ uiii-sl. IJtif piîlile timr 
placée tiu in6inc ani^lc I1iini](iait ïes fmx-s ccirrcHpondiinlt;» (Voir le 
croquis n* 3, tij^. /«). I^-» murs ilr cvs d«ux race», de l'Iiubilatian «t 
do lu lour, sonl cnrorc debout. Lii Fncc iiord-auesl est rréii<-Ii^ cl 
placée sur b- boni d'un rocher à pic. Cille du sud-ouesl est ]K'rtri-<) 
d'uuo |K)rlv el pr^crdéii d'un pulil Tossé. (Joe aiid'e porli! dcvuit se 
trouver tlaus la fiicc ii<ird-i-:tl, mï iiboulît un pclïr sentier non prati- 
qué aujourd'hui. Dans 1rs partie» du fort qui subsiatenl o» vuit 
quelques maçonneries rt^eonlea. KlleM soûl tn^a mal Tsites il datent 
siiits uucuu doute de.t gueriYS do In République. Le» Piémoutui» y 
aviii<-nt irisliillf, en cfTet, une cinquantaine d'homme», qui surveil- 
laioiil directement le dèGI^ au sud de Saor^e. 

A hmu petite dinlaneo iV l'ouest du rhâte-au -te trouve une source 
qui de%7ii( Inrgrmeut siiflire aux besoins de la ganiisoo. 

Position lie Saorge (a). Fort de Snorge. — Le fort île Smiri^i- 
i-litbii .tar un rocher allongé est un ancîeu cfaïUeiia fort bt^ucoup 
plus flendu que clui Ae Malsmorte. D'après ce qui reste, ooua 
avons pu en composer le Iraci (Voir le croquis u' 3. ïig, 5). Cer^ 
tains pana de murailles %oiil encore debout. On v voit également 
qucIqurN iibris voiîl^.s c( dra rilernes. Au sud et k uue Ircnlainc 
de métreK aii-de-ssous ilu simiutet se trouvait uue biitlcrîe disliore 
k aurveiller le dèHIé eu aval du cxulluciit de la lleiidoln >-l  con- 
tre-biitlre les batterie» de brèche que l'assaillaut pouvait or^auiiwr 
pr^ du couvent des Hècolela 

Viltage de Saorgr. — Le viliiiy>- dr Sooi^ est .-«ilHè prés du fort 
sur les ruinea d'une aneionue ville dont ou aperçoit enroro les 
muraille» à l'est. Du C<Mé de la Koya les maisons actuelles sont 6ta- 
blic« sur les remparts même de l'ancienne cité. 



(i| Voir ero^nU a* 3, iHcarr 4. 
(R) Voir enuiiiU 0*3. %iire h. 



CAMPAGNE DE [-■ARMhifi DITALII-: EN IT9i CLXXXl 

Briidola. — Le Bcmlulii ilcHO-niianl de In Miiriji dans un lil Irra 
CHCiif|>i' vii'iit Hi? ji'ti-i- iJaiit In Itov» un [)i-ii iiii kiiiI ilnStior^. 

Chemin tifuiiiliannl à Saonje fit iraitruant In liendota. — 
D<-ux chemins mulolierN desc«aiteDt «les Imutcurs au sud do la Bon- 
<Iolit. al>outîssi.-n( au cuiivi-itl Aen R^coluts. L'un d'eux |iiirlntil de 
rArjwUe t^st Irr.n mniivins sur toute la rivi- gaiiclic. L'iintri- vicut 
titm.'ti;inenr Av. PigUR en pa^saol pur lo eol do Mui-uton. Clmcun 
dViix fniiichîl In iteodola sur un puiit ca pierres Los exlrémil^s 
ilrKmiitn-foHs dcMreadiiiil ver» In Beiid<d)i sont orcupÉcs par di-s 
nuîson» i|ue l'on pmivaïi orgatiiscr pour lit dêrrii.se. G'IW iju'oii j 
voit nnjourd'liui sont pn«4]U(< loules cK'ncIfcs. 

Chemins <Useendanl par ta cpHe, — Ucax clicmîns muletiers 
prrmellettt d'arriver uu-ilcviu» ilf Saoï'çi- eu de>;(:i'rid'rul di- la 
Marta L'un suri In criïti- l'ili-iiri^mr ; l'dulrc un puu moîn.t innuvnî» 
la conluurni- par la baisse At Lu^a. On ,v arrive encore diroclcim'nt 
de la Itrii^uc. 

Trai-e* d'un oiwrage xiirt)eilliinl r« c/nfffirn*(i). — Sur IVxlrê- 
initia de In crO-lr au-dessus de Ssorgo on voit circore un ouvra^ ci) 
pierres saches dpstir>6 k i^ctaii-er lo (erraîii en deliont des vues du 
Tort. Ct-t ouvni|{e dont la fi^'Ufii n* 7 n-pr^-Hi-nti; le tracts, ne pouvait 
«0 aucun cnK faire tuiu risinlanve s^rieusi- aux troupes di' MaKtinii 
ileMtndnnt d<> la Marta, et qui venaient d'enlever des ]iosilions 
autrement redoutiddex. Du rrxir (vl ouvrai^e »iU-II i'.li- daiix de 
meilleun's roridilions n'eril pu faire qu'une ré-sislnnce inutile du 
moment <|uv le col Ardente cluit en notre possession. La principale 
défense des ]*iémon(ais devait s'exercer d^s lorv du cMè de lu Brigue 
de manière A pruli'fi^T In rrlmite de leur armée par le i:i>l de 
Teitile. 

Bd n'aumi-, «n n'organisant Snorsre i|ac catilrc une aUai|ue de 
front reonerni avait atteint son liut; il n'avait nullement A se prfoe- 
cu]»cr dus liaulcurK A l'e^t. 

CofitrcJbrU aii nord de Saorye et aa xttd do rnuitent dtx /tiiro- 
leh, — Sur l'extrémité du contrefort du couvent de* Rêeolel.s, les 
Sardes avaient ^'talili deux ouvrages à cornas superposiV;*, défen- 
daiil «le pr^s le rl^irlf <fr Saorge (a) <{ui rliinrre le tracé de 1»» 
urrrrage*. lU «ont en picn-cs Bfcb'^s et Ir*» liien fiilut. Pent-Wre 
n;inonlenl-ils h la eut'rro de la Pragnratii[uc Sanction. (Juoi iju'il 
en soit, il est probable rju'ris ont été occupas pendant l-s ffuerre» 
de la Képubliijue. Cette pi>«itir>n est trop bien indi<|U''-e pnur avoir 



lit Veir r:JQ<^at% o* 3, flirnrc t. 
ti| Voir t-rii-f iiii D* 3, Hnre A. 




Ct-XXXIl CAMPAGNE DR 1,'ARMfîlî IVITAME EN ITU 

échappé au vionx Colli. Etlf commande en pfTrt \a sortie du difil* 
si rélrèei «l ewarpt' de la Hojn, qiio traverse la roule en aval de 
la Bcndotii 

Au nord du fort Ar Snorgr, su trouve un ct>nlr<-rort pins Inrjp' 
jusif en fttco du vallon dr Cairos. Il esl boixlè de rochers A pîi- nii 
nord el i I'oumI. On y retrouve des Irnccfl d*uae forti fi cation pur- 
manentf, cniru autres i|Uel<)urs cmbraiureadirigr^a eontn le val- 
lon de Cairoi. Ct'tif. position a riiiconvi^iiicnl d'iïlrr dominée encore 
de plus pr^s que celle do fort dr- Sfionrc. Mnîs elle enfile parfaite- 
Dii-nt In roule et elle voit sur uue très grande dtcndnc le vallon du 
Cairo!" dont l*anciun fort pourrait ballre A peîm- l'entrée. 

Potiliom (i> n« nord tle la tigne dtt FAuthion à Saorge, 
i'allo'i de Cairof. Position dr Fromagine. — L*- vnllnn Je Cairn* 
au nord di- la cri>lr allant de MillerourrlieaA Saor^ c<it un de* 

principaux vallons necondaires Le chemin (|ui le parcourt 

rsl riirtoMalite sur iim- Irnt grande élcndue. Sou» In ftépulilîi|ue, 
1rs AustnvSardes l'avaient rendu praticable pour leur iirtjllurie 
jusqu'à l'Authion. 

Le Tond du vulloii est plal presque partout aur une centaine do 
métrés di- lar^'ur. Il r»l bordé nu nord de roclierx de calraire nus. 
An Sud il r*X limité par des penten unîforniea parfaitement Iwisécft 
cl dont le pied est prcsqui' partout soutenu par des rochers. 

1^ lit du vidlun nionlu l>'-t;ùii'nii'iit jnHi|u'i\ Pr^imasine (i.^io) où 
il s'élargit bruM|uument Le» Pit^monlais v avaient placé leur 
rèservo. \m position do tv camp était «ss« eenlralu par nippiirt A 
In liK^iu de défense depuis Itcola jusqu'au Capelrt. Elle n'avait 
qu'un défaut, c'est de t*- li-ouver à 700 méirvs au-dessous des posi- 
tions de l'Aiilhion et de Raus el » i.Sou mélrx-s au-tle^^uus du 
CapiïIeL Ci-!cl iM'BUCOUp trop rar on monte difHfîtIerncnt plus de 
io" mfiresen une heure. 

Au point do vue matériol. la position du camp était excellente. 

L'eau Ql le bois s'v trouvent en abondance. La lempéralure y eal 
relalivement douce. On aurait nii^me pu pmlîler de ers avantaj^es 
pour irounetilrer sur ou point In plii:^ i^rnixle [wirtîe des troujMs do 
Hnu« ui de l'Authio» pendant lus ^ands froids. Les nuijifes qui 
cncombri'nt K-s hauteurs en hiver les rendent inattaquables, de 
sorte i{u'ii 1(11 Hurn de les gnnlir par un ]H)til numbiv il'bummus. 

t'ialfnu^p au nord da nation t/c Ciiirot. — Au nord du vallon 
ileCairosexiite un conirvfort beauroup plus bic^u que ne le soni 
^nf-nilemcnl les ditT^-n'ute^ crêtes des .iVlpc^Maritimes. Il m dtri^ 



(l| PiHÎlraa* lie* rrtrrvei. 



tMfPAn.NR D*î L'ARMER D'ITALIE EN fM CLXXXIIT 

ft-.Ts Puotaa lU n>t lituil<} au itiird |uir Ir vallon 1res «-iicati»^ iln 
Ovn. 

L>rs [)la(oaux de ce cunlrefon sooi TorinH de v«U4l>s sana issnrs 
perpfiitlirulairos A la ijinyrtîot) ^n^ralR. Prè« il« Cortffïue, od kii- 
coatn- tli? lirllt^ ItrluiiN^^iliT camjts fi>rl ^li'iiiJii«. 

hitiliuM sur la rn>tf rnire IWalhion tl la baittf de Toa- 
ritti. Cime •/» Tfifi» dît i.'asteUf on Donjon (i). — La cjèlo i|ui, 
(MrtanI Art l'Aulliiriu. H^parc )•■ Ixissiii iln lu W_iubi>* de c<-1ui <l^ tu 
IW^-pra e»i irr» ■'■tf»i|e il n lui ni Jum|ii'iiu i'o\ ilr Tucix. A|)ri>!t c.f 
painl, 4-lle se rrUvr et formi' le summct dit TupU, Cflsl un pla- 
Imn tx.r*i'\i dV-iivîron 80 mètres do loni^ pt borde de peatrs nides 
A l'est t-i A l'ouest. 

On y n-Ruiri|ii>- un ooTniffi- ilc cnmpigni- qui di-raît Attr wdide- 
nunt iirfpiiiÎAf. Il K^ura iM'yk sur le» i-arte» de Buurcrl &ods le aom 
dr LF«ln-cli. C<«t Miu» duule A st^a exUleure ijui? ce somoiL't doit 
les (iORu iti> Casiti'li-l i>t de Donjon sou» IrjujueU îl CKt connu aujour- 
d'hui dni» U> pMVS, 

L« dunjuD c«t cntoar^ d'une oscarp« de trois tnètivs environ tail> 
lAcdans le roc, et -Huivmil à p<'U pnw Ii- conlooF du ptaleau. Kn 
iiuelqiii-s piiiul» an voit i-ucarr Ir pnriipcl en Irm- qui .%urmuii(ail 
cette tHcnqw. Au pied ne trouve un rhi-min de ronde d'une luri^eur 
varîahic de 3 à 11 mèln-s '■) ijui, pur un mur en liatinl. baltai! direr- 
leiuKilt lr:s penirv ilii jiliilr.iu. A riiiir-vL, li- i-liemin de n>iiile avait 
d<-tiicilafcs. 

fotiti'on de Vamp Apgfnl ou l'amp <.r Argent (ai. — Après le 
Castelt't, la L-rête s'i'lar^it et s'abAi!>a« duuc<-in<'iit vers la l)«ix«e de 
Cainp-Ar^nl. Lr li-irain en e«t endroit est Irt* propre k 1 installa- 
lion d'un eamp. 

On _ï remuri|ue Ie§ Iracea d'un retrancbement HGI (|aî protéffeait 
U pOHition contre les asiutillanU venant de la Bavera par le vallon 
de Hi«in(-.MarlÎD. Au col de Camp-Art^cnt m^ine il ^tail appuv<'' par 
ane petite redoute H ; l'i l'est il s'^-udait ju»qn'aii!c pentes rntdcs 
qui pouvaient Mrc battues directement par le chemin do ronde du 
Casleli'l ut qui- I&h ouvr«^-s île l'Aulliion vojflicnt de revers (3t. 

PosHion de Fougaits* dit Mnnl*ga*. — Au nud du col de 
Camp d'Anfint U rr^le se relfvc doucement de 5o maires i-nviion 
el funne l>- sommet dil Tou^sacet qu'on appelle è^alcnt>-nt Man- 
UjfaA ilao» le pavs. C'est un plateau d'environ .aoo mèlras de lotl^ 
et avant uu« largeur variable de 5o h 8n mètres. M est parfaitement 



(i) Voir ettu^nk» a' 4, flitara 1 , 
(s) Voir croquia n* l|, Içvrr 3. 



CAMPACNK DE L'ARMER D'ITALl! 

ffttonnk et bavdè i\e |>i>Dti--s huis^ft (U> toute pari. Cnln- Ii-a msiiia 
des Austro-Sorclc» celle poKilton coiivr.ilt le Camp d'Argent contn- 
ie» HépiiblicRins arrrvniit |mr In foi'^l ili' lu Kru^c au sh.I <■! pnr In 
iriéli- i[ui nboulit à In Uolkiio([). 

A l'cKliTinili' iiiini'uuesl du pUti-au «o Iroavc un rcl tan du- m eut D 
avec (ly p<'lil-s {iis.fi-%, i-t uiu- iiHrbelli- C en arrière pouvant abriter 
UDo [lière, I.'artion ilr CCI ciiKi-mbIc èiait diriff^ contre lex l'olniiiie.t 
cluTchaiit A libonlcr la poNilioD en ne gliMiaitl In laii|f de» |M-i)ti» 
d'un ci(Hiti«rort s'^Ii-ndaiit vers l'Ait^uvIte. 

Il II Pli eut pus lie ménii' de la liiriic E élablic au prcmiiT clianye- 
mciil «le pente du vri»int de b IMvèra, et t[ui, <-«iiinie cette di- 
Camp-ArgenI, ftait dirigvc contra ]f» auuillantu vi'itunt pnr la val> 
lAedo Moulinet. 

En ari'ii''i\; dd i-i-tle li^ne H sur rexIrOmilé sud du plateau existe 
une luiictli- A. Bile n'a pu» de f»xsb*. Len alliés donnaient ainsi un 
appui à la li^iie E et batlaicnt parfaitemenl la eiVle iguî relie Fuu- 
ffassc A un jilnleau allniig;^ fi l'est appelé Pouffasse sud. 

A partir de Pougns^e «ud.lacréu- principale s'abaisse rapidement 
el gai^ne par un col nllouj^é le bois de la Pi«^ »itu« «ur le verMinl 
nord do la Calmelte. C'est par lu iju'en eas d'i'chcc devait s'cfTeeluer 
la retraite des nôtres sur le bois en arrière. 

Position dn Seitlmjon. — A l'ouest de K<)u^».H.<ie sud iH A no 
niveau un peu inférieur «e trouve In vacherie dite de Mant^^s. Un 
contrefori large, cultivé, el très propre aux mouvenienU de troU|>e» 
s'étend de ce point, pn-sijuc- liorixoiitalomeut, Ju.M(irâ la cr^le 
rocheuM- de Malnçrnia. f I est formé p«r une série de petits sommcls 
dont le principal cM leSeulMJon «[u'on appelle aussi &ibas. Cette 
position était excellente pour protéger la retrailL- des défenwurH de 
Pouj^astM! .%ur In foriM de la Fnif^e en arrière. La nature dn sol per^ 
mettait d'v établir faeilemi'nt de bounrK communieAiions.Lcs iwur- 
cos sont abondantes sur les pentes au sud de cette eréle comme à 
r«»l et au sud do Fougasse. Lo Seubajon eiit prolég*^ de Tare par 
l'Aif^ellG ([ui fonne un immense foKcé naturel, dont les pentes 
sont assex raides ri boiiM-e-« juM|uc Kur le« sommets marnes. Le 
point le plus abordable était la droite : mais on pouvait de cAtè m 
rctranclier solidement en utiliunt les buis qu'on uvattMtns la main. 
Et d'ailleurs les pièces de Sébajou pouvaient facilement maintenir 
l'enneuii i-n respect Jusiju'A ee que la retraite des défenseurs de 
Fougasse tur In Kra^c ftll assurée. 

CommanicatioM. — !)<■ l'Aulbion part an chemin muletier qui 



|i> Valr trt>t[n\* n* \, (litiiro >. 



CAMPAGNE DR LARMffi D'ITALIE EN 1794 CLXXXV 



nf momiiciit sur Ick liaulvurs jii»i|u'uu-dditiu§ du LnoTAin.n ernv« 
au c»I <\e Tueis fj\ suivitiil \h croie nii;u(' iK* Piv>v»ir'[^ii*. 

De la baîsHi- de Tui^U oa arrive ncicoi'i; au rumjt iIi-h Pourctit-H pur 
Où Mnlicr |traliciibln aux mali-U, Il nrri^'c nu c»! de MilIcrmiiTlie* 
«tt ilr-Tpnd de li'i k la vdchcric de l'Aulhion. L*n nuire spnlicr mulc- 
Ifer descend ^jç«li-ineril du coi >lf Tuci» à la vju-lieii»- do l'OrtUi- 
Ituièrc 3au!> la iinisKinrc du mmil Aiilliiuu. 

A partir <lc In ft](^isKe du Turis le ctiomin de la erUe roDtournc \o 
liane '"M du Donjon et ai-rivi' nu col de (^niii|> d'Argi'Rl. Il nuit l'an- 
eifiO camp d'Aff^'nt, phileaii i-ii peut» doucu Irfat ritcili- A par* 
toorir. 

Lo Imisw de Camp d'Argi'iit ciimmunitjue avec lo fond du vallon 
de l'Ai^odc par un itcaliur muletier conlouruiiut )<■ CiiNtclcl i 
l'ouesl. Elle esl n-liée è^iili'tncnl jiht un ncnlicr peu suivi Mvec l'ori- 
rinc di- la lî^vrni. 

A (Mrlir de la baisse do Camp d'Argcot le rbemlii do la cri-le se 
birur()ue en deux, conUiuniaiiI ilt? piirt i-I d'auln- lex plateaux de 
Fou^atsc cl «e n-univsant i\ la baisse de Touriiii. Lt' chemin con- 
lounmnt Kouja^sse au nord, arrive à la vaclu-rie de .tlaotégns. 

Ligne de» haulrarx rnl/v t'Xnlkion et te Mnnijiaho sitr la 
rhff (tmi(e <fe In Hoifa. — Ma l'tt- dil plu» liaul •]u'un ruiKM-au 
preud son arif^ïne h l'Autliiou irl cuurt unlrc deux crCti-s tr&t i-ap- 
pntcbèes en tv^Uinl litni^tem|>N Yth- éirvù. I,cs VLTsnulit di'K deux 
rive» Noni asscx doux diiiiK l'ûrt^inL- et pArraitcmeiil ^azonuijs. Lu 
crttt de la rive droite se Icrinine par un eontreforl atlun^è et 
radient \iTi* de Moulinet. Celle de In rive ffauclie **• itiainti<-til â 
peu pn^ de iiivenu ju%<(ii'iiu Miiut^iabi» tout prfs du col do lîruuis. 

PInsipurs positions sont k signaler sur e«Ue dernière crôte. 

Plateau de Marun — Au sud de lu baisse de llauiouji se trouve 
le pl.ilcAii deMnnm. Il fii^nre sur In cjiile île I etnt-tii.ijor «ardesou^i 
le uom de Ciai^abella. C'est un mamelon plat dont il a ^1^ <|ucstion 
dèjft.et en anit^re du<|ucl le« l''iiUiçais [«luv, lient ma-ser les Iroupea 
devant nllAijuer MillefuurtJies. 

Venlabren . — Plus au sud est le »om>ncl d('«igné sur In raric 
sarde sous le nom de Maune. C'est cl- pont qu'on appelle daDS lo 
pays le Veiilabren. Sur I» carie de lioueeei il li>j^iire aous la même 
d^uoniiualion. C?lto baiili'ut' pn'-nentc \a foruic d'un eroi-vuiut étroit 
luurniint ses p^inti-s vci-s l'est. On voit sur la poiitto nonl deux tra* 
ces de leutes provenant sans doute d'un poste d'observation. De lA, 
les nlliéfl pouvaient aurvL'iller parFaitement les mouvements des 
Kra»ïai!> ctiereKaDl à aliordi-r lo eamp de l'Aulbion par la Maille, 



CLXXXVI CAMPAGNK DE L'AHMIvK D'ITALIE Ktf 17i»t 



Ln raïilour dm ponti» A l'fM mctinit du n»lc le poslo inA_in« h l'abn 
(l'une fltlnquc s^ripu!t«. 

Le vursaol oucat de la cTit\r es4 ici un peu plus rsidc qn'au, 
D«>rd du Vt-ntattrcii, maU il i-si encore a;azonaé et facile & p>ar 
courir, 

Chemin aaioanl la crête. ^ \ia bon chnmia miilelior Niiil II 
crCle h soo oriff ioe, il uaulourae eiisaîte le Wnlaljrtii n I'ouimiI juii' 
(|u'nu col nu sud dv co »orauiet. Là les peutes s'odouciaseiit Hcnsi-i 
lilcmvnl. 

Maurigon. — Au sud du roi de Vi-ulaUrei) w Irouw !<■ SIhu- 
riffon. CV-sl \i! nom qu'on donii<> dans le \>aj» ru sommcl (i^iiranl 
sur U cartv pi^muiilaise sou» !«■ itom de Vi-nlabn<a. Uonrcet lui 
donni' \r mfnii; uom (|u<' 1rs i^i'un ilu pav-t- 

Ia- Mauri^n fnl u» xomitn-t i^iizonni- tr^ tiltivi- (1:1)77 m.) ut 
pou pointu el TncileA tflConMuttn- dr jiartoul aulaiil par sa Tonnv quC 
par Ib .■'ifpial çè>)dt?si(iui- qui s'v tmuvi-. A l'ouosl vl au noi-d il esl' 
«uulonii par un grand rKi-Arpuinriit À pii*. i^^H peiiiesHoiti ga^uUDécsj 
do tout càM. Iat vorsant est csl raid« el coupé par une miiraillo doj 
rochoraur unecertuine t^teoduc. 

Autour du Humtiiel au ivcuunalt [en tmci-» d'un camp sardo Ae\ 
si-iu! pi-tilin Ituruquos ol cinq grandi», 

La Oên. — Au sud di- MauH^oii se trouve une petite cn^toj 
allon^^eet^azoonei- (La l>éa>. Elle t-elii- le Veiilabn-u nu fltiminri. 
de la fjonidia. Ou y voit la Irace d'une liaraque d'où l'ou pouvait) 
surveiller I'- vallou de Sainbue aboutinsaul <ï Moulinet. 1,^ camp doj 
Maurigon, eu y eomprcuaut ce poMt; «I eelui de Venlahrcn, devait, I 
d'après Icâ traees indiqu<Se§ plus haut, iXre défendu par loo à 
110 homiues pendant l'hiver de 1791 à 1793. ^ 

Suite (tu chemin de la créle. — Apn^s lo col dv Vrntabrcn, lofl 
chemin dr In cr*te nuit le vrr»;inl e.*l de la Gomdia, O rlietniu 
avait ^ti^ rendu carrossable par les alliés depuis J'Authiou jusqu'au. ^ 
Manj^iahu . ^M 

Contrefort entre la .Vaille et In (iiitnondtiln . I.<i Onnella. — 
La ((ouella qu'un appidic nussi \Mk Ar Miiille entre le MaurîgOH 
«t le Maugiftho est un iionini«t i^roît cl rocheux. C'est l'ongioe d'un 
contrefort se dirigeanl vers l'est entre la Maille o( la (iianondula. 

Croix de Canipi. — Ce eootl-cfort se maiiilient l'Ievé mm-.k lung- 
lempH «t arrive ^ la Croix de Campi par nue rr4le allongée, iMroilfl^| 
et roiliiîHse. Il se termine par un grand escarpement presipic à pic,^^ 
du haut duquel ou domine parfaitement toute la Waya depuis Breil 
jusqu'A Saorge. 

Chemin muletier de ta (iianondoln à Mill^oarchet. — Sui 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EM 1794 CLXXXVll 

verMial ilu oAtè <lc In Mnillc siTpciitr nn chemin mulclier ; il est 
ilanffprcux, car il Iodj^ di-s pr^'ipiccD cfTravaulfl. Vers le milieu do 
SI luQ^tieur ce clieaiiD travor-ti- lu .Maille, se (raasforme finitlemeDl 
en nii aenlîer Atroit, |»iiiirlnal pralicnhlif nux mulots cl ahoutîl \ 
^■Mill<'r<>urchps |>nr la haÎMo de Vaiifn. 

^K Haiise tfAgnori. — A l'ouest dt- la Ci-oix do Campi existe un col. 

sur lei|u«l il est bon d'appeler raltnnlion. (."eM te roi de l'Açnan. 

On r xrrivo Af Li Miiillf par itii Heiitieripi'un peut à la grande 

^riitueiir r*ir.' suivre /i un miili-l (lint* Ir* miilfU' ii'v p-SKeraiciil 

^Laa}. A ce point aboutissant eu outre dpuK chemins muletiers en 

^Suivant le versant *ud du coiilrefûrl. L'un vient du roi de Uronia, 

l'iiuiri' ilf Itrcil, 

i* Manginbo et tes /lo-silions ifut i'y rallar.he.nt Manginbo et 

Ciapéga. — Le Man?iabo est U' dernier sommet tri^s tïeré de la 

crHe allant de Milli-roun^lies vers la mer. Il se rattache par un col 

prrsquc inxrusiblr A nn «nnimet iiu nord apgMtlc Cinpi^^ii et dont 

^_les peiiles «nd sont assc^ douces sur une certaine êlcndac. Ktles 

^■lunlgazonni'es (!)• 

Chemin alifuilis^'inl à .Vanyi'ilio. — An col iiu nord île Cliip/'gs 
irtive le chemin montant du •■o\ de Brouitt ; on reconnaît que oo 
bemio avait ^ti^ arranç^ par les Sardes en vue de la défense. 
Un nuire clinmin dpMrend du ci>l iiu nui) de Ciap^K;) <^t nliiiutil 
paiement nu col de Itrouin en suivniit le ruissciiu de ce nom. Il a 
!0 servir nax Français lora de roccuputîon de la crête car il 
«:baj>pe presque entièrement aux vues eonemies. 

Du l'ul de Miinin^bo ou di^c^eiid iiukm par un nfTreux iicnticrdîf* 
ïi-ib-mcnt pralii-nhlr nux mulets au cul de R«otel. De ce point on 
arrive directement au col de Itronis d'une part et su col d« Lii;ni4re 
, , de raolrc. On va encore du .Mana^iabo i Lii;ni£re «n descendant f»r 
H|e ventant ouest de la chaCnf. 

^* PusteK (tubternalioiis. — Uvux rnntrcforls courts et élcvé-B m 
d^InclK-nl l'un du Miin^abu, l'autre du Ciapiv^a. Sur leur e\lrémiliV 
A peu de dixtance du l'iinip, les alliés pouvaient surveiller d'un cAti' 
le col de Itrouis et le vallon de la Cbiavandola, de raulre In vnlièe 
di! Moulinet, 

Au und de .Miui;;'iidia In cri^ln .l'nbnÎMe .isMtx rApidcmoiit et devient 
(■xtr^mrmcnl ïiig-ué. II existe un point sur cette criMed'où l'un décou- 
vre pnrfnitomeat I«b doux vallées. Il est probable que les Sni-dcsv 
araJeol plnct^ nu petit poste de .turveillancc. 

' 40 Oa voit «acore iciie ln«M <lr l>*n(|UCH «or le Cîanifi et deux sur le 

«•acialio. 



N 



CLXXXVm CAMPAGNE DE L'ARMKlc: D(TALIE EN 47M 

C.ol de Lignière. — A partir de ce point la crèle toujours très 
aig'Uf' descend vers le col de Lisfuièrc où elle sVlarçit et forme un 
petit plalenu ^azonné. C'est lu que les allit's avnieat leui-s petits 
postes avancés pendant que tes nôtres étaient à Sospcl. De front 
cette position élnil couverte par la Bévéra coulant dans un lon^ 
délilé h parois presque verticales. Elle ne pouvait être attaquée 
vigoureusement que par le contrefort descendant vers le sud. Cette 
attaque était favorisée d'ailleurs par les mamelons qui terminent le 
contrefort. 

Col de Béoîet. — Le col de Béolet sur la lig'ne du Mang'iabo à 
Pérus est large et assez vaste pour reci-voir un camp d'une certaine 
importance (i). 



(i) On y voiL de (■rands tas de pierres réguliers et alignùi qu'on a tout lien 
de supposer tin Jcs restes de l'installition des Français pendinl l'hiver 
1793 t *1^- f)» cumple quatre grandes barargneK ri quarante p«tiles. 



ClIAFITHK IV 



Alla^ar de lu droite Pi«ia«nU)i« pnr tr> iraiifies fnin;iii«i<s h l'oneol ilf (• 
fUfi. — II, MonvcmcnU d<i rar|>s rxfi^dilionnairR inui Ici nriln* île 
Mataàatàu Oaii ii. — III. EnJ*ï«mcnt il'l>ncil1c, rviinîun du ri>fp* rip*- 
dîiîonnHirr ilRtis «lie ville. — IV. i>Ï9|ioiIlîun« drt ricinontaïs sou* Colli. 
— V. Diat>i>''l<(>Q'> d(s PirmunlDit lou* .Irçealinii. — VX tïandiiilr d« 
tUncN à la «uïlr ilr l'iiivaBio» ftaiirnisr. 



I 



Le contre ci Ib ffatirhi' ilv l'nrfnéo d'ilalie avaient reçu l'ordro 
d'attaquer la liçne iIcs [lontt^a |iiùmonlais afin du fadlilur le mouve- 
ment <le la (livî.-iion <l« iJroilr. 

AHar/iir tif Lanloxifiie. ^ D£s le 5, Ir major Colli, (|ui comman- 
daitilana la vallée J'- la Vi^snhie. étail avirti d'une offensive pi-ojc- 
lée par Icfi Fraiiyniit puiir le C ; Inir liirce s'^li^veniit !t 3.»i>i> hotninus 
et l'alUiquc serait flîsposfc m li-oîs colonne* dirigéeti sur le Picnl, 

.la CcrisiÈre et (Jnudissart ; Ick l'iicmins permettant de tourner 
Saiot-Marlin de Lanlus<[ue par le Siruol l'-timl U-op n>a(ivaî§, le 
rassemblement d'Utelle serait forcé de passer pur le Fiçarel. Le 
mai'<iitt3ide Oillr ordonnait iilors au rominandant <lula redoute de ta 
Cerisit-n', conilc di> ta lti>i|ui', di- porlitr ^c» mcilleur.t inrlicieiis un 
Suoil, en nvant-poste ; aa commandant de IWcnliillii^rc d'cnvovcr 

' 6q hommes à Sîmalun:^ pour soutenir la retraite de In ffarnison 
de la Ceriwif^iv, et 5o hommes de renfort au Siruol, di: mauiéi-e k 
an-Hurer kii droite contre un muuvi-meiit tournant ; ]ul>ni4me 
cnvo_vait un rcofort nu l-'Inut. 

Le 6, à deux lieurei^ du mfitin. le lieutennnt-culonel Tcstor» fai- 
sait parvenir de» n-usci^-'iiviiients qui rontirmait'nl ceux du -3 ; 
il Hi^'nnloit en ouliv lu uiitrelie des IroupeK fi-ancaiMti du Drech 

Id'UtclIc Kur Fticiii'et. (Jollï lui prit.sr rivait de munti-r «u Siruol et 
ittlir ses milires en fa<redu nrci'li d'IîlrMi'. dr manîi^ii' h couvrir 
liane dri>il. Au moment on il lini^snit ilVxp^ditT l'el ordre, lo 
Pknl annoni,-ail |Mr un sîgual ratla<|ue frangatHe. Colli prenait son 
parti «ans pcniru du lempif ; ï1 laiit.'iAit uue i-oinpa^'nie d'Oneille ii 



cxc 



CAMI'Jl 



I.'ARMl'E D'ITALI!-: &N 1194 



ll«lv£d£rie : 1rs miliciens et <]ui-lqucs volonUirc» élnioul riirigj« : 
le cliemiii de LanloHquf. aiin île reciiuillii' Ii-s Iruupi^» cl>n<isé«>s du 
Pical et, avoc l<: i' Itiitaillmi ilr Moixiovi, il xv «lingruil xiir lu Ceri* 
«ièrc . 

La rolonne «lu centre frantaiii, apn^s avoir enleva le Pical, 
tairait è LantoMiue où les humme» »>• <[èbandaieDt. 

Le innnpiiKck- Ci>Ili, iivi-i^ le a° l>iit;ii)l«ii Hr Monilovî, « preiiiiit 
Ron «-hcniin h di-mi moiilot^Dc, du cMè de Siin((luai;n. ponr aller 
déi^a^r la redoute, de In OrisiAre d ; a'nv«n(siit toujours < tambour 
ballant » il d^|tassnit l^ntoAi|ue. LniiL-utut di^viiiil In redoute un 
petit délacfaeinciit et les iniliciouH iiii'il nvvii raiiia>«AK cti clicnii», il 
In toitmMÏi pur l'oueJit rt vcDail tomber sur les derrièm de In 
colotmi- dufTanclic Trançaise. qui ns§aillail la Ceriaière. SurprihC, 
celle-ci baltait «d retraite. Le mnniuis d« Colli lan^nit li m pour- 
suite une purtivde «rs fom-K ; nvec le iv-ste, îl man-linil au-ilevanl 
di-s i^orpN frnn^î» qni avaient enleva Gaudisxar) cl Laula<ti|ur. 
Cct(\-ri K'étant aperçus de l'échec subi par leur i;aurhe ^ ro- 
pliaieol suc le Pirul, La colonne du ci'uln- fruu^Mis, arrivait la pro- 
miêru au Piral ; altaquiv sur *» droite par Ick Pi^muntuÎK veonnl 
de l.nnlooqui-, de front par Colli, sur eu j^uclie, par un petit corps 
d^lachi' du ^rus, elle l'iail rejeta sur le (^haslellard où elle ho 
ralliait à la colouue de dmitc. Touni*'-» sur leur n^auclte par leA 
IruupM pi^niuuUuKM (|ui poursuivaiout la colonne battue i la Cerî- 
niire, le* Fron^nis se rvliraienl sur St-Arnoux et le Kiiraret (i). 

D'après le» rap|>orls fraudai!!, Houx auriunit eu 5 lui^a et a3 Mes-, 
ses (a); la relation picnioniniso pwrlo non pertes A 5ti (uH, loo ble^ 
!lé» et 13 prisonnier* ; rlli- avoue neuf turà dont un sons-lioute- 
nant de milices et quinze bleNSL^À |3^. 

Allague de tAulftian. ^ Les cob de Raua et de Saiut-Veraii 
étant couverts sur la dntite par le cotjm du niajor de Colli, * ou n'y 
tenait qu<- de» ifard<-.« avaiicê<-s u (^).Deux coinpagaiej< du S* lialail* 
lou de (frCDadioni étaient do ifarde au |ios1o du Taoifl ; ouso pi4c«s 
de canou armaîeut les retrauclu-mcnt». 

U'.iprùs Uumerbioit, le^ foro:» friingaiM'H ue monlaienl sur os 
point qu'à Coo tiommes; MuliiUKiii'nn ne leur dnunu aucun efTcctif, 
rnuis il t^ulle de »a ivlalion qu'elle» devuienl a'clcver i plu^ieurii 
milliers d'hommes; ces Iroupeai^taient ï^ous les ordres du central 



(i) Voir poiiT it rvcit île oriu «faire If J<mrnoi dt .Valautienn. )mç* tf> la 
relaiïun dr IloOi. papf> >94'i9T' 

(■I Diim'thioii an fotnil^, ij**ril, |>aÇo i>3. 

|]) [(>|>|«iri lin C»ll>. f$ict igd. JmuiuI i(« ilaltiiauna, fitt 9. 

(41 JoarMul lU Malaatttna, paft tU 



CAMPAONC DE UARMiUi UlTALlE KN ITfl* 



CXW 



tluauct. L*utl«i|ii(i Ttit iliibiinl dirii^i-i! sur IV«t il>' l'AulbiiiD ; A 
tniis licun-x du iiialiii, liis PÏ«n)<ii)l.-iiK iipt'r>-cvAi)ti|uvl({ucs liomai^Ji ' 
«ur {■■ VmUbrca iJonDérciit Ir sigosl •l'ulurtP avec !<■ cnuon el r£pé- 
lilrenl lis coups pour iIcmiiuiliT <)u recours. L'alfaîri' fut très peu 
■trieuse li rt-ntiuiui rrul il'iibuiii \ uac ruusw alUqaf ; liw oiilitricns 
■lu Moaltiifit vi qi)«)i)Ui-K volorilnin-K qui s'ûlaient portion c» aviint 
x[inî.i«i>'nl pour iirrt'tcr iu\s projrrV's. 
AIiii% npi-é» mil- ru^iillado di- ifcux bcurea, «lors t|iiiî uolre écboc dn 
iiiilns(|ui- était tli-jû CMiiiiu, les PiV-munUiist (liHiiiiguaia-iil de l'Au* 
iiiun un nirp* ■•« ni«r<-hc yr.rs !<• Tuci«. Vvr» dix ht-uri-s, la 
ciibiutic rninvai^r altoig'iiail CanncItA t'I ft'y arr^lail . Environ 
i.ooo hotDinvs s'en détachi^i-ent l'I viurenl tn' i-etraiicher sur la iHo 
de Fougasse : In iniiji'uiw [larlii' rontiriunit «iin iiioiivi!m«-iit sur le 
Tuft», igitu mcDiii.'ail :«nr In ifiiuohu un prtit rorps ilctiinicliiint dit 
|M"nlin<il |>nr la crible Saint -.Martin ; UDi< centaine do grciiadicrK 
fiti'monlais lii-éa de deux «>mi>a^nic3 de K<»'di' rendait vaine c«tte 
llenUilîv« ; uu av:iul-pci.ilc (itahli in tivnnl du Tutit» ùUtl an cuntraiiv 
farce df ne rcpii^rr sur le gi'n» «prrs uiir fu^silliidc d'iinc hrurr. P«n- 
,ilaai utie i-war mouche, uu lialaillon d>- l*«vcr im ilof ^tait Vf-nu 
rnrorL-«r le posti^ . Bien qno l'a-^saillaol TiU « bm-s du poi-tt'e exacte », 
lisait faire du sunmx-t du Tiioî-t [duvirurs di'-cbiii*i;<!», " tant 
umpfrbiT \v» soldat» dv K-f)<*«hir sur lo danger •.pti^ pour 
donn«>ri coiinatlraBUX I-'rancaiaque le postv «tait occupa on force»; 
<|ui t^u^tt. Le ifpnéral [tixjtn-t «<- rl.^plitlit l'n luivsfint i\t Dom- 
Phrcuoex piitrouîllos ipiï r.iitiliiiurr>-ii( » ftiirt' le coU|> de feu juK- 
cju'an Mtir ; U n'v eut certainc<menl jias d'atla(|UD, quoique Uumef^ 
^liiun prétende que la fusillade ait duri' huit lieui-es; nous nous 
loitiliions à la Fon^a.-utt?, l'i-niicnii au TuriN ; na pL-rt<- c4)nKλljiil 
duuie «iddaU ut dviix ofltcici-» Mcsst's (i). 
AUaqu0 du valton de In Maglia. — Elle ^tait menie par les 
llruapcH du camp de l'Avion (a). 

Les idtasseura île Ciinnl di-stinn( a fiiurnir les nvaril-poKleii de 

irlu et de la itoulii furent d'abord contraints d'évacuer les çrangM 

ie bi Mii?li;i ; li-;a Friiufai« étaient m iraio de les brdler. lorwjue 

les Pi J> montais nvaiil été ri^aforré^ par le détai'heinent [M)sti it .Maria 

n ri'pous^éi'ept à leur tour. De nuti-e c4tè un piuHU la nuit siiu« li^ 

ritiva. L'enoeint aurait perdu quatre tu/x et sîx blessés (3). 

Atloi/ur dt! la croix de Gan. — Va détachement condui»aiit 



I II) Relallon pirmoniniiM', Gnvril, p«K< •9* et Jbaran/ d« .Vat«at**aa,ftgt^ 
|s) DlliDrrl>loo nu ruoiilt. 7 nvril, paip- 1117, 
()| hwmal dt MataaaKtia, piiic y. Ihiaitrliion, $ avril. pa][e ■06, 



CXCII 



c.ï 



l,AHM^>: IVITA1.IK ['N n»i 



avci" lui doux piéc/'S di' chdopi cl Ji-ii\ i)l)UsiiTs dôl>Qiiclinîl ili^lji 
liiandoln, fraachîiMail lu Mn^lia et se portait sur la croix de Cimil 
<|u'il canoiioail ainsi i]u'0rni'illf ; le résultat obtenu consistait] 
dans lu rulrtiili' du pustiMlu Culixiiltter. 

A cil cniirt- Mac'lDnnl, rcnoi-mi était ■ df^roul^ n, il nuirait laiuè^^ 
ilouzo morts dans lesrelraaclicmcalfictoa j* avait trouva- un canonij^P 
un fusit lie rc'ri)|)iirl cl île "luoi ehai'çer ijuHMntc mulols avec Irt ■^ 
munition* ciili'VM'tt. Il pr^li-iidail |i<iurliMit n'iivoirui tué. ni blcssi, ^ 
ce qui lémoif;nnit d'une nciio» peu ciicrg-iiitie (i). ^M 

Kn iV-sumt', aucune Je ces attaquas u'HVnil ('le Mrii-UKr cl ne pou- 
vait espérer Iruniper l>niii-u)i ; il i-tiiil pou proh.ildf que de pareille» _ 
démonslrtiliou* lî»nnl prcndri! te chniij^ xur le v^rîtable point 
mcnnc^. 

Nt'tiDinoîas OumerbioD rcmlait compte de ses &uc«£savec nna 
grrandr lutn^rrriitiau ; il écrivait lui-même qui- l'on nuriiit pu 8b| 
rendre mallrv du ciintp de ,MillcrourcIi<>« n m l'on Hvail rtË un peuj 
CD force II l'a) iNV'tait-M- pas In Taule du dispositif udoptc ? 

(JuanI à l'éehec de Sainl-Arnoux. il le ma^iquail en l'allrilMianl à 
la vali-ur dcK (Tri-riadiei-s u que leur rDuniji;^' itvail i-nip>i'tés trop 
loin a (3) ; et pour In comjwtiscr, il (rnn.trormnil l'alFaire inai|ï^î- 
lîtinte do TAulhioD en un succès ; il'aprJ-B sou rapport, Ilixniiel 
u aurait cba»té les ennemis de vive force du camp i-clraiiclié de 
Pnu^nMH', juiu|a*nu DonjoD». 

I)nn« la journée du 6. un bataillon parlait de Nice et atlnit on-' 
foi-cer le centre de l'armée i\ l'Ëscai^ne ; A cela si' bornaionl les 
dispositions prisL-M pour appuyer l'altiique ; un ne s'efTot^aît mAme 
piijt de se tenir au courant de* miinveinenls dn corps de Miissrna elj 
l'on rf-xtaït sons aucun rcnKei}>nement sur le sort de l'expi^dilionj 
d'Oneille. Peut-étro (rouvera^-un que remptacemenl du quariie^P 
.général ii Nice, alors qu'on <u' bntlail de U>uk cAIi^s. n'était çuAre^ 
propn^ fi faeililer In liaison entre les diiïéi-onts.rorps ni la pron)|itc 
arriver des renseignements, condition primordiale de sucods poiii 
une opération où pluHienrs fi-artitms devaient réuiiirleurHclîonver 
iio bat commun. 

Le 7, on c.iiinaiviail iV Nice l'ctitréc de nos lrou|tes A Dulceacqual 
évai'Uf' pur l'ennemî qui se relirait de partout ; lit reçu n naissance 
poussée sur l'Aulbion avait permis d'avoir une idée aasez csnele 
des forces advenes lUins celle jMrlie ; on les pnriait h a.ooa Ituni-^ 

(1) Joarmit 4f .VaUaiunt. fagr 9- Duntrrbîoa, 8 avril, fare woS> ErUir«i*> 
Mnwnln Hr Mac<|iiani, 18 i^^rininal, fngr 35l. 
(■( thiniFrl)ii>n au oiimJI«i 8 avrîP. p*^ ki4. 
(3) OauwrbiAii an rMnilê. 7 at^ht.pagr 1^, 



II- 

1 

DS 

te 

i 



CAMPAGNE DE LARMÉE D'ITALIE EN 179* CXCIR 

lacs T conprift un luKJiillon tic 8oâ Itommen qui était venu les 
rMiforccr. il nomMe [irulahlc qui- hï Diim<^r)iii>n iiviiil «té itiir les 
li«ux, cl qu'il cilt orilanii^ une attaque gcnfrnlc. «Me aurait pu 
ameiipr de grands r^ultats. On verra un peu plu§ loin la terreur 
(les Pii^montais poudaut l:i journée ilii S, à la Huttii de la porte de la 
Tananla; une attaque siïn«iiseKur Maria l'aurait encore aug-incnt^. 
Eloigna du terrain, Dumorbion n'osait prendre pour lui aucune 
responsabilité : du reste il ne m Taisait pas d*illuaioa sur l'influence 
de ces combaU, el t'<-iitTgie avei: laqutille ila étaient menés, puisque 
dans soH compte rendu il m; cotilcntc de dira : * Nos troupes ont dd 
faire nn mouvement sur Marta s! elle;; ont aperçu l'euiicmi s'ébran* 
lor • (i). Ainsi donc tout dépendait dca résolutions de l'ennemi ; 
quant à évaiiuer Marta sanM; être forc<^, c'était vraimenl lui prêter 
trop de riim plaisance. Avant, do tfrnlrr une upt^ration «'rieuse »ut 
Saor^v, on allcndait. leK proj^r^-s de la colonne de droite dont on 
ignorait la marche par suite du brouillard. 

Dans la journée du 7. on ^■tail prévenu à Brouia de l'occupa- 
tion de Pourcoiu et de l'Alpitt par le ^^néral Hainmel t san^t 
briiler un<^ amorce t. AKn de Keconder l'nllaqui- de Snorge, le i^éné* 
rat Mar<[nard décidait alors, si l'ennemi n'abandonnait pas Martn 
d« lai-méme, « de l'attaquer le 8. avant lojour » (t). 

(^l avis parvenait U- 8 l'i Nice ; de plu* un t-Iaîl informé de l'arri- 
v«' de In colonne de M««éna,le G, .H Piiçnn.ct l'on suppoitait qu'elle 
itedirigeaitsurTanarda. Nous le répétons, tout semblait nécessiter 
un grand effort pour le lendemain. Le 8, le mauvais temps empA- 
cliait de donner suiteà raltaijiK- projetée. 

Le I), U situation devenait de plus en plu.t favorable pour nous ; 
d'une part, on savait a par une voie indirecte, maîx srtrc • quelo 
général llammol r occupait le mont Gîovc au-dessus de Saorgc, et 
qu'il s'était cm))aré de ces hauteurs sans coup férir » . Celte appari- 
tion avait causé un telk épouvante aux Piémuntais que l'on présiu- 
mait, « H^vant vu un errand feu et une épais.^ fuméo u,qar l'enncmî 
incendiait ses mn^sins ; il nvait de même bri'kié le pont au-dc».«us 
de Saoïigfe et e on en avait vu les débris dans la Hova u ; eu réalité 
ce« débris devaient provenir du pOste d'Orneille; on croyait même 
qu'il i avait brûlé des alTiK.i de petites pièces ». Ces indices sem- 
blaient être ceux d'nn prochain abandon de Soorgx; (a). 

Le rapport du 8 avait appris quo les Piémontais ne devaient pas 
aivir pins de t.Soo hommoaau ool de Haus ; néanmoins Dumerbion 

Ir) UaMcrbion an contili, 6 ■rril. pafn ao4, 

(1) DaoMrbioa nu comité, 9 avril, yaft m. Ihmorbioii (compte rtsdut, 
B avril, page »rj. 

MU 




CXGIV CAMPAGNE DE L'AHMÉE D-JTAUE EN 1791 

ju^cMÎI « que l'iittaquc |)rojcltv «lu cAlit tic Ikolet ne ]>rnmo(Uiît pAM 
d'ailleurs de succès vu la farc« do l'eDDemi a. Mais alors s! les Pi6- 
InuuUli^ i^Uiieiil «a ron:«. (Mucyjuoi auraioat-îts préparé une ftvacua- 
ti»ti |>aixi|Hc purHOuuc titi lus aUx<|uait V 

Poui-compU'-tc^r nos xucc^x, une Icllrc d^ Mourct venait niiaoacor 
la prise d'Ooeittc (i). QunDt â Masséiui, oa le suppoHuit arrivé h la 
hauteur de la droilt- de la division de Saorge. 

Pourtant u bien <|ur ri-niti-mi cOt pordu nl>xaliiincnt la tdtn d, on 
n«juiçcait pas encore à propos d'ttidcr les prot;r^ d<- U droite par 
une ofTiDsive dccidé*^ Unv tempête épouvantable s« déchatnant pen- 
dant 1rs juumtes des lo. ii, ii la) viui interdire t^ul mouvement; 
ICH ganicA piéin»ntaimtl de lu U<te de Rugg'icr et de Vilell«-!t ne, 
purent lenir (3). li's républicains se n-pli^rcnt de In Ciirmi-ttir vers 
Luccrain et le Ueolel ; la tempête était si violente sur ce dernier 
point que toutes Ica tentes Turent mises en lambeaux (a). 

Durant tiiuti' celle pi'-riode, Ilninerliton ne donnait aucun ordre 
& Masséua ; ce <jui après tout ^tail unlurel, puisque ce (rêncrnl éiait 
chargé d'une oiiMiou particulière, mais il no le tenait même pas 
nu cx>ur3nl de ce qu'il appronnil. il était de son devoir de tout 
mettre en teuvre puur lui faire parvenir le ivn*eifniemenl ai im- 
|iortant concernant Saori;e où il n'y aurait eu qu'un bntnîllu» 
ain»i que l'avis d'après lequel les impériaux auraient encore éUi 
eu quiirtirrt d'tiiver ; ce dernier à la vériti^ coniredil par un autre 
portant i)u*oD les attendait ji Turin (4). Ces rnpporl.i, suivant leur 
plus ou moitfs i;rand degré de véracité, étaient à même d'exercer 
une influence déterminante sur les décisions do Masséna. La pre- 
mière lettre ui'i Dnm>-rbi<)ii lui fora part du mouvcmeni de la 
candie frau^aiso sera k la date <hi ifi avril. 



Il 



l>c^ ditr^riitleH ridonnes se mirent en mouvement dans la nnit 
du â au 6 n s beurt-ndu matin (^t; aprte i6 heures de marche, celte 
du centre conduite par Munsi^na s'arrêtait au'di-asus de Pij^na ou 
elle campait: les subsistances lui manquaient déjà (A), et les pièces 
attachées h la colonne n'avaient pu la suinre. car le 7, ordre était 



II) Atoanl i IhitaBrbtoD, 8 arrit, ptgt *i3. 

(1) Danerbion an c«inilt. i3 ■irit, p>^ 140. 

(3) AnatjM det rapiiorta pUnumUii. tS avril, pafe aU, 

Kl Duiarrbioii au couiitt, 6 avril, faft i^o. 

|Q) Ma(*èaa à Mooaitr, 6 avril. p«;« igi. 



^ 
^ 



CAHPAGN8 DE L'Anufïti DITALIE EN ITOI CXCV 

no cDRunaïulaiil Je l'irlîlWïi* <l« dîngvr iitir r« potat Jeux 
fitttf6« 3 ' i). 

Le 1" baUiHon Jo ^6' a\-ait courert U Jroite ; «pr^ iivoir Jrlii- 
cké ii>o hûmroes i PrrinBlJo, apcrt^vHOl des barbets cl Jm Pif- 
mcnUi* sar les (inntrun mu niinl dr Diilrrarqua, il uvail élè occuper 
■ne posîtion Ws «nnUffriiM sur Ir chemio qui, Jp Perinalilu, 
eoDitaisnil au cimp Jr U Mi<ufriL-orJ<.-. 

Maanier Mail ili'meun^ â Dolceaoïjua avec Iroîs bataillons Ar* 
loo*, I iS* M (|9>. De lA. il demandait à Mits-t^Da Je lui faire can- 
naltrv la mardis du kaJeroiitn, afia de ruRfèrer ave^ li- coromt»- 
Mir« onlonaalcur sur le transport dts vivres, d<« rffels dr rampe- 
titcnt et dos munitions (a). 

AinM doDc. dés les premiers pas el malirTé les plus garnis efforla. 
au nT*tnil en arrière du but assigné : riea du plan primilif n'avait 
pu ttrv px^ulO. In gaitriii- u'nvjiit yas t'-lr xurvpilb''^. L:i marrlie 
avait ami-ué un a-rlain désordre, qu'ctpli'junil ^ufli>jimm(-»t «i 
lontrue Jnr^e et l'état du chemin. Quanl k rcnartni, t queli|uc« bar- 
bel» », nu ne l'avait aperçu quo sur les bsatrurs au nord de Uol- 
r4-ju:f|ua ; il n'avait ini^ini- pas teuli^ d'iai|Htéter le mouvement. 

Ce bivouac fut des plus pAnibb-s: malgré touK les ordr«K doonfs, 
de-vie Taisait dAjà défaut (3) ; Hassfna s'empr«ssMt d'ea récUi- 

Pour le li-ndrmain. la >*' bataillon du loo' était Jiri«A sur le 
col de Morglii afin d« par<T i tout m»uv>-mcnl di- IVnncmi par la 
gor^re de la lla«hctta et par celle de Piipin ; l<: biilailluu de la ^lî* 
èlaii uppi'lé à Pigun avec mission d'escorter les vivn-s ; celui de la 
1 18* t-tait placé sur les bauU'iirs A ^aucbc de UoWacqua pour cou- 
vrir oe vilUi^ où dcmeun-rait le gro» des hagasT^ (4). 

L'expédition do w* ordres dut 6ln; Tuile dnns la nui) ; mais, au 
inaliD, les vivres n'étant pns encore arriv.H. Masséoa se vil au 
momenl Je a« pouvoir partir faute de subaixtancea ; plusieur» 
di-mt-briKnJcH n'nv^nl point Je pain, il en exprimait vivement son 
tnécoi)t<.'nl<-ini-nt /■ Muniiier (5). 

Cette réprimande était peu méritée ; Masséna, tout en îndit{uant 
Pigna comme point oà devaient parvenir li^s ravitaillements, avait 



(i) Ma»»iiii au commaadinl dr rarli1leri«, 7 avril, f»$t loS. 

()| Monnirr a Mmi^nB. 6 avrit. p*cc IJI- 

(3) MikMnn à Aubcrnoii, 7 avril. paKf >{r7. 

Ut MatUii* A Moiiiiii-r. 7 urrti, iw(r Kjft. Il «1 difficile de voir conintenl 
t'«a»«toi {lijuvail d<i>cndr< dan* la gorgr dt I* nochclla |>ar celle de PiR*a 
Muni* If f>ori« l'nrdte. 

(B) Haistna I MODni<r, 7 avril, pitgt igA, deux Ictlrei. 





CXCVl CAMPAGNE DR LARMÉR D'ITALtE EH (TM 

«mis Je filin? connnttre ses projets till^rioiim. l/inct-rlilin]» dt- Mua- 
nior^Uiit tr^« fp-ftnde ; demeuré on arriére » Doiccaoqiia. il ii^ionil 
les positioos oxacles des corps ; dàtt lors où diri^r ]c« traînards el 
mémo, si Im lapporU di-. ces dernien 6laîent vrais, quelle direction 
doDiicr iiux d<-mi-lirigndes i)iii s'élnicitt i'gan>cs. Quant aux suImîh- 
laiici's, c'était l'AlTaire des commissaires des ^urrrus. 

En pré«ealaDt cos obM!r\'atioiis. .Monaicr Tcn<lRit compt(< qu'il 
serait le H de bonao hvura k Pigna et que le bataillon du loo* |>ar- 
tnîl pour s« rendre à sa di^linallon (i). 

Le rdlo (lu ce lialnilloii pInrV- en iotcrini'dtiiîre entre la colonne du 
Tiiiiiiro et Ir division de Snor^c acquêrtiit d nutuiil plu» d'importance 
que MasH^na était sans nouvelle de cette diTuiArc 4 ce qui l'inquié- 
tait >. 

Les difficultL^ produites par le manque de vîvt«s Furent li-v^'s ; 
le 7, Masséna se portait surTanardo. où il arrivait Mins ol>siacle(2); 
le soir, il y recevait des nouvelles des colonnes do gauche et de 
droite (3). 

Le Ë, Hammel n'avait pu parvenir h Pourcoin ; tout avait con- 
tribue à le retartler; le chemin de Sospello à OUvetla étant tris 
mauvais, on _v avait [>erdu plusieurs chevaux el des mulutsi, le pas- 
sas^ ft gafi de la Rovu avait été fort long'; le .«oir, li-» troupes éUiient 
Iré» fati^ècs, au.tsi quoique l'on n'cOt éprouvt- aucune ix^^iitaiicu 
l'on bivouaquait sur un petit plateau derrière Fourcoin ; l'ennemi y 
avait abandonne pouf lenteSi 

Le 7, il G heure-i du malin, Hnmmel reprenait sa marche sur 
Mon! Qiove; Ujondion s'yopéraitavi'c Lebrun. An premier aspect, 
la position de Saor^o ne leur semblait pas bien d^rendiie; ils en- 
voyaient aussitiit des palruuilles pour sVu itHSurer. Sans allendru 
leur rap|>ort, les deux génèrnux décidnieni, Lebrun de rejoindre l« 
centre en laissant u» détachement pour garder le chemin de Giove 
à MuratOD ; llammel de prendre une position défensive sur les 
hauteurs do rAlpel(4). 

Il est difficile de justifier cette i-ésointion. S'il convenait d'alla- 
quvr. n'i^il-ce [M% ai) momi-nl on l'on était réuni et eu foroe devant 
Saorf^, en profilant do la surprise? Comment supposer que Mas- 



(1) Hoasier i Mm^aa. 7 arril, |iife soo. 

(1) Il (SI impMtiMc d'tiKliquer (lifc exaclilude In Iroopei qni U*B)^aÉ 
MtBsIl art^ lui. Il «vaii tiUcmtnl ■ balailluni de l> iiK* ; l< 3* ilul ttrt 
•(ipcU plnii la^ ', «I I balalltan il* la 4''°. Tr^ vraUcmliUb liment lo Ii*de 
gtttutiiert. U t" d'iafanteric lc|[irc. le S* dct Alpe* el ta il* ilcmi-f(ardc l'ae- 
comtfgotttat , 

13) Maiténn aux rcpreiraUnlu. S *Tiil. Jiacc 199. 

|,4J iUnincI i Mania*, ; arril, ptgK 101. 



CAMPAGNE DK LARMES D'ITAUE EN tm CXCVri 



k 



k 



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aJDK, joigne ilu ihéAlro dr l'opùrnlioa, prescrirait de passer k l'al- 
tacjuc nvpc. dot forces moitié inr^rleures et lorsque rcnneroi aurait 
tu le temps de revenir de son trouble. 

Toutefois, comme un Ta f^iil «bnervur filux hnni, en se diria^cant 
sur Ui droite, Lehruii otwtiuMtit non nu plan maïs aux instructions 
données hux chefs dr.s rolona«s. 

A droite, l'adjudant général Aren^ ètail vuuu Iriiuvir dnns In ntiit 
du 5 ail 6 le commandant t^nuis de Vîntimille pour Un l'émettre la 
proclumxlion tle» reprtsioiitjinl», et l'avertir i|uc l'armée « ne larde- 
rait pas i paraître d. 

Celui-ci tentait vainomeot d« faire renoncer le corps frantaix ii 
passer par le territoire ilo U4nes. Ou lut répondait par de belles 
paroles dont it l'eiidait eomple va rat tcrro«s à son gouvernement : 
I I.^ nation fniii^'nir<G bien loin d'avoir eonnu d'autres sentiments 
i|Qc U juslic« et l'amitié cl Je vouloir porter atteinte A n«« droits, 
ne faisait que provenir ses ennemis eu entrant sur notre territoire 
<|u'elle tannin tissu il ooutre touto invasion, et qu'elle ètnit pr^te k ver- 
ser son sanif ponr notre défense i. Une heure apr^«, le corps «xpé- 
ditionnaireparaissait. Force était donc de céder au Dombre(l) L'en- 
tré« de nos troupes sur le territoire do (îéncs dunnait pourtant lieu 
& une pruU-'Stntion des (îi^iioiri iiu sujet de la violtitîon il<' leur ncu- 
Iralilè. A la Peunn, le commandant de ce poste et k- maire deman- 
daient pourquoi les Français se trouvaient sur le territoire de la 
République; un s« bormiit à h-ur dire qu'on s'éUiil tgnrk. Les 
GAnut» répondaient i{ue, s'ils avaient des troupes, ils nous CD chas- 
seraicnl, et qu'ils en informeraient leur république. < Et moi, mon 
ffénêral » avait répliqué le commandant fniiii;;!!» (al. 

Lcg^juverueurdi- VintimilK- refusait nKiuiiimcul de laisser entrer 
uue garnison frangiiUe dans le chAtrnu bien qu'il ilill conserver te 
pavillon génois et son nommandant; iiéaiimnins Aréna le faisait 
occuper bur l'ordre des représentiints par soîxnnto bi>mmes et deux 
oMci«rs; Kobespierre et Saliceti étant arrivés A ia fln de la 
a* colonne révoquiilent b-ur première instruction et faisaient retirer 
le di^Mcliement plseé nu chrticau. â condition « que les Génois 
le défendraient avec une i;arnison pln« forte * [ i). 

Ils acceptaient un rc|>as que leur offrait le çouverneur pendant 
lequel ils donnaient des a pi-euvi-s non éi|utvoqucs de leur tovnulë 
et de leur iimitîé pour les G6nois n. 



(i) L«ttr« da ooninsndsnt d« Vinlinilte au gouvememept fénoi*. 8 sTril, 
()} Damobioii au t-omiié. S avril, pa^e toS. 



CXCVm CAMPAGNE DK LARMh'E D JTALIE KN 119* 

A 4 liouri'â ilu soir, la coloaiir tlt' droite do la division li'Ont'ilIo, 
sous i>' coiDHiHudi^mi-iit d<- Mmiivl, iivnil alleiiit Dordicuièro, celle 
d« gancfac. Kous Brûlé, Snii Kcmu (i). 

Mass^na (tait mis au <-ourant dm «mplaMmoit-'' '>i:<'U|iéA ; oa 
outre les repréacntanls l'averti §saicat qu'une comp^igiiii; de iha-s- 
Mun et de grenadiers pi6inontfti« arec quatre pitecs s'itdit rendue 
d'OiicilIc A Piuo ■ pIutiM pour fwvoriwr um: r^iiiitte que pour s'op- 
poser ouverlemcnt au\ troupes de tu ItépuMiqur a (3), 

Pemiaat la liaver^ùe dti torrilDir^ de Gëaes, on avait observe U 
plus exacte discipline k Ittquelle rcndutent bommaçc aussi bien Ick 
généraux que les Génois. Le ij^ouvrrneur dn Viaiimillf en témoi- 
gnait luî-mâmo A son jrouvernemcDl. * Lc-s soldats ^u«enl-iis él<^ 
trente mille religieux novices n'auraient pas eu plus d'éj^nl.t et 
d'honnêteté. I) «st ^luunant qu'on ail 1» peine entendu Iuutm 
voix R (3). 

Dans In jouruée du 7, U colonne du Taaaro était Jonc arriva & 
Tanarda, celle de Saor^o avait occupé Mont Giove ; en face d'elle, 
sur la |>osi(iaa de Saorçe, l'ennemi ne paraissait pas en fore*-. Or, k 
plan r«inis à It|a_uénii sV\|)riuiail ainsi : < Si la division de SnoT^ 
ne s'oftl point emparée du Mont Giove, ou », maltrease de cette 
position, l'on s'aperçoit de l'impossibilité d'obliç^er l'ennemi k éva- 
cuer Saoro^e alors » on adopterait la seconde Uj-polbèie, celle do 
muncher ver* l'est. 

Jusqu'A ce momeal, l'on n'nvaïl r«nconlrc d'autres difficultés que 
celles occasionnées par la nature des chemins, la prise d'OneilIe 
était annoncée comme ln>s Tacilt-; l'élude des documents ne livre 
dune pus les motifs qui oui amené Masséiia h préférer la seconde 
hvpatliése indiquée dans le plan et û 00 piis marcher sur les hau- 
teurs de ta Driçue, d'autant plus qu'il n'avait pas encore rcnoucé h 
la (Mssîbililt' de faire tomber Sautge. 

Eu réponse h la leltn* d'Hammel, il lui prescrivail le 8 de tenter 
de se n-udre mnltre di- ce poslc en le tuuruntil (/)). Le dépari de 
Lebrun reudiiit déjà difficile l'exécution dr-ce mouvement; la direc- 
tion donnée par Masséna aux forcer priocipnlos rendait impossible 
toute attaque sous peine de venir kc briser avec de» force* infé- 
rieures contiv le front d'une |k»ition Irés forte. Uue défensïva 



(il KourcI k llait^na. avril, pa^r 191. 

(1) RtpnMaunis k Uats^nt, arril, iioe* igi. 

|1) Lettre du coiDn»od»at d« Vialimill*! 9 avril, pa^ 308. M«ur«l k 
DuoMTbion, 8 avril. |'a(çe (i3. 

<4) Maaséna t Haanvl. 8 arnl. jutr tiA I.* m avril, Mast^aa i;x]illi[u« lu 
■olili qui l'oBl d«t«rminé . noua leh czamiatrttiit alon. 



CAUl^AGNIi DE L'Alt.MI-R ftlTAUS EN I7»i 



CXCIX 



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I 

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I 



p 



}luc a'irapoMÎt doac A Hainini^l X <|ui ritvi^'aail rimpoMunte mi»- 
: relier Ioh <iiMix |K).iilioti)i dn riirm^e baqs (ivuîr (IcrrîiVrc lui 
«Qcnne ri-Mtrve. MuWna s'nlt^ndaitdu rvsAe h voir llammcl prcDcIre 
c« dernier parti, car il lui tcrîvaîi di- litisspr 1p nombre d'hummcs 
jagi" n^essairv à Mont (îiovi- •■( dr rallior Pigtiii iivvn le rutt£ de sa 
oolomie. 

Ma»»£iin ilrri'liiil le 7 du mnrclicr sur Mi>lini av<»c le gw» de ses 
force» ; A et ciTcl il v coocoiilrnit (oulcs aes trou|ii-H. 

Les (I^Ucbi>nii-DU latNaës duos la vall^ de la Ncrvi;i dcvnicul m'jt 
rdudn*. ri-ux dv. Ruim'w ["'<' LiitiKviK 1 l't^ux (In Pii^rm |>ur le chemin 
de (.'ji.sicl Krniiro A l.^n^riii ; rcu\ do Dulconcqua viendraient le pre- 
mier jour à l'i^oai le leadcmaio à Molîni excoriant un convoi de 
vivres pour trais joun et |>our 8.000 hommes. (1). Le ImUiilluii du 
lutt* couvririiil rim|iui(4n( dApAI de Dolcracqus et pousserait ua 
ponte de 10(1 liommoN it Buifi^io {i). 

En se portant vers l'est, 00 an^menlait encore le vide (|ui sépa- 
rait les deux masses de l'armée ; daua cc^ eondilions, la Tannrdn 
âe[|ut'nitl une ^mnde impurtiiiiee ; tu- pixttc Uarriiit nn da patsii* 
fr<W qui amenait Kur )n llg^ne de comtnnnicntion de l'armée. Avec le 
MoDt Giove, il interdisait k l'cRnemi, au eaâ où il prendrait l'or- 
feDsîvc, de dt;l>oiicher à l'improviste sur nos di?rrif res. Des précutu- 
tions mÎDulieuses Tuivnl prise» (tour a^t^iiircr sa cwnw^rrjitioa. 

Trois Ikalaillon* de In iiS^l'ocrup^rcnt arec deuxpi^eade3(3); 
d^-s <(ne les neii^es le permoltraieni, leur commandant avait uivlre 
d'établir un bataillon à Maria ; le soin de il^ia^-ner W piitnU' ;'■ r»r^ 
tîiïer fui confié à Rusca ; leur d^-pAl <lc vivron était à Pigna (4). 

La litualîoH de ce cor|W allait ^.tre de» pIuK pi'iiilile ; aussi Mas- 
séita, non coûtent d'avoir cnvov6 «on nîdc de camp Iteitle à Auber- 
non pour lui pr*'scrirc de diriger d'urj^ence sur tv point de» effeU 
de eampement, le recommanda il- il partteuliérumenl A sa solliei- 
lude. I)i- préférence A> tout autre pivtle, il devait ^Ire fourni dWu- 
dovie, et MuKKénn mtpérnil <{ue déjé 1rs ctîels de campement étaient 
en route (5). 

Aeii croire Mass^na, il était très saiisfaîtde son armtfe. « Ils sont 
IreH contents. 6crivait<il. ne désiijanl rien tant ijur d'eu venir aux 
tnaiuK HVKC leit esclave» ; ils rapportent timt m r^pnblicaîns " (6). 



1t| MaM^M t Sornct, j.nTril, pmfc toi). 
>| Mtct^n* «u bmaiilnn àe In lao' rirmibni^iiic, 8 RTril, pjÇE lo5. 

(4) Mastcan an chef iji la 118* dcmi-liri^ndir. 7 atril, )>agc igg. 

(b) Maii^na à Aiilirmun, 7 arril, ['«çr 1^,1- 

[6) MaH«Ba aux re|ir('>cal>uu. S avril, p*f« )M- 




ce OAMPAONfi DE L'AHU^ 0'ITALIE EN I7H 

Ceci «si la venion ofEcielte. CepenttanI la 1 18* dcmî-brii^e 
Ritmblnil peu (IU|>u!ié« A ipnlcr lu [xtslv <|ui lui Hvail (lé nimigiiA. 
Srds aucun doutv, il éUiil rif^ourcux de c«mp«r «n piciu air pur un« ■ 
pareille lompé rature, privé «l'objots de campcmcnl, mais élait-co ua * 
motif suffisant pour envoyer uue dépulation le S auprès de Mas- 
«éna, afin d'obtenir l'/^vacuattou du puxlu ? et qno peiis«r d'un chef 
de coqw capablft de Mt lai.'VKr «nlralncr A une pareille dt-mareJie 
en pr6$cnce dr l'ennemi ? Mussêna lui en marque sou étonncmeal ; 
il lui rappelle «fuc u de la tenue de §a |>ositioii dépend la réusHÎte 
de Roa imporlanln op^ratiou» et la perte de l'armée » ; iju'il repré- 
sente A aes frères d'armes « les rniNonit » d« l'ordre donné Cl Iouh 
« »'fnfipr'-5serr)nl d'oWir -(i). 

ToutelViis Masséna est iaquiel, une seconde lettre nous témoi- 
gne par le ton empla_v^ par cet homme ai énoru:i(|ue la profonde 
atteinte portée A la diMipline. Il n'y cunimaude pas, il prie prcM|ue 
oserail-uu dire. Tout eu cxiii^aal dr» soldaU de la 1 18* ce Mcrifico 
qu'il compte obtenir par l'exemple et tes consolations de leur chrf, 
il leur promet un meilleur avenir : lui-m^me s'occupe sans relâche 
d'améliorer leur sort, \e* (ifTels d<: cam[M:mt-Hl sont en route ; mais 
<]uc de Kou cAt( le chef de la demi-l>rii;iidc ne néc^IiK^ pa» d'envover 
chaque jour un homme A l'igua, qu'il tdchc même d'avoir des 
vivreadeu.x jours k l'avanix (a). 

Les appi^^hensions d<> Masséna n'étaient que trop foudAes. Le <j 
au matin, les poslcs avancés du la Tanarda se laissent enlever ; 
bien loin d'informer son ^néral de cet ëvènoment si important qui 
pouvait élre l'indi»- d'une reprise il<- l'ulTensive par les Piémonlais, 
te comniHnd;iut du luiUiillon ilrtailië demande encore A étnt relevé. 
D'après lui, cent hommcK suffisent pour tenir la Tanarda. la neige 
tombée depuis plusieurs jours protégeant e« poste. Se basant sur 
eett« drconstance et sur ce principe si juste qm- celui qui est sur 
ces lieux doit porter toute la rr-jtponsabililé, Ma^sénn consent alors 
k ci'Itc proposition, en recommandant toutefois de renforcer cette 
garde dés que le temps l'exigera. De nouveau, il affirme que les 
effelade cam|M-rocnt vont arriver; sur la ruule de Duggio, on li-oo- 
vera de la paille, et le villoore fournira les uulils et les moreus de 
transport (3). 

Nous entrons dans tous ces détails uniquement pour faire voir A 
quel labeur écrasant le commandement était alors soumis, vu le peu 



(■) HaM^na id chrt A* la ii8*. 8 ■iril, page lOt. 
(() Ma.t«toa su thet ût U lift-, 8 ■vril. {uir 3Wj, 
III Miu^ni nu chef ilf I* nS*, f avril, pigr lit. 



CAMPAGNE DE L'AHUIit: D'ITAI.IS EN 1794 



CCI 



dVxpèrïencL' el la d^sorgaiitsiktion îles «idr» infént-ur», et pour 
expliquer la miiiulie des délntK duns losqucU ils soDt torcèa d'en- 
trer sous peine de voir lis faulcs les plus graves sù eommelire pni^ 
tout DÛ ils D« &0Dl |>as pt^MnU pour uKsurer par cox-mAmâs 
l'exncutîon de legm ordre». 

A son arrivée a Tnnnrdo, Mass^na s'pxcasait aiiprès des repré- 
sentants du silence qn'il avail irardè envers eux; il en faisait remon- 
ter la caua« à llammel. Jusqu'à ce moineiit lu lintKon entru les 
différrnlcji colonucf avail AU' mal orijiinis/tc ; les dépAchiw d'Ham- 
mel avaient êprniiv* ilu retard, cl lu rolonnc du croire Hait demeu- 
ra dan» l'ignorance de ce i{ui se passait â sa j^aucKe; quelque 
gnve que fiU eetle omission envers Mafts^iui, elle ne lejusiitiait 
pas. comme il pr^ti-ndail \r dûrr. d'avoir n/^liji^^ de tenir luî-m'me 
le* reprf.wulonls au courant de sa propre marche. 

Le 7 aa soir, il les informait que, sans attendre le résultat du 
mouvement tournant qu'il avait conseilli'^ à llainmrl de tenter sur 
Suor|i;e, ïl allait se porter sur Mnlini et mAmc plus loin si c'fîtail 
poasil)lc{t), et qu'il rejoindrait la droite le lo 

Bien que les bergers lui eussent affirmi^que le col Ardente n'était 
pas praticable, il pousfiait sur ti* point pour couvrir sa graucfae 
un iMitjiillon lie la ffi' rommiindi'- par Fion-IU, avii* ordre de l'oe» 
capcr; nn cas où les nci^s rendraient l'opc'ration impraticable, le 
bataillon se replierait k Molini (a). 

Le départ de Tnnanlo ••liiil fi xf pour le 8 un maltn d<- honne 
heure; les vivres n'iHaut pas arrivés A temps, il fiit retardé (3). Aprj-s 
ftroir aKeinI Molini. la colonne s'arrêtait ; malçri tous les ordres 
pr^ta et minutieux rapiiwrlt-.i plus liant, elle n'y trouvait pus de 
(tub^intaDCMt ; Monnicr l-'i ngoi^nnit sur ce point ; il i-endnit compte 
que l'on avait* sur la route quantité do vivres et munitions de 
ffuerre h. 

Depuis le départ de Menton, lu troupe avait été réduite & du bis- 
coit el n'avait re^ii que tré» peu d*euu-ile-v!e ; le S. on distribuait 
pour la première fois du lard et un peu de m ; le lum[m le plus 
dMeslable n'avait cessi^ de rés^nm*. di^Iruisant les sentiers où les 
muleU périssaient en grand nombre. .Ma^téna renonçait alors M 
arriver pour le lo à Oneillr. comme il l'avait d'abord promis. 
Quoique cspfraitt reprendre son mouvement dans bi moirée, il se 
décidait à attendre ses convois. 



(If MiMcna 4UX rvprfMntaols, 8 avril, page igg, 
(ï) Ma»^na A Fi(ir«]la. S avril, pas» loO. 
(3} MatMUB à Aubeinon, è avril, psK^ iu6. 



cet) CAMPAGNE DE L'ARMI-^E D'ITALIE EN 1791 

En outre, ks raisons niilitairps i'xiiçi?aii<n( de ne pas s'nrancffr 
tTO|i viti^«vaat que la siluation fdt édatrcic. Sur la itroil*'. les 
i^miRMairtr» génois ni^inlnii-iit di- farls rns-tf^mlilt^inents à Mvuuiluna 
ri A P'ixzo (11, 

A çaucht', Ilamnicl reveoail sursra promî^rcs appréciatioDS con- 
cornaDl la fail>li?i»e «loa forera l'nncmiea à Sant^. Uni^ reconoaia- 
Miiit'c i|u'il Mvait coniluilo luî-in^mr l'avait ronviiiiinii i[ui- rallai|ue 
de Siiorifc »iTiii( d<' cinsi^iii'iiw, 1m eonomis ayaiil plunicor» UaU 
torics dans Ir rwers de la monUirno vis-à-vis Saorçv ; Hammcl n« 
jugeail pas s^a forera capables <l'enlev«r c«tl« )>o<iîtîou, aiirlout 
après sa aéjtaratioii d'avec Lebrun; il n.^lnniaild<-9 ivnrorlH «t troi» 
ytun. d<' [làiu . JuKqii'A l'arriv^i- de nonviNiiix onlri's, il se buriirmit 
à niavqurr ce point. Le L'ouraa^- élail toujours tr mtmc, ses troupes 
pleines d'ardeur oe demandaient que le combat, mais les priva- 
tions i-ommoaçniciit à le.t faire miirinunT; leur siluation était tria 
pi^nible ; le jMiin et Ir fourrage manqunieni ; comme effets il« cain- 
pcment, on était rAduil aux (entes de l'ambulance. 

Four y remédier, llamœel s'«aîl adrass<<^ A Breil, mais inutile- 
in«'nt: les chemins n'étant |>as praticables puur les mulrbi, Pig^nii 
lie fourniiMiil rien et lus nWpiîsitïons n'avaient rien pruduit juitqu'n 
m moment fa). 

Ce rappoil parvenait à Molini le 9 ; Ji <) Ueures du aialio, Masséna 
«*y trouvait encore, les convois de vivres n'arani rejoint que dans 
la nuit du 8 au 9. Oubliant l'ordre donné le 8 A ilammel de se 
rendre A I^i^na, il lui ri^poodail, au cas où il jui;orait Saorge abso- 
lument il l'abri d'un coup de main, de dirif^'r Lebrun sur Mon- 
laldo en pa»ant par Pi^ia et .Molini uû il pouvait être TTtndu en 
deux jours (3). 

Ces deux ordres allaient avoir pour conséquence de réduire A rîeD 
les forces dtt pwst'- de Mont (lii>ïe. 

L'on verra un peu plu« loin qu'il y enl erreur dan* U rédaction 
de cet ordre et que Mnsiéna «uiipusiiit Lcbnin denfuré à Mont 
Ginve. Ijooi qu'il on soit, il en résultait une situation extrême- 
ment périlleuse pour l'armée ; au cas où l'ennemi aurait débauchât 
en forces, il aurait pu couper notre li^ne de communication avec 
Nice et séparer l'iirm"- ro deux trençouN. 

I^ marche reprenait k 10 heures du malin ; & la suîto d'un con- 
seil de (guerre et après mdre rèflexiou, Hasséna avait résolu dfl 



(i> UasKèna nbx rcprtMnlanli, SaTTlI. pace *o7- 
|i] UiBiBicI à Maison*. S *Ttil, pairi? >oR. 
(S] Jlau*na à Hajumcl. 9 atril. page iiD. 



I 



4 



C&MPAûNB DE L'ARMËË D'ITALIE EU 119( CClll 





MontaMo, Cclti? prolont^tioD du mouvém^Dl vers la droitA 

iuît In cr^tioD de nouviatix po-itt'ii dont lu nS^tiilUiLuUiiil ilra 

;-uin{»lel Amietleinent du g ton. 

\a-» ti'-lgi-x ayxDt ctnp^cl»^ d'iittaqucrlo col Ardente par Tanardo, 

àlsil fnrfé de barror la i-oule qui deM-endail de ec col : A ccl 

<'i. Fiondla i-lait Ui^st^ à THora avec tin l>.il»in<>ndol.i&6* fort de 

I Itiiintiic», dotil lox po.ttrK avanr^K poiiSNeraiciit ju^qu'iiii inoal 

llr^in->, de manière A « couvrir la droite de Taiiardo et couper 

i r«iiDemi !«« communications de col Ardente ». 

En !i«L-oi)di- liirnc, un corp* de aSo n3oo hommes dcmciirait iV 
UkiiRaii. aRn * de i^ardcr le chemin de St-Jeaii-dc-Pra » et couvrir 
aiosi Piçua et les approvi^iioiiuements qui y i^laicnt r'^uois (i). d'e 
d^piVt u'avail pins h nourrir que les postes de Mont (îiove et de 
Taïuinla ; le gi'ntVal I^liruii prendrait à son piDwigi; lu suqilu» des 

(iprcvisiouiicmenlK cl les escorlerait ju»(|u'ji Oneillc (a). 
La création de ces poslos avait faitdescendre l'elTeclir des troup<-a 
3.500 liomme3. 
Mosséna rnmptail ^tr^ rejoint à Muiitaldn pur la di-uxiùmc 
>loiiue d'Onciltt' ; celle-ci, k la snite d'un échec, urnil éUs ramenée 
ir la droite, s-iiis que Ton etit nii^mc pris la p>^ine de l'en informer. 
f comprirnanl rii'ii it et- mntique de tous rc n sir igtie ment», d'autant 
lnK4|ne \rs G^aois le prévenaient que les lroupr«rnin;iiise« avaient 
(>té rappelées A Oaeille, il .s'adressait alon aux repr6»cntaals afin 
il'ntitenir des ^claircÎMcmenLi sur ce Riouvi'ment rèlio^rde (3). 
Snu iui-rrtilude fut de rourlc; dun^- ; des ■.-•■ups de fusil, tirés 
rniiseni Ida bte ment parla colonuo do Mouret, s'claal fait entemlre, 
nos Iroupi-s marchaicDl dans In soirée du q sur Turpasio et cuK^ 
vaienl ce villai^e ainsi que Piu:o et Mezzaluna uu pa^ de char^. 
Lm. Pièmonlais, k peim; a» uombre de 5 à 6ou, ne lîreal pas jj^rande 
r^inLince, il» nous abntidonnéri^Dt uut' pito' et perdirent plusieurs 
■niirt.s; de noir»- côté, nous eOmcs deux ofiicier» cl trois grena- 
diers blessés. Les communications des PiémontalK par la vnllfe 
d'Ooeille étaient <f£a lors interrompues, et il ne n.'stait plus à leur 
di)i[ioiitti»u i|ue les chemiuH du Piémont (4). 

MaKsêna prenait «lors si-s disponilions pour occuper les |i«sitious 
conquises, il en résultait un mouvement général. PiurelU recevait 



(l) IbMcB* >us rrprHtQUnl», 9 airil. |M|[c il t. 
(■) StaïkMtiit à AiilxdKin, ■) avril, ptgt )iï- 
iH UaiiMnii niix rcprriLtnlaiiU, ^ avril, piçc M7- 

(ft Ha»»ia» »ax rtprttr.nttais, lo avril, p<g« t»7, C'mi te diîlTrr il< M«t- 
•éiia , m rtaliU II y avait dcDX conijuçoiel^ 



CGIV 



CAMPAGNE DE L'AllMlitî DITALIE EN ITM 



le commandomeiit di.* Fiizo et dr McJtznluna (t) ; un bal^illoD de 
la yg" venant dt- Laa^aa le remplacerait à Triora; il y rcsteraîl jua- 
<[v'h M nrlè.re (a) par uu bataillon de In 1 18* tiré de Tanardo (3) ; 
\c poKti: de l.nniptii était évacué. Ces Imlaillnn» éltiiit nu iiiiliru dm 
moDlaç^Dcs, Mass^na 1rs ri'commnnduit ù toulc la »ollici)udc d'Au- 
beraoia;oii devait loar fournir des vivres k quelque pris qae eie 
fill, cl leH approvisionner <> avant toute t'armi'e > (4). 

A purtir du 7, Massèiia avait clii-ivhé avec, un soin inînutienx i 
lier sa marche avec celle des autres culonncs ; chaque jour, il avait 
înfurmë les représentants de tous ses projets : commandant en chef 
dit rrxjxrditîon, il était en droit de s'attendre k la réciproque, mais 
juM|u'à ce moment il n'avait r\-çu qu'une lettre di- Mouret. Pour y 
remédier, il uv^il demandé le 1^ qu'on lui expéilijlt un exprès jt 
Monlaido (5j ; lo mflmc jour, il s'était plaint, en y entrant, du 
.tîlonce gardé k son éjgrard (6), mais aucune expliraliou ne lui était 
venue; en outre, il était sans aouvcile d'Itaramt^l depuis aa dépê- 
che du 7. 

La jonction dos troupes d<' renfort tirée» de cette colonne lui 
était d'autant plus indispi.'usable que ses forces allaient toujours 
en diniinitaul et ne s'élevaient plus qu'à >.ooo hommes, toutefois 
il se prKpoKuil de supprimer plu^ieun portes rendus inutiles par 
los nouveaux, ht. 10, il meltnil Wx reprén-iiInntK uu courant de m 
situation et <lc ses intentions ; si aucune Gircouslanc« ne s',v oppo- 
nail, il comptait gagavr (Toiiio lu lo et Mn- k Oneille le 11 1^). 

Mai^i uuf dépêche oi'i les rcprés«-ulanU lui exprimateni leur 
mcconti.-ntcment sur la direction donnée aux opérations l'oMij^cait 
h se rendre de suite k Oneille. Avant son départ, il rendait compte 
|>our la première fois de sa conduite .1 Oitmerbion ; malheureust-- 
nient on ne possède que la brève analyse de celle Icllrf (S). 

La connaissance des opérations de In droite est indispensable 
pour apprécier la valeur <tea reproches adressés A Masséna; nous 
dilTi'-ruus ju«que-Ifi notre opinion sur la juHliee lie» critiques qui f 
sont CQnti.-nues. 

Dans la journée, les troupes demeurées sur les derrières com- 
meacérenl A rejoindre; le 1*' bataillon de la 46' arrivait de Dolceac- 



|l) Matséai * fjorclis, ta avril, page 117. 
(9) SIsMéni an ch«f de l> yy, 10 avril, pas* »7. 
(9) Uustni an chtt dt la iift<. lu avril, pa^ 117, 
{{) MlMina il Aubcrnon. 10 airll. page iiS. 
(il Matiini aux reprise» la nia, g «TTil, \t»g« ii{. 
|6| AtaMèBaaux rvprcMatSBts. 9 avril, pan nj. 
I7J M«MèiM aux rcprtsgnuni*, 10 avril, pa^i S17. 
(8| Masatn* 1 DunMvblo», i« avril, page ai8, 



CAMPAGNK DE L'AHMÉE D'ITALIE EN 1791 



ccv 



(ptft (i). le a* dans la nuit. Pftr nm: chance iiie»pér<^i,% Fioixilla 
s'élait «mparé «riiu Iroiipcnii il<: i.^oo moutons A THors, cq qui 
pnKurnil nu moins Uviandcr Décossfiiri^ à la aourriUire de ce ras- 
umMcment (a). 

A In ^uche, W ontroH aJi-cAHitt !« 8 h Hamvnv] ac Itii ôUiicnt 
paa «-ncore p«rvoiiitN le lo ; il uc »c produisait doDC aacuo cliaD|(d- 
nii-nl diiviial Snoriru ; la pluio, lc« brouillards avaient cmpâclié de 
rien oaln-'preadre contre l'ennomî, « mâme d'aller faiiv des rucon- 
nai&sancea ou des découvei-lcH ». Dé» que I» beau icmpK serait 
revenu. Ham«I se propowiil dVn cx«5cut<ir une nouvelle i-l d'arrêter 
iilurx »u pinn de cnnduito. GrAco au t^tlc de l'inspecteur Uitte, 
nUachèà sa colonne, la question des subsistances était a.tHunSe; 
elles lui parvenaient n^çulii^i'cincnt de Breîl i-n [lasHanl par le 
oioot Fourcoin, mais on n'avait toujours pas re<;u Ic^ cfTcU de cam- 
pemeDt, e( sans l« boi», la position n'aurait point été tonabto (3). 

A 6 heures dn soir, l'ordr* du 9 parvenait A llammel; appri^ciant 
jiiKlcmeal )» situation, le p^ril uuqucl un <!cliec nur ce point expo- 
M-iiiii l'armée, i) renonçait il attaquer Saori^e. I.ej> 3* et 3" hainil- 
lonK de la 5<>* demeuraient devant Saorgc sous les ordres de l'ad- 
jildanl génifral Leblanc : le chef de bri^dc Pijon iJtant tombé 
malade s'était fait transporter à Breil ; di^ son rétablissement, il 
prendrait le commande ment de ce dfUcliemeut (4). Le 11 au matin, 

I Hammel se dirig«ait sur PIgna avec l<t reste d« se* troupes fortes 

I de t .^-,2 homme» ; te la, il entrait à Molini, 

F L 



[Il 



Les Piémontaisaviiient bien compris qu'OneilIc serait le premier 
but d'une oflrcitsivc Tmiiçuise. Un mémoire, dont nous ignorons 
l'auteur, avait examiné l'bjpothêsed'one attaque par terre et par 
mer ut le:i moven.i d'v rénistcr. 

I.es TortilicatioDs de In ville ne consistaient qu'en de simples mu- 
railles de mauvaise qualité, a avec trois points fort n-:ueri'és on l'on 
avait plac6 une duuKuine de pièces • les parapets de deux de c<yi 
batteries, 1<M seulea A en avoir, étaient si mauvais qu'A l'occasion 
a elles seraient plus nuisibles qu'utiles », 

(it MoDDkr i ilttuiim, 10 avril, page tt^. 
i*) Fi»r«lta à MatiÉna, 10 avri), pa^* *>0. 
(3) BamnKi t Mastina, to avril, page i>8. 
(41 lUaiBct a Maatêna, 10 avril, page !*•>. 



CCVI 



CAMPAGNE DE L'ARMI-I-: U'ITAI.IK ES HH 



Dp pareil» moyens èUiieiil insuffisnnls contre un i)OMi)»ir()fm(^ 
le mémoire le recounaU^ait saua illusîoit : • si qucltjucs viti 
et borabardos !t*i>i>iDi41raîciit do l>aUre Oneille, Ica forti fi cations 
et la vitleid^rniaiil l>ientAl lUttniiles >. Tout au jtlus eiilmvuvait-il h 
qui'l'pics diann-s de (cuir coDlre un tlétisr(|ucini-iit, S 

Ca4te opération n'était praticable qu'à l'ouest, le cuti cat £t«nt 
domiu^ par un promontoire ; pour a'y opposer, il proposait l'iita-H 
bli-ixeineiit dv trois luilterit-x iloiil il înji<|uail le» emplacements. B 

Si un corps d^bnr«|u6 sur le territoire f^nois venait menneer 
Oneille do tianc et appuver l'attaque du front de mer, « on nu vojait^ 
pas d'autre parti à pivudiv que i^lui d'évacuer Oneille h. H 

Quant li une attaque pur la (^irniehn, le mémoire ne la prévoyait ~ 
qu'au cas on loa Prançai* nernii'nt d'iut<rllij^-nei' avec Cî^nes, ou ' 
s'ils nvaicnl l'iolootion d'envahir le Piémont avec do grandi^fl 
Torces ; pour résister à un tel mouvement, il conseillait d'occuper 
la position de Framusa (i). 

Le clievalter (te I.apliire, commandant de la ville, n'avait SOUS 
f,e* onlreK que le x' bataillon de In légion l6jfére ; il Me décidait 
n^aiimuius à leolor quelques efforts. 

Inqnifté par les avis qu'il recevait de Nice, i) dirij^eait le 5 avril 
sur l\ex£o une compagnie do grenadiers de la légion des troupes^ 
légères commandée- par le capitaine du Perren, avec ordre d'y 
rassembler tes milices. La compagnie d<- canonniers de Villefmiiclie 
x'y rendait également avec deux petites pièces doni)i*es par un 
armateur. G-tte disposition avait pour but de :«« couvrir contre an 
mouvement qni prendrait la place i\ revers et couperait la retraite 
de la gnriiiiioti , ce n'était toutefois qu'une simple pri^«ulion, 
•I tout le paya étant tranquille et n'ayant pas le moindre doute do 
sort qui lui Ataît préparé ». 

Li! 6, dé» C lieun-!« du matin, on apprenait que iS.ooo homme 
étaient entrés dan» te marquisat de Dolccaoqaa ; A 6 lieureN du xoii 
un nouvel avis venant du consul de San llemo annonçait l'entrée" 
d'une colonne de lo.uoo hommes A VintimiUe. Oueille était donc 
miuiac par l'ouest el par le nord. Lu chevalier de Laplace réunia- 
sait un cunneil de i^uerrc ; il fut unanime & rcconnaltn* que si cette 
masse atteignait Oneille, on devait abandonner le ville en tdchaul 
de défendre la vallée. Le coluuel Lcuiardi prétend n qu'on y pari 
beaucoup, maLi qu'où ne décida rien, juirce qu'on n'avait aucune 
connaiNuiiicr du pays ». 

Au contraire, il aurait mis son sentiment par écrit et aurait 



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(•) Mimoin lae ta dàftnti ifOatillt, page ^. 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN llflt 



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ék-nniiK't les |iOi(ilîoiiN A ^nivior : Ri-zïo, Monte Graïudc. Carpasîot't 
rilUlalIn ; du reste il païUigcail l'avis do battre «n rclraitc et pro- 

'pMaîl de Mr retirer par Cosia cl Torrïa (i). 

Quoi i|u'il easoil, le <^oluui'l Lcolanli ailail renTorcer uvec une 
inptga'iv le [KMie de Reu<> ; ceux de Citrpaxio et ilr VilUtidlit 
reot occupés chavun pur une autre eompagiiic ; dans la ville 
£ine.il ne demeurait qu'une compaguîecteoviroD ceut tnilicieDs; 

ta dèsolatloB v était à son oombic! ; «a viii^l-quatre heures tous las 

IijibilAUlK s'curuirent. 
Miilgré des ordres formels, les éinig:rés fraatais dt-sireux de se 
ustraire au prog^nis de nos arme», achetèrent touales inuletaà un 

prix exorbitant ; ils cnli*v^n-nt ainsi le mo}eH de procurer des 

vivn» cl des tnuuilioiiN aux compaj^niers établies dans les iiiou- 

lagnes. 
La jonraée du 7 s'i!coulait au milieu des plus vives inquiétudes ; 

ou re^^ut pourtant quelijue.i uvi^i expèdî^K de Siiti Itcma porlaiil cjue 

les Pmnvnix s'ét«ionl dirigés sur Snorge, et n'exÉcutcraieut l'opé- 

Tiiiion d'Oncille qu'après la réussite de la première. 
L« mémo jour, ordre était donné â «[uatre compafçnies do milices 

d'occuper In monlai(iic Sainte Agathe ; on réunit ii peine 80 lionv 



m 



Le 8 de grand matin, des colaune^ françaises étaient signalées 
eemme pu.-cuiui la Piumura de la Tiigffia ; À en croire les renneii^ne- 
ment» < elh-^ ucpeusaicnt absolument point de venir h Oncille »; 

ur but était d'attaquer les postes de Piuo, Carpasio et Villatalla. 
Au uoril, la conipstrNÎe placée iV (!arjMisio rendait compte que 
5.u»u Français éliiii-ril à Moiitaldo. La perte de Cnrpasîo aurait ix-ndu 
tris difficile la retraite des troupes piémonlaiscs demeurées dans 
la vallée d'Oneille ; ignorant ou an dirigerait le corps français, 
le colonel Leulardi ordonnait à la cooijui^uie de Villatalla de reo* 
forcer ce poste el de le dêfeiidro à outrance ; en cas de retraite elle 
Vo|iérenul par Monte Grande. 

tl (-«t étonnant qu'au lieu de voir dans la direction donnée aox 
roioDucs françai^ioa le commencement d'un muuvemi-nl avant pour 
objet de tourner les positions occupées par les Piéuioiitais eu 
avant d'Oncille, ou ail pu nous prêter l'intention du renoncer A 
marcher sur cette vllli'. Les reuseîgnemeuts reçus furent interprétés 
dans ce sens ; la coobance était si bien i-evenue que li- gouverneur 

olut encore d'attendre, avant de jeter les munitions de guerre 
mer, quoiqu'il cât sui^sammeuldo bras pour le faire. 

<i) Leolardi k de Vins, tl avril, page m. 




ccvni 



CAMPAGNE DE L'ARMI'E DITAME EN ITftt 



L'occupation do Pizzo, par 1rs Pi^montois ^Uit connue tlos 
représcnlaoU ; lièit !<■ 6, ils siiviiii-iit (itiii deux (ompa^ics v cam- 
paient ; d'âpre le rapport des ilfscrli;uM, l'i-fTi-ctif des fon-on rta- 
uirn sur ce point montait souloment A quatra criiU homin<^«, 
mais ils portaîeDt le aomhrc dt's pit-ces A quatre ; ce détachement 
était établi pour couvrir une retraite 

l-c* miT(ur«« iidopli^ci pnr eux i>nl donc iM<^ prises en pleine eon- 
nnissnncc de cause, et il est difficile de distinguer les motifs i]ui 
lesontamco^aàdifisôminor leurs forces. Le 7, les doux coloonca 
couchent respectivement A Munijilda et CnMelIaro. Le 8. la colonn 
deditiile maiclie sur OneiDe pur lu litlorul. 

Eotre 3 ou 3 heures clic atteint les hords do l'Impcro. Pour 
couvrir sqf son flanc irauehe, peut-être auH»i pour se lier kvec l'iiu* 
In- cutoune, Mouretdiri^e un bnUiillon sur Saint;- Agathe, il,v ren- 
contre les quelque» milices d ont nous avons parl6. Le combat su 
ce point est mené avec peu de vijçueur, s'il faut «jouter foi au ra; 
port du colonel de Laplacr, puisque %ca 80 miliciens auraient rétist 
pendant deux heures ; ils se replient euAuîle sur Uor^o. Pendant 
cette fusillnde, Mouret a torminiS tvs dUposîtions ; deux colonnes 
attaquent la ville, l'nne de front, l'HUlrc est destinée Ji In tourner, 
tandis que des patrouilles fouillent les l>ois dans la vallée (1). Bu se 
portant en avant, nos troupes reçoivf-iit plusieurs coups de cunoa 
sans éprouver de pertrs. Cependant le commandant Pii-montaia 
s'est rendu compte du danger qui le menace, s'il laisse les Pntiivni» 
arriver avant lui â (^sla ; uu quart il'heure de plus, et toute retraite 
lui serait devenue impossible. Il fait alors relever les postes, rasscm' 
l>lc la centurie île In t6g-ion et ses milices, g^a^e par un sentier la 
crête de Costa : tandis que les milices refouli^es di- Sainte-Ag'atlio 
couvrent sa retraite en tenant pendant quelque temps le village da< 
Borgo. Apr^ avoir atteint OaziteHi et reconnu que ce posta 
n'était pas 8vantag<eux, le chevalier de La place se rendait i Torria< 
où il avait eu la précaution de foire porter des vivres qiiinxe jours 
auparavant. Il atteignait hcureuscmenl ce point A 11 heures du' 
soir cl se décidait h y passer la nuit ; en même temps un nipporl de 
Curpasio venait le tirer de toute inquiétude La colonne rnini;<iiso 
dïriip.'e sur ce point avait été repunsséc ; nous n'avuna aucun détail 
suree combat; Mouret et Dnmcrbion n'en parlent jmu dans 
leur relation quoique les représentants v fassent allusion dans 
leur lettre A Mosséna ; cet échec ne nous est sitpnalé que par le rup* 
port de Laplaoe, et quelqu'in vraisemblable qu'il soit qu'une slm- 



n- 

>tèH 



(i| Rapport de Mouret, S tvrll, p«(« ui. 



CAMPAGKE DB L'ARMÉS D'ITALIR m 1794 



CCIX 



II 

f 



pic comiMgnie «it pu nrrAter pi^s <le i.5oo humim-s, lu f«ît doit 
ttrv vrai, car «utwmeol, ainsi ijin' !« fani rrmiir(|ucr Krolu «t 
Miirri^. la (roup« ili* MaKu^mi mirnit 'lA la \ rcacuiilrer (i). 

Miiurel ni:ni[>nit donc radlcmcnt Uaeiltc dont l'entra ni! lui était 
pHK disputa, SOS pertes «taieni iDsiK'tifianlcD: (l'aillears un rorpK 
d*i)ii ctTectif aussi faible que les Piéniiiiitnis, une Toîk i-iig»g^, 
aurai! pu diflicilemeat m ntjilit^r. 

Aprb *o(i /'dire, !a culoniie do gautrlic frangKJse fut ramenée vers 
droili- ol iiinK<''(! sur le roi d'Arqinirotic. I^usnl à Mlle de Mou- 
, «Ile dut poursuivra- les Pi^monlais bien raiblcmciil. |iuifti[uu 
Laplace n'était pas încguiélé de louU- In loatinèe du ij; il ru prufilnit 
]M)ur faire porler uii<- charge dt- munitions ft Cnrpii;«iu ; du pain 
«lail cuil iMunu* Irciiipo. DnnH r;tpr^s-inidi du g. h fusillade se faî- 
uîl entendre vers Acquaronc ; elle était occasionnée par les troupes 
françaises (|ni enlevaient le col ; au mémi' luomtDl Luplaoi' (tait 
menace par trois coloam-s franyais'-^ iippiiriennnt prohiililemciit 
aux (ronprsde Mouri-t. II raïuiemtiliiit alors un conseil de g-ui-rrc 
loAt l'aviK était d<- se replier ; In retraite s'etfectuaît pondant ta nuit 
mr Bartolomeo. 

Le lO, à lo hBun?8 du matin, il ; apprend (|ui; \e» puiclvs de Car- 
|MMO et de Villatalla ont été oblîvés de m retirer sur Rezxo par 
Cunio a le pas d'Anri^n, dt'-couvrani ainsi la route directe de Tor- 
ria. Par contre- un éTéncmeiil heureux a remis enlre les niniiiK des 
Piéinoalais le col d'Acquaronc ; un ofKcier pirinonlnis. en coiUï^ 
A Bor^imaru, M. Amei, avant M)uli'Té la population, l'avait réoo- 
capé : le chevalier de Lnplncr kc déride alors à essayer encore 
<(aelque résistance; (yo hommes de renfort soolenvorts i\ .M. d'A- 
mei ; À leur arrivée, le col est déjà reperdu ; tU sont contraints 
de rejoindre avi-c perte de plusieurs l>!v-»sés, qui lontlicnt entre noa 
mains faute de mor<-n9c de Iransporl. I.în troisii^me conseil de 
^orre e«rt tenu ; sur la gauche tous les postes piémontaia vont Clro 
forcés par la colonne fraotaise débouchant de Turrîa : il semble 
même que. vu noin- grande supériorité iiumi-rique, on nit cher- 
ché it tourner le poste par l'est cl à venir couper la retraite des PiÉ- 
montais v«ni Ccsîo. Une centurie des inilic«s de la vallée de Tana- 
rello nous oppose une vive résistance pendant deux heures au 
poste de Manliiio if) et arrête celte tentative. A l'ouest l'ennemi ne 
posséidc plus que le poste de Rcjuo ; de front il »•«( menacé par le» 
troupes franvaises de Triora, de flanc par celles d'Acquarone otde 
Carpa.sio. En résistant plus lon^emps, Laplace craint que les Kran- 



ft\ Krtli* et Uarrjn, Campagne rfan« Im Alpri, pag<ap. 



(XX 



CAMPAUNt-: UE L'AIUHÉB DITALIB EN 17M 



çaU De le di^vaar^ut & Muzio, il nvsciic su po*ilion à midi ; mm ' 
retraite s'itiTccluc (wr le moal Bernard ou mie graod'gardc a 
él6 Atahlie d'ftvaDC4) ; df li, A six heures du soir, il gugoe la I*iâv«. 
Les avant-postes des deu\ partis Hont ni g>c4s les uns dos autres 
que t le» HOntinclIeH de« poiitfS avanoùs de 1« Uffion léfftrr furonl^^ 
prises ; dix minutes plus tard la retraite aurait éli ïiapOKsiblr », ^M 

La petite troupe pi^montaist- eontînue sou mauvemeni sur ~ 
Navs ; A Muzio, (|uel(juu.t n)ili<:e-i gËHui.ie* veulent Tnire des diflfi- i 
cultih el font HODUiT li> locxiu ; sans s'cu préoccuper. Laplnc« lra-^| 
itne le lerritoine ^ùnoi» et, h orne hi-ures, il entre â Ormca, apri» ^ 
«voir montra une rare ^nerg'io. auianl <[uo l'on en peut jugt-r par 
un rapport unique et cneora èninu^ île lui (i) 

Les opérations rran^uKi'jt uu contraire ont com pli- tentent man- 
qua de dteiiiion cl de direction ; le luxe de précautions, répnrpillo- 
ment des colonnes, le constant souci de tourner d?s positionK non 
défendues, tont permet de douter qu<^ Ilonapartevaît en la moindre b 
part ; eu (oui cas, rien ne laisMt entrevoir 9es proc^tès de ipierro ^ 
ruIuRt. RemartjuouK «a outre qu'il ^tait resté en arriére au départ 
du corps exp(^dilioiinaire vraisemtdalilenieiit pour veiller «u »tr> 
vice du parc qui devait élrc très considérable; le 7,1! élnil encore à 
AnlibcH {>). En r^sumi^, les représentants agissant avec C.ooo bom- 
niM contre 400. avaient trouvé le mojen de faire battre une de leurs 
colonnes et de luisser Actinppiir la faihlc troupe de IJipUi:e. Purieox, S 
ils voulurent en fnin- retomber la faute surMaj^séoa r-t lui expé- 
dièrent la dépêche suivante (il) ; < 

t Selon tous les principe» de la guerre une colouao de 4'Oooboni-^P 
mes ne devait pas être abandonnée san» ain-uue eommunicaiion 
«vcc les autres division» de l'armée. Le (général en chef l'avait si 
bien senti, que &od instruction, qui avait été discutée cl adopté«, 
eothrassait tout le sjstéme du territoire depuis Saor^ et Uneille ; 
il avait prévu Ioun Ich événemeuLi et nviiil (racé d«M nian-'lien «lilTé-l 
rentes. 

Eo supposant que vous eussiez pensé qu'où ne devait poa atta- 
quer le col de Tende et dv Curnio, et qu'il eiU été difficile d'eDl«<^ 
verSaor/fp, poun{iiiii n'ave^L-vous pan adopté la marche tracée daiu] 
l'ioslruction du général en clicf ? 

L« première! le deuxième jour, la première colonne du Tanaro 
devait <KcU]>er Tananio, l'avez-vuus exécuté 7 



(■) Rap]i»rl du cotoDcl Ltplicc. pagtti im-mS. 
(1) BiMiparlf à Rcrli<r. AntilKi. 7 anil. paft tgfj. 
(>) BtpràMntadU 4 UaMco* (Oripnalc) (A U). 



CAMPAGNE DE L'AKMÊE D'ITALIE EN 17M 



OCXI 



La <louxiAm« coIodiic du Tanaro devait le premier jour coucher 
liai» les cainpa^Dcs, aux eaviroos ilu Monte Gordale et, quel qav 
fûl Ir .-tuui^idcl'upi^ratiuij. iflli- devait le deuxième Jour &e porter 
i Coniu cil prcoanl le clivdiîti <)e Cnquisi» ; pnur([ui>i n-Cte coluoiie 
o'a-t>clle pas i-xi^ut^ cirtte mnrchc? L'on n<- peut nllègunr que la 
jouriii^ était trop forte, parce que. quand cela edt étif. elle devait se 
mettra ea chemio et coucher à Monialdo el Carpasio. Il est d'autaDi 
plu» ètuuHaut que vous hc l'ayeE pa.i fnit que vuus n'avez pas 
éprouvé dii riTSiKtiinc à Tim.-irdo. Comnirtil n'nvex-voiis |ias nenli 
que cette rolonne.par sa seu If marchr.se combinait avec la division 
d'Oaeille el prenait la vall^i- par les hauteurs dans lu temps que lu 
divisioa d'Onnille «'introdui^ull par lit eu armen? Vous deviez 
il'aulaul plo.t liiltpr In iniirclii- dt; la l'nlutuic- du Tuniiro tur la 
vallée d'OneilIc que In tlivision d'Oru'illi- sr trouvnit plu» faible 
d'un quart de ce qu'elle devait Ctre. 

Lii iin-miArf colonne d'Om^ille devait Hk le deuxième jour & 
iintaUln, elle r a ét^. Rlle dnviiit occuper le troi»i(!ini- jour 
lltnaro, mais l'abMiocc de la deuxième colonne du Tanaro l'a rcn* 
ue isolt^e el l'a oblîgt-e A se replier. 

Nou» avonit vaiucu l'i Oneille, et par notre Isolement notre mar- 

clii* n'a paw fl<^ eellrqui convenait ik nos forces; de miN^ratile!! 

lices ont osi oous r^tster et à l'heure qu'il rst se sont emparées 

les hauteurs les plus inléressanlcs. 

Nou!n voici au cînquiimi- jour de revpiiiitton, l'cimf mi a ru h- 

leiDps de se n-coimalti« et nous ii'avon.t ricu fati ; 4-ooo hommes 

«ont liallu* A Mont Giove ; 3.5oo à Ooeillc, 13.000 ont donc M 

mutiles qtioique extrêmement fatigué». Vous deviez occuper THora, 

^^ mais non pas v passer avec la deuxième colonne du Tanaro. 

^H II faut alMolumenl r<ïparer le temp?t perdu. Le» giaf raux Mouret 

^^l'I Brulë se «ont r^iini.i A Carpaxio, ils en partiront dvmi'iiti matin. 

FaileK partir U- plus promptemcnt possible 1.000 hommes qui se 

rendront sur les hauteurs de Santa Açatha. pr^s d'Oneille. Vous 

vous rendrez avec le reste de vos tranpca A Carpasio. s'il n'en 

résulte aucun inconvénient, el vous recevrez lA de nouveaux ri'nseî- 

gnemi-iita • (1). 



u L 

■^iii 

Wdi: 
^cli 

m 

^_len 



(I) l.'aulbenliclit il* ce doeamtnl a tU BlUi)uii> : ■ L« lou de cette Irilra, 

erivcal \e eolnocl Krchs et M. Morrl*. tu loul 1 fuil AlrariKr rt i^aiilr*(lr 

iioguti^fmcnl ■ver et qui »uliiiUt« de )■ carrt«[ianil«nrï de* rcptùfirnlants 

Edu ptap\t uax trmici d» Alp» tl d'IUllr, . . lit diridiiicnt l'objel el l'cpùqiir 

] d'Da« opcrition. iadii|iiiiiriil If plui touvrai Iri ireup» k y employer, pre- 

niirnl mtme aat pnrl ictive h la rtdaflîon dii projel. maîi n'inlrrirniicnl 

jauiait au monicni dr l'ex^ulion ; «n duananl dci ordrct tu rlFd ili suraîf ni 

, perdu U droit de ju^r *, pafc 3i. Qu'il nous loil pirmU i'tin d'un aTit 




5ampag.\e de I7ÂÏ 

Le» reprfiscotanls reprochaient surtout b Maasén» de n'avoir 
pas occupé, lié» le S. Montnido uvcc la Kccondc roioanf. du 
TiiDnro. Qurllt! ipic sutC l'Appréciation quv l'on porte sur le plus 
ou moins de motifs qu'avait MasHéna de renoncer dis te 7 à 
l'allaquQ de Saorge, il est impuHaible de trouver l'explication du 
reviil di- la deuxième colonoo d'Oneille dtm.t Iv fnil de In non un;u< 
pntion de Muninido ; en réalité, cctli; colonne avait recuif devant 
une compagnie, et si « de misérables milices avaient osé nous 
rèaiater» cela provenait de ce qu'on ne les avait jamais attaquées 
nulle ])art. 

Un seul point (lait vrai ; 1 3.000 hommes avaient été inutiles, <, 
quoique extrêmement faligu<^s. A qui en revenait la faute, sinon à1 
l'auteur du plan qui u'avail su se dfdder entre lest deux ubjedifs 
de Saor^ «l d'Oiioillr. 

Le général KocJi a avança que les représcntauls furent sur Is 
point do ili-slilticr Masséoa (1) ; aucun docnmi'itt iif fait allui^ioiià 
une parrille mesure; vu tout cas Irs raUonK qu'il diitiiia pour expli- 
qucru conduite parurent Matisfaisante», puî^^qu'll garda non com- 
mandement. Une dép^clir deDumerbion.cndNlodu |5 avril, prouve 
qu'il tint â sejustifii-r aupr^ de ce dernier, par une lettre parti- 
culière, car elle n'a pas Mé enregistrée au registre d'ordres. Dansl 
SB réponse, Diimerbion rvfreltnil qu'on u'cill pas attaqué Saorj^c 
« puisque probablement nous nous en serions emparés >, Quant 
aux opérations futures, il se bornait à demander qu'on l'avertit de» 
diit|><>-'(ilioasadopti^wpour Uieontinnatioudeitopènition»: * J'ÎKnore, 
lui écrivait-il, si Saori^e y sers [wur quelque rlioM-, mais, dans 
G«lte supposition, ainxi que dans toutes les autre», il est nécessaire | 
que je cunnaisitr too plan d'attaque tt l'heure A laquelle elle aum 
lieu : il faut que Macx|uard le xacliv au»» et asse/. h tcmp» pour que 
noua puissions tous maoauvrer pour la plus grande réussite da 
cette attaque >. 

Dumerbion m^ résignait de lui-même A un rdie complètementJ 
cflîicé, ce qui ét^iit iikvj: oatnivi, pui.-upi'il fiait A Nice; il en. 
résullcquc pendant tout le cour» de l'expédition, toute la rcspoitm-J 



contrsirr : 4a r«*tc, tri ]tiire* é» ri^pAt d« la fiwrre snfHicai pour proavrr ' 
i'selioii i«»6<ll(l>, inr<«anlf li» r«f>ré»raUnU. et de* tup|>o*ltïOB( iMséc* 
■■rdtx raiioiincBicBit D'anintiMnl ni k rrjcur un docuoiriti, ni A l'sllribuer 
t d'aulre* qo'à crux i]!)! I'obi tifot ; car i parlir de cr moucnt îIe Minl muIi 
t m porter la r«iipon«abililc el A tu (apporter ti>ale> I» conttqucn»*. D«ni 
•oo Ouvrufe lar la JruKttu rf< Sapotéon. U cipilaitic Colis «vaîl dtjs r«ful« 
Popiaion dn colonel Krvbi «I Morrii. voir p*|rr >$o. 
(t) Kocb. Mémairtt dt MatttKO, p^ge* So «I Su 



: 



CAMPAGNE DB L'ARMES D'ITALIE BN 1T«i CCXIII 

liililé * ptwé xur MiMt'tiii, seul cl>iini;>'- do IV.vécutioii ; par suite 
toMlo b gloire du succl^s revient A lui seul. 

DoDirrbïoR oe se (tronoDçail |Ul^ &ur la maniéro dont Ir* opcra- 
lioas avaient élé coiiduiti-», prvuvi- iguc Miisn^iiii iivnît iIO lai en 
parler , il ne ran(i*ntail d'uoc n-niarqur li^s juste en ih^rie &ur 
IV|iar|]illemcnl dv w division et sur les diTlii-ull^s que l'on éprou» 
verail A la rsssi'nililcr, mais il aviiii .>>oin <r.tjoulnv : t lu Vax Hiil 
saus iIauI« pour lu plus gramh' Mi'in-lt- i-i i:ouimuiii<'atiou <l« tous 
1(91 ]in«le« a (i). 

MnWnn rrui voir un blâme dans celle observation irta mod<^ 
réf . il lioIÂ exposer les raisons qui l'avaienl fait agir, car tandis 
que les repr<^sentaoLs marchant i la i^li; de In colono*^ d'Oncîlle 
avaient Ht m^conlcnls de ti*nvoir pas il^ as«i-z soutenus, Dumer- 
bion, au conlniire, «yant surtout eu vue ce qui s^ |tns!)ait de son 
cdlé. aurait dê«ir( un aide plus efSeare i:on(rr- Saof^. 

« Je peniM> oonune toi, tj^ni^ml. lut 6crivAit-il, hï iiouk avions pu 
«»l«ver Saorge uoH suca^n aurairriit élt^ complet* ; «i le principal 
obJM u'cOl Hè d'enlever OncJllo. je m'y serais porté de ma per- 
sonne et avec les dispositions el les avaiitagi-s que Macquard a eus, 
cv posle aurait infailliblement .iuccoml)4 ; deux jours de sileuce 
d'Iinmmd. la diiitjiiice de huit lieues el le plus grand obstacle qui 
n'a cessé de mv poursuivre : la pluie, la ueig:c et un froid insup- 
portable. Je n'ai reçu dan» six joun qu'une lettre des rvpriWoUuls 
du peujile, datée de San Itmio, et une de Mouret, datée de llordi- 
guièrc, par laquelle ils me prôt'enaicat que l'cunemî avait |Mrté<Ies 
forocsàTanardo ; Mouret me rendit compte le ml^me jour de son 
arrivée à La Biirilii^ui^re. VoilA toutes le^ nouvelle--' que j'ai vues 
de ta eolunni* >!■' droite pendant toute l'exp^'ilition. J'ignoraÎK 
comme tu vois leurs mouvements ; j'aurais cru mai>quer Ji tes ins- 
Inirtians el A l'arrêté des représentants du peuple si j'avais pris 
d'autre route que celle des hauteurs dont nuuHéliouft convenus «(a). 

Ce sont vnitxembliihlenient la le» raisons que Masséjia a fait 
valoir aupr^A des rt-préseiilnuls. 

Il ^it impossible de mieux dire : il suffit de se reporter k l'ar- 
rtlt poor se convaincre que Massé nu en a exécuté Itlléralenienl le 
contenu qui lui ordonnait de cuosidérer l'opération d'Oneifle 
comme la principale. D'ailli'ur* si l'opération xiir Saor^e et Tendu 
avait éttV la prîii'ri|uile, pourquoi les reprêxenlnnls »<■ niiircbiiient- 
ils pas avec MttNséiin ? Ru juirlant au gènèrut eu clicf. Mas.'^-na 



(l) iHiinErliion Ji MkkMiii, iS avril, p*EciSi. 
(s| Maioéna t (iiimrrbion, lO avril, pnK' >9^- 



CCXIV CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITAI.IK K.N HH 



àan'il mime pn aioulerquo, de Nice, l'oaavait nég'lig^ dt lui Four- 
air iiiintiD riin-toitriicmoiit, cl i]u'iiii avait alti>i)tlu au |5 avril pour te 
mettre au courant <ll■^ prétend un xuctts de Mdc<|iiart : qu'avant de 
se lancersur Ssori{c, il impartait de Ksvoir « lu li^iic pi^muiiluiso 
«erait il^Iemeat attaquée par la rive droite de la Ruya. Or, si l'oo 
M SQUvù'DI de ta meoii^re dont Dumerbion avait diri^r^ les op^ra- 
lioti-'<i du au 8. nu (routera oi-naiaemeal que Maut'na a eu raison 
d'être prudent. Il rc»U: iiu point à Ërlaireir ici : ciimnii-ut Mansèoa 
a-t-îl accepté les observations des rcprfiioiilautK ? «-t-il liaixMC- la tttn 
sous l'orao;»? A noire avis, ce serait mal le connnttre. Knjuin, 
cVstKb-<lîre en pleine terreur. Uuinerbiou le mcuaufa du tribunal 
révolutionnaire, et il eu rcMvra cette Sére réponse : « Je ne cntiaa 
paiol d'fttrc jamnU triiduit di-vnnl le tribunal rfrulutionnaire pour 
oé^ligeoeo ni l'oubli de mc^ devoirs : mo» Ame est purr et ix-pa< 
hliuioâ ■ (i). Cette fois il dut en être de même ; le général qui a 
é«rit la lettre du 30 juin n'était pas homme A se laisser intimider. 

Par leur letlrr du (j, Ir» reprèMntaolA avaient ordonné h Mutuéita 
de dirij^r ■ 000 homme* sur \t* hauteur» de Saint^A^alhe et de 
■c réuDÎr avec le resto è Carpasio avec le-s f^n^raux Bralè et 
Monrcl. Il semble donc qu*à ce moment oit projetait encore de 
continuer Minn délai la marclie nur (leva. 

A [a autledc la conrérence Icnuc entre k-s n- présentai ils cl MasRi*iM. 
et dans laquelle celui ci dut probablement leur exposer la dissémi- 
natioi) et la faliKur des troupes, on v renonça et l'on décida pour le 
moment de raiisemblcr tout le eorpH dans la vallèl^. L» reprise de 
l'olTcnsiTc était fixée au i5 avril. Pendant ce temps de repos le 
mouvemeul i\<' C'>Mcentralion prescrit par .Ma»séna s'exécutait sans 
dir6cu)té.L«ts deux bataillons de la ()9« rejoi^nai-iil A Montaido dans 
la journée du il ; ces troupes quoique • exirémeinent ratifiées a, 
romuie étant renues c d'une Iraîtr^ de Pitriia ». continuaient leur 
miirelie sur Aurigx» on elles entraient le soir ; les deux bataillons de 
la 46" s'y étaient ^'çralemenl rendus ; 100 bommca de la i^S* dentcu- 
faieot il Carpasio pour v ^rder les vivre.H qui -t'y trouvaient en grande 
quantité et dont {lartte avait déjA ét^ pillée |iAr lc« G/^noi9(3). 

Le i>. le puerai llammcl entrait k Molïni ; n'y avant pas trouvé 
d'ordre, il s'5 arrêtait (3). 

tJuaut Lebrun, nous savons seulement qu'il l'tait A Tanarda. 

Ce ranemidemeni de Forces dan* la Tallê« d'OnfrîMe amenait les 



4 

n 



(il UaMèna k Damcrlùon.io juin, pai;* 717. 
|i| CcrrOBi i >l*Kt4na, 11 itril. |iaçF aSl. 
(3) Haainal i AIsMina, iiatril, juiif 137. 



CAMPAGNE DR I/ARMl->; DITALIE EX f7M 



plux grnniloi di^lîculll^pour i^soudtv In (|ucxtii)ti dcsitutniKUiicrs. 
Grdce à la capture <tps i ,4uo moutoas faite la lo par lo 3* bataillan 
de la 46" & Triora, on i-Éussissail à assuriT 1» fourDilure de la 
vitade ; ilit étaient dft suite itiniç<-!t sur CarpHKiu av«c i^a bAuTs. Le 
pain cl Irsfil mnri(|unipnicnmplAtcmenl;pours'i;n procuiyr.Lnhnrpc 
4lait roduit à faire «x^uter des visites domiciliaires danit les vil- 
lafr<^> mtiveii nirùnri-ux propre à auçmeiiterla lerrourdes |iav3ai)H. 
Effraya par ]t^ réribulcs Noî^dUiml exci^s ctiminiH jnir nos troupes, 
(an rnconlnil que les Prnoçais <itnn;«airnl et brrtlnit-nt tout) ( î), ils 

lient ''vncu'S leurs demeures. 
FLaharpc elietcbait A les msHurer, à les ramener. La communauté 
de MtiQteffros*)- lui adrvHitiitl ane li^ttm df. .lOumiNHion où i'Ilr' hVx- 
cuMiit d"avi)ir fui H dcmandiiit srtrclé pour çf» propriélis. Il 
Uiir rt'rponduit en italien et atlendaîl lo plus ^rand succto de cette 
démarche ; pour en compléter l'efTel, il réclamait une proclama- 
tion des nsprfcseutanLs du peuple forvaut le-< luibitaiiLs à rentrer 
dans leurs ToverK. 

Ce repos profitait aux troupes ; Laharpc vantait leur conduite ; 
elles souffraient sans ae plaindre, «.'t avec des souliers « on les con- 
duirait jusqu'au diahlc », Cet ^Inge n'était pas isolé ; Monnier 
louait de in^me leur buiiuc volonté. 

Lc.1 per>|uisitioiis produisirent peu de résullaU ; (IppuÎK le 13 
c ou n'avait eu ni pain, ni viande ; le sel était une cruelle priva- 
tion », et l'on était réduit pour toute subsintance ft la viande o dont 
on mangeait d'um.' nianrér'- innliiaiiie •>. Pour reinf'diur A ci-l étal de 
cJioses, l.aliarp« pruposait dr porter un lintoillon ili Snint-Dcrnard, 
on aulrr A Pixxo et à Ccnova (a). Sous pr^texli' de bnlavcr les bar- 
bets, ce mouvement étenduit ses caulonnemenls et lui donnait 
ainsi nne pltia grande étendue de terrain à «'xploîter, mais il avait 
le piave incnuvf'nieiit de dÏKAi'-initier le* troupes au moment uù l'on 
pouvait eu avoir bc<^oin. 

D'après des rooseiirnements transmis le ii par Laharpc. Car- 
paaîo aurait été occupé te g pur it.ooo hommes, partir troupes de 
liçne, et un catyri eonKÎdérable aurait été A Mezualuna. Il en 
était surprix, cl en effet In faiblr r^siKlancc oppo.v'-e par les Pié- 
monlai« ne laissait pas supposer la présence d'uu rorps considé- 
rable sur ces deux pointa ; pourtant îl convenait d'en tenir compte 
et de ne |Ni.<t i'']Kirpiller leti bataillons ; d'autre part il fallait éviter 
un cngoi^mcot de troupex à Auri^o. 

(■) liriiharpR h MuH^iia, ii avril, page sSG.Druk uilépiclicl.'liirpG n< |'«rlc 
4f»e de l'arrivée il'un bdailloD de la 40*. 
(*) Lakarpc i Matidna. i3 irrit. pa^ %\i. 



ccxvi CAMPAone db l'armëk d'itauk i-:.n \m 

Aussi «Q apprenant jMir U letlru (i'ttnmmel. qu'il lif^cht^Util, 
l'arrivciMluMii coIoiuk- à ^folilIi, l<Bhiiq>u prenait sur lui ■)■.• lut 
recommandi^r d(! DtpBsddpasser cet cDJroit sans un ordre formel 
de Ma§sénn. ■ Nous sommes aSami^s. écrîvdit-il k ce deroiWiCt s'il 
arrivai! ici uou» crëverioaH luu.i de Tuiin " (i). 

LiCK vaiuquftui'N Iroiiv^rciit A OnrlMc quiilri- piéreit de 3&, Hix de 
17, di^ux d<- 1^ et une ilc^. uvccc^nt boulcU pnr pi^cp, âiA fuxiU 
et 6f> barils de cartauclics d'iofanK-rie. s Soo kilo» do poudre, 
3oo i>iùcei il'liuili.', aoo piAoes devin, iookhcs de farine, uSo de 
M^, 3uo (juinUiux d<! Mlaison (:t). 

Lu5 rcpnrscntants rendirent coniple de leur succto d'ODi-illi.- avec 
une très çraado exB|i;érulian ; elle était peut-{'tro justiliée au d^biil 
d'une carapneroe uû il s'apiiutnit ilu Frapper Its i-spriu ; •tiirlout ils 
vautèrcnt U discipline observée par les troupes en tntvcritanl lir ter- 
ritoire (ffiioit (3). 

Le i5, la Convention décrétait que l'armée avait bien mf rite de 
la patrie (li) ; le 16. un nouveau décret réparant une omisuon du 
préiTi^dent ujuul«il qu'il avait ('-lé niolivé par la bonne conduite de 
l'armât lurs de !Wii passatfc sur i'étnl de Gènes (5). 

On n'fl pas eouscrvé tes ordres de Mans^na dn 10 au i3. 

La question des vivres avait occasionné les plus ifravcs difficultés 
durant luule la première partie de l'expèdiliou ; Massi^nM. A la veille 
d'un nouveau mouvement, tdchoit d'y remédier par les ordres les 
plus précis, four la troisième fois, Aubernon élaJt appelé auprès 
de lut alla de préparer touH les détails de l'expédition : tous les 
tnuleU dtHiMiniblei ne rendraient A Oneillr (C), Haller ^laîl prévenu 
de la néccsxtté d'avoir réuni le i^ nu soir onxo jours de vivre» pour 
6.000 a 7.000 hommes à Saint-Lazare: les soldats en porteraient 
trois dans le snc, les huit autres suivraient à dnti de mulets (7). 
Pour éviter toute iiéne dnnt les mouvemenlK. l'arlillerit- ri-|Muidue 
dan.i les valt^-st de la Scrvïn, h Dolcencqua et \ Tain^iM était diri- 
gée Mur Menton à l'exception de deux pièces de 3 que François 
était autorisé & garder à son poste (81; une pièce al>aD«lonnée dans 
le clieniin de Monle-fîrande était euvo^r^- à Auri|;u. 

Bn même temps, Rusca demi-uW' auprès de I^uharpi- |>uur lui 



|)l l,aharpr k MaiMna, |3 avril. |iia:« i41. 

(ij Ë4al joial i la Irllre il« t><iiD«Tbion <Ia lEi airil, v»ir page >&i. 

|3)Saiic«li. Rol>r«|tifrr« jfunr ■■ comilr. katrll. pagrio3. 

(t)Dccrrtde la Cuiixiilioii, lî arril, piafc *^. 

Ibt DfvttI de la Cuntriilioii. lO avril, page lS4. 

(6) Matttaa a Aabrrnnn. iJsfnl, ptfe Ml. 

I7J Maucaat Katlrr. iSavrll, paft 141. 

(S) Kt^*^a^ k Kranfoia, i3 arrïl, pa|çe ait. 



CAMPAGNE DE L'AflMÉK D'ITAUE fef T 

inttùiuer los bnutcura i occuper, ntaît «ppo-lè U'uii^eRcv à Oneîlle ; oa 
voaUil vMisemblahli'monl «voir t\f lui <iii(*l(i«i>s n-iwi-iifnemenl» 
paîsi{iie Mass^ua promollaît <te lo rcnvovcr « «'il <^liiit D^ccssairi? à 
l*8T«(il-friir(lc ■ (■). 

Ia \i)tXn (l'Hnmini;! en AaU-. du la avril, ainsi qu'une dt^pAclie de 
Lrbron dnl^ de Tmiurda «ipprcuaiciil A MaKM^na qii<' 1r muni (îiovc 
rrsteit di^Tondu p«r deux faibirs baUiilIons cvmniniid^s par l'adju- 
dant-ç^D^ral Lrblanc, jeune komine à qui Dumcrbioa U-moignaîl 
p|^u denonBnnoe. 

Son in^c'>nU'ntcTTivnt fui fort viF; il rimultc di' xn Tèpoii.vi! i)u« 
son intmlion n'avait jamais élé de faire abandonner m posic capi- 
tal aux deux ^néraitx à la fois. Oepcndaol, comme on t'a va, 
l'ordre du 8 aviûl ajipi-)^ Hainoiel h Pi^na, et le i|, crùvanl Ii-h deux 
j^nirnux cncon- iviini», M»»M'iin avnil iv.vil diiluir-\pi-di<-r Lebrun. 
Il est certain qu'il y arait là un muni^ue de précision dont il était 
respotisable. mais on no peut lut reprocher d'avoir trop r^duïl la 
fonx du |MMile. puisque Haiiinii^l, pn-senl sur le» lieux, avail loule 
latituiln pour en fixer la rDrc-; enfin il n'existi- pu.i d'ordre donnant 
M Lebrun Ir commandcmrol dr Tannrda ; MaKs^na juii(enil rofme 
ce dernier point si peu menace, et défendu surtout par les noi^s, 
qo'îl en avail retiré un bataillon. 

llaminKl avait tellement méconnu l'importance du mont Giove 
qu'il en avait même emmené les pièces de 3 Sentant In faute com- 
mise, Leblanc s'était alors adressé au général en chef pour e» iibte- 
uir deux tMit«illi>ns de renfort et diis ptéce» de 3 ; muîs quoique 
convaincu de la nécessité de renforcer ce poste, Dumcrbion dicla- 
reit n'avoir pas de troupes disponibles ; il secontontail d'envo^ver 
un bataillon de renfurt à Brouiii pour pcrHi<-ltiy! à .Macqu.-ird de 
mieux lier sa communication avec mont Giove; In i&, il prcsurî* 
vait k MaMsèua d'r dinifer le.t piùire-i de 3 prises sur l'ennemi (a). 

Loi%<|ti<' u-t cinire lui piirvinl, Mn.iséna avait déjA remédié A on 
fielleux état de choses. 

Dés la réception dt- la lettre d'Hammel, Ma»u'-nn prescrivait k Le- 
brun de se rendre nu munt (îîovect d'en pn.'iidre \r l'um mandement ; 
lo t" bnutilloTi de la 'tO* retournait sur ce point pour le renforcer ; 
le ti-aic. des trouprs d'Hammel ainsi que c«lles de Lcbi-uii se rendrait 
A Ttig^fria, par Molini oii ellea atlondraii'iil de nouveaux ordres ; 
de sa personne le général était oulorisé à vrnir A Oncille (3). 



»l Usaierliinn A MiKir^aa. |5 atril. pim ait. 
(31Ka»ta* i H«iniiiti. |3 ■vril, p«g«»4». 



CCXVtll CAMPAGNE DE L'ABMKR DITAIJR BN 1T9* 



Le th. Im PiémoaUis uous faisairtil voir quelques Forces pour la 
première foin depuis le début de la eampa^ic. 

I.c t3,lD colonel de Uelh-^ard>:, oominatiitiinl <iii camp de col 
Ardente, ayant iU: averti pnr un rapport încxact quo non» avînos 
Reulcmenl lainnc Co hommes k Tri»ra. prescrivait nu mpilaioe IVay- 
iMiudi d'aller s'en assurer ave*: viivîroii a5 volonluirc*. 

Ce poate était alors occupé pur le 3* bataillon de la ii8* mil 
repous-suil facilement celte faible reconnaistance . Ilammel Ri son- 
tenir In i iS* par ses chasseurs et ^frenadiers et résolu! d'utiliser 
l'occasion pour s'étnblir nu Pcllegrino. Nok trnii{>cs s'avnncôrcnl 
par le cliemin qui, de Triora, va sur le haut Tannro cm traveriianl U 
moiilaj^ne ; elles roponssAreut racilcmeitl la ecuturic de ilocca Bar- 
bona doDt une partie moula sur Icn bailleurs supi^rieures de Bar- 
boua, l'autre vint se placer le lonif d'une nrAle qui itr-scend trnr sa 
droite; de li, elle fusillait avec nous sans aucun résultat par «uit*^ 
de la distance, on ne lui répondait que pour l'amuser et avoir 
le temps d'enlever le campement rattt sur place (i). A l'arrivôe 
de renforts amenés par le comte d'Aj^lian nos tronpt^s se repliè- 
rent : bien que sans objet la fusillade avnil été fort vive, car len 
munitions commençatinl d^j.^ h niiini|uer. xurlunl au > balaillen 
de la 1 18*. L«)i Piémnntais nnraicnl «u huit Itiés, les Français no 
homme lét;(érement blessi^. 

Les forcen ennemies avaient élè évaluées A o.ooo ou S. oou hommes; 
afin de (garder le Pelle^rino et les postes cnvironiuiats av«c des 
forces suflisaDtes, Ilammel laissait ses grenadiers cl ses chasseurs 
au général Pranvoi» qui arrivait il«n;> lu iwiin.^ pour prendre le com- 
mandement de ce poste. 

L'ordre de Mas&éna en date du |3 parvenait A Ilammel A huit 
heure» et demie du soir; il prenait aussilAt foules les mesures 
nécessaires pour en assurer i'ex6<^nlion ; il n'attendait que l'arrivée 
de la colonne de Lebrun pour mettre le» troupe» en marche sur 
Tagpia et se rendre de sa personne à Onrillc F.u ri: tgui coaceronit 
an position actuelle et celle île Lebrun, il se boniait iioliserver qu'il 
n'avait fait qu'exécuter le» instruetton» nu ordres parlieuliers qu'il» 
avaient reçus (a). 

Conformément A Tordre du lo, Kionella, apnVs avoir élL' releva 
par la ijg', avait hH- occuper le 13 Pizro et Meualuna. ce poste 
n'avait pas été inquiété, maisonyavait entendu l'sttaqnc lenlée le i4 



4 



{\i M tinustrn». Journal hUloriqat. ptet *i>. 
(S) Kaiiiaicl II MHsièaa. i4 atrîl, p«fe *ij. 



CAMPAONR DH L'ARMÉE D'ITAME KN 1784 



CCXIX 



sur Trïon. Sa situation était irOs pénible n'mjnnt ai cotivertures 
ni teaies(i). 

Dam la judrnéiiiiu i^, Mnssi^iin donnait «es dornï un ordres pour 
la marche da londcmaîi). Cfuiquo ^én^ral oui à s'assurer ai les 
balnilIoBS sous sou commiimli^nionl i^taicnl btou a» (loiot de reodcK- 
vous ; cbacjue «uldat di-viiii nvuîr deux jutirn do piiin, Sci cartou- 
ches à ImIIck et tnti» picrrra A fusil (3| . 1^ d^pdt nn^aôral des suh- 
sistanecs était établi à Sflînt-La£arc(3), le commissaire ordonnateur 
s'y rendait pour y faire les iliMiibiitioci!! (4)- 

Toute la eolonne allait pivolnr .iiir *» n^nucUr. en cxAcutant le 
mauTCmvnt prujeti< ; d'après le rnppori d'Ilninmcl, rctincmi a'éta- 
hlintail ••a force en face dp Triora, poul-élrc n'était-ce que le pré- 
lude d'une attaque .si^rieu«ie dirij^ée euntee la lîç^e de poster qui 
liaient le» deu\ rnaMes fratiçaise» ; Mnxsi^ii prctiiiil uiiHKilAt des dis* 
poxittoa!) pour !tV oppoit^r. Il ordonnait au gén'^riil François de 
t'en a.tKurcr par une rv^con naissance, et, si cet avis se trouvait 
véritable, de chasser les Pièuiuntaîa de Pc Ilegrino (5j , 4oi> hom- 
mes de la colonne d'Ilammel allièrent le renforcer atin de lui en 
danrutr le» moveiut ; au eux où iU si-mient dfjA i-n marrhe «lil pour 
le mont (jiove soit pour In Tag^ria, ils rétrojçraderaicnt ; c«tte diKpo» 
sition ne devait souifrir aucun retard (6). Un ordre direct à Lebrun, 
loi prescrïvaul de prendre le. lOinmandemfnl du mont (îiove, con- 
firmait celai qui avoit dO lui i*tre nxpi'-diè pur llammi-l (7). 

Le t5, Massèna renouvelait encore l'ordre à Krançois de redou- 
bler de surveillance sur le chemin de Hucca Barbona à Pelle- 
^rioo et à ^ucht- sur celui de Verde^çia à Olla ; i\ Fiiirella de 
porter la plu» ^r^inde alteulion sur Ir-s roules A l'est de Mexxninna, 
car, d'âpre d<-s avis replia, l'ennemi attaquerait sur toute la ligne 
dans la matinée du 16 (8). 

Avant son départ. Masw'-na recevait intore un rapport du gémi- 
rai François ex pèalié dir Triora. Il prétendait que la retraite du 
118* avait Hé occasionna par l'ariiv^e de trois fortus colonnes 
éniuérs A 7,000 ou S.ono hommes : ne se jugeant pas en force 
contre an tel corps, il n^clamait deu.v bataillons de renfort : son 
inieaiîon était de faire occuper Pellrt^tiu» d'où lea Piéuiontjiis 



(l| Fi«rtll* a Mitttiinii. H kviH,p»gt il;. 

ï*)MB«s<nn lCirca1aire|. if avril, pirte aV^, 

(3) ilaittam à noad«*a, t{ avril, puce 3ii. 

(4l MiHtni aa conmiiMirc drt t^utrrtf, i\ avril, p«^ ilS. 

(&) Maison* i François, i4 anil. pagr >1A. 

(0) Uataèna à llaaimel. xi avril, paiçe ij4, 

{71 MtsUoa k Lnlirun. i4 avril, pnic* it5, 

(8) Man^na II Kr*nt4i< ri t Fi«r«M*. i!t avril, pag« tîi. 



ccxx 



CAMPAQNK DE L'ARMËI- D'ITALIB EN I7H 



pouvaioQt fuHilItT Triora ; A Ma «viit or po»'je était très menace 
d'npris lus attaigiics ci>nlîniicl)e!> r]uc rcnncmï dtngi'xil Htirluî ^l). 

On vurra plus loin comhicn celle évaluation de ftirw'x «rt»il exa- 
gér^e. Bien ijof lu iJépi^che du iténéral François coaBrcnAt lo pr»jt?l 
d'attaque des Fiémuoliiis, .Ma&i/tnu ne juf^-ait pas â propoA, A tn 
veille d'une op/trniiou ciipiUilr, dv Hiiiisfaire à de* detiinndn dont 
lu rèsultnt «lirait éii d'afTaiblir son ^ros el de rcndn' douteux son 
Bucctta nu point dècisir. 

Le 1 4, il avait èii décidé de se porter aveu 8.5uo hommes sur le 
pont de Nava où l'on Hignidiiitdi'sraïuemhlpmcnbt tnVt importants ; 
les rypn'^HCi liants manrliaioDt avec la colunnc. L'insucct-» complet 
du ^rand projet avait donc servi de leçon, l'on avait renonce à fixer 
d'avance de^ mouvements, et l'on s'était r&>(crvé de prendre do nou- 
velles disposîtionit apr^a avoir enlcvi^ ce premier objectif. 

il .«emblc du reste que les rcpr^s«atants hcsilaicot ii continuer les 
opérations contre le Piémont, ear le l^ avril ils ordonnaient à 
llallcr de préparer des vivrez pour une cxi»édilton maritime de 
&.000 liommcH el pour <[ualrc mots (ai. il ^Uiit impositible de se 
procurer cette force aillenrs que dans le corps expéditionnaire, et 
une telle diminution le mettait dans rimpuNsibililé de poursuivre 
son offensive. 

Maasèua se bornait 1« i^ i laformcr Dumerbiun que l'on mar* 
cliaîl sur l'onto de Nava ; il était plein de confiance dans le suc 
ces (3). 

IV 



Les Pittmontaiit. hien qu'avertis de l'invasion française vl s'y 
attendant, n>» crovaient ps rrxt'cutton si proche. Comme on le 
sait d^jà, le 5 avril, le j^ouvemeur de San Kemo affirmait A la 
marquise de Dolceacqua que les Français n'atlaquerateot |>aa |>ar 
leur territoire; ce propos t'-tuil de suite répété A Rcn-I. 

Dans la jouni^, [VUern prenait ses dispositions en pn'vision 
d'une attaque, il envoyait l'ordre au commandant du 3' bataillon 
de Niée de se concentrer au Fourcoin eu laiasant de» pwilcs avancés 
sur les liant*'Ui's di- Dtdccacqua i-t di- irnir de» émîninirrs vers Vîn- 
limiilc ■ de manière ji fin- averti à temps d'un mouvement si faible 
qu'il soit dr IVnnemi » ; Revel retournait aux postes de Giove et de 



(i) Praufoi* k Maistiia, i5 •vril. pafB iSS. 

(i) Arr^ié d» rr|ir^i'nUnlt. i{ airil, pa^ '>(<>. 

t3) MaMéaa k DnDiariiha>, it avril. p>|[« iiî>. 



CAMPAGNH l>E L'ARMÉE D'ITALIE B.N ITM 



OCXXI 



Ptiureoiu |)uur y tlonoer lea inalructions nèot-HiiiiireK ; Maluu»»^nn 
»c rrndait k Iti TniinrHii .-irin ili- rrcoiinnftri! les voirs de communica- 
lian < qup l'on pourrait praliqut^r, dr In llri^uo u à lasecoode po^î- 
lion uf^oU^een arrière de la Ikadola, où l'on Iravaillail uclîw- 
ment ; dits TounK-uux dv mioL- élateiil pr^piirés |K>ur faire muter en 
ra« de ItciMin lii umW. de (Vtave A Suorgv. 

Le t" bataillon de rhnxvcurs arrivé à Tcndr le i, s'établissait k 
l'est de Saoffre. La faiblesse do ses forces ne permettait dvidem- 
in<-Dl pax à Ui-IIera de «'opposer à la marche du corps rniuçiilit, <^1 
il dcrnit coii>iid(-n;r coiDine uue nlinnne tnciipfnV de réussir à 
garder la ligne de la Bendola. 

LcH r^ttranchementade l'Autliion étaient alors presque achevés; à 
la Vnula. le^ ouvi-açes étaient en état de recevoir dnux piiïc«^s: la 
redoute de Millefourchcx était < terminée * ; la graadc bsttcric et le 
cbdteau de l'Authioa « hors d'insulte *. 

En ran d'allni|ue le i' halailton de Monlferrat se porterait de la 
Vanta à la Parp<-llii et ne .t« replierait sur les ouvrages da ce poste 
« qu'en cas de néc«ssité » (i). 

Qnaal i de Vins, malgré les nombreux avis rofus auxquels il 
ajoutait certaine ment foi, comme le prouve l'envoi précipité du 
^néml Colli, il im; se prcsaait pas de mettre en mouvement lea 
tranpea en quartiers d'hiver. 

Le 7 seiili-nicnl. il ordonnait aux régrimenU des ^rdea, de Pié- 
mont, de Stiluc4-i>, de Lomliardie, au a* bataillon de chusseurK, aux 
S* et 9* de j^nadiers de passer dans le comté de Nice aux ordres 
deCalii. Par contre le réçimeiit de Nice devait se rrndre & Ormca; 
le i" iMiatlloii. d'Oncille à Ucmont. Le raomeDi était bien mal 
choisi pourexécutcr ces chnits^Jt-cr(>t)(i<s (3) 

Le 1' bataillon de chasseurs devait être relevé nu Caîro par le 
a* bataillon de ModiIovî, or ce bataillon ne recevait son ordre de 
marche que le S A tt heuiea ; il n'arrivait à aa deittinalioD que 
le 10 1.3). 

Lr- G avril, le a* bataillon de Nice, trop faible pour opposi^r la 
motndiv résistance à la marche de nos colonnes, se (unvcntruii è 
Foorcoin. 

La situation de Ltollera i^it des plus dîfBcilen, D*- tous cdlés ïl 
lui venait des reuseigni'ments aunun^'aut le mouvement des Krati- 
Cais sur le territoi» de OOnca; depuis le matin, le jiosle d'Orneîlle 



|i> Déliera i CnvaBuvna, S *«ril, {ia|çe i87-i8B. 

ff) D« Vint, i Colii. 7 avril, |>i>i:« loi . 

<3) Janrnal itm V haSaiUon tt* Moadotri, jit^t lU. 



CCXXU CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIE EN I7U 

élmiX bombardé par cinq canoos et deux obusicrs ; l'Aulhioii avsjt' 
fait le sigaal «gu'il ÉUil oUaqué ssn» que l'on sdl ce qai s'y pasaaîl. 

Lc& Français ae pouvaient ■>(■-(! <-ti fora- xur toute celte lungiii^ I 
lig'iic ; iiviiut ilv pri^mli'f- un parti, une n'tKulut.ioii dèlinilivc, il 
importait d^■ disc^-nicr la v^ritublc direction de leur attaque Uellers 
gnrduit tout son san^-froid ; il se tioruail d'abord à porter le 
bataillon d'Asti avec la compagnie Itavbaudi ;iu coi Ardunte, poste 
qui. dans les cîrcoii-iliiiiccs itctui^l le.t, «ctgurrail la plu» gruatle iiii-| 
porlniice, puiiiqur, maftrc* dt- et- [ui%»ngi:, nous nvioafi toute rnciliti ' 
pour preodrt' Ji reTt^nt «a seconde lirne de défense. Il aif^nalait en 
outre A de Vins la nécessité de faire occuper sur la droite «le col 
Ardente vers Ormea le» défilés du Tauaru (ij. IHiiit le cas uctuvi, il i 
s'agissait avant tout pour Ui'lli-ra di- git^ner dutempK pui«|ue dcs^ 
renforts étaîcal en marche; en coutéquctire il se déridailA résister 
^oerf^iquemeut malgré soD infi^riorit^ numérique. Le peu de 
Ti^rueur des attaques du-ru^e» sur su droite lui prouvaient que ee 
u'élail Jii que de simple» dt^munutratious ; sucixsttiviMiieul, toutes , 
les forces piémontai«c« diKpoiiibles s'élal>lisa«ieDt A l'est de lai 
Roja. 

A cet effet. Déliera prescrivait au 3* balailloo de grenadier» { 
royaux, au t" di- Turin l'I au -j" de Nice d<' i^riiir la ligue de la 
Bendoln. Ces balaillous w pUvni''til, le» Kreiiodiers pr^ de SaoïflC ; 
le s* de Turin et le a* de Nice aux batteries de Bitrgeirun et de| 
Currlivl ('■(iit)lies enirn Suor^e et lu Bntli' de Qislo où prenait post/- 
In eompuiçtiic de chusieum dr-s ffîT-nadier», 

Le a* balailloB d'Asti, la compagnie Ila^baudi et ta fraction dit 
eorps fraoc campée à Tonde avaient ordre de se rendre i la Itrig^ue 
et de U au col Anientc ; au cas uti l'on ue rrUA>iriiil |>«K à se 
maïntroir A la Tnnanin, ils »f leplieraient éifnlcmcnt {>). 

Le major d'Aurare devait occuper la Tanarda avec quatre com- , 
pagaies du i" de chasseurs ; il f tait même autorisé A camper vers 
Triora où il n'j- avait plus de iieifife si cela s'aûcordait a\irc la 
défeUM' de la position ; sa mission oe durerait que quatre jours ; U 
avaîl surtout pour objet d'cntrelonir In liaison entr«- col Ardente et 
Saui)|>e (3). 

En avant de ce cordon, le chevalier Maccarini avec un détacbc> 
menidc 300 l)omm<-s composé de 5« bommcsdcNiccolde iSo mî~] 
lices surveillerait la marche des Kraii^ais ; il se posterait b Piffna 



(I) Dclltr* t Crivancaea, avril. p«g« 194. 

(>] Msliuinéus. Joarnal Muloriqat, ptg« 11, «I Tbaoa de Hrvel, JMmeieM. 
ptf 188, 
(S) Dïlttfa k d*AaTsrc, 6 avril, psge i||i. 



CAMPAGNE DE L-ARMÉK D'ITALIE EX ITOt CCXXIII 

au il tieDiIrnîl le plus longtraipK |)(na(ible, •!() ca» de mtraitr «Ile 
s'opérerait sur Torafffno (■). 

Le commaailaot du 3° r^imeat de V\çaeeol éiail invité ù hAlar 
sa marche. 

Le commanilnrtl du 1" baUillon de Itelt^igito, canlona*'- A Limon, 
èlnjl cDgagè A gagner Tende ; il y *er>'irait de réserve et couvrirait 
li-fi magaaioH (s). 

Kevul se rRadnit ù Pnimut pour v ri^gi<-r Ira dispoKilioiis tceou* 
itairnx; Mnulaudi, à In Beiidola, MuIhuss^-do, «ux Fourches. 

Le major d'Auvare exécutait sou mouvemenl daiu la unit du 6 
au 7, le di^tadiemeal eavoyé vers Pii^iia parlail le C entre 5 
eid henrcadu )toir(3^ ; l« compaiçuie Rafl>iiudi, le 7 ; elle ÈUiitiiui- 
vie do baUiillon d'Asti >;â). Le a' bataillon dv Nirc.su lieu de demeu- 
rer à h'ourcoJD puisqueUrneille appadeuail eut^oi'e aux PiéaiuuUiii, 
se repliait sur (iio où la §:«rui»4)n d<f Zua'tae venait le rejoindre et 
de là aur Saorjre où il eulnil k 10 hcurrit du xiiir. C<-ltc rrtrailr 
découvrait llrooille; le commandant de ce poste ramenait alor«é^a- 
lemeni ses troupes ea arrière ; n'ajant pas de muleta puur emporter 
ses munitions il Ira novait; ce sont vraisi-mblablemeni cea débris 
ijue l'un aviiil aperçu floller diiiis lu Royn et ijuî avuîejit faîl suppo- 
ser révncuntioii de S«orj^. 

Telle esUdu Rioiiia, la version di<s mémoires de Thaon de Revel et dt^ 
MaluuAvAna. M. de Mniilnudr pn'liMid iiu l'ontrnirr. ijue celle retraite 
rut lieu sur l'ordre de Déliera, ci-ci parait plus vraisemblable; 
da moment où l'on était décidé à sv défendre en arriéri' de la Ben- 
'doU, le poste avaaeé d'Orucîlle étant insoutenable ne répondait & 
rien. 

(joant au mouvement tournant de notre part qui aurait provoqué 
rabaudoD de Fourcoiu, il a'a jamais iucisléc|ue dtum l'ima^inatioD 
de Malau.W'ua ; en réalité, Hamine) n'a aperçu aucun ennemi 
durant la jouruéc du 6. 

L'artillerie retirée de Zuaiuc et d'Oroeille allait armer les bal- 
^terwa de Bergeiroii et du Cuccbet. 

Le niauvni» lom|>]i empé4:bait l<^ difTérenlCM troupes piémootAises 
d'occuper les positions qui leur avaieut été indiquées. 

Le 7 avril, le chevalier do Maccarinî rassemblait uu conseil de 
Ff uerro A Turaggîo où on arrêtait d« se relin'r |>ar la Taiiarda ; vers 



|l| Dueittritet à Maccartni, S avril, ptgt 19*. 

Û) Maaliadi dît qu'il nviit ilt larili t venir îufqn't I> Brif««. Mémoir** 
nr ta atmpofiu dr ijfi. ffr rJ). 
(3) 0«r«stell«t à Maccariiii, 6 ■irll, p>fe igi. 
14) Relatian de Aarbindt, fft toi- 




CCXXrV CAMPAGNE DE L'AKMÉK D'ITALIE EN ITSi 

l« aoir, il franchissait ce mont et arrivait i l'Alp de Maria : il h'ji 
FOnconlMit avoc le major d'Auvare (i). 

Lh lOurmcHtn avilit arrfti- cet oriitrivr ; onvcloppè dans h hrouil- 
Inrd cl fiifaocant dans \» m-ii[t, il se bornait à observer IVonemi, 
prôt à marcher à la Tanarda dH que te temps le lui pL-naetIrait ;| 
toute commun icalioD lui (fiait t^lpo^ar)ll■■ nwc. roi Anlnilc. 

Li> lialaillun d'Axli su diriiccail "nr roI Ardrfitf ; dans la soir^ ÏI 
campait au FnitSNO. 

Lp capitaine llavbaudi arrivait au plan de Alarta h 3 heunm ; il 
rencontrait » des HoMals du rl^îmenl de Nice i-l ijuntililr tU- mil'f 
c«n » qui lui appreiiaieul que Tannrdn l'tjiil <-iitri; nos mnins ; il 
rejoi^iait aluns le comte de SMint-Mirhol au Praisso (a). 

A la Briiçue, on avait rc^çu dans la journée des n-nDriji^nement 
portant que la Tauarila ^tail prise, llovel prescrivait alors de i 
retirer le» PraDtai» si la choisc était nvonimi- irraie •. 

Vu |)iMi pluK lard, d'autres avis conlredin'iit le-s premiers ; 
Tanarda n'aurait pas été occupée par lc« l'rsntniK. Un second ordre! 
de iievel transmettait cette information au comtv de Saint-Michel elf 
portait a de faire monter tout sou monde au col Anieutr et dVn' 
voycr i5o humm<i« A la Tnnarda « pmif appujer le mouvement 
diri^ contre ce po«lc. 

Son occupatioD était fort importante pour les PîémonLtix puii 
que, de là, il était facile de couper In communication de col 
Ardente avec la Bri|;uc. et c« poste était d'autant plus « dansre- 
reux > cotre nos mains, que • par le mauvais temps il était, 
inabordable ■ par le nord, u tandis que du ediè de Bugnpo 
était prciu|ui' tout <Ucuuv>-ri des neii^'s et In^» praticable » (3). 

Le rt^iment de Pifcncnd avait passé le eol de Tende le 7 : it 
recevait ordre de se rendre le 6 A Tanarda avec les quatre coi 
pagniea de chasseurs encore disponiltlea et de s'v établir déHnili? 
vemcut. 

L'intention do Délient était mCme de pousser ce cor]ts plus 
avant et de nous chasser du camp nu-dessus de Uueirio ; pour se 
procurer les forcea nécessaires, il invitait le commandant du régi-i 
ment de Bel^oHo, attendu h Tende, le 8. de venir )'appuv<*r et 
coopérer i ce mouvement. 

A la réception du premier ordre, le comte de Saint-Michel reii 
voyait le 7 à 8 lieurea du soir la compag;uie Ra^bnudi sur 



(t( Co4n|i(e rtadu tar i'orûrt 4* Ehilura du il, page 19*. 

\*i Rglalioo de Raybvixli, f*IC *"'■ 

(3| ManUadi. ttroioin» »»r la eampagnt dt 179$, p>S« i^o- 



CAMPAONE US L'ARilÉE DITALIK EN 1794 CaXXV 

■TaDarda avi^c ordre <lc s'assurer si le poste 6tail occupé ou dou pur 
nous(t). 

Lr «rcniiil uniru (It: Revi-I lui i^luil femU !<■ 8 h i heure 3/^ du 
mnlin. Mali^t^ l'oliscuritij de In nuit, lu iMlaillon d'Aitli *c tniiiuit de 
%uitr «a mouvement siir col Ardente, prêe^d6 d'une avoDt-^ardo 
cliai-g;é« d'y allumer beaucoup de Feux j>our faîi-â cri>it'e à la pr6- 
«enc de Forcos otDsid^ratdeK sur ct^ point ; louleroiK Siiiut-MiL-Uel 
observait qu'il Remit obligé d'Rlteniln- le retour de Bnvbaudi 
kvant de dinçrer sur Tanarda le délaehcmcnt ordonné, vn qu'il 
n'avait ])ersoiti»e coiinaÎNxanl la route jiuur »y rendre (s). 

Ravtiaudi n'amMiiil à ^Inrlji. u Ïm nei^, In pltiic. l'olutcuriti', 
remjttchaiciil d'aller en avant u. A ia pointe du jour, il marrbail 
sur Tsnarda ; ayant aperçu des sentinelles françaises, il se relirait 
après avoir exp^dii^ un milicien au comte de Saint-Midicl pour l'en 
prévenir. Kn cbcmiu, il n-iii:oniriiit le ttalaillun d>- Pisnenil S'aide 
par une dnquanlnioe de pnysaus et revenait avec lui. A ni croire 
son rapjMtrl, « les l'rançais a- disposaient à partir > mais le batail- 
lon de Pitfuerol ne U soutenant paN, il ètail contraint de renoncer à 
I les alLi()uer, u il lut avait r\è impOKHible dti dérider un uflieier pour 
te mctln^ à In tâtc de la colonne n (3). 

Le bataillon de Pii^ncrol ol la compagnie ilaybaudi se repliaient 
nur la Brigue. 

Informé de cet rclicc A col Anicnte, le comte do Saint-Michel réu- 
Dissait SCS officiera en conseil ôf ifacrroi < ÎU résolurent unanimo- 
ment df se retirer sans «qu'aucun observât qu'avant reçu des ordres 
nlti^rieurs, on ae devait plus s'en rappoHcr aux premier» t (4)- Dans 
la Miîrfe il arrivait A In Brigue. 

M. de Costa a b1dm<^ la conduite de M. de Saint-Michel en cca 
t«rmes Tort sévères ((u'od ne peut aasex approuver : « Les chefs 
d'ex]téditioD partielle avaient alors adopté le danj^reux usag^ de 
tenir des conseils de guern! et dt- délibérer sur les partis è prendre 
an lieu de suivre scrupuleuscnienl leurs instruclimis. Ce vice dan.s 
la discipline pensa perdre l'armée s (5). N'en csl-il pas toujours de 
mCme dans ces réunions où le chef avoue son impuissance en 
lAchani de fniiv couvrir ses décisions jMir l'opinion de subordonnés 
dont Ir seul rôle est d'ofiétr, et où l'avis le moins éiicrjp<iu(- eal 
loqjuurs Eilr d'obtenir ta majorit^ï. 



(0 Rclalron de ftaj-lMiidi. ps^c i«i. 

ti) Saint'Mkbtt. S STfil, p*|^ aïo. 

(3) fltlalioa de Rif bdudï, page *o*. 

^1 MalauM^na. Joarnat hiUori^at, paec ■■■ 

(5k Marqui* dv Coït». Mémotrtt tar la tampagitr de t7$i, p>g* bSS- 



CCXXVl CAMPAGNE 1>E LARMÊK DtTALIE EN )7»i 

Quant au major d'Auvare, il aurait ét^ é^atem«nl à la Tananla 
Ceqae noua ne pAuvoDft cotnpreoiire, mais n'aurait [iii l'uccuptiri 
cauM (lu maiiviii* tcmpK. Il un rcminit compte i Dcllcra et le pr 
venait < que tir pouvant rester aux litilU-s A<- l'Alp Taule de bois, 
W repliait aux ^ran^s de Nanan » (i). 

On n'avait môme pa§pris la précaution, en battant en rctraitL'(a)L 
de laiucr <lt» pi>sles aux avenues des cols. 

Ladéptcho dcd'AuvnrcniTÎvniivefsmîdiii Snon^e; il deii\ hrure 
UDC lettre du commandant de la Brigue aononçail l'évacualiuu dd 
Col Antente ; enirr temps le détachemeat de Fi^ii enlniit A Saorg 
ft nue lieuri'. 

La biluation devenait tr^s grave pour le K^n^ral l)«llern ; à 
^-4rit4. il î^orait encore si les Français étaient déjà en [Msscaaic 
du col, mai.i e» pnititant de l'occattion pour « m-cuper luf» liaiitfui 
d<^ In Rrigue, ilstttiticnl en ponilioii de vuuper lu grande roule i 
Tende >.DAb lors, Ipcorpspièmoiitais, vu soDruibl'-cHectif.avaitpot 
unique retraite le col de Fencstrea et <^tail of>li<^- de sacrifier tout 
son arlilli-rie et sei nni^uain». M. de MalauHiicua explique l'impa 
sibilitA ou l'on Mait du r^nisler k l'est di- Tendu h Ia-x liiiiiluui> de 
In Brigue perdues, celles qu'il Tallait occuper pour couvrir la 
gronde route exigeaient un nombre de troupes appi-ocfianl de celle 
qu! fuient dnn> le Ci>mlé ; les relircr pr6cipilamm<-nt des piuitioc 
pour courir A c«lles du devani de Tende ^laii un parti exli-^mc 
sujet au plus grand inconvénient, l'ennemi étant à poi-tée de U 
devancer ; a'il prenait la lii^nn \ ine.turr- qu'on l'alNnidonnait. 
pouvait arriver qu'il Irur coupilt totiic rclrnil>^ • (3). 

L>a n^lulioD à adopter dépendait donc du parli suivi par le 
Français. Conttnueraiunl-iU uu uuu leur mouvement en avant?! 
uulrr le u^néral Cnllî désigné pour prendre te cfim mandement èl 
attendu d'un instant à Taotro, Ignorant ses intentions, l>idlera lai 
laissait le soin d'adopter un plan de conduite ; il se boniait 
unionner aux troupes de remonter aux cals ; d'Auvare devail 
enipli>;rcr tous le» moyen» pour arriver le ij il Taïuinla ; le capitaiul 
Maulaudi, qui s'était offert de lui-m£mo, était charge de régler It: 
détails de l'opéialion ; « il emportait 3.ooo livres, autant pou^ 
encourager le» troupes 4|ue pour les fournir de ce dont elles pour 
raient avoir besoin •>. 

Dans celte crise, Déliera se rendait parfaitement compte du péril 



11) Malauiièni, Journat Aifidrtfar, p*gt i>, 

tS) M>ul<ndi, lt«Jalioi>, pi>KCS ito-iti- 

(3) Maliau««i, Joarnal Ai«lorif>r, paf ■>• 



CAilPAtiNK DE L'AUMÉE D'ITALIE EN ITW CCXXVII 

qu'il courait mis jxjuvoir y reméilirr en quoi que ce fdl. t Si IVii* 
Demi s*élail rcoilu maître ilr In Tiiiinnln. tinus aiirton» eu Iwadcoup 
de pnm- à saovcr l'aililleric et les maj^asiiis ; ol d'outre pari si l'on 
arnil Tnii chrit aoa> II' moiadr» faux pus. dans l'hypolbAso que l'en- 
iicnii sVlnit i-mpim^ de la Tniianln, on aurait perdu lu punition * (r). 
dr ceci a i-tè écrit le lo avril. i;V«t4i-rfin' uni; fiii» le d»njrcr pa«siï, 
el Innqu au ^tait plus dispus« Ji l'allinuGr qu'à riui|ftneril«r (a). 

Pour un cas extrfnic, le chevalier Je Hevel préparait iin projet de 
rclrailv par le toi di- Ft.-uc»lres. 

« D^sriiislqiit où In Tclraitoseradevcnui- néi-«KKRinslr!(l>at4iillQns 
Pfycr iiii lluf, Nice ei Turin niarclieronl nu Pou» oii ils se forme- 
nint t'I «r.irdftont tout*'» K-s avtoaes. L'artillerie plac^ au Curcliel 
H Iter^eiroii nin.ti que le reste des pièces et munitioiiii «rronl 
rapliiW aver les i'ï[iiip*gw par If vallon de Cuiron et suivront tout 
druit jusqu'aux Foiinaji{ines Kupèrietirex, Le M'coiid ^reuadiers 
rvraux se placera en avant du Fontaa, udp compagnie au pont 
rompu, pour couvrir le replîemeal des magraMus qui, au beaoiD, 
passeront par Iccbe.niin du Pous ; ils formefonl i'iirri^re-irnrxle Le 
capttaino Pandini avec les milice* i-ouvrironi la reiraîle du cdt^ du 
vallon de C^iros. Les magasins et provisious du Konlan passcrool A 
hauN t'I Belv<''dérc ; ce qui ne pourra pas ^tre emporta mh-u détruit. 
Le Hiarqui« de Colli montera nu .Srri<d nvec les bataillons Mondovî 
et Oneillo aîuiii que des milices. Le second Montft-rrat passora A 
Belvédère. Dis que tous lo» convois seront ]>assi%, si l'ennemi 
meiiarc le Pous et que le second ifrenniliers royaux si> soit rcltr^, 
TurÎD, Nice, Pcyer im Hof inwnliTonl vers Mcmcl. Le comte do 
Sl~Viul disposera pour replier xod artillerie vers l'Aultiion, laiiwnut 
toutefois deux pièce» dans la jurande redoute tW Mai-ta qu'il tiendra, 
autant ijuc! piHtstbIe, pour relnnler le »iègt- de S^dr^e. Ri-duit à la 
rotmite, il mettra bora de «crvicc lc« pii^cen qu'il ne peut emporter 
et Tera briller les t>aiai-«DS, tout ro qu'on devrsj laisscr.et détruire, 
autant que poiitible, la grande redoute. $>ur(oul le Tront vers la 
Beob où il se repliera avec toutes le?* troupes de lu Maglin. 

Les troupes emporteront avec elles |K>nr quatre jours de vivres 



(1) I>el)cra k OsvaBxsas, lo avcll, pai;c >3i. 

fi) ùoju suit rtlation da fait» iwtHot It S aonl du t6té rf< Saorgt. joinir 
à U dtptchc lie Gkcrardiai da ifi avril, el qui par nulle pcoi im con>iilir(« 
coDine ofScJ<llp, le daattr couru par le eofpt txp'slilioniiiiirr t>i encore 
cxpriSK plqi tivrmenl. i Par Ia prise 6r Col Ardente rt de Tanarda ïlt peu- 
venl aofit fermer notrf roui'* de rvlraitr aur Tonde. Il ihiu* rfitenït aÏBci 
l'atteriMliTe de voir obiiraer le «eml pimiiaitr ilooi noiit dtapoMruB* par le 
no! dr Feneïirrti ; on dr r**lef piiMoalcrs, au d* août ouvrir U route 
l'rpW 1 la waia ■. Voir pifc iq3. 



CCXXVin CAMPAGNE DE LARMÉE D'ITAUK E.N I7« 

ainsi que buu nombre du cartouches. L'orBcu donnera l'état tle 
mflfCn.'iiMS cl s'nMurcni pmmplimrnl i)c (oiitc« \es n-nfMutci'f qu^ 
peut fournir la vallîc do lu Vcsuliie. Le fir^iiiiral iiv saumil IroÉ 
recomnMDdcf aux troupes de ne jamais oublier i|uc Is fertnelé et li 
conutniiue «ont indiH{>eiiXHli]i!%. ijui^ lear liunnciir, Irur salut «1 1^ 
bien du service du mi en ili'pondont. Les commandaaU de eorp» i 
lea officiers doivent donner aux soldats l'exemple du calme, di 
courage <'t de la palieiK-« sans le.4i)uel!> la confusion ruinerait toutes' 
les mosurcs. Qu'il» Koîrni assurés ((uc louI«s c<.'lles qui peuvent 
assurer nos mouvcmenis sont prises, et qu'en nous soulenanl oil 
nous somme.H, nous serons biooti^t d^agts |)ar le» troupcx qac le 
f{L^ni^rnl fait venir e» grand nombre île Piémont. En tenant dan» U 
position prise, ayant une communication avec te Piémont par Fene: 
tics et Vînadio, nous conserverons au roi d«s poste.t très iniportaiital 
et nous acquerrons l'Iionneur e( la gloire d'avoir donné hd grand 
exemple do fcrmelA. r>rK KonlTranccs sont inséparables de nulr«'] 
position. Le soldst courageux les brave comme les dau^nt ; de 
ordres ultérieurs MTont donu^ selon les circonstances ■ (i). 

Pour comble de mnllieur, le porteur du ntppori où le comte da-^ 
St'Mîcbel annonçait sa rctraitct répandait inconsidérément 1^ 
nonce de l'abandon du col . 

Cette nouvelle ucrnïionnatt une espi^ce de juinique qui * rcdSF 
nail eu petit l'image de la fameuse émifzratîon de Nice • {tj. le» ofR- 
cicr» de la solde proposèrent m^me de brâler les magantn* 1I4 
Tende, Déliera prescrirait seubmeiit de prépui-er cette opération. 

Maulandi arrivait nia Brigue à quatre heures. Les deux bataiJ> 
Ions de Pignerol, le corps franc ctqualre compagnies de ehasseursl 
yiilaicnt rénnics. • La troupe était harassée de fatigue. . .,1e décou- 
ragement, la lassitude, le besoin de repos rendaient impossible une 
mnrdti- de nuit i. 

Quant nu lialaillon de Delgioao. atir lequel on comptait, il prévc— '1 
nail par une dépêche rr^ue le 8 A quatre heures du soir qu'un ordre j 
de de Vins lui prescrivait d'attendre son second bataillon (3). 

Convaincu de 1* impossibilité do rien tenter, Maulandi établissait] 
une grond'garde de 60 hommes ■ sur une hauteur qui cammandoil \ 
le chemin de la Taniirila d. Il proposait pour le lendemain d'y mar- 
dier à la tdte de c4-nl volonlaire.-k choisi.s, soutenus par les chasseurs 
et le régiment de Pignerol ; le bauillon d'Asli, le corps franc et les 
milicien* retourneraient au col. 



( 1 1 M'mi'/irtt d* Thaan 41 Ittotl, ç*ft ■ 91 ■ 

(1) Hrliiioii it% r*il> d'arme* surrcniiile Gsvril da cAli d« Saorfe, pa^ i^^. 

(S) L«llr« clU« par ManUadi ; rclatioa, page 1(0. 



CAMPAGXE DE L'AHMéE DITAME EN 1791 CCXXIX 



Cette rJépérhe arrivnit â SiiorKC h minuit ; lùp.n (|iie la çravit^ de 
lu criiic KftnliMt K'iinirinnitcr, Dcllern v ftait di-mciirn <lr mi per« 
ftoiinc. Pcut-Jtre jugera -t-on qu« sa place aurait 6iê à la Drïgue : 
lÂ. en interroi^cHiit tes cheh de corp:*, il se serait racilomeol rendu 
compta qup tiiitlei;i-ll« ^riKilioii ctiiit occiisifinii^i- [litr la vue dv quel- 
que» «unii 1)1*1 lc-«. Si l'on jugeait le dniit^rr im^z grand pour pré- 
parer la destruction des majirasius de Tende, il était du premier 
devoir d'un gi'-n6rnl de voir par lui-m^nieel de nepiK.tVn rapporter 
h un Htmplu cnpitAtne. l>'ol>lii;aliQti ^lail impérieuse pour lui d'u!««r 
de son influence personnelle surtout pour oxîgi>r un dernier et 
sMprt^me elTort. et il devait se dire ([u'ua capitaine d'état- major, 
simple xuljurdunnt, ii'.-iviiil pus l'autorilé «ufiÏK'iiilr pour y rfuuir. 

Déliera approuvait le projet d'attaque pour le lendemain. D'Aa* 
vare • devait faire une reconnaissance exacte si les Français étaient 
ou non A In Tiinanlii t . 

.Maninndi était invité à prendre toutes les mesures que le hien du 
senicc e.tîgeraient ; en même temps on lui expédiait copte do« 
ordres adressés nu comte de St-Michel. En cas d'échec à la 
TnnanlR, i Its troupes devaient être postée* ft droite et il fr»uilie sur 
les hauteurs qui dominent le couDuont de la Levcnza avec In RoyM 
pour s'opposer â l'ennemi qui, déhouchant de la Tannrda, aurait 
tenté de cniipfrpnr là la position de Saorjfe ». 

Le chevalier d'Auvaro occupant les hauteurs de Nenao, le comte 
de St-Micitel se serait donc établi au nord de la Levcnxa. 

l.i- mnjfir de Mnlnnssenn nllsil partir • ponr réitérer aux troupes 
rorilrc di- reprendre les eols i. lorsqu'on apprenait l'srrivée de 
Colli. Sa destination ëlail changée, il ic rendait A Tende porteur 
d'une lettre ou Déliera mettait son dieT au couraut de la situation 
(elle qu'on U concevait à Saorife. et des ordre-* donm^. 

Des avis refus annonçaient la perte de la Tonardn. mais ce Tait 
était encore douteux, car une leltie de d'Auvare portait le con- 
traire. Pour U- lendemain, i), eel officit-r avait orilre « do s'assurer 
poKilivemi-nl xi les Prançairt fiaient ou non à la Tanarda ■ et, 
dans l'arfinnnlivc, d'occuper les liautcurs de Nanan pour couvrir 
Saor)^ vers le sud ( i). 

Heureusement pour lea Piémontais le commandement était piumé 
dauK des mains Termes. 

Le 5 avril, le ffém'ral ColU avait reçu le commandement du corp» 

ttabli dans le comté de Nice ; il arrivait le 8 A Tende harassé de 

itig^ue. Aussitilt il prévenait Déliera de sa venue et l'iuvilail A lui 



|i) Ddter* à Coili, 9 avril, iniaaîl, pag« *i9. 





GCXXX 



[/ARMI-'E D'ITALIK EN 179i 



fjiirc pari <le l'état tics rhoHCs ; scion sa réponu: il serait A Ponlaa 
!<■ (|, nvaiit jour, .li lit irntvit^ ilvs ctrciin^Uian-s y exifçcnil xa pr 
srDC« imiiK-ilialc. nunvmi'iil il *\ rcnilinil plus tard (■). 

Avant (l'adopter un parti irréparable, comme de briller les ma^-^ 
sins et de rc-lirer les troupes du comté de Nice. Colli voiilul npprj 
cicr par lui-métiic l'^liil dex afTiiircs. 

La lettre <lc Drllrra tuil Iniji p;'u e\plit-ilc ]»oiir pi-rnictlre di 
prcndrt? des mesarcs déRiiitivos ; les premiers ordn^s do t^lli dal 
de Tende, à 9 heures du malin. De conlieniient <)ue des iiidieatîoDfl 
Kt^iii'-iMli-.t. Il iitl pn-si^rit au manjuis Colli u de fairi- recnniialln- If 
clicmiii i|ui, de St-,Marlin, conduisait à la Madone di- l-cucsinrs ctl 
de l'église au col », e4 ^ Déliera a de faire parade de sa troupe à la 
position de Saor^ pour i-n impoacr A r<-TUicmi •. 

Toult^H It-s pu.iiliiinn : IVtv^drn-, Claiu i-l Saorj^ seront d^fen 
dues k rcxIrfniB. Le rvstont des chasseurs demeuras ii Tende 
réunira, k la llri]i;uc, à d'Auvare [»). 

Cen pn-iiiiùrf.i dîS|>o.ii(ions priseii, jugeant d'après les rappurU 
(|iie Ir gros dc9 TorirrH rraMÇjii«i'.'> iin-im^'iiit nurioul lu gatidtr, et qu< 
les autres atlaqui:^ n'étaient i|u<! des démonstrations, (!o)li se diri^ 
grcail vers la Mrî^ue où il entrai! assez lard (3). Maigri les ordi 
donnés d'être prOIe» A mai-cher. !<■& ti-oiipi-K n'y avaient pusencur 
fait hi soupr. « Loin de n'irriter de ce retard 0, Colli f .xinx morliKi! 
l'amour-propre » des ofliciofs i«nionlail leur moral : peu de leinpl 
aprfts, la troupe élail sous les armes. 

Il approuvait le pi-ojel de Maiilnudi, iqj volonlair^-s fournis \mi 
le cor|>-x franc et les ntiliees marcheraient i la Tannrda. Cff posti 
occupé, I il sernil dèrendu jusqu'à l'evlréinité •, maia le batailloa' 
de Pignorol demeurerail à la Urigue prél A le soulenir(4}. 

Le >* tMlaillou d'Asti s'établirait à col Ardenic, de Ih. il |M>usse4 
mît en fvunl des patrouilles sur Bn^^îo et Triorn et Sur la i^aucht 
ver» Ponte di Nnva ('»t ; le i" lintnilloii tir. c)ias.v.-ur» oc<:uperiiit lei 
granges du vallon de Kraisso et fte tiendrait prêt A appuvcr 11 
bataillon de nol Ardente (6j. Toutes ces troupes seraient pourvue 
de igunlre jour* de vivre». Bien qu'ayant vuya^ depuis trois Jour 



|i| Colli ft Délier*, B s>rii, paie iiu- 

iij Cotli i tVtlon, g RTril. y liciim du malin. p«fn ■lO (t OUI i Déliera, 
pa^ ii6. 

(3| tl. (le Malaetscita dit 7 heure* : tl y > erreur pulii|uc noiit atOR< u| 
ordre d* Tcndr date <le 9 Iteurct. 

(4) Helallon il* Mantandi. page iji. Colli aa oobiIi? d'Iton, g arr4|| 
pSfe 117. 

{lii Cnlli au 1* baUilloB d'A*u. g avHI. pt(t 117, 

(fl| (killi BU ■•■ liataillon de cIiiHeurt, psge 117. 



CAMPAONK DE LAHMVÎE DlTÂTT 

pnrlm chumifis les plus afTrvux, santi avair pris de repos, Colli a* 
rcndAÎI à Col Ardmlc : il y fixnil ]>»r lui-in^ine l'élabli.vienKiiil des 
lrouj>es, inni-qunil les jwslcs n iranliT ■■! cf-ux li Tonifier ; jniis il 
fL-tuiirnait à la Brigue, il y onttail vers <) heures du soir. 

Maulnudi avait le prujel dt.' mardiur ik^s lo malin avec Ci>nl 
lii>ntni(^« lir^ du rorps rronc, dr.t n'^ffinii-ut.-' ilt^ Piçm-rul, d'Ajili et 
de lii rompsi^aio de la (trique sur la 'l'nnard», mnts In dislrihutioa 
île l'eau-tie vi<r et des muoilious le retardait just|u'â ij heures t/>. 
Lo eon]t« d'Isau s*Hvai>çail va arri^r^ avee le cov^ franc. 

I.-x lroup>-s •'liiiriit itiviMVjt <■» tmiit culi}nii<--s i^oiiduites p.tr des 
sous-of liciers tirés dc-s milices de la Uriguc, A droite le «tpitaiRc 
denmilîces de la l)rii;u6 qui, \a veillo, avait fourni des reiiseijçnp- 
tuenU sur la Tananla avait ordre de s'emparer de la pointe do 
(imi M|tii'-e sur lu f;,>ui:)ie de de uiuut. ut de foudiv dVa haut sur 
IVrincmi. 

L'oe autre t-olonue tournerait à frauctic le baracon pour eoupcr 
la rulniitv aux Pi-aui,-ai4, Uiudî» que Maulandi attaquerait de front. 

• La journée éliiîl de» plu» iilTreu:(«N ; nue tourmente îles plus 
fortes, un brouillard do« plus fpaîs empêchèrent irarriver avant 
s lieurvs v : les troupes curent pour instruction de ne pas s'amuser 
A tirer. Je mareher ft l'arme blanche en poussant de grands cris ; lu 
Mt;nul »cniit donné par deux coup-i dr feu tir^s sur la sentînello 
fliancé«. Le brouillard ajani racine l'opproclic de U troupe cnncmiu 
i la sentinelle frau^ais^, elle était tu^e. La ^rraud'i^arde. forte de 
.■Kii.iaule hommes, nurprise. i^tail luèe ou dispersée ; ollc perdait 
i5 A iC prisi>anier« 

Le corps franc avait suivi i|c lir-x prés ; l'opération à peine litr- 
tninée, « oo le vit paratliv sur le col et il s'élendit sur la gauche jus 
<|u*A la pointe de Grai faisant face ^ la ilesc«nl4- de Tattarda » . 

Maulimili envoyait nlui-^ le chevalier de Latut^çia au haracoii 
pour V rallier 1rs volontnires ■'-[MrpîHi's A U pnunutte des fuvards. 
puis il rendait coinplc de sou succès A Colli : " Je suis, lui érrivait-il, 
surla cime ilctînti qui défend et met hors d'insulte celle posilionn. 
Eu m^mc temps il lui demandait a de lui envover beaucoup do pay- 
sans et de inilic<!S fraîches pour soutenir ce poste important > (>)■ 

Mnlh'i^ureusemciit la comluile Iciiuc par le eonile d'Isuu allait 
reudi« inutile cctt« tentative. Au capitaine .Maulandi qui claît allé le 
irouver, le commandant du corps franc répondait <• que la (oiir- 
nienle était si forte qu'il n'était pn» possible de bivouaquer dans c« 
lioste pendaiil la imil sans s'cxpoMr h quelque scandale de la part 



(i^Haulandi à Culli, Tan*rd>, Iblolion, g avril. i!t^. 



CCXXXII CAMPAONi: UE LAHiiÈF. D'ITALIE EN lT9t 

dos soldats «. Mnulandi lui rappelait les ordri» formels qu'il nrnit 
r«çujt : il lui olijeclait que k-s précautions i^taicot prîws pour pro- 
curer du tiolMtuxsoIdntM.qu'i celefTel tl nvailiimuDé avi-c lui quinze 
pnvKnns de 1» Rri|ifiii' d'?!«tïiii-.''l<-iicuiip)'r«iiriii qu'on piU fain- tii-nu- 
coup d<- frux pour eu imposer ji rcnnvmi pL-iitlaiit la nuil h. Dnn» Iv 
bul de releuîr les hommes, il offrait trois livres à c«ux qui coDseo- 
tirainiit A rentvi'. ut il priait a lu major d'UtiD <l'y Inixiter è la 
Tanardi; un offititr «vi-c un dt-Uchcmcnl de son rorp* p«ur y 
coalenir et garder le posloctdeux nombr<:'us«s compagnies de mili- 
ces de Dolceacj^iia qui oo ratsaieDt que d'arriver ». Le comto d'Ison 
le lui iiyaiit [iroiiiipi, Mnulanilî ruto un mit ù la llrigue faire son rap- 
port au gi^nËrti! Colli. 

D'apr6» sa relation, ayant reucoiiIrA en diemiu le ri^^imeot de 
Pigiierol i-l lo corps rraac. il les plai.-ait sur le» hauteurs do la 
Ptnya av<.i' niinnio» pour c<: dernier de pousser de riùgiieHlea 
patrouille.'» sur tes hnutcurs de l.iunire«. 

Subitement il voyait revenir toutes les troupes qui avaient pria] 
part à rexpèditioii. et les soldais lui iiiiiiuii(;ait-iil que ■ TaDarda 
avait été eiitiùrcmenl èvacut' et qui* m^niu les Friiuvai», sans coup j 
férir, s'y tlaicnl établis ». 

MauUndi aurait èlf d'avis de renouveler l'aliaque le lendemain 'A 
Culli s'y refu.-Hiil, a In truupo iiyani l>ir<oin de repos •/. Il rJiarg:esit le) 
capitaine a d'aller faire le lo les postes à Col Ardente et prendre [ 
des nouvelles de la position du K^nérat d'Argenteau uu Font dsj 
Navft ■(!■). 

Le« extraits que nous possédons de la currcspoadancc de Déliera j 
pour la journée du <| sont très vagues, toutefois ils n'indiquent t-er-l 
tainemeut pas que la droite fui meuan'-e sfrieujtemenl ; le majori 
Colli, gardant le SiruoI (a), un mouvement otTensif de notre part 
effectua dans cette direction et tournant la droite piémontaisc ne] 
lui aurait pas échappé. 

La perte de lu Tiiuarda était évidemment un événement très mal- 
heureux ; mai^ dans les drconslances actuelles il eonvcnait de u( 
pas montrer In moindre hésitation, et Colli faisait preuve de cett 
assurance qu'il réclamait ches les autres. Afin de ranimer la eou* 
fiance il ténmiK'iiuit In plus irrvitide Halisfnelion de» rèsultitls uhlrnuA 
dans la joumi'-r. Bcrivnnl à g heures du soir à Ik'lleru il lui mar- 
i|uait i]uc Taltaque de la Tanarda avait été 1res bien exécutée, Trois 



II) Reldion de Miulandî. )»|['i ili-itS. 
|*j Déliera à Colli. rap|ii>ru du •), ptft ad. 



IMPAGNE DE L'ARMt-K D'ITALIE EN iW CCXXXIIt 

bstaillons campaient à \s Praya. et si IVniiGnii revenait A la charge 

I il serait titi'D ivçu ■. 

Eii mitlniil eamplc no rui il at lui carbail pns ta [^aviti5> dg péril 
■ui)ucl oo avait j-tlinppè : si reniiemî o'avail ttè arrêta k la 
Tananta, c il lui aurait l'it!- facile de (tartir pnur m- reuilre iiiatirc du 
vîllaçe de lu Brigue <-l nttijKr ainsi à l'nnrKV xnrd» Imilr- coinniuiit* 
calir)n iivri" Tcmlc ci »'cmpar<-r d<^ rartillcrie et do ses magrssiiis » . 

II s'attendait à cr que les Français renouvelassent leurs attaques, 
nais il comptait les re|>(>ti»er, Hurinut m len renforL-t lui arri- 
vaient (i), 

Annl d*élrr fix^ sur Ira événements de la ^nche. il évitait de 
s'envafïcr sur la droite ; il re<rorntnaiidait île rester dnus cet le partie 
sur la iléreusiv«-,p( il faisnit iv^riri- un miin|ui« Cnlli, di' craiii((-i|u'il 
m- puu.vtil ses RViinl8i;cs, ■ de sVn lenii' l'i de rort<-!i patrouilles $iir 
leSîruoI > jttsqu'A ce qu'il edl reçu des renforts. 

U'Auvarr maiolienilrail sa pu.iiiiou fa avant di- Saor^.el dfisson 
arriva te ri-çimenl de BulgiitMj imtt le Mjalmiir (i). 

La pnmi^n- inicntiou de Colli était de se rendre Ir to A Suur^- ; 
les rcnseiicnenit-ntH parvenus dans In nuit du f| au 10 la modiRé- 
lenl et le dt^lerminéreul à aller reomuaflnr d*nU(i-J In situation de 
sa ^uelii- . 

LA était pour lui le véritable péril, «t il importait au plus haut 
Aegtv de s*as.iui-er si It-s Français coulinnaîi-nt leur innuvement en 
avant. 

Puur MV droili-il devait Aire sans inquiétude, puisque danx la 
inalînie do lo, il appelait lo ji^néral Oellera A Tende où il comptait 
être rendu A 6 lieniv-» du soir (3). 

Cet ordre de quitter noa poste en prns^iner de l'ennemi -Hurprt-nail 
legiénèral Delb-rv ; nous ne possédons mal heureusement |MS tes 
rappnriN qu'il transmettait le 10 A CuDi ; il semble loulefois que 
partout on si^rnalait dis forces fiMiiçaiM-N A proximitù : ce n'était 
doni" pas le mtimenl de luissnr Snunrc sans commandant .tupi'rieur, 
HttHsl demnndnit-îl s'il n'y avait pas ern-ur. 

Au comli.* Vital, commandant à Marts, Déliera urdonnati de uo 



{t\ Ghenràia'i à Thugal, ii itvMt, p»Bf i3'j. Tp*» *raii«inbliblrinviil ou lai 
>*lil coBuauniquc le rn|>porl île l^alli ilvnl il c>il <|uritïuii duas lit Irltr* <l* 
de Vîml du II avril, p. t3,\ Htin4ri|iiaii( en otilri' i|ue iIhmn ioiis m* r«[>- 
porll, Colli l'irlt de la rcpri» ik U TannnU. iv rjiiL tuil in«iart. Déliera 
rxpoie II nilualion d'anr fn^p plut jiislr ta torivBNl. t Troi* biUillnOi 
ocvuprnl A pri-wnl une poiition qui ^rtnlll la Tanarda «I la nicl liors d'io- 
nillr >. Orllcra. lU arril. pi^'p iSi. 

(i| Colli t Drllrrs. yarril. page iiC. 

Il) Colli i IftlUia, iu avril, ptgt iio. 




CCXXXfV CAMPAGNK DE L'AIÏM^-lv IVITALIE l-S HH! 

[la.H pcrnieUtv à r«aDemi de •t'élnlilir iiii Colombier ; " «i de flîs- 
poRCr pour l'en chusitnr U: miiiciii di; In Crtilx de Giiri Ac tnuaii'tv à 
hattre sans <tro vu par W gro^ canoos de rt^naomi k. 

I<<! cas <le l'Aiitliion i^lant n pn.>«saiil d, I<- clicvalii-r de Casanova 
élaliliniil à pmxtmît^ ut sui' la Ugae <Il- retraili- a l'Ortiguii^re et A 
St-Vcma les Iruaprs qnî ne pouiTJii«nl trout'vr placo A i'Au- 
tliîoD dans Im baracons ei dans les Icnlos (i). 

Dans la jouriii'e cous nous retirions d<- nou^-m^inea par Builo du 
iDHavAia I(M»|>s,el le 1 1 Uelli-ra ivRdail complu «lui- nous avions £U 
chass<« du Pijji-oiinicr (s) cl dr In GiundgU. 

Le lo, Colli cxMUtnil UDc nouvelle rMonnai&sance ; l«s haoleur» 
de ta Praja lui parureut former une bonne jiitsition pour arrêter 
lr« Prançai*. sii.i ki- din^ciiiont sut In Rrî^uc en dcbouclianl di- la 
Tanarda ; il y établissait lo r^^imcnt de l'ijifnerol ; lo rorpK Tmiir 
prenait position au plan île Liaiiîre qu'il devait retranehcr ; la com- 
pai^nie de chasseurs de Pigucrol assurait la cummunicaliuo entre 
ce« deux rorps. 

Grdoe à l'emptchoment que le mauvais temps mettait r no» nlla- 
Haea, Colli obtenait toute facilitt; pour établir W renforts ((uï lui 
arrivaient. 

Le to. le i" bataillon de Brl^iosoenlniil A Tonde; anlieit de venir 
A Snorgc. ce ré^iineol recevait une nouvelle direction, il était 
(lirt|[6 sur Col Ardente où il arrivait le 1 1 . 

l.e bataillon du ur*ii'ni'""i autrirhicti éUni annonce pour loti à 
Tende, Colli le <lestinait û Déliera ; en attendant il lui prescrivait 
le lo do renforcer le major d'Auvare par un dÈlachemcnl de eJn- 
quanti- liommim tir^s des r^imeuts de Nice et d'Uueille. ce qui 
él'ivail sa force a t'to liommes (3). Crlut<ci avant indiqiii^ qu'il sérail 
avantaçeux i'oc«uper la baisse de Ciai, Collî y coms^iilail le 1 1 ; 
il se proposait ménie de le |>orter en avant, el 4 cet effet il ordonnait 
de lui etwayer une aiiilurie de Nice (^). 

[>cllera avait l'intention de pincer le bnloillon de garnison à 
HarU. Colli rofugaîl de mettre en première ligne ce» vieux !io)dalit 
qui y auraient i^t^ trop fatij^ix^ • il le cantonnait le i* k Siiorge ; lo 
mf^me jour le bataillon de Turin partirait b 8 heures relever A 
Marta le i" bataillon de grenadiers royaux Ce rfginient irait alora 
A la Urii|;ue oii il recevrait de nouveaux ordres (5). 



(t> Délier* à Colli, lo avril, p»ff *3o. 

(1) [kllcra k Colli, ii atril. AoilfM de* rapport! pitnonlal» (AB7S). 

{3} tioM k D«ll<ra, 11 aïril. paifc iJ4> 

,i) Uelltra à Colli. n avril, analyse CAB7&|. 

|!t) Colli ■ 0«U«T*, H avril, fgt i3i. 



CAMPAGSB DE L'ARMiiK D'ITALIE E.N 1191 CCXXXV 

Lt tt, lofç^n^ral Déliera cxèctitalt c«s ordrt'sde mouvomcnl, mtiiit 
puur i)<« nitilif» qui ixmii ^:hu|)|i<ni, Jugeaiil Iv balaillou de Turin 
lra|> faiidu, il uitmil vuulii p»rt«r ^(j^alumeiit it MurU to a° de ÇF(^• 
riailivrH riivnux fi)- 

Le major il'Auvare, o'ayaiit pa^ as^et île [)1ac« |>[>ur les reaTorU 
qu l'avjienl rejoint, pi-nlail le i3 In rompagiiic dva cha&MDrs 
rovau:t ; qllalr<^•vi^gl,•( iiummirt du haUiillon de ffsriiî.soii le» rem- 
plnçnicnl, le reste s« leuait pr^l à rap|>uy<'r. 

Lo meaie jour, un Itataillun do Nice se readaJI do Tende à la 
tiguc ia>. 

[Bi«a que l'on nu fdl pas esnctcnieiit renseiifTié sur nux muuve- 
mcDts. D oD avaîl appris di-s )>rn?ers de la Urijçue qui fiivnieot de la 
rivii^re à l'approctic des Pra^l,-ai^. qti'iU étaient au iiiouliadeTrioi-a 
et s'avan^aiêul «ur la priuL-ipauté d'Oiirille « (3). T)H lurs, un u'avail 
plu» à ri-dnutcr une nlUiquc immédiate ; la situotion ^'élnil donc 
wntiblcmcnt améliorée puur les l'iémonlaîs ; les craintoH qui 
■vai«nl envalii un înslant les esprila s'étaient calmée» el, autant que 
l'on en [i^uX juifer pur uni' iV-pomte de <li* ViiiK M Cullî, celui-ci ae 
lémiiif,'iiiiit plus d'iaqui''tailei/i). 

Rev«l d«ns une lettre où il demandait A quitter l'armic dérlanît 
• que les clioses étaient latFermîes > (5) ; et Dellei-a reconnaissait 
qu'après la ri'ptîve ilo Col Ardenle roii a pi>u%.-iit être tran- 
quille » (6}. 

• Les nuijçes qui, du c<ll6 de la Briffue. s'étendaient encore « celle 
tpoque de Tannée Jusqu'à mi-periie de la muutiii^ni' <i . oITraient un 
obaiftcle sérioux qui auj^niculnii puur l'iiivlnut la valeur de la lî^ne 
de di'rfenM- ennemie ; touti-fois M de Malaussena lui a prflé trop 
il'impottjince en lui atlrîliuant le muIiT de noire défensive nvr ce 
point. A la vérili^. \r* iiei»e:s avuient été oiuse di- la non-occupation 
de Col Ardente, mais ïl n'èlaït pnx exiii'l il'iVnrc! ; i L'eniieiiit n'osa 
d'abord frniicliir cet olmtncle pour s'emparer de» liaulenm qui cnm- 
mandenl la !triu:ue->. 

Il résulte de notre exposé que, bien loin d'frtre en état tlo pnsMr ft 



{>) Dcilcrs. anjiljrM 4es rapFKirl* jtîcaioiiUia. ii avril, i»^ ï38. Obncnaot 
i\nt. d'aprt* Malauswn* t.p'K' 'Ul !'*« dnix liilalllon» dm Kn-nadUm ruvax 
wnl II l3, A r-ot \tiltnlc, rr «jul ckl L-oiiliriiie jiar Ir ra|i|>i>r( di llrNriprilc 
ipigt iJI4). L'ordre de Lhllera conrciiiani Ir 3' liil>ill«n n'a doni^ |>b élrv 
txbcuU. 

(>} {Mli 1 Orltcra. il avril. paRC siJS. 

(3) MataosMiin, Jonntal hitlori^ar, ptft 17. 

Iti tV ViBx 11 Olli, 1 1 avril, pige i3l. 

lu) llrvnl, gavril, paie 117. 

|0) Dclli» i Cravaiiiana, 10 arril, p. >3t 



CCXXXVI CAMPAONË DR LARMÉIÎ D'ITAl-lB HX 17W 

ToSoitsive, Us forces demeurées h Monl (îioTc et k h Tnfiari])i 
ilaietit à la merci d'une atlaigiie un \trii vii^uurouse (l). 

Dans In journni- du lu, Mnulamli «i-nviiit ii c»l Arilente ; < an 
brouillard très fpais emp^rliant de voir la position en i^rund •, 
rétablisse ment défiailif des divers posIcA était remis au lendt-tnaiii. 
Le II, il élait réçlAde la manière miivanti! : le a* balailton de Del- 
grONO nu col m<ïme ; ii sa droitr, xur la l'ime dri [tnsco. une soiicau- 
luin<- d'hommes du t*'<:haiwcurs avant on uTrî^rc le rcsto ilu haUil- 
Ion • sur le penchant vors le col i de manière k pouvoir prendre do 
Banc une troupe qui y nmrehemil (a). 

A !i«giiuche. II' hntnillori d'Axti nvnil iiov cxriitnrîe nppuj^e au 
Saccarvlln, une centurie au chaletde Visani^lia. une aulre à Rurca 
Barbona ; cette dernière devait pouHNei- une e^ttrde avancée sur une 
hnuleur •• durniaaiit le chemin de Trîoi-a et lu viillAc du co nom •> ; 
très vraisemblablement le Pclle^rino. 

Eu cas d*altaque. les chasseurs se porternient au centre, Bel- 
pioso s'appuierait h la Suci-arella ; rjuant Ji In ecnluric du chalet de 
Vis»ni^liii,ii idle ri-sisU-niil an bord du chemin et it'i- lèverai! en pro- 
portion des mouvements de l'ennemi k sa gauche mai» i-llc tii-n- 
droit ferme A la crèle qui se joint par uu chemin à la Saccarella > . 
Maulanilt e»(imait très juMemenI que ('«tait Ih une pusîlton capi- 
tal!-, oir une foi» cette criMo perdue, on pouvait battre radli-menl le 
col. Après avoir reconnu la position, Maalaodi jugeait qne lea 
forces, di-slinèe» ii as.sunr relie défense, disperséi-» du Tanarello nu 
plan de Litlai^l^ étaient iiiKurfixanlot ni on les attnqttnil <^ In foi^i de 
Tanardu. Hialdo, Triora; actuellement elles étaient déjà Inès mena* 
céoa; les renaeignemeiils reçu» porlaîenl qui- les Français étaient b 
Triora depuis le 8 el qui'- la vallée d'Oneille était envahie: toule- 
fois la baisse de Mcxxnluua iMait encore gardée par uu bataillon de 
la légion ; plus lard ces premiers avis élaienl pn^^isi^s , il \* aurait 
ou deux posti's avancés fraaçaJs au-dessus de Triora el un camp au 
hameau de Sun Csrlti (3). 

Manlandi gagnait ensuite Itorca [tnrbona et remonlait jiiMju'Â In 
Saccarella : toute celte partie élant couvcttt^ de deux toises de neïgc, 
il était impoa«ible h un rorp.i important d'r pas.<i«r, et de venir 
lonraercol Ardente |Hir le col de Tanarello ;c<-pendunt avant reuiwn> 
tr6 dans sa course un paj-san sur ee point, il ooiis«illail an comte de 
Saint-Midiel de porter tous les matins aoe grosse patrouille sur la 



ti) VoirpMieCCXV. 

it) Maultndi à Colli, to «vril. RtliUion di Himlandi, \i»fr i&A. 

|)| Miutaodi ( Colli, Il iTTil. HtMiou dt Miialtuidi, |>*k< it3. 



CUIPAGXE DE L ARUËE DITALIE ES IWI CCXXX\1I 



I 



SaecaralU M «ne loUv xtn Tnura. Ce* pnèeiMtiaus paraUMtcnl 
d'antABl pins B/CT»aa»ifi-> qarlcs pnvarêxlcsFntu^Aixcontinuniral; 
U nllér il'Oacîllc rUit UudIk-v f_a Wur puoroir, la Imiim^ Uc Mi:<- 
alsm «nit été «Ituitlonn*^ par lp« Picmontais. CarpMio «Uit 
pitU, tluio pm(i). 

lJaiL> Ifs cirruRxbiDcrs ai-taelli-s. il «cmbUît qnr le cohmïI dt 
Manijnili d'oecopvr la Saccarpita ptfscnlail de aombreax uvaubi- 
gvs. nuiis il'aDltc part 1rs furci-s de col Arilcuh^ étaîrui bien bible», 
elil u'j avait aaeaa tanùt dv ae paît s>ieuiiii- i-iicnri- ilavaaU^ ïur 
la dmile n l'on voalait friu-r d'èUv tounn- par un prolongratMit 
dr la ligne. Araut Je l'exNuter le comio d*- Saiut-Mtcbcl d^nandail 
al) cânvcDail de ti^nir ru jimiiaitruco ta l'inir de SarcitivIlM uu 
d'ntvnTerxrutt-ni'-nl d'-s palrouillc» jur w mout^*)- 

Aa momcat où ces rapports parvenaient à Culli, il avait A6jA T«CU 
nue d4p#cli<^ du géoèral de Viiin cunWaftiit le rap|N>rt ou !<■ rob» 
dH Lt^otanli an-rtinMiit du motivcRK-nl de iS.uoo Fmnçais «ur 
Ouctlle l3l : en Je lui Iraosmettatit. il le Uissait mailrc d*«dupli.T 
les mMtursqu'îl ju^rait uéeessains (4). 

Aulaat i^ue l'un rii p«ut jni^f r pnr !>'« rniçmeiils de sa corri'spon- 
dancc, di' Vins avait complètement mécunnu l.i gravité du daugrr 
i|«i menafail l'armw pièmunlaîse. Le i^, il bo plaint sculrmnil dc 
eerbins abu« «[ui sVtaicnt itliWs daiw l'emploi iIc rnub-t» (5). 
.L« M, ilTailcoiiDalIre A Colli le mouvcmout du général Argciiteau 
avec trois bataillons sur Ormta où se (rouvaieul déjà trois batail- 
lons piémiinluis ; cv* r»rcr--< lui si-mldeut >ul1iHi«Qlos jHiur occuper 
Potiti- (Il ^îava, objectif pnfsumê contre Ic^juc) le <'ori>* frauçai» vu 
M* diriger. Avm ces faibles mo;reDa, il croit ■ In communiraliou 
bien f'tablie et l'on pourra même se dt'-couvrir d'un cAtc ù l'autre • ; 
pour n^Mln■^ In lini.«ou il coiueilli-- A flolli d'occuper Lupega (6). 

Le billet expédié 11' ii par Mnulandi {7) ne fouruisMiit encore 
aucune doanéi- cvrtiiine sur le nombre et le» mouvumcut» de 
l'ennemi ; mni-s A •-•■ jugi.T pur le peu d'activité montra sur lu 



;i> MaulanJI a C«lll. Rrhliim, page 1&8, il avril. 

(1) Aiulyst dt* rapporu pUmoiilaif, ti aTril, \>»fV *S8. 

^3i LiMiarill \ ir Vini. pa^n *ii.H a<ril. 

(il Uc Vini A ColH, 9 avril. J'ai l'hunonir <lr vnos adreiur copit d'une 
lettre quft je viena d< rt<*votr île M. Ir liriilenaol-roloniil Lpolarili. Voaii 
rfrrex par U In litoalion d» ciinciBiii ri t>(iiirrex prendre le« laraureii que 
VDD* ivgtrti coDTcnabkti. 

IH De Vil» i Culli, ii> ami, pa^ *3d, 

(A) De Vins t Cottl, 11 avril, page «34. 

(71 Slantandi, lOl Ardrnlr, 11 airil, RtMio», page l43* 



CCXXXVllI CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALIK KN 17!M 

liilfnc dfR «vont* pontes, il f-luit t^vidiMit que les PniiifHis ne soii- 
(;eaietil p«s ji morcWr imnif-dinlemcnl surSaorço. 

Colli i^Uiil daBft UDc iocpriitudc com|il<^l«> sur la Force ùI l'omplii- 
Mmcut (lu corpM pitmonlai.t placV^ à sn Çiiurhc- Ia> ta, nvant d'tlrc 
en poHiessioD do U dép<y:hc du fr^nrrnlissirito en dalc du ti, il 
écrit A Dellern : * J'i^^noro si l,e>olardi piMissé par rennoini s'y est 
rcplit- (à Punie di Nara) cl si ce poslu lrr-« importiiiil c^ occupé par 
lr« Iroupr» i|H'«ny iiura, jVîtpére, viivoTÈwdu Pii-niont i (ij. 

Dans le but dr se procurer de« inTorinnlloRa sur l'état de choses A 
lui Kauctie, de mîi^ux lii'r ses opÊrnlionN avec d'Ari^enleuti. Colli lui 
cxpiïdinit lu lu le itiiijorde Malaussi-ua ta). Il l'averliuMil • <|ii'il y 
nnrait dans ortie journée au eal Ardente : Ir régiment rlo Belgiosa, 
celui des f^rcnadiers royaux, un bataillon d'Asti Cl six compagnies 
de chasseurs r, cl I eo^jircAil h rapprocher ses trou|>es de ce point 
afin que l'ennemi ne pénMrAI point dans l'espace qui les séparait. 

M dr Miiliiu-vci'u:i pro]iti:Lail rn uiiln* A d'Ar^cnlcnu de coopérer 
à un mouvcMicnl oITrn^if sur Pixzv ; nous ijjfuoi'ons la part réservée 
au corps de Nava dans ce projet. En altcDdanl la réponse, dans Ifl 
doulde but d'inquit!-lfr nas aviint-po^tes H de se pnicuivr di-s rcu- 
!H-ijfnenicn($sur iuisf»ra>», • pnurdiVnuvrîrsi l'on n>' pourrait tenter 
quelques opérations pour traverser nusdt-sscins ■, Colli ordonnait 
d'alarmer loulc notre ligne par des {lartis poussés du Maurigon, de 
Belvivlfrc et de Saoï^c (3), 

Le i4 avait lieu l'escarmouche du lïnrbon l4};au bruit de la fusil- 
lade Colli était venu au col Anlt'nlt- ; il ordonnait do faire quelques 
boutade rctrjtncliemenl sur la gauche de Kocca Uariwinai u niai>. 
oIrMrvnul que la nùivté du [H>>le ilrpcndait de U dinicullê que les 
neiges mettaieni i\ prati'juer le» hauteurs supérieures, il ordonnait 
à Ucllcgarde d'tlrv allcntif pour le soutenir et d'eovojer tous les 
malins de bonne hture un di^UirhemeQl sur la cime de lu Saccarella 
h partie de découvrir et provenir 1«» mouvt'mi-nl.s que l'ennemi 
pourrait faire ponr en prcndiv les derrières d. 

Toulefois Colli n'avail pu exécuter la partie de l'ordre de de Vins 
qui lui pivscnvail d'occuper Lup^-ga. poste de liaison entn> son 
corps el celui de d'Argeoteau, cari lesuci^.t, ne permettant pasatix 
mnleU de p»«ser b-s coU. riirmait'nt un obst8<rlc iasurmonlnbh' pour 
le mumenl pour faire subsister par Tende et la Drigue do« Iroupes 
^n nombre ». 



Ml Cotli 1 Dillcra. iiaoril, page )38. 

(!) MaUutacita, Joantal hitfôrifnt. pvçe t?. 

(3i Culli i Dviltrt. >■ ■(ril, |>afc lîs. ri i3 avril, p»f >43- 

(41 V«ir p>g< OCXVI. 



CAMPAONE DE I.ARMIÎE D'ITALIK liS 1754 CCXXXrX 

D'ailloura t-i> (luste at couvrait pas lo rameau an nord île «ol 
Ardrnic, et M. dif M)ilauH.->«ti)i oliMcrvc c|iiu pijur remplir ce Inil il 
Tallail uucupn- Citt^^ia par un corps )m|H)rtaul ; toutefois «i les 
niâmes diriicultJ^a su rencontraîcDl pour l'a ppro vision aer; on 
aurait jiu, en ré])ai-aiit (es cliemin», ravitailler Lupeça psr OrmM. 
mnÏK Ciiijr^ia u<- pinivail IVlii; igu'rii x'iiuiuraiil i\r> liiiulciirs tle la 
droit* du Tanaro qui cxignol iin« nrméc > (i). Colli (tait donc 
réduit & faire ohserrer Lupecjra par des milicietts ; alîn de leur pro- 
itintr 1111 suittii'n. II! i*'t>aLuil!un du Nice venait le (^ â laCiuggin. 

Le «il Anlenln. il'aprj« ce '}iii* Ton cnnnaijtxnit <Ii' la direction 
saivio par les rrancais. acquérait une importJirtc« majeure^, puisque 
sa perte coupait en deux la ligue piémonlaîse ; d'autre part ce col 
r-jilevt', le» Francait ti '■'■prouvaient aucune diniculti' pours« rabat- 
tn- Nur leur |;nuc)ii- et prendre A n-verK tout le l'orp» du général 
Colli . Pour s'opposer ù cette manœuvre, il adoptait le parti de con> 
centrer un gros corpus dans ses environs. Cette disposition lui 
aHUnitt uu puiol 14111 g utTriiit l'avantage de pouvoir u^r »ur l'eu- 
nemi, do brider la Tananhi i-t d'apptiver l'iirm/'e du comte d'Ai^ 
gcnleun ( (3), ee à (|aui le général en chef semblait tenir particuliè- 
rement. 

Succcasivemeal, Colii concentrait A col Ardente toutes le« trou- 
pe» dispnnîMeK, ninsî qu'il l'-^voit annono' h d'Arçrentcau. 

I.C i3, II- rt'ifiment de ^renadiiTN rovaux se rendait A col Ardente; 
il s'établissait à gaucbe du cnl.unereuiune d'Asti étant en avant (3); 
la t^, sa conipnu^iiii' de «dinsseurs !<■ rejoî giinit ; le même jour une 
compnjinie de pionniers v venait de l'Authion i^'l. 

Le a* bataillon de Torlone arrivé le 11, prenait à In Prava le 
poste de la compagnie de cliii«seuRt de Pîgiierol ; o<dlG>ci se plaçait 
^ la droite de won n-^'imenl. 

I>7 1^. le régiment des i^i-dcs ciitrail à Tende : le |5 il reeevaît 
ordiv>de se rendi-eA col Ardente (6) et de camper A la di-uiledummp. 

Le m^mc jour, la compagnie Pian ijiiittait Tende cl relevait le 
délauliement autrichien qui occupait les bauleurs de Nanan ; d^s 
lors ce p(«te, composif de 100 chasM:urs du i" bataillon et d'une 
ocoluric de Nice ne recul plus de chau^mcut (7). 



|l) SldutiHK n>, Jonriutl liUtori<]ae. pa*;f 18. 
(1) ItlaUuMca». Journal hittoriqat. yigK l8. 

\i) (M\i i, I>(Jkr*. Il avril, ^k* >Ï^ >l noalftc iIm rapporu piiiaoalai*, 
i3 •vril. 11<lkE*nlr. pase ^44. 
(tl Annli )c li» rappof l> piiinnnliU, i4 *vril. Dtlltra, pafS i5o. 
|A) Colli > [tellora. >i •vnl, p. g3t. 
ifi\ Colli 11 Muiton. iQ avril, juge iCa. 
l7>Uolli t Kou. il> avril, pigt iG3, 



CCXL 



CAMPAGNE DE LARMÉK DITALIE BX iTW 



L<! i&, lo r^ini<!nl lic PiAmoiiI tirrivatt ù TeiiH*'. Le 17 il (Kiafiftît 
k col Aixicnte ; une compaguîc allait soutenir à U CiMggiti h* 
baUillon do Nice (1). 

Ce* n'iiroi-lM successifs nvuictil iloui^ ctiiislitit6 à en] ArOvnlr u» 
rnsscmblcmcnl itc neuf biUilloiis, aj«iit comme nvaiil-poslc aa 
(Ulachemrat à Roccjl Darboiia; s^pai'6 du gros par deux kilom^ 
très, oetui-ci élail Irt's exposa, ati^it) Colli ordotninit il 1b i5 au 
miijor <!■' MuiauKHciis, clinrgpi- <le placer le r^j^imrnt des gardi-s, de 
rrndro priiticaldes )<: plus |iDN!til)ti^ a les mauvais |>assagcs (|uî se 
roDronliviil eolro llnrhono et le cstnp > {3^. 

Hiiliii pour coinpU-Uii- celte défense, aa^ui-er lu droite dc «ol 
Ardente et .■»■ pruriin'r un puiul d'appui au ceiitn'dc !• liçrnr, il «u* 
voyait Maulnndi reconnaltrclt- plalcuudcPt'U et v tracer un cliemin. 

ta» le i5, 9» travailleui's étaient emplov^s k cet ouvrage aur la 
baut«ur de Fels ijue Maulandt conHÏdi'ruit comme ntTriial dc très 
gntaà* avantages, a Elle préKcnlaît un front de In'nte pas sur cent 
et plus de profondeur ; te i^lftcis uni que présentait sa ponle é<tait 
li^i favorable au plus grand effet de la moiia()uetiTie et de Car- 
titleric » (3). 

Mnlhoureusoment les outils manquaient pour pousser ce travail, 
bien iiue Malauss«oa en eâl réclamé dé^ le i5 ; néanmoinH le 17 au 
soir, maigri la i^rande <|uaatilé dc nei^» 4|uî avait ralouli le tracé 
du chemin, odui^i était frajé pour les piétons. 

A cin«) beiires cl demie du soir Mnulandi en rendait compte 1 
Colli, et it pi'cxHait pour t|u'on se li.^Ut. « Je serai^d'avis de roettr<> 
dans la ronslnictinn dc cet ouvrage la plu» grandu promptitude 
possible, n(iri '{ii'il FiU liont d'insulte, avant que l'ennemi oit formé 
le dessein de IVniporler ». 

Pour le lendemain, il projetait d'emplojer lo plus grand norobro 
de travailleurs possible, landiii que le cor|>s franc march<ïrail au 
bois inférieur pour soutenir les Iravaillrui-s eu ais d'iitt«i|uc. Le 
meilleur profil A adopter pour l'ouvrafe consistait & suivre le« 
pentes di- la bauleur, il contiendrait trois cents hommes et deux 
piéc>-s. Ce jKMile (tant du la plus baiiti- importance, Maiilandi 
insistait sur la nécessité dc nr pas le confier â u» ror|>s de nou- 
Telles levées, et il proposait de faire camper le coqts franc en amot 
de manière il le prolétccr (4). 

Sur la rive droite de la Rojra, le mauvais temps empêchait jua- 



|i| Colli 1 Puni»», t; avril, p«c« vùif. 

(il Colli k MaUuMrl», i& «ttil, p»gt i£J. 

(Il .MiiiUnJl A Colli, iG ■>»!, Hitaîion, psfe «(ti, 

(4| Maulinil) ft Colli. 17 rtHI. & licurci ■/'* da Mtr, Aetelioa, p»K« iGi. 



CAMPAONK m: LARM»:>: DITALIE KN )7»4 



CCXU 



qu'ail idileilouiK-muileàrordro d'alnrmer oosavani-jiDKte»; mniN 
il piirlîr lie cii miimcnl, Di-llera <lé(iloiu hcaiiroiip J'ncli^nU* et les 
PKCiirmflucli<-« ili'virn lient jouriinl îrnrs itiir li>u( \k Troiit. De l'Au- 
ibîOD. 011 s'était aperçu ilo Ib rHraitc dos postes rrHaçais de la 
Carmi<tle sur Luccram el Beolr-i 1 1 1 ; K-s PiéinDiitats r^solun-nt «l'on 
pmfiter ]>t>ur di'tlnim- lus i\'lniridietnciitH i-IcW-m par noiiK an Vrn- 
iabr«n • où l'on crojnil pirn ou puiiil de muude (») d. Toutefois 
l'oxécuiioD do ce projet était différé, puisque le î'S nous réoccu- 
pioiik cr niool. 

Ver!t In (îinii<lula. itav (-iu^iiaulAÎue d'Iiumuicx veuali'iil esrar- 
mourlicr avi-« iiiik iivaiit-pu»U:s dii Coloiiiliicr ; t ils li- Irouvaicut 
«iiirerl, retranchements et tout «bntlu • ; In fusillade était très 
vive ; nu lioutd'iine Ii>-ut>-. pris do flaoc par Coma^aa. Tennemi »o 
repliail ; îl perdait un liir et qualr*' bhnsés dont deux reslaiinl 
prison» iiinc (3). 

Dans la vallée di- la VéJiulii»!, In mnnjuîs de Colli avant en avis 
• t|uo les troupts du Vnr nvnient fik- i) Kntrcvnux et étaient rempla- 
cées ]»r d'autres >, prescrivait de dirij^rer de nombreuses patrouil- 
l<-5 afin de s'a.-Mun-r di- lu vérité de ce reiiHcigniMncitt <^) 

Le tfi, le eomli^ Vît«l Tnisnit alla<{ni!r deux tçrnnd 'gardes frau- 
çaises postées dans le» oliviers au-dessus du Colombier : on déta- 
riiemi'nl de 3o hommes ^'enu de In Croix de (iaii. ainsi que la 
compatfnic d'Onciilc plneée à Liintnrtixrn et le.-: mïltriens du ci*t 
endroit prenaient part à cette nffnirc qui s'cuf^agenil A 3 ou & heu- 
res du matin et durait trois heures. On oscarmouchait égaU-monl 
A l'A^Mon et au Ventjihn-n. 

Le total de nos perles s'élève dans celti: joarnée à sept hommes 
et au officier, dont deux hommes et l'officier A In Gîaiidolii. D'après 
le rapport de Dumerbioa, quelques Piémontais avaient été faits 
priminiiiers devant n- deroier poste (5). An contraire Déliera pré- 
tend nous «voir enlevé d»uxe prisiiunicrs [ù). 

Dans la vallée de la Vésubie, les patrouilles du marquis de Colli 
se mettent en mouvement dans la nuit et vont recLinnatln' Utelle. le 
Ptçaret et Siiinl-Aïuie; elles rendent compte que iiulre furce n'a 
pas varié et qu'une attaque de notre part était iinminenle {7). 



((| UaMiMta, i3 avril, p. iii. 

(1) llappori de Vital, il «TTil. |>agc iH. 

(3) tlcD>cigiiem«nts fourni» par Mae-^unril, pagt 35i, Haj'puri d'un» r«eon- 
nMuaucc au Cnlooibirr |A II. 83). 

(il Colli. i3 ■•rtl. |>. i44. 

j&p Itapporl il« Vital, lî avril. |ia^ i5o. — Hïntci|[nea)RDU fourni* par 
Maeqiiard, |'f>gc Jhi . — lliiuidrhîiin an •-oiiiilc, iS avril, p*|f «tts. 

(fij L>tllrra 11 Crata nx.i lia , i4 *>'•!, fK\[e lïo. 

47) Col», i4 avril, puRoho. 

*1t 



^MPAGNE i>ii: i;ahu(-i-: uitalie rn ^^v^ 

CoK ilivfintïw i>!>ciirniuHclii-.i uiï Déliera soiileiiHtt avoïi- toujours 
obloiiu le succ^iB, iivniciil rcduiiii'' <le la cunKaitce à «es trau|)L-n. 
Sur la rîvo ^audie de ta lti>vs, il crujBÎl avoir pou <l(> mo[i<le «a 
hce ilr lui : K un me dil, l'-u rivait-il, <iiie les Fruii^'aiit onl priiiuiue 
onti^tvmcut atMiidoiiti6 !'■ dia i;tKoiit {taiL5<-N il» luM dvt. motiliu.t 
ilo Triora •. Afin de a'rn assurer. ïi complail ciivoviT lo lendemain 
de» (nilidvos dans celte din-clion (tour enlever les < puhtos qui s'y 
lnruv«iciil i-iicon- o ji; Tit-x niutifsqui iiuiiii écltap|>eiit faisHiËiit 
retarder CGlUt rcconiintxMiice. 

Le i&, IroÎN i>ti quatre roiits hammi-s ilosrcndentde Marin et ne 
(MrU'nl sur la Giandolu appuvi^ yav 1l> cunou do la Croîs do 
(tan ; nos avant-poaleit laiiuteiil l'cnneiiii !i'ii[iproHii>r. Pcndaat 
lu uuit, nuus aviiiiiit |duc4 i co pusli-i une piiVi- ilr ^ ; elle a ontri* 
d'ouvrir le Teii ii porlce d<- iniltnille ; l>ru»>[u«<nirDl di^iniiKqui't), 
elle lu« quntrr huminr» e1 ta lili'sse quinze aus Piémonlois qui se 
replient (a), perdant en tout dix tu(<t «t un ^rand nombre de] 
blessas. Le Mauri^on vtuit i^t; nie meut visité {3). 

Le» r«p|M>rlidcrAulhioQ ni>uiiniiini|ueril et quuk iiftiorons n- <{iiî 
s't <'la)t pus«é ; ninin, d npn^ le contenu d'un ordre de Colli. il est 
Avidi-ul que M. de CiiKnnovn, commandant sur ce point, redoutait 
uoo attaque et qu'il ne se Mutait pas eu force. « Vouh n'aves qu'à 
Tuire r'uforoiT le poMlc de l'Autbiou par le» troupe^ qui doivent être 
b IJairos, el, s'il n'^ ru a pas, Tailos ru passer de Saor^ n répond 
Colli k t>ellcrii lo i6 à minuit el demi IW-s lo signal de l'attaque, on 
diri^rn de la Itoola ol df Marta sur l'Aulhion (uuti-a les troupr» 
dont on pourra d^(pkriiir ces postes sans le« riaquer ; le» troupes de 
8.iiiil-Vt-nin el di- l'Orli^uivce »'y rendront ■ avec cfdrnlf u, Sur le 
Vi'ntalireii on pincera un délaclicmenl de troupes de li^uo avec 
du canon; le capitaine Cauvin arec ses roiliees s'établira en 
avant. De tous les postes, Colli s« promet la pluK vigoureuse 
r<-si?<itiuirc <^). CaH oniiv i^atl en [>arliu incxpeutohlo; comme l'ob- 
ser^-HÎt Uellora le 17, il 110 r>»tuil pInsA Saorge que le l«aUtil1oa de 
garnison r^uni en entier, la compojfuie Pian ajanl releva le 16 le 
dèliii-bvmunt qu'il rouniis&ait è Nuiian ; t\ au Curcliet le Ifaljiîllon 
de l'e_Ter îm Hof était à |>«ine Kuflisuul pour tenir a liw postes 
MfnurAs • . t'.i-% deux iMitMillonK ciimpo<uieiil l<« seules troupes i sa 
disposition (&). 



(i) CuKi, i4 aTril, uag* tUi. 

1*1 RapfHirl ilr t^alfi. i( avril, p. oâo. — DiiMertMOii an eaulu. iltaTtlt. 
page *M. 

(3) R)i|>,<irt ilf Vtui, tBHvrll, MK«>G4. 

i/H Colh i Drltrra, l avril. 1 Jivar* i;a «pfèa niauil, page iGa. 

(5) Dcticra (Anal/ieJ, 17 airil, |ijfc»7i, 



CAMPAGNE DE LARMRS D-ITALIE EN 1794 CGXLIlt 

Le i6, Uollera faisait vratscmMalilrmenl ircotmatlrc WliuulcurK 
il« Giti On lui letuliiil cum|il« que » rcmitmi s'v ti'ouvnil en putit 
Di>ml>r« K (i). tietli' iln:iiuTt-Tt(! pit-inoalaJiti- t^Uil très |)nitKil)[L-mi-iit 
In ontiM il'aiif p«tile ullaquv J<r tiuUe psrl i-xé<:ut6(! le 17 ilaitK la 
cam|tagi>L- àf Ssoi^e ; l'cDlU'ini avait deux ïul^ et un i>loNs£ : 
uous deux ItIcsHèa. * Od ivi-ouanis»ai[ (ioo hommes presque tous 
hariK'ts KUuU-Dii)i pur d«iix tMlU-rivs tti' uîiiq pièces l<1 deux obu- 
Wpp» D (a). 

Confomiémi'iit aux ordres dp Colli de harceler loute notre lig-ne 
le 17, les Pièmonlaifl attaquaient di' iioiivcsu vers la (iiaudoln l 
r«frairt* durait d«^ux ItrurcH ; il." uvatetil deii\ tui^. deux Mcsm-» 
cl deux prisonniers ; nous n'a ce un! mu nuuune perle (3). 

A ri'XlnMnt^ droîie, |c marquis Colli iilltiqiiail «>ni'ii«cniint Ir 
Fiitaivt. H II n^oanitrail pn'-s ;le 2,000 liommee, et partout, il ti'ou- 
nit(|ue IVuoemi n<- HV-lail point Ué^uriii tant dauK la vatli^e do la 
Vésubic que Nur le Vnr el l;i TlniV on il piirain.-iiiit iih^iik' auj;- 
meul^ • (4,1. Alarmé par loua eus uvin, Uclluni ailri^Kitiiit t'irliiiiio- 
Dieat une demande de reororlsà Colli. 

Ci-s diverses e.-«<-.arnu>uc-lies 1<^ m oignaient que itous étions sur nos 
gatdeK Ji l'ouL'xtdv In Ro;a. IJ'iùllrurK il m; pouviiil ^Ire dans riiUi'U- 
lîoD du géoifral Colli de rien tenter Kur sa droite olurs qu'un coqts 
de jo.floo Français itianoiavraietit pour te tourner sur sa çaucJii;. 
cl qu'on lui AÎfpiuliiit h d» iroup&s frani,iit)i('s exéi^uljnil iIcs mau- 
vemrats entre le Taaarello ri Lup6^a • | fi) . 

Le 17, à ili^uK lieures de l'après-midi, il l'efusait de renforcer 
l'Auitiiun.et il renouvelait l'ordre d'alarmi^r toute la li^ne pour 
di-giiiri-i- Nil tfnurhi*. »Ijji-l aiiL-itaiit de>i:.-i [im>i;cupiilioux (6'j. 

Pour obéir à l'ordre du 17, le chcralior rie Cas/uiovo lentnil le 18 
de s'établir sur le Vonlabren. Une centurie du a" bataitloii de Moiil- 
ferral rnttiiipiaîl d<! Fiicc, Liudix que Ii'h mili»'M de So!>pcllo et celles 
do Cauvin <levnii'ii[ l'iisKuillir iji' iluiic, une fatisne altnqne i^'lait êg«- 
Icmenl dirîj^ée sur la Giandolu, 



|i) UKlIcmik tlmvan»!!*, i; niitl, |idi;<' iji IVIIrm n< ilit (la* |>osïtiTrtnvat 
>|Dr rrlir Ftciiiiiin ■tuner ail an ilrii le tti, lanii, ui> iinil Ir piiiiRJorr dr TU' 
pliraïc tir. u iir\<tc\ir : ■ J'ai oedoiiDt île rrrannallrr !■ Iiwer ée Vruaeml *iir 
la nullli» de lïîo ri ver* l*ii;iu •. 

(i| Uimtrrbioa au fomllf. iSnvrtl. plig* >7t. 

^t^ MHlnui.H«n. Journal hiâtoriifUr. |>axF 11. 

U) Colli A ll-*llTr8, 17 aTTil, i h«arrt lir raprtiniidî, pa^ «70. Cet ordre, k 
moin arii. rvpOBil à nav dcmnndr At spooun. 

(S) C«lli t Dcllvni, l3 «Tril. |>«ce *43. — Dcllcn lAoaljrae), i4 airil, 

r«fc «60. 



Lt-s Pirtnonlais rrussiriMit à se rendra mnltri-K ite dos prcmïc 
rplrnni'bonieaU el MoiitiDri'iil |>i-iii)ant une li<>ur« lo Tcu, atlonilal 
l'uppnrilion dcii corp» porlé.i .sur non diTiii'-ix-s. Le fosU- du Mu^ 
lioet, rcnforrA [ifir un iMiUiilliin qiir lui rnvuvntl le çcnrnl Dalt 
ina^DC, IcR nrn^taii ; le baiaillon dv MontfciTni isol^ t-toil Torco 
Imllrc en pclmitc i-n désordre. Il nceusail uoe perle de rin^l-net 
huiimieit : iiu cuiitmin- Oumi-rbinii U porlail A vin^t et un morti 
ciiiijaniitc hW*!^ ul onze prÏMinnii'n ; iioii» ti'iiurioits nii ()iii' dci 
btessts (t). On nvnit prix qiiinxc "nlircx, ijimninlc fusih <-t lit) liii 
bour. 



Lo g^ii^nil Arp?nl««ii nvnit reçu le coinmtindemciit dc^ troii[ 
HUlioDnèc!! A la gauche de col Ardente : lir« baloillons de Cuprarn, 
ït C4>r|i!( ri'iiQC de (iîula^', les ^ronadien renrorvaicnl les iroîa 
l)iiliiillQU!i pîi^munlaiM l'IablU A Ornica. Mais au lieu do garder a| 
moïus ce« friiblefi fuirex i'<inr('nlriVN, du nitimeitl un rem éliiil <-tn< 
(«meot informe de \a inurclie d'une masse de vin^ mille linnimc 
du Via.t lui prescrivaîl de tenir |>ar sa ^auelie la vallée de la Ua| 
mida. 

L<- g^D^ral d'Ar^nteau arrivait lo ii A Ormea, dcvaDcant i 
troupes. Il n'jr trouvait que les deuv bataillons de Lombanlie, 
iMitaillnii ilr In I/'gion I^gire venu d'flopill*i avec le* milices do 
pavs. 

I.G 13. Maulandi le ivncootrait au pont de Nava ; Ha sîtuatio^ 
n'élail i^u^ru plus avanln^usc que Cflle de (Àtlli ; {'«fTeelifde se 
troupes sVt<v;iil A î.jtio lionimeK, et c'^tjiit arec ce faibli- corj 
qu'il devait dércnilrc toute lu vaille du Tanaro. de Liipcga & 
Gar^Kitiu. et tes débouchés de^deux Burmiila. 

Ses fonvs étaient iiMufliMittes pour tenir une tc)l<- étendue ill 
terrain ; d'nnlnnt pluH qu'un avait a{ipri!t le 13 IViri^npiitinn ■)■ 
LoaDo imr lc« Franç-ii». O-t «vis faiftiiil paraître sa situalion cumnil 
étant des plus périlleuM-s ; si renncmi débouchait de ce4to ville 
son rori« était menarê d'une doutdc attaque ; I'hoc de frool exfteiil 
té« par le cmrpN dnlMUrhanl d'Oai'îlle ; l'autre de liane jwr uui 
eolonne remontant la vidk^ de la Boi-miiln. 



(l| Casanovs A (lutli, 18 avril, paft >Hi. — Erlairriiivm<iilidr Mainpiard 
psfe 3tim. OsB* et riocumtfii, Ir nuinbrf Art iniirli rtl |ionc à 3i>. — l>iiiii( 
bioa, eawflr rcnâa, tv ■vril, yfr ig>. 



CAMPAGXK Dli L'ARUIÏK DITAUK EN 1791 OCXLV 

iMnulitiii]! iiivitnît Ai^<-iiU-.aii à iici'.upor Tonarello, le gémirai 
Colli X ne |>c>uvnnt ravoi^cr <lus Iroiipes A Lupcsn ainsi <|uo l'avnît 
^ril li-iféiièrul (lu ViuA > (ij. Cetlt- priiioxiliuii. iliiii.i tiri toi irio- 
mcnl, n'iivail aiiciiiit' chance d'iMni acci-jili^, Arifuiilciiii nifuMiil net 
ut i juste titre, si l'on consiil^ir wi TniliL-s^sc iiiiTiHTir|iic. 

A3 liciiit-» I 2 <lo l'n|ii^'s-iniJi, .Mmilundi rii informait Iv fane- 
rai Ciilli ; il II' mettait an courant tic la situation ili-s afFuin-,-* île ce 
cMc <I itrs iliii)fn.'rs ([ni- itiiimit fr ;fi-ni-rjil <r.Vr^rnlcnii moiiac^ 
tl(> fii>Dl cl hur fia gaui^hc ; fm itroilc u'^tsit pus plus H88uri>c ; le 
divmiu il»' crttc mennot à Ponte ilc Nava pur lu col Snint-Hemard 
uVtiit rn^me p»^ siirv<rill<!. Tunti^rois Vn» c^iiir-iit iniiins de i'ï.i<|uvs 
de ce C'W-, cl il »i-nibliiit inipo«»ililr l'i une >-<tluiiii<- un jtpu fnito ilo 
le Htlivro, piilsquo sur tout le clicmin parcouru •> le !tal nVtnit paa 
asiu-z ilur pour v (taltlir <Ie^ <i.laliuns «le mîlîccs pour la correapun- 
lUncc » (3). 

Le i>, A ^ l»-ures du soir, Maulnndi faisait oonriaftrc û Culli le» 
ilijpoKitions (|ue ii*ArjP'nteau élaîl ilaus l'intention de prentliv. 
Klli'K avaient surloiil pi>iir liiil dn iWisIit à une attur|i)i- venant de 
l^ano et disporsaieiil les forces en un lont^ eorduii sur tcK Heux 
rive^ du Taoaro. 

liDX rrnxftgnemenlK concernant les Français portaient ({u'un6 
ooliiiine lie 18.000 liommea (^rosiiic de ^.000 Oénois ivriiontail la 
iralti-in d'Oacille nf dirif^eant sur le pont do Nava. el qu'une autre. 
forte <lc 9,000 hoinmeji, diShonchani de Loauo, meiia^'ait la vaille 
tin la Itorntida (3), Kn ndm<'ltnnt mfme i|ui' ec-i r!'n--"'îff;icnu'nls 
fuBueut exacts (et il semble bini pou probable qu'A prix d'urgent on 
n'ait |in le^ conlrAler dans un pavn où les l'it-'montais avaient tant 
(le pnitÎNans). îl n'en est pas nmins vrai ipt'il convenait ilv se eon- 
cenlrer pour ft'«istor A la plus giiiKsr eolonne, sauf à revenir 
ensuite sur J'aulrc qui aurait alors tlè bien incnac4:o. 

Nous ne [Missfdons pa-s les instructions données A Ar^onicau, 
mais l'oceupialion de la vallt'e iIp la [tartnida a dil lui être impt''- 
rîeuseiitoiil pnwcHle par de Vin» contre sci! intentions. 

Son plan (:»n>istnil A su concentrer sur sa droite. rt'soUilion qui 
avail le gninil avantage de le rnpproiJier île (^olli. A Ci^t effet, il 
écrivait a trois fois nu général de Vins pttnr avoir du renfort et 



{)) Aritcai^'» (Analj'M), i4 ottiI. 7 hciim ilii m.iiin, |>.iKes(9. 
I«'i Umiliinilï k Colli, 11 arril. S Iinirrt l'i aprb» midi ; lUIalian. 
p*K» 159. 
|1< Hniilnixli A CnHi. n nTril, 7 (lenrts ■/* An tait : Bflalha. paçr 'Ao- 



CCXLVI CAMi'AGNE DE L'ARMÉE D1TALIB EN HM 

pour Hfc <li!«]>irii)(é ti'oi'cu|M:r Ii'n piMUt dt! k» (i;atichc a : tl ohtiofl 
« uncrôpoiiM- Iri^s vaifoc. rt nul ordre nu vipt » (i). 

Lo i3 au soir. Mataiisiiiia lo rejoignait el lui proposait i)c cum^ 
hinor avrc C«lli une («atalîrc sur Kr-uo. Il est Mtniardiiinîrr qu'ui! 
pnTpil pi'ojct ail pu oxislt^r, surlout en présence i\q In sup^riorit 
des fortec frniivaiseH H de la ili^ùniiniilion des Pi6monlai», 

Ari^dlL-aii iifM- rniiant aucune iltuMioa Niir s<!.-> propres forceal 
rcpuusïiiit ftlisnliimi-nl lotit projet d'olTciisîvu ot il i-n ninulntil aul 
deux orficÎLTs de (iolli la eumplf-le imposHÎbiltl^. Toutefois il In 
avait a.«sui4n « du su replier toiijouri .tui- «a droite pour se teuir 
autant i]ue posNÎIiIe pii^K du corps de CoUÎ et pour couvrit 
C(>ni 1.(3). 

Le 1^, il Mail décidé A opiret peu à peu sh concciitmtioii cil 
abandonnant lea pontes de sa ifnuclti-, bien q\i"i\ n'y eût pas 6t 
iiuturis^ ; tl !tun avis, lo.oou liammvx auroïent i-tJ- iiéoenHaires pouj 
tenir lus poMe» déminés h d^reiidrc lu terrain entre Cain» 
)Iaj|rna!ieo. 

Cette o bM'r va lion ^tait Ir^s juste; d^a lom. puisque lev'batailluï 
■le Mondovi i-lail in^urfianiil i\ rt^inpHr ce rMn, il aurait tlê pré 
férnhle di-b- rnpproi-licr. Ce butuilloii i^tail dii'cctcincut exptm ni 
corp« français signalé vers Lvano Soa chef, le marquin de l*alla 
vicînî, jugeant împuKtible de cauvrii' tous Irs j)n>>sngn( menant 
Cairo. M bornait A garder les deux prinripnux en poussant uni 
compagnie in Mallarr «ur ta route directe de Loano et une A AJtaral 
de ce point, elle surveillait lea i-outes ile Vadu et de 5>avuu< 
le reste du bataillon 6tait en arri<^r\- au Caîru ; tonte h» droit 
iVlait diniu dtoiuvnrte et facile A tourner par Nurialdo, Diestrc 
Ploilin. 

Le premier objet de d'Ar^enteau avait M de roodifler cette dii 
position : le II au soir, il i^latt pre^MTit nu bataillon de Mundovï 
d'uc«uper Muriaidu avec une (;um|iagnie. Dans la nuit du la au i3h 
le marquis de Palbivicini reecvnii, A 3 heures du matin, ordre d'^ 
piirlLT un lialaillon el d'en laisser un & Cairo ; le 1" balaillal 
n avant pas encoiv rejoint, deux compaguies se rendaient seulea , 
Muriaido avec le corps franc de Oiulav qui était enIrA h Caïf 
la l> : les deux autiv^ re^laîml b Catm. 

Le i3, le n)ai-i|utn dn Palbivicinî établiKtaît les trois compagnies^ 
de sou balailluD et deux du rorps Fnuic de Giulav A Isola Onodc 
une compagnie du corps franc était au iiîo Freddo (?). Le i\, le 



(t| Afgealrau (Aaaif «()■ 14 arril, jlinartB du nalin, page *4(|, 

(«) aidDlaedi i Coin, ri avril, 7 hiarv* ■/> do ««ir ; /MAfi'on. (wn ite. 



CAMPAGNE DE L'ARMER D-IFAUB EN (79i CCXLVII 

Irais compaffiiio!! de Mnndovr iiMupnîriit WTorollî oi'i i;lln*MO for» 
lilîaîrnt h' |5 cl |p i6(l). 
L> iHXHitiufi (lu i-orpn franc «t du a* <li> MonJuvï aaiurait les il<>r< 
tribut «le tl'ArfT'iUuKi el convraii u retraite nut Ceva, A,*er non 
[irrws, il |)r?nnit l« parti de ternir iiu pont dr Nav» : « Je ne puis. 
At'TÏvait-il  tjitlli, uitiuppr que ti' d^Eilé el li'4 doux itionlatriics qui 
\e rurniffiil pnrcf q\iv. le liTraiii »VUr^il tiiHiiimeitl A luil ^a<id>o. J« 
XAdw. tant t|iiQJi- puis, d'aoourcr mn droilc pour rouvrir rulre Slttnc 

L'ifOpiii-lADce que de VtiiH alludinît A m proUtget du cAti^ de la 
'Bormida «■inhliiil d'nniiiiit moins jiintiK^u qii« Ira Aulricliieiiit 
At«ii-at A pruximitè. A toit ou â r.ii«on, 1rs Pir-inontsis, A pluVicur* 
reprUofi, ont lémoi^n^ un^ irrandc détiaacc eaverit l^urs alliés ; 
elle ne pouvait «lier jusqu'au poUil d'admettre qu'iU liiisseraient 
Bii corpn uiiiiRmi Ivs louriii't' siiii.t «'oppuMi-r A w» pruji^ri^M ou au 
I muins sens 1rs avertir. 

Nitu »ciilein<.'iit d'Aiçrisuttau n-fusait d'ndoplcr K' projet deCollî, 
^'nl-A-dire lU miii-cliGr sur Hi-;sxci, mais, le i5 au aoir, s'atl«adaiit 
iiliiiiiuA. il l'inviiaii « à lu •toulntiir na prenant l'eunemi de 
I et du flanc » 0). 
Il revenait donc au ç^n^ral d« Vins de traorhcr entri- le.« deux 
'^n^raux ; mallti^iiniii.ienieul tonte unit^ de direction manquait aux 
_allt(''». 

Taudis que l'acte décisif de la cainpai^nc so pn.>paroît, de Vins, 
tiado, rttsiait ^loierné dts troupes ; il ne savait même s'il pourrait 
obérer la campa^riie- Ri^iluît A a'nii rapporter aux rente i^iininents 
transmis pur In* f^uôriiux. sa rorre» pond mire ne runltenl le plus 
(ouvcnl que de vat^iies riMiNi'ïlK, <tc« reeontmnndntïouK jrfn^rales. 

Apr^s avoir pris eoaiiaissance des lettres de d'ArKcntrau, il pat^ 

^teiÇeait son avis sur l'impossibilité d'une olîensir» opérée de :^oq 

|cAt6 ; au eoiitraii-v, il eoitselllaîl de tenter un coup do main sur 

)oleiNii^|un. m^mi* nu prix de qut-lques eentaine^ d'hommea si te 

■uco^s no couronoHit pus rctli-ii-ntiitive {ft). 

A eu jupcr |)ar la faililessc des force; frsncnisr'S lniK>6«s A 
Taaanla et au mont Uiuve, ce mouvemeul aurait pu exorcei' une 
heurcuM iiiHueni-i' ; iv -priidiint M de Malaus^ena blâme de Vins do 
l'avoir ndiipté, cl il considère comme nu lnnilieur pour les Pié- 
motitais qu'il n'ait pas M exécuté pour tes raisons sutvaules : a II 



(l) Ancfiitmii (Aiinly*c\ ift mril, 7 lirurVH >lii malin, *V>- 
(1) Aritïbiriii, lû atril. Oriiicn, 8 lirnrr^ti il» M><r. 
<A} lir Vint i (ktUi. i\ attH. pugr «48. 



CCXl-VllI CAMPAOS 



rALft: GN t~H 



n'«»il plus |iiiflsible de sorUrde Snorçe d^a qu'un eaiiemî csl loattre 
des hiitiu-urs do itinre ; i|uelijues conlniiit'H d'Iiommrji Me» plac^ 
sur lc« dfux clicmiiis qui conduiimt de Snon;e à et* bntHeitn suf- 
lisent potir rt-paussor le pluR nombreux nssaillani : en outre, pour 
pi!u iiue rriinKinî eût è\è eu funx'.t xur l<- lEevmiil île lu Tnnarda, 
i)U«iid m'allie l'on cAl prin cr i>ns)inif«, on n'avait point •> diK|Hwer 
dauB le cuml^ doH troupe^i suffisanlcii pour l'attaquer dans les 
outres puiut» nvnnUi^eux ([u'!l pouvait prendre ie Ion;; de la crAlc 
i\v In tnnntiii^uc qui unit In Tauiirdii nvec .Sninl-JeiiRHle'Pra » ( ■). 
Mais alors, si l'on içardaîl tranquillement m-* po^ilion» <•» 
nstiinl divisé en sepl camps, ou laissait A l'adversaire ts fRcilil^ de 
IcH attaqu'-r chacun h tour de n>lo avec «on g^ros ut de les détruire 
itucc.viiîvemenl ; i-'r»! cr qui allait en i-fTel .■><■ p^olIuî^^ 

Le i5. Ii'^ troupes du ^rnèral d'Argentcsu étai<-n( dijspus^s de 
la manit^re suivaute: 

Frontii^rrN de fiéne». devant C«iro. deux centn miliciens; 
A Cairo, deux campairnicit de Mondovi ; 
A iJardincIto, 60 hommes et miliciens ; 
A Monl-Saiut-nernanl, un bataillon de la léa;ion iJ^re ; 
A GarcKsio, un bataillon de Caprnr» ; quatre compagnies en 
réserve pi-^les A (trc portées «illeurs ; 

A Mariaido, trois compafi^nîes de Mondovi ; Iroîx fompagnies du 
corps fmtic (a). 

Au pont de Nava, deux balaillons de Lombardie et deuï pièces 
de bronxe dans un retranche ment pour en battre le* aborda ; au 
mont Ariol, 5oo miliriens et la mnjeun- partie de la légion Ié|térc ; 
deux puRtcs de i5o homme» prbt du moni Ariol occupaient les 
rochers de Lanznta cl de Kcrraria (3) ; 5o hommes de la lésion 
lègârv et le commandant Leotardi (gardaient le ponl de Caiitarana ; 
ce poste l'iail destiné h .-l'npposi-r à In venui* du chemin de Monte- 
Artol : les grcnadici*» Suasicoido défendaient les hauteurs au nord 
du Taiiaro ; too hommes de milice oecapaieiil le poste de Poa- 
tanion situé sur le contreforl qui couri entre le col du Prasjio 
et Colla l>s.->su di- Ca-Htell» (4). On avait bien eu l'intention de forti- 
Bcr In positinn, maÎN on travaillait encore A élever quelques retran- 



(1} MiIbusictii, Journal /iMorii/at, p*gt it, 

l>) Rii>|>i)ri ih MiiiiUndi dn n A 7 heurta r/i dn «oir : Hftation, pam iCo \' 
en s moilillr Ir'N ciniiUciinviiU d'xgirtt Ir Journal da réyimntl dt Moadavi, 

^i) (>« rortirrs ar dnivi^nl |>iih l'Irr rriix iBdi<|B^t tar la raric. car Irt dvux ' 
rrlalioQ* parlrni d'un r^rlifr innfrrttililt i droilr d* la roitte ri iU sonl liMia 
deux marqués k Ksiiekr, p*Kf *Sii->Ih>. 

U) 1^ rclalio* 88 Oxe aa poaillon en diiaal ^nll iull tu UU iU« <r«l1on« { 
de Caprauna et dr Canlarvna, pa^ aCo. 



CAMPAGNE DE L'ARMhilC D'ITALIE EN (794 CCXLIX 

cliomcnti sur le rochiT île la droite lorsque les Français parurent. 

Ce dispositif dispersait i.5oo liommes au maximum, la plupart 
miliciens, sur un Front d<' plus de quatre kilomètres, et on les jetait 
en avant, tandis que les véritables troupi'S rég'uliéres se toti.nient 
sur la rive g'auchc du Tanaro. 

Ce mince cordon était destiné A être culbuté, nulle troupe n'était 
disponible pour lui servir de réserve, et. en le poussant vigoureuse- 
ment, les Français auraient eu toute facilité pour atteindre les ponts 
avant que la retraite filt opérée . La gauche était complètement en 
Tair, l'ingénieur Martowitz en avait senti les inconvénients et pour 
s'opposer à un mouvement tournant des Français il aurait été 
d'avis de fortifier le Fontanion. Cette disposition aurait peut-être 
présenté quelques avantages si l'on avait eu des troupes A y 
mettre ; ce n'était pas le cas ; il semble donc, puisque l'on avait 
uniquement pour but du défendre la vallée du Tsnaro, qu'il aurait 
été préférable de se concentrer derrière la rivière. 

En outre, le détachement de Murialdo aurait été avanlngcuse- 
mcnE remplacé par des miliciens, son râle étant uniquement de sur- 
veillance ; on aurait ainsi obtenu un renfort d'un bataillon et demi. 



CHAf'lTRK V 



I, CoiMliiilf ile4î#nr> xytc Iriillicirl a¥rc la France p«nilanl le moîii d'avril, 
— U. Itipjiorl* iriilrt le l*iiiiii»iil cl TAulriclle* 



I 



Le •) avril, on apprenait A G^ncs, à n'en pouvoir duuier, que l'nr- 
in*e française se jin^pnrnil ft onvaliir lu princîpauli^ d'OiicilIc ( i) ; 
auutîtâtlemiiiiKtro i]n l''riinc«. TîDjr. avait une conféniQCO avec Huiza, 
scerétaïn; d'dai ; auus cd igiioroi» Iuk ilêtaiU ; l« Ieo<iemaia, afin 
Je dissiper los appr^hcajsloas qu'il lui avnil mimifcslrcK, tW-s vrai- 
seintilablutneal que la Fraoee ne »uu^eât ii &usci(cr une révolution 
i GCiies, il lui trau-imutlait la prudamatiou de Maa^^na. ^uant au 
passage des troupes rratiçainc» û travers Télat Ak 06ii«3t, il conai- 
d^rnît la qoesliuii comme iio méritani aucune discussion; o'y 
avatt-it pas le prèo^deiil du l'jtlS? Alor» le» Piémootaîs avaieni, les 
prwminr*, viol6 la ntmlmlilé itAnuÎMe. «t.'iuclletnenl les praoçaia 
suivnicrit l'exemple; le ffi'avernciiirnl if^nois n'avnit donc pas 1c 
droil de M plaindre. Comme le lui rappelait Tillj : < en tolérant 
que Ifst PiAmontiiis pasHaiuM-nl sur sou terriluii-e pour se rendre h 
Toulon, il n'a pu dans Mn juslicc et Kun ini|Mirliqli(t' iguu dounvraon 
aKtcnlimciit ii CKf '[ue 1rs l-'mni-His y paNsnosenl nnasî quiiml leur 
«oo&ervation le demandcmit » la). 

Il semble bien douteux mnl^r^ les rapports de son consul (3) 
il Nir>> que le g^uuveriiemenl ^i-iiuift iiit pu iipiiirer li- pi»jel des 
Français, «uriotit apn^x Iii pulilii-iti; dmiuée A la proolanialion 
dea repn'tsenUnbi. Aclaellcinciil il s'ai^issail pour lui de se couvrir 
du iixMé des alli^a au caK ou ils obljeudratenl plu<^ lard Ih sup4- 
rturitè. Le 8 au soir, le secrélaire dVial. Ituua, téinui^oait A 
M. lie tiirola i le s^rave di'-plaisJr du i^uvernninent dt* voir ta 



tOOiroI* à TliDKiil.7 avril. 

|i| Tillv * lliuxa. H avril. Su|>pUnieal. pa(« gb. 

(3. Voir paKctIWXVJII. 



CAMPAGNK DE l/AfiMfe D'ITAUE KN 1794 



CCLI 



Dcairnltl^ rivIiV par Im Français, en admettant mtinc qu'elle ne 
dril plus VHn <lf«t>rinHis pnr eux », CI il l'iavitHil h une seconde 
coufiJrcnce où l'on conciTlcrail les iDojcns h adopter • pour empê- 
cher les prujeU ultériegrs i-t niiiieux c|iie les Français n'efTorccnitLiiI 
ilir Hiirc dniis c<!t î-lal ■. TrAs vraixcniMattlcnicnl les in'^tnri assii- 
runces liaient dntiniVs jk M. tl« Cossila (i). L'ommt l'obsorTail 
M. iIb Giroln, il ^lait liiea tard pour l« consulter. Lors de cet entre- 
lien. ^1. lie ItuK^a lui avait Fuit Itru un<- relation d<- M. de Sptnola 
uù l'on s'elFor^'ait iratlritiiiiTr à tint- surpi'ÏHc la noii-ili-rejisc du fort 
d« Vinlimille. Le omtnftndanl Traiiçais a^ant di^mand^ A M, do 
Spinolsdolui accorder le passage' par le territoire de Viotimillc, 
on lui avait H^pundu n que jamais on ac dunneraît paix'il conston» 
temeut ». Le.t pourparlers avai<-ut Ht d mulicieiiKrinK'nt proloa- 
gé» D de maui<ïrc ii [winietlrc A une colonne de i.ooo hommes de 
tonnier la ville par nu endroit moins bien surveillé ; an bout d'un 
certain temps lo i^i^ut'ral français avait drclnn' que u toutes contc»- 
taliooa étaient inulile-t », la premit^n- dîvî.iion t^tanl dt^jA pasM^ï-, 
la s«uondo Hllail .tiiivrn ; le «cul n'-KiiItiit d'nn<- rHislance {Mirfiiite- 
metil inutile cilt ^ti* de Taire massoircr cinq cents hommes. On 
n'a^-ail donc c^dé qu'à le force. 

M. <lc{îirola semble avoir cru à In nurprise du gouvernement 
g/-M»ts. En reniliinl conipic Je* l'v/inmenU iV Thug'ul, il se portait 
garaul df sa siocêrilé. " l'indigne conduite » des Français • était 
cnrtaiDemenI bien ioalteoduo pour i-e gouvernenienl, lui mnndait-il, 
A cv point, que quidqui'-t-unv île si^s mi'mbri-ji fniMin) du zOlc 
venaient ili! fiiim piitilier une gravure... où on loue In lovaulc de») 
Fr»nv'niKlcjunrm<>mc on ils violaient la nculmlil^ A Vint! mille *{ï)> 

l>câ récriminations dans un pareil moment n'aui-aient conduit 
à aucun résultai ; mais b-n parole» de M. de Buzjui conte n.ilent 
ujit- juirlie [loxilive. rinsinuiilioii relative aux mi'surc-x /i pn-ndrf dt' 
couciTl rontii- les Français. Etait-on sînctrc A CCtie.*? L'arcliiduc, 
snistsKsnt l'occasion, prescrivait à M. de Girola de s'en assurer, et 
è cet effet de réclamer la cession li-nipuraire de (iavi ou l'enlréfl 
d'une irarnison aulHidi tenue à Savime jinur rouvrir la Lombardie et 
le terriluîrodn l.t HépabliqurNli.Suppowtr un tnsttiiiique legnuver< 
uemeni ^•'-noi-; consentirait A ufic tillc mesure lorsque So.ooo Fran- 
çais étaient & SCS portos, c'élail prendre ses désirs pour une rêalitË; 
et, même s'il avait cédé. Toccupaiion de Savono n'aurait eu d'autre» 



(■) D'Haulrville. dD 19 airril.Supiit^iiiMnl, paçc toi. 

fi| ((irai* A Ttiucul. 9 »ril, p>^ iiS. 

(1) An'liirtni- i IVriiiirrrni". 16 »»ril, Viy*nol, Qoellrn, IV, jisir fli- 



ccut 



GAMPAGNB DB L'ARMÉE Dï 



i^sulUts pour li-s Autrichiens que Ao ilî&séminer le faiblo corptt ilu 
ginbnl Wallis. 

M il'IIiiulcvilli; ne »f lttÎH.HAtl p.is «mnBur |>iir W rvïtiti'» |>n>le)i- 
lutioitsdti gODvcrncmi'nt g^noiii. Ivn cxuminant toul« sa coniluitr 
depuis le corn meiicoLiienliJo Isgriierre « itmesiMiiMc. i^crîrait-il.que 
l'on peut eti roiidiire îiirittllili)nm<'rit ipn- riiiviiHJitii l'-tjiilL'uiiiiiie Je 
In K<'-piililii|iii', ijn'iilh- y avait, iloniic toulr- sn r^mplicil^, qii'iiiijotir- 
(l'hui ■■lIccKSAvr- (lu tranquilliser les cours nliii^s pour Hoiiiicr aux 
KrflDfdis lu temps d'occuper toute la rivièri^ cl <lo parler la guerre 
hurs lif son territoire ; qui- (Unn ei.- Iiul. elli- lain-te tr.inttpirer qnel- 
qucs iliapositionti A ciiliTr dau* la roiiliituii, miiÎK qu'elle est .sincè- 
rumcnt portée vent les Crnnç*i»<liinlcll>- m- sesépnrcrn jnmat» «(i). 
Avec uo gnad s^a; politique, M. (riloutcvillc Si-eeptaît celte sîtun- 
tiou; provisoirement, il se contentait «les e.\plîcatiuiis qu'on lui 
«mit rourDicM. Lu R^puliliqui- n'avait pas fait acte • d lioalilitA 
positive B i Kt l'oecnsiuii nmenaît I« truupe» royale» & p^nAtn-r nur 
le territoire de la République i elle!; avaient ordre d'y entrer 
comme nmich et suon commettra aueua acte d'hoBlililë ■ (a)- M. de 
OoMiln iVlnit char^' de reniellre cette il^rl.iration (3i; GCnesaftir- 
miirit iM>n désir de rester neutre, on n-clnmernil d'elle de nr 
remettre aucuni' do se» places aus l'rançais et a de prendre snns 
retard toulOH te» <li»pi)Kttiiins iièc'isnin» pour le» incllru in èlat 
do drfrniM; " . 

Le i6 avril. M. d'Hnuleville i-xpitque A sud ni'ciil les motifs 
véritable» de sa conduite. L'inlér^l des alliés leur commandant de 
prévenir Icw FFa:t[ai)i dans rurcupnlio» du territoire ip'-noii, il 
i-nnvinnt « (l'une pnrt de tenir sen-^-t.'* U-s disposition» que l'on 
prenil dans ce but, cl d'autre part d'éloulTor noire ressentiment 
contre la Réj>ublii[ue jiuur que celle^i n'ait aucune défiance et ne 
demande pa.t aux Hrmêr» rr)ini;.-ii»e.% d'nci~upi-r «on territoire le plus 
promplemml possible ". Cclt<- union des fîénoîs H des rrAni;ais. 
d'IlauteTillo veut h tout prix l'érilcr ; aussi recommande-t-il k 
M (Ie<*o89ila « d'user de pru'Ifiice et do circonspection » jusqu'à 
l'arrivé d'un corps »ufHsant <le tn>U|)es imp/Ttales (i i. En un mut 
M- d'Hnuii-villr était d'avis de ne rïen bras()uer. L'évéocmcnl 
allait montrer combien il avait va juste. 

■^ la avril. M. de (îtrola invitait M. île Kuiia à lui rsîrecun- 
nattre le iteii» <)U'il ronvcnait de donner aux uuvcrtures qu'il lui 



(■1 [>1laiil«Tillr h CoMJIa, id avril. Su(ipl<Micai. ^-iim. 

|«) I>'llauifiillf 1 Coduila, la avril. Siapplioarnl. pae^^ |l^7< 

|3| lUiïuIn A l)uf/a, Sii)>|il^sivnl. pacr i»4. 



CAMPAGXE DE L<\RMKë QITALIK ES ITO4 

avait Tailcs touclianl l'cnlcnle cammiinc; très vraUcmblitliU'iiK-iit, 
à en jui?er par la fiDtc du iieLTi-laii-c il'i-ljit, il lui ilcniânilail égatc- 
DiL'iit «i G^ni's ilcfcH'Iriiil son iRrriloîre (i). 

Ln rûponut cli- M. nuua ^tnil M^ tifiliik-. Il [i\ avait rien 
(l'éloDii.iol lï ce cjuo son s;auvi'rnoment ciU éli- surfiris. apriHi toutes 
les «ssuntRC» (lonilivcH ilo la Fiuuce ijt- rtrspecti^r »n noutnilité ; 
IVxcinpIn iltrx ï'\i-mi>nlHis t'-l.-itt \h pmir proiivi-i- qu'il n'y nviitl pii.s 
(le ui hvlf ; <|upii|u'un içtirrrc avec les l-'rangais, cl p«r cons'^quent 
obligés de &c tenir sur leurgurdo, il leur avait ét6 impossible Joso 
coucfOln'r et d» ilt^fcudri? On^illc et Dolri'acqun. 

Prvaitnl arll^ des ili'cliirHliuii!! fraiii;jii!'e.'(, il uippi'liiit que Tillj 
avitil iavuqtir la conduite dm nlli^« ru l'jyS pour justifier riiirosion 
da caqis dr Mfu(.^nH, et que In l\i.'publiquc <• iiynnl lol6r<^ un pas- 
saifc de ce GTODre. ît en ré§u1taiF un ci^n^cntemcnt tacite au pa%snge 
des troupes rraa^-ai.i«.i •. 

Pour l'avenir les Fraiiçnis iiiriiicnl promis de ne rien eiitrcprcn- 
dfw, de respet-lcr « tous les postes fortifias ol les Forteresses n ; mais 
si )esallii'« •> œcupHient nui' position quelt-onque delVltit ^•iiuiaD, 
ils Teraicnt liiul pour le» i-ii clianwr el « wccupcriiinil luiiti-s li-s 
posilions qui leur somlderaicnt avaala^uses ». 

Dans cet éi.it <ii- rli.jst-.i le Kouvernemrut génois se d^-t'iiniu^iit A 
gfaruir »cs forlcrcNS''^ cl 1» capitale • et donnait l'ordre Iv plus for- 
me) de \fx défendre contre qui que ce soit jusqu'à la deruî6rc entré- 
mil^ >. 1<B ltépul)li<|ue itvait <lonc pris (oulcs les mesures en son 
pouvoir, d'autant plus qu'elle avait proli-xté sulennellumcnl et 
* qu'elle avait nVUini> hautement et rM a ma il encore » In relraile 
des li'Oupc» françaises (a). 

En connaissant cite note, les ministres de Itussie. il'Kspngae et 
de Piémont lémoi^nèntnl bautomont leur m^eantenlement contre 
G^nes: « iLs rrèrnivcaieiil ili' l'iiidoleni-e di-s Autrichiens, l'-crivuit 
M. (le Giroln, qui n'ont pas encore ninînteniuil trouvé moyen 
d'invi^tir et d'occuper les forts tant île (i^ncs que de Snvone n dans 
le dessein d'y prévenir les ['Vantais. Ils continuent h penser qu'il 
e*t B^-ssaii-e d'user de la force, el ainsi la neutralité serait violée 
de tous 11» rfll^s. Il est piquant de lioiiver dnns celto réunion le 
ininixtri' de Snrdaifrne. lorsque sn cour, rn ce qui la ruiu'ernail, 
tlKit décidée ft garder la plus i^rnnde prudence ; mais n'étnlt'il pas 
de l'intérêt du Pièinonl de laisser rAulrirh'- résouiltr^ seule la 
question génoise? une fois eoeagi-e elle serait forcée do renforcer 



|l|<jirola à Tliiigiil, iiatril. vaut t\ 

(Il Rii/js * Ijîrui», tJ atril, Sii[>]>Ii-ifirHi, |i«i;'' il"- 



CCLIV CAMPAGNE VK l/AHMIiÊ D'ITALIE EN n« 

se» UiTi-tM L'ii lliilii-. M. <)c Giivlu n'cmclUiit bucuii avis sur le 
parti A niloptcr; il se contentait do sîtritHler l'utilid- «i'im <:or\ts 
plnoé A Novi pour conserver la Lombardis (i). 

Il n'était pa)i ilinîeile de ilt'ratler le jeu dex oulres puissiiix-es 
dxuft eelti^ niTfiire Auiuti M deWil/ecIt cotisciflail-il triill>-udi-e • los 
évfDcmenlx > avant clVutrernur le territoire do GCnes; pour cela 
il rallait des pinns couoert^S cl sppu_vAs sui' )« po-utibilitÉ de In 
rÈUitaito, c« qui procurerait le Icinpit dulteiidn' Ir.turdrcH dv l'em- 
pereur. 

I.«n tniniittrc» (Irani^et», et siiitoul celui il'Espajçue, n'avaient 
point lionne giAoi- de railler k l'indolence •> aulricbieuiie alor» que 
la flotte l'spagnidc ptrdnit non tt-nipx 1» triiii.iporl<-r riufaiit de 
Puriiie <■» E.i|>iijfni-. M. de Wilxeck aurait in<^iiie pu ajouter qu'au 
lieu de perdre Icnr tempx m Curse, les AnjB^lais Bunnenl mieux Fait 
de mieux surveiller la mer. Lo réponse dca G^iioia ne lui cauMit 
pas de surprise : <i comme toujours m elle h était va^ue et euiiforme 
aux prècMente» D. * A muu avis, Ocrivuit M. de Wilxoch, ils ne se 
décliireiiiiil jniniiiH « moîiis qu'iU n'v Koient foifés par une dc« 
armf-es bel libérantes, et ce sera, autant qu'ils le pourront, lursqu'ils 
M croiront silra de leur fait avec ct-lui des ailli4^» ([u'iU dminirunl 
par préférence pour pouvoir nn lier Mins trop rinquer eontivi la par- 
tie advctM: » (a). 

C'était avouer en termes mesurés qu'il fallail avoir des forcea 
sufli»antcs avant de s'engag«r dami une entrepris: contre Oéne» et 
qu'elle.^ miinquiûeut pour le moment. 

M. d'UniilevilIc pensait de mCme, toutes ces néffociations 
n'avuicul d'autre ot>jcl que a de gagner du lem|iis •>; peut-être mémo 
la République de Uénes ëlaîl-ellc d'aocord avec la France; et 
l'on avait d'aulitiil pluH de molîfK de croire qu'elle pcrtiiilrrnit 
dna* non altitude que lei FancaÎK venaient de remporter no nou- 
Toau sHceé« à Ormea. M. d'Ilauleville avançait m^nie qae les 
Génois nous avaient servi de ifuide : nouveau grief à ajouter aux 
précédents; mais lei^ AutrieliienK n'étaient juis encore rantiemMé», il 
c'y va avait que 6.<m>u è 7.000 k Alexandrie, et la eour de PiJ^monl 
ne voulait agir qu'apréji enlente avec. l'Autrirhr (S). Austi, par son 
ordi«. M de Cossjln renii-ttnit-il une note renfermant In itêrlaratiim 
contenue dans la itép^clie du 13 avril {^>. 

Lo seerétaite d'état faisait attendre sa réponati juM|u'au 24. 



(l| tiiroU k Tliii|(iit. if avril, Rupplilnrnt. p>|R f#- 
i*) Wilierh n Tliufnl. ift mf^t. Vivrn.il. pnrllrn, I, IV, i^. 
|3| D'KaiiIrvilIr A (>iM<lii. i» nvril, Hii|>|>len«(ll, f^fft lOI, 
(tl CoMlla t Ituus. Su|>pU[ilrBl, page lof. 



CAMPAGNE DE L'AUMt^lli U'ITAlfEi: EN 17» 



cav 



Entre ti'ini» cgui^lqucK inri<lRiil.t dn frontii-rcK s'étniit produits. 
M. d'IlAulcvilk- <-u profitait poi^r martirestcr son Diéconlcnliïmeut. 
fl Voua oomprcoilrc-z a\cc moi du reste, rtrlvail-il d M . cl« CuiiHÎIa, 
que dans ces cii-ËUfistniices, ÎI n>sl jias piiKsihli; il i-carli-r le moin- 
dre d<"* dMimlrcs i|ui pouvciil survenir, H que si Ir. gouvcrucmcnt 
dcG^tncs n'n pax pu empl^cher le tr^ grnvc désordre de la viola- 
tion de son territoire par les l'rançais et de l'escorte même tixu-n 
nombreuse i)ue lui ont faite los Oénuis di- la ville île la Plivn pour 
leur indiijuer lus rheniin» d6l<>uraAN t\cn colline-* domiriunt lu pont 
de Nnva. cl pour a^ir liuxltlement c»Dtrc le territoire et les sujets 
do rai. Sa Majesté no potirrR pas cmpi^clier uon plus que dnns(|Ui:l- 
ques recoins de la frontière ses sujets ne motilreul i|uelc|H6 jiMte et 
privé rt*a!(L-iitînieal d (i). 

Le aO. M. d'Ilnutrïille recevait coniiiii»saticc do la note remise 
le là à M. de ftimhi, il \ truuvnit Ir roiifirnialiou de ses vues. « Elle 
prouvait jusifu'à l'ifviiii-uw rnttaehemeiit de Gènes à la Frauce »; et 
R li-s dispusiliuiis ap[iaM'iilt.-s muiiti'^es par la Ri'puliliipje de roii- 
crrliT iivee les iiUii^ li-n' me^uivs h |iri'iiilii: jiniir repoitsuur les 
Pmnçaisdcsoit (crriloire n n'avaient >-lé ^tuggi-réc^i que par la crainte 
« d'uue prompte wiigeunee s de la cour de Vienne. Or les éw^ne- 
inciilB |in-iiaii'ut une lournuif d>^ plus eu plus Tilelieuiin |>our le-s 
idiii'-» ; liieii liiiii de pouvoir luenncer <iCne», les foixe^ piémoiitjiise.'f 
unira aux autricliieunes • suffiraient h peine u & défendre- le l'ié- 
motil : dH \iir& tl n'}' avait rien niilre ihust' à faire que u de dissimu- 
ler la culèiv du doriiiriiig^ qni> lu iti'pidiliqui- n ciiuKiil iitix idliés [2) . 

La ri'potiNe de G^^iies. remise A M. de Cossïla I17 36, -répétait 
relie du |5 ailress^e h M. de («ii-oln : a les mesures de rt^sislnoce 
scraieul n-dlreîutes aux furtcreswa et A la ea|iiluli' n ; la iicutriditA 
ne « pcrmeltiiil jius ili- s'ussucieri une mesure ijuclcouque exeédanl 
la garde de ncs prnpi-eH ètnts » ^3 ). 

Au momcnl où cette uoti^ parvenait ii Turin, la situation «'était 
eompltiteineiit décidai- fit faveur dM Kriiot-ais ; les troupes piëmua- 
tnUes se Koiiii-uaient awe peine au cul de Tcndf. et l'on doutait que 
l'anliiduc consentit il porter nue partie de son e^irpit ver» l'est ; une 
rupture Bv.T Glanes nurait fnil ilisparnllretoal espoir di- l'v déternii- 
uer, M. d'ilaulevilli' accepluil dune ee refiiH. • La réponse de 
M. HiiMca a Mè relie qu'on devait pH^voir, écrivaît-îl & Cossila ; nous 
ji'avons plus désormais aucun espoir de réussir à amener la Répu- 



|i| D1lniiti-ti1te à Coiaîla, Trailiidion. il atril -A E T). 
(ïl bfljulrvitlr j> fkwiila, ïO avril. S<i|i(ilêiiiriit, ptgf ie>. 
13) Ruixa a liiraU. 16 arril. Sup|iUnifiii, pag* 104. 



CCLVr CAM;»AONe de L'AHWÉE D-1TALIE en lïM 

blii|iie à iraiii'ourtr niix cncKiircrt a(>cc!>!'llin^t |»our clinsHcr Ir^H Frau* 
(«is de KOD tcrriluîrc * ( ■)• 

L'iQsuffisan>*c ilo IWirK'e alliéi' cni|)ik')iait tlouc «l'agir ]uir Wrrc | 
ma'iH l'Atigli'tiTie, muIliitfisL- <!« In mer, avail iiio_vi-ii •[*• fairt fiilen- 
ili'c Ku voix : II' 7 avril, l'amii'al IJi>uil i-t li-s cavovi's niiffliii.s ^vaiviil 
prupnsc dcn'-gicrx tout i-rqui «ursîl rapport aux discussioDK «ntt^ 
ricici'cs rt A la conJuile à looir pour l'avcair » (>) -. le blipcuh ccssi-' 
ruil dtft ijue (lignes aurait l'iivové ilf.i (l^j>glt'N. Li' ^)ijveroi'mcill s'yi 
refuiunl, ce dont il lu- faïKail un litre uupr^s <lo In Frtino' (3). Dico 
plijK. par lin <l(Vrct il limitait à (pialri- \k luimlii'c di-k vaixiHNiiix ilc 
giK'rre <|Ui.- a chiiijui; pui^saiicr' •• p»urrait «voir dans un>.- des ratlrs 
ou point forlififi do »oa territoire ; ivs iMllimcnlN « qui ajtparti-nnienl 
à de» |)uiK«anr<-H nllitVs itevairnt ^In- c<»ixid('n*H pendant hur h 
alliancr cimn»- appiird'iiiiiil & une si'iili- naliiin n (4). ^ 

Ce d^ret soulevait les plus vives prote«talioDS de M, il'Iluerta, 
ministre pli-nipoleutiain- d'l£s|ias;De. La Kfnnw obtenait en râililt 
la facilité <lo fain- entrer dans h-n portit nulunl de vaiMeaux que 
toux l>'x alliù> )ini.«<[u'e|lc ne pnrlaj^rait re dmil avec perwnne. La 
serrètiiir>- dVtot s'cITorcuil en vnin de justifier celle di«posilioii eu^ 
disant que siehaque nation avait dans un port noutn> quatre naviresH 
leur numbiv pourrait s'élever A vin^t (5t; il était iiidtscntable que 
celle mesure fitiiit nntqncnnnl iiviinUii^'Um' A ifl France. 

A lasuitcdelavinlntion de son territoire, le Konvernetncnl j^iioisS 
dinrgeail son charçi* d'alTairt-s de «imi-tln- utio noie où il n'-clamail 
de la France, qu'elle retirât sex tninpi-N. Elle éuit trfs peu énergi- 
que, cnniine »o iloN-ail s'jr attendre d'une nation naa* movenx d«.fl 
nm<lanre, avant A ses portes une armée de iio.ooo homme*. Après 
avoir rappel''- les a-ssurances de la Convention, de respecter lo terri- 
toire de la K^publique, elle Taisait valoir le propn* int^n)| de lafl 
France. 8i les allit'-s s'introdoimiienl Hur le territoire de O^nc». ti»i>>^ 
dî.t que l<-n Anglais r<tsscrreraienl leur eroisi^re, elle « ne [wurrail 
)>lu» tirer d'un port ^Iruilenicnt Moqu6 et d'un entrepAt qui irait 
binililt s'épuisiT les approvisionnements que le camniem- de 
Géues a Tounii jusqu'ici il se:» armées et it ses di^parlement» dal 
midi > (6). 

Lu [KMÎtion de M. ItiH-cardi n'était (las facile A Paris: na iéngiui-i 



|i) D'ilauleville a i:n«»ll*, .ti> ai rit, Ki>p|iJéBcul, |>Bi(e toJ. 

It) Lord llood, 7 airil. Siipplrmcni. |»ire ^. 

t3| Tilly ta comité. ^ niBi |.\ V. IHb-i iCS,. 

(il Mvnoirr d'iluirla. 7 mni, Siip|>tFinenl. |>*|^ ie&. 

\i) Giantlii S M. il'llitcria. lo niai, Safi|it(n«iil, |>agc log. 

(li) Xote du i5 atrrl. )>iipplraitnl. l'âge toi. 



CAMPAGNE tiE LAUMh^K tJlTAL>K EN t79i CCLVll 

<iiip comme simple cliargê <ru(raires avnit di^plu. et !»i qualiléAf 
mluriiT n'nvflil pai. (■li- nrrcpUr oommr uni- prctivr cni'il Ml « par. 
lisaii (le Im Ki'volulioii françAiso » (i), Tiiulcs si.s U'ittatîvea piiur 
obtenir îles êolairciasements sur la coniluilo qut- li- fcouvcniem^nl 
frait^is comptait adujitor av^-c sou pays di-mi-uraicnl inutJliti. Li- 
ti avril, il avAtt iivirtl .M Bucbttt^a) que lacuur dfNapl<^» noo^-jiil A 
(ioca()<'r In Spi'zxin,'-t l'emprreur It wc n-u(lfi'nui(tr>*<leriRTi ;(lunslp 
bal de prévcaircrUeo«'U|intioii.il lui «vaîlsii^grn^ Vidtc » de dcmno- 
drr le ^\{v et le furt a. Kn cntmdaiil celle propusilioii. le miDJslre 
a avait pa» Mi maftiv tli- son indi^oalion i-t il §Vlait l'crii! ; • Eu vite 
d'uiK- mesure de s^'ciirilé. t'ummultiv un aelt? liuiitile cuulre une 
Ri-pii)jlii)u<' amif?i (3). M. n^ccnnli, saiwi.-Haiit <:» liannex dî»- 
(KisilioMK. presN-iîl le tniiii»lre. ni ivfiundiinl li sa noie, o de don- 
ner à la s6r>^Qi&Mni<' iUpulilique uue sécurité <|ui- tous les principes 
riH-Umiiifnl ». ■ Eb liim f r^plii|uait le niinislie, il n'; a aucun mal 
à r(p«t«r cp quf la Cnnvrtitiuii niilioualt- a d'uiv» et i)«ji^ di^rlaré 
ri'lativcinent aux piiiKsjnri's iieu(i\-s , je v«nni voin- nul.- cl m'occu- 
perai de celle question ». 

Lf rapport où Uiir^rc aiiiionçait la |iriKe d'Oneitle, montrait 
II- peu tir ciiinpte qu'il fjtlUil ti-uir de c<-§ proteslatiouH. I)i<rri^r«la 
qiii^^tion de la ni'ulralilt' vîidéi- s'en caclisit une plu» g^ravc. 

(Juclle valeur convciiutlHl d'ajouter à la proclatnuliou drs repr6- 
senunts? Lii Friiot>' re.Hpi-rlerait-ello les lois de la IWpubliqne ? 
Envnbirnïl-ellr snu t'-rrii<iire, el v fiivorisernît-ellt' une révolution t 
Dans uu eiitrclicp ov<t- gn memhre du Cumîté, Boceiirdi obtenait 
l'assurance positive, que la Krancc n'avoil d'niitre but qu« d'occuper 
"neille: eu ne pn'vfnant pas b' (ranverncmeiit génois, on n'avait ou 
tl'autrx- niiitirque de le nietliv en ttat de nier toute partici[>alioQ à 
cet ncte el de lu! pcnneltre de dèt'lan-r qu'il avait 6tV- ubl^é de 
enicr îi la foro'. Ln l'riiiii'r n<- N'élail-clle pan euntasnlre il'i'SLpIiea- 
lions Mtmblables. loisiiue les Anglais avnienl enlevé deux rrrgalrH 
dans le pi>rt? Kappntrliè des diVrcls de la Convention dei» |5 e( 
ifi avril. c« Uui;apf clait tr^s rassurant ; aussi le i8. Boccanii 
rpudoil-il eonipte de celle entrevue i^ iion g'Duvernenienl. 

■ Je n'ai p«K manqué de hiir Kciilir In ^u^prÎKe que me causait 
un Ëvénetnent »i innlh-ndu. «urlout apr^ m'avoJr promix que 
la France reapeclerail la neutralité de la séréuissîme Hâpublique. 
J'ai fait ressortir les inquiétudes que pouvaient faire naître lescon- 
Néqufiaccftd'ua semblable incident, convéqueuces é^alemeul préju- 



(I) Bgi'liol i Titir. a juin (Aï, iCS. G#ae<). 

(a) Cusitni^viir'' ilei rrUliom txicrirum ilu nouvFrarmcnl franijaU, 

{>) Durcanli llmlurtioiii. |i) avril. «inw/.;ir /.Wuoît, pdge 4i. 

KVM 



CCU'III CAMPAO.VK DE L'AHMliK DITALtU KN I1<U 



dicînblfit «Ux ilfux Républiques vt que If^ (rouveracmniil fraiiçais 
avait ccriaiuement bien pes(e§. 

u Un m'a rèpomlu <|U<! mon L-U»nneinentct«!)eraîl lorsque je sauraisJ 
qui- les rnlKuriK qui onl |>i>aKt( In Pranre à !t'niTi|iarfr irOnDillOj 
Maicnt (licites par sa propre sécurité. On n ajautf f|Uc le gouverne- 
mi>nt Traoçais, soucieux il« su ilignité envers la Républiqual 
gAitiiiiii', avait J'abofd AiciAt d'attaquitr Oncillc par mer, mais qua! 
O' plniinvnîlèifju^ innccfjilaliln ; que. Foro^ (r«l1ii<|(icr jurterre, < 
lo gouvrrncincul Tran^'iiis avait M rontrailil il'nçir ilt- la siirlc,J 
mesure inotTcDsite du rcsw (lour la sér^nissimo Rôpukliquc ; que { 
c« pji>ijl|Ë;« m (Ht- Il ta u^- el pâcillquf ue pouvait compramellrr In 
iifulrulil^ lie la H6r<>nl!i^ime Iti'-putiliqut' i-t duHiiur au\ i-oalia^ le 
moîudrc litl-e Ar. la violer. Du re.tlo, le roi de Sanlatg-ne nvail fiiitl 
Imvcrscr A «■* troupes le Iciriloii-e de Gfoe», et les avait rnîl rmbar- 
qiicr h Oncille pour Tuulou. Dv plus la France n'avait (eua aucun 
Compté A la République de (îôiies de In pri«« par b-s Auginia, daua { 
ce port, de deux rr^;;atca Tninvaiiteit it| du niniuacrc d'uniK parlicde 
r^uipiiffe. Le Heul doute qu'M eu le goutcniement français a 6t/: da , 
Jnvoir s'il devait oui oti non Taire conuallrt- A U UJpublique do 
Ginca ce passage, et s'il devait lui eu ilemandcrla permission,. 
Mais le ifOUverDemitDl Trançais avait pcitHè que luul cela gcca!tloi>-| 
nerail du rcUrd i-l (jne li- se<ret Manl divuli^uè, l'op^^rAtioii avorte- 
rait, Oue si on avait demandé la pcrinîssiuu & la Hèpiiblique de 
GSnes, ecllo-ct aurait pu ('accorder et, par le Tait, aurait alors entn-l 
prôinia sa Di^utralité ; ts^noraiil la eliose, elle nVn [m^ui tlnf res|wtl- 
sablc ; elle aurait pu atisoi la refuser, cl il était alors difficile de 
prévuir lex dèsordr^i qUo pouvait faire natlre c«lt« réaistauce, 
Kiant donoéos toutcji ces c^tUstdi^ralions, un avait donc cm bien faira ' 
en cachant A la 1V'(iublii|ue dt- Cii^ne» rn [««.ta^ de litinpiw. An 
reatc, les mesUn-s Ie?i plus minutieuses avalent pré->tid4 A rctte 
0|>£Rilion pour In rendre inaffensivc. D'un autre c^tA. l'oceupa- 
tliin dijneilit' ne devait pa> alarmer la n/-publiqae de (tênes. non 
soitlemcut à cause de la lovaiili' de la Rt'publique fran^aixe et des 
soulimcotn d'amitié- toujours nioiitrè-i envers leji Génois, mats 
pour riDl''r#t qu'avait la l'rsnce de respecter In souveraineté de 
la sérâniNsîmc R^rpubtique. plus utile et plus chère pour elle que 
sou «Iliauce. Enlin. en dernier lieu, um- conduite tout autrv 
aurait indisposé contre la France la !iu)»se, le Danemark, ta SuMe 
et les Ctata-I.'his donl l'nmilié inljre--uu' Irnp la France poUr que 
celte dernière ptrnsc la comprumottrc ou la i-efroidir. Voulez* 
vwns vdir, a-t-oD «jnutè. comment la France n'a pa.s du loull'nprit 



CAMPAGNE DE l/AHMh^K DTT.UIE EN n«4 CCLIX 

t)f coii()uAle * Vufei (ieoève. Rien n'était plus fueile pourtaol {lour 
\a Fruucc qui' d'en faira la roiii^iii^U'. 

■ A ce moint-nt je rrpondis qur telles nVlaicnt pas m«s n'aimes ; 
que jainaU jo D'avais jM-iisé que la Kraoce piU suivra une conduite 
ngtn que celle que lai diclaienl U-& principes de juMicc qu'elle 
avait twujiiurs pruclainii» ; qui- ji- crai^iiiii.-i que i:cl 6vfneiiieiil pilt 
enjtagcr lu rcKpUDMthiliti' de la sèrénlKtimi: Ri-piibliquc, cxpinter 
ma pairie & ilcvonir le ih^iUrc de In pierre et de» inuax qui en sont 
la rjjflséi|uci)w. d'autAiil plus que la proclamulio» des repi-é-teii- 
UiDla lie l'amiËe d'Italie anaunçait uit pntjcl pluH vante, celui 
de provenir In soîdiwml iKcu|tniioii de* (Hais de la «^rAuîiwime 
République par les cnalinf-s, 

•■ Hier on a ajouté : Qae] que soit le ton de la proelamatioo, 
Jr vua* rfp^.le que l'idée maîtrcsAt- a (té ri>ccU|)atioa d'Oneille. 
fjuniil aux inquî^lnde-t qu^ vouk pouvez cruiiidn^ de" c(»ali«AA, 
je TOUR ai dèjA prouvé que ces dcniiers ue soni nullement nutorisé-a 
à i>a vuuluîr A la République pour ce qui s'est païui^, VoilA la ques- 
liun de dniil. Eu Fait quel niolîf nrez-vou!* de les cmtudre, ces coa- 
li«fo? Le mi de Snrdiii^ie doit pciiter il w déreiidn-; nou* pduvuiiit 
l'attaquer avec loo.ooo hommes, et l'empctrur qui peut vous 
alarmer n'a que iS.ooo hommes dau§ toute l'Italie (l). a 

Le i5 avril, cil n-mrttnnt la note de G^ne* ft Rurliot, M. Boecarili 
a'cfTotvait de lui Tain; comprendra : o que tous les principes cl loX 
égards s'opposaient à floe mai-ehe en avaul qui n'était pas plus 
tli'ocsnir" au.v progrès de» nrinéu françaisex qu'il leur dérensc, 
et ue rcrail que compromettre, aux dépens de la Frnnrc, la oea- 
Iralité d'une République amie. > 

Bucliiit Mc ciinlenlail de eépoodri- : •• que lit conduite l'éceiitr de 
non goDvoniemcul ue [vnuvait ^Ire re^rdi^c comme r^pug^iiool aux 
priueipes de justice qui le dirii^Hieul : que ce paasagfc de troupes 
»ur le terriluire ile O^nes était aussi inolTeu.iir pour la République 
qu'îiiditpriisable A la di-rcusi? de la Friiui'e, dont la iiiécttrité exi- 
geait que mùi ennemis ruMcni''ha».5é« de» point» qu'elle était oblii^ 
de traverser pour ji'apprOvisionDcr, et qui menaçaient s«s Trontii^res 
et tt'S podaes-iions. » M. de Uoccardi n'avait d'autre nn;umtiul ik 
uppoMr que l'inti^rél de In France; mat» ni du cnmmiiwainr doa 
rcUliuRfi extérieures, ni du membre du Comité, dont il est question 
dans aes dépêches, il n'obtenail l'assurance que o. le» Iroupea 
FrançatseA u'iraieul paa au delA d'Oneille s (3). 



Il) Boccanii. P*rii,i8 avril, tliaMppe C^atrl. 
(*) Boceanti, «S avril, aîjut^pr Cotueci, page tl. 



CCLX 



dXMPAGNK DE L'ARMEE IVtTAl.lE E.S ÏWi 



AioM <Iooc le mois d'avril BDi&satt aoqs que ti^aos eut riva 
ohli'nu i)« lit PrHDcu pour l'avïnir. 



II 



DiiDs ralUic|iii' (fëuérnli' tenlûc sur touios les fronliiToe du 
l'iriiigtil. nuii^ aviuun f't^ repousses au Mont-Cenia, ainsi que sur Itt 
(Iriiilf ili; lii liifiicf'i Hclvi'-di-rc cl à rvVulliiiiii. A Tiinii on ne »p lais- 
sait pas tiompcr piir co» SH":!'.!^» apimitiits ul l'un nvail imiiu^ialr- 
iiienl reconnu que ce n>Iait pa^^ là notre v^rilalilc objoclif. 

Lk y, M. (le (ilierardinl n-nilait L-ompte de noire ponilion an 
■■*ourcu<i> ■ ■|<'i iiuns t)i<!Hatl â même d'iipprocbifr <■! de tourtinr plut 
facilement Httcirgt:, ohjvt principal il<! notrft expédition ■ , 

La perle >lo la vallée d'Oiieiltr fnîsail si peu do doulc que l'on 
iivjiil nii'me expi'diê nrdi-e h l.aplnce de • se replier à la montagne 
et drdélVntIre les pa.-'xaj^s qui comluisaient au pont du Nava cl à 
Ormea jusqu'à l'evlrémit^. afin île procurer aux nnifori.i de d'Ar- 
i;euieau le tomp>i d'arriver: car. de c-eth- piMitinn. ruiinumi ne trou- 
verai) aucun obstacle pour deseendrc dans la fdaine d'Ilalio où 
l'armée iiniiériate n'éiait pas encore «.«tetnblèe pour lui lenir ti>l<! », 
L'auntMssadeur parlait éffalemrnl de grands raxu;inblcmcaie fniit- 
çaiseo Dauphiné. qui menaçaient le martiuisat ilo Saluées oia îU 
pourraient • pi^nélrir, avet- (xiu de diflicullt-s. vu la Tailde-iite 
•Je rarm6« sarde » (i *. uliliiiéc •le iléfrndrc une si g'rande ^leiidue 
de frontière. 

Cette i)6p<^cl)« èlsit éviilcmoienl uu appel à l'Aulriclie. d'anlaut 
pluitque M. ileUirola |iurtait nos forces avec exaffi^ralioii h 80.000 
liiimmen 1 y). 

Le 19, la «ilualiou «lait ilnvenue iiieîlleure puis<|ue (^11) aiinou- 
{ail nnuH avoir arrïléa vers la Tanarda il'nii ■ il aurait «'li' facile de 
partir pour «e rendre maître du village de la Itrii^uc et eouperaiusî 
Il l'aniii^e -uirde luulc comiuunicaliun avec Tende •. Ou ^lait donc 
relativement tranquille vci-s la ilruite, mai» vei-s la çauche teit 
('rnu^aïn ''unlinuaieiit leur marche Kur I,.t>auo et Savune, et île 
U remotilerai<-nl la Itormida. C.v nuiuvcinenl «emMail viv-cmwnt 
préoccuper le ^ôn^ral de Vins. > Il assure, écrivait M. Glicrai'dini, 
que a'it réussit A rcoDeuii de s'Hablir dans ces oiidruits, il lui 



II) (IhrrrsrJlai ■ TliM|r">- 9 avril, p»%r luj. 
(•) lilriklii à 11>Bi;iil, <i avril, pigr i'^. 



CAMPAG.NB DE LARMR'i DirAUK KN I7fll 



CCUXI 



Mra faciles (lo pn.-ii(lr«- Ccvk, Ho p6ii<'Hrer par Acqiiî <Uiin lo Montfpr- 
Ml ot Tortonais, Jr sVmpAivr du ctmrs du PA el ili- s'avamer ver* 
la Lombanlie ■ fi). \Jat tefle niaïK^ivn- iiurnît rl<'- bien rt!^ii£-r. 
|iiiisi{ue qotri' nrm^u aunil i^ii «itr «on Hniir umiclir lualcs los 
forces racole ïnlacles 'lu ['it-mnot lilircfi Je (li-buttcher par le col 
de Teodo. sur m>ii Haiic droil le rorp^ du MiUmaiii. En i-éalil^. en 
maiiifcsL-iMl i-pit tidiaU'i. de.- Vju^ u'iiviiîl pai d'uulri! I>ul ifin- de 
biltf'r la roi i|k'- ration d<- l'iimiiV iMilrirliiuiine : ■ h in'ii priv, ujou- 
tuit M. de Gherardiui, de fuiri- «rntîr A Votre KKcrlIeiicr qu'il n'n 
pa» di* foro'» sufïÏMtulc» pimr ^anli'r •-■■^ pHitHii £;<■!>. et <|uc >! Tar* 
m^- imp^t'iale d'Italii- avi-r lai plu» i;r>t[id<- n-lt-rili'- dc les ocnipe pas 
cl n'einpfehe la rle.Hi->'nlr di< reniiemi dim* la plaine, il rntit que ni 
li-s tvTt-** do rui dv Snnlaijf^nc. ni .viles d<- l'cmpervur nttucUc- 
menl r'n ll«)ie ne pourront l'arrAtcr, cl qu'il fnudra lui livrer toiilt' 
la Ltimbantic i-t m- n'tircr ù Maiilouc pour diTundrc l'euInV du 
Tvrol •<■!. 

ik- «on ci^i^, pur di-K IcltreK directe» adre»w^!« ii l'arelùdur, do 
\'in» avnil initiât'' avec fonx- pour que les troupe* aulrirliimnes s*- 
rassenildassrul vers Tortonc et Alexaudrie. 

Le 19, uae di^pfche df l'arehidur venait a[nirendre à Turin que 
IVmpereitr l'aviiit dcstii»'- « pour t'tiv !■■ (■■■iilri.- il-"» m'î^'orialions 
avM lt:!< cuiira d'Ilulir, vl lui avait cuiifV-i'<'' l'ii JiiAnii- t<-m|i!> !■' roin- 
mandement dr toules srit troupeo pour la cimipau'i]'' d'Italie «(s). 
K» couséa|uunei' il pri'venait qu'il nit'ltaîl le ciirpH autrirhieii e>t 
miiuv<'iU('iit.Tuulefiii!i il ui- s'('\plii|Uiitl ni .lursa Toree ui.tur mi dev- 
tinalion, et l'on cMnlinunil li ig'noivr de qui ce rorjw relèverait (3). 

Olle ncsurnnc r remontait un p'-u l«« c«prîl>i, d'autant plus que le 
iffnéral Colli •■ c<i|H-rail rt'u!ktir A i^oiivrir Snorifi- ol A cnip>''cli<-r It» 
proçrfe uli^rieur& ■ de reunvmt. Do cûtè d'Oruioa. Anjenleau • sr 
Hatlait du puuvuir .tr maintenir malg^ré le uumbiv suprrieur des 
ennemis ■> . I<i- point failde dumrnniit toujours la valliV de la Bor- 
midfl, expédition facile à trnt>r dans ce moment où ■ le tr^nérul de 
Vins miuiquail des trou|.e8 niVe»snire<i pour la f^arder ■ lA]. 

La situation de l'arehidue (lait des plus difficiles. A la veille 
d'une iuviuiioQ cDiieinie, il était i:h»rifir d'un cnmmaudenieiil 
auquel Heii u» le pivpnniil: le rempliieeun-ut ilu prinec de Waldeelt 
par le f^n^ral de \V«lli«, lui diait, jusqu'à rarrivi^e de i-e dernier, 
laide que lui avait promis l'empereur; sur cinq ^ii^rau\ un hquI 



(if Glitrsrilïnî M ThuKnl. ii avril, )»gv *3q- 
<>) irilaDlrrtltrl >rAlbiirfy, ii «iril. 
m IV Vin* k Colli. i^ arril, p»K« >&$■ 
,|> (ihrranllnl li Thuçut, tC. oril, \i»ft iM. 



k M PAGNE 



^Ml'.t; D'ITAUB EN I1»( 



i^tsil préseDi . en outre. k'îI convient «l'ajouter foi àHoit rapfiortii, lea 
services nVlaii-nt pan orKnriisi^ jwr lii f«iilf! du xi'iii^rnl de Smin. H 
Gi>rii-iidiiiil il toi fnlliiit mi'Itrc les Irniipc* pu marche; «nn» cein, Ica 
Français < viendraient dans la plninc de In Lointurdio rontrtr la 
promess» solennelle <\ue l'empereur avnlt ftùle au roi de Sardfttg;ne 
el k touU'H les conr« d'IliiHe île vinilnir (k'ron<lr<' l'Iliilie du cAlé de 
O^nui >. 

Ainsi ne Iroiivuit jiDttiliè le peu de conHaiicc que l'arcliiiluc nvK)l 
toujours lènKiig-ni^ diins In neutralilt^ ^noîse. Maifl «ur un gtoint 
oD ne peut xe ninfpr A »an opiuiiio ; il alU'ÎLuail lau(e«- Ie<i flirit- 
cull^N de l'heurr pri^s«nle ïi la Don-i>i'i-n{>iiUoii di' Vtniimilli* qn'ït 
ivJRiait sur l« ^n^ral Stain fil> Cerie« il anrnît rtè nvaiiU^iiit do 
linrrer c« pas-iai^e. rnni» pour le Taire il aarnit Tnllu avoir un corpn 
suffisiiiil 1 quelijirrs lintiiill»n> pltie^t en avant iiur ce (loiul nuraieril 
été culltnlAM, cl «n lotiR cas on niiraîl munsel^ r«rmi'« aulrichiRunir 
en dépit des ordres TomieUde Vienne 

Le i>. M. d'Altuirey ^tall de retour k Milim aiiprtede rarchidui-. 
il lui donnait mnnaiiikniiof dut lettres du roi A It-mperour. 

A lu Kuil« de la dfpiVhroii or priiiri- avait fait etinnattn* li-« poo- 
voirs qui lui avaient été neonli^s. on uvail cru A Turin qu'il aurait 
eolui de conclure In convention projeli'« (iK Dann une audieoev, 
l'envové pi^montais N'assurait du contrairr ; l'arcbidiic le pressatl 
de partir pour Itniicolles, i-t, comme M. d'Alhan-r Un olyectail que 
SI» rourdésimit ronnattrc Ick olijel* A Imiter, le princn lui répondait 
• qu'il eroyail qu'il ne s'açpîssait que de «■ seul objet, c'est-à-dire 
de la ilèfenae et de l'attaque dans leurs diffêrentoK (Mirliesel clr-- 
Cun titan Cl-*, afin que lon|r-« les forer?! dus deux |>artiN en ltnli<^ 
pui!u<>nl agir dnni une nnion aliKoluc, commis si etle« ne formaient 
<{u'une seuls et mAme armé» ■>. 

De ci-tte entrevue. d'Albarvj eoncluail que, jusiju'A de nouvelle* 
iRKtniclion.'v venues de Bruxelti-H, li>s AutricIiieuA •> s'i-n tiendraient 
au Imn arnird à la vi^riti^, ntaÏK A l'enipi^cmenl pria de défendre 
les délHiuchfii des goitres de I» Rivière de GAne* n ($>. 

C'était l>ien là le sens itcs instructions du i" avril, mais il seoi- 
l>le 4]ue l'archiduc u'nvatl pas bien saisi L'a vpritablen intentionii 
do l'empereur lor»((u'tl parlait ■ d'iiniou intime >, nulle puri 
l'in^ruclion n'enircvoil un<r telle hrpoihéan. O n'était pns par 
désir d'induire «n erreur l'envoyé que Ir prinrr «s sen-ait d'une 



(tt Arrtiidar t IVaiperviir, ift avril, VirMOt, Owf/M, pa^ iga, 
t))IVHiatr>iII'- é •rAllinrry, niivril. 
(3) D'AlliRrrv A ri'Hitill*«tll«, n >fr>l. 



CAUPAGHB DE L'AHMHK D'ir.aiG BN tlH CCLXIII 

Inlli' flSpn-MJaii, car, ^crivunl  sad nrvfii, il iiuiftlail Hiit la iiomi- 
natiiiD i)<- de Via» comitio commanilatil dett lictix uriuèi». Sou» 
s» |tro|itv aiiIuriU'!, n' {rt^nùrai ■ aurait » dirii^r Iv» op^ralions 
pèurrali!» ili! louo Iv» c.itryis divitr» nilrv •lilTiTi-iiU licutonaoU 
g^uèmiix «vrc nn catnmun uccord. duqui'l uoiquomoiil un |>uu- 
taît N|iér«r le salui de l'iulio •■ Or c« cas p'âUiit n^lisahic 
qu'autant que le» iloiix iiatîoiis aKÎraicnt if*»* un concurl i^lraîl. 

En m>%ii: InmpK. |>rrvuvnril )n ri^lniiu* ilii |{<'^rii:rnl ilo Vins, |uir 
suilctliM mauvaiitu Kiinl4^, ïl crniMilliiit tk futn inténir dans la 
ni(iv(tiili<iii une claaiw d'Après tnqurllo Wallis, comme |)Iuh ancien 
lii>ulciiaol K^néi'al. I'' ronrifilaccrail « pour jamais noua voir ë\|iu- 
Bès et nuira iMr.oM i d'«itti« qu'à un çéniT*! aulncliirti • (i). 

X \n n';cc|iiiuii de la dépêche de M. d'Alban-v du u, lu r»! lui 
urdnuHuit d>- jMrl'r tuiinrdialviuiiul pniir Itruxolle» purliT h l'um- 
pttntur In lotir*- ruvnlc coiiimaiit l'ndhi^sion ù ralternnlivc impo- 
>M (3) : maiK sur la coiiveuiionvii clIr-mC-mc, on no lui romcllait 
ui îrtstruclians ni plein pouvoir. Uaii> une k'itrt- parliculiènt, 
«rilautoville lui v» diirimiil lu raisau : « Ju suit l)i<-H nii4! de vou» 
iguuliir iri runtidummiriil que Jv n'ai p»ii Itini cuniprîx qurU ouiit 1rs 
pBÎnla principaux sur Icm|uc)& an vous a fait comprcndro à Milan 
qu'uni' convention rlail uiWssaire ; ci- qu'on vou« u dit do devoir 
uiucertcr cl- qoi rrjfaixie bu (^^.nôral la défi-ute et l'ulliiqua nta 
panlt bi«n plus aisé h coiiclur* à Milan, avca l'nvis dca irên^raux. 
que partout ailleurs, et je a<- cois \ms comment on veut «llinidr« K-k 
ordns di' Unixell<r> lA-des§u4, co qui portera au inuiuH un mo)», 
landib que rcnnemi <>al dan» iioa étals t-i à la porte du Piéinunl cl 
il« la Lunihinlir, ta qui vxtg;r pour l'enipMier dV entrer uut' 
pruinptt- cumliiiinison de mcKuri'N. Sans «'la, il e-"t aHa-.'i pcobuliln 
qiiVn altendanl riftsur de la ni-f^icialimi k eutrepTvndro i Uruxillt» 
Ul HS ciiur.lusÎKu. les Opérations Hi'niul nu |k'u i-fficiicnt ou luallK-u- 
n UHcn [kir dêfiiul d'uiiinn entre Ivx dcuk arméeit ■ (3). 

Le* ciin«idi'ra lions d<' M. d'ilnutt-ville étaiK-nl iTTi-futalilGa ; le 
treiwptirl do la iiè^ticittlion À hnixellc» allait «ncure ucciuiouncr 
la peile de deux mois, et pirndant Uml ce l«mpx letv dows armant 
mlerunt isoli-<-.«. 

Lii- 17, 11- Krnfml d'Arptenleau 6lail IniIIp au Pont dn ?tavii pt 
rejeta von Ceva. Si les Françaii» conliniiaienl leur ofTensiva, co 
fitilde corps aomîl insufSsaal À les arrAler. L* roi, n'appuyant sur 



|l| ArchMne a l'empcrrar, iC avril. Vivskat. (latlhn, \<»fv tifo, 
(>1 UrUtnirxHlK H irAtUrry, ti atril, 
(S\ miiiilrtlllr A d'AIlMirv. •!. nvril. 



CCLXiV CAMPAONE DK I.AllMI^K DirALfE EN 1794 



la cti'p<*choclu 17 jnnviproû « l'empereur lui ovail fuit ronmitlr« fie 
vouloir finplovi-r son arm^e du MiUimis i ompfichor rcnnemi Je 
pÀm^tivr ]>iir \e.* <li-l>iiuclié.t du In Rivière do Oéneii « demaiMlftU à 
l'iirrhiduc de poiinscr les Iroiipr-K fliilrirliii-tnx-M vpr<i Moiiduv! et 
Cevci • efia d? pouvoir mctliv li; gtitt^rHl d'Ar^oiilcau vn citil il*^ 
soutenir celle pUcv ri de parer k un plus ^rand mMli^urdonl on 
Mniit lous mcnai^i^ m rcniiemi v^aail à \'\ forcer d (i). 

L'Hlardie ■'■■«il alors 11 miii cotnbtf à Turin ; un vovail déjA ta 
communicnliiinconp^ cutn- Ii-» tro»|M>s du comtA de Nir^ el Turin, 
L'ninbasnadcur aulrichicD lui-m£ntc- pousuiil les clioM» au noir : 
• Si ce malheur arrivait au curp§ dv M. (^ollî, rcrivaîl-tl. le roi clr 
Saixiaigae ris>|UQrait de se trouver prr-Hi|U(r xan.s troupes, car le 
plus grrandi- partie est dans le ('ointr. Ia:h nia^Hinn H l'arlillerio 
seraient nnssi p^nrlns ni l'ennemi nliiolumcnl maître du pav» ».,■ 
Pour se proitirer le* Iroupr^ deMin^es à «rcourir le e^oéml Colli. 
de Vins allait prescrin- a» tréii^ral d ArKeutenu • J'alwndonncr 
Ceva et de se porter ver» le Moiidovi el Limon punr titcher do rete- 
nir l'ennemi el de ronserwr la ironimuniiiition avt-r le t;i^iiér:il 
Colli ». Il aurait è1^ du devoir du iffént-ral de Vin» di- ranimer In 
confiauee don» celte crise, mai» il s'aininail vann^n «aa$ mAme 
avoir livré l>a1aille ; dOs que lc« passaj^s seraient libres, il ne Ne 
croyait pas en f-lat de uoua arri^ter ; Ji son avis il n'v avait «{u'an 
parli à prendre : « Si Tamise impériale èLiil assex Forte, on devait 
Ucher de garder la I»mhardie, lonani les forlcn-sses dn Pié- 
mont » (3). 

Tout est étran^ dans ces i-oniinuaicniionfl de lanibassadeur ; 
que de Vins ail manifesta l'intcnlion dr faire i^vacner Ova afin de ^m 
diMermincr les Aulrielm-ns * s'y porter, le fait m lui-même est ^| 
assex naturel ; mais comment en èerivnnl à sa cour M. di- Gliurar- 
dini ne la tenait-il pas mieux au eourant (3) 1 Au momenl on celle ^^ 
dépêche était u.vpi^iôe, birn loin d'appeler d'Argeuteau vers «a ^M 
droite, de Vins va mi*mi' son^r à lui faite n^prendn- l'olfi-nsive 
surOniiea.et II enlA-era ii Colli nnr partie dc« forre.v sur le^uiui-lles 
il romplR(4'). 



I 



!•) Le roi t l'arclililiir, 18 avril, piige iSd. 

<i) nlirrardini k JhitXHl. 19 «Tri!, ^age 3»g. 

{3i Ua aitiii^rr doni Ghcrardîni ■'■>-■) 11 illi il Jt u iDMiîoa ttnii Hni par 
d<jiUir( A IViniiiTtnr : c*r dam une <D><moliiMi poilcritiirc. non diler.ajranl 
k tiiirfv nà^cirr Ir rhuix d'un c^n«r*H>iiin<.> »IK II cuiir df Turin il ttfira ; 
■ ir nr *ai« iii ton* rhuiiim poiir crll» nr|[oe<il>(<(> ts t-oia d» flliMardini . 
el tl i«ut u* cmiBdfri pa* i|iit mi* ialiniil^ dvt âr Via* o'aU i|ii«lqur 
iiMMinv^Birnl dana l'ofatlnn pr'wnir •. 
U Uc Vin* * f>lt>. 'i avril. piRc Ii8, 



1IHP ^B 



CAMPAONK M l/AnMh'K D'lT,\:,ri: K\ \19i CCLXV 



I 
I 



pour donner plus de poid* k très demandes, la cour de Turin 
(enlait un dernier moyon (i), vlW- (alsn'il n{ip«I A l'uiiihafisadcur 
(i'AHKrlrU'rTe. A plimieurt rrpriiii'x, M. di- Trcvin- nvnïl «omli^ rnm- 
ilciir natriclurn nriii dr snroir i)iiollc« cluienl les intriiUoiiN 
t:our; A i)uoi Ghcrardini lui avait répondu * tnut naïvement * 
qu'il les i^orait; c qu'il puuvail «i^uleinciit l'aftsurcr que Su 
Maj>-stê l'Empereur l'tatt iuliMi lionne d<- pn-iidir iI<-h mirfttires pour 
In dèft-iLst^ «I la îiilrf li- ili- l'Itidir, et nommL-rni-nt de foire «crvîr *fs 
troDpcs pour s'oppnMT au pussag^e de« Krançai» par Viiml do 
Gêovs ■ . 

Apr^» les preiniiTs succès de» Pran;ai.i, M. di' Trevor deventiil 
plus prexsanl. A en crttîrv M. Ulicrardiut, il alliiil jusqu'il lui dire 
• qu'il ftnil enfin convtiiucu que les troupes nulriclitcnuo-s l'iaient 
dcsitinecs uniquoinenl A s'emparer rl^s pUccK rork'<i d'Alevandrie rt 
deTortooe.avec lo double iibjel de garder l'oolr^e de la Lombariiic 
el dedomînertrtulesce» pmviuc«ssiirdes; qin' l'idyi-l principal il'em- 
|)^hi-r à rennemi ili- dexcendri- diin;> la pliilue de PiV-monl éuil 
«nrrifîcaux vui-«»ce<iiidaire'i; qui- l'ellecuuduiu- avait jienlu juMpi'à 
pnMPnl cl perdrnit tout à fait la cause commune ; que la cuur d<- 
Vienne n« .Vnpcrcoit pa«, qa'^n sacrifinnl les i-tRls du rai de Snr- 
daii;ne et ne l'aidnnl pas & reletur l'ennemi au deU de^ monlaçneiï. 
elle perd la Lombardïe et peut-^lre ritalii- i-nliére; que sa tMiblc 
armé*- à Milan et lirs roi-cos détruites de In Sardnigni? ne pourront 
tenir tète A une invasion c«rtaine : que les patriotes vont trou- 
ver dan» le pavs des ri'ss4>urci-& îmtnoQses en liommes. eu munitions 
«1 i>n argent qui dt^ideronl en leur Taveur le sort de la guerre et 
de l'Rurope; que sa naliau ne peut voir avec Itidifrt'Tenci- que la 
maison d'Aulricbi- se soit refusée l'i défendre efliiii.i-mi ni son nlliê. 
le roi de Sardai^ue, pcnd^int que l'Angleterre lui donne des sub- 
sidea si considérables. vl que l'intét'ft cummun est celui d'omp^eher 
Tmlr^e de l'Iliilii-. ■ 

A er Inni^ngi- si étonnant ilnns In bouche d nu auilm.v'cideur 
Il prononce avec beaucoup de véhémence et même de mnuvai.ic 
humeur o. M. de Gherantiui avait beau jeu pour répliquer h qu'il 
M-rnit it détii-cr que la flotte iiiiflaise eiU K^ardé la côte d'Italie et 
etnp^hé l'ennemi de d>'bai-qiter na eâvideriu el soit artillerie à 
Oofille bailleurs >. 

^'ailleurs cette affaire ne dépendait pas de lui; «Mil l'nrdiidur. 
mit le» pleins pouvoirs de rKnipeit'ur. 

> Sî cela est, repiirnail M. do Trcvor, je me déterminerai A 



|ll Lr roi t l'arrhi<l«ie. ii avril, pn^ Sim. 



CCLXVI CAMPAGNB OH L'ARMËK D'ITAI.iH KN ilH 

aller à Milan |>ouf faire sentir n Sud AIlcBse llavalc la në«o«iîI^ 
dViiiplojror l«ii troupe» aatrichicnni:-» (Mtiir arrêter lest Français dans 
■•-s iDoDta^oa «l le» eadruîla par k-aqucls ils ont p^oétri. ei je 
repi-ési^nterui roiitm tmilc iliUcrmiuslioQ qui pourrait i^lre <tirî^« 
à av. pas iinipAchvr de porter lii guérit! (lani lu c^eur du P'ti* 
munt H (i)' 

M. dp Trcvor se renilatl i Milim afin àc présenter la demande 
du sucfiun du PirniMut i!l iln l'nppiivftr di- l'suluril^ de sa cour (a). 

UepuU dix jours l'archiduc se dèhattait nu milieu des (ilisladea 
de toute nature : le »o, le e+nfra) VVtillis n'avait pas encore rejoint, 
Pi â co momoot II' ^n/tral do Vin» lui icrivail quo sa «inlé empi- 
rait M qu'il allait tlrv forcé de xe retirer h Pavie ; leï> troupes autri- 
chiunnes allaient donc iw Iroitver kiiuk chcF. I.e priuee faisait 
preuve du pluh tfrnnd snni(-froid ; les insIruntioD» iln Vienne Ëlaicnt 
positives, sous aucun prèt<rxle il ne i^ulail •• di^mantelor ■ le p«D 
de troiip«H qu'il avait, et cela amc d'auljiDl plus de raison qu'ouïr* 
la din-clion de Ccva il avait encore k surveiller relh' de la Uoc> 
i^hctta cl le chemin deSavonr. Après la minion d'un conseil de 
guerre oii prenaient part le ^oéral Wcnckeim, le colonel Simbs- 
cli«-n et le comte de Wilxeck, on nrrélait < que, |>otir «0 impoaor A 
IVnniimi, »ii ferail feinte de |M>u»tcr nuHst vers le Piémont quel- 
ques «vanl-pooleK, puisque le bniU s'en répandrait, et qu'il >'sgi>P 
sail principalement du temps pour au moiaa avoir uo pont sur la 
Heuve Pti pour tous lc« transports el pour assurer en cas île mal- 
liour la reiraile >. 

Hn ctins^ueooe, le ai, l'archiduc donne un ordre de mouvement 
glanerai : celui-ci exit^^ult-, le eorp» autrichien aura, le 37. trois 
iMtaillons Ji AIIni. tiiiis A Asli, (roi* ii Alexandrïf, trois A l.mli, 
deux A Torlone ; en outre, la gamiflon de Milan est formée d'un 
3> balaillun (S). 

.M. de Wallia Hant arrivé le 33, l'archiduc avait dnn« enBn un 
général auquel il pouvait confier la partie militaire. 

Tandis que le sort de la ffuerre était en train do »e décidflr. 
l'eacadre anglaise continuait tranquillement A aaaiè^r Biistîa, lais- 
saut la voie de la mer libre à non convuis. Mai« si l'An^lclerre 
enirnilnit n'affir que pour son propre întAr^l, par contre elle était 
disposée à r^lamor de ses all)^« un concours absolu el. comme 
r^riveil finomenl l'archiduc, ■ A cette inaclioa de l'escadre 



tl)Gliersr(llai * Tlinsai Vif«nnl, (hsWm. leaic IV, pefc iffi. 
(*) Arrhidac a l'ciBiKrrar, Siipjil'inieal, *o avril, paifc <}. 
(3) Ordre de l'arrbldar. iinvril, ptg» Su. 



CAHPAGNK DH L'ARMÉE D'ITALIE EN ITii* CCLXVll 

angUiiie, M. JeTrcvor paraissail Touluirauppl^cr |wr «on iiclivi(6 
pvnonnolle >. D^ns une «uilieun: qur lai scconlnit l'arctiîiluc, il lo 
privenail que lorj Elltul ttail drstiué à résider Ruprés i)v lui 
duranl lu canrxilcs 0|)rrRlions ; en soa abiieac«, et vu l'urarence dca 
évL-niMnints, il avait cm tlevoir lui fairo |wirl des iiiittructions 
fuln»séc« A son colli^uu iiia«i iguc d«s inUiolions de son KouviTaia 
ilont il iivntt coniininsanct?, el il lui en lisait <|U0lqu«s j>a raiera pbes. 
• lU coiitrnai«Di en subslAncc rien d'autre <|iie le roi d'ADgloterre 

I !i'ial«rcssait infïninieot au aalut du l'Italie et Jk m d^ruaNe qu*il 
croyait facile en r^uni»--uiiit les hrv» bus jwrtes de l'Italin «t des 
panaifiQt des montn^nrs. main quesanx dcH (otwh infiniment sup«- 
rieurea, il le croyait impossible dès que l'ennemi edt pènètt^ dans 
la plaine •. En outre il lui faiutil [>jirl(I'un mêmuîre où oo d^v«> 
luppait cAllo idée qu'il convi-iinîl de faire alliiquer s-iiti^ il^l.ii par Irs 
tronpes aulriciiienuu» a lc« Praoçais entras par Ornxia... ride Im 
rejHer dans lea monUfifars pour reboucher la (rouée qu'iU avaient 
faite >. Par l'exposé des opérations françaises on verra que ce mou- 
vctnenl aurait pu avoir des rènulUU tré> déaavanls^ux pour la 
eorpsiiu i^-nénil Muur«t, mnix l'archicluccnRhatnA par ses inslnic- 
lions. M! liurnail à répondm qu'il le soumellrail au j^n^ral Wallis ; 
et A son tour u il ne cachaît pas son chaf^rin de voir une Aolle 
anglaise formidable dujis lu .MédilurranÀe employée et distraite A 
faire un Kièt^c par terre d'une forterevse en Corso, aluiodonnant el 

, periiie4tant aux Krani.'vts le libri^ transport par mer le lontf dos 

' c&te* de Oâoiu de tout ce qui If nr èlaîl néerasaire pour pouvoir se 
aouienii dans la Rivière de G^nes •■ 

Quant A l'iibj.-t principal du mémoire, «ne nffensive «ur flrmea, 
le prince se conlentJiil ■ d'&sjtnrer en ^nérât • que dès que le corps 

[serait pAudî ■ on ferait » qni serait uAc«a>air«, utile el faisable 
pour la dèfenM! frén<rale de l'Italie » ^i). 

M de Trevor dc se tenait pas pour battu ; le monvomcnt de Ma»- 

I sAoB sur Saorffo était alora connu A G^ne» (s) ; ItAk vraisemblable- 



|i) Archiduc â l'uniicreor, ai avril, SuppIcMeal, page 4b. 

Itl Girola i Tliiicul. n» >£(lradacliDn>. . .. ■ Utt Pnnfii* ar soni pat ■ll^i 

ptiii loin nnr Gurriiiii ••il |>>rlï« d'f Blr« riix t* lunl fniiîBr* fl oiil rUlili 

liant iiuaritm, unili* qur Ut siiiret. «o QDnilire il* Jl.uKi mvirun, nai sur- 

I thi Kiir S«<irm pnur l'attaquer ilr aiattn aïK l<* aairra c»rft naui du 

|dtT«r< fûièt. 

Itab«i>icrr* el Saheclt «ont r*ntrM d< OarcMio t Nice ; Je prcinitr poer 
I diipiHrr. i et i\ot r»a dit. la niarrli< Je» lulrei Mtp« Je iroope cl df ta 
IcaTiIrric r*n l« l'icmanl «t l« sccouil poar paatcr k Toaloa «1 y pi^parrr 
1 (Minr nnt aorfir dr la fr^tenda« ïtcadrr an promi'l mrcoara pour Haalla * 

HallwDmiiesKnl erue d«)>^hf nVil pa« dak«. mai* tllv • M rrriic avaal 



CCUVIII CAMPAfJNE l)l-: I.AHMl'E tilTAUK KN IWÎ 

mcot rnmbnKSiidciir anglais en aVHit ^ti^ averti, car do nouvirau il 
renouvelait si's iuNlaDci's pour obleitir i|iieli(uos Imtailloas nulri- 
cliteitH vers ilv\a ; et pour fntrui(ji-r l'nri^liidui: il liii {Hirbit " «les 
uiouvemeuU r^lii>gr)i(li'Ji ilc iViinorni • ri <> irtiac d^cixioii |inft« A 
Titrin i\r \es altarjupr o. 

L'irchidui: h'y reruanil net ; « i" |ii(r l'impotmibililiS d'iiccélôror 
dp plus la miirclie dos trdujH^.i; a" pur lir d<''ljichem<-iU ri l'^par- 
liîllvmriit <le NUS luiLuilloiis (|iii' o-lii produiriût cnnirr lu nin.virnc 
importante rt, pnr l'empereur pn^cxile, de tenir ce curps d'nrméo 
s^pnrûct r6uiiipoui'^trecinplo_v6eiiS(3inbti> on fori^ooù liosoia serJi >. 
Afin do coupiTvQurt à (ogie iiouvellu si>llicitiitîon îl lui deninodait 
u (les nouvclle.1 de la UuUt- an(çlai«r • (i), L'iimlxisHndeur ati^lniil 
nvHit compUrlemcnl i-cliour. Lu Nitiialion ne N'^tiiil mudilî^e en rti-a 
dijiuis le 3^, oti M. d'IUiiicville avuit pn.^v4-nii M. dr Kront i]ii«, 
HiiUK prétexte de manquer d'inslrurtion, l'ori-liiduc Dr voulait pus 
détacher de troupe» autrirliieiineH nu tieruurs de l'armée sardt- (s). 
Pmirlanl. afin de ItatlPr l'Auffl^lenv. it atlritmaît, le tC, anx itiK- 
)aiir«s de M. dr Trrvnr auprr-s de l'arcliidne l>'i marelie ro nvniil 
d<-K Iroupe^- autrichiennes; cc^i ^lait déjà une iuexnriiluilc piii^uc 
l'nnlrc de mouvcinrni est du 3i avril (3); Nurtoul, §'il n'araît 
pas pour objet ii<- nicltn- Ii-* Autrichiens « eu ^tnl de suuleriïr » les 
Pi^Miooliiis « du cf\U: de (ieva el aulrc-i postlions limitroplii-» de la 
Hivière de I!t(iie« h, t-oinme l'èrriTeit le minislre (4). 

L'ercliidnc allait birntiM avoir à résialor A d'aulrcK demandes. 
c«lleft-ei plus si-rieuses. Le «4- ''■» français enlevaient le petit 
Sl-I)ernard ; celte nouvelle parvenaîtih Turin le 36. On crut d'aburd 
(|Ue o«)tte alta>|ne ^tntt M-rieuw, et enmmv l'vn n*avnil pas de 
imuprs à noiiK opposer sur ce point, on enlrcvovail déjà len cir- 
coDsIancca les plus filelienses. L'aintuissiideur «écrivait : • l'on- 
nemî paurra peulélre nuKsi K'emjuircr ilr la ville d'Ivn^ qui est 
fur !uin chemin el peu rortilIiV H de U m; p<irler directement ntii- 
la Lombaralie autrichienne sanii Ifouvcr aucune place forle i|ui 
l'arrête u (.'i'i.l^>uautii de Vins il perdait complèlemenl la télé; non» 
ilfHuninx le onitenu de la ilàp^elie ([u'il cxpMtail a Tarchiduc. 
mais en In recevant Ip prince craijrnail a ipie lii malndîti eJ la lierre 



1*iill»i|ua Jr nnt Antralr |iiii*>|ir<)lr D'rn pgrtr |iHi : «llr |>rinir< aver eerli- 
■Dilc tfn'on élnii ottrli A Urun àr iiulrr laourriiifiil ; il ii';r aurnU donr ri«a 
d'ctanii4»l k ce i\nt M. rit Trefor on «il rr-,*u hvU. 

(ly Arehîdar à l'riDpcrrur. 1; «Tril, Sa|>|>t^inrnl, p^gr Tu, 

(i| l>1lsiil«Tille h d<r Frunl, >3 avril. 

I3> AiTliiifitr (Vrilinaiid, onirr, ii avril, pafre 11 ■ . 

(tl tl'Haaioiltn i <k Kront. ilî avril. 

(:» (ibrnirJliii à ThuRui, aS airil. ft^f HS3. 



(lAMPAONE DK f.AHMKlC IHTAI.IK KN |19t CCI 

ne led^couragcnt el ne raCTaibliaseDI s (i). Aussi poui' avoir ttav 
id^e vénUbIc <li; Vélnt tlus cIiokc*, le ^aéral Wullis xu rvii<lHit-il A 
Turiu uù il arriviiît l<- aS, nu momciit «ii le g;£-»6nil Holli venait de 
perdre col Ardente. Le j^ênèral de Vins dcmnndait A Wallis de s« 
chaiffcr de U défcnM de Mondovi el do Ccva de manière à i-eodre 
dÎ9|KiitiMe te eor|iH du g^n^ral d'Ar^atcau Au roi, Wallis don- 
nait tiiieliiuese.ijKTanci-s iikki-^ vagne.t, aulant <|iii- Vnn i-n peitt jngrr 
par i;c puMiige d'une lettre du roi : « il s'est m^me priVtc à faire 
avancer quelque corps de troupes du cùXi de Cova.mais ïl s'est 
instamment refusû d'en faire aifîr un plus çrand nombre »(v). 

Tenu il niuiii!i de rvserv«iivec M, d'Haulevilli-. W.il1i> lui i^npoMiil 
franchement vis vérititldcx projets, car en infarmaul M, de Pronl 
de celte miesîo» le ministre s'exprime ainsi : « Li- Eféiitral Wnllis 
était ccrlaincmenl (r^s bien intcotionni^, comme le roi vous le 
mande dans sa di'-piV'be, et prêt A uuir iin corps de iroiipLH sous 
ses ordrex aux iiAlres ptiur eliiiKHer rciincmi d'Ormea, uiai.-i l'en- 
trée des FrnucJiis dans le val d'Aoste a fuit eUmijrer ces bonnes 
dispositions, dans la craînlv. qu'en se perlant du cMi <le ltii.<lle et 
do \'cri^cil,ilsne»v jettent dans l'élstde Mîlan: son plait est dune de 
De poi»! niiirreler son urinée pour être ^n éliil ili- fiiire ti^te à 
l'ennemi s'il pénètre ilnns la plaine cl de couvrir In l.oni- 
liardie » '3). 

Au point de vue militaire, »-ttti coace» Ira lion éltiil le riieilleur 
parti A ado|iier ; tniiteriiis l'inviision par la vallée il'Aosli- it'élail 
|i(iur Wfillis qu'un piV'lextc drstiiié à masquer son refus de faire 
mouvoir «les Iroopes autricbienucs ; jamais le )çén6ral Wallis 
n'avail pu suppus«r que les Prauvnis tenleraienl te mouvcmml 
Hvenlni'eux ii Inivers l« Piémoul, alnr.-i qu'ils avaient une armée 
viclvrieirse lnulc prtic A déboucher vers Ale\nndrie. Auii-ii À l'nm- 
bassAdeur avail-il donné v pour raison que l'armée impémle eu 
Italie ii'élail pas bien forte, et que c« serait une imprudence de lu 
morceler el de la faire asrie séparément n (4). 

Le moi» d'avril se Irrniinail donc sann que les deux iroiivcrne* 
ment» enhKenl r<-ussi à se mettre d'ncrord el que le corps oulrieliieti 
fill veuii appuver l'armée pîëmonlaise. Cependant le 'in on con- 
i]ai&>ail la défaite subie par le général (lolli le 97; quoiqu'il se 
ranlfll ilo nuu» avoir reptiussés nvec perlCi il manifestait cependant 



(m Arciiidiic i Vtmpftr.iir. s] avril, Sup|i!éii)'^nl, pig* tit- 

I» Lr roi i de Froni, 3o avril. 

(Si Dftaatrville à de Frool, Sel •ïril. 

Ul <>ti(rAr>l>iii i Tliiii:iil. So avril, finin- Sjjo. 



CCLXX CAMPAGNE DE L'ARMI^E DITAL[E EN 179* 

ponr l'avenir la crSiote qu'il ne fflt cootmnl de » replier vers 
le col de Tende ; la vallËe d'Aoste était perdue ; d'un autre cAtè les 
débouchés se débarrassai eut des oeiges, et d'après certains avis 
trois mille ouvriers étaient occupés à construire une route d'Ormea 
A la mer pour l'artillerie. Ces attaques, ces prËparatifs dans toutes 
les vallées dévoilaient notre plan c d'attaquer sur divers points 
toute la périphérie des frontières du roi de Sardaigne, pour occu- 
per et diviser ses forces, et entrer ensuite avec un gros corps d'ar- 
mée dans l'endroit qui nous paraîtrait le moins défendu v (i). Or, 
une fois dans la plaine, l'Autriche n'avait que iR-ood hommes 
pour défendre la Lomb&rdie ouverte. Aussi en prévision de cette 
éventualité, l'archiduc réclamait-îl un renfort de six bataillons dans 
leTjroI(8). 



(i) Ghenrdini i Thugnt, aS avril, pa^ 333. 

(i) Archiduc à l'empereur, 3o avril, Supplément, page 54. 



CÏÏÂPITRK VI 



I. .MouTcmRnlt ilr Miuèn* ritnlre (l'.\r^DtEan. combal df Kita. ntriltc de 
d'Ar)nnlriiii. oi:cu|iiitton il'OrniiM. de Gareiiiu, narvttv «iir Taiimrds. — 
U, OJi4r*tioBià I'oiimI. — III. OiipotitiDiiit d< Oollî pimr (Ttîntfr à Tâffrii- 
tin fran{«Ue. 



Le l6 'Iv ^iid itinlia, M(i.i«'itii mHtnlt en mouvcnriMit sur Pool 
tic Nova |p corps cxp^ttitioniinirc ; les divi-rs clômciits qui le coils- 
lUuai«iil (i) nvoieat dA serrer aur Id cùtps de Laliarpu JodI un 
buUillua McupAÎl dtjk C«aova. Cette marche ruinennil sur le» 
poïitiriDii ofviip^rs [niï II! l'oi'pxilii giViiAral irArpciiti'flti. On np pcwl 
iniliquiT cxnclcniciil quelle a Hv la ilirectiin suivie; comme lo Tait 
temarquer tft colonel Krebs (al, Masséua se portail vriiiseniblable- 
mcnl eiJ Uni! «culc cxtloniio surPi^vc de Tccco. 

Les troupes rrsnçâiscs march^reat À l'attaque en iroU caloR* 
nejt (a). Celle de droite était commandée par l'adjuduiit t^n^rnl 
Arni)U\, celle du r«ntre par te |rén6nd Muiin-l, ccllv lU: |;auelio 
|>iir l« gtiiérol I^linrjic. l.n ai' deiiii-l>rigad'-(^) avait tté teuue eu 
i^scrve : le 3* Latailloa de la 99* avait ttf^ poussif sur Mendalica 
pour assurer la liaison avec Me/.xaluiia et mieux couvrir la j^au- 
elm. Itlassèiui suivait vrniseaibluSIemcnt I» eolonne du içauche (S). 
Ln ciiloniic de Mnurct pasKait par Armo ; Irf'.s vraiscmtdahtcmcnl 
«Ile avait une ce rljii ne avance sur lo« autres, car. de ce point, cllu 
tl^lacliait uo bataillon de ta 3* d'inTanterte lé^r« et unu compa- 
gnie d'^claireor» sur la chapelle Saint-Bernard dans le but da 

(i) I" «t > bitiiUnai de la S- d'infinlrric Iff^n'. !>• dr vmiii •tiers, !•' d«* 
Afpei. !■ baUillos et Iroii rampagnie* de la 4*^, ig* deml-brlf^de, d«ns 
liaiailloni de ta ii^. de la il*, de la 99'. Je la loi* . le 1" de grenadîert *I le 
>' bitailluB de In 3* d'infaiikrie U^tr, venant do )a colnonc dllamoitl. oui 
rejoint plu» inril. 

tt> Krebbt cl Morrii. paiee 33. 

t3) ffrfafnxi B. lUice >6o. et rapport de Mourei. pi^e 3%. 

M L« I" liainiilii» de lu 11' fournïiinil vraiteDiblalilenienl 1* garniaon 
d'Oncillr ri dr la l'rire. Hanta* i Ni>urrl. 11 anil. pa^e 3i>5. 

(!>| l.'aaieur rie la rclalion sllrtbuje A Dumerbioii {paure lôSj le fait (tatacr 
ftr MtoitUe», ce lui aWi pu «daitMiblt. 



CXXXII CAMPAGNK l)E l.'AHMKE D'ITAt.li; KN I79( 

tourner ce {>i>sti> au cas où l'cnnoini v serait en farcos, tandis que 
Lntinrpn Inltiiq lierait iltr frunt avec, le 5' i)o ^rvaailiers ol le 
a* tiBtailloii ilr la 'jg°. (lelUt culonm- nvAHl l'pruiiv^ un cerlnin 
i-clard (i). les ultnHRcurs d^bliiynioiit facilcnu-nl In route du Punt 
de Nava. Arrivé au col, iMoui'ct faisait reposer kcs truupFS (un 
iMlaillun du loi*. deux du 117°). i sa droite, l'adjudant gêné- 
inl Anioux mMrrIiatt iivi^c ili-iix biitaillonii nur Caprauna aiin da 
tourm-r In ftauclic des Pii-muniîiis. 

A II heures, Mass^na. croyant llaliû dclla Croeclla rortemcnt 
occnpf, ordonnait à Moiireil d^ r^lroifradcr par .Moano et Capclla 
Doniiiiica i-I de se dîrij^er, par le» cr^tc» aui- Uaki Délia Cru- 
ciMIa (3). Il y portail en outre sa ri^cr>-e fornuS; de la ai' demi» 
brigade: prévoyant m^im' uii i^clicc, il prcArrivaît ii ce rfi^imeat 
d'occuprr, dons et- cas, l'eaasla (3). De ces ordres il résulte que le 
plan dr Mass^naêlail d'iii-euper rciinenii de front et de le tournoi' 
sur SB t^auchi-. 

Au moment où Masi^na prenait ces disposi lions, il avait <»rlai- 
ncnii-nl qnclque inquiétude, puisquVii prévenant Mouret de l'envoi 
lie la ai", il M' servait de l'cxpreSAion : u marclifr A mid secours > l4)- 

Le repoK que Monrel a fait prenilre i w» Iniupei a-n a peul-dlrt: 
tti la cause; il est fort possible que ue voyant [«>* priutn-iHUT la 
i-dloune du cenliv et ignorant le motif de cet iirrCt, Masséna ait cru 
A une n^istauCY' lu^rieuse de la part de» Piénioulai;' ; ainsi s'expli- 
querait l'uriln^ailre^è à In ai". 

Le jiçonéral Mouret ne parait pas avoir exéculé b' mouvement 
rétrograde prescrit pai l'ordre di- Masséna.du moins son rapport n'en 
parti- |hi!t. Très vraÎM-mblablKiiieiil b-s P!éiiiouliii-% avtiitmt il^jà battu 
r» rnlraili; lorsqu'il lui parvint; maïs îl op/'rail un mouvement di- 
gnucko it tirnilc, sur lial/.î délia Crucclta, cuinmc le constata- an 
rapport piémonlais, qui te place aprf-s l'enlèvement du mont Arolo. 

La i-^sîstsuce des l'iémonlais fut r<Ttnîncinent feu énergique, 
nurlntil sur la gauche, où 1rs iiiiliccs de Kalxi delln tirocella m- rclî* 
rérent dé» qu'elles .-u- vin-nt allaquéirs; du i-cste IVfFeclifdc» troupes 
qui bordait la cttlc du mont Airnio â Ualzi délia Crocetta était trop 
faible pour résister 11 l'attaque île» trois colonnes franvaist's qui 
s'opéra siinultauénient. D'aprè» um- rrlation. deux conipa^çuics de 
StrasHiildii uuraii-ut^ti^ soutenir le mont Arolo; nu contraire, au 



(i| C^rflanl ■ |>ciit-{lr* Hi provoque |iar l« dfkîr d'elle ndrc l'eBU dnHau- 
troKfit àr I* r*htt*t. 
Il) Muséna II Mourel, ilt avril, 11 hrurr*. pmfn tK. 
|1) Maucna & la ai*. lA avril, pâgr i3f>. 
H\ Ma(t>aii * Uoiirrl. iD avril. |>«fe i3û. 



CAMPAGNE Di: L'ARMÉf-: DITAI-IK EN I7W CCLXXnî 



' 



nuln< rapjtort le» fiiil a^r wur Bttl/.i iIkIIm Croccllu, oii elles aa- 
raicnt ôt( niiiltrailtrcs, 

Matlrcs lies haulctirB, Us Français pouvaient par leur feu plon- 
ger dans U vallée el inicnlîre nux Pi^muuliiis la rouloquî luiigc 
le Tannro ; pour <\ex iniittFs (pii nn»s échappent, Is poursuiti^ 
n'6Uiil pus l>ii-n énergique, le puiit m^mc de CaïUanar» u'êlaît |)aa 
atlaqaè. 

La perte tlu monl \irulo occattionnnlt la retraite du corps outri- 
cltien ; cette rcrtiolulion seniMe Irûx discutulile, puisque le gros 
n'avait paît ixt cngag'^ : du moment où l'on avait eu le projel de 
tenir t£tc aux colonnes Tranyaises, oit n'avait pu espérer oUlit- 
oîr ce résultat avec lu» quelqurtt milïccx pnnitsrH^s cii avant- Peut- 
élre irArgratciiti a-l-il KiippoKA que le projet de Massénn était do 
l'amuser devant l'on! de Nava et do passer entre ce poiol et Ormea 
pour lui couper la route du Tanaru? Le déair d'échapper à cm 
péril a dil lui dicter su eonduile. i:iir le 17 il dira h un oTIider de 
Moudovi que, nnn-tune ci;nipue;nie de Caprsin poussée le long du 
Taaaru, In retraite leur éluit fermée. 

En consoqucnce Argenleati repliait los postes établis au mont 
Aîrolo,ainsi que ceux de Lun/.iitn et île Ferrnriu sur Pont cl'' Niiva ; 
l« régimenl de Lonilxinlie couvrit leur retraite Le 3* bataillon de 
Cupmra anivaul à Garessio le jour de l'action, Ar^enti-au avait 
appelé à lui deux diri.Muns du i" ; une d'elle!) fut étiihlie « Â In 
chapelle Saiut-JoKUph «ar la itroile du Tonaro. sur la devant 
d'Ormea *, die soutint la retraite des troupes placées au puni de 
CanlaraDa ; o l'autre se porta à Cantaranu et xc retirti d'aliord 
apr&H *. 

La division n^slée A Onn-.-uio i-nviiyail une rompngnie i une 
licue du chrmin de cette ville pour empfeher l'ennemi de déboucher 
par le col de Saiat-Uarlbolemy : ''Ile .<4'ae<|uîtlait ti'és mal de na ta'ls^ 
sion. Dans la soirée, les batailious de Caprara et di- StrosNoMo 
rantiaudii:nt leur retraite sur Gaivsaio; arrivés ili Breïlit.ils y rvça- 
rvut quelques coups de feu tirés par les tirailleurs français, et se 
dél>andèrent (1). 

Le capitaine Leolardi avait ufTeclué son niouvemenl par la eliar- 
tfeuse dt' Casolto (a). 

Le lendemaii) la retiïiïtc continuait » pélomélc etdnosie plus 
grand déiturdir ; les chemins étaîcul remplis d'équipages, et tout 
le monde fuvait sans être poursuivi et sans .navoU' autre chose 



(1) Btlalieiiu A tl B. pâ^( >^->0o; Hipport ■tlribni t DumcrbloD, pogc»&7i 
Rapport Ae Mourct, p*i;c *S0. 
(«j Ratatlan A, ptge alig. 

avili 



CCLXXrV CAMPAGNE DE L'AnMIÎB D'ITALIE EN 1791 

(le l'ennemi, si ce n'est qu'il» uvxifînl Mé «lla<iH&( nn Pont de 
Navn ». On crovnit iii>>nii- le t^t'iirral <rArjfrntcati prisonnior ( i). 

Le 17, Ar^oiiteou cnlrail â Ceva avi>c 800 hommes ; ses perlea^ 
nielles étaient rclalivement Iris faibles, elles moDiaiciil i 4 0* 
5 officiers et non Mildals luM, Mi-.Wh ou priiconiiÎTS ; t]'ipr<^^ 
Mauiïun, le nombro àf o^ di-rnirrs sVIcvnil à 80, Mais la déserlioa 
avait été très grande, confirmant ainsi le p«u di^ couEiaa<!e que l'ar_ 
chidiic lAinui^nnit daii» Ii-a i^g^ioit-nts do 4'apnira et de IMçiiu» (3)^ 
Le 3^ avril, M. di: Gii\iln n-ndaitcumpU- A .-u cour '{ur (itm-^ ^^UI^-| 
milldil de déserteurs de ces doux corps, leur oxoinplc était inéinfl| 
imité par d'autres régiments ; comme excuse ÎU alléguaionl < le 
mauvais iraiti-ineiit qu'iU subisKatem en (outi! eliose, i:t l'Iiorrour 
qu'ils rcsscnlaient de oomlinltiv onsemlde avec les l'iémontaî», 
parce qu'ils ont été abandonnas au Tort do l'aclion s (3). ^J 

De Ceva, Argyinloau informait Colli de sa défaite, qu'il nltribuait'^f 
au peu dn coura^ d<^» niilicM, et de la [iert<- il<' Inus lrspo!<lr$ enirc 
Ceva cl Ltipe^a. Sa loltre témoignait d'une Cfrlaine aigr«-ur. a Jo , 
erois qu'il n*y a pajt de ma faille, lui disait it, jo laisse Iejug^'ment| 
h faim A ceux qui ont pu voir et savoir quVIle a été ma cun>| 
duilr n [/,). 

Il appelait A lui les Crontcs de Muriaido et de Bardinotio, mais îll 
refusait de rien prescrire au lialnillitti ilo Mondavi, s'en remeltant 
à lu I prudence • ilc non .licf j)i>or la conduite A tenir. 

Cetto réponse parvenait au marquis de Pailavicioi à 3 heuiyia de J 
l'aprés miili ; sur ses derrière» un détachement d« la léffton, plactV' 
h Pcrio. h' était remplie ; il rc-tlait donc eu l'air Un conseil de ^uirre ' 
qu'il réunit > fut d'avis unanime de se retirer au Ronchini *en avant! 
de Ceva; le bataillon partait A 10 beuros du soir, il j arrivait It t8. ' 

La compag-nie de L-liasscur» iillatt s'établir sur une bulle à droite 
de la mute vcrx Malpoirrmo ; un nuire poste de 5» liommcs était 
sur une butk- à çaucbe ; afin de tromper l'ennemi on nvnit installé 
une dounaine do tontes en parade pour lui faire croire à la présence 
d'une force sérieuse sur ce point ; le ^r»s du bataillon se plasail en ' 
arriére. Convaincu de la liouté de ce poste, le marquis de Fallavicini] 
I promettait de le tenir jusqu'à In doniîèrc goutte de son snog » etj 
qu'il arrêterait l'ennemi, fOl-il au nombre de 30.ooô hommes. 

Le villagn de Itoncliini e»l situé A deux kilomètres de Ceva ; lo | 
bataillon de .Mundovî attaqué sértcnsement auraîl eu dr la peine 



1*1 Arcliidac i l>in|>ïr«iir. Soppl'Bifnl, iji ItTrlcr. [>*ff >•>. 

J3)Gin>U 1 Tliugul, a{ arril. Vuir tluntr-rbiAii i Uoiicli«tl«, «i avril. |t. 3«|.J 

\i) Arg«niean A Colli, t; aTtil, (iifc 1^ 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE U'IIALIK EX 1794 CCLXXV 



I 



k 6e tvtirrr sans dummiiç», anssi d'Ar^oloau n^poodait-il ù PalU- 
tidRÎ i)ue lo |M!ite Je ftotichiai i iiV^tail ai>_t<i1umenl i^u'un «vant- 
postn ■ cl il lui (iHoiinail ilc *v rupliv-r l'ii ca» <l'<ilinquc. Après avoir 
il« rejoint ]tar la ccDluric de Cairo le 19 à ■ heure du matia, le 
marf|ui» Pallavicitii reoou vêlait Upropo<titioDiIeçar<Ii'r «a p»<iilioa, 
mail à Ti bciirefi il'Ariçftilenti lui prcscrivall il<- ne roiidri- k Ov» , 

Vers > brureit du mnlin, c« ^éni'ral avait nça une sommation de 
Mass^na 8dre««ôe A la \'t\\e liç Ceta d'avoir 1 se rendre, ■ sinon 
i(ni- la garnison m aiimil èlè \miiaet: au lîl de l'épèe ». 

Celle di'ninrrhc TniiMil suppowr à d'ArgfiiliMiu i]u'it allait Mre 
BttBi|ai' Juns la jountOe. Il avait fait n-uir de Coni doux ohusîers et 
dix A duuie pièces de 4 •'' de 8. ce qui lui procurait iin çraiid avao- 
tatçe sur Ir* Français qui n'eu iniinaii'Ut |>as avi-r eus Appuvi^ par 
\t* rorliBciitious de la ville, ïl d<^idiiil de Itvrur uu nouveau coni* 
bal. Se« troupe» i^iaicnt disposées de la manière suivante : Lom- 
hardic et la lèg;Î0D lê^re occupaienl la villo de Cvvn. d^rcndanl le 
pont du Tanaro. le touveut di-s rupucioa. uni- batterie de deux 
pi^RS df canon Lot 1" cl 3* Iwlaîllons de çren.tdiers fiaient 
dan» le toti : en cas d'attaque, un d'eux irait occuper une batterie 
itilre b' Tort et la villi'. Caprara et SlrasHiddu (?) se tenaient sur 
|P!t Ituttr» en arrière ; le* Croatcx Client au coun-nl Saint-Au^a- 
lin, le bataillon de Mondovt sur la rive c^auchc du Tanaro 1). 

Ma^oéua, à lu sutd- de la retraite de d'Arsfeoteau, n'avait pas 
tpruuvè de peine i franchir te Tnaaro ; le mont Airolu enlevé, lea 
Pnnvois. avant i l'avant a^rde ta colonne de Laliarpe, passV^n-nt le 
pont (ju'îls trouvèrent abandonné, et bivouaquèrent sur 1rs ban- 
leur» en avant d'Ormea. Une députalioo étant venue dans la nuit 
pour traiter des conditions de la capitulation, Lalinrpe l'adressait 
H Mas«<:tia. Oiui><i ne voulut admeltrr aucune discussion ; une 
beiire au pins Tut acc(>rdée aux babitants qai étaient demeurèji xur 
pbce pour »• soumettre ; un d'euire enx resterait comme ota^e. 
Passé ce di^lai, la ville servit mise nu pillajfp(x). 

La moindre défense du chdleao on se Ironysient dix petites 
pièces de canon nous aurait fortement embarrassés, puisque nou^ 
n'avions |iaa & notre suite d'artillerie de campan^ue. Cependani, 
niii'un e»ai de rntiManci- n<- fut li-niè ; le li-ndeinairi deux cumpa- 
gnie* de i^nadiers vinrent ixxupcr le fort. Ijbsrjw- fut cliarj^t! 
de maiolenir le bon ordre en ville It), Bonaparte d'envoyer des 
eanunniers pour servir les pièces al des mulets pour évacuer les 

(■) ionraal da s* InlaiUoa é* M^ndavi, psffts ■<)&->9T- ^asr le il4Ull, voir 
carte 5. 
|i) MssXaa k Laliar|w, itt arril. pacc *U. 



4,C1-XXV1 CAMPAGNE 



EN 1194 



iDQuiliikQS (i). La prise d*Orinea Faisaii tomber ealrt- nos mains 
<lciiK jûAccx (le A de cxmpagrK- «ur ntTilU. dix peliles pî^cs do 
lironzc, i.ooo fusils Ae uilibrr, 6.i>oo fmincs de iilt «t )>caucoup 
de drap (3). 

Quelle qur filt rimpurlaiicï' de oc pas s'arrflcr, de pousser i-iirr- 
g-itluumciit [ex 9iu<:c^-%, Muuiihiii n'oxait s'eagagrer aana connallrc les 
inU-Hlio[isdF« rcpri^srulanls II «cmliU- itiAiric i|uu l'ou n'était pas 
oacore décidé, que l'on a'avait pa*> <Ir plan arrCU^ Muurvl restait 
encore sur la rivi' droite du Tanai-o; bien que cett« position ne 
répiindll.'i niictici bi'jtvîii, Mii:sM'nii xt lioi'nuil à lui prL'-icnre de lais- 
ser \t inoius de moodo poissibic sur les ti/uiU-urs <-l de (Jiiiluunvr Ifi 
reste de se.» troupea sur les versants, au besoin niAmc dans les vîl- 
iaffi'ï gi^nuin ; il tut faisait {la.txr du puiii yuv Oaulncnna et l'exhor- 
tiiit (t miiiuteiiir parmi sos Iroupi-K lu dî^ripline iiidiH]>ennaiilv à 
leurs succès ultérieurs (3). Il réservait au Icndi-uiain de lui adre^wr 
des ordres définilifa. 

Une confércuce «atre Manséiia ut les représentants «ut lieu dana 
lu journrH' du t8. Ou d^ïdait dr continuer le muuvenu'nl en avant 
de manière à attirer voi-s le Tanaro le gros des forces piémou taises ; 
cette diver&ion avant dét^arni Saorpe, Oii se porterait sur ce point 
pour l'enlever tout en K^^rdanl le> liautcurs d'OroK-a. Si l'opération 
rétiists»nil, on aurait ainsi di-uxtlébuuc.liés pour entrer en Piémuatf 
l'un par le col de Tende, l'autre par l'onle di Nava, qui nous per- 
mettraient d'arriver à Turin sans çraiid obstacle (4). 

Dans la suinV du 17, une sonimaliou élail adressée i GftriMSto; 
nos troupes y enlmient sans coup férïr le 18, et Mnsséna v lrans|>ot>- 
tait son quartier général, ce qui ne s'expliquerait pas si l'on n'avait 
eu rialcnliun de cuiiiiiiuer le mouvement. 

CcsKUCcés étai<-nl aiissitâl annoncés A la Convention et an général 
en cltef par Masqua ; il est remarquable qu'il ne ju^ejiil mémo |>aa 
à propos d'avertir Dumerbiun du plan que l'on venait d'adop- 
ter, il se coutentail de lui écrire : • J'espère sous peu de jours to 
donner plus de détails surtoutes ces opérations et t'en apprendre 
bien d'autres. * (â) 



()| MatK^m k Honuparlt, 17 ivril. pat» ifiS- 

(>i Malien* aux Frpiè*cnUiilt. i] Biril, page iCS. 

(J\ Mauéna à Moitrcl. I] avril, p«i;e >M. 

•h\ Itobcipicrre, Sati»li *b eomil^. 16 avril, page «7). Celle lettre parall 
être uoe r^ponH A une dtpiebe «Ik le comité Buraïl manifeal^ d» cniales A 
l'orcitioit tt'iinf enIrM' ni ItKlîe. I^uiiaiii. jiisi|u'à ce in'ineal, la cnrreapo*' 
dancir <lfB ir)>r«iitiilanl> ne ruuliviil pa> riiidîealiua d'un pareil muavemcnti 
et il fallaii doiiie juurt A un murrirr pour aller el rcveair île Tari*. 

|âj Ma»i>ina * Uninerbion, 18 avril, pitfe rji. 



CAMPAGNE DE LARMÊe DTTVLIE EN 1794 CCLXXVti 

Da malt dans sa df^jtéchi» & ta Convi^otioD. Initl «d revendiquant 
pour liti la |>Ai-t (|ui lui revenait rommii cnm mandant «a chef «t 
par ce Fait «fui miprinsahlc, Ma«s«na ne partnit pas dv« opfrnlioD» 
rulums. Il «■■ coiitcnluit ât coHc brève indicalioQ : « Lc5 représen- 
tants ItQbupicrni el Saliœli ont toujours suivi les upérations de 
l'amtde ; dous avons pt-iué <|u'nn |>ouvail ponntuivrc t'ennemi et 
I ouvrir h \'»rra6c un iMt-Migi' en l'iômi*nl •> ( i). 

rv leur ciMf , lf« repr^cnl.inls raisateut pact \ la Convention de 
la marche dos opérations av«c une exaçfi'ratiou exlnturdinaire. Ils 
paKistaicnt parltiTuIi^rumi^nl snr In dWipttni- «jii'avnîonl mantrAi! les 
|s<i1iJal«cl «iir Icnr rMpci:! envers le ciillc (a), 

Coarormcment i la nésolutton «dopiée. MassËaa prenait ses dis- 

r positions pour simutisr un mouvemi'nt xur Ceva : le« i" et S* 

' iintiiilldiiK itr In 3* irinfiintcriu li'-^<^re, le .î* iMitnillnn de gri-iiiidtors, 

deux balailtons de la 1 1^* . dent bataillons de la 3i' et 1 1 compa- 

tfitîes de la tfO* se din^ivnt «ur(!ure»sii> en pa»Aanl parOrmea ;3), 

Afin d'éviter tout cns^ortremi-nt, au<:uu« Iniupc ne Tut admise 1 

^j'iunier dnn» cH endroit ; en attendant leur mine e.n innnvcineiit, 

elles se formèrent sur un cmptai-cmcnt provisoire nu délit de la 

[porte de Gareasio où un adjudant général l«ur indiquait leur place 

t an fur K m mesurft de leur arriviV (4), l-e ift'-ni^va! Mourel recevait le 

l&immnnilrmenldeceUfCotunne. Lahnrpc demeurait li Ormea avec 

[envina S.ooo hommea. 

De niinibreux ortire* « iloum-r retinrent MasH^un à Ormea nne 
parlïp i\e \:i journée ; di^s In veille, il avait pre-oeril A Rtinaparte de 
faire lîler les munitions de ^aerrc inutiles lrouv<ïe« dans la 
place (5) : celle évacuation continuait (6j; les malades el les pri- 
sonniers furent dirigées sur la PU-\e (-j) où ils arrivùronl au nnmbrc 
de 7u ; enlui de* d^serleur* montait h loa. De \h ils continuèrent 
leur marelle sop Onr-illc, on il» furent de suite emtwniui^» (8). 

I^ victoire ftvail proeuri* diTérent'^ ressources, on s'oeeupn de 
les i-éparlir eutro l« Iroupc» ; le* demi-briçades qui avaient besoin 
de fusils les Tfniplucéi'ent par ceux pris à rennenil (tf). 



|i| Matt^Di au «"iiinil^. i8 avril, piRi* sjg. 

•*l lUprcHDUnu RU comiU, iR avril, page aja : Hobeipif m A nun trt-rt, 
iS aTTil. paçt >7l. 

|3i Mnistna (Ordr*'. an avril, |.a(!e iq» 

11) Masiciin à Ljhirpe, tBavrîl. pa^ 17I. 

(A) Maatfni A Hunapsrie. 17 avril. ]"<er iSS. 

(Cl SUtfcna k lion 11 parte, i(l avril, (ixrc ijEi. 

(3) MiM^iia » l.j|inr[>r! el iiCTYiini. iH avril. pasf» i74<tT7S;el èB«plhftIi»l, 
iH avril, pngf s;(l, 

(8> Ceriooi à iiaiftaii, iH .tvril, paet »8o. 

tO) Mauéna t Laharpe. iStvrit. p»ge rji. 



OCLXXViri CAMPAGNti DE U'AHMI^U D'iTALIIÏ m itii 

Une partie de* Iroupes Huai ou-ptc^ï, îtlasHéiia ilcmsndaîl fil 
MOulinrs A Dumcibion. à Hiillor, iî Aiititirtion (<)]. Cl-IIi> nituation 
du resh- n'allait pas iJirdcr ù s'améliorer ; dès le 17, 3.70» piiin» de 
«oulîers ^taioDl arrivées A In Fi^c cl on alteadait «-ncore lia Mcand 
couvoi de 3. 000 autres (1). 

Juiiqa'A CD- cnonii'nl on iivail i-pruiivè lps plus ^raodes iliflîrult^s 
pour faire parvenir leurs siibsistoiicra aux lroup«s ; le mauviits 
étal deA chemin!) ot surlaul le manque do mulcU on 61a il l^B^se. 
Rien souvent \f pain avait man^jui^ ut, quitm! il arrivait, ud ne la 
recevait (|ue igH6 ; h deux murclieii d'OueilIc, llnllor af- pouvait 
assurer le service (3).Grflce aux blés trouva A Ormea celle diniculté 
était on partie levi^ ; en cuisant sur pUc«, ou n'avait plus A tirer d« 
l'arriére que Tt^u-de-vie et les suuliers. 

Le 18, Iroi» funr* étaient iéjh vu activité et on co construisait 
un quatrième, mai» tout i^lait à organiser rommo pcrsonDol. Bn 
l'absence de commissaire dea g^uerres, Ma.tséiia eburgeait deux 
•djoÎDl.tdeec service; ni.'ces.taireN ailleiirK, eesufRcîcni ne pouvaient 
conserver longti^mps ccK fonctions : eu outre il était impossible de 
faire l'inventaire des magasins; aussi Msssùiia r^clamait-il vire- 
ment è Dumorbion et k Aubernofl l'envoi de ce» functioitnni- 
res (3). Ayant iippri» dans la jonrnéc l'arrivée de Virevillc à In Pi^ve 
prés (le Cervoni, il ruppcinil auprès de lui, sauf le cos où so pré- 
K<>nce y serait absolument indispensable (4)- Au mnven de ec« dif- 
férentes mesures, le ^néral expârail faiiv nourrir tout b- rorpa 
expéditionnaire par Ormoa ; cha(|ue Jour (.700 A i.800 rations 
drvair^nl Aire dirî^iVs de œite ville sur Uaressîo {5). Seul Mendalic^ 
coutioucrait ù tiret sa subsislanoo de la Piéve (6). 

Ma son entrée A (ïaremio, Ma^xéna expédiait à Lulinr|>c toii« In 
milieu igu'il avaîl pu ;>e procurer et lui recommanda II In plitsifrando 
survcillanci>, pnrliculiéreinenl à la iforiçe du puni de Nnva. Sur lut 
derrières, les divers mouvcmeuls ordonnés par Mosaéna s'étaient 
exécutés. 

1^' ifi'néral Haminel triait arrivé le i5 au soir A Taj^a ; confor- 
mément aux ordres du i3 eidu [4 (7). il avait reporté le 1" bataillon 



4i|M*m4*« t Aobnrsoii ri A Daller. 18 af-nl, ftp 17S. A Uiimcthioa, 

I-K' »:*■ 

la) MasMiia i rirvoiti. 18 avril, p*ire rTT> 

(S| Maiïïn* 6 Unllrr et i Aulxrnan. 18 airil. |»ç« >7fi- ~L*> rtprjuntaiili 
•»if ni nooimè (HIavi |>o-.t roirc rinrculaire dti vaçaiîm. 18 «Tril, pa(:r»7l. 

(() M**««ns i Oenuni. 18 avril, pact 177. 

{ht Ht%tiiiK i Luharpe, iR avril. paig« 17S. 

(lil MatK'iiiH 1 i>n uiir, iS arril. fg* a]&. 

(7) Manqua i Haimncl. tJ «rril, po^e »t* si th avril, ftp atO. 



CAMCAONK DE LAH.MÉE D'ITALIE EN ITOl COLXXIX 

(tf la se* jl moDt Ginvi' nt ]t 3' Afx Ilniilcs-Alpi-N à Trîorji. Il lut 
restait le i"'l>{iltiiUoiidcjrrcn8<lici-sellc3'' bataillon do la 3' d'iiifan- 
lerie lé^re formaal un dTcclifile 1. 1^5 hommes ; il se rendait de 
Si* pursiiiiuf A Onvilli- pour j- nwvuir <Im iustniclioas ; ii 'en avant 
(Ms Iroiirû il ivtoiiniiiit ii un colooili- (i), 11 y avnil \\ une crirur 
dunt DOUE ignoran§ la cause. Massèna croyait avoir appelé A Oncille 
luul le a4irps(3). Pn^visoiremont il antorisail llaminel à demeurer 
dniui relti^ vïlU (3) ; Inuii que ce gèni-ral l'i-ill averti <le l'envoi du 
btiUillandc» Alprsà Triora. il lui rcnonvclail l'onlrv de le diriger 
rar c« point. 

Lafou avait occupé I.oanû le ■6(A)> 

Diins lu jnuriiif«-, Miissi'M» en r<s:rvnil nno lcltr<- uii il lui mnr- 
i[unil di-s in(|nii-tndc» assez vivc?^ orcasionnées par un soi-di&aiit 
mauve ment (les Aulmhien8,et il lui demandait des renforts. Appr^ 
ciaut resavixâ leur JiihI>- valeur, «prè> la Turilité avec l!ii|uclle on 
avait niilevf Pitiilr di Navn rt Giire^.-'iu. ^liiWiia m- tiorniiit à lui 
recommander de maintenir uoe exacte discipline et de désarmer les 
habitâDts. .\ son avis, ces mesures élaionl suffisantes (5). 

O-peiidiint, ilan> le but de pn-vcnir tout danifer <■( d'augmenter 
Hcn furceN, il «pprliiit À lui lit colonne d'Ifammel en li- faiunt pas- 
ner par I^anifii^lia et Loano ; ce mouvemcal avait l'iivontage de 
couvrir sa droite coulro une attatpie venant di- Saiol-Bernard et de 
procuriT un renfort immédiat ii Loano pour le cas, peu probable, 
d'une ntta'iue ennemie sur cette ville (6). Afin de renforcer la g^ar- 
aisoo d'Oncîlle. les |Kistes placi's sur les huiileurii vers Gtnes 
devaient Hn- diminué:! de moitié. 

L'attention dcMii-tM-na se purliiit^j^alemcnlsurse* poslesde gau- 
rhe. Conformémcol A Tavis rctu, l-'iorella s'attendait le i6 A une 
«tiaqac de l'ennemi ; mais la journée se passait fort tranquil- 
lement, son délactiemeni avait .seulenienl A KoulTrir de la faim. 
les vivres que Pignii devaient lui expédier manquant depuis deux 
jour* (7). 

A Tiiora, François avait opéré une iec(>nQais.sanc« sur Kocca 
Barbona; voyant ce ponte «Hxupé, il ne jnf^enit pa« A pro|HM de 
l'attaigueret se repliait (8). 



{i| Hanmrl t MsibrUH. ifi wril. |M|;e )fio. 

|i> Maurni A Mnminrl. iS nvrit. |uçr *77. 

(3) Mat» ni > Jlnmnirl, i8 «vnl. f^ft 178. 

(I) NoW dt VcrBoi, p*i^ i&i- 

(A| Maiirn* i Lafon, iSatril, p*^e i;8. 

iHi Maiiwrni k llninincl H iOrdrc^, 18 ovrii, ptfe rfi. 

I7) fiurrlta ■ MssKiia. 10 avri), pi|M i&i. 

|8) Jtamat d'ua olilciti' du r^gioMOl Ae* Gard«», page tifj. 



CCIXXX CAHPAQKË DB L'AHMËI^ D'ITALIE EU 17U 

Le 17 ShMâna s'était assuré «uprâs ilu ^uérnl Fratiçoi* de 
rurrivév du renfort envtivt'^ par lUmmcl h Triiira (i); r» paiiit 
auqurruit (-hn<iu<- jour tiin- plus g^randi- importnncp par suite de la 
marcho ru avant. Ccrtaiini indices scmblaieul en rO'cX prouver que 
reiiiioini s'auçmeiilaii dans cette |)artic. Par imc di^pfche qui noua 
ma[i<|iic', I.ciiruii avftil Mijuair i-u Tare di* Taiianla IV\i!i(<-nc'i- d'tiii 
camj) di; l'ui lontc» {2) ; Ir j5, è la suîlcdr l'attaque de Rocw Bar- 
hona. le g<^i)i5ral François avait reconnu deux petits camp» avauré» 
et uu plus recuI6 qui était constdt^iablc. 

Eu coDsi^-ijueiice, Mit.-iséna ivcDmiiiaudail au commandant du la 
1 18' a de Nc ^'iinlnr triïs soif uousemcol du cAté oïl l'on avaïl décoti- 
v«nlcK cent tcTitos s. 

M ^tatt (11- la plus liaule inijiortancti do nt; pas 6tre iuquii'lj sur la 
gauche pendant l'expiMition que l'on (irojciait; aucun doctimeiit 
n'iriiliqite )<■ but que l'on se proposait, mais il semble que l'on a eu 
un instant l'intention de tenter un coup de main surCevaetd'entrer 
en l'iémont. Telle est du moins l'opinion du coluoel Krebfl;saiia 
|)frni(!ltrc de ri^n affirincr. l'i'tnili' de» ontrc-s autorise A l'ailuiet- 
Ir.' H nouK nous y rallions complètement (3;. En effet, dans la 
matinée du i<), Ma&si^-na réclame A Dumcrbion. au nom des repr(^- 
sentantf , toute sa cavalerie, cet envoi « est ab.tHlumenl iiéceâsaire, 
lui di.sait-il, et l« bien <lu nerricr et) NoufFrirait si tu n'acquiesHai» 
pri)mptemciit i> leur demande • ; la nourriture des chevaux n'ooca- 
sionuTA aucune diDicullé (4). Cette cavalerie n'i^tait d'aucune aide 
en cas d'uue expédition contre Saurp-, et M>n entretien devait eatim-r 
les ]du!i irr.indi-K difficultr'^ dans ce p^vx on l'on trouvait A {xiine la 
ïubsistiinrc de quelques mulets ; elle n'avait «l'emploi que dans la 
plaioede Piémont. 

Dans celte m^nie d^jiJ'che. Mii.i-.f-nn priait li- «^nt'-ral en chef de 
lui renvojer une lettre qu'il avait adri-ssc^- an comiti'- el où il vou- 
lait faire quelques changemoot«. 

Nous î|;oorons ce qu'elle conleaail (5); le capilaincColin a 6m\s 
riiypolhtee suivante : t MaWna croit pouvoir écrire ta mfmc 
(empa au comité pour annonctT la marche sur tîaressiu ; mais lo 
lendemain, ri^primand^ par leii rcpr^neulants pour avoir indiqué 
la marche ver* le uord-ctt comme le véritable but des «péra- 



10 HuDètta fc Frtnçols. 18 ■<ril, (m^c 177. 

(t| MaiMua t I^brun, iD attlt. page ijb. 

iSl Krebi et Mofii, |»gn 3H. 

(ti)l>»«UB h Dumcrbion. ig ■iril. page sM. 

|&) O'apf^ la d^p^-:he de Ûumcrbîoa ilu i« avril • pife Si3 t il trabla 
bien qnlJ «■! ici qvc*li«n <le la kIbIU(« <I« Mata^na ta daU du 18 avril 
• I^B^ «7» »■ 



CVMPAGSE DE LARMÉK D-ITALIK tiS 17B4 CCLXXXt 



I 



lioDs, il écpil A Otimc-rkion de lui rt-avorer sa tellre. si elle d'csI pas 
trnDHiniHe à l'aris •• (ij. 

NuiJK l'U^urTuiis unt autre ■■xfilicntion. Nous lisaiiK A»aa une 
li-lli'c iicIresNèc le II) p.ir Dunicrtiiun r» comité : • On se (IJKpCMv à 
luunicr Saon^c et A cotipcr Is comniuoicalion d<^ cvUc place >. Dans 
uucuudocuinfai il u'cst quasûon de celte U|i^rnliun. oii peu! donc 
ndmrttiv qui- l'i-tlt; iiiiltrulîon lui •'■ ctô fournil- pur MnsKoiiti (luî, 
voyant la nouvelle direclion donnée à son corps sur Ccva, aiiruit 
'alors voulu retirer !ia lellre. Mai», aous li- n^pÈion», c'est là une 
HÎmplG tiTpolItiW ; va Iiintuin- dci duititr riSoudm A it^aorcr. 

Un si'iil fait rst ccrliiin, iMasKcim prriKiroîl tout dnns la jourii<>c 
'pour un gi«ad mouvemeat. Il reDouvclait é. Mooaîor l'ordn? KXpt- 
dîô II' i8 à llammcl (a), il pri'scrivail à Laliarpc dt- futn* garder les 
haiitFui'H avec Ui plu» g'randi- vi^lUtji:f i;t df dirîiçer r.ooii bommcs 
À moitié cliviRin cutrc Ormcfi rt Oarcssio (3). 

Lca troupes r^uuic<i dans »?lte ville, c'est à-dire le a" bataillon 
de la 4^ fl ti-ois compagnies di? celle dcmi'liriiïaile, le 5* bataillon 
dt- grcnsdiri», le 3' de In 3* (l'iiifiiiitcriir li^gt^ri-, le i" de la tt7', 
devaient se tenir priM<-8 U ntarchor au premier sieiial. Le t" batail- 
loQ Je la 3* d'infaiileric l^g^rr prendrait le« armes â une heure ; 
ropt'raliiiD s'oxt cuit- rail à la tombée île la iitiit {(t). .Ma»séiia appe- 
lait Ct-rvoui aupri^s du Itii, SiiuTdaii-s le eux où sa. picsi-ace ^cniil 
indispensable k la l'iévc, il lui recommandait de veiller particuliè- 
r'-meiil à la aulisislanie du posie lî* Mendatica et de diriçtT sur 
GureMst» le piiiri <[irHidler nvjiit fait pnïi^er à hi Pi<^v<' (5). Cini) 
l>Coinpngni<« de In ai" bn^adr étaient demeuréeH dan* ce bourg, I» 
sixième, «prés avoir escorté les prisonniers, avait ilh arrêtée à 
SaÎDl-Laxari' sur la pitiposition de Wonnier pour assurer les com- 
mun icatimis, le» excories et lu garnison. 

M,iispi)urcxocnler le Mouvement projeté il fidlnit du pain; aussi 
MnKAénunlllrait-il de nouveau l'atteriliori île I.oburpo «ur lu 'luc^ 
lion des vivres : « que les fours cuisent sans relâche, lui écrivait-il, 
et fnv»iv<nou!( le p,'<in dans la journée puiir i|iie nous puissions !«■ 
recevoir deniain matin ; Ul';tii- de nuiiK faire iniin^'er el nous rHimi- 
rons de tout noire cœur u (4j- 

A la r^optioii tie cet ordre. Labarpe faisait uusaitAt doubler 
tous les poste» d'Ormea à (iarl^'(siu, mais il se iléclarAil incapable 



(l) Colin. iï<lacalion tnililairr ilf \apalfon. |i^gc itt^ 
\!i) M**>èn« A M-tnnïer. ig arrU. ^fig' ■''Ki. 
|3) Mattcna k Lnliarpr. i]i airil. giai;r iSÛ. 
14) Ma»cn« (Orilft), njusrW. pat-s i8C. 
(S) llosséni * titrTonJ, ig avril, pugt 38O. 



CaXXXII CAMPAGNE DK L'ARMËE DITALIE EN 1791 

de fournir i.no» homtnc-i. Olilii^i' t Jp i^'ir^'^rU** hauteurs plus qaa 
jamriU. an liaUilliin dct In i){)" lui manqunal •, il ne j>ouvail fournir 
qu*nii Wlaitlon, H cDcore avait-il a dû Taire ruifver i)untr« compa- 
gai(^sl(UÎ"vaîûnluDe Jc>liiiflliot) fixv u.5»o litiminc« rrstnivnt miuU 
dbponiliIcK pour It^ Kcrvlto de I» pliic<- iJ'OrmcA. 

La fabrication iJu pain n'uvnnç'jiil pas non plu» ; quoiqn'aynot 
arréiA toute distribiilian A ses traupos, il doutait d'obleoir la four- 
nilura n^;laini^ pour Garrasio, eu tniit ms elle n'arriv<!rnit ps diin« 
la soîr^-c (i). 

A Garcssio. Mnssf lia fiait harculé de demandes ; n'ayant pas de 
pain, le» soldats t criaient la faim * ; ni les carlouchea. ai l'eau- 
de-vic n'fliiii'ut arrinVit, aiiK-tî iIi'commiiniliii[<il lu muiivi'mciil de% 
Iroupes ; dt nouveau il s'adrcsNait A Lnlinrpi' : « sc^ulo m vigilance 
et son activité pouvaient faire cesser c<8 jusle.4 clamc-ura « (»). 

Tous b'S ctforts de Laliarpc démo liraient impuissants pour n>mfr- 
dîer au drfiitit de pnïn ; le^t bnubintc^rx riiliifiiés w r«)Acltaicut, rt 
bien qu'il tiU fait nourrir parlii l'iétv lc-« trois balaillons de Ponte 
dî Nava, la fabrication d'Ormea demeurait impuissante à alimenter 
Garcssio (3). 

Heureusement L^liarpc apprenait qu'il v avait i!>.o<m ration» & la 
Piive ; il invitait aussilAt Ci-rvoui A les lui ejip^dicr, » Les fours 
d'Ormeo *<>nt insurtisanis, lui disnil-il, ne pi-ntn pas un moment, 
la troupe niurmurr <■( toi seul peux y Tx'médicr > ; A la r£r«ption 
de l'invitation pressante de >la&sfna. tout ce qu'on avait de cuit, 
70i> à 9<Kt ration», |tarUiit ih l'inslunl : le re-tte suivrait à la «ortie 
du four. Mais un n»uv<-t n)>Ktiiclr «nrffi«sail ; on lui avait envov^ 
des mulets mais point de sacs, de telle sorte que, si l'on n'v remé- 
diait, les expéditions cesseraient e1 il s<! verrait contraint d'attendre 
le ret»ur dr-» pri-mirrsriïnvdis (/|'| De «on ciité ^faS!têuH, d^s qu'il 
eut connaissance de rt-xislence de Cf pain it la Pièvc. prmcrivait A 
Orroni de le lui expédier (5) 

A la crainte de manquer de vivres, vinrent s'ajouter lea nouvelles 
de Loano qui peuvent avoir contribua il provoquer b* contre-ordre 
de l'expédition projetée. 

Nous ignorons le contenu des rapports adress^-s par Lafou à 
Masséoa ; îl» étaient c^tainement alannanl», puiM|ue, dans la 



(i) Lal>ai7>e i MauènB, ty avril, paft 187. 

ji) Mi'tifnii t Lakarp«, ly avril, pufe aSi}. t) ii'tM pat crrtata i|ue le nuB* 
qu( de vivre» ait tli la caïuc do eoiilrc-Ar<tr«. 

(3) l.«liir|i< > Uaaaina. ig avril, pa^n aS8. 

<t) Laharpc 1 Certoul, 19 avril, p»ift sSj. Par erreur oa a tnprlmt CmtodI 
A Lj harpe. 

(Iip Mnit^na t Crrronl, 1$ arrïl, page aSO. 



CAMPAGNE DE L'AHMÉE D"iTALIIi EN HM CCIJCXXIIl 

JD»n»!c. lin ofticicr parlsït Ae Cnn-!MÏo {viiiir Loano : il devnii 
nnn seuUmenl y prendre Ir plus ilr rcnsi'iipicmi-iiU pii.-uibli^H sur 
]i-*s maitvi-menU) <lea coalisas, mais encore " rassurer nos Iroupcs 
sur les crntnti-s f{u'i4lc9 poiirraietii avoir »ur l'approche de l'eo- 
Demi » (i), 

D'autre part, un rapport du général François venait <:i>nfirmer 
coux lie Lafon et Itur donner plus de vraisemblance. D'nprfs une 
lettre que lui avait communiquée le prieur des AuçUi^tius. » l'en- 
ncmi av<iit pnrié drs (nrcc* xtir Sarone. <-t It' Irraii de S.irdai^nii 
était dans l'iotealion sous deux ou lroi« joui» de fnirc un grand 
efTorl a (a]. Tous ces bruiU étaient répandus par les émissaires de 
l'arrhidue (31. 

Le renforcement des coaliiiVs A col Ardciilo n'avait pas i-cliappè k 
Praoçoia ; il rendait comptt* qu'il y avait < beaucoup de troupes, 
entre antres doux l>alaillons d'Aulri<^hiens et deux piémontais et 
braucoup i\r milice.-' ■. Vtit-;) vi.t de Pelle^rino on avait aperçu 
u on camp de lOo tenle-« et un plu?i prés de ^^ "■ K» uulru le ^on 
verneur de 1s ville l'avertissait quun renfort de S.ouo Croati-s 
allaient rejoindre ce eamp. 

Coufnrménienl A l'urdre du 15 r|iM l'invitait à la ptu^ (grande 
sarvcillnnce, François avait pinw un posic dn ioi> b»nimM sur la 
route de Kocca-ttnrLona /i l'clle^rino. 3o sur celle de Verdci;i{in à 
Creppo et 3oo sur Ut> liauleui-.i. Ces difT^'■l■ent^ postes étaient « ti*« 
en régie pour la défcnvi- d<- la place d. Son effectif Kéluvoiil û 
79)3 hommes était ÎDsiiMisant pour une relève, et leur situation 
élail d*autAnI jdui pénible que même le» tentes faisaient défaut ', 
pour lus soulnger, il di^mandail In rentrée d'un déinehement fort 
de i$o bommes da 3* bataillon des llaulcs-Alpcs resté à In Roc- 
cbeta. Deux pièces de 3 étaient arrivéf's  t^on poste. 

Avec si (tcn dt: forcn-^, il jugeait imposiiblc toute tentative contre 
Rucca-narl>i>na, et il r^'lamnit de* renforls [M)ur ubli^r « l'ennemi 
d'évacuer ce poste qui pouvait nous devenir d'utie «randc impiir- 
tanoe pour le pa.isa^ei de la Bris^nc x (a) 

A Tauarda, la .titualion émit l»iij<iurâ la même ; le chef do bri 
^ade élan! tombé malade. Mu^sZ-iui l'autorUail it .w faire remplacer 
par le plus ancien lieu tant-colonel : vu la pénurie d'officiers, on était 
Forcé de faire remplir leurs fonctions par des sous-afficicrs (/i) 

Au nioni tiiove. Lebrun avait trouvé k-s dispositions de Leblanc 



II) Miuèu* A l^tiKloit, 19 Kiril, p»et 187. 

lu frtnv^U A (2i.ilir>n. ig airil. paft >8y. 

(3) Areliiiluc A l'tmpemir. StipfiItincMi, 10 itril. |»|(* 4A, 

(I' Mati^n» au comaïaiidanl de la 1 iS*. 10 airil, p*fe *ifi. 



CC1.XXXIV CAMPAGNE DK LABJIÉE D'ITALIE EN 17M 

r»rl hk'n faîleii il celuî<ci iHvenaiit it'uue niroaiiiitNHaiiix ; m 
(l6p<!rh(! iioiiM mitriipir, tniiiK il «(rmlilti ipir lui susni iillril)Uiiit un 
cITcclif coiuid^ntblc aux forces pincées on tnee de lui ( i). 

Prft A tfntiT uo coup de main sur Cova el o'avaol plus quv 
4.5t>u liummcN tle di-tpunibles, Masst^na ue m laijt.H«il pax émouvoir 
par de porcili: liruiu <-t il ufTrcluit lii plus jurande cuafiancr n6n 
d'cD inspiror L ses lioulenaots. « Jamais les endcmis n'oscronl atta- 
quer U's avant-postes, i^pondail-il à Fran(t>is, ilf. oui été trop -«lu- 
Vuiil lialtus >. Li- bat.'iilldit lU- ruiiforl ruuriii pur Hammcl k' met- 
tait o à mi^iiie de di^Jnuer lus proj'.tN ilu IVniicmi et faire nitnie 
quelques tentatives ». Quant à la présence des S.ooo Croates, il 
rcfuAatl d'v croire, ce Q'^tail du route i|iruii institnl dtflicile ii 
puxiU'r. B Patience, ajoul«iL-il, cl SOU» peu tioux serons h loi avec 
ita forces considt^rablcs • (a). 

Apr^s avoir ap]>rouvé la reconDaîssancc faite par Lebrun sur 
Saorge ■■ pour couiiaflre les élablisMinents de l'eani-nii vt m force d, 
il lui diNnil : u Enliïvn oe que la pourras aux ennemis «ans te 
compromcllre, surtout recommande à nos friSres d'armes de ne 

foinl M- latsJH-r lurp rendre Reuds eomplc bien i-xactemenl au 

général Dumerbion et au général Macquan) do Ibk mouvemeiiln, 
Bv me laisse rien ignorer u (i). 

Celte invilalîon à ne pas 4 se laisser surprendre k était motivén- 
par l'enlévemcnl du poKle de la Tnnardn dans la maliiiée du <^, 
Massénii, eu avant êlè averti direelemeiil par uoe dépt^ibc du géné- 
ral en clief, oD exprimait sou mécontenliriuent au chef «le la 1 1&* : 
■ Je suis fori l'-tonué d je Mais mauvais ^ré de l'avoir laissé ij^oo- 
rCT • (3). 

A tous b-s postes, il renouvelait l'ordre de se retrancher. 

Lea ffTorljt de Laharpert de Cervooi |>our procurer des vivrets ft 
Gatcs9iio n'avaient point Hit infructueux, Li- 30 uu mtilia le Mir^'icc 
était assuré pour la journée. Od avait ro(u dans la nuit a ■ 1$ ra* 
lions, un aide de carap eu avait amené a. 000 dans la matinfe, el 
Virevillf arrivait de la Pr^ve avec ir>o muleU {li). Ou étaîl donc tran- 
quille de et càUi ; toutefois, le personnel admintstralif se raoutrail 
ou iucapablc ou peu zélé, et le servies des vivres ne marcliait que 
par des »fliciem. Dejiui» Ir départ de Nice, pas un seul commis- 
saire n'avait suivi le corps, aucun n'avait rejoint. Aubvrnon malade 



(■) HaHéna 4 Lcbnia, ao avril. p«p 197. 

(i| M*is«aa À Pran^oU, lo ■rrll, p*^ syO. 

(i) MiM^D» nu chef do In iiS', m avril, page agC. 

(il MtiKMDa A Laharpr. 10 avril, paRc >gS.- Mantaa k DntHerbMa. to BTriTT 



CAMPAONE Dlî LAHWliK UlTAUE EK ITO4 CCLXXXV 

était re^lé en arri^r«. i Los adjudants géoéranx ^1 adjoints féaé- 
rau\ *ant ubliçfs dm fam- voire service i*» an avant d'nutre », tcri' 
raît .Ma:«^»ii i\ Eii'?.«4iutinr, ri il drmnndnït à Onmrrbion dr dirijfor 

ir »>i) oor|ks deux cofntnis»iirc8(i). 
"Mal^r^ ses lettres prossantoa, on n'avait pourvu en rien aux 
besoins Ont troup«-fl en fait d'objote de cain|>«ni<-nt. L** i8 avril, 
G-fToni nvjitt r^clnm^ di- nouwaa 4 Aabcrnoii descouvorturcs 
pour les lrofl[ies plaiVfS sur les haut^nrs et |Mur Ica poMn d^ 
Tanardoet de Monttr-Pîuo (a). Le lo. informé que i-m poKto« en 
étaii^nt enrûpA drpuurvu». Massêna rrvoniiil n la rhar^ aopràs 
d'Anbfruon : • Tu «« 6ti"- n pi-rtrc de conuallre combien «s objeU 
leur sont esM-nt tels, aus«i ne p^rds pas un instant pour leuren Taire 
parvenir > (3). 

Avec une (irgnni-valinn convrnnblrmcnl monUi*, il auraîl Hé 
fafrile dr vivre sur le para, de gmndi'« ipiaotitéa dp bl^, de farine, 
de fourra^H. d'or^ et d*avoine avant été eoni|uis*s à Oiiressio i"t 
A Orniea ; seuls leH mulctit man((unteul, et dès ({n'ini .t'en serait 
procuré ( un inrttrail It- tout pn siln'ti^ ■. 

Les cummunicationit entre Ma.vsénn et Dumcrbion avaient Hé 
pru rrÔ4|ueKtes depuis l'cntréo en Italie ; le gt^ni^ral en chef s'en 
«'Util plnint. et à deu\ rejiri^g il avait pri^ Masséna de lui faire 
|>asser tous les jours le Itullelin des op^Vations (4)- Massèna ^t'en 
L'xruKait. ■ S)inx cufnmisMires des f^crrcs, sans a^i^enls pour le 
service des subsistances ■. tout tui était tombé sur les bras : il lui 
avait donc Mt îuipussîblt- de remplir ce dénir du ^néral en chef 
bien ifu'îl en comprit la Déccssîté « |>our mettre Mnequaixl & m(me 
de le seconder si les circonstances rcxi|z:eaicDt >. Son chef d 'état- 
major étant demeuré en arriére, il chargeait Claiissade de ce 
soin. 

Au moment «à celte lettre était écrite, rien n'était encore décidé 
pour liTK opérations futures : a il est vraî, disait-il, que le représen- 
tant Koltespierre n'a |>oint encore renoncé ni moi à re;(pédition de 
Saorg^-. maia tu eu seras prévenu as»ex & tem|is parce que Mac- 
quard et Lebrun seront de lii partie. Je te ferai passer en consé- 
quence le plan d'attaque qu'on dit avoir été définitivement arrêté ; 
le projet était jusqu'à présent (5}. et il serait indispensable de faire 
paJMrdc nouvcll<:s lraH|>es à Giove ; In seras instruit A temps de 



(it Matirn* a EysMUli«r, lO «rril, p<g« 998. 

1*1 Orvoni à Uaittiu. iS afril, p*^ ï8o. 

|Ij MasMDB t Aiilrernoa. ui aTriJ. pa/fv 197. 

(tl Dumrrbioa ■ Jiaistnn. I^ ■vtil. psfc sS> ri 1; ■rrît. fnif- >^- 

(&i tl manque »naiarnirat ici OD iiKil qui a ild élrc [ikhM en rccopiaal 

rori^aal mr le regi(lr« d'ordre*. 



:sxxvi cASfPÂGsirmriTÂï 



rîTALIE KN 1794 



luiit •. Ce |))uisng« TKt capiUit ; il iioux prouve non seulement Ib 
peu (l'influcucc de DumcrhioD sur 1m ércoemontâ, muis «ncore 
l'influence d&isivc ties i-epréicntants. Toutefois on no Murait c«n- 
clure liu mot, on dit, i|iii' .MiisKi'iiii ti'n puîul iAk «mvai à prendre 
juirl 11 fn iliHilicratio» ; îl me {larHtt rjuc par IVxprrHsion, U repré' 
sentant /iobapierre ni r/iof. Masséaa rcvGndi(|UH é ne tf,') que meut 
SOD droit df chef, l^a adim'Uniit même i)ue Massènn «il reçu nn 
plan tout filit, saiis uvuir éU- >iilnii!i à faire vnluîr xon opinion, ï) 
aurait cncoie )<^ mérite priiiiurilinl de l'ex^'ution tiii;ti(]ue; le» fsils 
de ^uiirre sont d'une iiaturt' trup complexe polir ae laisser déter- 
miner à l'avance ', or, I upi^Tatiun de Snorge a ei^ dirigt'ie entière' 
ment pJir MaxH^nn. Rn ciu de ix^verx toute la rcxponmbililé setail 
relomliêc sur lui ; il est doue juKte que la gloire du succès lui eu 
revienne loul entière. 

Bien deHbvpolliéJteit ont d^jA £(A âinises %iir l*cxplicaltoD de c« 
pMsagc ; nous en présenterons tin« Ruirc. Mnssf-na écrit que ni lui 
ni Uobespicrre jeune n'ont encore renonce i l'espèdition de 
SJiurgt-, no pnurrait^n en conclure qu'un autre paili pua»*ail iii 
tlèboucbcr en Piémont et que Maju^nn cl Rob^pierre s'y scraienl 
opposa ? Une autiv phrase de la lullre hoii§ apprand que Kobe»- 
pierre el Saliceli (ici Massons len nomme Ion» deux) eroyaîent que 
des renforts avaient diKtre envoya à Ooeitle ; on se demandera de 
quelle utilité il aurait été pour une expédition contre Saorge de 
porter des renforta A Oneille A notre avis, le ao, juaqa'& 7 heures 
du Hoir, 1rs opinions ont (-li pnrlafféei. 

MnWna ri-pnussait ensuite bien loin de lui le reproche d'avoir 
di&s^'inioé sa division; il sentait bien qu'elle êtail Iréa dispersée, 
( maifl un (K^eupail une étendue de pays immense, el tous nos 
postes demandaient de» forces ronsidéraliles pour les garder a. 

La route de Nava (clef tin Picmonl) exiD;eai( 3. 000 bommes ; il 
lui en rvstail donc iJ.âtHr pour ristguer le coup de main sur Ceva. 
Masséua ne se faisait aucune illusion «ur le résultat de ci-lleenlre- 
prÎM, et il ne lui allribunit aucune imporlance. • Nous attendons 
lout do la terreur des ennemis pour qu'à notre appitN^he ils éva- 
cuent oette place. Il n'y a que la terreur que nos sana-cululles 
inspirent partout qui puisse nous faire prendre une [daoe avec 
une nombreuse artillerie, n'ayant â leur opposer que deux pièces 
de 4 et deux obuaiers. Mon intention n'est pas de faire un Iod^ 
séjour auprès de ce fort ; après quelques coups tirés, nous lea 
Sommerons de se rendre ; si la peur les fait »t>éir, bien ; i défaut, 
non» retournerons à Uarcssio ; mais notre petite fanfaronnade doit 
le passer dans la nuit *. 



CAMPAGNIi DK L'AUMIÎK D'ITALIE KS 1731 COUXXVIt 

Itlass^aa Utkitail (•nsuito diverses qurAlionx <Ie st^rvicu. A ttoa avis, 
(iiovc é(aît actuelleincDt Ivt» Tort ; il ae pouvait v fnîrc passer de 
pièces lit: .t, FriiiiçotH eu avant clisposi^ pour Tfiara. Il reaouvc- 
■ail sa clciiianJi> de cavalerie, meKun! <|iit «uuingcriut les i^rc- 
nîera de Nice et on lui causerait aucitni^ Oifficutté, •> le fourrafife ne 
msaquanl pus nou plu* «{uc l'avoine u (■) 

Mnis brusquement , ou rviio»!;nit au projet de marcher surCcva. 
Fout-il alIrtliDcr ce clian^«ment ilc pion A la crainte <Ic s'eufuur- 
ner avec 4-^o^ bi>iii>n<^'* dans la vallée du Tauiii-o, alai-s que l'on 
signalait dc« f<ii\;os considérables sur le^ deux flauc« 1 Loauu et À 
col ArdflMtcîOu bieu encore y voir riiiflm-tici.' de reprcscntitions 
faitas par Masséna ? Nous l'içnorons, 

Une antre explication M-rail peut-ftre admisHlMe ; nucuoo lettre 
dr Mnssrna ne fitil meniinn de la sommation iidress^! h lii place 
de Ccva (a) ; peut-être l'ofticicr chargé de la remettre a-t-il averti 
qu'il y avait sur ce point uu corps considérable, appiiv^ par de l'ar- 
litlerie, ilûcidi^ à su défendre. ÙH lues, on n'avait aucune chance 
(le succ^ ci l'on ae KuratI df termina iV ne pas exposer les troupe» 
â un ccbpc elà un mouvement rétrograde. 

Tout en donnant le contre onire, il semble que l'on ne samit 
eocore à quel parti s'arri^tcr, puisque, dans un premier ordre, 
MasH^nn se bornait h remettre le commandement des troupes à 
Moui-et Quant A lui, il s'appii^laîl à se rendre A Orniea (3) ou il 
appcliiil Rusca ■ pour lui procumr des renseitjnemenis indispensa- 
blc.s ■>. Mais à 7 heures du soir u des nffairea imprévues >> (4) le 
retenaient A Garessio. 

Entre temps, un arrêté des représentants qui i-é^laîi les op^ra 
lions futures lui nvnît ilé remis. 

Arrétéde Robespierre jeune el de Saliceti (\ SI) : 

a Le général Alasséna fera tîlur 3. 000 bnmmus de lu division qui 
se trouve en Piémont sur T.itiurdo. 

Ld division do Macquard, renforcée par tes forces que le géné- 
ral Dumerbiun ju|fera nécessaire de lui fairu ]>»SJ>vr, attaquera 
Sni>rïe p«r (Jîove, dans le temps que le* 3. 000 hommes do la divi- 
sion du Piémont attaqueront par \c% hauteurs de la liri^us. 

Tout sera disposé pour que cette attaque puisse avoir lieu le 
8 Boréal. 



{1) Mintia» i thmerbion, ]□ avril, liages ïgVtdO. 

(s) Jimra«I da rti/imml dr Mondom. pii:; tj|S. Un rippo.-t de Dain«rliion au 
comité Fil pirle : noai ignoroni pir qiii il a appris ce Tail, i3 sTril, page 3l4* 
(31 MiikWoB 1 Mourcl. )o arriJ, paçn xsg. 
(4j Mau<aa & Rasca, 10 avril, 7 heurea du «»lr, pa|« igg. 



CCLXXXVIll CAMPAONI- DK I.AU.VII-K UITALIE EN IIM 



1,'nn Tura rvacoKi- luute.-c Us tuibsUtniiceii qui sr. Irourent «a Pié- 
mont sur Vitvc et Onvillv. 

L« (livision de Pi^moDt tirndrn à Garessio et à Ortnoa jusqu'an 
8 flort^al, h moins dYvèncmenis supérieurs. 

P)i«ii6 lu S flor^iil, clic ^vflcucrn ntin-Mii» et Orme», occu[Min( les 
lum(«iirs qui mattmcnl le pansnffc du Tsnaru et prol^^nl la droite 
de la valUc d'OncilIc. 

Le géDéral clinrgè de la retraite gardera le plus fri^^d secret sur 
son évacuation qui oescra ciinHue del'iirmfe qu'iiu m»iTi«nl même. 
Il fera oliHerviir In plus rxaclc disciplino cl veillera A ce que l'on se 
comporte bien avec les habitants auxquels il dira que notre retraite 
D'est que momentanée et les assurer» du relour. 

La ilivisioii i!r Piémonl fera faire des promenades militaires sur 
le chemin de Mondovi ut de Ceva. « 

Certains historienu ayant considéré Holie-ipierre jeune eomme un 
des inspirateurs de Is c»mpii|;ite du fyijO, nou.'t nous permettrons 
quelque)) absiM-vations sur cet arrMê. 

^ucls avanlaiçcH cspérail^on ohti-nir de ce corpa laissi' à (îaressio ? 
Ne <tevait-on pas connaître, après le conil>«it de Puiite de Nava, l'éLkl 
de fuibleSKe des force-N piéni«iitntKC!i qui nou» étaient opposées? 

Quel motif avait-on d'évacuer Uaressîo le Jour tixé pour l'at- 
taqoe ? Voulail-on se procurer ainsi un icuforl et pruiiter de la 
liçne intérieure pour concentrer à l'improvistc ses forces sur la 
(Tunclic? Mais alors il «urnil fallu commencer le repliement au 
moins deux jours à l'avanoe en It- masquant par une avant-garde ; 
autremenl ce corps de Iroupe* était destiné iV arriver au mouicDl où 
tout serait lemiîné. 

Etait-ce crainte d'exposer ce corps et de le voir surpris e4 enlevé ? 
Il suffisait, aurtoul en pajrs de monUi^c, de pousser quelquea 
dètnclicmenLt au loin pour Aire averti i\ temps; l'on aurait ainsi 
évité aux troupes c«t éternel mouvement de va-«t vient si propre k 
déifoilter le soldat, à le faire croire k l'irrisolulion cl A l'incapacité 
(le MIS chefs. 

ëoBd que dire de cet épnrpillement de forces à Lnano, Oamsio, 
Ponte de Nava qui ne laisnait que 3. ooo hommes disponibles pour 
l'opération principale ? Tel était le résultat de vingt jours do ma- 
nœuvre omplovés soi-disant A fair» une divi-rsion pour diminuer 
les forvea île l'ennemi à Saor^, nu lieu de [wusKor saiiK rcl.lrhe 
sur ce point pres<)ue dii^rni, sans donner A l'adversaire le temps 
de MU coni»nlrcr. lît nous avons vu combien l'ePTroî avait Hè g^rand 
chez les Piémonlais les 7 et S avril. 

M«s*éito, avec son rude bon sens, avait apprécié le» avantages 



CAMPAONE DI-; I.aUMKK UirALIK KN iWl CCLXXXIX 

obtoDus A leur jusic vnicur. lorsqu'il parUit il'nn ré'tfimc^nl < qu'il 
\ aurai) de moias dans la partie de Saorc^i; >. 

Bu oulre, «Plie relraile Amenait uôcessaircmeoi avec elle la (lerte 
fea deni-iïeM doiil i>n KVlait vnipsr^. puiscju'oii ne puuvait Ii'.h Ava* 
ctiGr, fl il nllnic on r64ullor (juidqito» jour» iipr^s b'wn di-s prtvii- 
iioiK pour l'armée 

En exécution de Carr'^t^, .Masséna laissait sous les ordres <te 
foanH le i" batailloa de grenadiers, le a* balaillun de la 3« d'in- 
fauleric t^i'rre. druv lialiiilluiiH <lo la ai", la nj', doux IxiliiillonK 
Av lu yg'ct de In roi', Ir .V lK)Uill»ii des Alpi-s. Pour loiilc îiistruc- 
tioD il le rcDVojait à l'arr^lé des reprêseiil»iit«. Ka son parliculier, 
il IVnKa^eaît A hâter l'iWaciialion lïes suhsistaoceN trouvées n dont 
il eonuaissait le prix »(i). 

L« corjM laim^tn poîutc h fiarasHii) i^lait très exposa au «t« où 
le» coalisés iiuruicnt eu de umiidcs forces veut Losno ; nnssi Mas- 
séoa recoin mandait-il k non camarade ■ de ^nrdcv les Imutcura et 
particulièrcnH-nl la çrin'pe du pont di- Nava ■ et < d'envoyer des 
dècourertcs tous les matins sur le chemin de Ceva et de Mon- 
ovi •. 

Les troupes (|uc Masséna etnmcnnîl bv«c lu! cisïcnt cc)iclonni.'es 
bat iguativ jouniêcs de mardie. Le s* bataillon de la 4'^° ^t IrotH 
'^conipagnie» de «peur* devaient entrer A Pii^ve le ai ; le i" bnUil* 
Ion de In 3' d'inTanterie léjçére et le t'^ de la 1 17" le aa ; le a* d« 
Lia 1 17° le iS ; le 5* de i^reaadiei-s et le y de la 3* d'infanterie l^6re 
llca4*a). 



U 



An qDorlier ^tif ml de Ntre. on vivait dans rignuriirice lu pins 
complète des mouTenirnl» du c»rp.t de MiiniM-na, ce <|ui témoigne 
au moins d'une grande ini«onriBnc«, et il est indïsi^ulablc que la 
difccttoo d'armée aurait di\ prendre deK mesure» pourétre tenue au 
courant îles opéraltons d'un corps qui açissail à 33 kiiomAtres 
d'elle (distance de Vinlimillc dOneille). Bien qno d^ le g Ricord 
kcill rrrit A In (invention (3i : a Les troupes sont déjA maitres.'xrK des 
|bautcui-9 qui dominent Saor^e >, on ne faiiiRtl aucune tentative 
poorcomplttcrces renseigoeoients : le bulletin du t'S porte : a On 



(t) UnMciis 11 Moiircl. 90 avril, page 199. 
(i) Maurnâ (or<lrei) ta avril, paitciyS. 
<3| It>e«rd BU eomïlé, 9 avril, pngr ait. 



CAMPAGNE DE L'ARMKR D"1TA(,IR R» t1 

ii'n fiicore nurmie nouvelle ilc la mnrchf cli! la onlono* (lu central 
d'- Inrinéc ciUrve en Iwlîp «tcpui^ la prîdp d'Oiwillit » (t). C«ini 
du l4 contient la même mention, pourtant l'on suit (jop la colonne 
du c«utrL' eM h Tminnlu «I i|uis wtle de G^iuche - ocrupc !•' Montj 
Uîo. l'Alpcl un s'AI«ndnut du rAtt de Tannrilu ■ (3). Et iiuunuc 
(^blauc A MontGiovpn demanda ilc^rcnfoiLt. U: i"l>aliiillnn de U 
Loîro se rend k llrouis, Dumi'rbion se diScUrc incapalilu de lui pro- 
curer d'autre «(ijiui. Si iiuufl eoosultoDH l'étal de siiuntion du' 
30 nrri) |9), nmia vovonii qu'il v ■ «Ion i.5>a hninmea A Itreil, 
4.ft>^o n rirotitx; il Hi-mldo Honr- <|u>' rr lt.-ilaillnri, ffiii de i.io^ hom- 
mes, aurait Hé mirux employé sur la rive gaucho de la ^oy» . 

Le 16, difFérentofl dépêches venaient enfin tirer Duinerbion daj 
son ini-criitude sur le Mirl «lu iror]» de Ma.<»^nn ; m:iis i>lli'!i ne lui 
do(inai<-nl nucun renKrt_i;ncment:iur les niouvcmrnU fiilurH. Riittns* 
pierre Jcntie *>■ «>nlrnlnil do lui dire ■ i]u'on nllnil renouer le pluB'] 
de« opérations que Manaéna n'avait pas pu exécuter ■ (4)- ^^ Ito! 
Lluiiieibione.\plii|uail eu ee.« (orme» au comité; ■ La colouueduj 
cenln- île In division de l'armée entrée eu Italie, mnlircjiwi de* hau> 
b'ur.vdit Tininrda el de celles qui peuvent inten:«pl<T Iok oommtini* 
cations du Piémont avec la principauté d'OueilIf. travaille A lior sa 
ni;n<- de déTeusc avec celle de eauche • (5). Noua avnuona ne paa 
comprendre. 

En fcrivniii A Maviéna Dumcrbion s'abnlenail soiffneuBemutidsJ 
lui donner aucun ordre ; il se contentait de Hiist Mitre des succès ds-l 
MflCt|uai-d ainsi i)ue de» esi-annouclies innieniiliautcK livrées à ta 
Ginndala et A l'A^^uoii le i3 et le t/i (4). 

1^ 17. on a]>prennit A Nice Ir mouvement sur Pont de SHvn;J 
pourtant on ne sotiicoail nullement a le favuriser en inquiétant ^oi-J 
même la droite ennemie : « Jeauis persuadé qae r«tla<|ue de Pontj 
de NavH r^unaira |>arruileaieal, é^rrivait numerliion îi MniL-x'-uu. je lo I 
auuhatto un ne peut ptu» vivement cl l'iippreiidriii nvi-e ^riind plai- 
sir I (6) et l'on ntlaudail tranquillemcnl de» aouvelle«. Lu i{|, arri-'l 
vait l'avis de la prÎK« d'Ormes : on même temps Dumerlnon était 
inrormé ■ qu'on se ditipotmit à tourner Saorue et A ctuiiier la com- 
munication de eetic place avitc celle de Cuni * {7). 



Il) Ouinertiloa nii nioiil't, i3 Hvrît, |iitc« rio. 
(») Dutnrrfcion nu ■-<>nillt. i,t «irît. piur fil. 
(3) Silualion tlii 10 ii*til, pac 77!. 
(() Unmcrliion ft Mau^nn. lù iivrii, ]iH|[r >!ii. 
I&) nuinrrtiinii au niiailè. ib auril. paf* >5*. 
^C) l>iiinrrtii»n à Maiiini. 17 avrit, pac léf, 
(7) DmnrrtituD au nimilA. ti, ■«»!. page tlUi. 



CaMPAGNK DK I/ARMlîl-: n-lT,\LIE HN flM CCXCl 

l^ra e»cann(iucbt!« in«iKiiifianles eo ellnvmi'inc:' qui nVlnîent 
liviv'-» ilrpui* le i-iimmciir'-tiifiit <]u moi», nou» procuroîml l'avan- 
tage il'fujuomr nos iroupos et de- pcrmeltre <lo contrôler les rapporU 
(les (If»ort«tirs (i) et cIps prisonaiers. Saos Ô)n> absolument véri<li- 
){uet, il« prouvaient u^nnmuinK que l'cnitEmi ne M*^liiil piii ly-U- 
furvii yen ('Aalbinp. ).<- i3, iU )iit(nfllaiuiit a.ooo homme* A 
Siioi^> (»), «t le tt il» annonçaient i|uo les rt^menls de U«l^ioso 
et (Tapenra avaient urJiv du ronTon^T cette j|riii'niiM)n {S). Par leA 
pi'ixiuuient il ^tail Facile de m- rendr» conipti' '(u'iiu ca« oii ces 
n%im«nlA auraient Hè v^ritnlilenient «ii marche, !!:> n'avaient paii 
jirncora altnini Inur ilemiinntîon . D'aïlleun, THaWna >i|fn«lsil la 
lltrAwafiO da Caprara de son cMf;. l,e 17. on apprenait par Ivs di»«r- 
tears de Millefourclics i]u'il y avait dans ce eamp « a. 000 hoinmen, 
%ix piéM-s de 4, deux piècea de 16 cl un obusier u ; ou _v craignait 
une allniiui' de nnlre |t»rl et on y attendait un renfort de M^pt 
Uslaillonx impériaux , c«ux d<- Saonre ^vulnaienl In K'irnison h 
I .guu i4), chiiTre trop élevé, cunimc nous le siivona par le rapport 
de U«)lera on dstc do cr jour(5j. 

Le iR. six il 1''.%^ rieurs rcndaienl compte qu'il m triiuvait ^oo lium- 
inos à la Mai^ lin et ^»i>it li»mmet avec cinq piAù-s au col de KauK . 
Sauf ca dernier av», toux lu renseignements. tJmoijnaionl 
de la faildeiwfi de« ennemis, îU étaient cunlirmii^ par ceux de nu» 
d(-«ouïerle». 1 On s'«|Hrrii;«iil, depuis ijucIqucM jours, écrivait le 
iH Duinerliion, qne l'ennemi est p«u nombreux au camp de Mil- 
li-rourctieii; dans lot» dernières T«<:onuaissauccs, on n'a vu qu'une 
douzaine d'butnnies au |h>sIo du donjou ; ou préauniu qu'il a |K>rld 
des force" ailleurs » (fi). 

Le momenl approehait où tnnli' l'armée devait su |Mirler en avant. 
Le MO. le ^éni^ral Uaniier recevait le commandt-menl de la division 
lie l'ail'- tpiuclia depuis ICniivvaux jus()u'à L'Ielle ; il avait aoua 
ses ordre» Scruricr à Enlrevau», l'adjudaul gi'tuËral Vicuse au Broe, 
ei MooU-au A Ulclle (7); le général Uurnnd celui de In division du 
renlrv (8) ; le reste de la lii,'ne était sous les ordres de Macquard ; 
et le {fendrai Gardanne ptvuait le conuDaiidcmeat du (loato du 



(1) I.C nomlirc <1» dfKTteurt ulnil inurin« : (tniis Iv Moi* de Kfmiait. Il 
«n vlal ihi, prtsiiur laus Suinxs. (Ouuif rbîon i BDuchuiia, ao avril, p«Et *1PI' 
1>) Dumcrbion an euuiilt. i3 avril, patfr ïtu. 
(3) Dum«rbion an roiiiiUv, tt avril. pa(« r^Q. 
jtl Dunitrbiufl .111 r«n>Ht, 17 avril, pafi sB^. 
(J) D«Nrm lAnnl}"), 17 avril. jMge «Ji, 
.61 Dumnrliinii aa romitc. 18 «rril, page 171 . 
I7) <iaiiiliiFr, Ufdre, lo avri). pof;* ïy^. 
\jt) liatitliii'i (ordr«>, m avril, piçi >p3. 




+: l/ARMKK irilALIK tN I7HI 

Saiut-AnH>ux (tj. Os riivcnws ■iiiinîiiiilimis aitsuniieiit Milidfnteot 
le rummnndvmciK ilaiis cette partir. 

A la vcilli- di- IcDtei' rojiéi-iition dm'isivci de lu campagne, lus 
l'ciiK-MiiilaiiU di>inriii-p8 a%uu l'aile yaucho dt^ l'armée (-umpreanipiit 
4[ii>' k niumcnt ilc )>i%-iiilr<! un gtarli di-Huilif avait «nt)ni''.ct ijuo 
rini iiVliiil pluKi'i projio» i]ii<- ili- friippi-r un grand niup. l\> rrrla* 
niaient du cnniiti- 6.'>oo hominns ilc cavalerie cl ao.noo A sS.ooa 
d'infniil'-ric cffecliTH i-t arrii/'N. car la pùnurie de fusils t'tnil li- prin- 
cipal olisiacle i)ui ^'opposait à rautrmcnlatiaii de l'arma;* on n'en 
avait piiiitt au iri-x peu > à diMlnbiier : tiii liatatlliin do i .xno liiim- 
mrs clail nnivi- »aii« annu». Se linitanl mu- ncl élnl de choM». 
ÎU fiitKaieiit monter le chiffre do leurs WsaiiiK A ïo.ooo ou aS.ooo 
Fnsils ; le i4 avril, Dumerbiun en avait dèjA di^mand^ iS.ooo {a). 

Aclu<-llcm«iit un a^ait un.»»» Ininiineu disperHés devant la droite 
de l'enHunii ; il éluil donc indixpoasnidc de li- ivjetrr de kcn po«î-; 
lions A l'oueîtl de la Kova ce qui rciidrail ili*ponihIe toute cctt<- 
Torco et (MTmrtlrait de soronccotrer : pour faciliter cette opération 
IcH rcprèseulaiiU atlfuduieiit le pluM ji:rand cft'el de la coopération 
de l'arma! Af» Alpes a dont la droite se porterait dans te Pi^uionl 
pnr les i-ids de Fenêtre et de l*ArgcatifTC dans le tem|K« que la j;au- 
cbe agirait du cdté du Mont Ccnis >. Ce suceta obtenu. « les deux 
armées réuitîes u entreraient en Italie et la campagne ne serait plus 
a i|u'utic |)artie île plaisir »(3). 

Ournni ces joumtes. les Piémontais laisttent aues tmii^juille 
toute la ligne de nos avanl-pa«I<'3 puiiU[u'un ne signale que deusf 
escarmouches. Le lo, au Mciulini't, nous avons un (ué. un priKen- 
nier e1 quatre Mi-sm'-s dont un offieirr (4). 

I*B ï|, le poste de l.ameris est attaqu4^ de 4 heores il <| lienres du 
matin ainsi que dans l'apn^s-midi ; le» Pii'-montaiit sont rpjetés jus- 
qu'au doiijofl uv(-c perte de quatre lui'-s ri deux blesses (5). 

Ru pnWision dr* l'atlaqur, on renforce successivement le camp de 
S4*spello , le a3, le bataillon du dîsirîetde Vienne. fort di-çôo hoin- 
nics, s'y rendait (6) ; le a4. lesjfi-enadîers du 5* du Puv.de-Ddme el 
lou crlaireurs de la 70" demi-brigade; le aS. îm autres parient 
avec le i^nAral en chef 1 7). Pour salisfaire l'i la demande de cava- 



' h) Gaaihier. OrJrr. lonvHI. jiaRr iijJ|. 
(a) Damcrblon au mmitè. >b uTril. |>*Ke i5i, 
(3] llipord 'Il cQiBilé. *o avril, p*K« 3i». 
(4i DumirLiinn an comUt, 11 bitII. pafclni. 
t5i Dunicrbioa .m comité, 1* ■Trîl, page 3rS. 
(0) nunirrl>ion an riiDiilé. iS avril, page 3i4. 
[7; Duinrr1>iun nu curinlc, i,( avril, p>ç« ^ti. 



CÂMPAGNIi DE l.■^nM^>; l>-rTAI,1E ËX r7!»l OCXCMI 

(«rie de Masséiia. vin^t i:hass«ars (|iiî se traiivaient â Nice se ren- 
ileat te >^ im|>ri^3 <[f lui : «I Iv aG. un um»iiIi-iiii iU' ■-« r^iriinenl. 
artivnni <)'Avi^ni)ii Juiik l'otli^ villf, <-.iiiititiiir]-ii [le stiiti- «i riiiil» 
(Kiur le rcjoiniIrrO)' 

Les repréwnlauts •'■taiciil l'Hi^ore â Uiu-ilk- li- a^ uit ils |nviiaip|it 
un ari^lA cuntiunl A UuoiisruKi n l'Hiiioril'' ailiu in initiative v( tli? 
.■nlr«"Ii* ighiétii)e » (Inns U>ul li- icrnloin- iMii'|iiis ji iVsl lU- 1« Ruvii ; 
ttii outre il rtail chni'^-il<? MirveilliT IVvncuutiuri di-s ufTcLs irniivi'K 
■ [tparlrnaiitit la H«publi«|iio(ïLUuoiuiroUi oc hAtalldu trniisFornirr 
les pouvoir» dont il étaîl ii'vCtu. tt il pct-veiiiil U- -jj le* comman- 
■laiil.t de [ilacti qu'il l'-lail « iuvi--s(i du )'imli>rili''|>ublii]iii' iliius louU-.t 
U'f partie* conquises n !■» drçâ de Muntoii, En conM-quencu, ÎI le» 
invitait \ rcndtv L'omiili' di^ la silunlioti <lt' leur pince. 

Toutes les el oeil es, sauf iiiu* [lai' villiiju^. devaient être bdIov^cn : 
surtout au devait vuillei- & ne juiii laÏH.ter une arme dnait le {mvii (itj, 

Ati lirii de riHtler avec lit eiAnanr. prîiiripiilc!, celle [{ilî marchait 
sur col Ardente, ltol>('<ipiorrc retournait ù N'ire ; Siilli'i-[i l'onlînuail 
jusqu'à Toulon «lin de presser la sortie du poil de la llolti' lii- t'ami- 
rnl Marti» qui. par trtiis îoh. s'y Malt n^fusè 1 4). U est inipo<isiblc de 
trouver une explinatitiii à mite nSsiilutioii. Pnul'i'tre cituvieuilrnil-îl 
d'y voir une marque de ronHance en .MnsK^n* ; certniu de l'éuei-^ie 
de (:ei!:»''néral. Robespierre jeune aurait voulu fire auprès de Uu- 
inerltioii pour le p4>uuti;r. Mais un cuntriiirr M>n urrivrt- h Nlue eut 
le S)i;nal d'une mcxli Real ion dnns te pinn d'upériilion» qui ininio)ii> 
lise toute l'armé*. Miufle corps sous les ordres directs de Mnssvna, 
«(cependant Bonaparte He trouve à Nice (5). S'il avait véritable- 
ment eu l'inllueui-i- décisive ({u'un priHond lui pn^ler sur lei artes 
des représentants croit-on que 20 000 liommi-K semienl iiin.M dciiieu- 
réK iuHClira f 

Où rwlien-bera vainement la cause de oc fhaniîcnient. Aucun 
rappuri ne siurnnle que les Pii'-nii> niais se »oicul renTorcés. Le 
10 avril, les déserteurs rapportent qu'il y a 9.000 hommes ot 
7 pitees aux Fourches (6) ; le i5, d'autre* déserteur» rr-ndeut compte 
que Maria a n-\u depuis pf u 5oo hommes d>' Pcyer im Ifof, et <|u'il 
y » à Saorife 800 Autricliiens du rèifiment de garnison f 7) t <e dc 




{■) Danrrbion A ïlaucnH, *i ■vril, p*ge 3i3. 

lu «olM^pirrrr cl Saliceti (Arrfi^i, %k «rril, p*ft 3i&. 

fl) Buonaroli m rominiiiiliiil d'Ormca, i5 avril, pair 3lg. 

(!• Salkcll au comitr. 3u airil. Auiird. Tuinc XIII, |mk« ij^. 

(!>) Ronspsrlf i Mu iici^nux. i5 «iril, fi'lft I>â. 

fG^ lyuittfrh'iiia un c^rniU, v» nt'ril, pn^r T'j3. 

I]) Uiiuii;rliîuii nu tûiaili, ti *\Tti, yagtSih. 




CCXCIV CAMPAGXB DE L'AHMI^f. D'ITALIB E» ITM 

|)«ul iloitc (tre In rrainlc de te licurliïr tt dt» torctn i)tt|)^rt«ureA i|ui 
fi fait reiioHcer au iilnn adojilr I« i8 avril d'aMortl nw-c Mbk.v'iui , 



III 



Lm Hf'ptVlirs de d'Arif<rrilcaii nvniiMit, convaim-ii de Vin» dti don- 
ner i|iit le mciiaçiiil. Lo iti, il adressai! à Colli l'ordre formel do 
tenir uii for[Kiile troupes A Lupe^.le pruinicr poule de d'Arpeitleau 
^'Iitiil ;i I*i>itt de NavM. Apn''« l'uvnir iigiprutiv^ il'nvoir iiliifnx'' loille 
In Ugai: rrniifaisc, il inxi«lail poui l'exéculion du mouvcmcnl sur 
Dolc«itcqun ■ sinon A Ib fois, au moias de poslv en poalt> pour rcs- 
s«rTer l'ennemi uulmil que possible i (i >. 

Le i;, alofH i(ue le suit de d'Ar^ciiloau était d^id/, il preasait 
Colli de le «oiitutiir, en lui muiilrttiil iju'ua ùcliiv Kubi A Navn IW- 
pui^RÎt lui-mAmi- à Atr<r touniô. Dr nouvenu, tl «llnitiisil iino ffrando 
iii)[K>rtnrico b une otFcntiive sur Dolccarqtia. • Hii alarmanl et me- 
naçant l'ennemi partii^u lié rement sur la g;nuchi- du cât6di- Dolceiic- 
cfux, un priidu irait pri>t>alilenient un l>on t'ircL et une diminution de 
foire de leur piiiiil prînr.ipjil d'nllaquc » (a). 

Cca indi<.-ation8 r^pt'lées déterminaient Coll! A tenter le iS une 
opération sur la Tiinurd* < pour vatm^ir de s'ouvrir le» mu^euH 
d'entreprendn- sur le mmijuiHat de Oolceai-4|uii el «erondin* Im pro- 
jet» du içénériil de Vins u ^3). 

L'ntliii|<ie devait ^trc f;6nérale ; le marquis (^llî avM son COrpK 
so porterait par l« SiruoI contre le rassemblement français placé 
entre Ulelle el le Piicaret. tandis que des inilirieuK ne montntr.iieul 
sur le Var et que des «'■mtsxiiires répiiixiniioni de fntiv liruilM ; 
5a homme* (lemcurerairnl « lu Uollenr, loo hommes lu Lan(qs(|iie, 
leurs palrouîlIcK mâcheraient sur Sninl-Arnoux; loo hommes gêP- 
deraient Itelvcdére alin de couvrir la retraite du niaix|uiH deCulli. 

Le posli- do Haus, fort de uoo IniuimuLS, >e diriffiTait xiir l» t^le 
de Rugger, île miinièrc ii couvrir la droite du 'l'iicis. 

DcuiclialaillunslirèsdrrAathion(l>atiiillond'AiideiéDeetbalailloii 
dr .Moiilfvrrst) seraient ivndus di.'ux hcuresavaiit jonrauTuei-t;. nue 
ilirmi - heuro nvaul jour ils ae porteraient sur lu Carmelli' prvcédt» 

(!) tic Vin* k r^lti, le avril, fmtr iCl. 
hl !><■ Visa a (j>lli. 17 ■rrfl, |Mfo 1^, 

|3) M. ilr MaUDRi'nii liidli(Ur le it (ji*K' *i|. le )>raji>l de plan porté la 
■atl du 17. 



CAMPAGXK 1>E L'AtlUI^K U'ITALIK EH llfll 



CCXOV 



par uno cginiwjf:nit> de g-mnttilicm ; si l'ciinoml sk n'pItRÏI. ils le 
puurauivraiKiil juS(|h'A Ia>Ah. 

l/niilrc linuiillcin lic Moniri^rratavec i5oGliii»eura de Caanl et ud 
d^clientenl do Ppyer enlâvt>rsieiit le Veiilal>rL>n ; si l'iitiuvini sc 
ivlîrail eu tléaonliv, des volotilairi» le .«tiivrinviil sur In Dru cl II- 
MHDfjiiilo ; jiur In ifaiicUt) rvltt^ croloiinc srrail cuuvortr [)(u- k-s 
volontaire!! dr- Cnuviii qui «rscarmoticheraieDl avec le poste du Mou- 
linet. 

Li- «ste di-5 liutiitlIoiiN de Pejcr, de Nice i-l d'Oticill<? gardernlunt 
l'Aulliion. 

Lc« ëcUireurs de Canal sa dirii^i-i-aicnt sur U ml d'Ai^uoii, les 
traupi» df MarU< ■> .le tnvl Irai mil «-n liiilaillc )>our briJcr lo i:ul <\c 
BroUK ». 

Sur la Hve ^auclic de ta Hovn. Ii>h mllicioits da Oontea, les volon- 
lAÏns Paiidiiii iiiiiri:li<'rtiicnt itiir U- col dv Miimioii ; i-ii r^ut du sur* 
ces on irait Jiim|uVi GÎovc ut on s>talilirnil .V In !^l^-l^a. 

La véritable attaque ûlait dirige contre Taitardo; fi droite, les 
chsMciirx dt! d'Auvaru avec une divisiun d'Autrichiens v marche- 
raicnl par li':t hHiitcnrx d<^ Naunn, 

l/ult>ii|uc di- front «trait fiécutèc par un baUilIloR de Torlont et 
un de Pipnerol, avant comme nvant-jtrai'de le corps Tranc arec uno 
coiii|>ai("''' *'^ pionniers ; diVs qu'on MT»il m>tlrr du pu«to, ou s'y 
Mrani'-licrait; doux pièces do i chargées fk diw de muli-ts s'y n-n- 
drainul «UMilAI. 

t!lrlli< colnnnii «tait appuv^' iiiir na ^atichc par troin cumpaffnies 
lin cha&Mura itl un liaUiillnn tlcx ^anlcs i|ui pivndrniciit luiiv direc- 
tion par te bois Sanson ; l'aulrr Itjitaillan dos ffnrdea irnil à In 
n^louiede FeU. 

Plu» à u;«uclte, une nuire colanuo coinpci»^ du ré^imsnl de 
nd^nso, d'un balailliin de Piémont, d'un d« irronadion royaux, 
d'un d'Asti mni-clirrail xnr le IVUceriaa par la crËte ; cllo aurait 
m avanl-Rardo nm- ilivisiou ili- lielgiuso cl une centurie de l'iÂ- 
mont ; lioc iltviiuun de tti-l^iiHi» et une centurie d'Asti furm'-mîent 
l'avanl-iranl*, uni- division ilc EteljrioKo domourcniil A llooca [tnr- 
hona pour aKsuri-r li's derrières ; une division de l'ièmont ^aixli*- 
rait le camp. L'objet de cette colonne ^lait d'occuper It- Pellegrîno, 
di> maui^ri.- h lonir i-n ^cliec le aimp du Saînl-Jean-dL-Pra. La fftia- 
«ht* étnîl i-ouvcriu par un Imlailliin île f^rcnailitïrs qui, .lutvunl la 
cttle de la Saccaralla, s'avancerait à hauteur de Hocea Barbuna. 

Une cfnlurie de Pii'mont l'I le bataillon de'Nico menaceraient do 
C.litscgii* ' )'rnn<'nii qui |Kinrruit venir vi-rs le Pt'll(';;rino ». 



ccxcvi campaonë: uk l-akmi-e u-itauë en \m 

UiKMliviiiiou de Pii'mont Branlait le ciirnp iJu roi Anlcntr (i i. 

Ce |iri>jol <r»IUque mèrilc i|u'on n'y arrftte quelques iii)«lan1s: 
si l'oD s'en rapports A la siluslion du 90 avril, le rassemble mont 
d'fu-llc, It- F'ig'aret. lllaijiitt. Saînl<Artioii\ monte à 5.88^ hommes, 
celui dt- Mi)uliuctà 6ç|3. <le ttrouiaA ^4-7/48. Av Ilrctl li i SG» [3). Il 
xemblu donc qui; sur la rivi; droilc de la Rovn, au au où Di>nii;rt>îoa 
aurait voulu faint "f'tgc «le su supcrionlA (crasaolo, l'olFenaiv^ pi^- 
monliii&o aurait iibouti à un di^&aslrc : mnj.i aviiiil qu'on en ftlt 
reçu r*viaJi Niée, tout aurnît tH* ilt^jA fini. 

An conlriiin-, l'allnqix- du la Tnniirila oITriiit d<-it l'Jiiiiici'x de kuc- 
ctm puisifu'il n'y avait nur ce poim qiiu lU-ux bnlaillons de la 118" 
ot & Triora ^3ï hommes (3). 

Pour déboucher surTunanlo. la troupe chargée de l'attaque de 
frout paH^THit par la Teittii dt^lta Nnva et Marta, la posiMïAxîun (le 
celle créle nvnil d»nr 1» pln^ hniilc iriiport.-iniv. il'iiularit plu% qui! 
le mouvement sVffeclucrnit eu ]>arlie dr nuit ; afin de In «urveiller 
et d'être tenu an courant des mouvements possibles des Français. 
Coili prescrivait au n-^iment des fianit^si dVlablir « mi^me avant la 
nuit u un ponte de quarante- huinmc^ avec deux i>niciera à ta t6tff 
de Fcis ; <lc U, il pouiwcrait de fréquentes pntrnuilIcM iiur la lAte de 
Marta. a A l'approche de l'ennemi, on ^e dércodrail dans le bois 
pour donner le tempsauT troupesen arrïùrc du camp d? montera 
leur itecoursn(^). 

En môme temps Collî s'occupait de couvrir sa propre ifauche. 
Danii In jdurni^c du 16, des éclnireuni Trançais s'étani mooirés au 
col de San Hcrnardo, fîrimaldi craignant d'ôlrn attaqua de Tront et 
tourni-, iibanduniiait Ciaizj^ia.vt se relirait en arrière du col de 
Tanarcllu * Cibnirc (5). 

Colle relrnîtc découvrait toute la {■anche de Col Ardente. ARd de 
lo soutenir, Collî donnait onire fi lt<-lli-]^-iirde de iliriji^er deux com- 
pagnies sur Cia^^ia (6) ; le n'-giment de Piémont étant arrivi^, 
il alluit reori)rwr le raiim-mhlemenl placé nu col ; la première com- 
pagnie qui panAcrnil à la llriifue drvrail pi«ndre sa dire<'lion sur 
CilMÎre et Hn A la disposition du major (îrîmaldi (7) ; une autre 
compagnie de c« n.'gtmcnl irait occuper lu ml de Colla Rossa au 



(!) IVujcl d'slUqut, Addeaila. 
(1) Sitaaiion. 10 atrti, voir paer ;73. 
(3) Frsii^i» A r.hiibraa. rg •vril, iMÇr 189, 
<4I Colli à Biihiii, 17 atril. p»^ ïlig. 
(i) U'Ai;lkaa, r*|i|ii>riB pitmoniai* du lO avril, pat* *0S, et mon le 17 comme 
ictit Malauiwna, Jtnirnal Jiïitarijut, I>agr tg. 
(fi) Ci-IJI à DcllcennJc fni|iiuria )>i<''inu(iiiii»), 17 ami, |>BBe >;i. 
•7t CvJli k "anfiara >; acll, p*v« tC^. 



CAMPAGNE DE L'AHMÉE D'ITALIE EN IMI CCXCVfl 

Oord (Ift T»aar(!lli>. AiiiKi sVx[)Iii|uc le nlii; «llrîbur un migor f)ri- 
insldi dans lo projet «t'nlUquP. 

Afio d'*tre exaet«moni ronseicrn^ sur l'Wal de choses à Col 
Ardfiile,C^Uiii[i|>i.-Iaili'i ciiit) li<?itr<-N 1/3 .M-iiilnmli «(i[ir^sde lui ( 1 ). 

Cflui-i-i lui midail romplrqur In l^tc itc Ffh roniiaîl « 11» pla- 
tenu do ôo |ms de Troiit sur io<i de profuiidirur j>,i|a'olli}êtuîl riiutrc 
i-^uverte d^ ■■•^ifiTi^. mais i|t)i' le vor^Aol sud l'ommi'iiçjiil à ^f di-cou- 
vrir. Ll' ituvui) i-Uiul Hvs p^niliti!. îi Hollicilail rauUirisatîtiii de 
pn^rer un aailaire *ux (ravaillcure ou au muiiis de doubler la ratiuii 
de p«iii nt d«- donner dti viti. l<o i<én^rHl onloiinail dr Fain; de 
suite la redoute proji-l^t> ; il refusait tout salaîiv nu\ soldats el c«n> 
sentait seulcineat le 2i> h leurac<;oider un <|uarl de ration el de 
reau-de-vie (v). 

DaiiK la journfv, k- bnitt de la défaite de d'Arg«[ile«u se l'ijNia» 
dait ; tons le'* rapports aanoDcaî^nl qui- l'eDiiemî se montrait en 
iiumbre aurUsant pour so i>i(-n di^fendre ; sur la droite Déliera 
demaodait rerluinemeiit du reufcirl. Gilli se diVidiiit & ntleodro 
et à suspendre provisoirement toute offensiv*?. Les mouvemeiiLt des 
Fraiiçjiis sur sa jrauchc lui irtspiraîcHi même (]uel>|ues iii(|uiê> 
tudes, car il prescrivait au maiy|ui8 (.'allî de Faire ouvrir le eo) de 
Fcaftras {3j. 

Le 18. Iti lettre de d'Ar^'uli'aii ne Inissait pliis de duntc. La 
silualion de Culli èlait des plus dangereuse : si l'ennemi s'arançail 
virement dans le Mondovi el frai^nait les derrières du col do Tende, 
*oa corp* pouvait 6lre roii|ié. 

A 9 heures du imitin, il appelait à Tende le comte Vilol H Del* 
lera aRu de délilièrcr sur la silunliou des alTaires il renouvelait 
au manjuisi Colli l'oidre rolatîrau eol de Fcn<>lrea (4). et il ao pr*'- 
oceupait aussilAt dos movena de couvrir la ^uehe de Gd Ardente. 

A cet elfel II! halailliin de rhitnsi^urs cantonna k Limon dfvait faiit; 
reconiiaître les p.-issii^x et s^-nliers venant de Pont de Nava el df 
Lupei^ vert Iccnide Cornio et les hauteurs de Limon ; deuxeompa- 
gnies • iraient oecnp<.'r If pasau!|^ le plus avant ipie possible • [ài 

Lt' halaillun dt- Turtone pbirerail immédiatement une compagnie 
au baracon .lituê à la IHr. du Kio Frcddo; le reste camperait A la Ca, 
sur In rntile mAme du col de T<'nde, au sud de cet endroit (0;. 



(1) Celli à liniilBiiiji, 17 »«ril, ô h«Br«s 1/», Ktlalion. page i4&. 
(1] Mautaiidl. Hrtattna. |ii|[« itû. 

(If Collj à [Vllrra, ij airil. a liKur<tii|irM midi. |taçc 170. 
44) Colii A iJcIlcri, 18 avril, g liriiirt du iiidi». {u^ ïBi, 
(S) Colli au l>aUillon du ï* de rhdsriir*. 18 atril, pafe 1S1. 
\6) Colti nu inajur dr TorioiK, 18 avril, )>n;i- liS. 



CCXCVIII CAUPAQNB DK l.'ARMI%K U'ITAi.lK KN I79-1 

Un sraoail onlrx- (lortail Imil le lintailloii au burarun «i luOniP 
jusqu'au col lie Sellu Wcihi» s'il rl'jii ]>mti<-Al>lc ; s'il tin'n ealière- 
nicnl frrm^, on ne le fvraU |>oiiil ouvrir : udi> petite patrouille irait 
ch«<|ur matin jusqu'au (ournaof. Au cat où l'i-nnemî pAsserait 
mal^rd les aoii^e», le baliiillou » itrendrait uni; ponitiou pré» du 
baraeun pour l'altuiinLT quand il dcMcrrndrnil t (i). 

IJnc tnittniction précis? rt'-^Iait la conduite du cotnli- Orimnidi ; 
rcnl'otc^ par deux i'onipHi|rnîes de l'i^miint. j' iMinijinN celle d^lnchée 
A Colla Ro-iHe, il camperait auMleHRu* de Ciliaii-e • l« plux pr^s poo- 
MJIile dt> Taiiurello t. Unr ffiiedc do 8n hommes tiivonnijuerail avec 
des Icnies mit Ib col m^me vers Ciaggia : ■ vou>« êlablim des 
ai^iaux. ajoutait l'oi-dre. pour qu'en cas d'altatgue vous puiiisi»! 
jlre secouru par le rorp* ijui »« Iruuvr- Niir In Sii<:rarelbi et i)un vous 
mtvex !> Ii-ni|nde moiitt^r lont de iiuile itiir le col avei* Unitr votre 
fon^e. Ce poste doit Mre défendu A oulrnnco. il na it*ne;it point do 
n-trbit« • {a). 

Appela par des affaires pressantes à Tende, Uilli ne pouvait sa 
rendre dunit In jourtiér A la irntirlie, aliu de juir«r pur lut-ni^me d« 
l'i^tat dirn aiïnire* dauK ccltt^' partie ; en attendant il ordounail nu 
colonel de Ucllet^arde de faire construire un liaracon sur le sommet 
de la Saccarella el travailler aa chemin pour y monlor ; on cas de 
Ikesoiii il ruurnîrail au major (irimaldi tous les secours dont il 
aurait bmoin au Tanarello ; Iv lîeulenant-colnntd Bouqo (|ui se 
n>ndnrt Jt cul Anlonto R«rai( plac^ « à {torl^ do monter la Sacc»- 
fclla cl de ni!in-ber uu Taiiurello n (3). 

LV-nsemtde de m-n diapnsitiona e»t ri'marquable ; Collî cummeiwc 
par pnrer an plux [irr**^, rnoutle il re«tific A loiair la pnnîlion du 
bataillon de Torlone sur lequel repose pour aintii dire le snlut de 
»ou corps d'armif«. Touterois il ne pouvait espiVror d^fondre le 
rameau qui K'j'lfnd di' roi Ardente A Lîmou arec liiiis faibles batiiil- 
toii». Comme il le faixiiit rrmairjuiT i d<- Vînc, apri^K lut avoir ri'itdu 
compte de ses dispositions, m Ic« magasins de Uor^o-^n-Onl- 
mazo n'étaient jtas couverts s'il u'ari-ivaii un corp» do troupes ttssex 
foi1 |Mur s'avanci'r sur Mondnvi et rvprvodre la poaiiioo abandon- 
Hi-e d'(>rm<-n et di- Pooti' de Nava s (4V Culli ouvroil ainsi un avis 
qui aurait pu avoir pour lc>i alliés les suile-ç lc« plu:« favorables. Il 
rfipondail k roITeosive dos Francis par une contre-attaque Icut^ 



(Il Coin k 8nh>llea, iHsiril. jmrc sKi. te lesle porte Selartfa qui doit 
élre Ir «ol Jr K*llr Vrcrliio. 
<i> Cuin A (JniniMi. i8 «irll. jiufe *U. 

(3) i;olti « ItetU^ard». ifi sf rit. page sHf. 

(4) Colli * De Viiii- ifl avril. S Iwum dn Malin, pa|^ tM. 



CAHPâOHE DE LAKUËE D'ITALIE EK ITM CCXCIX 



'Icpnint nà l'un Tninît •l'cssan-r na édMr.at par aaib-sar l«i]iiel 
(Irnil »Bp|MMvr |icB dr furrea. O prajrt «sécutL* avrc vifurar 
«unîl m de» rfa—ee» de réiuùtt-, pui»>|un nuu* n'avioat conwnr A 
Onnca qu'un oorpa iTeiinrafl S.oob fcoMiiiM»- 

Afin (U bailler rtUc rvprwp i^nXèmmin; CoUi arrHAii |oo« lo 
bfllaiUai» en norcbc pour li> joûmIr : il prepuuit <!• 1m réagir «■ 
«orp» dp d'ArifvalMii < i >. L'y^teclliro île ce pla» lai panÛKsil u 
ai^alr i|u'i îl lienn« de r«prt * w iili il btMit partir m pu*te Ir 
mbIb dv PoHjtliiM parlrar d'aov Ultov i d'Ai^cnlMn • oè, «pris 
lui a«(iîr tÊEDKÎi^ U pari rfit'il preoul au me» •fv'il VEUuIt 
d'èprouvirr. D lui p*«p«HJI de le répuicr en le renfor^anl if l«vt«> 
!«• (rotipr* i|ut éiairnl ra nurcbr pour Ir aoKlè da Nioe. qo'il U- 
■ait arrMrr pour W laincr à h diapnajlion : H <|Ue ■Il fp>duil eo 
plan, il pcrDvail £ur« yrr A Tarin le cu^Ja de r-oûçlian pour le 
communiiiarr xn cummaadanl ^raéni a (>)- 

Le ig. Calli nciUH la S i^a j tl U d le pfiele <|ui eounuit l« Tsaa- 
rrjla ; î) iadîquMl ■■• pmrts * ntnndker. 

Par MfD urdrv. I» «■■pfBJw de nîlice» du Li»«B el dc Va^ 
■usUf partairaL U pivaiéi* pMir Lapcpa. U •ecoade posr Caf 
■în (3). Eu ottlrc. BcQccvrdc était avtorW é nifaver de peûle* 
drpcttcs pour aniir dt* aoavutk» : ■■ loa nowîfaeaBcflto «ppaftfe 
4ui«oi dlnpurtaaer cMMidéMya, il a* iAmict ÎI de ka fdflùM 
pFiHpr ru pr up urti att de leur «uluar (||>. 

Le lit. Maulandi uTuil immmtnri la ndaule à éicver mit I« oflu 
Testa delU Na». Pcnduat pluaieura Joan. i5« hriMir IfavuDA- 
KM A l'entnFuitnl de* uriçr*; «« la Buaqnr de bcMUlln. Tga mr 
eaoïmu d'en bun de» tea à dml». Cmbum il étuit impaTiUr 
d'anHT ds f ><)■■. le torata e«ant tm peamui, le a p it ^ ue Uau- 
laadi ■ jupnt de eu — truirf le jKfupet pur deux ruug» d^ tnpaa d'ar- 
bns n» ue t*j i Rtufdi» entim-mmi dr piiiTuillia qu'as piacfcail usa 
Furinioadu tanè; n» drut ruuç* Hairi yrïuli n u lli u Bw» j ill ia 
par dn a ap< o j de deb uu rarins é» farti » lauThea qui eu truTrt- 
■aieurt 1— <r répaïaacsr ; il &l rrvè^ de smcnu A ua^fund* d'«pai>- 
nr le ftunl «sp«( à b Sfaita, aiMÏ que le ulua «ipêm«r po«r 
énirr Vrtti du fuun qu'uo «amil fu placn de <w tMi. l^mutL mm 
tnô. il f—>aue»çÉ par n-alëfue le Iront «t le oM «ad du plaleuu 
par u RfiaadeMeui qui eurnît b Sgvf«- d'à» nn« luaji que pe^ 



(Mlim**^ tianfl. 



(•t 
t» 



pafxn. 



aetR. 



tu VAcSaa t »«*cuiie. ly entl. 



CGC 



CAMPAONE M l.'AriMKIi U'ITALIK KN 119» 



«cnUit le (iTrain. On pi-iilii)UN une sortie A gauchi- ilérenduc pur nn 
petil Raiic. Lo cAt^ vers le hoi^ do dcri-iiVi' ih- rcaferniait ijUc Ira 
doui liers du plateau cl laiHsail ain^i un pusuij^e «nlre le ivtranr^be- 
ini^fil et la iieii,'!-* i-iitaH-Héi- ijui couvi'iiït imil le ciHi' ihiiil du |dalL-itu. 
Ciimme cuimuiitit In p'iitc dr re crtU- /-Init fort longue el doinT, t-t 
que par le boU ot le chcniiD de lit Tanarda cVtoit un point des plus 
iniporlants A di'-feDilri', il _v Tul coiiNlniil un bas llaue A tenailles 
pLiiir IiHllrc pnr lïex (eux croixès ci!» deux pfiJnU «. 

Msuiiiudi n'iicniiniil pas lus d/tfiiuudccct ouvrage; dniis sti rrlfl- 
tion il s'eKl exprima ouvertomcut snr eux, 

a Le profil de ci-l ouvraifû prt'-SPiitail di- grAiid<-a difEiculUs ; la 
liauleur de Ceriiiua (commande In cime de Felu ; il atirail fallu. 
pour MtdéRIcr, élever bcHucitup les parapet^:, y consU-uîn- «Uux oa 
Iriiis l>«nqur(lo-8. el perdro par lA les feux rasants el pty>prvs n 
balnrer les sentiers de ce cdié de l'allaquii ' {l}- 

Or lu lomjM el les ini>vi-iin manquaient, A praxiraité âv Vvanvtai, 
pour duiiui-r A ce rrtriincbemrnl louli' la Torce n^uoxsairo ; «laiiA 
l'i-sprit de Mnutundi. te nVtail d'ailleurs '|u'uii poste pmviKoiiv à 
occuper jiiNqu'i'i l'altaifuc de la Tanarda. opération pour Inquellc 
« il sollieitaît toujours h- ^iii^ral qui y paraissait as.v>s diapoA^ 
siiDx vouloir jamais :»■ déet<l<'r ». 

Bull linl l'-Uiil de servir « de point d'appiti h la troupe qui aurait 
ITiriii le lioîset la pente entiv la cime et le liuiH sur le chemin «lo 
la Tanarda * ; il eu résultait ijuc l'un n'avnil (iiil aucune allcnlion 
aux derrière* de la redoute, de telle sorte que « ni elle eiU <>t^ tour- 
itik-, etif n'nurBit pu rnire une grande ri-'sislance. soil par le grand 
tioiit de derrière qup parce qu'elle aurait èti^ coupée de ses coniinii- 
niralionsavec la Itrijipie el eï^rniV paitoul n (aj. 

Le plan île t^olli de rrpmidre l'olTeiisive verit Poule de Nava 
nVluit adopté ni jwr d'Argcnteou ni par de Vin*. A C-va, Argeii* 
(cnu rree\-ait assez mal .M. de PonsigMnn ; persuadé que Culli 
• nurail pu détourner l'attaque qui l'avait oldigi' de se rclii-er •, 
il le lémoit(o«iil ih cul uflicier, et le chai-^unil dédire à aon ginv- 
ral * qu'il ne voulait pas dispo»'r des Irnupes qui a'nvaienl poïal 
<(f deslinrcs p.iur Htv sous ses orrirca • (3), 

A la hutte do l'invasion des Krauçals, le iK^aéral de Vins avait 
envisaifè la ronnti^n- dont il convenait de eonduire la ^errc. Pour 
le moment, convaincu de rinipoitKÎIiilîlé de pr^-venter «ux Prantais 



I 



{)) Maalaa41, Kelalùm, p»t' iiS-i40. 

{}> UaUa»piia, Journal Aiilofija*. pagt «3. 



w 



une WguK aussi ^lemliif (|ue la Ivur, vu le {lolit uainiire deli-au)>es, 
il aurait i-U- il'iivîs île xk rdiii'crilrei' l'ii ('viicuiinl Siiuri^i- K di! >e bor- 
ner À ik('CU]H'r U'*- haiitcni'K dr Tt'iiili-; ri.fiqti Iidiihiica siirriKsii'iil 
pour ks défciiilri'. L'ciTeclif des Iroupi's riaiil niors <lc 1 1 .000 hom- 
mr.<. O.aou ronliiîi>iit dîspoiiiltlfs pour oci-upei- la vallée de la Sliuv, 
amitiii^i- Hti|K'-nciir ntéinc » l'cliiî du iriinM'i'VL-r Siiiu'i^l'. Li- K^n<'-ral 
Cullt |-rrvvniil le t-ummniiilfnii'iil di; rc« drtiv V!illri:.i iivnc d<rux 
^rignllic^s dinr^i-M de di-rundic Tiin Ih vuIIi'c di' \n Slurl^ jusqu'au 
col de KcnélreH. r«ulre du col de Tende à l.upi-jETO. Au cas où leool 
de Tende serait fon-^. Ii-a Irouiies |diii:éf.H dniis celle |iartti' fiiiine- 
niieiii lu t^ai'iitsiiri itt; C'itit ; utiv |iiirlir ilc (lelIcH de la vidlL-<> de In 
Slarc, In gnriiÏM>n de Démunt; le rosic avri* Im troupi-» drN v^lliVit 
<l« ta VrfiiUi vl de la Maim i-onsl! lue luit un eninp s»us Pijfiierul ; 
les iraupendi- Ceva t'eiaienl liui" relrnite sue Turin, et m la route 
de Coni était di'Jji occupée piii' IVniicmi, elles se i-eplicrnieiit danH 
rinl^rieur ()). Kii r^umé on se Sorixiil It iiltcndiv rnttjii[iie de 
IVnnemî et à ^urder uuc défensive ahsiilui-. I.e [ii'i>jel di- Ccdlî 
était en conlradîclîaD cunipli^lo avee Icm plans du j^ênérnl en clief. 
el e<dui-ei refmuiil de l'approuver. 

Le Mj de Vin.t iiifnrmnit Colli que h* plaees de Ceva cl de Alon- 
dnvi élnient «cenpées, cl qu'il _v ovuit di- la ravalerie diniK hi platn.- 
de f^niii. Il crojait avoir l'ait ainsi tout ce qui était pg^^ildc dans la 
ctrconslunce actitelli- • (ninr enipdeber l'ennemi île venir >iur Tendi- 
ei»itr norgo-snn-f)nlinii]:):n •> (2). Il ne lui dninmil iiuiHin oidre et 
■e eooteataîl de lui demander d'envoj'Cr do fréijiientrs e^tafelles. 
Prévenir, tel élitîl en effet le seul râle qu'il attribuait aux ti-oapes 
le»; il ne se faisMÎt ancnne illuniun sur le sort réservé an ci>rp!> 

Colli. Di'plvrant lu nimchidniicr de In cour de Turïii qui. mal^'i<é 
ses repréec nia lions, p^TRislait & ne p«s compléter ses c*dre«. il 
culrevovail déjfi la retraite dés que le« Français tenteraient la 
inoiudrt- oITensive vigoureuse, et il conseillait n Colli de faire Hier 
tous le» objets rncunibrantK •> j)»ur ne pas i^lru pri» au dépourvu ; 
d'natant plu% <[u'il v%\ bien plu« aisé de remisier û un accident 
ija'on prévoit d'avance que d'exécuter une chose à laquelle on 
n'avait pai souçé. prescrite par la nécessité > (3). 

Le 31 avril, le roi approuvait les proponilion» de de Vins pour 
Uqui concernait la iTtr.'iile du corps d'armée de Colli, el il lut 
domandait de préparer un plan « qui rct^urdAl tous le» autres con- 



(i| HtntiiDiii dr M. lie vin* sur le parti A prriiilrc. \ni^ 3ti6. 
(it De Vin* k (lolli, ig Hvril, piijT" iQi- 
(I| lit Vini ft Colli, 90 «Tiil. |>a{c JoiA. 



CcCii 



Campagne de l'armér D'iTAtre kn 



fiiH <iii Piémont I df! maniirr A rn cxi<out«r Im tliapiisitions il^ 
que Irs 6véQempnts l« réclamirraienl (l). 

Ha fiooaé^jtienci'. le ti-nilcmnin, i)e Vinn eupMiail â Ti'uile le 
niiijor Mnr({iii!lti porli^iinlrM iiiipriVinlIuTiH ilii roi i-l île <lfux pliiDs 
■Intii II' h'Kii- mnni[0(-, main qu'il op|>r<kiuit miiis! : > le (l>-uxi^iiii! du 
QCS|ilaiis est CPrlaÎDomcDl plus a^r^ablc quo Ir premier. I.a diffi- 
cullft cVst AC'ulcmcRl ili- savoir si les troupes quo vous avei peuvent 
sufliff JV l'cxi^cutAr. Si l'on puavail ipgner quelquvit scmiiiavH |K>ur 
tenir l'cDiicnn nu duU de» inonlii^ncs, ce Mrail beaucoup ^aj^cr. 
Kn attcnilnDt lAcliex de vous débiirrnHHer de lnut ce qui ne peut pns 
vous suivre dans une mnrirlie pour u'iMre pas »Ribarras»^ de rien 
quelque pnrti qu'im^Koil obliu:)' <'" prciiilrR. Le rrrjtle le major .Mar- 
quent vou» le dira île vive votx • (s). IVapr^ M. Af MataiiNMcn* atm 
projets s« a r^duiMicnl A le soutenir dans le comt^ jusqii'A In 
foBlc des neiges et à m replier ensuite sur le col de Tende > (3|. 

SiinN Hi-n nflirmer, u passage doit Mre inexact ; en effet, le 
mttnc jour M . ilr Ghernrdini privait A «on nouvrriiin : M. di- Vinn 
• a présenté une note au roi dans laquelle il lui ronseille, vu le 
risque de l'arma du sènôral Colli el Tî m possibilité de se souteuir 
au delA de.t niunla avec si jmiu de Forct-s, d'abnndonner le rumlé de 
Nioo, Saoi^ el les Alpe«, et de «e retirer diin^ In plaine pour 
ganter les d<!bouchéK des vallées et réunir le» troupes le mieux 
qn'il sera possible >. 

Ceci fiait vniixemtitiitilemrnl te premier plan ; le srrond, «uqnvl 
de Vinsattribuatl In prtfOronet?, cansistaitA se maintenir sur les 
hauteurs de Tende afin de tenir le dt^bourhé du col (ti). 

Malg-i-é le reTtis du i^nt'rnl rn rlief, Colli avait dû insiatrr Ktir 
la ii^r«M«it^ d'opérer dnns In ilirerlion de Nava et sur le peu d'uli- 
Iîl6 qu'il tirait des mmcmblcments A Cooi et i Mondori, car dans 
la jonrnée de Vins lui «écrivait dans une seconde lettre. • Je sais que 
Saint-Dalmaeo el Tende ne sont pus rouverts |>ar l«s trotipes de 
Coni et dp Moniiovi ; mais je Mis que *i renncmî peut venir de ce 
cité, il vous prend vous «ver. votre eorp* el Saint- [>al mas et 
Tende n. UIAmant la conduite tenue il ajoutait : « je sais aussi 
que les a(taqur-H que vous faites ne peuvent donner la moindre 
jkloUNie A l'euoemi, qu'eu rcvanrhe si, «elo» mea ordres, vous 
eus8ie:c ottaqué du edû de Doiccacqua, si mtme vous n'eussies 



I 
4 



{t) D'ltaiil«vilt« t de Viat, >i arri), page SoS. 

(») D« Vint k Colli. Il avril, iioev SoA, 

(3) MatsoKfnj. Jt/iinuil Mtl'fiqur. paft l4' 

itl Glurarilini à T)<a{;ui, )i avril. Viven«l, QatU*ti. page igO, 



CAMPAGNE DE L•AnM^'2 D'ITAUB E.N HD* CCCtrt 

tiiusM qu'A tlemi. cela nurait doonfr h rpnnpmi une jalousie ■ (i). 

Onps In jiiiini/^n itii ni, Oolli H't'tiiit ivoilu nu Tiinni-oilo {>uur ua 
fi<iri.'lH rr'Ci.>oniiisMiirf;ili' là il itriiil cru ^ntruiliv In liriiil du «itinn 
vers Ortnca, ce <]tii lut avait fiiil concevoir rnjiAir ()»p uetio villo 
^it enton; en la [xi «session Jes PirinuDrnis. 

L'alTiiin' tlu Miiuriçiuri lui inspirait un vif m écun lentement (3). 
On en rvoÏI conclu (|iii! nuiix Minnx m Torcc ditiiK ci'IIl' pArtiit, Cnr 
l« 90 »□ rcecvaitâ Snort^c un rap|>orl do M. de Cmwnova, cerlninc- 
nienl itù% alariuant, (iiiiM{ue Déliera lui répandait a de tenir femie 
nu Tui-i.t, HUtaul iju'il puurraîl, ni de se tvplier !tui- la luiltorie ruvale 
RU c<is où il serait (itlti<|uc eu furcen. Ou se linttniil sur i;c pnint A 
la dernière eslrémil^ (3). Pour comble de malheur, >\u n'avait ^in 
eiii'dre réussi A ouvrir le cot de Kenetres, et, de Uelvidi^re, le major 
Je Colli iw déclarait incapalilf A icoir le SiruoI avec les forces A 
M dîïfHMiilio» fi'eat*A-<lira avec le t" tMitjiiDon do Moadovi et un» 
centurie d'Onrille (/|). Le i^^ui^rnl Déliera imvovnil Ir^s volonliiîtes 
Pandini comini- renfort & l'Antion ; tout v étant lriini|uille, iU 
retournaieul le mente jour A Saorg^- (»). 

Le Iciidcitiaiu le it^iièrnl Lelinni jniu-watt surSaorçe une recon- 
luliuainn! d'uue. riu(|iiiialaifie iriioinmi-* r|ui durait deux liciireM. 
• J« crois, écrivait Déliera, que c»ci est «ne mauoruvri; pour mieux 
connaître nos [uxtcs el nos forces*, et 11 projiosait A Colli d'alta- 
qHar le 92 Ira linuteurt de fîî'i (AV 

A notre avis, dans toute celte période le i^fn^ral Tolli avait tnon- 
tré la plus grande des qualités mililairea, le saiiç-froid ; on coni- 
jitvnd duur ctiiuiiicn ftiiu mfcanlenlemenl dut Hm vif en recevanlt 
le 31, les reprnclici' d<! de VitiN. Le Siruid et l'Aiitliinu réclamaient 
de^ renforts ; si l'on marcfiait sur liiovc, il faudrait eu fournir à 
Saon^, et t où lea trouver ■ actuellement que la ^uche était For- 
lemeul nieuacèe. Pour la premii^re foi^i lus lettre» de Colli mnr- 



(I) n« Vint & Colti, Il tirril, paf« 3eA. 

|i) Culli A IVlIfra, iji arril, pai^e tgy. 

\3) Dvllcrn i tZvUi. su airtl. [xir 3oO. 

itl AitRlyi^c (le* ripiiortit |>ivini>nuit. ig atril, f>ii|i:« igt . 

(&) AnaljTH de* r*r>|iorl'i (it^moDliiin, >i *iri[ |A R 7S). Oftlmt. • Ëtfifraacc 
il'«UTNr daBi le ai It col de Frnfin^a : on *oli qu'il atail fait parllr Ica 
ralooiBirn F^nuiliii i|ui, arriits A MArtn. avalent IroiitV: >|ur toni était traa> 
ifnillr k t'Auihion fl «'^lairiii rriiréc. Le (entrai avait orilolinC d'cavO}'cr 
lia dflnFhmrni dr Pey^r cl Pandini mnrcha à ta place. 

• Wttrtfon dt Pti/tr. — Cinquanic Fnn^aii iTaJcnl paru 1 l'aobc du jixir aa 
milita d< la inunlniliie. futillr la puiilion rie Saon^ pcndaul driii fariires, 
M qui avait Mntir dvoK nuldals. On avaii lu^ ciiu] hommti «nx Fraafaï» ri 
hloB^ i|<iTli|iirt'unt, Annumcr dî l'arrir** de Ironppi i Nicet- 

(U) Ihllrra ' Cric a ma nu, 11 aviil, ptft 3i3. 




J 



fJJCIV 



CAMPAGNE OK L'ARMÉli DITAI.Ii- KN n9t 



quent (le l'irritation. Eu r^|>t>Dilntil h Uellern, après avoir rapp«l# 
M pONilioi], il ujuuli' : o P.l M. Ii' Krin'-nil ilu Vjua uHt «^tonn6 (|u'qo 
ii'nîl pim nlUiqiii!' l'cDHcmi vers Uolccai'i[tio. Pourquoi a'a-l-nn |MI91 
soutenu le l''ouri.'oii] ? vnil» le coiiteuu de l>starctlod'hi«r •>, Aussi 
tout «a nuliirisaul Dt-Ueia à attaquer Gio c( eu prometlanl, pour le 
si>uli:nir.<lei»nrclicruvec t»u te Kaifttiiclie Mur Taiianlu, déconseillait- 
il cette irvp/'ililion, puisqu'il v nvnil d'après \e* n'nKiMtrupm^nlii 
trois biilitilloirs Trao^ais sur ce poiul 1 1). 1>ollera tw^ ranifi-ait à cet 
avis ; lus foi-ces diaponibles A SaorRe uf montaient alors qu'à nn 
liiitaiiluu lie Pfvi-r irii Imf, ijuuhjuiïs noldal.t ilo Nice, et les volon- 
Ijiii'c» Paiiiliiii [-i). 

A Ift suite du refus de d'ArX'-'ntcAU.Colli.ac voiilniil p«s laiKscrdc 
troupes inutiles, avait appelé A lui, le 21, l«s corps arr^l^ en l*iA- 
lUMUl; le sH. il expédiait l'ordre au i* l>al«illoD dei chasseurs de 
saluer l<' mi^me jour le l>nrnci>ii lic Rîofrtrddo ; aux i* et y* batail- 
lons de jçrciiadiers arrivés A T«ndi^ le 33, de pusner le col dr S«int> 
Vcran le a^ et de se reodrcA l'Auiliiou qu'on croyait menace d'iin« 
iitluquc i3j. 

Le major Marquclti. qui s'en retournait A Turin, portail l'ordre 
au ré^ment de Saluées de se rcodre A la chartreuse d» Pesïo, et au 
ri^gimeitt d'AusIc d'occuper en arrière la Chiusn. Un ordre direct 
di- <!e Vins espùdié le »3 (4) avait envoyé le régiment de Salucea 
A Ceva. Informô de cette inodificnlion, lu major Manfuelti diri- 
jfenît le i5 sur ce point important deux compaf^nies <rAosle, leit 
aîx autres demeuraient A la (^hiusa. Le régiment do draçons Pié- 
mont a'é(«biis.<>«i1, deux cscadruna A Ueinettc, deux escadrons A la 
Cliiuso i"l deux escadron» n Peveragno (5). 

Telle était la sttiiatiou des Pièmontais au momcul où tes troupes 
rran^ai-i^es allaient se porter contre Alarta et col Ardente. .VvanI 
de jva.iser A l'expo.ié drs faits qui ont amctit' l'enlévcmeul de ce 
col, nous croyons iutéresnant d'intercaler la ilrseriptiou que M. de 
Malaussenn a fait de celle position. 



fil Coin à l)ell<ra. *• avril, |mik<- 3>i 

ii> Anity>« ilr* rapporU pléalnuliiik. «■ «vril i\ Il fi). 

DfUrra. — ■ Votre )^icclkni.'c o'b i»k lickOiD ,\ar je lut fattit coniiallrc l'im- 
pOMltttlilïdc giniKoir nOsqorr \t Giort. tnalfti que rtnnrnil lie (Ol pss bran- 
MMp ea fbf en, et ouiitï puTi'c qo'il □'■viit iiu'un Taibli liiiiaïljiin île fejcf 
ÏM Hat. qurlque» suldali de 1« ccnlurie it Nii:r et lio TolunUirn de Paa< 
dini.Lr to.IcK Fran^aU llTtnt an rrlrant-li(in«al Kur la aiaoMgar deMani A^u 
«ia^a-Tîi BrriKiron : \fs tniiirrt d« Saurçr le dèlru>iiïr«nl dam la rait *. 

|1| MalauHenn. Jatintal hittori^itt, piK* >3. 

(tl Man|ii«lli, û avril, pa^ 1)>. 

|6} ïtt Vin* k Cotli, *4 a*ril, paye Si?, Pans eritr leilr*. de Viaa M'indique 
pa* Ir j-niir oii 11 a donnA l'ordre. 



casipagniî de t.'AnWr-: n"frALiK en iwi 



Cccv 



• Cvs h«iilears sont doniiurân pnr le mont MarU, (loiil lu xominrt 
forme un plateau Rs.'u-z \astv uit |>i:ii surliaiss^ vi-re Iv milieu : son 
revers ilu cà\é de la Itii^uc est trèit cxurpé et forme la (été du 
vallon qui travi'm ce village. Sur son dcVHHt «ni le passaji^ de la 
Taiianlu aui)Ui?l il licul par une créio asseï régruliérc et i-ommi>d<! 
ijui dciniiu Hi) nccr» aï«r pour monter Hur le muiit Marin ; l'i droite 
il a Ion linulcurt de SaorK» dunt il vM HÉpuré |>ar un vallon boÎMÏ 
qui rond ce cAlé îoacccssiMc. 

Par la gauche, il tient au col Ardente par une prolong'ation 
lie ctélcn nsswi praliculile de trois milles au moins ilo longueur. 
«untiunlûi- tic Ifl cime de Fi-U *iliiéi' à la grande portée de fusil du 
muni Marta et dont In figure «pproclie de- celle d*un cdne tronqué 
qui n'unit vers la Brîffuo à une pente couverte de bois, h Inquello 
auccèiie un rami-au ou cunlrefurt «jui se termine sur la Ilri^uH i^n 
rocher estcurp^, ayant d'un cAté un vallun profond et de l'autre celui 
qui liro Nun «rivinr dn col Ardente. Ci^ Eontieforl rommence sur 
une petite liai»^sc u Inquelle sur^riVle un pljitrnu iippelf le plan de 
Linaire. ensuite vient une grande ImisKO qui tient Ji la cime de la 
Pravâ qui couronne les hauteurs qui dominent la Brigue. Le clie» 
min qui, de c*- villa!çe,vadirecleiiiciit à la Taiiiinla.côUiic fn conlrc- 
furl. passe au pied de la duie de Fel.t et du mont Mnrlji et «uil la 
crtte qui unît c« monl au pas»flge dr la Taiiarda ■. C'6taît cette 
pasîtton que nos troupes allaient attaquer. 




CHAPITRE VII 



1. Opératious pritiminaire* du «3 aa 97 «Ttil. — tt. Journée du 17 avril. 
Itl. Joaraie du 18. Opiraliont jaiqu'na 1" mai. 



Les opéiralioiis que l'on Mlnil ciilr>-|)i-iMi(lru rjoiilnt Snorjfi;, cxî- 
g«aicnt, pour n^uasir, d'être L-lroit«n)«iil lit'«savor celles des trou' 
p» (lemi-itn5«.H «Uns le comté do Nice; aussi en eavovant t* ai avril 
!<■ pinti irutlaifui' A Ditmerhîoii, Miis«i''uii lui (Ii.iail<il : ■ Je t'écrirai 
tous \e» jouiv, je II- pmmolx dn li^ fiiirc pnrl inca l'xaclemitil de 
toutes nos opi'ratiuD» cl dÉcouvcrIc» ; donno-moî souvent <lo tn» 
noiivcille»; j'&crirai re soiriLebrun indépccidammeiit des ordres 
<|ur lu lui doniiorn» *. 

C« pliin consistait à venir coup(-r In ^niiidc raiite de Siiorgo A 
Tendu ; k cet cFTet Massi^na se dirigerait contre Mnria ; les Irvupcs 
de Trior» «ppuWvs jtar ivlli» de Ptuo et de Meualuim cuoiiv eul 
Ardente; Lebrun duvaiit agir un coopèrnlion nv<-i: lex Iroupusdtf 
Dunierbion, Mnssénn IntHMit *u ff^n^ritl eu clirf le suïn de lui don- 
ner des ordres, mais il insistait sur la nécessite de le renfarcer (1). 

Li- 31 «vHl Mass^na i^lait à la Pi^vc ; de U il donnait ses dernifrs 
ortlm pour la L-iinlinualiuu du mouvemenl. Le 1" ilc g-renadiem, 
les )" et u* du la 1 l'j* devaient Atn* rendus le 33 avHI à Molini, 
le 34 A Tnnanin ; le V de grenadier» et le 3* bnliiiltoH de la 3* d'in 
faoterte Kff^re y arriveraient le aS; oes troupes tonclieraicnt lroî« 
joun de vivros k Triora. Le rbef d*6tal-n)ajor se rendait A Oneille 
pour assurer tes approvisionnements; Piç^na était ctioïsi comme 
diJpàl de la division, et Huiler était |>n:venu d'avoir ^ concentrer le 
36 tS.oon rations de pain à Taunrdn (3), 



(r) Maiséna à Unincrbioe, m avril, page 3ot. 

(i| Ma»cnB, Ordrr. 11 airil, fg« 3aS. 
(J)MakK&a • llalkr. 11 avril, pag« 3oj. 



(UMPAGNE DK l/ARMI-'t: lilTALIK E.N iiW iXCVlI 



Il uc rflAlAÏt à Is P\i\e qae deux compagnie:) dt.- la ai* ; lea quotre 
autres allaient rcnroii:er Mouiv^t. Bien quu «a position vu point); Tdt 
rÎM|u<-V', MiukSt'iin, irapn^.t le jieti du r^xistano- oppuKiV jiiMguc I& 
l'iir ruimunii, m- In uoii^'îili^niil pas romini' daniçpi'ciisi?. Il doutait 
ni(inc i]nr t'i-ancmi si sousTnl l>alla osAI risquer quelques niouviï- 
mi-ut&, eiicouragiV par l'abseDce d'une jiarllt^ de nus forets». Si ni6inc 
il li> ti'-Ulait, uu nt- |Kiuvaitéti'e xitqirin nviv di-« Hn'f» dtt <:(irpM rai- 
nant leur dcToir. « I.m poste* d'Urmwi rlnii^iit Iri-Ji bien distribuas ; 
Labarpo paraissait avoir bien rccuuuu lo paj's. Avec de la patient» 
(ont irait le mieux du monde » (i). 

|,V-v^-uemi.*ut devait dunnvr lainon lï MiiWna; n'oublions paa 
{mart^nt b^ projet d'oITt-uiivr de Cidlî ooiilr»- G»nssio i-l Ormca (a). 

Le sS avril,. Masséuaarrivail ji laTannrda; il poussait immédiate- 
nienl une ilécouverlc sur les positions pi^mootaJsfs afia de reooii- 
itaflrv la forcx- de l'«uaemi. 

Les FrantaÎK avant montré une ot-nLiine d'hommes *ur la rime 
(lo la Matlu, .Maulandi b-ur opposait sur la hauteur iDr<friciir«- do 
Map]>a un lieutenant et ltvDt« hommes ; iU avaient ordre, aprta 
avoir soutenu le premier Teii. dt- se replier eu ran de besoin sur 

Ela rinloule de Fels. L'avaot-^ai-df rrun^-iiise nvnnl Hi- soutenue 
NUNKilAl apnV» ]>ar des lrou|K-K qni deKcrndiiieiil de Porlr Bi-rlnitid, 
le corps franc s'avance à son tour. Le comte d'Isoii fait mai'cher 
« une petite rolonne sera la hauteur, une auti-e prend loul droit par 
11* lua».Ced£pluii-uii-iit prouvait que IVutH'mi^tailcn force et qu'il 
était duns riniciition de tenir; !•■ but de la rcr^Dnaissaiice éiaiil 
rempli, elli? se repliait sur la cime de Coriaaa. 

Les PièmoRtais portaient deux pelotoos en avant pour nous en 
clui»«er : uni" coloone /-taul venue appuver Ir» iiAIre», et des forcer 
canaiib'-rable* tftiint sigoalviM iu>mme (leKcvndfltil de la Taniirda, il» 
arr^itaieiit k-ur niardie. Des deux cfttfe on renonçait A toute atta- 
que; les tirailleurs pï^montais se relirairnl sur la cime de Maria 
ilnol la cn^lo tvstaît occupée par un pi<[U<<t ; \«x Fraov'iiiH VnUibli:» 
xateal aur deuxliauteurs dili-> U-.i portes de la Tanorda, Les VU- 
moDlaiK évaluaient iiolit^ e^'ertifA 5oo hommes (3). 

n rèaulle de la de^rîption reproduite plus haut que le point da 
Maria ^tail de la plus haute importance ; A la suit<^ de cutle escar- 
mouclio. Maulandi jugeant que cette ti-ntaljvc scnijl bientM «uivio 
d'une autiv plus sL^rieuse, praposoît d'établir le bataillon do Torloao 

\i) Hâuèna à Mouret, «i •vrJI, pa(e3o0. 
(*) Voir |Mf« «g8. 

4J) MaUiDdi à (.olli. t3 avril, 3 b«iim i/t àa toit, filiation, p*Ke iB* 4p*r 
cfrvur c« ra|>|ii>rt ed dal^ du u) 



CCCVIII CAMl'AG.VK HE l-'AHMEE D1TAUB EN ITM 

ol les chasseurs <le PtiïDerol sur les hauteurs de la Mappa, en avant] 
du la n'duiite de FoU. tindi-t ()ue le corpH franc OM-uperiiît l«J 
MarU. 

On maiTitcnsil <\ Mnrta un vapilaïnc, deux oflîricrssubaltcni^x ctj 
loo homint'N (jh'd» relèverait souvent pendant la nuit; A ^ heures i/aj 
du soir iM.'iitliitjili eu reinluil romple à (^ulti (i). 

Le ^'énériil eu da-f uviiît npi-rçu, [Iihk ii;ii(ir()iiK de <[ui-l |iuiill,l 
l'ntiaifue du :«3 ; s'nlleitdiint A un effort j)lus sérieui de noire pArl, 
il prenait set- dispOMlioits pour tenir solidement la redoute de Fels;j 
le eorps friine et la etmipag'iiie ile fliiisseiii-s de Pi([iierol rappelés 
du eul Ardfiilt' >'v étnbl iraient iivaiit le jgiir ; It!» ileiix iMiluilluns dcl 
Pi^nernlns'iipproeliiTiiieiit tiuliint que possible » pourle^ oouteiiir,] 
(outefoisKuiiK ramper dauK U iieii^e. Mnulandi feritit ouvrir lo boisl 
de (lima où ramperaient les elrnsneurs do eol Ardente (a). 

En esi'culion de cet ordre, le comle de Rndicnti uceupait le pU> 
tenu de Liiiaîre, i lu plus prucho de Fcls ii moins <|ii'ou ne campAtJ 
dans lit ucîge * <3). 

C«tle reconnaissance, en procurant ji Masséua l'avanie^' île) 
s'orienter avi-e le tirraîu. avait donc eu l*ineonvénii-iit d'ùvcillerj 
l'nlteiiliiin lie l'ennemi, de Ini fiiire prendre des dtiipii.si lions rontrul 
une atliii|ue prouhatue, 

Les ohscnations faites sur le tirrain, ainsi que les rajiporls de»J 
déserteurs arrivés ti Triora avaient permis i Mass^na de se renset- 
(Tner as-v-j! cvactrnienl sur l'elTertirdcs troupes ù altaipier; il IVvw-j 
luaiiâ 3. non ou (i.ooo hommes. Plein de eonliance sur le rêsullnt] 
fioni, il arrCUiit ses dispositions en prenant e<r chiffre et)mino baaej 
de 8«8 corn bina i<^aiis. et il en faisait part au général en ehef. 

n Je li-s iitlm(uerai sur trois poiul» : di- Tananl'i, de Triora et dc 
Mez/aluna. Mais les grandes forces partirunl de Tnnanlo el ilesc«0-l 
droni sur le bois île Snnsou, après avoir eulevé leur-avaut poste 
gai-dé |uir le rorps franc : âcequej'aî pu jug;er. la forre de iii avant- 
poste est (le 800 A go» hommes; Triora se porlerii «ur le col Anle-iilc,] 
Cl Mvsialuna sur le Tannrello ; le tout sera enlevé au pas d« 
chaire. 

■ S'il faut en jug:er par les troupes <|u'il r u dans n-Ui- pjirltc olj 
celle ileCeva, il nu doit [>a-t v nvnîr grande force dn cAlé i]eSaor|fc;| 



01 UauUndi k Colli, *3 atril. 4 hcom <lu wir. Arfo/KUi. |>aiir ifj. <t 7 lieu-l 
rc* 1/1 du Hiir. RttatHin, inge ifii Ijiar trrcur r« rapport r»l dalir du lïj. 

ta) Colli i Maulandi. il airil. Iltiatioa, page 147. 

(3) Radkali i Maalasdi, i{ STTil. Kflatian. paçrp itS, cl Maolaudi « Its^U 
r'ii. i4 avril. 



Campagne oe i.-armi-k d-itame zy m\ ccoix 

pia coup 4» force par L^brua h .Macquanl, notn* juni^tioa sur l« 
eraDcl cKcmio de 'Furio tsl infiiillîMi-. 

» L* [Hiiol lie rallii'iiifiit ili- tn<r* ililVt-ri^ntr'ii rolunnr^ wra sur tc8 
Itnuleur' <lv In Rrigtii-. Arrïvt- lA, je proniurai dos ci ri^niialaiicett. Cl 
je les pouific-rfli nii»i loin (|n« je pourfaï. 

« HaiiifUt'l eu arriva hier .sutr, il l'ginmîiiiilcrii mie roloiiiin ila 
iTniiHfdo; Krul<' oiimiriiinili-rii Iji (|ru\if-inu iIu m^m>' postr ; Frnn- 
Icnii'', gcIIr de TrirfM, ri l-'iorclla. cellu d<> Mexfaluna, Je pai-s ce 
1 mtitiD pfMir aller faire la r»-ciinDais>uiii-o <le ce derniw puste. J'iVris 
il Leliruii.lu lui iiurii^ mui* diiirtc lU-p cavoyi* U'^i iiis|nirlion?ia( ■). 
Une Ictin- diri-cte ■■xptVtit-r à Lebrun lui nsiurnit que l'ciincmî 
InVlaitpas en fort»- de M>n «AI^, ei (|u*il pouvait tomber de«Bu§ 
avec cunlisuce (a). 

Ko rt^Hunir Miiiisêim voiif iiît eiitnifHer Diimerttiuu et. I.i-briiii ù une 
aoliun dffrriiit mrii^cnvcclndcrniiyicviffuetir. MaM.dii nimncnt où 
t'i>o voulait 4loh<>iicher8iirlc§ l^er^i^^^es de rennetnî, on avait inl^rôt 
À ne pas trop le presser sui' tout son front ; d'autre part si l'altitqiie 
dirigée sur Saur^ no mainleiinil pu» sur leurs posilioii* les forces 
ptËinonliiiNrs ^lalilie--< sur l'o poînl. il finît A rudoiiler pour Masnéna 
qu'une partie ne vîiil assaillir son corps. M scnihlc •■n outre i{ m- les 
rràaltals de la n'con naissance du a3 el, autant (|ue l'un on peut 
^JDçer par le rapport pÎL'inonlftîs. les t'iirei* montrées par l'ennemi 
1 n'antitrimiienl \k\\ à Atre >i ariiriniitirrclntivi^nienln kii ruïlile^M- vers 
Stortf'. Co conseil snivi à ta lettre aurait pu i-au«T de ifrnves 
n)éc-otnpte«. et un t^ihcc « la colonne de l.elirun frtait d'aulanl pliiK 
[sMcux qa'il coupait l'année <!ii deux. 

Muixecipt'il raiit;idmirer,i'<inln<ïi«menl iiii\ iissi-rliiills iIi-Napo- 
lli-o» et de?> m^niiiireN de TtiiMiaiill. e'cst le soin aj>[iorli'- pni Miiv 
\ N(n« dans les pn'-paratifs de ses opérations. Mali^i'é la pr^rcî^iun des 
nrilri's i'.v[i('diéB de f iaressio. el dans le tint d'évitei' toute prn-ur, 
Biiltet *e rend A l'iç^ini atiii des'aflKuetff si les e«rt«ui-hes dcinundé«s 
par Ronnpfiric y soni nrrîvér-A ; lo.ooo «unt di-nlinéex A Triora el 
il Mezxalnna, le reittc, Ao-i)<)o. ATanurda. 

An cas où l'oiilri- si'rait èi^vé, un exprès M'rnit envitv^ à Meu- 
Ino et <>n W ^ec<■^'r.1it de cette ptaee l3i. Pour plus de prf('«nliiins, 
iVIjoint Daiii va s'informer à In Piévr auprès du tommandanl d« 
rarlilleric, si les orilrrs ont <-l'- donnés pour t'onniir des munitions 
À une expédition i)« 6.000 Itommes ;, si l'ordre dnnnr par ilonagiarto 



II) Hissons k Diiuirfliloii, it «tHI. p*iK 3l<t, 
j») MnisfiiA A r^sliriin, ai mtil, pnçr 3i0. 
tl| Slatunii Ji llitllct. 14 avril, piif 3it. 



cccx 



CAMPAGNE DE l.'ARUÊf: D'ITALIt; lî.N 1701 



a fté (gat^, il lo prcvicndre <Ic la mWioo cnnfii''o A Ballet. « St le 
cher d« lirit^adc voit l'inipûsiiiljiliit de tirer les (lit«B munilioustle 
jçucrrc <lc MeDloii. le àUtyvn Aniti 'titgngen, mous u rt^^poiuabi- 
(îli's d>' nous m envtjyrr >liin» hi j'ninnV A<- ilrmaii) |iimr ffln- n-n* 
tiiips aprè^-dcmjiin A midi niiK poi^lrs pour li-»(tieU cllvs sont 
dMtîoécs ; un retard compromoltrail l'iirriK^ d'Itniie. Le tout sous 
lii n-Hporisialiïlitt- ilc <[ti( de dn>it • (i). 

1a- sfcTvici- des vivre* im innri:Uiiit pus miciiv k MdHmÎ <|tio prfcç- 
demmenl, malgré l'aUpolioD qu« MaxNénaj' avait poH^tr ; Icx troopiw 
d'v avaient reçu que du puîii pourri dont le poid§ étnït inrèricur de 
trois ou quatre oiireit an (au\ rt'gK-meiitJiirf^'. point d Wu-de-vîc- et 
pas de lanl. Mii-v>i-iiii i-ii i-xpriiuail vivi'm<^ii( HOit mi'ooiilciilt'meat à 
S(iriii-l. a t> ne petit <Mri-. luî di!uit-il, qui- lii ninduili-d'uii liominr 
ijui n'aime pas la chose publiqut' que celh' que vouk tencx n (a), 

Lo r'!ite de ce dernier se bornait k de simples reprv'sentalions : que 
|>ouvait-il raireconlie d<^1 pouvoir.-' i ad ■'■ pendants? Dans la uuJI, il 
H'cxcuiuit ftupràs de ko» chef, «t Ma!(xi-iiii prompt à avouer sou 
erreur, lui r*i>on<lait en ces termes qui devraient servir «Je nnwliMr 
à tout chef militaire : v 11 y a di-s instants où l'homme eharg^ d'ua« 
re!tp«ii»al>ilil/ «l rnlour*'! d« bien des gtcrsonncs eal oblige bien sou- 
vent de n'exprimer d'une mntiî^iT «hinide. Je erois l'en dire as»ez,et 
ne doute Jamai« de mon amitié à ton égard n . Il lui mninimandaît 
d'acheb-r du pain et de d« rien éparpier pour que res sujets de 
plainte^ ecx.'iaH.ient. L» a.i.iigiiatit n'ayant nuciino valeur auprvs dc^ 
fiénDiit, il fidlnit qu'au moin^ le [Kiïn diittribué ftll • manKiMbli- et 
non iH)urri >. 

Dans la nuit du 30. Massêna était inTormé par Ballet d'un envoi 
du âo.ooo cartouches ; il décom manda il alors celui que Sornel lui 
annonçait ; au ai* 011 tl iiiiniit di-jA èti^mi.s en route il prescrivait do 
Ira din|(i-r »ur Pigna, n aboiidana- de Itien ne nuiitiuil jamais ■• \i) ; 
pour plus do précautions l'adjoint Paillics, charge do remettre *oa 
instruction au 3* bataillon de la 9g*, passerait par In Piôvo et 
forait diriifer sur Mendatica un convoi do trois jours de vivras 
«l O.ooo curtoucbeM (4)- I^ aervioe des munitions et des vïvru 
élail donc aMurf. Bu i>ulr<-, Ma».'^-na prenait xoin de rt^unimander 
au commandant de l'i^ua d'apporter la plus ijrando atlention à 
la transmission de la correspondance (ô). 



(1) Mauéaa à Bain, 14 aTril. pa^ I17. 

fi| MaiwBa i Sornel. it avril, pane J17. 

(}) Hais^na t Sûraol. «4 iTril, pa^e 3i«. 

I4l Matiio* à Pailhrt. aS avril, pafB Su. 

tii lt[a»<Ba nu romsiaiKlaiil dp rign*. ïS avril, pafe 3*>. 



CAMpAGNK \>E L'ARMI^E D'ITALIE HH Hftt CCCXI 

En nviinl du In rerluuU: lie FcIk. lu moMi Murla forinait une pn.tî- 
tioii nvnHtflf^UECog lv% ciiloiitics TrariçiiiKcs |iouvaiciil ac rnsscinlilcr 
à couvert urant do doDllcr l'assaut ù Tels, Pour les Piëmontaîs, 
uulrfi i'avanliigi- di- couvrir leur otivrag^o, celte haut(-ur rDurninsail 
lin cxccllriil point iri>l»ti!rv'iatii)i) d'iiù l'on dt-coiivriitt lou» iiu» 
nouvcmcntri. Auuî Massriia «viiit-it ordonna \f 34 dr. s'y (talilir. 

S'a|icri;«vai)l, te a5 A niï'li, qu'cllr élnil encore occupée par les 
Pi&muatAis. ce ijui 4t«il tr^s dangereux, Masséiis <-\pédia)t & Uruib 
l'nrdn: fnrmcl île l'eii readru niaftre : k u'ép»rgne rien putir ks on 
chawcri loi (criviiil-il, i;l pour y i«trmiichrr no» (rtiiipo* ; qun rien 
00 soit oubli<^ pour s'y niaint>'nir, rnlin (|uc W pu»tc soil il nou« it 
c(Uoli|iie prix (\ua ce sait u (i). 

Dans la jourut-c, Ma ttséna arrêtait ses dernîùres dispositions. Lu 
veille, il nvuit drjà roiii^'iilri^ A Triurn louti^» les troupes dunn-uK'CH 
A Pii(i>a, iluffffîoclDolr^acqua; i^ohnmmrs r«stiiient »ur re« troî« 
points dont >5 à ilu^gio, a5 à Oolccacquo, le reste à Ptgna. 

L«s truup<-s Trati^-dii&e^ Àtaienl réparties en cinq colonnes. Celle 
llfi ilruiti-, i'uniiii.iudt-<: |i.ir Fiuivllu, èlaît c<>mposi^'« de i3 coiapa- 
^irii de In 46" dctiii-ltrijfude vt du 3' li.-ituillun de la 3° d'ii)fjnt«rie 
\ilfétv (a) ; parlaiil àe Pitio et de Mrztiiluna, clic marcbcroit, en 
suivant la crtl*.-, sur le Sacriirelloi3);ellc serait ap]>uvcc et couverte 
sur Ml ilrnile |Mir le 3^ tmUiillon do la 99' deniourù ù ^Mcndalioa qui 
M dirigerait sur lu mAmc point par la Ciug^ia ; au oik au la route 
du (^iag^ia à la Pièvc serait IraiiV, ce luitAillun laisserait uii déla- 
cliemciil à Cîagffiu pour su couvrir sur »a dr»itf. Dan» sa marche 
il aurait pnrtîculitirumcal soin de ae muinlciiir à liauteur de lu 
colonne de Piurulln(A). 

LacolonoG di< Kiorclla tâcherait i)« le rondrt naître d« Sacco- 
rollo. «n le lournanl par sa droite : une Tois instirc de ce mont ctte 
W diviwerait ; une partie appuierait it droite, de manière à tourner 
un cnmp tnueiiii «ij^nalt- aux yraugM de Car, lu n-tit» >e rabattrait 
iur col Ardente. Tuutefois %\ le liabiillon df> Moiidaltca n'avail 
pas encore rejoint, voa Kommes resteraient au Saccarcllo ; il» 
seraient relev/^ par la 3* de la gg*. Celui-ci enverrait 5o hommes 
renforcer le délachcment de Ctaj^^iaetse raballrait avec le reste 



il) Uaucna k Rmlc. th avril, paçt 3>S. 
*f Uaii^iia lordrfl. i5 >Tril. \'Bgt Sit, 

(3t L« Irxic poric Tanarrllo mais l'ordre l'exprime a'iatî ; < Eu parlant de 
MHmiTina. il cuitTi loujonn la rr^le qui ronriuil au-4«SMit «te Korr-a Bar- 
boaa »■ idtijuiifk |iar U «itm* vrHe ju«i)u'i TausraUtt '. Or rcut rtfit nboii- 
lll BU Sacr-irriliv C'ttt ilu ri-ntp an Sarnirullo <|iir l'aRalrt »'**\ pu»éc. 
^^) Maabrna k l'inrrlla. *'• airil. p»)^ S^.1. 



(J<:CX1I CAMPAriM; un I.AHMfiK D'ITALIE b\ hm 



siircot Ai-ilmlcdl. F.ii ra» (lYrlicc. Iti relrsite sVffcclucniil |iinr la 
cHtte i|U« FrBnv»!^ avait suivie pour venir au Saccarollo. 

La direction <]oDa(« à Piorella te mi>iicrai( sur les Jerri^roH d« 
Ro«yi Bflrbuna. ht- gî-n^rnl Fiaii';ot», |iiirtniil ili- Triorn, aHai|uiTail 
CA! point de fniiit iivi-c Ii; liDi^îi^nir liatoilloii de In 1 18'. le trwisii-nif 
dc« HautiM-Alpes et le 3"^ de la loo*. Rocca Uarbooa enlevé, il 
suivrait IVnaemi hut le col ArileiiU-, v laisserai! aoo hommes 
el pouH.ti-rail juni|u'iiux hauteurs <lf lu Hnçiii-, Au chn uii l-'iorcllu 
6prouvcrnit dcn i)iffi<^ull/'«, trcii» ou <|<i)ilro <'«nls homin<;it fiicilite- 
raieatsn marcJio m prononl \v chemin qui, de Hocca Ilnrtionn, 
aboutit au sud du Tanarrllo. 

C«Ui.- colonne avait pour unique rdh- <!c li'-r les autres cotoDura 
Mia» s'cniïa^ui' à fond ; c'vM du ntciinn ce qui- l'on |i<:ut cunclun.* du 
dcniiiT pin'(it,'rn[ilii! ; « Je irroin inutile (le parler d'ordri- di- retrait*.' 
puisqu'il ne doit suivrv qu«- le mouvement des ennemis » (a). 

Mnss<5iia a<'nit fixi^ sa place au centre, comme étant le point uii 
drvait se pi-oduire le ptuxjrmod «(Tort. L'occupation do Mai-ln lui 
innM|uait l'iicore la poMtion ennemie : mais eomme il 6tait sur 
les licu):, rien ne prcK-iait ; il réierviiil donc de donner .«s instruc- 
tions aux colonoes de gaucho au dernier moment, lorsque la 
prise de ce mont lui aurait permis de ne rendre compte de la force 
de la position ennemie. 

L'instruction «dreKn^c A Lebrun compUtoit l'ensemble de» dispo- 
sitions «rrAtifeK |Hir Masséna. Persuada que ce i^n^ral coo|iérerait A 
l'opèralion par une vi^ourcu<ic oFTcnsive, il lui conseillait de l'exé- 
cuter avant le jour < pour pouroir s'emparer de<i redoutes qui pon* 
vaieni tuer l>«au(-uup de monde s'ils les Piémontaisj voient clair 
pour ajuster » (3). Rn résumé le plan de MaK^na consistait h abof^ 
dor de Tront les pt^silionK pi^moniniKes de Mont rîio\v n llocca 
liarbona ovec quatre colonnes presque ^-qui va tontes, tandis que 
quatrt' batAÎIIons tourneraient le col Ardente parle nord. Tout» 
se* ri>re«s ^Liient de suite engagées sans qu'il tie fiU gard* la 
faculté d'e.xenrer une action décisive surun point quelconque ou de 
parer A uo insuccès au mo^it d'une r^mrrve. L'échtt: d'une soulo 
colonne paratvsail la nurrhe de tontes les autres. 

A lo tieurcA du matin. Masséaa rendaitcomple au f^énfrnl en dtuf 
qui- l'attaque était toujours 6xte pour le 17 su matin, »ins entrer 
dans le détail de seji onlrus ; louii-roîs le corps de Lebrun devant 



I 
1 



(i) Itatc^as sa eomausdanl de Headtliea, *5 «Tril, pa^ >it. 
(s) Massons i FrutçrA*. t& iTril, pi^ 3*4- 
i3) JtaWna n Lcblun, ilinrrjl, jisçt 3i>. 



CAMPAOSE UK l.'ARWfil- 1V|TA),1E E.N ITfl* CCCXItl 



: 



ag:ir «a coop^Falion avec la limite, il lui faisnil i-onnaltre l'iitTÎta- 
tîi>i> adrçssiV ù rt- çi'Ttit-r.i! ili- n>mm''in'.('i' son muuvomi'iil aviiiit le 
jour. Outre 1 avantaiçc dunt parhiil Mïissi^ua desurprcnihc rcniii'i») 
cl dVvîter pour Us coIoducs les ctTcla dt l'artillcm. on pouvnîl 
€8pi*rpr. si riillii()ite<lel.>-l>t'iin w- pi'oddioiil «vaiit fsllc de Massi-na, 
que IViiiicmï nimi>i>rriiit sur sn di'uiti' tiiio [laiiii' de» furcea ilei'ol 
Ardootr II). 

Jusqu'à ce mumi'nl. Diiini'Hiiuii u'uvail jiii<t encore fait s<-nlir si>n 
actioD ; A In veillu d'nit i:'uml)iit dont il n'nvnit pas la direction 
g^n^rille, il jugenit A propos île contrecarrer le pliin ih- Masx^na 
en lui cnlGvaal la roopèratîon do Lobrun. 

Dumerbiuit avait rc^n h- 2Ï> les dîfl'érentes lettres rlu :io i.'t du 
at oij Ma§si'ua lui auiiimç;ait 5im mouvement. Sans rien laniiattre 
da plan de Mav^-na, il lui ri'ponilail dr Nier : < \a-» Irnuprs de 
Giovc ne fironl celle [^ratta(|iie do la campni;nc de SaorjBTC <|u'(»u- 
tMtit ([u'on aura des noiivi-IIos cerlaine» di- la tienne ; ni elle n'avnil 
pus réussi, elles manœuvri-raieiit df iiianii'-ri' h einpOcher l'ennemi, 
rampé sur le llnne «le Sn»r)|v, de damier du reiirurt au.V troupes 
qui auraîi-nl rvpnuKSr^ lu division ; si au cniitroiti' tu ;ls n'nssi, elles 
atlji<|iii;rairnt l« campagne do Saoï'ge canjoiiitcment avec loi. 

« Il est donc nécessaire, lorsque tu seras maître des hauteurs de 
Ift Bri^e, que lit eoupe* aux ennemis In rommunicatton du f^rand 
diemin de Tende el que lu te portes sur SaorRe pour y nUiiquer 
l'ennemi conjointement avec tes troupes de Uiove. «uxqui-llrx lu 
donneras avis de la mnrelic p.ir den ordaiinances silres (îi ». 

On se dem:iiideni 'jucl niolir itviiil Dnmcrhiau dr supposer aux 
fiéniiiiilai* l'inlenlion de d6^arnlr Snorirr iipri^sdes sui'cfs nblenun 
contre Mn«si'-n a. pour se lanciT conlic d- ilcrnii-r. I^orsqu'nne ligne 
'Ir^s étendue est altaqui^e sur plusieurs points, «m se harno généra- 
lement ù faiiv pourMii\ri- une iroujn- vainmir par uiil- partie, des 
troupi-s vtcturieusex, r| l'on raniAne li- reste iiu point où l'on a eu 
ani-méme un insiicciys ou rnutrc un ennemi qui tient encore. 

Hetle hypothèse î-tait d'autant plus vraisemblable, qu'une fois le* 
Kraii';nis postés A MonI (îiove battus, toute rommunicalion E^otri'lcs 
deux parlivs de l'armée était [lar li\ iiiOme interrompue et le 
corps dr Miisséna p\pi)sr à ^Iit di''lruil. 

K« outre, poiivnit-iui espérer que les troupes de SaoD^e, protégées 

par In Torco même de lenr position, s'en laisseraient imposer par la 

implf menace d'une attaque non suivie d'effet, et ne dirîi^eraient 



fit HaMi'na à Dumrrbion. «& avril, tu h«ur(i ilii malin, p>f^ 3**. 
(■) Dumcrbicia A lUiuti», sS avril, {is^r 3ig, 



Cr.r.XlV CAMPAGNE DB LARMI-E D-ITALIB EN IÏ9* 

pas iiiio |i»i'(ir «le leurs farces sur leur d^aiicbo iloDt l'èchix nmcDDil 
i)i'-i;c.vuiiri!iiiLMil 1.1 nlriiite île tuul leur uurps ut ]>ar huÎIo où mJ 
(]i-ri>iilait pour <-ux lil WM-iUitiin iifTnin!. 

Si, daas In pcntiV de numcrbinii, U- corps de Lrbnin «tait cunsif 
d*ri.^ comme uoe réserve, il ï âvnit là uae erreur d'nppricintioa d«j 
rii)fliii?iic« qu'il pouvait «xerccr, car il lui ^tait înipti»sil>lc ti'arrivci 
b tcinp« pitur n'-piirer un Miec de tioltv droite. Nuu» avons fait 
ri-manjucr dnns le projet d« .M«M>^iiii l'uliKi'iin! di- i^«-rvt*, mais aill 
moins on avait Icnl^ d'olit>-nir itmr action :iimulliiii>'-r de louti-« 
les culonues. la conrordaiicc des ell'orts ; on leur avait prescrit dcj 
réfflor leur raarrhe Ica unes sur lus autres Uumprbiotii aa coi 
train-, «iirçruvait cet inconv^tnienl «n nu Faisant affir les troupe» qui 
SUc<;eAAivcin«ot. 

A cola ne a« bornait pas l'influenco rdcbousc dv Dumerbion. H 
était naturel t|ai' toutes les troupes placi^^s sur la rivo ltau^'hc di* U i 
Roja ivstusKiMil »i>u» uit ml^Mie coiniiiHiidi'ineiit ; hrus(|uoineiilJ 
Dumerbion mellnit l.ebruii souH les urdn-s de MacijuHrd ijui lui] 
fixerait ho» ri>le. 

U- 30. LfliruQ n'avait encore re^u aucune instruction, toutcfoia] 
MMi r>^|v ôliiit !ti /!vid<-iiiiiit'nl oITiusif ([uVo rt-nilaDl compte il] 
Masséiia de ce changcmriil Ae coiiiniaudemeiit, il considérait <|u'il| 
n'aurait aucune inllurncc !<ur la coiiiluilc <|u'i) avait ù tcuir. 

4 J'ai reçu la dépi'<:lie hier au soir fort tard, ot je m'emprcsso d'y 
râpondif pour le din' (|ul' je uVt n-^u aucun (tiflro du {{£ii6ra 
Dumcrliïoii, Ce clief les a Tutl pn««cr an général Mac<)Manl ul il md 
mcl sous KCS ordres, cela n'v fail rien, Ja M-rsi préparé e.l piirté 
fiur Ir tiTrain lo 8 au matin di> tr^ itouRc bcurc ; ot ça ira, ou cg 
ne sers jmk de ma Taule, lu peux compter là-dessus. 

( Mnr(|uaril mi- rem |>a!u<!r ilrmaiii de hoiiue licurr dix l'umpa^niofl 
de Krenadiri-K (|uc je pincerai à In t^le de uie» coloiiiir.i. parce (|ual 
j'attaquerai de doux cdlcM.c'cïl-A-diroqucGclledcgnuchooltaqucm 
suivant lc« pro^riS de celle de di-oile. Je viens de faire gai'der louf 
le« di^liuuctié» pour qu'aucun ennemi, tMrbet ou autre, n'ontr« ni 
ne iwrtp dr la c,iin|>iii;nc de S«iir^. »i e« n'est par le (;ruod che 
min, ]ia ce ras il rÎHipirrnit de lumbfirsous ta coupe * (l)< 

Im dépiVhe de Dumertiion r^p^taîl en outre pour Muurot 
la presi-riplion. contenue dauâ l'nrrOlé des rvpi-t'seulauts, d'évacuei 
Gurvssio le 17, et de vcjiir se placer A Poule dv Navn de manière 
cuQvrir la droite dr .Mas«>'-ua. 

L)« quelle utilité pouvait Aire une «omMable recoromandatioD 



{i| L«tiran ft lianénii. >S avril, p>g* S*G- 



CAMPAGNE DE I. ARMI->: D ITALIE EN I7M CCCW 



i 






e ilrjtaVhv de Dumcrfiioli ti'ii cti- rcinÏM) à JILiWita i\ue le 26 é 
Ururcx du mtxT. Comme on le vcrrn uo peu pli»» loin (1). 
iiu) lettre de Lebrun. |>arlie <!« Mant Giov-« le a6, A dix heures 
<Fo malin, n'ùfll amvt'-e i\ Tananlti qu'A unw lieuri'?- du soîr(a). 
Fair« i)épc»JriT l'iillinjuc do Li-bniu dr l'avtic i]u'il n>ci>vrail deH 
Togris de MiKsAnn, cVbiil inmiobilmr le corpit de MontCiove; 
n iippiVTÎcrn doncà mi jiiolo vulcur la i-oi-'inimiindution faîte pnr 
iimiTliiou « d'cnvover nu moins toulea Ich dcuv heures > un sdju* 
«InnI-majar uu den nritcien d'urdunnaiicR A Lebrun (3) pour lui 
iic |tart da rrKiillat de «on alUi<|ur. 

Tmitir ccito dop^hc nous pnratt dooc avoir l'té diclôe par le «cul 

uri do S€ couvrir en lai«saiil toute la re«poiiiial>iIîl6 de ro|>(ration 

iCtcr stirMa»s^UM. en lui nuleviinl une {Uirlie de sir« foi'CcH. 

AuttiM! Iiiiircx ilu ]U)ir. une lellrede Lubrnu TniKiiil connaître A 

assi-nn les intilriirlionK reçues dn ^inérid eu cher. Une lettre du 

fniral en chef l'a averti u que, d'acconl avec les ivprésenlflnts 

dn peuple, il a Ht-, changé <|iiuli|iii' cho«« au projet d*alta(|ue, cl 

<|un je ne doïa nltmiiier )ej> cJitnp>»|fi>C^ de Sa<iri;i' '(n'aubml ijui' 

l'aurai reçu dex nouvelles ceHtinrs d<' la réussite RUrlw hauteurs de 

Brigue; it m'eal enjoint ««pendaut de m» tenir pr4l à entrer 

lei]liit!i pour faire diversion A reanenii, en cas qua tu n'aies pan 

^Oiwi. Si »a outnirc, comme y^ n'en doute j»a*, tu le i-und» 

altre de ces hauluunt, je ne mauifuerai pas d'attaquer ces bnu- 

flrft vi^urenoenieut a (ff), Lebrun réclamait en nuire de Par- 

lillertc: mais^ A T^narda ou n'en pos«<'-doit pas non plu«, et le ali, 

A a heures du malin, Massi-na avait prescrit de dirijifer sur ce point 

,deux pièce» de ^ (.*>}. 

Eal-ce I^ibrun qui a mal compris l'ordre du Dumerbion ou le 
ir^uéral en chef n-t-il eneore une foiit rhangé d'avi%? N'avanI pan 
l'ordre original on ne peut le décider, mai» il importe de faire 
remarquer la dîlT^rciire ewenttello qui existe entre les termes des 
leu\ leltrc^. D'apiVtN la ilrpiVbe du t.'», Lebrun doil simplement 
couvrir In retraite : au contraire, ù i^'cti tenir A celle de l<ebrnu, en 
ciiN d'iusucc^s de jMiiuéua. il proudra vi^oureu««menl l'alTensiv«. 
Noua lni*<!on'* & tout militaire le M»a d'apprécier une dispoiîlîttn 
qui maintient immiibiU- une partie den forces pendant raltaijue du 
(froNiCl qui la lanceconlrede^ rctrnnchement»Mpr£a!>adéfaile,aIor9 

(i| MatMBi àDuincrhion. *Q HTril, it iicarc* ■/> da soir, page 33i. 
(>) Mauiai A I^brun. «n ivrll, ir heum i|< ilu naïr. page SXi. 
|3) niiiurrbion 11 Mam^iii. t!i Avril. p4g* SlQ. 
(41 Lrliriiii k Masirna. lu hrurti ilu oiali». tfi airil, l'nnr 3^' 
(^) MaMèna ■« comman^anl ie j'arlillerif, >0 avril, a Itriire* du nMltnj 
poif Sîo. 




CCCXVI CAMPAGNE UE I.AFIMI-'E D'ITALIE ES l?9l 



que i-os cleox fraclians emptoioiit trcizi- heures pour coininiiiii<|iii;r. 

Oello tli^pi^che a ^té é^^rite luiii île <MiixHi-iia. alor» i|nc Kon action 
DC pouvjiil plu» sVxiira'r; i-lle nmis [icrini't dv jui^cr les taleoU 
militiiitm <\r% rcprrscnlnnU on <lv o-u-v ijui les coiiduîsnîenl. si 
l'oD sdnicl que quelqu'un nit e.ïoreé Je rînlIueQce sar eux. ;iil 
dicté les K'ilres qu'îU sii»imîeDl. Surtout elle rniiniit huc aouv«llr 
preuve ({« Iciti' iii-lti>it nin.HUiTjii- sur U'* opi'mliiins. ilu Kni)i>-«[i^nc 
av«M- lequel ils muililinivnt li-s pliitis .idnpli^s. sans mAmc pivodre 
l'iivis (li'K ^nirnux charif^'s île les rxôcalor mslifré rinstruclioii du H 
a frimoirp, 

Cette iinmixliiiH iliiU!i le vuinnianilumciit élnit ccrtiliaftinrnL Ir^ i 
inopportune ; juftv nu tnomeat où Ton iMilcvail h Tiias»inn Ispitu! fl 
du rorpç lie Loltniii, l'cnnrmi montrait des forces stiicusi-s ea tacv \ 
do lui et opposait uac vive r^sialanoe ù Mnrtit et au PtitlcKriao. 

l^s^^ â heures i > du matin. Mtiulaudi iidrcJiSiiit h Cnlli le i-ap* 
port île la uuii; elli- s'étiiil éi^niilcc xiins rvfncmrulM; on Avait 
•■eppudant obseri'é que lef fciiv de bivouar dc^ poste», avancée 
s'étaient accrus; à l'aube on «vait remarqua une colonne qui défi- 
luil vers la porte Beilraud. Il prévenait Colli que personne n'avait-, 
pu lui indiquer l'eniplurenii-ul du lioix de r.înia nt'i il lui ^lait 
ordonné de fiiire ouvrir un clicmin, « n'y nyftnl qur 1rs bois dits 
de l->ls dcrriî-rc : les bois do Mappa en avant sur lu droite ; cl les 
liois rie Sansun snr lit pndonKoiion de la gnuclit! n ; il cnverniit dnnefl 
une ijuarautnine d'hommeK \prs c«s bois pour ouvrir le clicini» 
aux diii»eur« qu'on ntleudoit do col Ardente (i). 

A g heures du malin les travailleurs étant en pleine «ctiviti^, 
Maulandt opérait une aunvelle i-econnuitsani-e sur les bflUteurs de 
(Uiriauii, Maria <■! Ilarcoiic « pour rti r.vamiuer In posilion et leur 
rrhilion aver le reste de In lii^nc o (a). 

Celle Iîi;ncderi^tei>l4iittrésnv»utngfuse, puisque pur leshaittcars 
de Naoan. elle lîail col Ardenli- avec SAorit^e. Toutefois dann sa 
relation, .Maulaiidi a commis une inexactitude en écrivant : ■ cll« 
me iHH'ul d'aulaiil plus ini|Kirianlv' que. d'apnVs le.s lempori salions 
(lu général et les renforts des ennemi», n'avanl plus dVspoir de 
r^-ftltaqurr arec siiccés la Tanarda elle aurait pu «u motns y sup' 
pWr I [>). Ku effet â «) heures du matin, il déclarait facile de ^ 
rendre maitiv de Tananla, pourvu qu'un lui envoyât deux batiiilloiis 
de renfort ; te-s Iroupi'» étnul ti^s faliifures. il tuiistail sur la nècesailâ 
de lui fournir un gi7tndnoiTibr<- de p^iysans pour ouvrir leni-hrmiiis. 



I 



|i) ManlaïKli * Ci>lit, i{ siril, Il li«urcs i/i d« atalla. Kttatkiti. ■•■fr lO, { 
<*l ll«iii*n<li, /tf/nriiMi, p*%t *lfi. 



CAMI'AGNR DK I.'AHMIÏIv lilTAl.lli EN 1791 CCCXVII 



■ 

un 

i 



Avunl son dëparl. ti-.<i Français reparai^isaiil en Tni^e :iur la porte 
flcTlrtnil, maix xaa» fairv aucun tiiuuvcinuul, U avait juifé ulik de 
'feirc renforcer la offnnil'giird* tir .Murla par une cnnipag-nie «le 
Piifnerol (i). 

■Jauiquo Uttraot le mouvcmoQl o^M par les l-'rancab le 23 pour 
une Minplc J<^ m un si ratio 11, Colli voulut .t'asHurar |wr lui-mCnie et 
An priii if iu>n )inp4)rtano(!; il >k ri-mliiit duns lu joiirni-c i\ Fd» et 

Maria pour arriMt-r Ic^ (IJNpositions à prciulri?. Kii r:ix irultiiiguo 

al II! camp de Pra^a se porterait à Maria, tandis que des ronrorU 
Vi-uuH (le cul Ardente le soutiitmlraii-nt sur lu gauche : pendant la 
■mil on inaititicndniitnni! forlu g^'trdi? sur l;i linnlnur, «ti l;i doulile- 
rail le jour, ot on laui^rnlernit à proportion dot crainte:* i]u'iniipi- 
pcrsil l'ennemi. 

Il approuvait les dî.spositîous do Maulandi relativement à la 
fon^lrtirtion di- In redoute, et apr>^s lui avoir ri-ciiiiniiiiiu)^ à ^on 
tflour lu plus grande vigiUncc et ncliviié. il n-tournnil i^ U Brijfue, 
Un quart d'heure apr^.s, il lui expédiait l'ordre lie Faire construire 
|i>-adaal la iiutt des retrancliements l-ii iieig;e sur la Marta de manière 
à prucurer uu point d'appui i\ la garde. 

Colli Bvnit emporté une bonne imprevtioi) de »ii ri'coiiniiissnnre ; 
n'nvant vu que 800 Français <]ui s'étaient coiitc-iités île • f'iire 
ai-adp D, peut-être nt^ iiniis crovait-i) pas en Toivcs '! La situation de 
;teMp(Kilusluiiti»pîi«il <'iiHri»n(:e;il.t^luîenl liés du l.iip<-giiJi Murla; 
de re point à Nnnan. il v avait bien une lianlcui' interniédiaire. 
mais elle ne pouvait élrc occupée vu la |^rande i|uaniité de neige 
'qui s'}- trouvait. Aussi n^va(|uait-il un ordre de retraite e.ipMié 
prècivicmmcnt au marquis Colli, et lui prescrivait- il « de ti-uir 
fernii- et de faire de.i atiaijnes aveu Ick nitlict-s pour en imjiOKer â 
l'eiinemi •, 

Iticn qu'avrrli du contre-ordre domié au\ deux Italoiltons de 
(p-enadiers k 8 heures du soir, il étail encore fermement clécid^ 4 
garder la .Maila. 

Il Ne eonteiitnit d'i-crin^A Déliera : n Lc« tintaillooh de ifi-eiiud 11-19 

bruoRxcDl clicmin par ordre supérionr. Voilà comme ou fait et ou 
di-fail • (al. 

A U réeefilion de r<'( ordre, Maulandi exposait un général len 
ildi'«H i|ue la rcconniUKsancc du terrain lui avait su^rgérée^. A »on 
avî( la eri^te paKsanl par Ccrienx. .Maria et le Itarcooe •> était de la 

us grande importance pour lier Suorge uvec cul .Knleote », carde 



11) MnitlnniJi à Cnlll, i.f .ivril. ^hrurci àa miiliii. fiftalivn, p*i[r ifiA. 
») CoIll i l»ellpr«, a^ nvril. 8 iiïur*ii <lii «oir. i-iiet St8. 



CXCKVlll CAMPAGNB an LARIIIvI! U'tTAUE EN 1?94 

W (toial a j>Hr le; vAllon if Ri» Siicco, lu l>ai»M «le G«roD, on vri- 
viiil à lu itrigiip en dvan licuri-s o . H proposait lout un système da 
(lèfriisp uliri dp baiTLT celte crCto. 

( Par Ir cro(|iiiii ci-joint, votre Excclli>nce obMrvi-ni nisi'mentl 
quv las aveiiur-i |)riijrï|>iili*K à Mjirl.i ri «on col se r^uîwrnl aHâ-I 
ini'iit n di^ux proloiii^alîoii» ; un furlitiaiit k'S(|uolIcs awc dvux boii-l 
nvs n-doutM A demi-ppntc, en a lavaDta^c d'arrêter rcaneiiill 
depuis \e |t!c4l lie la monlii^iii!. cl que Icaileux poiulende Ceriaim 
et de Miirla, «nlouriV-« ain.ii d'un ntlrandicmenl ailapl^ au *\ie, sont 
très pruprrs pour liattri- un «unrmi *iu't voudrait prendre le» pre- 
luîdre» redouivs i-u Ham*- ou par dcrrîM- ; la cime de Uarcono ^ 
f.«l très propre pour *lre forlî6to par une rodautc qui aurait l«] 
double objet de ^riler le pn^sagn ijui. par Lugo, va A la Bri^ne^ 
el sur IvA hanti-ur> d'Annn uvvc le reste de la It^ao > (i). 

Le plateau de la eroïx de Maria et celui de Maria (tant d^ouverta 
de neij^, ou v^l.ililiniil dt-ux camps de iroiii bataillons chacuu ;] 
ca deux soniruelA seruiecil fortifiés par di's relraDcbemeola ea\ 
neige et l'on pourrait m^me le» relier t ta ForRianl du l'un A l'autref 
uu ri-truurJ)emeul en forme Ar. chemin couvert i. 5oo |Mjsanal 
ouvriraient le chemin de la Brigue. (Ictte opênitiou aurait dVutantl 
plus d'avaulatre <|u'elle serait opér^ plus h l'improvisle. L«s Iroa- 
pes à sa dispoitiiioa ^taiil triïa falif^utl-eH par le bivnuac de la veille ! 
ainsi que par les nombreux travaillrurit fourniK, on ne pouvait! 
compter sur elles ; Maiflaudi réclamait donc l'appoint de deux! 
butailtons frais. En altcndanl, il adressait A M. Itadicali la r^uixi- 
lieu d*avi)ir i lui procurer des travailleurs pour le lendemain. 

Il parnlt qu'en s'«n relournaot, Collî avait autorisé de vive] 
voix Katlicati A laisser reposer les troupes en considération do-l 
leur» fatiij^ueft, iiana reHian]ucr qu'il annulait sou premier unlm.l 
Ijh coli'nel de l'i;;neri)l fiiÏHail uliirt sti^uifler -\ Maulandi iju'il nu] 
lui env<rriiit le lendemain qu'un iifficiur, un iK^rgcnt et trente tra-| 
vailleurs ; il y avait ]k bien loin des deux bataillons que Maulandi] 
jui;eatt indispeufialilca pour reprendre l'ofli-iisivi' (a). 

UauM lu nuit parvenait un uuuvel ordiv de Colli, du =4 & 1 1 ltcii> 
m. A son arrivée A la Brigue, il avait appris par un rapport doj 
IMIeif'irde ■ que rciinemi avait fait une recxinnuissance [wur alta- 
quiT Maria demain *. Il prescrivait alors i\ Bellei^ariio d'envojrer aal 
secours de Uartu A la pointe du jour le bataillon de cliasseurs et] 
plus s'il en fallait. On te battrait « h outrnncc » ; le colonel] 



|l| BUatiaili 1 <:ulli, >i ■>rit. fi hcara* ■/■ du soir, KelatieH, pam lif- 
ji) Vital i MaaliBili, i4 airil, HH«lù/n. fafv iw. 



CAMPAGNK de LARHh'K n'tTAUR EN I79i CCCXIX 



! ^ 
m 

a 



i'if^erol ^tnit provenu d'iiac nilii<)un prochnioc ; nutanl qno 

^>s>^ilito on IravaîlUrail avaut le jour (i). 

Dans la niiil les rapports Je» posles viai'ent conKrniM cet avis. 

'a avait f-oUindu li-s Prançais uianif«stcr leur in^oniuiilumeiit 

le ce <]i>e II' iiioqI MiirU rluil wciipt- p«r les Piémouiais cl |>arldr 

^Intn^ eux du coup & Faire 

Eo conaéquenee. dans la unit même, le t" bataillou de Pign«r»l 

oDiv A la redouie ; Tortoue s'y rendra le mnlin du nô (u>, 4oo 

itumi-s lirfs dus dilFérttnLs «trps ^-oul i><:i:tip«r le poiiil e^«wiilicl de 

tirUt ; il* on) ordre de surs'cillcr ■ Kur la droite A la Bart-oui- d e1 

d'y prifvcoir l'onnemi, en s'y porlant. en cas de mouvonn-nt de ce 

tt ». Le reste du corps franc, cent travailleurs de Pïguei-ol «l le 

l^TOK do r^ii^imrnt itont i eu «Vltidon» xur la pente (^iiucFie <lc .Marta 

pour RIer [Ktr la droite el rcaforccr toute la positiou en eut d'alta- 

■jnv. sans Mro co vue. mal i propoit. de PonDcmi » (3). 

En m<^rae temp% à 3 lieui-es i /a du malin, .Maulandi rfvient sur 
|'iiiip4>rtiin<te d'ouvrir te dieinîn tran?t versai di- la Itrigue A ol 
rdcnte par le col de Gcron [{). 

A IS Iicun^s i/a tout est tranquille du edlé Trançais. < Ils sont 
krît-il, venus CD force à leurs reiraiichemenU, dont pttrsonite |ws 
tattmt une piitroultle n'est ftorlie h noire vue ». Pourlant ce i^rand 
calme lui est a Huspecl « et ■> il n'est pas douteux, ol>snrve-l-il, que 
l'eDnemi ne conçoive l'importance de cette position vu celle <|ue 
UK y nvoj» mise cch jours deniiers a (3). 

A !) heures Sl\, un nouveau rapport rend compte que « l'ennemi 
»e Cdoteotant de renforcer ses postes n'a fait Jusqu'il pn^seul aucun 
mouvement*. Le^i chasseurs sont alors arrivés. Un poKte eut au 
rone. mais araiit d'y placer un corps iniportuiil, Maulandi attend 
icor« des ordres (5). 

Pendant ce temps dou\ cents travailleurs déblaient la nui^e des 
mmels de Maria cl de Ceriana el s'occupent A y faire les nttraii- 
ements prcscriut par f^IIi; et m<^mc ■ ou eommencerit à (ii^urer 
r le terrain par de petît-s postes l'ordre de bataille de toute la 
upe en cas d'atlaquo >, 
Dans la matinée, Colli recevait de^ reaseignemeuttt qui lui fnt- 



|i)CoM) t 5UnUndi. i4 IttîI, M hctim du *i>ir, lUlalkui, \iage iSo. 
^li| MaliuKtcQB, Journal Milorii/ue, |uif« tS. M. Uniifiiiiili nu tunlraire 
I -, la'à l'iul)?. I» deux bitailluE» d« FiçncruI, criiii lit Torlonr. it c<ir|i9 

KBe ;l tf dcini-bilsitlon dt chiïMnrt te («oairtit pitla à marChtr â ItUrla. 
Wlalian, piuF iSu, 
, ri) Maulandi iCuIli. i[> avril, Ohrurr* du nialïu, Jttlaliun. pagr i6(. 

h) UluUndl il rrtlli. îfï jTril, 1 bfiiirr» d'i malin, Ktlalùm. |Mit,f iM, 

(j) llautjiidi k l^ulli, Marin, )'i avril. y ticurCH 3l4. RtlaHun, (la^r i6f. 



CCaXX CAMPAGNE DIî I-AHMl-li; 1) ITALIE KN 1791 



«nlrnt croira Ji une. ntlaque de l'Aulhion ; il§ devaient Hrt bien pré- 
cis, puixqur, niiilçr6 la irravitt.- dtH ciicoi»laoc«!i sur sa {oraucbe, it 
s'y rcniliiit. Duvnnl rciitrrr dnn.i Iii soirée ik In Ilrij^uc, il rappelait 
MaiiUiiJi alÏD Jr lui iloiinor i)p vive voix lex dcrni<ïn« instrurlions. 
Aviint di' partir il ajiprouvaît k q heures i/a la construrlioti d'uo^' 
ouvrai^e «ar la eiine de Maria; on le coaatruîrait daraat la DUÎt (i)^| 

Par Kiiiti' iruii ruiard dont mm» i{fni.>ron.i la wmite, cet ordre H^^ 
parviTiiiil <|irà a huurf-Jt. Aujinriiviiiit Mmilauili ta avait niifu aa 
si-cond ou su coDtrairL' l'nbandon de ta position avance de Marta 
ftait ordonna. •■ Il Taudia s'en tenir aux poslesquc nous occupons 
et les l>i(-[i tenir D. Ciitli duiinait cumine explicalioa de eu bru»- 
quc conlrc-onlro, l'impossiliiliW de camper sur I» cîinc de Maria, 
apn'-s la t(raiide quantil^de neige qui venait de lomber(3]; c'était 1^^ 
un simple pri^toxlc, puisque, eomme on l'a vu par te rapport d^B 
Miiuinitdi. il \ avait alurs tri-» peu de neige. D'autre pari ce revire- ■' 
ment Koitduin n<- pouvnil (Ire ocomioiiu^, aîn^i qu'un l'a cru, |Mr 
la d^ision prise par de Vins de rappeler les trrcaadîers, puisque, 
bien qu'on (tant informé, lo 34 ^ ^ hi'ures el À 1 1 heures i , s ColUM 
l'-lait fiTuiemcitt décidt' Ase maintenir  Maria. ^1 

Il conviendrait donc peul-tHrt* ircu rci'herchcr les motifs ilans 
les rapport» de l'Antliion qui Duraient tÉmoigmï des craintes an 
suji-l d'une attaque prochaine. 

Il semlileqne malgré la dnp^chr du gènéraliuMmc en date du atj 
Oilli avait inKiïtté pour que d'Ai^ntcau reprfl l'offensive; dov 
ignorons la valeur des considi^rationK qu'il sut invoquer, toujoui 
est-il qu'il amena de Vin» à sm idées (3). .\fin de prwrurer h d'Aï 
fi^eoleau les renforts dont il avait besoin, quiitre bataillini.i ^4) (^' 
nailicrit, Saluces), auxquels Collî avait di-Jâ fix<' une ilcxlinalion, 
lui étaient reliit-s et envoyée comme renforts à d'Argenteau (3). A 
ce moment il était trop tard ; pour n'avoir paa su se ré.soudre à^— 
temps, l'Aceasion était manquée et, comme le fait nlHM.T%'er 1^| 
C4)Ii>nel Kn-bs, riiniijNe rAsultal do letli- lardivi- dctermiutition <ttaîl 
dv ivndrr inutiles ces quatre balailloos promenés d'un point A nu 



salin, ttelaliaii,f. ibi ; parerrea. 



fi> rioltl h Maaiandî, i6 avril, y II. i,'* du i 
UN a Éinprlinr y h. i/silit loir. 

fi) 1^111 * MauUodl. UrifiiF, >S sTrit. ArAr/Jon, [•■ce lix. 

(I) Il ■ certainement éif qiirtlion de Icnlcr un irrand moiivcniiiBl coat 
Orwca. Voir >upplriii«Bt : .\iYhidu<; i IVaiprecar. »7 arril, ftgt 53. 

(Il AdsIx» àti rapporlt pi^monlaik (A H ;^) 

Oc Vins rxfirilia de Turin no oFiItk na marqsÎH Jr la Chiuia pour ne rcadt 
feB MundoTÎ. il le re^st k Trndc doit il reparlll \r ai jioiir la Pi^aionl. 

L« ■■'■ il Tul à RoTcii (I le 14 Bo Mondoi'i. _v ■tjuvrna le >; vl r«l»UTaa «« 
Hnccai'îoB le sR ajirn-midi ; à celte occaaian Sslueci >« irauva au Mon*l«v( 

t.M I)r ViriK A CoHi. >i avril, pj(e 3(7. 



1 



CAMPAGNE DK L AltMl-'K D'ITALIE E\" 179* CCCXXI 

■utre{i) Seul i«»iitlal A cspèn-r <lc ce» n^ervr» îtik-rnu^diiBÎrcs Iwr»- 
({u'une voloDlé tocririqur ne virnl pns 1rs iip[>liqucr à un point 
AHvrJniaè et en tirer le maximum d'ottorts. 

La dépêche de de Vînii trahissait iioe certaine hésitation ; «prè.t 
■voif rappelù h CoWi i]u'il n'avait pas le droit de modifier la desli- 
Dalti>a dv* troupes, il ajoutait : a Quant au chaug^umcnt de la 
positloo, il tio devait avoir lieu qu'A la fonte des neiges, puisqu'il 
était innpossihio À cette époque de déreudrc loulcr la li^ne. mais si 
le général d'Ai^eotcau paiAtent chasser l'ennemi, selun le projet 
que je vous ai communiqué ce nmtin, alora <in pourra lAcher dr 
ronser%'cr la partie du einiité dr Xii-r que vous occtiprjt ». 

AHii do facililer le moxveinciit de la gnuchr, Colli •> ne devait ps!> 
laisser HO instant l'ennemi eu repos o (:•). 

Par une seconde letln- du mfme jour il était avrti que ot^tlc 
»un^ u'éluit que provisoire H ne durerait que « peu de jours et 
flan» IVispérnnc"' de faiiv quelques opérations avantA);ciiseK t. Tou- 
efois. des termes employés : • Si l'expédition a iieu, voua 
Brez averti du jour fxnir que voua attaquiez l'ennemi de voIrc 
"cAt^ ■ '3l, il ré«ulle que l'on nVliiil plu.t aii.vii décidi^ de prendre 
l'offcirnive Hur In ^auchr. Ainsi l'un privait un fréiiérsl, ^ la veille 
il'élre attaqué, de mca dernière» réserves, pour une opi^ralion qoe 
l'on n't^lail nifine pas décidé k tenter, et nans se demander .ti, 
avant qu'elles fussent n-ndiii-H au point d'action, ce <|ni siippouiil 
moins un délai di- nix jours, tc--^ Français ne prrndraieDt pas 
i,\-m6nieK une otTenNive ijuc tons les nippoit^ pré.^affeaienl. 
Cette iullnenee i^ocrvanle du Imut commandement est intéivK* 
saille à étudier du cAti^ français eomme du eiMé piéinontais ; i-lli- 
r^->ide daii.H l'éloiifiiement oit il ne trouve du tliéitln' des iipéralioiis. 
Avant que les ordre» envovés de Turin arrivent, les situaliuUN sont 
40tlilî<V-S et, rn mnlrarliinl li-s ifëiii-raiix eh;ii'jfê.s de tV\.*>cution, 
ees ordres m- Nervenl i{n'à founiii' un préteMv d'excuse pour leur 
défaite. 

Il est nue réçie basée sur luule riiisliiiie luilItHire : ipirlle que 

jit la netteté des direetivi-s adrexsées par un général d'nrméc, dans 

iD moment de cr'iM, AH que ko» ^loigiiement dépasse deSoA 

|o kilomètres la première ligne de l'iuranteric. l'iodécision nppa- 

lii dnns l'exécution. 

Excculor une retraite en plein jour en pri^senci' deMFrani,-aisAtuit 



(i) Er«b( ri KoHt, \>«icr i9. 

Il) D* %'in» il CoII>, 't Hvril, |>3(çe 3i8. 

Il) De Vint à Cois. ^( ntrll. pnee liS. 




CCCXXII CAMPAONB DE fAHMKËDnTALIH KN 179* 



ui)« opéi-alion (Icfi pliiH titflîciliïs ; |iour tctilor de la couvrir. M«iil 
Iniitlt (irit Kiir lui «le faiiv ^iirder Mm-la par Giniiuanf? volonbiir 
du corps rniiic ')I1V 1<^ comU* (l'iHnti lui dotitia (rn vut'itilîitrt ; uil 
corapapDÏe do r]iasseur< do Pigucrol dcvuît s'y maîntcair juniu'a 
sAÏravi-^ les aoo irovitllcum nBn dVn împosor A rr-noomi (i). 

Cl- roouv«meol r^trofçradi-. dont on ii^oorail les motifs, ue fut 
pnM natiH cnuMr un cirlaÎD inl^co()lcntiM»<>nt ; un officier Tf-xpriinn 
ml^ine 'i ManUndi : « Nuu.i <|uîlluns cHb- po.iitioD, Iuidi(-il, je 
vous jwricqui' Ii-k Fi'iinç^iiK i-ii Moiviil emparé.% uviiiil <lciiv hcuri's , 
pour De plus la quitter • (a). ^H 

Nous avons vu que Masséna avait renouvelé A Brtili l'ordl^" 
doiniA le s4de se i'eo<fr« maltrv tle Marta. Sana l'en IniHMT impo- 
ser psr li'ii mi'Kures dc> l*i<-tiiiintiii-S, Briilè HnÎM»>iiil nette «crasion 
favorable; a^-nnl vu lr« corps picnionluis • n'Olrorduos leurs campa 
particnlierK •, il metlail on mouvement les troupra frsnçaiM-!) I.,«i 
l'ii-monlaiit «*■ n-plii^mit île Miirtii iijirèB iti»- fatlili- r^Mixtancc rn 
partie sur In Map|ui. pi'tilc- hiiutnii- cnlrv .Miirin irl FcU l.n compa^ 
gnie do Pigiterol se ■ retira en m roulant par In poolo qui toml 
dans le vallon de Uioseccovet se ri'Dilit k la Ilrij7ue(3) ; rontiouaiu 
sa marche, ïtrulè pi^nail pii-d sur la Mappa uù il euicviiit quelque 
Motca ; d'apriVs Idh rapporta pit'monlais, il nuniil mi^me dfpas 
cptto hauti-ur et se préparait k poussor sur Fois (4). Ceci parat 
douteux, l'ordre de Mas&^na ne parlait pa-H d'une IvIIf u[M'ratloa t-l, 
pour Atrc couronnée tk- nuo'Ù.i, elle exitroait des TorccN plus coi 
durables. Il pouvait Mn- environ 4 lirurc» (4)- 

Le bataillon de cliasMturs rentra A son camp retournait & Maria ; 
le 3' des cardes et deux compa^iîc^ de Belg;ioMi accouraient de et 
Ardente. 

Il Mail dan^preux {mur le» Pi^moiilnis de Inisner un corps fran- 
çais s'MflbIir «il proche de liiir retranchement. A l'arrivé*- des ren- 
furlfi, te comte d'Ison r^olut de rentrer en possession de lu .Mnppn ; 
pnr »uù ordre, tout le corp» franc pn-nait les armcit. une partit 
s'^tablinsail dan^ In milnule, le rexle .■('avançait iiU'devanI de nuMK \ 
re mouvement ^tail iippuvé par le (ir de deux petilea pièces de 4 
de quatre fnsils de rempart arrivas dans l'aprés-midi du parc dl 
San Dalniazeo et placés dans la redoute ; lenr feu ralentit un peu 




Q ei, 
Dosi^l 

'-m 



(i\ Journal Hit rigiinrtil éft fard**, fngv tM. MMiiImidi, AWan'oit, page ifia, 
(i| Rtluliun dr Konnumi, pas* 3i]. ■ 

|31 MalstitHCii*, J'humai kiitari^at. p*S* *•'- 1 

141 M, Hnfinmiiil tfùi ijuc )'aiiii>|iic cul lieu ii t Wdtc: »a rontrtirt, tejinr- 

imI itm r^jirutnt det gardât indic|iic J heurta comme éiaoi Ir mooitnl ob tl« 

vot prit 1» armia. 



CAMPAGNE DB L'ARHliK D'ITaUK MN I79t CCCXXril 



/.•Il 



otra nuKlie ; le conilD d'Iitoii, c|ui «4aî( présont dims la rodoiito, 

Drit'iHuaïi nu clicvnlittr lld>niina<l €)•• iniii'clicf «vcc rÎDqaant« hom- 

fs nu «i-coure ili-s irtiupes tl6jA engafc^trh. A l'arrivÀ- ili- n- rt-n- 

fotl. Ira PiémoDlais hc porteut «n avant et n-jvlleal le* FrnnçniB 

lie Ma|i|>a. Ce pn-iiiii-r sticc^n idileiiu, Ir ctiiiilv tl'lson, que loft 

diasM-iim ODI ivjitinl. x'^ivaiici! «me !<■ n^sto ite son corpis avant en 

Milicn Iv r^gimcai de Pi^furol qui e»t venu k la redoute ; toute 

1» lîtroe |iiëmontnUe repousu' nlum le i^ar^M TninviiiK qui ne »« 

ivlire <|ue fort leniritieut ;ï cause île» iliflii-ull^K i|uc la nci|^ 

;t|HiTle à la marrhi-. Au sujet de wtt*^ retraite, le eJievalier Hoo- 

■ ud a'cxprime ainsi : a Si le commandant eAt puui-suïvi l'e»- 

aemi. non seulement il aurait fait beaucoup d** pri.-uiaiiierK, 

mis il aurait priA les liauleurs de Miirtu. et Frtx n'nnrnil point 

prtK ; mai* «nue doute de trè* lionni-x minons, qu'on ignore, ac 

Il firent pvipi prendre ce pnrti t. Cette appe^-ciation nous aem- 

ble contenir U(i>'ermir si l'on n'eu rapporte au nombre de Iroi»- 

mo prèaeuce ; cependant il est povaible qu'une attaque vi|^)u- 

serondée par le déNunlre eill fait tomber Maria ealre les 

. de rcnneini fit. 

I rapport de DruU téinoi|çne également de l'éneriçie montra |Mr 

Piémuntaia, et de leur rt^istaoci.' A laquelK- il était loin de «'«U 

►mlre. 

AnMÎtAt apW-N h'iMre raiidu maître de Miirt^i, Bnilè avait prcseril 
a aea sapeurs de TorliKer ce point ; des deux cdlés on reatail en pr6- 
euce à demi portée de fusil sans renouveler Taction ; U nuit vînt 
bfpiirer lea roml'UltiinU, 

Le f'jrpsfranr retournait au i-amp; le reste de» l'î^monluis re«ta 

in vue de Maria, 
Los deux bataillons de la iitt* qui n'avaient point participa A 
l'Tpédilton « eurent onire de trnrdrr Imit len poules qui pouvaient 
(PUS R%surer lu pos*.-ssinn de cette importante poNilîon » (a). 
La corps Trauc accusait une porte de trois officiers blessi^ et de 
â soMuta luéti ou bles<i(^a ; les clias^eurK avaient 5 à C tués et ^ k 
bIffsxVs; d'iiprr.H Mnliiusat/-na. le» trarileii miraient eu un bnmiRelué, 
l'urlonc uo officier hlc«si;. 

Saivant le chevalier Qonnaud. les Francis auraient laisat as lu^s 
Bttf le iHiamp de bataille dont is assommé^i k coups de crossie. 
Nova connaivMona par le» ioMrtictions du x^ l'importance «fue 




fl) F^lur1■ reUlioii <Iiicombal./<Hi'wa/Ait/jr«/iKt)r HBlnmic'nB. pareiM-id; 
\t\ Itrule à Massriin. i6 airil, t lieiifc du Malîa, p*K< U>. 



CCCXXIV CAMPAONE DE VaHMKK D-|TAL1E f.N ITlH 

Culli iiKacImil i FvU: informé d« l'occupation do Marta par le» 
Kr.-in>;jiii(, il ilt'vidiiit ilu \a rupremlre dans lu jouruéo du a6. Le a$ 
au Knir. nprù» avoir coiifrri: avt-e le f^^ni*TMl Colli. Maulaoïli jtartait 
de In Urigut- poitnnt l'ordre au romlf Ruilicati « du fnim uUai|iie«<j 
le uQ au matin lenncmi pobtô k Maria cl de le cliaxsrr du celle posî*] 
(iui) u I i). Cette allaquu devait (Mro Koutcnuc sur la droite par If 
romtu de Bclleu;nrdo <|iii onl^vorail le l'illeçrino. 

Le^k trou|ji>» iiuv uiiln-a ilu romli: de Dellett'urde i.-oiiiprcRnii'iil 
niors lu i-orps des gTi-tiiidiiTH ruvHux, le régiment d<' ItulgiiMii, tel 
1" bnlftillcii du l'hfiKSuiirs, U- n-u;iini-nt di-s tfiirdus, lu i" Imlailloii 
d'Asti cl une l'ompnffnic de pionniers ; ■■pltu'ci se rendit Ii* td au 
camp di> la l'ravn. fl 

Av'iiil remiin[Lié ijuVi lu suite di' raita<|uu du aô les l-'raiii,'ais «c- 
pot'liiicnl i-ij ;i,'riiiidi;s Torcus sur Mai'l>i. itullrt;>irilr jugoail Ir muniunt 
venu d'enluvur !<' Pulluçriiiu. A 7 ticurcx du soîv, lu comlc dr Sainufl 
Mîcltul ruttivaît ordre di- partir avec le balnilloD d'AsCi cl d'aller i 
U ifaide avaiiit'u liu UKcva-Daibona ; tinc compagoie de gruua- 
diunt roynux. une de Ituliriotiii. dnux du rûximunt de Piémont l'j^fl 
suivraient ; c'élnïl iivuu cetlu troupe qu'il devait uxûuutcr l'alLiqur^ 
de PuMufçrinfl. La V corupiijfnie d'AKti du garde dupuiit lu malin & 
Itocua-ltarbonn iivail ordre u il'y tenir furmo. dv couvrir et prolé- 
giT U relraile ilc ce» Iroupef en cas di; besoin ». 

n Commu la niarrliu était longue et pénible, ijoe bi nuit surpril 
M. lu eonilu de Sniul -Midiul eu route, et qu'arrivé aux avant-p<iM« 
de Ri)ern-|{firbona îl dul laisser l'upoMir sa troupe, l'allaque u< 
commenta qu'à a bi5Ufas i/s du malin a. Telle est la version di 
comte di! Ilellugarde. L'iirdil- du niarulie u'éljinl parvenu qtl'i 
■j heures du soir, le ninuvuiDunl devait nécr-sonimnent «'ulTerlurr il< 
nuit, et Ir motif allégué n'i-st pou odniixsiblr. Le comlc de S«int|^ 
Michel rejutlu a» uoutrain- en entier In cnn^' de ce retard sur la cen- 
turie de l'iénioiit. ci'lli'-ci ri'joignît une beuru aprù» le» autres, et 
l'on fut encore oblii^u de lui doauer un quiirl d'hetire du ivi»os. 

D'après l'ordri.- du (Jolli. l'upéraliuu euntrc le Pellet^'rino étaii 
MCcoudairo, «Ile n'avail pour liiil que du favoriser l'attaque dr-ciniva 
sur Maria. 

A tin de la Ni^eoudvi'. ItclK'pardc dirigeait sureepoini une ilivï 
nion de Belgioso, le 1" listaillon de chaleurs ul Ir a* ilu régi- 
inunl dfs j^anlcs m. el îl pn'-vciiail le comte Je Riidirali de son' 
mouvement sur 1<! Pellq^rinu ; n-lui<4'i l'efuMÏt net du miin'licr con-. 



|l| Maiilamli. firlaliita. fiR tSt. 
{9) Iti'ifrt^iirrtr, ifi|f|*iirl. inmr 3jû. 



a^MPA^i^E: de L'ARMhif: uhaui: ks r.vn cccxxv 






iro Maria; « fo st-raît tompromottia, lui ié|)i>iiiiail-il, !■' .tervircdu 

■ Tui L't la rf-puUlioa de ses Iriiuii-K ijul' ri ' tViitii-pri-nilru livre, de k! 

elils II) »y<! Ils l'ont TV uni' fori'C 1res iiiiiiil>n'usi< et uiir [losition tr^ 

(iraiiliigfUM- » (i). A lu r<Vr(iliitii ilr l'urdre Hpp.ji'ti' pur Mniilaiidi. 

Iil (itKi'rvait i]Ui' vu 1» supcrioiilr de t'cuaomi. U ln!<siluJo cl l'îii* 
ttriorilà de son corps « il dc jtiyi'ftîl pnd il'exposiT lea t'un-i-s cjui 
|iiî Flaif^iil ci>Qlit-i!> Il une rtltnqui- ((ui. m- ri'u-.Hi-.sfiiil p«^. iiiirait 
pitritlti(-|Mir la piiixiiiiili- de IVunniiii.li! ilt-c<>ura^>'i'iTifii( l'i loil^sor- 
9n- qui it'eii «craîcut .sgivis. In portv iiicvilnlilc du posto inSmo qu'il 
tcDflil " (»)■ 
r OUf apprèciolioa si-mldc avoir été pnrtaçif ]iiii- Moulandi «vin: 
^■l'iiulaQl plu» de riiison qu*» g UritreA i/a >iii couiiais.suit di'ïjji h 
^B^iU In n'prÎKi' ilti Pi-I)<'frriii» pur In Fniiiv<>>>> (3 1. 
^P Au moiiM-iit iii'i Iil <l>'p^i:h[' dt- Kmlicnll parvcnnit A Ltidl«ffiirdo, 
l'Bllaqar du l'cllcicrinu tivail dtrjâ cclioiiô, 

Allaqiie du l'etUgrino. — Le cduiI"- de Saint Michel parttigveil 
M lrou|>e en tieuv coluonen : I» prt'mi^re houh m-k oi-dros direct» 
fompuM-rdi- Irùi» coiup'iirnics d'Ami formnit U <lr»ite ; elle avait 
avec ellv la moitié àett milic<*» de la Brïgu<^ so\\% tes urdreit dn capi* 
inioe Rnvbaiidi ; In coloiinr dt- ^atiche *Iail commandi'-c par le cho- 
vnlierde Vi-ninni. 

La colonne de droite nttuigiiait la première le sommi't ; Snlnt- 
Miclivl «- pfupASftiC irattetidre vciilre à Icrre Tarrlvée de celle >le 
iiaiielu' prxir rtividofipiT ri'iiiii'mi, l»r>(|ii'il fui d^'cunverl pnr la 
■•'nliuullt- (|lii crin Inii.'' fui.i : t|ui vive ! et tït. feu >MnN (pie lu coup 
partit. Il sVni^uren alors une fur^ilEndt- qui durs un qniirl d'heure, 
puis les Fran^tiM m> rctir^eeat presi[uo siiiKt perlrs : un lut- l't uu 
MiTiïiV. Lt- comie de Sainl-Miehel eu .loiiiie la raison suivante : 
les Fruiiçiiis pmfilénMtl a de la surprise arrivée à i-ause de la ro«- 
rurniité de rhaliillcuieni axrc. eelui ilr.s ;freua'Iiers rovaux (|Ui' 
l'obscurité Ho la nuit tioas empCchii de iliKlineiier, d'autant plus 
qu'ils s'e m pressèrent di." r*'pondre : <• vive le roi de Surdnit(no • m 
ce cri ()ue Je leur avais fait le premier, ce quî m'on^isea de faire 
cdscr le fi-u du peur de tirer sur uuh ^its. Le itti'>n>e molif me 
nilinlde [>»uriitiivre le» fiivurds, upprélienilniil de fusiller une aulre 
colonne igui devait arriver du iin^me ciHé, par où arriva i^çalemeul 
nue compagnie de Ikigiuso dont il n'était point fnît mention dans 
moD ordre qui, s'étant égarée en chemin, ne put me rejoindre que 
trfr« lard ». 



(i| IUi1i<ali, F«Ih, 17 avril, pap 3>V>. 

(%\ JlaaUiuli. Rtiatioa, phge 1^1. 

|I) MaaUia-Ii a Colli, t'Hii, l't mitH. ii t>*arpi il» aiilin, paçe iH. 



CCCXXVI CAMPAGNE DE L'AHMRR B'ITAt.rK KN ITfl* 



Des postes fun-nt ansflilAt pUc^A ; un iniliciuii ntia remire oompli^ ' 
vci'balemenl du mucc^h iiu ni«ri|titK <le HeHi-^nlu et lui demander 
de* ordre» ; m iioule n^piniiu' fut (|(iv evn sortm de rnpport ^laioiit à 
fournir par ^crit. Enltv temps oa rrchen'bnit le canoQ ipii fivnil lirA 
di'\>\ jours nuparavaot roolre Itocca Hartiona ; deit niilicicos avant 
prétendu qu'il ^Init cnch^ daoH une grange nu-de.«»ods du Pe)le-I 
^ino, quelque* lirnilleors j furoal nvoji» ; ils j firent trois prî- j 
i^onnicrs. 

BientAl des reaTorts arrivt^reot aux Français, on In vil se ms-j 
■embkr sur I» rautt- de Pelh-Kriii» li Triora et faire àr--i [ir^piimltfN ' 
d'attaque: an nouveau rappurl ^tiit alors rnvoc^ au mtirtfui« dci 
Rclleffarde et dcn ordrF-s lui étaient demandés ainsi que dea renforts 
tant en hommes qu'en munitions. Tout fut disposé pour >ouIenirl 
l'attaque de pied ferme, chaque corps était ruiiiç^ seign s«ii rang du i 
bataille. 

Vers 7 heure', les Français s'arane^rcnt en deux colonnes : pon-^ 
dant deux lienres. tout se hornu à une vive fusillnde. L<- içi-iiéral 
franvais n*nvnit «uniu iot<'f<l à hrusqucr l'attaque; tandis que te' 
«.-umlMtt de front retenait l'ennemi, une autre coloi)ac,di.'boiiehantl 
de Triora, s'cfTorcail de lelournersur s» g^auche et de lui couper sa] 
lignw de retraite. 

Sur le Pellcgrino, la situation cummeoç-ail â devenir mno-J 
vai»a pour les Piémontais, les muuitions leur manquaient, deuxj 
irapitaiiies étaient tués; » pn-W- par le» représentât ion.t de tiius fr.!l 
oflieiers qui tuî ex]>i>siiient l'impossibilité de se maintenir plus 
Innçtemps dans <'e poste »i cl ébranla surtout par l'dnnonee df 
riijipiiritiiii) d'une colonne fr«ntaîse sur sa tfauche, Sainl-Micbel^ 
ordonnait la retruile. 

Bile M! lit paréchtdons: « la moitié dut se rendra « la Hoche Itar- 
lion,et moitié sur )o sommet qui la domine |tuur renforcer la gard»i 
do Cl- poste, cl le proté({er contre de mouvcIIca utUique.i • . 

A son arrivée A Hoc<ra Barbona, Saint-Micbcl y trouvait l'ordt 
de 9H- retirer de ce point dè« que l'on n'aurai! plus de craintea i 
«voir sur l'ennemi de ce cùXè. Les pertes pîémonlaises étaient asa 
considérables, cinq tués, quarante lileSAi% ut Irunle et u» éffurfe oa] 
prisonniers. 

Une cwmpAffniQ du ré^menl des (fardes demeurail A UoccaJ 
llarbona. 

Dan.i In Koîrfv- la tuncnienin ili-vcnnil ni grande que mou chef 
« riM|uait d'T périr v'il s'obstinnil â y rester >. Il obtenait alors l'au-j 
(urisalion de si^ retirer sur la Saccarvlla, mais « il devait rotuurnerl 



CAHPAGNK DE L'ARMIÏK D'ITALIK K.\ llSt CCCXXVri 



I 




* 



k son poRli* nruni le jour, pour [m-u que li- mniivttU lomps ttimi- 
iiu4t * (i). 

Li' ruint« île Saint Michel hoo^ altriliut' l'inlcntioD d'avoir voulu 
proliler ilu Hurirès pour i>n!i-ver Itocca liarliouii; r.ec'i |i«nill Ir^^ 
iloalcux , quoi >|u'tl ru ^>ît, !■- g^nfrnl Tniiiç»» «e conlcnUit <li^ 
réoccufier lo Pellc^riiio. Lh r^stfltnncc ilex Pi^moolaîs uvait i5lé li-4s 
Merypi|ue ; pour les vaincre on avait Hé obliiç:^ ilc Taire agit ioult 
la sarDÎ-ion «le Triora • t-I. »nin IVIFrl il'uui' piAri- de 3, .Mn.-u^na 
iluutnit inAiiic i|UP l'ou en FOl vnnu A Ixiul ». pnurUut il n'nvounit 
qu'une perte de deux lutvo. cinq bk-ss^«ct cinq prisonoiorR (ij, 

Cetl« allaque n'avait ou pour le i-orps pi^montai» d'autre résul- 
tat que du lui roùlei une pi-rle de -jÙ linnimew. Pouviiil-^'lli- iivoir 
nncautn- iasao? le comU- du Sainl-Mtrhel l'a cru. 

« Avec dcA i-finTorK eu munitions et des troupes fraîches, non 
uulvmcnt j'aunti.i pu nie niaiutcuir dan» mon po^le, miÙK profiter 
tic la Kurpris« et de l>tourriis.sementdc l'ennemi ; j'aurai» pu pous- 
beaucoup plus loin ce petit nvaiiiai);^ et lomliur dcsxiiit le camp 
mi de Molîiii qui, i^ nurant notre force, aurait i^tft mis on fuite, 
te qui atii-ail appdé ii KOti «tvi-ours celui de la Taoarda. et aurait pu 
nous faciliter le moyen d'eu reprendre la reduulG et auln-s po.-tteN 
i|n'il noiiH avait enlevas dans lo journ^i^ pnVMcnte a (3). 

Celle (ipiuiou mm» .ivmlili- Irt» disrut.-itde. Evidi-mmedl A la 
guerre on ne Mit JNinais où pcol mener une oITeMsive lIwidiV. Mais 
avant d'atteindre Molini. il fidlnit rejeter les treize compagoies de 
la ^6' ; l'O outre, en s'i'ufonçant aiuHÎ dans la vallée de Triora. le 
rotnle ■!<■ Sjtiul Mic.Ik'I dpuduvrail romplf-tenii-ut son Itaui- droit ; 
une partie du rgrpw riiui'inlili'* à Taiiarda aurait Ir^s vraiaenitdulde- 
ment profité de l'occiision pour venir attaquer le Pelli'r(fr!no cl lui 
couper la retraite. 

Ici encore appunill l'inOuiniw néfaalc do l'absence du j^-néral 
CnlM. Sa recouiiaÎKHani'i- du aft iivnlt di) li- reniieiçuer sur les 
dispositions du eointi- Kodiroti, tes rapports de Maulandi huiii tiue 
preuve qu'il irc témoig'Dait pas d'une grande Éuerg'ie; du moment 
où il éluîl décidé A faire eolever.Martn lejC, lui seul pouvait l'obte- 
nir et fnire euunluniicr vers ce liul capil^il le.i cfTurt» de» troupes de 
Mnrin el de celles de Tels. 

UevaDl Marta la journée «'était ^coul^o sans ini^idcDt. Aprii» le 



itj ns|<porl lit llrlln^.irdc, pnçr 35fl, 

In) Mstai^n* 1 Ouinrrbluii. 1 1 tirorts i,'t do coir, *ft avrllt pa^ 33t. 

f3t HapiKirl dr S.-iini Mii-lirl. picn 3l>a4IIS. 



cccxxvm (^MfAUNr; m larmiîe d'itamb kn nfl4 



retun d» comte <tc Kiidii-iiti «il l'^clu-c ilii nimli' d« Saiot-Mictiel. il 
ne rt'slati aux Pi^miiiil<ii« d'uiitiv p.-irll rt iiremlri' (|hu c«iiii île »« 
fortilirr. 

Va coDseil ilc g^iern! êuit assemlitù d.tas la nuîl du a3 hu 36: 
toii.t ]•-* cumiDundaiilK iJn coq» v rluii-iit appoK^ oi l'on d^i- 
dail, Kur lu ri>clnniBtloii du liculfiinnl-colonid. cuinU* Sniitt-Sul- 
piciî. commandniil k i" bataillon «ira ^ai-d&s. qu'il occupcnil In 
ix'doulc, comme pastc triiunat^ur, avuo doux compnguic-s de l)ol- 
ffioKo, le rcslir du i^^iairnt ^laiit sur le pi-olong^emcnt de la çnuch« 
qui li^iiatl à i^ol Ardoiile(i). 

Cu« di^poiitioiis parurent au capitaine Mauliindi peu approprii^ 
an lerraiii. A ntta avis, l'eiiRCini ne manquerait pas d'nltnqucr par 
lea bois de la druile, Jt^jà tin<- i:i>liiriiie prenait r^cttr dtrertiun ; cii 
<;iiiiHé(]ui-i)re. îl priiiil le ((nnie It;idi<'ali ilf If* modifii-r. Celui-ci 
nvanl fuil dr-> rliritriillrs polir y ronxi-nlii', .^liiiilaiidi !•■ pi^vi'iiail 
qu'il nlliiit en informer par l'-crit If gfnêrnt Colli. 

Ag heures i/ï un rapport e\ptdi^ île FeU liii fnît connnltrcU 
situation ; les troupes riaiiçaisen ne font aiicno mouvement A 
Marta ; vers 7 lieures t/fi le Pelle)jrino a été attaqué et repris, le» 
Pifmoniniit *e tont repliés sur le poste uvaociï de Barbon. 

• Dan» ce moment, ajoute Miiiilandi. les ennemis fonl un mouve- 
ment aur leur gauche vers la Itârcone ; dou« ne «ommcs pas dans le 
caa de veiller au vallon de Rio Seeeo et de Lugo, par où rcimemî 
pourra entreprendre de ee cAt»'- « (s). Le brouillard triant trJ-s 6(Miis. 
il a été ri-rommaiidé dr p»rter di** pairouillex au posl<- avancé do 
Mappa. 

A II lieures. un second rapport confirme les mouvement* des 
l<'ritHt;;iiN ,tnr leur gauche. Pour »\ opposer, Mnulandi insiste «ur 
la néccRtitède reoonHallre ilniiM la vnll<ïe di- Rio Seceo une |to<tïlion 
qui barn- le cliemîn de In Croix cl dn col de Tieruii. O-tte pr>'-c«u- 
lion lui paraît d'autant plus indispensable que. de la Majtpa. on 
sîfrtiab- U-% travaux dea Prauçai^A .^larla où ila^'lablisïtenl desispin- 
gardes. 

Il résultait de et» reiiseiffuemi;»t< que nou.t étiona dévidés A. 
aoulenir Marta, autrement l'on n'v aurait pas amené de eaïuins. cl 
d'autre pari que la direction de notiv attaqu>< meoa(a!l surtout la 
droite pi4moatat»e. Aufai, en juii^nant à cette dépêche un mcmoiro 
où il dévclnppe sp% tdi!r« sur la défense de Fcis. Maulaadi pro- 
pov-l-il de réunir A U droili- di^ la redoute la plus {fj«iide partie 
dc4 forces piémoataiae». 



()} Uaiilanili, fl>Ai/iun, pafc iM. 

<i| Maulan'ii à Calh, Htltliim, \, Iipihvs >;* iIii in>lla. |HlfP |n>. 



CAMPAGNIC DK LAlîMÉK rvITAI.tK K.V HSl OCCXXIX 



I 



La liroile d» Fels ^tant constituée |>ar une penic douce et irùs 
Kbo niable, cuiivi-rb' de imis, iliti\ lit jtarlic faillit- de la piMiiioo : au 
tuatrnliT la gam-hr vlaîl ttmlc di'-c-invorlw cl tenait jmr u«v crttc 
i eol Ardrnlc; sî IVonemi s'v présentait, le coinmaiidaitt ilc ce 
ptwUi arait toute rnnlili- piiur v cnvovcr dr* rcnTorts qui prun- 
draienl tli; flauc le» truH|K-s rrani,-ai!tcs ^e dirtj^aot A l'usl de la 
r^oulc ds FeU pour l'envolopper. 

Maulandi proposait dont* de «ci-ouper les Iniupos sur la droite et 
de les disposer : < le i"' l>ataillun du PlltQl^^ol derrière la redoute ; 
le 3* de Turtuiiu i-ii n'iter^'c nu po.iiit du Ixits th- Fel> ilerrii-rf la t^lff ; 
Ir I* de fiirnerol sur In |>rolo(ii{alinn cl>' la druitf |>»ui' f1aiii]ucr la 
retraite ; \f* chaHseurs, en avaut, esi-jirmuue liant, auliiol i|ui' possi- 
litf. dans Ici autres et «■ rt^pliaul eu eus de ut'cevsitt' sur la droite 
de Pîfruerol, |K>ur (ninlier roujuiulcmi-iit «ur li- ilaiii' df tiiut n' i|ui 
lenlerail dr |w.«er par m bas pur le l>i>iK. Les g'ardcN et ilrlt^îoiui 
dau» Im iTdoutc et a» llanr diviit eu dohurs >. El eomme k- lioi.s de 
U droite ^lail la partie lu plu» inenae^, il aurait <r souhaité que les 
premiers corps eu»sen( la Idrlie de «outenir la redoute ea dehors, 
par leurs Ina^œuvn.-^, H (|ue le rorpi franc ot chasseurs eussent été 
A la première rènisianco dans le bois u. 
■ Le coinli.* Radicati RnJt par aocoptrr ce« propositions, uaf quel- 
qucsmodificalioui. Les troupes ftireul alors établies de la manii^re 
«nivante. Le corps franr et les clta.-t.t«urs liuns le buis, le i" batail- 
H Ion de Pignerol lu lon^ Ju elieinîii dr In Tannrda poitr loutenir le 
^ l»ui». II' 9" au |Hiitil lie ri^union des deux sentiers de l-îujiin-s, le 
>* de B>-licio<o et W ^ardc^s dans la redoute et sur son flanc droit . 
A gauche, le bataillon de Tortoiie occupo la crMe. Dorriéra lu 

I redoute auo bumme^ sont m n'-M-rvc pour li>niber X di-oite et b irau- 
cbe Kur l'aïi-uiilliiiil au momrnt de r«s.«aut ( t). 
Lfn nouve.-iii loiiseil il- cnorrei-st touu à 1 1 hoiin-s dusotr et l'on 
décide do défendre la redouti- jusqu'à l'extréraité. 
Celte joumtîe fut îles plu» pénibles pour \e* troupes piérnon- 
laiscs ; In ^nind^urde do la Miippti dut ^li'e relevée toutes les 
^ lu-ure<, •■ taiii le néjoiii' v êl'iit ini^upporlablo •.t." reste <!.-:> trou- 
pe*, ((uoiqu'eit seconde lig:iie. u'eut pas moins k soutriir, pui«qu<> 
les lentes mnnqunieiit h plusieurs ri^g-iments. Un ofiicier piémon- 
liiis expose en ces termes leur situation : 

« On resta comme ça toute la jouriii^ expvM-s à U neÎRe, A la 
gr<le. A la pluie, au brouillard que le ciel déchaîné piirnissail 
nous cnvu^ver comme présnifc d'une déroute prachatite. Mouillés, 



(i) >lsul«aJi ftf:0lll. Il brurr» ilii iniiiîii, Rtlatian, (ii>in ir>(-iriri. 



ÎNE DE L'AUyÉE D'ITALIE EU 11 



ftlar^jt, niortu il« rftim e4 de sommeil. on pasan U nuit et le joDrilaos 
rrtK- ptMitioii • (i). 

Il rst Ir^ ^(onitnnt que le t^'iit'nil Colli, que dous nvoos vu ni 
iictirjiri^c^demrnBal. ne se soit pas renilu A col Ai'dcate le a6 ; d'au- 
latil |)liis i|ii'il hi^^ilait sur la cooiluilo k adopter et qu'il la fnisait 
di-jx-iiilrc di'H opération* fraiiÇAÎnea ; il semble donc qu'il aurait eu 
grand avaiitagi- à voir pur lui-niAmc : il'oulnnl plus qu'il ('■taîl Irès 
indi'eis sur le parti A adopter. 

L» purli: de Marta l'ÎD<!lÎDnil d'abord A opérer ooe retraite immé- 
diate; ili 7 hctin-i ilii niiiliii il «-xpuNc à Déliera les dangri-rs qu'il 
court. • Les montaf^tics s'abaiiucnl sous MiirUi v\ je suit mrna»'- 
de perdre les positions iorôrieurw, et ai jamaia U derniir^ qaî 
DO peut tenir longtemps esl aussi forcée, l'on risque une déroule 
fl la «lifRrulU- de rain- retirer les troupe» de l'Autliiuii el de 
HaïUi a. 

t)i* loi-s ne couvicndraït-il pas de battre immédiatement en 
retraite? si Dellefn est de cet avis, on fera « retirer Tarlillerie In 
plus Hvniieèe de l'Aulbiou A Ruu.i et de li au Foutan ■. l'opérutiaii 
aura lieu A la nuit Inmbanlo. Pour In couvrir, deux divisions du 
régiment de garnison autrichien se placeront entn- le KontitD et 
Saorg»- (a). 

Tous les rapports eon^UiLnient que les Prnn£«i.i ronlinuaient • A 
garder en forenta supérieures la Maria malgré les neigfs rt le mau- 
vais temp«i >. r^li en coneluait que outre inlenlîoii était de tenter 
une attaque s^éiiéralo ; en conx^qucnee il expisltail le comte Alciati 
A Turin afin d'avoir une répons» »ilégi>rique*urla conduite A tenir; 
celle ci n'arrivait que le 37, elle portait de »o replier an col d« 
Tende (3). 

A I lieure voyant que la journée s'écoule tuma aucun moiivemeDl 
de notre pari, Oilli rspére conserver sn position jusi|u'aii mnmi-nt 
où il rt^cevrn un ordre de Turin ; te Imlaillon de gnrnison autri- 
chien étant monté A l'Aulhion, Colli l'autorise à y demeurer ; poor- 
bint l'ou doit continuer les préparatifs pour ta roiraitc et même 
retirer l'artillerie de Marta pui!U|ui- Culli écrit : « Tltchex d'arran- 
ger les moyens pnnt «nuver Icscimons de Maria avec le major d'nr- 
tîllorie t (i), 

Culli avait déjA consulté Déliera sur la néoesaîlé de la rerniile, 
car le a5 eeluï-cî lui répond de l'AutUio» : ■ Puisque vous jugez que 



I 



I 



(1) ioariud d'un aKetrr du r^^mcal in f«rde», paite iCt. 

I*) (Jilli t [)«ll«r>. -lO airil, imgr SU. 

(3) Hnlauiirns. Joar^ial hiilorigar, ptge 17. 

Il) (:<iiii i llrllfrn. lit •vHI. i lirure, pa^Uf. 



CAMPAGNE DE L'ARMittC D'ITALIE EN 4711» (XCXXXI 



P 



votre pcMÎtion oxige celte n-iraiU:, jn ne puis que mVn rapporter à 
vfttrp MDtimpnt •; pourtant il avait proposa comme tncsuro deprA- 
CBUlioo de retiivr le§ canaas de r(>rti^uière(l). 

Le »ft. Otlli-ra ne n-ndai( di- noiivt-itii h l'Aullii»!) n\i la Journée 
*e pAiMsit fort lrnni|iitl)c;ineat; le xoir il élnît île n^ttiiir h Siion^i^ 
KTcr Im qufllrt) compat^nics du l)«t«illon ttutrirliicn, le contre-ordre 
lui élaot probablcmeat arrivé Irop lard (aï. 

Le calme i|uî avait réyoé sur loulo ta ligiiu umi^niiil uu revire* 
tneni dnus W iiUre^ du ^nfirnl Colli ; dans la Noin-e, il nri-rlinsail 
Ik-ilira n qu'il tu- s'ngiiwnit pin encore de faire In rclmilo ". el il 
ordonnait A l'Aulhion, Marta et autres postes " de se défondre à 
outrance et ne pas sou^r & la retraite que forc4 ». Colli avait alora 
repriit conlîani^c ; peul-èlre lai avaîl-oii fuit espi^rer, de Tarin, l'ap- 
pui do d'Ar)fi:nlv«ii rI deit Autriehtens? cav il cnvÎEiKrcail la chance 
^■de lour arrivée, et alors < on pourrait faire des efforts pour se sou- 
^^ tenir • . En tout cas il »^lail décidé à tenir jusqu'au moms'nl où le 
comte Alciali lui appttrleraii '< les résolution. ■> ili''fiuiliv<-« <Ii- in 
ïour » (it). En coDHéquencv. il approuvait louleii le^ dispositions 
prise«na oo! Ardente. 

Uans la nuit il recevait des avis prévenant que l'attaque aurait 
lieu le 37, il onlonnait aux troupes d'être sous les armes A la peinte 
ifa juur(4). 

Le 36. pour In première fois depuis l'ouverture de la campaRne, 
les Piémontais avaient opposé ooe résistance sérieuse ; mais bien 
loin de leur supposer l'intention de résisiiT. Masséua luit Iniuvait 
tout it^m oral ixés. A 11 IteurcH du xoïr, npréM avoir rendu romptc 
A Damerbioo du comliiit de Miirin H de l'nfl'niredu Pclleirrino, il 
lai disait : • Depuis quelques Jours, l'ennemi ne sait que devenir; 
tous les matins nous trouvons des chang^omenls dans leurs camps, 
mais j'i-S|iéri' que demiiia malin nous les tirerons dr ccti'iniMr- 
ran > (»). 

Il donnait alors ses derniers ordres au:^ troupes du centre. Elles 
teienl panasses en deux colonnes. 



!i) tMlera i> Celli, aS avril, pa^* 3i]i 
>i TttWtr» k C«lll, Stitrfp, »li avril. > Il aiiiioni'r qu'il vrnsil d'an-ivrr df 
J'Anlhion loni mouilM : loin j Hmi\ tr*nqnlll«. Il fait ct.p«rtr île tu ttiatln \r 
*7 i la BriçBO <t n'y vint pai le loIr du slï, ellendu iju'îl ttail lout btlitiii;-. 

t.e Bojor BFilrom y devait venir trec lui et le* quatre roai[iaç:iii« du 
tiMiflitliia iHlrifliien reliées n r.\ulhion. Li: >G. il y.ivaii il» Fraiiraîa au foi 
dr Miiralon > (A tt 75}. 

13) rolll à I)«l1era. i« avril, pit^r iM . 

(t) Joarnal à'an iiffirUr du r^K'"""* ■!'* K*rtlM, ptfr iity. 

(A) Miïuni 1 D'inerbloA. il ai rit. Il hcurci ifi du *o!r, pafe 13i 



CCCVXXIl tl\MPAGNB DE LAllMl'E DITALIE EN' 1791 




Le ^■■ii^ral llammcl coiiimoiidcrHil celle do (fauche : a i*'haUiîl* 
Ion <riiiruuleric li-g^rect deux liNtuillon^ ilc la lid' »fi)- 

Lu- ^riii^nil Briili- lvIIc de ili-Dtti- : .V hnlaillon ■)<■ ^r«otidieiii et 
<I('U\ liatHllIiiris dul'i 117°. 

Ëllv» attat](ii-T'ont la redoute par la droite et jiar la gnuclx- ; li^ 
sucfîù.>> âbleuu. le ^i''iiéral Uml^He rabaltraîl sur sa drailr b jiour m; 
|iortfrciiiilru l(- çrand (am|> ili- Oniit-nii el le fori-ei' .1, Avant ii ne 
lirravoc le jff'ii/iriil Frari^'cjis, il l'-laîl iiiforniA du m ou vc m cul di* 
reltec«loDOe(3<. 

I.C Iftnéral Elammi'l « lilcrait sui* sa gauche «t siiîvrail le mouvo- 
incolde r«ani'i»i * : il rat remarqua li le <[ii'ou d« lui donnait pas 
cttDnaiitiMnco de rioïti'uctîoa adrr.tw'-c à Lehrun. 

Iticn ()uc rarr<^li> des ri'prèxrntsnlN eM KuTHNamincnt prècinè le 
rdlodc Moiitct.rl que la lettre de Uunierbîon n'_v «joutitt rîcn, Max- 
séoa la lui Iranniiietlail laissant A sa conuiiisaaner du terrain le iwiii 
«l'arriXer les iJi!ipM>itions de ilélnîl (îï. 



Il 



Attribue et eniioement iJi- ta redoute tie FeU par Masséna. 
— Deuxlieuresavant Ir jour, les troupes pi 6 montai ««'S vinreat occu- 
(i«r leum eniplacomonts. Vers 6 hcari-s, on vil diMim-tcmenl le» 
Iroiipvs frau^'aÎM^s n'ébranler de la Tanarda et v<>Tiir *i: plact-r • ^n 
ampli ilbril In- sur Ica pencImDls il<- Maria et do Ceriana» Cinquanle 
11 DoÎKanli- limilIrurN iiranl M poiissà's <-n avanl. l'avanl-poste 
cnucnii de la Mappn se repliait *ur lu rtsliutte de KeU. Une piik-e 
K'ètablîsïait alors i la Mapjia ; nom lirHilleurs. ronliniiant leurs pro* 
grH, sappriM-liaienl sî pi^s de la redoute ijuc leurs ImIIcs l'alli-i- 
{Çiinienl et nu'itie la i)r|>asuiicnt. t>e» diuK oVl^ la eauonnailc sen- 
tfageiiil ; li^ deux pièces piémuutaîsen répoadoicnl Iciilement pour 
méitngvr leurs eou[M à la (uèce françaîw dont le lir Rc raî«ii( 
d*abord nul offcl. Mai;: dfc» 7 hvnres il est visiM.- ijue le pins (jurant) 
effort do MoWna va se diriger sur la ilroîli-. <■ lis uien/i'-'-nl le bot» 
de U droite, inaude Maiilaildi ; les irorps tt»ti<:s et (has-u-iirs dui- 
veul V faire la plus graade rèAislance. ceux d« vis-â-via sont immo* 
biles (4). 

01 M*<ajiu i Hummrl.in >Tril. pa^ 33». 

<i>M**sittii à Briitt. lAavril. pigf 33o. 

(3) iUui»m à Mourel, «S «vril. piKt Xlo- 

()) Mnaliâili k CoUi, »^ inil 7 Ii««m. Rftati,in. p«fe iHn, 



'1\MPAGNK UK I.ABMti; DITAt.ll- EN tTÎM CCCXXXIK 



I 



» 



I 



P. S.— ^ Il Taiidiait reaTorci^r. s'il «si [>os§iMe. le ImU dv lit droite 
en arrière. Si i\«x troiipu» uoiis arrtveul de cul Ardi'iite, nous en 
kraa* Ofl Uitaffr ■. 

Cru après l«a troupes FraataÎMs «'cbruDlcol c» deux colooues, 
rlles jiTfintoDt • un ordre siirpn-nant dans UI1l^ descente aussi rapide 
que celli- de Marta ijui ilail toute eouvcple de m-ige o ; avec itlc» 
i-llnt mèacnl df ux piéteH de irunon ; l>ien loin de M! laÏH-v'r ébrnnicr 
par le feu di- l'ennemi. l'IU'k Kf^tci-Teiil xfiii di^ o les miisijiicr ■. Les 
L-iuioiiit places, • la colonne a'onviv ". pour Iviir permcttn' d'entriT 
«41 aciiun : leur premier emplacement i^litnl plus haut i|ue la it*- 
daulf, ÎU ne pix>dutHi-uI aucun riitultal. S'en apercevant f ]>ar I» 
hurlf^mi-iilN mo(|ueiirfl ■> dcK l'iAinimlais, uti* Iritiipex lua ûrriii rii 
avant « av^-c des planidifi^ "[u'cUrK avairnl nvi-c rlli's i^xpri-s pour 
traîner le co non (|uî aurait upprofojidi ilaii!>lti neige •>; le lir devient 
alors im-illetir ; crtte ïnmiiinnilc dure envii-on une heure et 
demie (i). 

Ia (ItvUion di- llelgioso placée Mur la rliuite <! en dehors, fort 
e;(pOM-e aux coups qui parloDl de la Mappa, tioulfrc tieaucoup ; elle 
«Nt n-jM'uilant inniulenue «ur si» position pour iinpôeher qu'tiii ne 
tourne la ivitonli- di- i-r. cMf- cl t)u'oii u'v dotinr l'assaut. 

Tout à roitp Ih coIiiiuic de j^udie françaixt' t dem:eiid à toute 
course • lie la linulcur ; elle s'élance sur les bois de la droite et s'en 
eui|Mre apnVi ijm-lijuu n'-sislance do corps franc >'l i'lia!v.eurs . mai» 
au lien lie se retirer sur lu riidoule, i-nmnic ilix-n uni n-^-ii ordre, de 
manién- a rouvrir kb droit'- iU sr r<-|>llrrit par le vallon d'.V»fcld 
avuc le i'' de Pienerol. Li;s FriinvaU soiil ulisolumenl maîtres dca 
liots. La division iti- Bel^Jnso prise ite IVont el de flanc se retii-e A 
Miit tour alian'Iiiinjajit la Redoute à »i-s propres furee.H ; le a' de 
Pil^ncnd a tcaicnê le plan de Linatre. Ouoiitue abandonna A leur 
propre force, le» dôiensciirs de lu n-diiMle ne jji'ril'-iit pii-i coiiraite ; 
un canon êlail déjà liors de si'r\ii"i-, il e>l remis en avtivili'-. Mai» 
eWl en vain ipie .Manlandi cuuâcillc au commandant di-s gardes de 
laisser inic piirlie ilc son i*i>r|is dans la r>'di>utc- <■! de m: porter sur 
les derrières avec le reste pour dégayrr la droite, tandis ijue le 
hataillua de Tortone monk'ra à la rt'denlo tambour tiallanl. Ces 
menvemeiilK ne parviennent pas à esèi^ution, A ce moment, nos 
tmnpes donnant l'^ssiiul à la indimti' et l'euK'venl avec une grande 
bravoure, ii laquelle rend hommiig'e un offii-ier piém»ntais ; « Plus 



(I) ToiitrroU, il n\ btr.a itifticilc il'adiii(nrc(|Me IVffci dr oti pclit«« |>itoe> 
■il ^1^ Ici • .joe l'nn le^iail Jtt rvttaai-hnarnti de ta reduute aaaltr en 
r*ir p. Jiiiiranl •)'»» urilricr n<i rëciniiMil ilt« i;»rrl'.'«, j>afe 17V. 



rcCXXXlV CAMPAGSK DE LABHIÏR inTAr.lE BN 4794 



on ira (oait; écril-îl, plus ceux qn! rcsiaivnl n-doubUtc^nt leur furie 
c4 liiircournjre jusqu'à embrasser le canon «(ij-Ce succ^ £tail 
aussildl auuDnci- k Duaurbion. 

«NouKVoîlA inallrc!! i\e. la piiinfurlenilautf <Ii-x eiianmix, redoute 
A (ripirs rrlRifidicmi'iit», dffi-inlur par Arux pîw-s de 3, deux TusiU 
de ri'mparl ot 2.odo hommes, don) In pluii grande partie Auirî- 
cliiens... (i) >. Il y a lA une exs^raliui) en ce qui coneenie la valeur 
dffi'Rffive de U rrtlouli-, maiit l'^valualion de» forera ennemie» et 
cxnelB. 

Masa^iia appr^ciail jasIenicDl l'importance de son saccAs, la nt)H 
luii' du centre ennemi forçait tout ie n-sle de la lisrne i se replier, 
car un eniitiniinnt xnn moavemcnl il (ombail niir tm dcrrri^ren dn 
rasM-mbkmcnt de cnl Ardcnic et lui coupait sa ligne de rvtnite. 

A II heures, MaWna apprend que Kiorella a ft* rejMUssé avec 
perle ; à ce moment il n'a plus d'ennemi devant lui ; sur su droite 
»r Iniuve 1<- rasNi'mbleiiirnl de ctil Ardente itunl un distiiiçue le 
point d'appui de droite, coDKlitu6 par unu redoute A la cime del 
Bosco. M(is«(nn se dt^cidc alors, avant de contînacr sa marche sur Is 
Brif^'HC, à enlever ecl ourrapre qui menace la droite ; qdt'lqneA lîraïl- 
k-urs suivent vit» le nord les Pi^moiitais en ildruiile. C.<-Ue n-»olu- 
lîoH Éliiil triVsi gmvr ; nous uouk rappelons en elTct que Lebrun an 
devait attaquer qu'au eati ou Mass^na apparaîtrait sur len liaulenrs 
de la Brigue ; toult- notre gaiicbo allait dune être îmniobilisi-e. 

Dsmerbion (tait averti de la modilîr.alion que l'^.hw de Fiorella 
apportait nn plnn primitif. 

Mass^na A Uamerbion, 1 1 heures, a^ avril (AM) 

* Apr^s la prise de la i;raud<! redoute et des trois camps destina 
h la soitieoir, j'auraia cru que te chef de brigade t'iortlln aurait 
prix la hauteur de Tanarello, e« qui aurnït néres.'>!ité l'évacuation du 
yraod camp, mais avant élt repon^st quoiqu'il n'eAt h faire qn'à 
de« forces inférieures, je suis obligi^ d'attaquer une redoute qui 
protège son grand camp sur la droite. Cette opération pourra suji- 
plfi-r b celte de Kioretln. Alors le grand ramp «ni h nous ; en altcn- 
danl j'ai po»té sur les pentes de la rivt- gauche do la Rrtgue quH- 
ques troup«s qui inquièteol leur retraite. Tu vois p«r U que je suis 
oMiifè de dilT^rrr pour nn mumunl ma mnrrlie sur Snorgc, je t'ins- 
Iruirni do r^ullat de Topératiou qui m'occupe dans ce mnmeal. L* 
redoute des enoerota est sur des rncheni dont les intervalles sont 



I 



(r) 'oaran/da r^^aical dcsi;«n]c*. pafc ■]«. An sujrl du COursfC dcrsIIB* 
l|at. roir AE:alrmrnt 11 Pcllrc tcrilt dt KOMani, (■•(E 4it. 
iij M(M«ua i DniBerliioa, 17 stril, p*g« Si. 



CAMPAGNE DE IK^HP.E D'ITALIE E.N 1T1M CCCXXXV 



tvlranchès, H la priocipate assez cléfcnda« par un« pi^e Ao nnon, 
' rerjui n6c«s.tite <[ue jVii fa.«te avancer une dt^ cellvit que j« t«nr 

avais pri«ps pour Hrc plus stlr du «iicc^. » 
I II ni' oousApparlii-ii( pas de porter un jug-emcnt militaire sur la 

^ndécîsîoi) prise |iar Moâw^na auquel on ue manquerai! pas d'opposer 
^Bk^vr jiisti' mison niMr^' peu dVxp6riftic<' . De plus aon» nous rapp»- 
^HloMs rc conwil de TKi^liaul : ■ dnns In rarritrr d» nrmrs il est ci» 
^Vg^ni'ral tr^ pcit pardonn<) A un ofHcicrqui n'est pas i*levé aux pre- 
iuier«gtnde» militaires de parlcrdo ceqni peut concerner directement 
I ou iudif*r4<!menl »«s rhi-h *. Nous nous pernu-UroiiH ««-nlement 
d'eKpo!«cr Ir« avanlai;<':« et le» inrguvrnicnl!! d'une niiirrhe sur 
Snorge. 
^K Dans les instructions on avait a^^io^n^ eomme but principal d'en- 
^Blcver S«or^ ; en ne portant vit^ourvu^mt-nl dans celti- direction on 
coupait la mule de 'Tende i> In ji^iirnison de Saurge. A 1» Vèril4< on 
avait À rt-doutcr que le« (rouiics de roi Ardi-nte ne se jelnwtcnl sur 
notro flanc droit ; mais en admettant que le comte de Itclle^rdo 
prit re parti, on i^lail certain de lui opposer avec des Torces moin- 
^^Inui une f^rïrus« résistance c» x'appuviint sur In rwiloute de Fels ; 
^^ttn ralliait les troupes de Lebrun et on Hvnit Inujonrs le temps do 
revenir en force contre lui. Du reste si la colonne de Fiorella ^lait 
^—battue, celle de Praui;ois restait intacte et aurait suivi les troupes d» 
^Hbol Ardente. Si au contraire l'ennemi demeurait immobile aux 
' relranebemeots de col Ardente, on tournait les retranchements de 
Saorge, on parvenait dircctfment à Tende, obtenant a'nsi l'avan- 
tage d'arriver sur le:i derrière» de l'arma ennemie. Puurlanl il 
^KBnnvennîl de tenir compte d'une nuire bvpolli^^e : si l'ennemi avaîl 
^Bdes forces sérieuses h col Ardente, il bn ^lail fnrik d'écraser la 
colonne de François, puisque l'échec dr la droite française, en U 
mettant bur« d'6tal de renouveler l'allaquc. lui donnait toute faci- 

klité dr se concentrer, et alors il coupait en ilcux nolrt' Itçue ; tout 
d^pruilait donc de TefTe^rtif dit cor]is )>ii<mo»lais ; naitK ignorons 
trs données que Mnss^na possédait !> cet f^anl. t^iutefuis, d'nprfs 
la lettre du 36 A 11 heures i/a du soir, il no semblait pas le consi- 
dérer comme roduutable. 

Tenttitive dt i^ollî fwur rallier ses troupes. — A poine informé 
de l'attaque de Fels, le ^/-n^rnl Collî avnit envovi^ sur les lieux le 
comte d'A^lian,alin d'y annoncer son arrivée; il s'j ri^udit Iui-m4m6 
7 lieutvs. 

Au moment où le comte d'Ai^lian atlei([uait Praj-a, l'alTaire était 

]'cid<^e ; il V avnil Kur ce puint le a' bataillon de Piffiierol, une 

tint- d'boninirs du corjiA fraue ; déjA ou a^^itait de se i-elircri 



cccxxxvi cAi&PAwa m larmëk difalib eu im 



loi-sque heureusement le comlc d'Airliao Faisut renoncer A ce 
fuDrnii' put'ii ea iiiiiioiiy«t]l l'arrivé du i^^uéral (i). En chcmîa, 
Calli apprunuit l'en 1 Eve mmil Jl- In n'iloiitu ; il se refusait à J 
croire <'t lAchait de ramcntsr tous les fujnrds, mais il no put r par- 
venir, ceux-ci se jeUal à droite et k j^uche des chemiim cl loutt 
s'cnfu,vaDt v«tr& La Bripue (a). 

Cotli onlunnail iiu capiluinu d'Andi-eiii de sa reudre dani» oo nl- 
Ujfe, d'v rôiinir Imis \e> fujanU i-l du Ikm placer sur la Itaul^ur SaD 
Siilvndur. Ilii-mi>nif conliinidit xa mulp, irl l<dli' riait la dt-bundadi.- 
qu'il crniçtiail de ne Irouvrr pcrsoniie. A son arrivée, I<-s l-'rjinpiis 
rusillaicnl di^jA. du plau de Linairc, avee les postds avancé». 
■ TA-nîi^v«nit'nt de l'VI» u'niiruil poinl tîii-à cuiist'quenresi les trou- 
pe» K'étiticDl iirr^lée» l'i In IVavii, roinme elle-» devaient aaturelie- 
meut le Taire », cnai», vovanl leur diVionraremenl, »'a_vaHt ancuuG 
réserve, t-t désop^rant dv riiiiient-r 1<'S fuvnrds Colli donne l'ordre 
lie lu rulraile. On lî<-iidni Unile la journi'-o A ti>l Ardente. « eu M>nte- 
nant & outrance lu rime forlîRée dil Ito.iit» i)ui en appuvail la 
dmitc •, cl t on m: n-liriTS ensuilr pcndnni lu nuîl Kur la liauto 
cime di-lle Saccnndlii qui ru couvrait In ^am-lie > (3). Aucune altn- 
que ne se produisait au i;r>'^nd éluuui-inont de fJulli qui n'en décou- 
vrait pus la causi- : il se déridiiit alors ù naourm-r à La Itriçuc où 
il i-tail ù u heiiri-s. 

AUuiffifdf la cime del Uosco. — A dioit*-, les Trançais venaient 
d'e**u_vci' un éche^-. Comme un l'ii vu. Masst-nii avait Toit suivre 
l'ennemi en retraite par quelque-i tirailleurs H s'Hait porté sor sa 
droili' h l'allaqui' d<- lu cinii; del ItoMt». 

« Otti- cinie fit (mmrv par uu'- ifrande mM».«c de i-vchenv trrè^U 
lien avant pluoicurs prlins inaccessibles et les autres d'un difficile 
liccfs : on III' pouvait monter qu'un à un cl par celle qui faifait faca 
A la cr4lc vi-iiani dr K-U ; elle avait l'-ii- fiirlifii-e par un patapel de-' 
i;a«un H l'èpreuvi- dt:r< pîi'-ci-sde ni<>nlii]i;neN, quï suivait la liçurr du 
rni-, r.ti ratait pnliérem<'n1 Ick hords. afin de ne |K>int lainser du 
peine à lennrmi pour IVacnlud'-i', formant comme la moitié d'unn 
tour uii était placée ane pièce do montagne, le pied était aaiis 
défense : on n'avait pu priitiqurr que quelques bouts de rctrauch 
mentn aux |Mirtiea lutérales d*uù l'on liatluil le trmia eu avant 
une rerlaine dîiilano- du (lieil de la roch>- « (i(). Le jour do l'ilUafl 



1 



(t) MitaniMaB, Journal hntoriqar, p«gc i8. 
(«) Rclilion lie li'Andnii, |>«^ St». 
(3) Journal dt ilulaoÂftna. paf c ■)%. 
(4t Journal dr Malaattena, pac «g. 



CAMPAGNE DB I.AIIMKE D'ITALIK KN I7fll CCCXXXVII 

le WDiier avait èl6 coup6 ot pour «entrer Onos la reduiiu*, l Vonemi 
sV-tuit servi tl'um' t'-rlielli; ■(ii'il avail i-elir^u <'(i <lL'(liia.'t (i). 

Telle rJail In |Hwiiion i|m' nos Iniupcs Jcviiiciil nili-vi-r. Brul^, 
ch«r|^i^ (le rntlfl(|uo, Mail plfin de contiaiii?c dann lu r^siillnl cl il 
■ituoni,'«î( iiu r-utx-H romptet. Di'jâ IVnn<>ini avnît c(jnim(>iicé IVva- 
ruaiiuii et • fuÎMiU fili-r li-> impii^i'ït de m>ii g^niiiil cjini]) ttur le 
cltcmiu de 1^ Rrî^iie ■. Il dcinanilnît s«ulrtni-ii( qu'on lu! cxpodiAI 

Vers midi nos Iroupcs eolèv^-nt d'Hbanl tint' pi.>titr- buite située 
il 30u métros en nvant ; «.-Iles s'y fiirnienl i^l (uraineim-iil tm 
rrtrnnclictnctil ]>i>ai' la pièri' ■|it'llumrni'l u rnvovcr. Le: ninilc de 
U'HIot^unlr onionne •lUssitAt de la ripniidri-. La garnison de la 
roduute Hail composée de dfU\ cumpiii;aii^s du rt'i^ri nient aux 
^rdi-s ({)5 bommea), d'un dé tac hts ment de l'iKoeruI (75) de la 
t" du Pii-monl (70) e1 d'une fitce. On i-ompreml dom- iju'ÎI ait 
hr'%it/- avri' di' xi rait)li-s iiioj'i'ns h li-n|i'i- une pnri>inr ninitœiivrc. 
M^conlrnl, le comtr do llcllcçardi? lui <Me sou coinmandi-mciil. le 
donne au major Uale^o (3) qui a'jr rend avec la compagnie colo- 
oelli- do PiémonI, forte de 48 lioiiimi^. Il a ri'çu directement Co^ 
lire de faire miiri'lier deux petitt,-!! ludnnitex de eîiiqaaiilt! i Mtii\nnte 
homme» pourtoumer la butte, ol de »'y défendre à toalo cxtrëmïtij. 

Le lempïiqai s'est éeoulé avant son arrivée n procuré aux Kran- 
çai« If uKivcn Ar mettre la pièce eii liiitlerîi- ; ni'sinnioiii.i \i^ Pit'-- 
montois o'avniiceiit gaicnn'nl A reunemi ; maÎK, an moment où U» 
arrivent au pied de la pcnic de la bnitc. une grosse coloUDc fran- 
çaise, qui lea aurait eaveIopp<5s, apparaît Hur la gauclie ; elle se 
l'.iiiaçe oa.tnile en trois curpN |>aur allaifuer In roiluuli- suraubmt 
i-lc poiitls. L«« KriiiicniK s'iivaucetil lii'^renient >ou> un feu nourri 
d'infanterio, celui de la pifce pièmuiitiiisc caX niiKsi vif que le p«^ 
met son peu de munitions. Une |iBrlie de ta colonne du centre r(''U8- 
Kit à gagner le pied ilu retranclieaiL'nt : elle eM ainsi à couvert do la 
niuu!(qnclcH« ; déji |iln!i:eurs baîuanelles uppiiraiueni dans lea 
embrasures, quelques bommcs ditn-nt tnt^ine xtiuler dauit In r<tduule. 
Les di^fenaeui's fout rouler une telle gr^le de pierres <lii haut en Imk 
de lu pi-nie que nous sumnies forcés «le quittorcci abri ;c«tle retraite 
nous rxpoKP du nouveau an feu du la mou^quelerie : la piiVi.- d'ar- 
tillerie pic^montaisc qui ne pouvait liri-r sur un. ii t;riinil uiifjle rentre 
eu actioo ; la cotoanc française, cxposoc nu feu luias pouvoir j 



(t) M*»^ua nu cooiitÂ, is mari, p&fe {7!, 

{)) Bnitt A Ma>»«ni, 17 avriJ, pim 3ii'j, *uir lu nol«. 

|3} JtApiiori >lr Bcllcgirite. pa|çi'>3^'(i*3'>u. 



axU 



CCCXXXVm CAUF 



7f,M\f.li D'ITALIi: B|l 



rôpondrr, bal <mi relruUv dnns un ilésoitlrc ompicl (i). 
I hi'Uiv i/a. l'altftquH csl déliiiilivcnienl pepoussi'e, .Mnssénn atlrï'i 
buecei/tclti-cau ici-vice tlt- riiiiilIerÎH (il à la nviirldu jifént-ral I)rul6. 
Rci'oiiuniKxncit i|ii'il «itt iniponHibli' H'ciitcvor oct oiivrai^v avec 
muIp inrHDleric, il |>i'c?«ril uu commanduDt de rartilliTic à Pign 
de lui fnvojcr deux picces du 4 avec loul leur attirail ot le plus d| 
monde poïnilili' ; pour oa^fiier du temps. ('Ii«s marcheront 11161: 
pciidiiiil la iiuil^uj. Eu utlcriilaiit. list Iruupi'itsoul rallit^eaeuarrtèi 
do In butte dont uous avooK parU^ (3) ; leur moral a dd ^Ire 
ébraiiti-, puiftpic Mti»&riia dc (l'ule pns uu nuiivct efTni-t. 

Cctinnuccùsn uQt- importance capitale pour la suite lic lajouiN^ 
nie ; il procure aux ItAupca île Colli l'aviKitat^ de n'être |tas pntit 
suivlr» : lîD ciTi'l, .Mnut'iia «gui 11 Inissi- «ur non fruul Pîjou n\ 
quelques troupoii en fitce du plan de l.iuaire, Tarr^le net. ■ 
erui», lui icnl-il, qu'il n'est pas prudent puur le moment d'altaqua 
IVniicini, licuH-Ioî snrirs çanlf» » (4). 

I) l'iail iviil>-mmpiil iinjuiîwilili- de rmouvolrr l'nllaqiic *a»» r»i| 
pili d'une troupe fraîche, ur Maïuéua avait tout (on monde en^fa 
uni' chance lui rcKlail encore A la vi^ritt^ ; tino de» colonnes de droîl 
nvnil <^l^ battue, mais colle do FrancoiK ^taît intnctc, hou actic 
pouvait tirp ilécinire. 

A ci^ mamtnt de la joum^ la iritnfllioTi d>< Mnssénn était pInM 
Critî'|u>' ; uiit' di-srs colouiies i^ail ciunpUl'-mcnl Imltue saoaqti'I 
eonufll rAlciiilue du désastre ; lui- inAitir venait dVproiivorun^chi 
sérieux qui \f paralvNiil net. Il (il preuve de ce rare Mine^rroîd qi 
dénote le véritable homme de ({uorrc et quenonsrctrouveronsAtoE 
|p» moments de Ml lonjçui- carrière. Siinsla moindre ]taroiedr blAme 
pour le lUiiment, il ri-n)nri>tle Ki'irella : t Tu n:i Mé intilheur«ux. h 
^ril-il, il ne faul pasm- rebuter, lu roiwmuiouceras demain la mâm^ 
attaque >. i'our ne pas le découmi^er, il no lui parle pas de aoa 
propre échec ; il lui dé|>innt la situation comme excellcule : on 
déjA pr^jt de cnl Ardente ; noa iusoecéc a seulement rendu 
victoire moin* complète. Celle lettre respire une pleine çoB 
fiance (5). 

Son ian^iife nu K^nérnl François est tout difFl^«ni. Noua son 
mes Irés«nal reuseig-nit sur hi ronduib' de en ç^nérnl ibins In joui 



|l) n«lalian ilii majnr tlalruno, ttaicr 3^. 

1>) M*t«tfla 111 irouimiindaiil il» rnrlilN'ri*. 1 hiure l/l, 17 arril, ptgf 3iji 

i3) UHiïrna • t>iinirrl.ioa. i l.pu« i fi •? ■rfit, (uB» SSî- 

4tl Unuéna è INjoii. »■} atril. |>ieF3J8. 

(S) Maw(<ii> n PiorrJla. 17 avril, f»ge 338. 



CAMPAGNE DE L'AKMBE n'ITALlP. F.Hm 

hAi'. Touterois il cnI impovNible de oc pa» voir un blAiiic diins 
VordrceuivnDt où î) laj prcscrituac nlUquci^ rond : 

c Tu avais bien beau jeu. Efénëriil, pour allaqucr IVnneini flur 
le CQDln*, je tn'alt«Q>Iai!) loiijoiirs à te voir nrnvvr ; lu peux cepua- 
d^Dt 11- prâïH-ulcr. LVnnemi n M'iiniié le p«til camp (|ui eut dans U 
partie ri pour mîciis dire lous le «ont d<-jà; lic U-* tiouvrllc» •> (i), 
Nt'aiiiDoins «i nous uous eu rapportons ji l'inslruclion du g^fii^ral, 
il semble <[u'el1o n'indiquait pa& ua rdlc si rieltemi-Dt ufTcnsît 

Vers 4 beur&t. oe vuvnnl riuii )>ara(lre. .MntM<'na «xjit'-dii! à FrariçnU 
on nouvel »rdn- (|iii n'auloris<- iiticiiri pi-^trxtc dr. iion-cxcculioD. A 
SB r6c«pliou, < sans avoir f^rd » l'beurc », il ne portera sur le 
grand camp ave« ôooou 600 hommes, en faisant connaître sa pré- 
face par tio ^iernal convenu 3 ; it ri tcnnini' par ce bUme : < Je ue 
te prèvi<<n.i (|hi- <lr a; i|uc In «itraÎH dû fjiîre d (a). 

JnM|ae-lA Mnsiièna se voit conintînt iraMixtcr impaissanl à la 
retraite do rcnnemi qui n'opj^re sons ses jeux. A la m^me boure, 
il aviTtil Dumerbion de sun îniinubilik' : < Nous sommes tou- 
jours dans la m^me position, citoyen général, l'enneirii t!'VHca« 
prnH{nt! UiHK U:* pelît-' rnmps ; j<i crois qui' dann la nuit il.« êva- 
•TUcront le tout, et je pourrai aiflr de concert avec Lcbnin «(S), 

A 7 lieures. ta ailnalion n'a pas subi de chanj^emonls, Mnsséna 
cùmpte pourtant enoori; «ur l'arriv/redi* Kraoçwî», ctd*s i|ii'ileiili:u< 
dm son signal, il tenlora une attaque di- nuit |4). 

Attaque de la droite. — A la pointe A\i jour, le 'i" baUiîlloD 
lie la t|(|% parti de Mendalii-a, urtivail dL'vaitt le posie aviinc<S 
du col do Tnnarello ; ce devait Atru le poste de Cîa^gîa (5) où 
sK trouvait le liatsillon de Nïi^c, l'i'iluit à 8n homm'-H. On était 
averti de l'exislcnce do ce camp (6) ; les ili>tpositiuns d'atlaque ont 
dune (Métré assez mal priitea. puisque w faible corp» suflisait pour 
arr^ti-rli- bulailbiH fnini,-aii> i .ta réMHtitnrc procui« au baron (iri- 
nuildi le b-tnps d'aeconrir avec deux compii^rnirs de Pii-monl. No 
pouvant rnroerle jMstc de Tront, on lente de le tourner par In droite 
eo dirij^eant une colonne vers Colla liohsa ; une compagnie de Pié- 
m»nt, relie du» cba-v-vutir», les lâ ifitinadirirs et -xU .soldat-t <\f Be.l- 
çiuKO arcouriw de la Siici:arella leur soni upposè^i <•! l'arri^lt'nt. 
L'autre compagnie de Piémont vient soutenir le bataillon do Nice. 



U\ Ma»'Da 4 Pr*n;«l<. i) avril, ^iii;r 3MI. 
I*) MuaèKi h fraii^oiil. ijavrÉl, H heiirce, pa|rc 3AS. 
Ut MauéiiB ï Lhiuicrbioii. i; «Tri!. 4 li'um, pngr 3.18, 
Ij) HaKKaii .1 i)uitivrl>>un. 17 airil, 7 hmre* du lair, ptft H^. 
(Sv Tl rai îni|>n»il>le dp r«i-onnatlrp, iraprei la rFlation |>iénii>nlaiip. u l« 
(UViic itUi|af a l't^ la (^Nçiria nu un aiitr>> point. 
|0| lila^Mua nu cummnnilaal di ItciiJalici. iS avril, page 3i4- 



CCCXl, 



CAMPAGNE DE L'AHMÈE D'ITALIE EN IW» 



A|i|tuyéH |>«r ■)(■ boiia relrancht-inentH. n achevas duratil IWltoi 
indue lin rombHl i. k-M PiriTuiutiiis iic|i<iiiiiS('nl timlcs les «llaqu 
di' front ; vi-r.t tiiMÎ, iint l'ITorlK «r rtili-iilt^-uiiit, M. t\e (îriinul 
prend alors l'oiïi'nsivc rt nous rejette jusqu'A une t bnÎMw: A 
roi-lici's n ; u[U' purlie ilu tMilnilloti. rallié * y fil cncoriï Ferme p< 
(t:ini |>liiH d'tiiie hi'ui'i.' n ; miii-i, iji' nouveaux renrurtâ étant vcii 
Hti Kiicoucs ik'M PiétriotilniK. la rrlrtiiir coiitiiiiic (i) Cet vch 
iV-duisail Fiorrlln h ses propres foi-ces (a), 

Altii'fue de la Sacearellft {3). — Uans la iiuil, uiio roin|isçitk 
de Piùmonl nvatt ^ti> |>(>ur n'htvi-r la roiripagiiie iIi-a (nicdi-s, UrN.té 
A lit Rotrcn Barbiinn ; IduIitk deux dt-viiii'iit v «b'iiii'iin'r jiiiiqti* 
7 huiir^K du matiu ; A la BH<:ran'tlii lu riini initiai v dv Pif-munt iv 
roiiUnit colle de» gnrdi-» qui n'y finit repliée ; elle» y dcmcuivieiil 
toutes deux. Le mauvais temps iie peut servir A cxeuserrcUc grav' 
D^gligciiee. puisque la coluime française a marché toute In nuits 
un terrain al>Miliimeiil Iiironnu piiurclli'. 

370 tiommi-s iroiislituninil tu gnriiUoii ilc la Sncrarella. Ave 
dt l'opproclie de la colonne française, soit par les feux allum 
sur le sommet de la Saecarella, soit par trois cou|>9 de fusiU lî 
de e« puHte, »i^nal contenu eu cun d'atlaqur, k- eomle de Bi-ll 
garde dirigeait Mir ce point In comte de Saînl-Roise nrar 
compA^uies 1)0 ^Tenadier»; ol eellu do eliasseurn ; au cas aA It 
FratiçuU aiiraieiil il^jiï occupé la Saccarellu. k il devait absolu m ■' ut 
les en elta»ser ». Le comte de Sniut-Mtrltel, dont 3a liotnm 
avainil élè renforcer te bslnillou de Belj^ioso, marchait sur Rn 
Darbons dont ou ignorait l'évaeuation ; il avait ordiv de tinter <ti 
prendre, de ce point, la rolonne français eu flanc 1^ eomie <|i 
Saiul-RuM! alteignail la ftaciuirulln avant <|ne raltaquc des Françai] 
KC produioM ; il avait Inut le lenipK iiéeeKsair<' pour faire m-h disp 
Kilious. L'uc compai^nie <le chasM-urs. aô irrenadierN. ib holdats d 
Uclgîoso allaient renforcer sur la gauche le poste de Tanarello. 

« Le comte de Saint-Rose ditiposail le rente de sa Imnpc pour 
défense du pusle important de In Sncc«rflln ; plaçant lu majeure 
pnriie en ligne appiivéc aux deux bouts de FctrnnehomenLi qui 
tenoicnl A la cr^te; il p<;flta un peloton sur un rùtk droile ir 



(!) L* r«lo>»Kl Knrb» admrf ^aa la nl»llc sViil upt-rrr p»r In rive ç«oc 
de la Vauraifana. il août icmbU i|u< le ra|iparl (liriiiiintaiii iiir pfimpl pan 
dVtr« *\ Bnirmalit. 

la) Relaiian de GrimaMi, p«^.10i. 

l3| Rapport df lltllr^rjc. pagei XA 30i ; lupport de Saiiil-Mi 
paici JGt'3M ; ftonlla i Ma<«^ni, «8 Kril, paire 377 ; fi«iiU«ieB, *8 avH 
paitr ij». 



1 



► 



1 



CAMPAGNE DE L'ARMÉE D'ITALfE RS IT91 CCCXU 

(i); il forma un pc-lit corps de volontairvA pour si- porter 
soin scrah u (>). 
Lo lî^n^ral Fiurelta s'nvmiirc, pnr In n-flc. sur Ih Sncran-lla uvnnt 
liSlf la i--irapn^:nii! (IVclnirrurs cl le > hat>iillon de In 3" d'iaTim- 
erîp l^ip^rc ; arriva \ la cote a.ogS 3; il se fornu- fiilri- celte hau- 
teur et la Saccarella alteadant In eu mine a (-cm ont <lii comlml ; mi 
pi)i(ition ^tail a-\M£ iliiiiKi^rruci; puiKipi'îl i-oriii.tÎKuiil tiir sn cnucliC' 
uu ra«Ncrnl>lcm<!iil ennemi À Koccn Uarbona. Uaiis sou rajiporU il 
cherchera à rojeler son i-chec sur le ^m^ral Françoist •• i]ui ilevait 
s'emparer du p«ti(eaiiip (|uc jnv.i:K Inisx6 den-îf-re iniii. dirn^Uil, 
nui devait i-inpiklurr l'enucmî ilc me couper ». Saus chercher 
excuKcr le général rrnuçois, il Rcmble quo Fiorclla aurait dd 
lîsat-r la hauteur ^.aSq occupât- jti<ti|u*au moment dû il .luraîl 
pci]uis la certitude d'avoir lU's di-rriciv-v libns. 

En «Hlendant U ru-villaile A ta droite et h sa gauche, Kiorclla met 
PS troupes ru marche ; pour les oncoura^r, il leur expliqua- 
mouvements des auli-cs colonnes, il leur expoHO la ii^cessitt': 
|l*i!mpor(er l:i punition ijut eut ileviint eux. Tiindix ipie ir i^ros de la 
tilonnc .illnqiic de rroiit, une pnrlic file sur In itroilc >■ pour nlla- 
|uer l'ennemi des doox ciUi's ol couper en môiuc temps la retraite 
■e!t eouemiM que notre coloiioe de druite nvail alliKiiK^ o Dauit cet 
]rc, on -s'avance au pax de cluirij^- i njant de la ik'ii^' Jusqu'à 
G4-inlurc a. au chant de mourir pour la patrie. Le comte dison 
U portail  noin- rencontre tiimlinur huilant à ]» li^ti- do corps de 
^olonlairc» ; il l'tait rejeté cl nous noim emparions du rocher de la 
^roile piémonlaise col^ a. l85 ; c'est prohablement â ce petit succès 
|ue H« réduit la priu de la premii^rc redoute dont parle le rap- 
itrl de Fiorclla, 

Cet avant-poste enleva, on découvrit toute la position piéinon-' 
lise. ApriV* avoir fail occupL-r solidomcnl ce po«Ii- qui convrnîl %a 
lucho, Fiorflla donnait l'ordre di- rimlinnuT- le mouvement en 
narchiinl toujours sur deux colonnc»>. Tool l'avanlai^e était fvi- 
Ictnmfrul pour la défense : la colonne rrançiiisc retaidéc par la 
lug'c. fXpoMLt- au feu df cuuoii cnin'nii qui lui coupnit mfme sou 
ilrapcnu, ^lall n-pnus.sôe. Il se produisît alors un arrêt peudant 
lequel lea Piéinontais furent renforces par une centaine de gn- 
Dadient cuvor^ do col Ardente. 



(I) l*ein< *>(<■'> dr in l'arle itatieiine. 

(i| MitUuMfna. Journal liillorifat . ftltr 3o. 

il) rVtl tlii uii^ini aiiKt qiip intiii ciiin|jrrnniia Ir pAtusgr île F'orRlIa : 
I J* rar «DIS riupars ilr Js liauiciir vit a vit \e* itciix rcdoiilti dri niBcnii* 
Ir Fol Ardcalc i. 



CXI.XII CAMPAGNE DE L'ARVIÊE D'ITALIE PS tT9* 

JugMiit une att»[|iM! lie froiil impo.iAihlK, Fior«lla H'cfTurçail ilej 
loiirticr la poKilioii eiinrrnii- «il •-tcinlaiit toujours sn ilroile. t Lesj 
Pnia^nîs. iioii^ liit M. 'le >[alt)ii8!h'aa, nprt^s s*#lrc rcn forci'", alta-j 
«jii^roiil Je nuuveaa. «ssavanl il« sra^ner la cr^te pour envelopper la | 
Siir.i-jircllit. l'n pc-Iiilon vniiliil t-ii t;!iKOer li-» derrifrcs par le col! 
lit- Taiiari'llo, muiK it Tut ilrroiivi-rl pnr l« litron Moi'^iiJ r( eliasH^ ; I 
i'atU(|Ui- fut si vive que, sans l'inlropidiri^ Jr« nflû-ii-rs, li> poMp 
c<)ur«il risque d<?lre aban>loDn6 parce qu'au inomcnl nti Irx Fmn- 
çai.4 plovnient ils revinrent encore ti l'attaque, mais sans mad», «t^ 
Ictil^ri'nt RiiKiiili! III) (l(-rnîcr elTort avei: pluH il'ucharDemenl qu'au- 
paravant 0. 

AUa^iie «ta comte de Saint-Michel, — A ce momcDl. le comMJ 
Hi! Saiul-Micliel ajiparais.^ait «ur uos derrières. Le rapport ilii 
romlc! (Il- Belletrarde e»l tri'-s »|]scur sur les t^véoemeoU qui oat 
pr6c(<IA Ia mouvement iln %' balaillon d'Asti ; «pris avoir teril 
qu'A 5 lii'ures le (tnrlton n'Atjiil pax encon^ occup6, il nous diil 
quelqtics lignes ptiis lias : » Il y avaitfllont an llurbon une r«nlurie| 
de grenadiers qui èUiil la vieille ^rde el une centurie de Pij'moiil 
([ni éliiit In ^arde du jour >. IJ'tiulrc pari, au moment oii le eomtej 
do Saiiit-Miclie) v airivnil, il y rcncontrail ces deux eom)>a^Dies. llj 
faut doue admettre qu'elles ont rèuccupè cr poste naiis que l'na] 
s'ta Hoit aperçu. 

Le^dlTieterH deccH compagnie» tentèrent de détourner le cotnle de 
Saiiil-Mioh<;l d'exécuter l'onlre qu'il avait reçu eu lut représentant :1 
qu'il était ( moralcmviil assuré d'être c<»upê par les corps eniieoiiM 
dfl W!«rifc qu'on voyait disposas à marcher sur la crMc au-dcssoul 
du mont Pelle^iiio et dans les vallées • Celui-ci wfusnil de lea 
iciiHler, mais pour hien di':gii^cr mi retponiuil>ilttA cl prouver son 
peu de coiiGance dans le rf^tiltnt liitnl, il adreHuil k son cheflt 
bîlli-t suivant : « L'ennemi e»t maître de-K hauteurs qui dominent le' 
derrit-r« de Barlxtn. Je n'ai point d'autre chemin pour 5 aller que 
eelur qui conduit au Pînu ilel Footan oii l'ennemi est déjà, commt 
voHH {KHiveii le v.itr de voire ejimp. Pour ob^i'r !i vos ordres, nom 
irons. riouK nous iMitirotis, mai» je dois voux prévenir que ce ser 
iuuiilemeiil ». 

Il se mil alors eo marche, tambour battant, en présence di 
gf n<^riil l-'ninv'ois qui demeure immobile A Pellngriao, le (ui.t de Gar 
lenda est facilement nnlevA h un pt^til corps friinçjiis qui le défend 
faiblement et qui se replie sur la baisse de Mcuxaluna ; In direction, 
de cellt; reimite découvre complètement le corps de Fîorclla, 



(«IPailhesi Chibr*ii. 7 nui, fiare J/O- 



t.'\RMrîl-; DITA1.1E 

Snn« prr'irc di> tcniptt A poursuivre c* (lo-lacltc-nip-nti Ir coinU- 4le 
nial-Miclivl IflisHe un pclil <fêtûc)ieni(>nl '^ui- \en haiilvurs 'lui Jomi- 
kcDl le liarhon, cl • ciiitînue sou chi-min jusigu'A utip Imutciir 
l>ccu|>é<f par (|uclqat!H Ki-unçuiH qui nv toai |><>iiil «lu n^.tisUno- .. ; 
il J>>s»-nil eniuili' pn'djiiliimmiitil |inr la pcnlti tli- iioigi- li un |i<Hit 
Krlitîr liico iU-xi- pI garni de rctpaiicliirniMiU n (i) sans «avoir -[ui 
Toccupr. Heareiispment Ic« l-'mni.Mix 'pii s'v Irouvenl s'y Aifcndcat 
annfiipieincDl. L'apparilion ries P'ién)oolAi& ^tatl ai inipvi'vue que 
l'kboni i]es (ti^»Tloun ilu rJ'^imeul de Bi-Igt»so, li-st pn-naiil \nnit 
ies FrnrH'iiis, «'jiWiinrfiOl Vi-r* vnx ; f-llp surprisi- sVtcriil jii<i(|ii'iiu 
tirps (|p Piiirclln qui, crojniil voir <^a eux uit renfort, rcdoulilo 
: vigueur cl li'ulf une qnalridmi' (ilbi^iii> ; dMromp^ par le Tfu du 
. de la cdlf. I:i ç;itUL'tic rr.tnvnioc reiiuin'e à rHlInqitc do In Sac- 
la ei yA «4- r('-fii|{ier dniix \i' vnlliin. Kioivll" "c Irouvnil u\oni 
lU droite; & nn i^roire son rnpporl, • il kit (iMvrminail Jt marcher 
IvccKoH monde pour la Tvtirorccr «la ((suchc), pour p^rireiiMmblo 
hi toutefois ou ne pouvait su retirer cii^ciublt' t. 

Ceiû stimlilc Iré» douteux el It- rapport pif^munlniN nous paraît 

«(«Hter lf!t fiiilK d'uni! mauii^n^ plus vmi.-u'inlilnlitti. 1^ r^si.ilaui^ 

■1(1 poste < le ln-<-/)lc a,i85qoc \r liatAillon it'A.ttî ne pnut forcer, 

ipr^s uno heure <lc comliat. pr^«erv'e «ru!e le corp» du gt'oi^Tal 

horrlla d'une d^rottto runiplite. Pnndaut ce conihnt, ta aitualîon 

lu bjitaillitn pi^monlnio devennil tr^N pi-ritlea>>e. Le i^n/'fnl 

Fnrnvoi" ftVlant enfin avniicf de I*>-tIi'ifrino, le posl"- de Rocea 

Bnrboo» avait ^ti^ abaitdonDÔ par «a garde; d'autre part, le petit 

corps taissA en arrière w repliait sur lui ; tout espoir de se retirer 

.par le m^me chemin l'Iail donc ^■vamiui : le poste français de la 

^jcntc 9 i85 lui biirroil In rouie de la Sai'i:iindla ; en ouU'e. uii« 

punie d M troupes françai^o: qui avaient exécuté t'altaque n'étant 

pas poursuivie s'était ralliée et venait menacer son flaui: droit. 

îjainl'.Micbid. « pri-miit l'unique parti qui lui restait, cvlui de faire 

itiapantitn- le luitailtitu par li-a i-ochera escarp4^s qui <!taient sur 

^ sa gaiirlic. Se frnrant un cheminju!i([u 'alors inconnu >, il parvenait 

à ramener son Itataillun xain el ituuf A lu Sacearella, aim» Aire 

■suivi par le corps de Fiorelln. Ce dernier l'tait complètement 

Itl^jinrfranisè, sou cbff étant tombé dans un trou n'élnti fauNsé le 

^ied, le clief du 3* bataillon de lu 3' brigade d'infanterie Irgén: 

^init lili-^- jrriAvement. >'l le itésordre ^tnit tel que. le 38, cett« 

colonne n'était pa* cncoru rassemblée bien qu'elle n'ertt pas été 

poursuivie. Ces faits, que non» livrent les documenta frani;ais. por- 



(i)Tr*it »fal»emlil«bl«ii.»nl n-lul d* U cwle a.i». 



CCCXI.IV CAMPACNi; 1M-: [.AKMIÎK D'ITALIE EU n»t 



« 



mcttciil crnppr^cicr I» sioccritr du rtipporl <tc Fiorclla : A l'ea 
croire, il iitirail lealé un <li*nticr efTort pour couvrir sa ifauchc ; 
cetuî-ci aiiruit iru^HÎ. H on aurait ainsi arrftté le mouvenient ilu 
i^ouitu d(- Siiiul-Michi'l. •■ l.'i'iiiinmi, éi'rivail-il, a»us viiTanl r^uniit 
n'ii pus osi' (Ipsceiiflrc (loiir nous nlUi<]iicr, car nous «étions totii 
tItciJf'B h |i('rir pluti^l i^uo d'élre prisonoiors s. 

Bien quo les PiiVinouitiis eussent coin(>lètement diapara, Ptotvila 
urdunuiitt l;i n-lratlr pur le col de San ncraarito. Ellis s'opérait arec 
une trille li.ltc que l'on ne prt^miit m^mc pns le tcmpK de Tnirc pnssep ^M 
loK blesst!'!! à la lAte <lc la colonne ; on laitisaîl A une arri^rc'^rdc ^^ 
le soii) de Im couvrir. Fiorclla ^taît ahandonni^ ji Mendatica avec 
uiio eacorle do 5» liomnics et l'on reprenait Ivm ponlc:t de Mexnt-j 
luna ul «Je Pixxo. 

Ordre de retraite donné par Bfllegarde. — Le comte d< 
Bel1cffar'li< s'i-lail aperçu do la mauvaise tournure que le romba 
prcnnit à sn droite, cl di' IVnl^vemi-nt de In redoute d<' Fcis; 
jngcuni le po«te de lit Ror-ca Barttonn compromis et exposi^ & Hr 
cnlcvi^, il lui rxpMiaît l'ordre de rentrer Binsî qu'au a* balail-' 
Ion d'Asii. Ce dernier avait déjà commencé snn mouvcineni. Sans ^i 
tenir compte dcn modificatîutiH ({»■■ le di'parl du comte de Saial-^| 
Michel impoxait d'apporlcr (i cet ordre donné en supposant le^^ 
balailloo d'Asii A Hocca-Barliona, lo commandant de ce po-sle ae 
repliait. laÎMant ainsi toute facilité au f^énfrul Prançoi* pour lui 
couper hh lii^'uc de rrtmitt!. ^^ 

Peu de tempx aprfs l'expédilioa de cet ordre. M, de .Malaiissenft^B 
apporlail au comti> de Bclle^rde celui de Taire rejoiudri! le po.ilu 
de Uarlton cl n d'envover deux bataillons par In madone du l-'oninu 
sur les hauteurs de Bertrand , derrière la Briiruc ». Toute lllicrtt'- luij 
l'iaîl liiissiV de .n'élever vers U Saecnreltii et « d'y tenir si rien n'y 
venait de Tnnarcllo, mais dans ce dernier cas de marcher de Colla*^J 
Rossa au Bertrand ». ^H 

En conséquence, ce <(iii rv.Htaît de Belgioso et le bataillon d'Astî. ^i 
qui reulrail de .«on i-xpédilion, étiiient dirigi--s sur le mont Bertrand, ^i 

Ici se placft un ^pisod« curieux que M. de Bcllegarde se cunlenta^f 
de sifnudcr sans appréciation : « Le Comte de Saiot-Mirliel me tit ^\ 
publiquement Ica reprucbes le» plus vifs de ce qu'en lui ordon- 
nant de marcher pour prendi-e l'ennemi en queue, je l'avais trop 
exposé. Jclui répondis que si l'évéHcment n'avait pas répondu A mes 
intenlions, je n'avais point A me reprocher d'avoir causé du mal & 
son batailloo ». 

Bicntitl apré», un second onlre de Colli prcxcrivail « de fairoJ 
tenir ferme ilans la reflunte del Bosco autant de temps qu'il enj 



•4 



CAMPAGNE DE LAHMÉK D-ITALIR EX HSt CCi'.Xl.V 



Tatlail pour m Vie ver sur .S,icoaïclla, et ijuc si jp vinTiisijiii' l'on n'y 
pill lia» tenir je di'vaîs pceailre ma relraito comme ci-dessus ; il mi- 
insr>|iMÏl i]u'îl r-ji{i>^riiil <|uc ji: lifiiilrai* ju!ii|u'au soir la Snccarclln, 
et que jp devais tout dr «iiîtc fiiin- ili-sc-nilrr U'.a li-i)ti-.% cl i-(|uipai;i>s 
à U Brigue u. Kti ivponst. Uelk'sracJi' prometlnit do (rai'dtT «i 
position jiiM|u'»u 38 nu malin pjur avoir l<- temps dorerirvair les 
mulet'' destinas ii porter !«« Iciilt;". 

Ceci U0U6 jkaratt n^futer un sinKulier propuM que It- comlu de 
Siiiul-Michi-1 a \>tMè à son. cher; d'après lui, au moment où le 
luititillfin, jiv*nt (le *.■ purlor vers cjI Anieole, roniinençaît à abat- 
tre Ick Icnirs, ■ il lui Aurait élé dit que IM . de ilt'lleifurile l'avait 
tlffeadu, disant qu'il voulnit tout iicrdic ». I*uiit<|u'il résulte du 
rapport niùme de Belle^rdc que Icsdeux ofticicrs eurent entre eux 
[itv)n\ue unt- alteivalion, il aurait iHi^ du devoir du comte de Saint- 
jMichel de ne jms *e conteuler d'un simple on-ilil et do demander 
soit un ordre Acril, soil une nssuruncc po^ilive. Toujoum ext-il, 
qu'arrivé au col, l« chevalier do Malausscnii prend sur lui. ce que le 
bon sens iniliquiiiL df Tain' reclierclier Ifs teoles ou promeltaut 
vîngl sous pour ctmcuni' d'elle» ', l'on réuNnit à eu sauver^'^i- 

L'écli«c de l'attaque tentée coolre la redouta- de) Boseo, ain.ti que 
celui sulii par Fiurella \ la Saecarclla, pra'Mirait n Bcllot^ardc le 
Ir'niptt d'nllcndre la nuit pour etTeeluer sa retriiite. 

Atin de ne pas donner l'i^vcil aux {'Vançais. HHle^no recevait itntre 
il'etivuver sa pireo de canon i eol Ardente, di^s qu'il Terail nuit, sous 
Tescorlc de quinze solitiit.i dea çurdes. spéeialeminl eliar^^-s de 
l'eseorle : l'^varualioD d« lu redoute nurtût lien !i g liPurcN du soir, 
de peur qu'un plus lon^ relard en nui^meiiliU lc« difficultés. 

Nénnnxiins, le eapilaiiie Hak-^no dîit'êratt jusqu'Ji une heure du 
malin ; il sr retirait «lors ne hiis«anl que deux canonniers, l'un du 
rorps royal, rnutrc de Nice, pour entretenir les feu.v et «voc ordre 
de suivre une lienrt^ plus Inrd : qiiiinl ri la pièce de canon elle avait 
été enlevée Dans I.1 unît, dea patrouilles <'onlii)uclIes cireuleut aur 
toute la limite. 1 Ln troupe CHt rao|;i^c un peu sur le front et In plus 
grande poi'lic x»r le Ritni: droit, Taitant face vers la redoute de In 
dme del Uosco cl le bois au-desx«ii* qui i't;iil rempli des feux de 
l'ennemi. < Le a8 au malin aucun mulel n est encore arrivé pour 
enlever leit blessés et Ica munitions; une lettre du fr^néral Collï 
annonce qu'il lui est inq)otisible d'en expédier, le chemin de In 
Urigue n'étant pas silr. On exi fon'é d'emmener le^ ubjels de ram- 
pement avec soi ; afin d'encouraffer les soldat*. Itelleijanlr promet- 
tait vingt .-utus par tente, mais très peu furent sauvées. 

1^ coi-|rs lie eol Artleule i;jL;ii>- nlor> la Sacciirelln sans avoir 6té 



CCCXt.VI CAMPAfîNK DK L'AHMÈFÎ DTTAI.tK EN I7BI 

tD({ni(-(^ (|ii»î<]u'il TiU rIf-jA ^raiid jour iiu mumoDl où il «tU-iKiintl 
la moitié lie U pente. La p'ttt^e de canon v a ità poi'léc par l« t^tfi- 
mentilosgtirJtiH à <|ui l'on u jimmis iieiiie livrfs eu cns de i<èU!iHile. 
Le mar(|uiH île fti'llesranli! forme l'arri^n! jr«rd«! avuc Hon corps. 

Il fnit oi-cU|i«r Kiir m jrjiiichc IouIck les hnuU-urs Je Socorelin 
il Collii-I\o»<a par In cvimpairnio de chasA«urs, ieii débris de 
Delifioso, lo rv^imciit di* Piémoal <'t le b.ilHÎIInii de Ni(^-. 

Aid^i pliic6, il allvod Iv.-t èvéïiemt-iits ; [loiir »<! ravitailler il f-nvoic 
chercliiT d™ iiiuailioiiK cl des vivre* h Cîlmirr uù on l'a awrii qu'il 
existe un dép'M. mais le peu quo l'oo eu rciiconlrc t-M coasoinm^^ 
par toi premiera arrivauls, 

Mi-sartx prtKfs par h générât Calli. — Eu arrivant ^ la Itri^rua 
\f. capitaine Andreî" ri)miiitini'{uail au coin ma mla lit de Mouy i-l A 
tous los commaitdaou dr corp« rei)conlré« «n chrmii). l'onln? de 
rallii^r le* ruyardx ft la chapollu San-Salvador où il «tip/lre qur. 
n'i^laiit pas moiinr^. on rainJ^nninit un peu l'ordre. Le capitaine 
i-éii«.-ii!(Niitl i ralliiT rnviroti /(iio liommeH. iturtout du rii^iment de 
PiRiierol, el A let y eonduîre. Celte troupe était couverte par une 
division do Iklffioso posl^'c i fa cime Durasca < qui la meltaît 
on adri'té d'étf^ surprise par rcmicmî, pas moins A'Hvt' conpAe >. 
Alors .«o prodiiiiiail un fuit qui donne une 'ult^ de la d^-sor^mni sa- 
liva oit était iirrivi- Iv coip.^ piémuiilais. Lo commandant du il6Ia- 
chement i^oratit la présence do la division do IVI^ioso ot crai- 
Çnanl * d'être oliar^^ aiisailAl <|tie t'euoemi aurait pani sur les 
hatitenr* di^ la droit» u itisisl.iil auprt'» ilu capitaine Aiidreis pour 
cliani;i.'r de position ; celui*ci. u'nvanl pan ipialit^ pour modifier Ivs 
ordi-oH de Colli. s'y rerusnit. n Li> eomnijindunl le priait de pri^wnlrr 
au chevalier de Mouy ces réflexion» ». Le chevalier o'unaîl pas lui 
donner de nouvelles di.t positions; il répondait h c«lui qui venait de 
lytelief de In chapelle |H)ur aliînnir ce clianircmcnl ; « dilos k votre 
commaiiiliitil qu'il fnt^ ce qui lui paraîtra hon pour le service du 
roi, mais que moi je ne lui donne aucun ordre ». 

Lorsque le capitaine remonlait une dcmî-heupe aprte A la cha- 
pelle il n'j trouvait pluv personne; il «'efTorçait en vain de réunir 
«le nouveau quelques liommett *ur ce point, et d'înlcrdire aux 
fuyards de l-'cls la route de Tende, en plaçant une garde do <|Utn20 
hommes, au pont de la Leveo^a. mais « uiio borde de troupes » qai 
se pn'-.-ienlnit fi l'iniproviste I» ror^ail (i)- 

L<> bataillon de rliiiss<'urK et le i*' de Pig-nerol avaient dd arriver 
A peu prè4 en ordn? Jl In Uri^uc puisqu'ils avaient tr^x peu [>enla de 



|i) KHoUm itAadrtii, page 370. 



CAMPAOVB IlE L-ARMI^K D-|T.\I.1E RN IW» CCCXI.Vtî 

moDde. S'il Tniit ajouter Foi A un» rolalioD d'iia orficier du rtp- 
ta^itl lUs ir'"''es, un innleiilenilu li-s Aurait eovoy^s A Saii-Oal- 
miizzo. Vvm miili, li)rsi|iif ci-t Imliiillons fiiiIrniL'iil ii lu Rrijfiiv, le 
[commaoïUnl de c« lieu leur orJonnntI h rn kalbuliaitt t di- M 
refaire A In Mxdona âA t'onlnn dis'inl qiit' c'était l'oivlrr du (féni^- 
ral Collî.I^Dùi-âiit IVmfilaciMneiildt^ <i-lte ciia|iello, iU dnmAitdaiont 
inutileini-ni lif» cuidcn pour U-* y coiiHuiro ; nVn syniit pnn Irouv/', 
Ir buiaiWna iln l'IiitK.'tAurit remoiitaît la rivu i^nuchr du Rio-Sccco 
par In créli* <tt ntlti^runlt Sniiit-Oiilmas d'où il vovoit défiler l'ar- 
lillcrir do l'Aulîon. De U il leur était prescrit u de çagii(>r la 
(ni>olai;a<-> «s-A-vis Je* vitlag«>s d'où oa disail qiit le» enni'mîs 
puuvaii:iilde?Keiidn> n. Un nouvel ordre le* rappelnil A In llrt|{Ui' 
Uiï ils nrrïv.iinnl h 8 licum du soir ; ils prenaient position A la 
dupelleSanSalvator (i). 

Si'ule la préauDce du ^^néral eo dx-f pouvait v^talilir UD peu 
Ériirdre ilan» ce chso.i ; à midi, juçraitt i|ue vers la Pray» le» Frîio- 
çai» se iMiriiemicdl li w^ tenir i.'h inesum, il se rendait à l.i llrîifuc 
ail II arrivait A a heures ; < pris d^ mille soldats y étaient répandus 
péle-méle san» fliihordionlion >; dca coquins prolîlaleni même da 
moraeul pour pillt-rles inaip.tin!' et les liApit«ux (a). 

Colli expédie dr «uite «u commandant de Tende l'ordn- de Tniru 
rerenir tous les fuyards A la Brigue ; & mesure de leur arrivé»* oD 
les Tait plH<'«r.iur le<i liaiitcurs Ae la chapelle. 

Col Arilnile lient encore; vers la Prava, Icn Français ne pou<«cnt 
pas leurs avnuUijBT-s ; mVinmoîiiK Colli admet ^ue le marquis de Bel- 
l<-|farde sera «■((alcmcnt forcé le IcndemaiD. I.a n-trailD s'impose 
doue pour lui ; sous peine de voir les Frnncais lui couper la route df 
Temle , vers le sud n«:( atlai|Ut-s nj'unt éti'' peu viu^oureunt-s, il espère 
conscrnir Snorffc encore Imite In journée du a8. A a heures de 
t'a prés-midi, Colli met Déliera au cnurant di.- la situation vers l'est, 
et lui donne ses ordres pour la ivtrsilc. 

Toute l'artillerie doit se replier sur Tende. Le lialaillon de ftit- 
nïson autrîrhien viendra A San-Dalmiixzo où Colli le placera 
lui-même sur la rive gancllo de la Koya . Le poste d'Anan a tiendra 
rerue jus>|u'A l'extrémité * et s« repliera par le ool de Geraonc oi 
se tnnivr une ilivision di- Di'lKioso; en attendaDl. ce poste établira 
un détachement inlermwlinin- pour m! lier avec f^elui plac^ au col 
de Geraonc. 

Sur la rive droite de la ftoya In rclniite s'effectorm d'apré-s les 

<■} JoaiVMJ rf'na o/fieier ait rfyimtnl dn yardtê. pix** ili-ij*. t-e bsHllloa 
de Pifa«n>l n'aviîl p» suIt) Ir* rlmiMarit. 
f>) MataoïKno, Journal hittofiqat, pa^ 13. 



CCtaiI,Vm CAMPAONIi UE l.'AHMI'K DITAI.IK KX ITfti 



ifialniclïnns ilii ij ; nu i'>viii'ii[;i-n In pociliui) iln l'Aiitliion n'iuaTii 
praU-clioii (lr« pQsU-M <ic l'Orlig'uiiTo et de In Ifitc de Ruggrcir rt l'un 
occu|KTa Hu« nouvelle Vigae, « In <lroite au Capelet tt In ^rucIil* 
|iar le» hunlcui'-t fiui iiti-tii'til nii cnl lïr Ti-iiiie • . Saoï-gc «ei-a çard»! 
par lit plus Ttiilili' gni'iiiK»» possible Touniip pur Je» ntalaïK-a. 

AKri i)« r^^lcr l<-K<l<Tiii6res mesures. Colli appcllr Déliera & la 
lïriiruo(i). mais w ileriiicr qui ilaiis la siiirfe destMtoil ruti|[Hé dc 
r.Vutliiou. m- |icul h'v rHiiilri; (x) 

Au milieu do aHIe dérnnie, Colii avait donc su ganh'r »où auag^ 
froid. Afin de s'assurer dr l'cxèeiitiun de ses orJi-cs rrlalirs k 
l'iicciipation de b chajicflc Sau-Salvatur îl y niotile liii-mi^me. 
Un eertain résultat a M ultli-nu HUr co potnl, une Iruupc s'v ras- 
s«mldc, elle paxse la unit nu bivnunc. ri le Icndrinaiii de ^tand 

m.iti Ilf eut plncV-e la gaurtie h In chapelle, la droite aV-tcndaut 

viTs le ravin doltio Sccco. 

Los (ruupcs de Prav» lieiitjeiit toute la juuriii'-c; niHis dans la soi- 
rée elles s« d6l>iifidi'iit ; (|<iel(|ueK liummejt ^laal veiia» l'annoncer, 
Colli refuse d'v njoiilcr foi et n-iiouvelle son ordre il'y n-Kter ; 
en m^mc temps pour plus de silrclé et puur couvrir !>ou flaoc gna- 
che. il envoie A miuttil, l« liatailloo de elia«.'>eurs A lu cim«- d'Ar^ 
peï:e(?);cii pleine nuit. Kur ce («rrnin iu<:iiiinii. ee Imtiiillun no peut 
se rcooniiiitlre, il s'entoure de tous cùl(<s de scutiiirllcs et attend le 
jour pour savoir oii il est (3) A a lieurende la niiil. lu c*piUin« 
Boniiaud prévient Cidli i[ue la Prxvn rM riiniplèti-mt-nt évacuée ; 
ilH ïur» les Frani;«is. en i^intinuaiil ile s'aviinrer. u'aiiraieiil plus 
k vaincre <[uc la r6sifttauc<> da rassemblement de la eliapellc ; il cat 
impossible d'espi^rorroolinuer à i^arder In Brigue. mais une retraite 
trop pmmptc exposerait lu droite «l les troupes de Saorve A (Iro 
coupées. 

Altn de protéi^cr le replienH'Dt des troupes de Dillcm, Coll! 
ordonne d'occuper le contrefort entre la Rova et le Rio Secco; il 
est jalonné par les trois cimi-M de Duruses. d'Arpexe et de Riuro 
■ toutes li'^ui avnnla^eu^es pour ^ plui'cr dex troupes». 

La division de llolf^ioso i]ui, dans la jounite da 17, avait occupé 
la cime Duraiva s'i^lail rctii-ée dans la soirée- sur ei'lle d'Arpexc; 
le 981 elle occupait celle de itioru nvee le reste de la division de 
ce n'-j^imcnl revenu de Pela; les cli.isseur.sdu i" t>atatllon étaient 
sur relie d'Arp<'-'e; le reste des lroupe« revenues de Pel* s'étahl!»- 
S'iitdc ce pointa la cliHpelle, faceuu Itio Secco dans l'orire sui- 



I 



(1) ColIi i [>tllrr(. Briicu*. 17 aTril. 9 licart* ■pret-inûli. f»et iSç. 

•l) IVIIera à <^llt, *} nvril. pafr Sju. 

(3} Jnarnal tfai o/Jirtrr an rigit/tml 4tt yun/M. |M?e ijï. 



CAMIWJ.NK UK L'AHMI-K UITAUK KN ITOt CCCXI.lX 

«•ot : I" dns ganJrK, a- de Torlone, a" do Pi(fii«vol, compii^iiie 
lits |>ioDai«n. 

JnM|u'^ t'ii[i[>i-<>cho (les FraiiynÎK tiiic- CDinpnKDÎe rt»>lnit ilcvaiil 
U Bnirui' sur l'Hwnuc dr In Prnvn; cltl^ nvnit alors onlri- de fuf 
retirer en auîvaiit • le clicmin i{oi rùi^nc sur U gnucUo de la 
LerenKi et île se- réunir aux troupes <|ui élaieiit de c« eAI>'- •>; ud 
dêtarhfmeiil deini-iinitl à U Bn't,'ui- (lotir lu (lolicr. 

Sur la rive droite di- la Lcvi-iiita, le i*' bataillon de Pi^nerol 
prenait placo aux environii du pont de la Brigue; une eoinpaguie 
de Torlonc !>' proluiiçeaîl sur In droiti- vers 1» Itnisno de Biitti^li»: 
les rvstrx dn eorju frani*. <'t iim- viiiijliiiue dr soldats de Iti-I^inso 
Mirvcillnient la crAte juMpi'A U iMiiwcc de In Croi-elta où iMail le 
a'' balnillun d'Asti. 

Lu divisiiiu nutrieltîeanc venue de Saori;e barrail la ruule de In 
Brigue à Tendr au mllel de lu Brigiic (i). 

Le seul liiil de Cnlli ^lail de oiuvrle In Britni'' loule la jourui^ du 
aSafîn de se proeurcr la facililé d'opiVcr une Ttitraite en ordre. Di^ 
le Î7. bien <[ii<- Fi'Is etlt êlr le seul point for<i'. il la juif-nil int'-vila- 
ble ; et eu n'ndiiiil coni|>tc au roi de» ('v^-nctnenls de la juuru^'C, il 
Ini disait: ■ Jr jujifcn prop»K, miilirri' Irti avnnl.ijfe> rapportés, ne pas 
courir le risque dVtn- arcabb- par In supériorité de retincmî ■■ (3). 

AUaqae df ta droite piémontaite. — Le (fuirai Dunieibiun 
i^lnîl arrivé )e 16 à Broui.t ainfiifue Itobi-npicrre jeune necompai^Ré 
de Bonaparte, L<'S dispiiRilions du lendemain fun-nl-ellir-s arr^ti^es, 
de conc<rl avet- .Mnc4|uard 1 ltonaparl<' a-l-il [irih part A la délilx'rrn- 
t»oii ? Dn peut eu douter put!U[ae Ii-n rumhaix du 317 ne méritent 
aiCnie pas le num di' d^nioiisirnlioti, 

H r^ulte du rapport mt^me de Dumerbion «{ue l'on était résolu A 
ne rien tenter avant de eonnallre le succès de Mass^na ; en un niul 
OQ voulait participer A la vii!;ioire sans courir nuean risi)ue. L<-s 
forées raxxembliVs ibns cntle partie étaient |K)Urtant a.-uex impor- 
tantes : â.7&8 hommes à Brouî» ; i.58o ii Itrrd ; Gg3 nu Mouli- 
net (3), 1.300 k iwspct lA)- soit ft.a^) combattants. 

A r.Authioi). Ii^i dispositions des troupes ont été rt^léi-s par le 
général Colli, h la suite de na nM-ouiiaÎKsauec du 3&. Elles A'éla- 
b)is«<-nt : 

A la droite de In batterie rorale le 5* bataillon de t;n-nndicr« 
étendant sa droite vers le baracoUi 



|l) .Malinscna, Joveital kiilorii/at . |»K" 34-35. 

(l> Culli & il« Vins, (7 xril. fix^r X\v. 

(3) Silii3lir)n du m avril, pncF 77!. 

(0 l)iiiii«ibi«» au (XiiBÎIv ilr Saliil |>iib]j(^. iluvril, |MKe 'i\h 



cca 



CAMfAG.M': 01-: l/ARVII-R U'ITALIS (UN I7U 



I 



Kn aviiiil «le lu ItiHU-ric r.ivnir, uni! division i-l ilvmîc <lii rfgîmirnl 
cl<- ^aniison, 3uo hummes, appuvfint sa gaiiclit- À la n-douto (It- In 
Força. 

A U Forcii (?) une centurie du MuuiriMTal. 

A la ItaisNc de Praveriirc, un pi(|urtdi; voloDUiim l'«ndiiii. 

A Millcfounche, le régiment de Peycr im llof. 

A la l*ar[)i'lla les diasscu» deC»aal, moins quarante Iioinim-jt 
demeurés û la M»(;lia ; eu chk d'»(ta(|uu uni' <:<.-iitiiric de Moiilfurrnl 
le» lonfurccruil, une nuln- viendrait Jit In Voulu pour 1r« «oulenir. 

Dans le vdMoD de l'Arp lc§ milices de Cauvin ; elles se replieroDt 
sur Millcrourche. 

Au Tuui>. un<! cumpn^uie de grenadi^rK crAndexcne. guaraote 
liuinme» du régiment de enruiKoa rt une o-nturic de Monlfcrrat. 

A la Vaula, le i" de Turin eo rieervo, 

A \a Hcala. cinquante hommes d'OncilIc. 

A Saiut-Vcruu, uit d<^ tache m eut i\v Pe^yer im Huf dèlarhiint un 
ponte A la Me de Ilut;i;cr (i). 

A la poiute du jour, lo jf^nèntl Hixaact porte des lirnilloura 
vers le Tuais : oo monte in<^mc uue pièce sur le Maiitiifas pour bat* 
Ira oe point ; lu distauce eutnt lea deux «mimi-l» s'4Ïlèv« i deux fl 
ItilomèlreH et demi : tout se n'iduil doue h une cnnonuadc tDoflfeii- 
sive. Deux iiulrcît colonuc» parlias du Moulinet e1 du Veatabrea 
remoQleul U vallùo de l'Arp se dirigâani sur I» redoute du Mîllo- ^Ê 
Pourchc^ct HUr la Piirpellu; l'iiction t-st jMrliciilï^remenl ^nerifiquo ^* 
eti »viinl do Mille Foiirclirs à l'eudroit où se trouveiil le» milices de 
Cauvin ; ceux-ci reuforcés par plusieurs petita corps de graoadîera 
volontaires et un déUcliemeut du bataillon de Peyer rfpouaarDl 
toutes les at(a<|Ues ; iU uni tU: appu^i'» pur Ir* deux cauouK obu- 
xirra placis ib In redoute de Mille-Fourches. A a heures de l'apréa- 
midi tout ilail tranquille (3). 

Plus à droite le général Dallemagne m un- huit couina 1« rameau 
|>eq>endiculaire qui, |h-<rlant de Oollu lla^on, s'èlvnd entre lea dcun 
ravins de Pi-iidii et de Tonnu. 

Dés le ab. un canon avait ilè plnc6 par nous aur la droite du 
vallon de la Ma^lta A port^- de huître le pied du vultuu «I les 
gitnleti uvanc^-s, ci- quï duuii.i lieu à uni- rjn-armouelu- -^hk impoi^ 
1jidc«. 

Im 3^, avant le jour, le général Dallcmagne passait la Maglia sur 
trois points de maniéie h envelopper \ti (Histe.t piémunlais fouruis 



(itColll, itiR|io<.>lluui jtiMir U il^r*n*rita l'Aulliioa, »& avril, I1&. 
\») Htiatioa de» alfalrcii de l'Aulhioa, |>a{e S(>8, 



CAMPAGNE DB i.AliMlÏK DITA|,IK ES IT94 



coar 



par 70 milicien» et udc coniftn^nîc de cha.vwtir.i i!>- OirqI ; dépotir- 
vuB de i;artouulics du caliliro des ciirutiiiiv« ils ne parent r^ister; 
cuîvaiil M. de MaUusaena une vïn^ine d'bommes se reliraJcal à 
la Beiila. lu n-Mu sur la ;;rtttid'fr'"^l'-' *'" ■^^■■■p de l'Aol de iMiirtii, 
r1«l)li« U U çraDfp- frauda : d'opr^ l<- riip)H>r( du comle Viul, 
Kur les |irnn|[TO llosla^i (1). co qui c*t ]>lu8 vraiisfRiblable. C'était 
A peino une i-»carniouch(^. Us PtémouuU avant p«rdu «n tout neuf 
prisviinicni . 
Le s^nAral Dallcmn^uo. avant ordre tl*nUendre du noav«-aux 

I ordres, s'arrètail après renifvumeni des f^ran^cs di- la Mai^lia, «t en 

'nTertissait le j:r<''Ui-nil Diimerbion. (^elui-ci lui pn-acrivatl 1 de ho 
ffardiT i'«lti? position ([u'nuliiut <)ii'tl jtiiurriiit «u ni^iiM! temps apu- 
rer Ii-« p<wleK drpptidunU de Itridet ju!ir|ii'i'i m- ipi'on eilt dn^ nou- 
vellrs po«itivm de In jonriion drx ir^'m-rnux Maiséna et LehruiiA 
Inquclle liaient sudonloiioèe^ lesdii^posilioasquî devaient souleair 
l'atlaque v. Eu admettant ()uo los pHsouniei-s n'euiocnl pas prn- 
cari de ren<iei;,'neinenl!i. le |ieu de résisliinee des Pit^monlais, Nurfi- 
wiil p.mr indiqner In fnildp««edrrrnnrnii.Dollemng«c iolrrprélail 
|H)UTlaul crette preHcnptiou comme un ordre de retraite. Il se 
repliait aprl^s avoir bhlU les grandes. 

Le Ki^nrral Miicqiinrd a